Mohammed VI Polytechnic University
School of Architecture, Planning & Design
C HAPITRE 1
Géométrie analytique pour
l’architecture II
Responsable du module :
Abdelhak A BOUQATEB
Semestre S2
2024-2025
2
Fonctions de deux variables
(Domaine, graphe, continuité)
0.1 Introduction
L’étude des fonctions d’une seule variable f : IR → IR permet de com-
prendre l’évolution d’une grandeur physique lorsque celle-ci ne dépend
que d’un seul paramètre (par exemple l’évolution d’une population en
fonction du temps ou encore la position d’un point se déplaçant sur une
droite). Mais de nombreux phénomènes dépendent de plusieurs paramètres :
par exemple, l’aire d’un rectangle dépend de deux paramètres (la lon-
gueur et la largeur), le volume d’un gaz dépend de la température et de la
pression. Le but de ce cours est de voir comment on peut étudier une fonc-
tion dépendant de deux variables : graphe et représentation graphique, li-
mite et continuité, Optimisation (maximums, minimums), Aproximations
linéaires et approximations quadratiques, calcul d’aires et de volumes...
0.2 Définitions - Exemples
Une fonction de plusieurs variables est le langage mathématique pour
décrire une grandeur scalaire ou vectorielle en fonction de certains para-
mètres. Par exemple :
— Le couple (Température, Pression atmosphérique) en un point de
l’univers se représente par une fonction
f : IR3 → IR2
M 7→ (T (M ), P (M ))
— La température sur une plaque rectangulaire se représente par une
fonction
u : D ⊂ IR2 → IR
(x 1 , x 2 ) 7→ u(x 1 , x 2 )
3
4
— La position à l’instant t d’une particule M dans l’espace est reperée
par M (t ) = (x(t ), y(t ), z(t )) ; il s’agit donc d’une application de IR vers
IR3 .
Pour une fonction réelle de deux variables réelles, on utilise en général la
notation
f : IR2 −→ IR
(x, y) 7−→ f (x, y)
En trois variables, on utilise la notation f (x, y, z).
Exemple 1.
— Soit la fonction de deux variables rélles définie par
x 2 sin(x y)
f (x, y) =
y 2 − 9x 2
Cette fonction est définie sur IR2 privé des deux droites y = 3x et y = −3x .
— Déterminer et représenter géométriquement le domaine de définition des
fonctions :
1
q q
f (x, y) = l n(2 − x 2 + y 2 )l n( x 2 + y 2 − 1) , g (x, y) = p
2x + 3y − 1
0.3 Représentation graphique
Rappelons d’abord que le graphe d’une fonction d’une seule variable
f : D ⊂ IR → IR est définie comme étant le sous ensemble de IR2 donné par :
C f = {(x, y) / y = f (x), x ∈ D},
c’est une partie du plan IR2 . Sa représentation graphique est une courbe
dessinée dans un repère orthonormé (Ox y).
Pour les fonctions de deux variables f : (x, y) 7→ f (x, y), le graphe est une
partie de IR3 . Sa représentation graphique est une surface d’équation
z = f (x, y),
dessinée dans un repère orthonormé (Ox y z).
0.3. REPRÉSENTATION GRAPHIQUE 5
Définition 0.3.1. Soit f : IR2 → IR une fonction définie sur une partie U de
IR2 . On appelle graphe de f le sous-ensemble de IR3 définie par :
Σ f = {(x, y, z) ∈ IR3 / z = f (x, y)}.
Souvent Σ f est un morceau de "surface" dans l’espace IR3 .
Comment dessiner la surface z = f (x, y) dans un repère (Ox y z) ?
En général c’est difficile à la main, mais ce que nous pouvons faire c’est de
décomposer Σ f comme réunion de courbes planes en écrivant
Σf =
[
{(x, y, k) / k = f (x, y)}.
k∈IR
Puisque nous savons faire des dessins de graphe dans le cas d’une seule
variable, nous commençons donc par dessiner ce qu’on appelle des courbes
de niveau. En effet, notons que pour k un réel fixé, l’ensemble
C k := {(x, y, k) / k = f (x, y), }
est une courbe tracée dans le plan horizontal d’équation z = k ; et notre sur-
face Σ f n’est autre que la réunion de ces courbes C k pour k variant dans
IR. D’autre part, au lieu de dessiner C k , il est plus simple de dessiner sa
projection dans le plan (Ox y), c’est ce qu’on appelera courbe de niveau.
Définition 0.3.2 (Courbes de niveaux). Les courbes de niveaux d’une fonc-
tion (x, y) 7→ f (x, y) sont donc les courbes planes d’équation : f (x, y) = k , pour k
variant dans IR.
Une fois ces courbes sont dessinées dans le repère (Ox y), l’idée pour
obtenir la surface z = f (x, y) est de relier ces courbes par une autre courbe
dessinée dans le plan (O y z) à savoir la courbe intersection de S f avec le
plan d’équation x = 0, c’est-à-dire S f ∩ (O y z) = {(0, y, z) / z = f (0, y)}.
Par exemple, sur les figures ci-dessus sont dessinés les courbes de niveaux
de (x, y) 7→ x 2 + y 2 qui sont des cercles et celles de (x, y) 7→ x 2 − y 2 qui sont
des hyperbles
6
F IGURE 1 – Surface z = x 2 + y 2
F IGURE 2 – Surface z = x 2 − y 2
Nous allons maintenant donner des exemples de représentations géo-
métriques des graphes de certaines fonctions à deux variables en utilisant
les logiciels :
— Maple "https ://[Link]/products/maple/",
— Geogebra "https ://[Link]/3d".
On pourrait encore faire des dessins en ligne :
"https ://[Link]/CalcPlot3D/[Link]"
Les ci-dessous représentent respectivement les surfaces :
0.3. REPRÉSENTATION GRAPHIQUE 7
q
2 2
z =x +y , z= x 2 + y 2, z = x 2 − y 2, z = sin(x/2) cos(y/3)
r
x2 y 2
q
z = x exp(− − ), z = sin(x 2 + y 2 ), z= 4−( x 2 + y 2 − 3)2
3 3
π 1 1
z = h(x)h(y), avec h(x) := + sin(x) + sin(3x) + sin(5x).
4 3 5
8
0.4. NORMES ET DISTANCES 9
0.4 Normes et distances
L’étude des fonctions f : IR → IR est basé sur la notion de limite, et l’outil
principal est la notion de valeur absolue. Pour l’étude des fonctions f :
IR2 → IR, nous aurons besoin de généraliser la notion de valeur absolue :
c’est la notion de norme. Sur l’espace IR2 , nous nous limiterons à la norme
géométrique dite norme euclidienne.
Définition 0.4.1 (Norme euclidienne). Soit u = (x, y) un point de IR2 . la
norme euclidienne de u est le nombre
q
∥u∥2 = x2 + y 2
On a les propriétés imméiates :
1. ∥u∥2 = 0 ⇔ u = 0
2. ∥λu∥2 = |λ|∥u∥2 , ∀λ ∈ IR.
• Pour tout couple (u, u ′ ) ∈ IR2 ×IR2 , le produit scalaire canonique 〈u, u ′ 〉 est
le nombre réel
〈u, u ′ 〉 = xx ′ + y y ′
où u = (x, y et u ′ = (x ′ , y ′ ).
Comme relations immédites p
entre ce produit scalaire et la norme eucli-
dienne ∥ · ∥2 , on a ∥u∥2 = 〈u, u〉 et pour tous u, v ∈ IRp on a l’égalité :
10
〈u + v, u + v〉 = (∥u∥2 )2 + (∥v∥2 )2 + 2〈u, v〉 (i)
appelée Identité du parallélogramme.
Lemme 0.4.1 (Inégalité de Cauchy-Schwarz). Pour tous u, v ∈ IR2 on a :
|〈u, v〉| ≤ ∥u∥2 ∥v∥2 (ii)
Comme conséquence de l’identité du parallélogramme (i ) et de l’inégalité
Cauchy-Schwarz (i i ), on obtient pour tous u, v ∈ IR2 :
∥u + v∥2 ≤ ∥u∥2 + ∥v∥2 (iii)
appelée Inégalité trianglaire.
0.5 Ouverts et fermés de IR2
Définition 0.5.1 (Ouvert). Soit U ⊂ IR2 .
On dira que U est un ouvert de IR2 si pour tout a ∈ U , il existe r > 0 tel que
le disque ouvert D(a, r ) soit incluse dans U .
Exemple 2.
1. V = {(x, y) ∈ IR2 / y ≥ 0} n’est pas un ouvert.
2. W := {(x, y) ∈ IR2 / y > 0} est un ouvert de IR2 .
Définition 0.5.2 (Fermé). Soit F ⊂ IRp .
On dira que F est un fermé de IR2 si son complémentaire IR2 \F est un ouvert
de IR2 .
Exemple 3.
1. F = {(x, y) ∈ IR2 / x 1 ≤ 0} est un fermé de IR2 .
2. W = {(x, y) ∈ IR2 / y ≥ 0 et x 2 > 0} n’est ni un ouvert ni un fermé de IR2 .
Exercice 1. Toute boule fermée est un fermé de IR2 .
0.6. SUITES DANS IR2 11
0.6 Suites dans IR2
Définition 0.6.1 (Suite). Soit E un ensemble quelconque.
On appelle suite dans E , ou suite d’éléments de E , toute application
u : IN −→ E .
Autrement dit, une suite d’éléments de E est la donnée pour tout entier
naturel n ∈ IN d’un élément u n ∈ E , une telle suite sera alors notée (u n )n∈IN
ou tout simplement (u n ). Par exemple, la donnée d’une suite (u n ) dans IR2
est équivaut à la donnée de deux suites de nombres réels (x n ) et (y n ) : Pour
tout n ∈ IN, u n = (x n , y n ).
Dans ce qui suit, ∥ · ∥ désignera la norme euclidienne dans IR2 .
Définition 0.6.2 (Limite d’une suite). Soit (u n )n une suite dans IR2 .
On dira que (u n )n converge vers u dans IR2 , ou que u est la limite de la suite
(u n ) si la suite de nombres réels positifs r n = ∥u n − u∥ converge vers 0 ; ce qui
signifie :
∀ε > 0, ∃N ∈ IN, ∀n ≥ N , ∥u n − u∥∥< ε
On notera alors lim u n = u .
n→+∞
Autrement dit, par définition, on a l’équivalence :
lim u n = u ⇐⇒ lim ∥u n − u∥ = 0.
n→+∞ n→+∞
Proposition 0.6.1.
Soit u n = (x n , y n ) une suite dans IR2 et u = (a, b) ∈ IR2 . On a l’équivalence :
lim u n = u ⇐⇒ ( lim x n = a et lim y n = b).
n→+∞ n→+∞ n→+∞
Exemple 4.
— La suite u n = (1 + n1 , sinn n ) converge vers (1, 0).
— La suite v n = (1 + n1 , cos n) ne converge pas.
0.7 Limite et continuité
0.7.1 Limite en un point
Définition 0.7.1. On dira qu’une fonction f : IRp → IRq est définie au voisinage
de a ∈ IRp (sauf peut-être en a ) s’il existe r > 0 tel que la fonction f soit définie
12
sur le disque pointée D(a, r ) \ {a}.
Dans ce qui suit f : IR2 → IR désigne une telle fonction.
Définition 0.7.2. On dit que f tend vers l (ou admet une limite l ) quand u
tend vers a si pour tout ε > 0, il existe α > 0 tel que :
∥ u − a ∥< α ⇒ ∥ f (u) − l ∥< ε.
• Dans cette définition, il est sous-entendu que u ̸= a .
• On note :
lim f (u) = l
u→a
• Si f admet une limite l en un point a , alors cette limite l est unique.
Exemple 5. La fonction de IR2 dans IR définie par
1
f (x, y) = (x 2 + y 2 ) sin( )
x2 + y 2
tend vers¯0 quand (x, ¯ y) tend versp
(0, 0).
1
Puisque ¯sin( x 2 +y 2 )¯ ≤ 1 et que x 2 + y 2 est le carré de la norme euclidienne
¯ ¯
∥ (x, y) ∥, on obtient que pour u ̸= 0 on a :
∥ f (u) ∥≤∥ u ∥2
le membre de droite est bien une quantité qui tend vers 0 quand u tend vers 0. De
p
façon plus précise, pour tout ε > 0, il existe η = ε tel que :
∥u∥ < η =⇒ ∥ f (u) − 0∥ < ε
Exemple 6. La fonction de IR2 dans IR définie par
x y2
f (x, y) =
x2 + y 2
tend vers 0 quand (x, y) tend vers (0, 0).
Désignons par ∥ u ∥ la norme euclidienne d’un vecteur u = (x, y). Les relations
| x |≤∥ (x, y) ∥ et | y |≤∥ (x, y) ∥ permettent d’obtenir l’inégalité
∥ f (u) − 0 ∥≤∥ u ∥
D’où le résultat.
A travers les deux exemples que nous venons de voir, nous avons
illustré la méthode directe pour étudier la limite d’une fonction en un
point. Sur le plan pratique, nous allons développer deux méthodes.
0.7. LIMITE ET CONTINUITÉ 13
Méthode 1 : Utilisation des coordonnées polaires
On peut utiliser les coordonnées polaires pour étudier la limite d’une
fonction f : IR2 → IR en (0, 0), c’est le but de la proposition suivante :
Proposition 0.7.1. Soit f : (x, y) 7→ f (x, y) une fonction à deux variables
telle qu’il exite une fonction h d’une seule variable réelle telle que :
∀θ ∈ IR, | f (r cos θ, r sin θ) |≤ h(r )
avec limh(r ) = 0. Alors lim f (u) = 0.
r →0 u→(0,0)
Démonstration. Soit ε > 0. Puisque limh(r ) = 0, il existe α > 0 tel que :
r →0
0 < r < α =⇒ h(r ) < ε.
y) ∈ IR2 il existe θ ∈ IR tel que (x, y) = ( x 2 + y 2 cos θ, x 2 + y 2 sin θ),
p p
Et puisque pour tout (x,p
on obtient | f (x, y) |≤ h( x 2 + y 2 ) < ε, d’où l’implication
q
0< x 2 + y 2 < α =⇒| f (x, y) |< ε.
Ainsi on a montré par la définition de la limite que lim f (x, y) = 0.
(x,y)→(0,0)
Exercice 2. Considérons la fonction f de IR2 vers IR définie par
x 5 − 5y 4
f (x, y) =
7x 2 + 4y 2
En utilisant les coordonnées polaires, montrer que la limite de f en (0, 0) est nulle.
Solution.
Pour x = r cos θ et y = r sin θ , on a toujours
| x |≤ r, | x |≤ r x 2 + y 2 = r 2.
On obtient alors
| x 5 − 5y 4 |≤| x 5 | +5 | y 4 |≤ r 5 + 5r 4 (i)
14
et
| 7x 2 + 4y 2 |≥ 4 | x 2 | +4 | y 2 |≥ 4r 2 (ii)
Il en résulte de (i ) et (i i ) que
x 5 − 5y 4 r 5 + 5r 4 1 3
| |≤ = (r + 5r 2 ).
7x 2 + 4y 2 4r 2 4
Puisque h(r ) := 41 (r 3 + 5r 2 ) tend vers 0 quand r tend vers 0, on obtient que
lim f (x, y) = 0.
(x,y)→(0,0)
Attention :
Si on montre que : Pour tout θ , lim f (r cos θ, r sin θ) = 0,
r →0
alors ceci ne permet pas de conclure que la limite de f en (0, 0) est
nulle ! Ce qui est plutôt correct c’est de majorer l’expression | f (r cos θ, r sin θ) |
par une expressionh(r ) (qui ne dépend pas de θ ). Pour un contre-
exemple, voir l’exercice ?? .
Méthode 2 : Utilisation des suites
Comme dans le cas d’une seule variable, on démontre la proposition
suivante et qui est surtout pratique pour montrer qu’une limite n’existe
pas.
Proposition 0.7.2. Une fonction f admet une limite l en un point a si et seule-
ment si pour toute suite (u n ) convergente vers a , la suite ( f (u n )) converge vers
l.
Exemple 7. (Important) Soit f : IR2 → IR définie par :
xy
f (x, y) =
x2 + y 2
Etudier la limite en (0, 0) ?
Solution.
La limite de f en (0, 0) n’existe pas. En effet, considérons les deux suites
u n = ( n1 , n1 ) et v n = ( n1 , − n1 ), qui convergent toutes les deux vers (0, 0). Puisque
1 1
lim f (u n ) = et lim f (v n ) = − , le résultat en découle.
n→+∞ 2 n→+∞ 2
0.7. LIMITE ET CONTINUITÉ 15
Exercice 3. Etudier la limite en (0, 0) de la fonction
xy
f (x, y) = sin(x y).
x2 + y 2
Solution.
Pour tout x, y, t ∈ IR, on a les inégalités
1
| x y |≤ (x 2 + y 2 ), | sin(t ) |≤| t | .
2
Ceci implique que | f (x, y) |≤ 21 | x y |. Ce qui done lim f (x, y) = 0.
(x,y)→(0,0)
Exercice 4. Etudier la limite en (0, 0) de la fonction
x
f (x, y) = p .
x2 + y 2
Solution.
En considérant les deux suites u n = ( n1 , 0) et v n = (0, n1 ), on obtient que la
limite de f en (0, 0) n’existe pas, puisque lim f (u n ) = 1 et lim f (v n ) = 0.
n→+∞ n→+∞
Opérations algébriques
Comme pour les fonctions numériques d’une seule variable, on a :
• Si f et g sont deux fonctions de IRp dans IRq qui soient définies au
voisinage d’un point a , alors pour tous λ, µ ∈ IR on a :
lim (λ f + µg )(u) = λ lim f (u) + µ lim g (u)
u→a u→a u→a
• Si f et g sont à valeurs réelles, on a :
lim ( f g )(u) = lim f (u) lim g (u)
u→a u→a u→a
• Si la limite l d’une fonction f : IRp → IR en a est non nulle, alors la
fonction 1f est bien définie au voisinage de a et de limite 1l .
16
0.7.2 Continuité
On suppose maintenant que f : IRp → IRq est une fonction définie au
point a , en plus du fait qu’elle est définie au voisinage de a .
Définition 0.7.3. On dit que f est continue en a lorsque la limite de f en a
existe et que cette limite est égale à a . Ce qui s’écrit :
lim f (u) = f (a).
u→a
Cette définition se traduit par : Pour tout ε > 0, il existe α > 0 tel que :
∥ u − a ∥< α ⇒ ∥ f (u) − f (a) ∥< ε.
Proposition 0.7.3. une fonction f : IRp → IRq est continue en un point a si et
seulement si "pour toute suite (u n ) convergeant vers a la suite ( f (u n )) converge
vers f (a)".
Exemple 8. La fonction
½
cos(x y) si (x, y) ̸= 0
f (x, y) =
1 si (x, y) = (0, 0)
est continue en (0, 0).
• Losque f est supposée non définie en a et que la limite l = lim f (u)
u→a
existe, on dit que f admet un prolongement par continuité en a . Dans une
telle situation, on peut considérer la fonction continue fe définie par :
½
f (u) si u ̸= 0
fe(u) =
l si u=a
On dit alors que la fonction f admet un prolongement par continuité.
Exemple 9.
sin(x 2 +y 2 )
1. La fonction f (x, y) = x 2 +y 2
admet un prolongement par continuité au
point (0, 0).
xy
2. La fonction g (x, y) = x 2 +y 2
n’admet pas de prolongement par continuité
au point (0, 0).