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ANALYSE SUR L’IMPLANTATION DE LA TNT EN RDC
Par
MPIA MBUKUBA Vanel
INTRODUCTION GENERALE
Le XXeme siècle a été le témoin de l’apparition de la télévision
analogique et de son développement. Elément de la vie de tous les jours,
la télévision prend chaque jour un peu plus de place dans notre quotidien.
Produit international, la télévision représente autant pour les diffuseurs
techniques de programmes que pour les concepteurs d’émissions, un
important marché de consommation.
Deux grands types de diffusion existent pour la télévision ; la
télévision dite analogique et celle dite numérique.
La télévision analogique est apparue la première. Celle-ci est
largement répandue dans le monde entier. Cependant ce type de diffusion
est vieillissant et peu innovant. Pour cette raison la télévision analogique
tend actuellement à disparaître pour laisser place à la télévision
numérique.
La télévision numérique s’inspire largement de la télévision
analogique. Les modifications majeures concernent la compression des
sources audiovisuelles et le mode d’acheminement de l’information
audiovisuelle.
La télévision numérique peut utiliser différents modes de
diffusions :
le satellite,
le câble, dans les grandes villes,
le réseau Internet, notamment grâce à l’avènement de
l’ADSL,
le canal hertzien terrestre traditionnel
La Télévision Numérique Terrestre s’appuie sur le canal hertzien
terrestre.
Les premières émissions numériques destinées au grand public
ont démarré aux Etats-Unis en 1994 avec le projet DirecTV.
Les Européens à leur tour ont créé en 1991, l’European
Launching Group (ELG) pour mener les études sur la normalisation des
systèmes numériques de diffusion TV. Ceci va donner naissance au
projet DVB, basé sur la norme de compression MPEG-2 en 1993.
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En 1996, les premières émissions régulières ont été lancées en
Europe avec Canal plus, ensuite s’en est suivi les britanniques en 1998
avec le bouquet BskyB, et les italiens en 2002 avec skyitalia.
Les pays africains ont suivi avec l’Afrique du sud et les pays du
Maghreb.
Le domaine de l’audiovisuel en République Démocratique du Congo était
la propriété exclusive de l’Etat qui a crée la RTNC en Novembre 1967.
Vers les années 90, les chaines de télévision apparaissent jusqu’à ce jour.
En RDC le système de télévision est encore presque à l’état analogique
et l’on assiste depuis un certain temps à une augmentation
vertigineuse du nombre de chaîne de télévision.
Actuellement, une présence remarquée des certains opérateurs de la
télévision numérique terrestre à l’instar du STAR TIMES selon que est
notre sujet.
Etant donné que les recommandations de l’UIT émanant d’un accord
signé en 2006 en Suisse par les Etats membres, fixent le passage à la
télévision numérique en 2015, un certain nombre de questions mérite
d’être posée :
Bien qu’un nombre exorbitant des chaines de télévision présent
dans la ville de Kinshasa, il est très difficile de capter toutes ces
chaines de télévision ?
La RDC a-t-elle besoin d’implanter un système de télévision
numérique Terrestre ?
En quoi la TNT est-elle bénéfique pour la RDC ?
Quel est l’apport de cette technique de diffusion dans le système
de télévision de la RDC ?
Il s’est tenu à Genève en Suisse en date du 26 Juin 2006, un sommet de
l’UIT à l’issu duquel les recommandations ont été données aux Etats
membres. Parmi ces recommandations figure le passage à la télévision
numérique en 2015 pour tous les Etats membres.
La télévision numérique terrestre consistera à transmettre des
programmes télévisés sous forme d’un signal numérique. Elle va donc
révolutionner le secteur de l’audiovisuel congolais grâce aux différentes
techniques de traitement de signal qu’elle met en application.
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La télévision numérique terrestre (TNT) est un moyen de diffuser,
en mode numérique, la télévision via des ondes électromagnétiques
appelées ondes hertziennes. Cette diffusion est réalisée à l’aide
d’équipements situés au sol, et recevable via une simple antenne râteau
équipée d’un adaptateur. Il s’agit ainsi d’une évolution de la télévision
analogique terrestre (TAT).
La télévision numérique terrestre (TNT) avec ses principes de
multiplexage va libérer les fréquences radios utilisées pour donner l’accès
à d’autres choses.
La libération des spectres de fréquences audiovisuelles de POOL
Malebo.
La qualité de réception sera claire et très fidèle de toutes les chaines
et résoudre le problème de la redevance.
Augmentation du nombre des programmes et des services.
De rendre possible l’accès à la télévision numérique terrestre à
tous les congolais.
Permettre une exploitation équitable et optimale des canaux
assignés à la CIRAF 52.
L’idéal serait donc de libérer ces fréquences sans pour autant
condamner ces chaînes de télévision privées à la disparition.
1. Objectifs de la TNT
Nous l’avions dit dans le paragraphe précédent que le secteur audiovisuel
congolais doit subir une migration suite aux différentes incohérences
constatées.
Ainsi, l’intégration de la TNT en République Démocratique du Congo a pour
objectifs :
La libération des spectres de fréquences audiovisuelles de POOL
Malebo.
De rendre possible l’accès à la télévision numérique terrestre à tous
les congolais.
Permettre une exploitation équitable et optimale des canaux
assignés à la CIRAF 52.
2. Etat de lieu du spectre de fréquence1
Le tableau IV.1 suivant illustre l’occupation du spectre de fréquence par
les chaînes de télévision de la RDC.
1
CIRAF 52 : Zone de répartition des fréquences comprenant la RDC, le Congo Brazza, l’Angola et le Gabon.
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Tableau III.1 : Assignation de fréquence aux chaines TV/RDC
Chaînes Fréquences Bande Système Système
en MHz Son vidéo
Raga TV 175,25 VHF B/G PAL
RTNC 183,25 VHF D/K PAL
TKM 191,25 VHF D/K PAL
Canal Kin 223,25 VHF D/K PAL
Molière TV 245,25 VHF/L B/G PAL
Couleur TV 231,25 VHF/L D/K PAL
Baraka TV 259,25 UHF B/G PAL
RTNC 3 471,25 UHF B/G PAL
CMB digi 479,25 UHF B/G PAL
Mirador TV 519,25 UHF B/G PAL
Télé 50 527,25 UHF B/G PAL
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CNTV 535,25 UHF B/G PAL
Amen TV 543,25 UHF B/G PAL
Chaînes Fréquences en Bande Système son Système
MHz vidéo
Télé 7 559,25 UHF B/G PAL
H33 567,25 UHF B/G PAL
Nzondo TV 583,25 UHF B/G PAL
Congo Media 591,25 UHF B/G PAL
RTNC 2 599,25 UHF B/G PAL
Sango 647,25 UHF B/G PAL
malamu
HD 631,25 UHF B/G PAL
Canal futur 639,25 UHF B/G PAL
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RTAE 655,25 UHF B/G PAL
CEBS 671,25 UHF B/G PAL
BRT 679,25 UHF B/G PAL
CCTV 687,25 UHF B/G PAL
Hope TV 703,25 UHF B/G PAL
Africa TV 711,25 UHF B/G PAL
Digital TV 727,25 UHF B/G PAL
RTACK 759,25 UHF B/G PAL
2 AS TV 799,25 UHF B/G PAL
TVS1 807,25 UHF B/G PAL
RTK 607,25 UHF B/G PAL
RTCE 855,25 UHF B/G PAL
RTGA 663,25 UHF B/G PAL
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B-One 695,25 UHF B/G PAL
CVV 615,25 UHF B/G PAL
Numérica 791,25 UHF B/G PAL
Antenne A 208,25 VHF B/G PAL
RTVA 751,25 UHF B/G PAL
DIREK TV 238,25 UHF B/G PAL
On voit très bien dans le tableau ci-haut que la République Démocratique
du Congo a à son actif cinq chaînes émettant en VHF contre une seule
chaîne pour le Congo Brazza, et une trentaine des chaînes qui émettent en
UHF contre trois pour le Congo Brazza à savoir : DRTV, DRTV force one et
MN.
Tout en signifiant qu’il existe encore des chaines de radiodiffusion et de
télévision qui ne sont reprises dans notre liste exhaustive.
Actuellement, certains opérateurs fonctionnent soit sur TNT ou TNS. Il est
impérieux de savoir que la TNT liée aux chaines locales est inexistante.
3. Limites du système de télévision en RDC
En se référant au tableau III.1 ci-haut, on constate avec amertume à quel
point l’utilisation de l’espace spectral n’est pas optimisée en RDC. Cette
limite entraine de lourdes conséquences suivantes :
1. Le nombre d’émetteur est directement proportionnel et égal au
nombre des chaînes qui existent.
2. Impossibilité d’accroître le nombre de chaînes, vu que la quasi-
totalité des canaux est occupée.
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3. Possibilité d’assister à des chevauchements ou à des interférences
des signaux si ceux-ci ne sont pas bien filtrés.
4. Difficulté surtout aux privées de pouvoir couvrir l’ensemble du
territoire national.
5. Un grand nombre de chaînes sont condamnés à disparaître pour
laisser la place à celles du Congo Brazza.
4. Planification des fréquences
La planification des fréquences dans le cadre de l’intégration de la TNT
doit se faire selon les règles de l’art en respectant les normes établies par
l’UIT.
Deux structures de réseaux sont à cet effet permises par la technologie
numérique :
5. Le réseau multifréquence ou MFN
Ce modèle consiste à utiliser pour 2 sites de diffusion voisins, des
fréquences différentes. C’est le modèle qui est utilisé aujourd’hui en
télévision analogique. Il présente les avantages suivants :
Il reprend le schéma de déploiement des chaînes analogiques et par
conséquent, il est rapide à mettre en place,
Il n’impose pas la modification des orientations des antennes de
réception.
Son seul défaut est qu’il consomme les fréquences de façon excessive.
5.1. Le réseau mono fréquence ou SFN
Ce modèle fonctionne selon le principe qui consiste à diffuser le même
multiplex sur une fréquence unique de manière nationale ou régionale. Il
présente l’avantage de :
Faire une économie sur le nombre des fréquences à exploiter.
Favoriser le développement des récepteurs portables.
Son point faible est le fait qu’il est trop couteux à mettre en place car il
demande la multiplication du nombre d’émetteurs.
En conclusion : La République Démocratique du Congo doit porter son
choix sur le modèle MFN car, elle doit opter pour la solution qui consiste à
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stopper les émissions analogiques et en réutilisant les mêmes canaux pour
les émissions numériques.
6. Aspects techniques de couverture de la TNT en RDC
La diffusion numérique terrestre en RDC va utiliser le classique de la
diffusion dans les bandes VHF et UHF, une plate-forme DVB-T est
implantée dans la capitale Kinshasa à partir de laquelle le signal sera
véhiculé après numérisation et compression selon la norme MPEG-2/DVB-
T.
Le signal numérique sera transmis par des émetteurs qui seront placés
dans l’ensemble du territoire congolais grâce aux ondes radio dont
l’amplitude et la fréquence seront modulés pour faciliter le transport par
ce dernier, de l’information faite de 0 et de 1.
Un réseau de Vsat sera nécessaire pour desservir les différents territoires.
Ce signal numérique est moins vulnérable aux brouillages que le signal
analogique.
6.1. La plate-forme
C’est cette partie du réseau qui va s’occuper du traitement des signaux
numériques et de leur diffusion à Kinshasa et dans les provinces. Elle
comprend 12 émetteurs numériques capables chacun de véhiculer 6
multiplex, soit une capacité de diffuser 72 chaînes. Le traitement des
signaux dans la plate-forme se fait de la manière suivante :
6.1.1. Fonctionnement
Les signaux audio et vidéo des programmes à transmettre vont attaquer
un certain nombre des codeurs MPEG-2 (de l’ordre de 4 à 8 par canal) qui
vont fournir les PES audio et vidéo à l’entrée du multiplexeur.
Le multiplexeur va utiliser ces PES, à partir desquels il va former des
paquets transport de 188 octets (qui seront ensuite embrouillés).
Grâce à la correction d’erreur, la longueur de paquet sera portée à 204
octets, ensuite il sera suivi d’un reformatage, d’un filtrage et d’une
conversion numérique/analogique pour avoir les signaux I et Q.
Ces derniers vont moduler en COFDM une porteuse FI.
La fréquence intermédiaire est ensuite transposée dans la bande de
fréquence appropriée à la transmission.
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Figure IV.2 : Traitement des signaux dans une plate-forme DVB-T
6.2. Distribution du signal dans les provinces
Les différentes provinces de la RDC recevront les programmes grâce aux
stations qui seront placées sur l’ensemble du territoire. Ces stations sont
équipées d’un dispositif VSAT qui permet la réception du signal émis à
partir de la plate-forme de Kinshasa (fig. III.3). Ensuite elles pourront
diffuser à leur tour grâce aux émetteurs. Au total vingt six (26) centres de
transmission (équipées de stations VSAT) a été prévue pour couvrir
l’ensemble du territoire national et permettre à la grande majorité de
congolais d’avoir accès à la télévision numérique terrestre.
Figure IV.3 : Architecture du réseau de diffusion
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8. SCHEMA DE FONCTIONNEMENT DE LA TNT DE LA RDC
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9. Choix de la norme pour la RDC
Il existe plusieurs sortes de standard de diffusion de télévision numérique
terrestre et le choix d’une norme de diffusion se fait selon des critères
objectifs en tenant compte de son environnement, de besoin de
consommateurs et des avantages que propose ce standard de diffusion.
Parmi ces standards, il y a ceux de la première génération tels que :
L’ATSC
Le DVB-T/H
L’ISDB-T
Le DTMB ou DMB-T/H
Il y a aussi un standard de la deuxième génération que l’on appelle le
DVB-T2.
9.1. Le système ATSC
C’est le premier standard de télévision numérique à être utilisé. Ce
standard qui a été mis en place aux Etats Unis en 1995, utilise une
modulation mono porteuse. C’est dans le continent nord-américain que
son usage est plus courant.
9.2. Le système DVB-T/H2
Cette norme Européenne a été mise en place deux ans après la naissance
de l’ATSC et passe actuellement pour le standard le plus utilisé dans le
monde. Créé en deux versions (T pour la TV fixe et H pour la TV mobile),
ce standard utilise la modulation COFDM avec tous les avantages que
cette dernière procure.
Comme toutes les autres technologies, ce système présente une faiblesse
au niveau de son introduction pour la télévision mobile personnelle qui
demande l’installation d’une nouvelle infrastructure en plus de celle qui
existe pour la télévision fixe.
Pour corriger ce problème, un standard de la deuxième génération que
l’on appelle le DVB-T2 a été mis en place. En dépit du fait qu’il donne la
possibilité de diffuser la TV fixe et la TV mobile avec un même émetteur et
sur une même bande de voie, ce standard intègre également la télévision
haute définition et la 3D grâce au système MPEG-4 qu’il utilise. C’est le
seul standard de la 2ème génération qui existe actuellement.
9.3. Le standard ISDB-T
2
Téléconsult SRL, éléments comparatifs entre DVB-T2 et l’ISDB-T, Avril 2O12, pp 1-4
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Le système ISDB a vu le jour en 1999 au pays du soleil levant grâce aux
études réalisées par L’ARIB (Association of Radio-industries and
businesses). Ce standard de télévision numérique japonais est adopté
surtout en Amérique centrale et en Amérique du sud où certains pays ont
réussi à l’adapter à leur besoin. L’objectif principal est de développer une
technologie qui accorde une grande priorité à la vie humaine. C’est ainsi
qu’on trouve quelques innovations telles que :
1. L’émission des alertes d’urgence vers les utilisateurs en cas de
danger.
2. La diffusion des données interactives.
3. Les services mobiles et fixes en un seul émetteur et en une seule
bande de voie.
9.4. Le système DMB-T/H ou DTMB
Ce standard est le résultat de recherches menées par deux universités
chinoises qui se sont mis d’accord pour mettre en place un standard
chinois de Télévision numérique terrestre. Il a vu le jour en 2006 et il
utilise la modulation COFDM.
9.5. Le DVB-T choisi par la RDC
Le choix de la RDC en matière de standard de diffusion de la TNT s’est
porté sur le DVB-T avec passage dans un avenir proche en DVB-T2 et cela,
pour des raisons suivantes :
La RDC est membre de la Zone 1 et de ce fait, elle est obligée
d’utiliser la canalisation 8 MHz et tous les membres de cette zone
utilisent le DVB-T.
Dans sa réunion tenue à Lusaka en Novembre 2009, le bureau de la
SADEC a pris la décision de recommander le DVB-T2 comme
système de TNT dans la région.
Sur le plan géopolitique, la RDC doit donc éviter d’opter pour un
autre choix de peur qu’elle soit isolée du reste de l’Afrique et de
l’Europe. Ce qui entrainerait de lourdes conséquences sur le plan
politique international.
La migration vers le DVB-T2 pour la RDC sera moins coûteuse
économiquement.
La norme DVB-T est l’une des normes de diffusion de télévision numérique
par liaison hertzienne terrestre.
C’est aussi la norme utilisée dans la plupart des pays Européens, ce qui
implique une adaptation facile des équipements en République
Démocratique du Congo.
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Cette norme tient compte des caractéristiques d’une transmission
hertzienne dont principalement :
1. La bande disponible réduite 8 MHZ en TV.
2. L’atténuation forte au niveau du récepteur.
3. Les interférences avec les canaux adjacents.
4. Les interférences inter symboles.
5. Présence des bruits impulsifs (bruits dus aux moteurs).
En outre, la norme DVB-T permet d’économiser les fréquences en utilisant
la même fréquence pour les émetteurs qui couvrent les zones adjacentes.
Le choix de DVB-T comme standard de diffusion de la TNT en RDC est
donc un choix non seulement technique et économique, mais également
géopolitique et de sécurité interne car étant à la fois membre de la
francophonie et de la SADC, et située dans la zone 1, la RDC voudrait avoir
une grande visibilité à l’extérieur et éviter ainsi d’être enclavée sur le plan
de la communication.
Un mode de diffusion terrestre de télévision dans lequel les signaux video,
audio et de données ont été numérisés puis ordonnés dans un flux unique
- le multiplex –avant d’être diffusés via les ondes électromagnétiques
Codage de source MPEG : Réduction de la ressource nécessaire à la
transmission d’un programme
Mutliplexage des programmes :
- 5 à 6 programmes TV sur une même fréquence au lieu d’un
seul en analogique
- Possibilité d’insérer contrôle d’accès, programmes locaux,
guide de programmes, sous-titrage, etc...
Modulation COFDM, résistant aux échos caractéristiques d’une
diffusion terrestre (bâtiments, relief)
Réception par connexion d’un adaptateur TNT à un téléviseur
traditionnel
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10. La Réception de la TNT3
La TNT se reçoit avec :
une antenne «râteau» ou antenne VHF
une antenne d'intérieur
L’antenne doit être montée en respectant la polarisation:
horizontale
verticale
Il faut aussi :
un adaptateur TNT ou
un téléviseur équipé d’un décodeur TNT
3
Jean-Luc JULIEN. Bienvenue sur [Link], le site de la télévision numérique terrestre , consulté le
23/08/2016 à 20h00
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Figure IV.4 Installation de réception
11. Réception TNT
Les moyens suivants sont utilisés pour la réception de la télévision
numérique terrestre :
Un adaptateur de salon,
Un adaptateur péritel
Un adaptateur USB
La figure ci-dessous illustre les moyens essentiels de la réception de la
télévision numérique terrestre.
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Figure IV.5 Réception TNT
11.1 Les modes de réception
La télévision numérique terrestre possède trois modes de réception :
Réception fixe
A l’aide d’une antenne de toit conventionnelle
Aucune intervention requise sur l’antenne dans 75% des cas
Seule l’acquisition d’un adaptateur est nécessaire
Réception portable
C’est la possibilité de recevoir les programmes numériques
par une antenne intérieure posée sur le téléviseur voir
intégrée à ce dernier
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Elle permet de s’affranchir du câblage (ex: TV secondaire)
Elle doit toucher 40% de la population à terme
Elle est facilitée par la présence d’émetteurs en périphérie
Réception mobile
C’est la possibilité de recevoir les programmes en se déplaçant (ex:
en voiture)
Elle est difficile avec la TNT française qui favorise le nombre de
programmes
Elle a été expérimentée sur Paris à l’aide d’équipements spécifiques
et de systèmes d’antennes multiples (diversité)
11.2 Structure d'un adaptateur TNT
On retrouve dans l’adaptateur TNT les fonctions inverses de l’émetteur :
le canal désiré est sélectionné par un étage de réception à
changement de fréquence,
le signal en sortie du filtre est démodulé pour récupérer le Transport
Stream,
le décodage de canal corrige, quand c’est possible, les erreurs de
transmission,
le démultiplexeur récupère les paquets correspondant à la chaîne
sélectionnée,
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le décodeur MPEG2 reconstitue les signaux audio et vidéo.
Fi
gure IV.6 Structure d’un adaptateur TNT
La figure ci-dessous montre les différents récepteurs de la TNT.
12. Aspects juridiques de la TNT
12.1. Les acteurs de diffusion
Plusieurs acteurs complémentaires interviendront dans la diffusion de la
TNT en république démocratique du Congo .
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12.1.1. Les éditeurs de services ou des programmes
Ce sont des chaines de télévision avec tous les programmes qu’elles
mettent à la disposition des téléspectateurs. Ils sont sous le contrôle du
régulateur de fréquence et sont obligés de lui demander une autorisation
d’exploitation des ressources. Une fois l’accord obtenu, les éditeurs de
services choisissent un opérateur de multiplex.
12.1.2. Les opérateurs du multiplex
Ce sont des sociétés bien distinctes des chaines de télévision dont le rôle
est d’assembler les signaux de la ressource radioélectrique assignée’ et
d’assurer la gestion de la capacité technique du multiplex. Le régulateur
de fréquence dispose à leur égard soit d’un pouvoir d’autorisation après
appel à la candidature, soit d’un pouvoir d’agrément sur proposition des
éditeurs qui occupent un même multiplex.
12.1.3. Le régulateur de fréquence
C’est lui qui possède le rôle d’autorité de régulation sur le support par le
biais des dispositifs d’assignation des ressources hertziennes.
Actuellement en République Démocratique du Congo, il existe l’ARPTC qui
a été crée par la loi n° 014/2002 du 16 octobre 2002 et qui est chargée de
jouer ce rôle.
Régulateur des ressources radioélectriques
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Figure IV.7. Organisation et régulation de la TNT
12.1.4 Les distributeurs commerciaux
Ces sont des sociétés bien différentes des éditeurs des programmes et qui
s’occupent de la commercialisation de leurs produits ou de leurs services
auprès du public.
En définitif si techniquement le problème ne se pose pas, juridiquement on
en compte quelques-uns car la RDC ne dispose pas d’un cadre juridique
avec des lois qui régissent la TNT. Donc les critères de sélection des
opérateurs TV ainsi que le nombre des chaînes ne sont pas connus, les
critères de sélection des opérateurs techniques de gestion et
d’exploitation des multiplex ne sont pas définis.
13. Perspective d’avenir de la TNT en R.D.C
13.1. Le numérique accessible à tous
Il est certes vrai qu’au début, la télévision numérique sera un luxe pour la
population congolaise, car il faudrait s’équiper d’un décodeur pour avoir
accès aux programmes, mais une fois acheté, le numérique offre la
possibilité d’être reçu par tous sans aménagements particuliers et dans les
zones proches des émetteurs, on peut même se passer d’une antenne
extérieure et utiliser une antenne intérieure. Ce sera le cas de ceux qui
sont à Binza pigeon.
13.2. Pour les opérateurs de télévision
Les opérateurs ne sont pas oubliés par les bienfaits de la télévision
numérique terrestre, car avec cette technique de diffusion ils ont la
possibilité de proposer des chaînes de complément ou de multidiffuser
leurs programmes.
Le coût de l’entretien et de maintenance des émetteurs est réduit en
divisant par huit sur chacune des chaînes concernées.
A cela il faut ajouter la possibilité de voir de nouveaux investisseurs
occupés les fréquences restées libres.
13.3. Pour l’Etat congolais
L’Etat congolais quant à lui, aura la possibilité de mieux assurer le contrôle
et la surveillance de la programmation des différentes chaînes.
L’Etat congolais va aussi à travers la télévision numérique terrestre,
bénéficier des recettes de la redevance TV à partir de taxes payées par les
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consommateurs, les opérateurs et les marchands des produits de
réception.
13.4. Pour l’industrie électronique
Les postes téléviseurs que nous utilisons ne sont pas conçus pour la
réception du numérique terrestre. Ceci constitue une véritable aubaine
pour les industriels et les commerçants qui vont bénéficier d’un nouveau
marché pour couler leurs produits. Peut-être allons-nous assister à un
renouvellement du parc téléviseur avec l’arrivée sur le marché de postes
téléviseurs numériques.
14. Comité national de la migration vers la télévision numérique
terrestre.
Par le décret N.14/007 du 04/MARS/2014 signé par le premier Ministre
portant la création, organisation et fonctionnement du comité national de
la migration vers la télévision numérique terrestre.
Le comité est chargé :
Coordonner et orienter les actions menées en vue de la migration de
la télévision analogique à la télévision numérique terrestre, de
l’arrêt complet des émissions analogiques, de la déplanification du
spectre des fréquences et de la réutilisation de fréquence ainsi
libéré ;
Proposer des réformes nécessaire à entreprendre pour adapter, les
cas échéants, les lois et règlements à la modernisation subséquente
de la communication audiovisuel ;
Mettre en œuvre les mesures nécessaires à l’extinction de la
diffusion analogique et au passage au tout numérique dans le délai
prévu par l’accord régional Genève GE-06 de l’UIT.
A ce titre, le comité est chargée de :
Gérer l’application de la feuille de route par le Gouvernement ;
Mettre en œuvre, dans le respect des orientations défini par le
comité de pilotage, les mesures nécessaire à l’institution de la
diffusion analogique et au passage à la télévision numérique ;
Mener toute étude en rapport avec les missions du comité et de
présenter des rapports subséquence ;
Préparer les réunions du comité de pilotage ;
Exécuter les tâches matérielles nécessaires à l’accomplissement des
missions du comité national de la migration vers la télévision
numérique terrestre.
Cela montre à combien notre étude trouve son importance.
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