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Module Technique Expression 2023

Le document présente un module de techniques d'expression écrite et orale, animé par Issoufou Rayalouna, avec un volume horaire de 10 heures. Il aborde des sujets tels que la ponctuation, les accords et la concordance des temps, en fournissant des définitions et des exemples pratiques. L'importance de la ponctuation et des accords dans la clarté et la précision de l'expression écrite est également soulignée.

Transféré par

Tambari Sayabou
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Le document présente un module de techniques d'expression écrite et orale, animé par Issoufou Rayalouna, avec un volume horaire de 10 heures. Il aborde des sujets tels que la ponctuation, les accords et la concordance des temps, en fournissant des définitions et des exemples pratiques. L'importance de la ponctuation et des accords dans la clarté et la précision de l'expression écrite est également soulignée.

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CREFECF-UEMOA

MODULE DE TECHNIQUES
D’EXPRESSION ECRITE ET ORALE

ANIMATEUR

ISSOUFOU RAYALOUNA

DIRECTEUR ADJOINT DE LA FORMATION ENA NIAMEY

TEL : (00227) 96 20 34 91/93 91 18 54

JANVIER 2023

Volume horaire 10h


SOMMAIRE PAGES

PREMIERE PARTIE : EXPRESSION ECRITE………………………………………………….3

Chapitre 1 : la ponctuation……………………………………………………………… 4

Chapitre 2 : les accords……………………………………………………………………9

Chapitre 3 : la concordance des temps…………………………………………………21

Chapitre 4 : les méthodes de réflexion……………………………………………… 26


PREMIERE PARTIE :
L’EXPRESSION ECRITE
CHAPITRE I : LA PONCTUATION

DEFINITION
Elle est l’art de marquer dans le discours, soit les pauses à faire dans la
lecture, soit certaines modifications mélodiques.

Les signes de ponctuation sont : le point, le point-virgule, le point


d’interrogation, le point d’exclamation, la virgule, les deux points, les points de
suspension, les parenthèses, les crochets, les guillemets, le tiret, l’astérisque et
l’alinéa.

I- LA VIRGULE

A- DANS UNE SEULE PROPOSITION


- La virgule a pour rôle principal de séparer des mots de même nature ou de
même fonction (nom, sujet, adjectif, etc.)
Ex : Les aises de la vie, l’abondance font que les princes ont la joie de rester au
pouvoir.

- Quand les conjonctions de coordination ET, OU, NI sont employés plus de


deux fois dans une énumération, on sépare les éléments coordonnées par
une virgule.
Ex : Et la terre, et le fleuve, et le port

Sont devenus des champs de carnage où triomphe la mort (Corneille).

- On utilise aussi la virgule :

1) Pour séparer tout mot à valeur explicative


Ex : Senghor, Président du Sénégal, a démissionné.

2) Pour isoler des mots qui forment pléonasme ou répétition


Ex : Je vous assure, moi, que cela est la vérité.

3) Pour isoler une mise en apposition


Ex : Je crains Dieu, cher Abner, et n’ai point d’autre crainte (Racine)
-
Après un complément circonstanciel placé en texte de la phrase, toutefois
on omet la virgule quand le verbe suit immédiatement ce complément
circonstanciel placé en inversion ou si le complément circonstanciel est
très court.
Ex : Après cette invocation, Cymodocée chanta la naissance des dieux
(Chateaubriand).

Ex : Au sortir de ce bois coule la rivière.

Ex : Demain je me mets à l’ouvrage.

B- DANS UNN GROUPE DE PREPOSITIONS

On met la virgule :

1) Pour séparer plusieurs propositions de même nature


Ex : On cherche, on s’empresse, on brigue, on demande et on obtient.

2) Avant les propositions introduites par les conjonctions de coordination


autres que ET, NI, OU.
Ex : Il ne faut pas faire telle chose, car Dieu le défend.

3) Pour isoler la proposition relative incluse dans la principale


Ex : Ta fausse vertu, qui a longtemps ébloui les hommes faciles à tromper, va être
confondue.

4) Pour marquer l’ellipse d’un verbe ou d’un autre mot exprimé dans une
proposition précédente.
Ex : Demain lundi, je confesserai les vieux et les vieilles ; mardi, les enfants.

II- LE POINT

Il indique la fin d’une phrase. Il se place après tout écrit en abrégé.

Ex : Je travaille à la banque du Niger.

Ex : Le ministre a rendu visite aux agents de P.T.T.

III- LE POINT D’EXCLAMATION


Il indique que le passage après lequel il est placé doit se lire sur une mélodie
particulière correspondant aux sentiments exprimés (émotion profonde, surprise,
douleur, colère, joie, indignation, etc.)

Ex : Oh ! Mes enfants, quel spectacle !

IV- LE POINT D’INTRROGATION


Il se place à la fin d’une interrogation directe, mais jamais après une interrogation
indirecte (elle se forme avec des verbes déclaratifs et perceptifs comme demander,
dire, sentir, savoir, raconter, comprendre, ignorer, etc.)

Ex : Où es-tu parti cette semaine ?

Ex : Je suis curieux de savoir pourquoi vous n’avez pas apporter ce document.

V- LE POINT VIRGULE

Il sert, en général, à séparer, dans une phrase composée, les grands fragments dont
elle est formée. Ceux-ci peuvent comprendre parfois une principale et ses
subordonnées.

Ex : l’objet de la guerre, c’est la victoire ; celui de la victoire, la conquête ; celui de la


conquête, la conservation. (Montesquieu)

VI- LES DEUX POINTS


Ils s’emploient :

1) Pour annoncer une citation, un discours direct.


Ex : Ecoutez cette sage parole : « il faut mériter la louange et la fuir ».

2) Pour annoncer l’analyse, l’explication, la conséquence de ce qui précède.


Ex : Il n’y a pour l’homme que trois événements : naître, vivre et mourir. (La Bruyère)

VII- LES POINTS DE SUSPENSION


Ils sont toujours au nombre de trois. Ils indiquent que l’expression de la pensée reste
incomplète par réticence ou hésitation. Dans un dialogue, ils marquent que la phrase
d’un des interlocuteurs a été coupée par son partenaire.

Ex : Je viens vous…

Allez-vous-en !
Ex : Je viens…je viens de loin…humblement vous demander…si…si par hasard…
vous n’aurez pas…

Ils sont utilisés en pleine phrase pour mettre un mot en relief.

Ex : Ali est nommé ministre… des finances.

VIII- LES PARENTHESES


Elles encadrent des explications, des réflexions faites en passant. Les éléments mis
entre parenthèses ne font pas partie du dessin grammatical de la phrase et doivent
se lire généralement sur un ton plus bas.

Ex : On raconte qu’un serpent voisin d’un horloger (c’était pour l’horloger un mauvais
voisinage) entra dans sa boutique (La Fontaine).

IX- LES CROCHETS


Ils jouent les mêmes rôles que les parenthèses. On les emploie surtout pour isoler
une indication qui contient déjà les parenthèses.

Ex : A. Mamani [Sarraounia (édition l’Harmattan)] est décédé suite à un accident de


circulation.

X- LE TIRET
Il s’emploie dans un dialogue pour indiquer le changement d’interlocuteur ou pour
séparer du contexte des mots.

Ex : - Où êtes-vous parti ce dimanche ?

-Je suis parti au marché.

XI- LES GUILLEMETS


Ils s’emploient au commencement et à la fin d’une citation.

Ex : Ali dit : « Je suis fatigué ».

Ils servent aussi à attirer l’attention sur une expression.

Ils encadrent aussi une expression peut convenable par sa familiarité ou sa


technicité. Ils peuvent enfin servir d’excuses.

XII- L’ASTERISQUE
C’est un petit signe en forme d’étoile qui indique un renvoi ou tient lieu d’un nom
propre qu’on voudrait faire connaître.

Ex : La conférence nationale du Niger a eu lieu au Palais de Congrès*.

XIII- L’ALINEA
C’est une séparation qu’on établit entre une phrase et les phrases précédentes en la
faisant commencer en retrait à la ligne suivante, après un petit intervalle laissé en
blanc.
L’alinéa s’emploie quand on veut passer d’un groupe d’idées à un autre groupe
d’idées.

Il permet de marquer les paragraphes.

CONCLUSION

Les signes de ponctuation constituent une véritable signalisation grammaticale


et expressive de la phrase. Ces signes sont très importants puisqu’ils peuvent
changer non seulement le rythme, mais aussi la signification de la phrase.
Cependant, il faut éviter de mettre la ponctuation à tort et à travers, car vous
risquerez de créer des contresens ou des équivoques.

Ex : L’inspecteur dit l’élève est un âne

Ex : Il a réussi. (Affirmation)

Il a réussi ! (surprise)

Il a réussi ? (interrogation)

Ex : Le client prétendait le vendeur n’honore pas ses engagements.


CHAPITRE II : LES ACCORDS

I- PLURIEL DES NOMS COMPOSES

1) Les noms composés dont les éléments sont soudés en un mot simple
forment leur pluriel comme des noms simples
Ex : des bonjours, des passeports.

SAUF : bonhomme ; gentilhomme ; madame ; monsieur.

2) Quand le nom composé est formé de deux noms ou d’un nom et d’un
adjectif, les éléments prennent la marque du pluriel.
Ex : Des chefs-lieux ;

Des coffres forts

3) Quand le nom composé est formé de deux noms dont le second est
complément du premier, seul le premier nom prend la marque du
pluriel.
Ex : des chefs-d’œuvre

Des timbres -poste

4) Quand le nom composé est formé d’un mot invariable et d’un nom, seul
le nom prend la marque du pluriel.
Ex : Des arrière-gardes,

Des en-têtes,

Des contre-attaques

5) Quand le nom composé est formé d’un verbe et d’un nom complément
d’objet direct, seul le nom prend la marque du pluriel à moins que le
sens ne s’y oppose.
Ex : Des bouche-trous

Des couvre-lits

Mais on écrit des abat-jour


Des perce-neige.

N.B. Dans certains cas, même au singulier, le nom prend la marque du pluriel.

Ex : Un compte-gouttes ;

Un presse-papiers ;

Un porte-bagages

6) Dans les noms composés à l’aide du mot garde, ce mot varie au pluriel
si le composé désigne une personne.
Ex : Des garde-fous

Des gardes-malades.

7) Quand le nom composé est formé d’une expression toute faite ou


elliptique, aucun élément ne varie au pluriel.
Ex : Des meurt-de faim

Des coq-à-l’âne.

II- ACCORD DE L’ADJECTIF QUALIFICATIF

1) Règle générale

Il s’accorde en genre et en nombre auquel il se rapporte.

Ex : De beaux discours,

Un livre et un cahier neufs

2) Règles particulières
- Quand l’adjectif est en rapport avec des noms synonymes ou placés par
gradation, il s’accorde avec le dernier qui exprime l’idée dominante.
Ex : Il entra dans une colère, une fureur terrible.
- Quand l’adjectif est en rapport avec des noms joints par ou, il s’accorde le
plus souvent avec le dernier.
Ex : il faudrait, pour réussir dans cette entreprise, un talent ou une habileté rare.

Mais il s’accorde avec les deux noms quand on veut marquer qu’il qualifie chacun
d’eux.

Ex : On demande un homme ou une femme âgés.

- L’adjectif précédé par les expressions DES PLUS, DES MOINS, DES
MIEUX se met presque toujours au pluriel, même s’il est question d’une
seule personne ou d’une seule chose. Ces expressions équivalent à
« PARMI LES PLUS, LES MOINS, LES MIEUX ».
Ex : Notre souper fut des plus simples.

Toutefois quand l’adjectif se rapporte à un pronom neutre, on met le singulier.

Ex : Il s’est voué à ne rien faire, ce qui n’est pas des plus aisé.

- Si l’adjectif désignant la couleur est composé (c’est-à-dire qualifié par un


autre adjectif ou complété de façon quelconque), l’ensemble reste
invariable.
Ex : Des cheveux brun-clair ;

Des broderies blanc et or.

- Quand un adjectif est composé est formé de deux adjectifs qualifiant l’un et
l’autre le même nom, les deux éléments sont variables.
Ex : Des paroles aigres-douces.

- Dans les adjectifs composés formés de deux adjectifs, si le premier a la


valeur adverbiale, il est invariable.
Ex : Des personnes haut-placées ;

Une fille nouveau-née.

N.B. Nouveau devant un participe passé s’accorde sauf dans nouveau-né.


- L’adjectif pris adverbialement après certains mots comme dans les
expressions voler bas, sentir bon, coûter cher, voir clair, marcher droit ,
viser juste, etc. reste invariable.
Ex : Ces étoffes coûtent cher.

- Demi et semi placé devant le nom sont invariables et s’y joignent par un
trait d’union.
Ex : une demi-douzaine,

Des fêtes semi-doubles.

Placé après le nom, demi est variable

Ex : Deux heures et demie

- Feu signifiant « défunt » varie s’il est précédé de l’article défini ou d’un
adjectif possessif.
Ex : La feue mère

Ma feue mère,

Mais on écrit feu mère.

- Haut et bas placés avant le nom sont des adverbes, ils sont invariables.
Ex : Haut la main ;

Bas les armes.

- Nu est invariable devant tête, bras, jambe, pieds employés sans article. Il
se joint à ces noms par un trait d’union.
Ex : Les scouts vont nu-pieds.

Mais ils varient quand ils sont placés après.

Ex : Aller la tête nue.

- Plein devant un nom précédé de l’article ou d’un déterminant est


préposition et reste invariable.
Ex : Avoir de l’argent plein les poches.
III- L’ACCORD DE L’ADJECTIF NUMERAL

Les adjectifs numéraux se répartissent en deux groupes : cardinaux et ordinaux.

1) Les adjectifs numéraux cardinaux

Ils sont ceux qui indiquent le nombre précis des êtres ou des objets désignés par le
nom.

Ex : deux livres

Parmi les adjectifs numéraux cardinaux, les uns sont simples .

Ex : Deux, trois, quatre, etc.

Les autres sont composés :

Soit par addition :

Ex : Dix-sept

Soit par multiplication

Ex : Deux cents

Remarque :

Dans les adjectifs numéraux composés, on met le trait d’union entre les éléments
lorsque l’un et l’autre est inférieur à cent sauf s’ils sont joints par ET.

Ex : Trente-huit mille six cent quatre-vingt-cinq.

VINGT et CENT prennent un S quand ils sont multipliés et qu’ils terminent l’adjectif
numéral.

Ex : Quatre-vingts francs

Six cents cahiers.

Mais vingt et cent mis pour vingtième et centième ne varient pas.


Ex : Page quatre-vingt.

MILLE adjectif numéral est invariable.

Ex : Deux mille francs.

Mais dans la date de l’ère chrétienne, quand mille commence l’adjectif et est suivi de
un ou plusieurs chiffres, on écrit de préférence MIL.

Ex : L’an mil neuf cent quatre-vingt.

NB. Millier, million ; milliard sont des noms variables au pluriel.

2) Les adjectifs numéraux ordinaux

Ce sont ceux qui indiquent le rang occupé par les êtres ou les objets dont on parle.

Les adjectifs ordinaux se forment par l’addition du suffixe IEME aux adjectifs
numéraux cardinaux sauf premier et second.

Aux adjectifs numéraux, on rattache :

- Les mots multiplicateurs : simple, double, triple, quadruple, quintuple,


sextuple, septuple, octuple, nonuple, décuple, centuple.
- Les mots de fraction : demi, tiers ; quart, etc.
- Les dérivés en AIN, AIRE, AINE : quatrain ; vingtaine ; quadragénaire

Remarque :
Autrefois, on travaille avec les chiffres romains qui fonctionnent par addition ou par
soustraction.

Ex : V=5 ; X=10 ; L=50 ; C=100 ; D=500 ; M=1000 etc.

IV- L’ACCORD DE L’ADJECTIF INDEFINI

Les adjectifs indéfinis sont ceux qui se joignent au nom pour marquer, en général,
une idée vague de quantité, de qualité, d'identité.

Ex : Plusieurs personnes ont vu le voleur.

Les adjectifs indéfinis sont : autre, certain, chaque, différents, divers, je ne sais quel,
l’un et l’autre, n’importe quel, maint, même, nul, pas un, plus d’un, plusieurs quel,
quelconque, quelque, tel, tout, etc.

EMPLOI

A) Quelque

1) QUEL QUE s’écrit en deux mots quand il est suivi du verbe ETRE
ou d’un verbe similaire. Quel est alors attribut et s’accorde avec le
sujet du verbe.
Ex : Quels que soient les humains, il faut vivre avec eux.

Remarque :

s’il y a des sujets synonymes, l’accord se fait avec le plus rapproché.

Ex : Quelle que soit votre valeur, votre mérite, soyez modeste.

2) QUELQUE….QUE : dans l’expression quelque …que s’écrit en un


mot.

- Devant un nom, il est adjectif et variable.


Ex : Quelques raisons que vous donniez, vous ne convaincrez personne.

- Devant un adjectif, il est adverbe et invariable.


Ex : Quelque bonnes que soient vos raisons, vous ne convaincrez personne.

- Devant un adverbe, il est lui-même adverbe et invariable.


Ex : Quelque habilement que vous raisonniez, vous ne convaincrez personne.

-devant un adjectif suivi de nom, il est adjectif et variable si le verbe qui suit est un
verbe d’action.

Ex : Quelques bonnes raisons que vous donniez, on ne vous croira pas.

- Devant un adjectif plus nom, quelque est invariable quand le verbe qui suit
est un verbe d’état.
Ex : Quelque bonnes raisons que soient vos témoignages, on ne vous croira pas.

B) TEL

1) Tel est adjectif qualificatif quand il signifie « semblable » ou « si


grand ».
Ex : la pauvreté vaut mieux qu’une telle richesse.

Remarque :

Tel employé sans que s’accorde tantôt avec le premier terme de la comparaison,
tantôt avec le second. L’usage hésite.

Ex : Il bandait ses muscles tel (le) une bête qui va sauter.

Tel suivi de que peut annoncer une énumération développant un terme synthétique,
l’accord se fait avec ce terme synthétique.

Ex : Il parle plusieurs langues telles que le français, l’anglais, etc.

2) Tel est adjectif indéfini dans les phrases où l’on parle des
personnes ou des choses qu’on ne veut ou qu’on ne peut
désigner avec précision.
Ex : Il y a tel hôtel à Niamey où les opposants se réunissent.
3) Tel est pronom indéfini quand il désigne une personne
indéterminée. Il ne s’emploie qu’au singulier.
Ex : Tel brille au second rang et s’éclipse au premier.

C) MEME

1) Même est adjectif indéfini et variable lorsque, placé devant le


nom, il marque l’identité, la ressemblance.
Ex : Les mêmes fautes ne méritent pas les mêmes châtiments.

Il est aussi adjectif indéfini lorsque, placé immédiatement après un nom ou un


pronom qu’il souligne, il indique que l’on désigne exactement la personne ou la
chose.

Ex : Ce sont ces livres-mêmes que je cherchais.

Ils eux-mêmes les responsables de leurs misères.

2) Même est adverbe et invariable quand il signifie « aussi, jusqu’à,


de plus ».
Ex : Il lit les petits livres, les volumes ordinaires, les gros dictionnaires même.
V- L’ACCORD DU PARTICIPE PASSE

Le participe est la forme adjective du verbe. Il tient à la fois de la nature du verbe et


de celle de l’adjectif.

A) ACCORD GENERAL DU PARTICIPE


PASSE

1) Participe passé employé sans auxiliaire


Le participé passé employé sans auxiliaire s’accorde en genre et en nombre avec le
nom auquel il se rapporte.

Ex : une faute avouée.

Que l’on recueille les enfants abandonnés.

2) Participe passé employé avec l’auxiliaire être

Il s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

Ex : Vos raisons seront admises.

Les verres ont été rangés dans l’armoire.

3) Participe passé employé avec l’auxiliaire avoir


- Le participé passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde jamais avec
le sujet du verbe.
Ex : Nous avons mangé de la salade.

- Mais il s’accorde avec le C.O.D. quand celui-ci est placé avant le participe.

Ex : La leçon que nous avons étudiée était longue

La bonne route que vous avez prise.


B) ACCORD PARTICULIER DU PARTICIPE
PASSE
I- Participe passé des verbes pronominaux
1) Le participe passé des verbes employés sous la forme pronominale comme
s’égratigner, se couper, se battre (sens réfléchis ou réciproques) s’accorde en
genre et en nombre avec le C.O.D. quand celui-ci est placé avant le participe.
Pour trouver le C.O.D. il faut remplacer l’auxiliaire être par l’auxiliaire avoir avant de
poser la question QUI ou QUOI.

Ex : Les enfants se sont égratigné les mains.

Les enfants se sont égratignés aux épines.

2) Le participe passé des verbes essentiellement pronominaux comme s’enfuir,


se cabrer, etc. s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.
Ex : Les hirondelles se sont enfuies.

Remarque :

Les verbes suivants sont toujours invariables parce qu’ils ne peuvent pas avoir de
C.O.D. se convenir, se nuire, s’entre-nuire, se mentir, s’en vouloir, se parler, se rire,
se plaire, se déplaire, se complaire, se ressembler, se sourire, se succéder, se
suffire, se survivre.

Ex : Ils se sont ri de nos menaces.

Ils se sont plu à me tourmenter.

II- Accord des participes passés attendu, non compris, y


compris, entendu, excepté, ôté ; ouï, passé, supposé, vu.
1) Placés avant le nom ou le pronom, ils s’emploient comme prépositions
et restent invariables.

Ex : Tout a été détruit, excepté cette maison.

2) Quand ces participes sont placés après le nomou le pronom ou qu’ils


ne le précèdent que par inversion, ils varient.
Ex : Tout a été détruit, cette maison exceptée.

Exceptée de la destruction générale, cette mosquée reste debout.

Remarque :

Etant donné, devant le nom, peut s’accorder ou rester invariable.

Ex : Etant donné sa stupidité, on ne pouvait attendre autre chose de lui.

Etant données les circonstances, sa conversion pourra être instructive.

III- Participe passé ci-joint, ci-annexé, ci-inclus

1) Ils sont variables quand ils sont épithètes ou attributs. Ils se placent après le
nom.

Ex : La lettre ci-incluse vous éclairera.

Les pièces que vous trouverez ci-jointes sont importantes.

2) Ils sont invariables quand on leur donne la valeur adverbiale (équivalant de ci-
contre, ci-après, etc.).
Ex : Vous trouverez ci-inclus une lettre de votre père.

Veuillez trouver ci-joint copie de la lettre.

Remarque :

Dans beaucoup des cas, l’accord dépend de l’intention de celui qui parle ou
qui écrit. Cependant l’usage est de donner à ci annexé, ci-joint, ci-inclus la valeur
adverbiale :

- Quand ils sont en tête de la phrase ;


- Quand, dans le corps de la phrase, ils précédent un nom sans article, ni
adjectif démonstratif, ni possessif.
IV- Participe passé de certains verbes intransitifs
1) Des verbes intransitifs comme coûter, valoir, peser, mesurer, marcher, courir,
vivre, dormir, régner, etc. peuvent être accompagnés d’un complément
circonstanciel qu’il faut bien se garder de prendre pour un C.O.D. Le participe
passé est alors invariable.
Ex : Les trois mille francs que ce livre m’a couté.

Les vingt ans qu’il a régné.

2) Certains verbes intransitifs peuvent devenir transitifs. Leur participe passé est
alors variable. Tels sont notamment :
Coûter au sens de causer ou occasionner ;

Valoir au sens de procurer ;

Peser au sens de examiner, constater le poids ;

Courir au sens de s’exposer à.

Ex : Les efforts que ce travail m’a coûtés.

Les paquets que j’ai pesés.

La gloire que cette action lui a value.

Les dangers que nous avons courus.

V- Participe passé des verbes impersonnels


Le participe passé des verbes impersonnels ou pris impersonnellement est toujours
invariable.

Ex : Les chaleurs qu’il a fait ont été torrides.

Les inondations qu’il y a eu ont causé beaucoup des dégâts.

VI- Accord de participes passés dit, dû, crû, su, pu, etc.
Les participes passés dit, dû, crû, su, pu, voulu, et d’autres semblables restent
invariables lorsqu’ils ont pour C.O.D. un infinitif ou une proposition à sous-entendre
après eux.

Ex : J’ai fait tous les efforts que j’ai pu (faire).

Il m’a donné tous les renseignements qu’il avait dit (qu’il me donnerait).

Remarque

Le participe passé précédé du pronom relatif que est invariable lorsque ce pronom
est le C.O.D. d’un verbe placé après le participe, dans ce cas, le participe a pour
complément la proposition qui vient après lui.
Ex : C’est une faveur qu’il a espéré qu’on lui accorderait.

Semblablement, le participe reste invariable quand il est précédé du relatif que et est
suivi d’une relative introduite par qui.

Ex : Nous subissons les malheurs qu’on avait prévu qui arriveraient.

VII- Participe passé précédé du pronom l’

Le participe passé est invariable lorsqu’il a pour C.O.D. le pronom neutre LE


représentant une proposition et signifiant cela.

Ex : Cette étude est moins difficile que je l’avais estimé (que je n’avais pas estimé
cela c’est-à-dire qu’elle était difficile).

VIII- Participe passé précédé d’un collectif


Lorsque le participe passé est précédé d’un C.O.D. revoyant à un collectif suivi de
son complément, l’accord est commandé par le collectif ou par le complément, selon
le sens.

Ex : Il y a une bande des malfaiteurs que la police eut bientôt cernée.

Il y a une bande des malfaiteurs que la police eut bientôt ligotés.

IX- Participe passé précédé d’un adverbe de quantité


Lorsque le C.O.D. précédant le participe renvoie à un adverbe de quantité suivi de
son complément, c’est le complément qui commande l’accord.

Ex : Autant de batailles, il a livrées ; autant de victoires, il a remportées.

Remarque

Lorsque le C.O.D. précédant le participe renvoie à LE PEU suivi de son complément,


c’est le peu qui règle l’accord s’il domine la pensée (il marque souvent l’insuffisance).

Ex : Le peu de confiance que vous m’avez témoigné m’a découragé.

X- Participe passé suivi d’un infinitif

1) Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir et suivi d’un infinitif


s’accorde avec le C.O.D. qui précède lorsque ce complément se rapporte au
participe.
Ex : Les violonistes que j’ai entendus jouer étaient habiles.
2) Mais le participe reste invariable si le complément d’objet direct se rapporte à
l’infinitif.
Ex : Les airs que j’ai entendu jouer étaient charmants.

Remarques

1) Le verbe faire suivi d’un infinitif est toujours invariable.


Ex : Ces personnes, je les ai fait venir.

2) Eu et donné suivis d’un infinitif introduit par à peuvent, dans la plupart des cas
s’accorder ou rester invariables, parce qu’il est indifférent de rapporter le
C.O.D. au participe ou à l’infinitif.
Ex : Les affronts qu’il a eu (s) à subir.

Les problèmes qu’on m’a donnés(s) à résoudre.

XI- Participe passé précédé de en


Le participe passé précédé du pronom EN C.O.D. est généralement invariable, parce
que en est neutre et partitif.

Ex : Voyez ces mangues, en avez-vous cueilli ?

Des difficultés, certes, j’ai en éprouvé.

CHAPITRE III : LA CONCORDANCE DES TEMPS


A) La Concordance des temps à l’indicatif

Deux grands cas sont à considérer :

I- Le verbe initial de l’énoncé est au présent ou au futur

Alors les temps de l’énoncé sont libres et dépendant uniquement du sens de celui-ci.
Dans ce cas, il n’y a pas de concordance des temps.
Ex : je dis qu’il jouera demain
Je dirai qu’il joue maintenant.

Dans une séquence textuelle (paragraphe, suite de phrase..) si le premier verbe de


la séquence est au présent ou au futur, les temps de la séquence sont libres
Ex 1: « Pourquoi les décourages – tuBachirou ? Parce que tu es dans le
cadre ? Parce que ça te ferait chier que d’autres aussi soient dans les cadres ?
Parce que tu es un jaloux, un égoïste ? Tiens, toi,Sow, tu as été malade, hein ? Et
qui t’a donné des sous ? Bachirou, ton chef ? Tu sais ce qu’il faisait bachirou quand
Gaye et Lahib veillaient ? Il leur retenait des heures ! Il donne des sous, lui, quand il
y a une assemblée pour un mort, parce que, là, on le voit ! Cette grève est la
première et nous la ferons Bachirou, il a les foies »
S. Ousmane, Les Bouts de bois de Dieu p45

Dans cette séquence, les présents, passés composés, imparfait ou futurs sont
logiques et totalement diversifiés selon Les temporalités exprimées (passé, présent,
futur). Il y a aucune harmonisation des temps.

Ex 2 «J’aime surtout la distribution de la communion le dimanche. Tous les fidèles se


présentent à la sainte table, yeux fermés, bouche ouverte, langue tendue, comme
s’ils faisaient une grimace. Tous les Blancs ont leur Sainte Table à part. Ils n’ont pas
de belles dents. J’aime caresser les jeunes filles blanches sous le mouton avec la
patène que je leur présente lorsque le prêtre leur introduit l’hostie dans la bouche.
C’est le boy d’un prêtre Yaoundé qui m’a appris le truc. C’est par ce moyen que nous
pouvons les caresser »

Ferdinand Oyono Une vie de boy, p23

II- Le verbe initial de l’énoncé est au passé

Dans ce cas, les temps de l’énoncé ne sont plus libre, mais ils se règlent ou
s’harmonisent sur le temps passé du premier verbe de cet énoncé. Il y a alors
concordance des temps.
Dans un énoncé simple, attirés par le passé de la principale, les temps de la
subordonnée (généralement complétive) se mettent au passé de concordance :

Nom concordance au présent Concordance au passé


J’ai disais qu’il jouerait
Je dis / qu’il jouera (F.S) J’ai dit (futur du passé)
Je dis
Je dis /qu’il aura joué (F.A)
Je disais qu’il aurait joué
(futur antérieur du passé)
Je dis / qu’il joue (présent) qu’il jouait
qu’il jouait (imparfait.) Je disais (imp. De concordance).
qu’il joua (passé simple)
Je dis qu’il a joué (passé composé) Qu’il avait joué
qu’il avait joué (Plus que parfait) Je disais
qu’il eut joué (passé antérieur) (P.q.p.) de concondance

Dans une suite de phrases, si le verbe est au passé, tous les verbes
consécutifs se mettent alors au passé par harmonisation ou concordance avec ce
premier verbe.
Ex 1 : « Dans le bureau, le commissaire et l’officier prirent place
derrière la table. N’DeyeTouti s’assit sur un banc à côte de l’interprète, mais
Ramatoulaye refusa de s’assoir et resta plantée au milieu de la pièce. Le
commissaire passa la main sur son menton et se mit à en triturer la peau sur ses
doigts. C’était une sale affaire. Bon pour le gendarme de jouer les fiers-à bas, s’il y
avait de la casse ce ne serait pas lui, le responsable. Incarcérer la vieille ? Ça
pouvait déclencher une bagarre dans le quartier, la relâcher, c’était perdre la face,
provoquer peut-être d’autres désordres. Le commissaire alluma une cigarette, souffla
la fumée et agita la main dans le petit nuage bleu. »

S. Ousmane, Le Bouts de bois de Dieu p 190

Ex 2 : « Les premières gouttes de pluie crépitèrent sur la tôle ondulée de la


résidence. Le docteur et sa femme se levèrent les premières. Tous les autres les
imitèrent. Les blancs vacillaient sur le plancher comme sur une peau de banane. Le
commandent répondait par un grognement à tout ce qu’on lui disait. Madame
reconduisit seuls ses hôtes à la véranda. Les voitures s’ébranlèrent. Madame
attendit que le dernier feu rouge disparût dans la nuit. »

Ferdinand Oyono,Une vie de boy, p 83

Remarques

La concordance au passé n’est pas respectée quand on énonce :

- Des vérités générales.

Ex : Je disais que la nuit porte conseil.

- Des phénomènes habituels


Ex : Je disais qu’il se lève tous les matins à 8h

- Des vérités scientifiques


Ex : Je disais que la terre tourne autour du soleil

- Des vérités géographiques.


Ex : Je disais qu’Attila et Hitler constituent deux des plus grand fléaux de l’humanité.

Je disais que Niamey est la capitale du Niger

La concordance des temps au passé peut entrainer des changements d’adverbes.

Ex : Je disais le 5 janvier : « Il fait beau aujourd’hui »

Je disais le 15 janvier qu’il faisait beau ce jour là

B) LE SUBJONCTIF ET LA CONCORDANCE DES TEMPS


I- Les valeurs du subjonctif
On emploie le subjonctif pour exprimer plusieurs valeurs.

- Ordre ex : Qu’il s’en aille ! qu’ils entrent !


- Souhait : pourvu qu’il guérisse. Vive la nation
-Supposition : Dussé-je succomber, je lutterai (s’il fallait que je succombe)
-Indignation : Moi, héron, que je fasseune si pauvre chère !
-Atténuation : Je ne sache pas qu’il soit malade.
II- Emploi du subjonctif
Le subjonctif s’emploie après les verbes de volonté ou les verbes de
sentiments. Quelques-uns de ces verbes sont : ordonner, permettre, il faut, vouloir,
prier, tolérer, interdire, redouter, aimer, avoir, peur, appréhender, souhaiter, se
réjouir, se féliciter, s’étouper, se plaindre, détester, [Link].

Sauf : les verbes qui énouent et constatent comme : savoir, constater,


affirmer, penser, apprendre, voir, dire, croire, etc. les verbes sont suivis de l’indicatif.

Ex : je souhaite qu’il vienne

Je sais qu’il viendra

Les locutions conjonctives : avant que, jusqu’à ce que, en attendant que, sans
attendre que, afin que, de peur que, de crainte que, pour que, soit que, non que, de
sorte que, de manière que, tellement que, de telle façon que, à condition que, pour
peu que, pourvu que, quoi que, bien que, encore que, etc. introduisent le subjonctif.
Sauf : quand, lorsque, dès que, après que (elles marquent un moment précis qui
permet de constaté l’action).

Ex : vous travaillerez jusqu’à ce que je sois venu

Vous travaillerez après que je serai venu

III- Concordance de temps au subjonctif

a) Indicatif :
Lorsque le verbe de la proposition principale est au présent ou au futur de l’indicatif,
celui de la subordonnée se met selon le sens.

- Soit au présent
Ex : il faut que j’aille au marché (aujourd’hui ou demain, c.-à-d. action non accomplie)

- Soit au passé du subjonctif


Ex : je souhaite qu’il soit venu (hier c.-à-d. action accomplie)

Lorsque le verbe de la proposition principale est passé (passé simple, plus que
parfait, etc.) celui de la subordonnée se met

- Soit à l’imparfait du subjonctif


Ex : je souhaitais qu’il vînt tôt (aujourd’hui ou demain c.-à-d. action non accomplie)

- Soit au plus-que parfait du subjonctif


Ex : j’avais souhaité qu’il fût venu tôt (avant-hier, action accomplie)
b) Le conditionnel
- Lorsque le verbe principal est au conditionnel présent, celui de la
subordonnée se met au présent ou à l’imparfait.
Ex : je voudrais que le roi se fasse ou se fît couronner.

- Lorsque le verbe principal est au conditionnel passé, celui de la


subordonnée se met selon le sens soit à l’imparfait, soit au plus-que
parfait.
Ex : Elle aurait bien voulu que les anges l’emportassent.

J’aurais bien voulu, dit-elle que les anges m’eussent emportée.

Remarques

Ce principe n’est pas toujours respecté, c’est le sens de la phrase qui


commande le temps du subjonctif à employer dans la subordonnée.

L’imparfait du subjonctif : est en voie de disparaître parce que la règle de


concordance n’est guère observée aujourd’hui dans la langue parlée. De plus il offre
de consonances bizarres, notamment aux deux 1ères personnes du singulier et au
pluriel.

Ex : il fallait que nous téléphonassions.

Tableau de concordance de temps au subjonctif


Concordance stricte

Principale subordonnée

Que tu viennes
Indicatif Présent ou Je veux maintenant

futur ou [Link]és Que tu sois venu

Je voudrai

Présent ou Que tu viennes


Cond. présent Je voudrais [Link]é Que tu sois venu
passé Je voulus Subjimp ou plus Que tu vinsses hier
Indicatif J’ai voulu que parfait
Je voulais Ou que tu fusses
J’avais voulu venu
passé Imparfait ou Que tu vinsses
J’aurais voulu plus. plus que Que tu fusses venu
Conditionnel parfait avant lui

Concordance élargie

Principale Subordonnée

Subj : prés Que tu viennes maintenant


Indicatif présent Je veux

futur Je voudrai

Subj : passé Que tu sois venu avant lui


conditionnel présent Je voudrais

passé Je voulus Subj : présent Que tu viennes maintenant


Indicatif J’ai voulu
J’avais voulu
passé
Conditionnel J’aurais voulu
Subj : passé Que tu sois venu

CHAPITRE IV : LES METHODES DE REFLEXION


INTRODUCTION

La dissertation est le meilleur exercice de réflexion. C’est aussi un exercice


indispensable pour la formation de l’esprit et du style. Elle s’apparente à la rédaction,
mais il y a des différences. Dans la composition française, on nous demande la
plupart du temps de raconter ce que nous avons vu et entendu, tandis qu’à la
dissertation, on nous soumet un sujet par rapport auquel nous devons réfléchir. En
d’autres termes, elle consiste surtout, en partant d’un texte très court, souvent d’une
seule phrase, à laisser libre court à l’imagination du rédacteur, à développer son
esprit critique. Le rédacteur doit alors faire preuve de l’assurance et de l’aisance en
même que du sens d’une construction cohérente. C’est d’ailleurs pourquoi la
dissertation est plus exigeante que la rédaction traditionnelle.

Pour réussir une dissertation, il faut avoir un bagage intellectuel et une culture
générale assez développés.

Comme la rédaction, la dissertation comprend trois grandes parties : introduction,


développement, conclusion.

I- LES GRANDES PARTIES DE LA DISSERTATION


1°) l’introduction

Elle doit captiver l’attention, susciter l’intérêt du lecteur. Elle constitue le 1 er


contact entre le lecteur et le rédacteur. Celui-ci doit être favorable, car la 1 ère
impression reste qua-indélébile. L’attaque doit être incisive, pertinente.

L’introduction est comme un hors d’œuvre bien équilibré et appétissant qui


donne envie au lecteur repu de goûter le reste du menu.

L’introduction est comme dans la presse le « chapeau » qui est un texte assez
court, qui non seulement attire l’attention sur le sujet, mais aussi résume plus ou
moins le contenu.

D’une manière générale, l’introduction

- Consiste à montrer l’intérêt du sujet traité en le rattachant à son contexte,


en le situant avec précision ;
- Vise à cerner exactement le sujet en le limitant et en le définissant ;
- Annonce le plus adroitement possible les divisions du plan en justifiant les
phases successives ;
- On n’affirme pas dès l’introduction ; le problème n’est pas résolu, il s’agit
de le poser. Respectez la loi du suspense
- On donne de l’animation, du piquant à une introduction par des
interrogations, des chiffres éloquents, un historique, une citation bien
choisie, une formule célèbre, un dialogue, une définition, une anecdote
amusante et étonnante.
Lors d’un concours, l’introduction doit mettre en exergue les points suivants :

a) On commence par une idée générale permettant de déboucher sur le


problème posé par le sujet ;
b) On amène le sujet. Cette opération consiste à recopier le sujet, mais
lorsque celui-ci est long, on sélectionne les termes essentiels de façon à
constituer une phrase correcte et intelligible ;
c) On explique le sujet, c’est-à-dire on reformule le sujet en donnant votre
compréhension du sujet ;
d) On annonce le plan à suivre dans le développement.
3) Le développement
Il n’y a pas un schéma unique ou plan « bateau » applicable à tous les sujets, mais
une multitude de plans par rapport au libellé de chaque sujet.

Dans le développement, il s’agit de faire preuve de raisonnement. Celui-ci doit


être cohérent et intelligible. Pour étoffer le devoir, on se sert des exemples tirés de
l’histoire, de l’expérience personnelle. Un travail de réflexion fera une bonne
impression lorsqu’il comporte des citations qui cadrent bien avec l’idée exprimée.

N’oublions pas que la dissertation est essentiellement un exercice de persuasion.


Pour convaincre le lecteur il faut utiliser des arguments.

De même ne confondons pas argumentation et démonstration. En effet, la


démonstration d’un théorème de géométrie, par exemple, est opérée à partir des
vérités intangibles, les axiomes, et, si elle est bien menée, elle ne peut être
contestée et donne une réelle satisfaction, car on parvient à une certitude absolue.
Mais dès que nous raisonnons sur une question politique, sociale, économique,
juridique, etc. , nous quittons la démonstration pour entrer dans le domaine de
l’argumentation. On entend par argument un raisonnement complet dont le modèle
par excellence serait le fameux syllogisme.

Ex : Tous les métaux sont des bons conducteurs de l’électricité (majeure),

Or le mercure est un métal (mineure),

Donc le mercure est un métal (conclusion).

Mais le syllogisme n’est pas seulement un type d’argument, mais une présentation
possible de certains arguments.

4) La conclusion
Elle est l’aboutissement du travail. La conclusion vise à entrainer l’approbation ou la
critique, déclencher ou infléchir la décision, achever tout le travail préalable de
démonstration ou de persuasion, en laissant au lecteur ou à l’auditeur une vue claire
de la question et une dernière impression favorable. On distingue deux sortes de
conclusion.

a) La conclusion récapitulative
Elle rappelle avec netteté les points principaux de la question traitée. Cette
conclusion convient aux comptes rendus, aux exposés de caractère technique, aux
historiques, aux mises au point.

b) La conclusion prospective
Elle envisage l’avenir soulevé, suggère des solutions, pose des questions en
s’appuyant sur l’étude qui d’être faite.
En réalité, la conclusion combine très souvent ces deux procédés, et ,
tout en rappelant globalement les grandes lignes du sujet, s’ouvre sur l’étude qui
vient d’être faite. Dans la dissertation lors d’un examen ou concours, il convient
précisément de :

- Résumer les principaux arguments développés ;


- Prendre position par rapport au problème posé ;
- Donner si possible une ouverture au sujet.
II- COMMENT CONSTRUIRE UN ARGUMENT ?
Ex : « Il pleut ». Ce n’est pas un argument, mais un constat, l’expression d’une réalité
tangible. Mais si nous disons « Ne sors pas maintenant, il pleut », le même fait entre
dans un raisonnement, sert à construire un argument. Donc l’argument n’existe que
par rapport à ce que l’on veut prouver à celui à qui on s’adresse.

Ex : le journal Sahel annonce une augmentation de 50% du prix des céréales. Cette
information peut être utilisée dans un journal comme la preuve que la situation
économique des salariés se détériore. Un autre journal y verra une décision qui
atteste que le gouvernement nigérien veut améliorer le niveau de vie des
agriculteurs.

Un argument est donc un raisonnement plus ou moins explicite par lequel


nous nous efforçons de persuader quelqu’un, c’est-à-dire de lui faire acquérir ou
modifier une opinion, de lui faire entreprendre ou infléchir une action.

III- LES TYPES D’ARGUMENT


1) L’argument d’autorité
Il consiste à invoquer, à l’appui de sa thèse, ce qu’on dit ou font les gens qui
jouissent d’un certain prestige (âge, expérience, compétence, fonctions exercées,
valeur morale, etc.), un livre réputé, un modèle, etc.

Ex : « Tu devrais acheter une vieille maison de campagne. Tu pourrais y aller


chaque week-end ; tu aurais toujours quelque chose à bricoler. D’ailleurs tous les
cadres de l’usine le font et Mr Durand, chef de service, dit que c’est une bonne idée.
J’ai lu aussi la célèbre revue. On ne parle que de ça ». Trois arguments : celui des
cadres, de Durand et de la revue.

2) L’analogie (comparaison-image-métaphore)
Elle consiste, pour décrire à quelqu’un un objet ou pour lui expliquer comment
fonctionne tel mécanisme, on les compare à un autre objet ou un autre mécanisme
qu’il connaît bien.

Ex : le Pr Luvoff cherche à faire comprendre à un public des non spécialistes ce qui


se passe à l’intérieur d’une cellule : « Une cellule est le plus petit corps capable de
se reproduire. Certaines cellules n’ont qu’un demi-millième de millimètre de diamètre.
Et pourtant ces infiniment petites cellules contiennent chacune 2000 espèces
d’enzymes qui leur permettent de synthétiser certaines substances. Chaque cellule
est donc une étonnante usine qui fabrique tel ou tel produit suivant un ordre donné
par un gène contenu dans son noyau. Le gène est en quelque sorte le programme
de la cellule. Un contremaître robot qui sait établir un message codé. L’envoyer à la
chaine d’enzymes qui travaillent. Et se faire comprendre et obéir d’elle ».

Commentaire : une cellule= une usine

Un gène=un contremaitre

Une enzyme= une chaine.

Ex 2 : « la grâce de la nouveauté est à l’amour ce que la fleur est aux fruits » La


Rochefoucauld.

Ex 3 : Afrique mon Afrique ; l’albatros

Dans l’argumentation, l’analogie joue plusieurs rôles :

- Elle sert à expliquer, à vulgariser : prenant des éléments dans un domaine


connu pour faire comprendre des réalités d’un domaine inconnu ou peu
familier ;
- Elle sert aussi à prouver : l’analogie est précieuse pour rendre une
information plus claire. Ex : une mère veut expliquer à son enfant les
dangers du microbe et qu’il doit soigner son écorchure. Elle lui fera
comprendre que la peau est une barrière infranchissable aux microbes,
barrière dans laquelle la moindre blessure va ouvrir une porte.
- Elle valorise ou dévalorise : l’analogie a pour effet de donner de
l’importance à une personne, à un événement ou inversement de les
minimiser, de les ridiculiser. Ex : une situation est jugée sérieuse ou
dérisoire parce que elle est rapprochée d’une situation antérieure ; un
moyen d’action est recommandé ou condamné parce que, dans les
circonstances analogues, il s’est révélé efficace ou inopérant. Pour
dévaloriser, on peut dire : « un an de recherches pour ce résultat, c’est la
montagne qui accouche d’une souris ». Pour valoriser : « sans l’action
anticoagulante de la publicité, la société de consommation risquerait
l’infarctus ».
Mais attention, ne multipliez les comparaisons, les images. Leur foisonnement nuit à
la clarté.

3) Argument de cause
On a souvent l’impression de n’avoir pas compris une situation que lorsqu’on a
découvert ce qui l’a provoquée. Soit un fait B, je remonte loin dans le passé plus ou
moins proche, à la recherche d’un fait A. On devra alors prouver qu’il n’y a pas entre
eux un simple rapport de succession chronologique, mais un rapport de cause à
effet.
Ex : Vous confiez votre voiture à un garagiste pour révision. Le lendemain les freins
cèdent. Vous êtes tenté immédiatement de croire que la révision est mal faite. Si
vous êtes impulsifs, vous ferez des reproches au mécanicien, mais si vous êtes
prudent, vous ferez de vérification avant d’affirmer la responsabilité du mécanicien.

Ce genre d’argument sert aussi à prouver que tel effet se produira, car vous
avez l’expérience qu’un fait A entraîne ordinairement un effet B ou conséquence. A
partir de l’existence de A, vous argumentez pour prouver que B est possible, qu’il
faut donc l’éviter. Dans ce 2ème cas, on cherche non seulement à établir un rapport de
cause, mais à le faire admettre pour recommander ensuite une solution.

4) Définition et description
Dire ce qu’implique une notion, en quoi consiste tel phénomène, ce qu’est tel objet,
c’est le définir. La définition est un système efficace de persuasion, car définir, c’est
habituellement choisir parmi un ensemble de caractéristiques puisqu’on ne peut
toutes les énumérer. Ce choix dépend de ce que l’on veut prouver.

Ex : si on veut persuader quelqu’un à aller à la Tapoa, on lui parlerait des animaux


sauvages, des oiseaux, des fleurs, etc. on escamoterait les frais de route.

Cette technique est très employée par ceux qui confectionnent les brochures, les
dépliants.

5) Le dilemme
Enfermer quelqu’un dans un dilemme, c’est lui prouver que les deux solutions qu’il
peut imaginer pour se tirer d’affaire sont dangereuses et inacceptables.

Une fois que vous aurez bloqué ainsi votre adversaire, vous profitez de son
désarroi pour lui présenter une troisième solution, la vôtre, seule issue de la crise.

Ex : « Recrutement d’un agent à la fonction publique. Votre situation de fonctionnaire


restera médiocre. Ou bien vous vous contenterez de votre traitement ou bien vous
faites des heures supplémentaires et l’Etat vous reprend, par l’impôt une grande
partie. Pour mener une existence paisible, venez chez nous, vous aurez des
avantages plus substantiels ».

6) L’efficacité
L’argument consiste à recommander ou à déconseiller une mesure, une décision,
etc. en s’appuyant sur les conséquences favorables ou non. C’est l’argument de
prédilection des utilitaristes préoccupés avant tout du résultat.

Ex : tel aménagement de l’horaire de travail sera recommandé par les gens avides
de rendement.

7) Etapes et gaspillage
Pour encourager quelqu’un à aller jusqu’au bout de son effort, du travail qu’il a
entrepris, on usera parfois de l’argument qui consiste à jalonner le chemin qui reste à
parcourir. On montera qu’il est possible d’atteindre un 1er résultat, le suivant n’est pas
très éloigné.

On fera inversement mention des étapes déjà parcourues, des sacrifices déjà
consentis. Tous ces efforts seraient perdus, gaspillés si l’on ne persévérait pas :
heures de travail, démarches, frais engagés, etc.

8) Evaluation
Plusieurs arguments ont une grande force logique parce qu’ils s’appuient, de façon
plus ou moins explicite, sur une notion de mesure.

Ex : Si je demande à mon voisin de me prêter son échelle pour que je puisse


atteindre les plus hauts sommets de mon manguier, parce qu’elle est plus longue
que la mienne, il ne pourra pas justifier son refus en rejetant mon argument.

Ex 2 : A un client qui hésite à choisir devant plusieurs modèles de machine à laver, le


vendeur dira peut-être : « prenez celle-ci, elle est plus résistante et peut laver une
grande quantité de linge ».

L’argument semble irréfutable si toutefois la capacité de la machine est une grandeur


aisément vérifiable.

Ex 3 : Je vous recommande Mr. Durand pour ce poste de chef de service : il est plus
compétent que Mr. Dupont.

Ex 4 : Nous avons bien fait de nous lancer dans cette campagne de publicité ; sans
elle, voici les marchés que nous aurions perdus.

La notion de mesure sous-jacente, même si elle est très vague, donne à la


comparaison toute sa force.

L’évaluation consiste aussi, à faire valoir le sacrifice que l’on a accepté pour obtenir
le résultat souhaité. La grandeur du sacrifice est alors mesure du résultat ;
réciproquement l’importance du résultat justifie le sacrifice.

Cette argumentation est très courante dans le domaine économique et


politique. Elle contribue à faire aboutir les transactions.

Ex : On jugera de la gravité d’une faute d’après la sanction, la peine que l’on


aura faite à quelqu’un par le chagrin qu’il manifeste.

Dans l’évaluation, on peut enfin utiliser l’argument de la probabilité puisqu’elle


est établie à partir des calculs, des statistiques. Même si la probabilité est quelque
peu douteuse, il n’empêche que l’argument sous –tendu par une idée de mesure
assez vague a une certaine efficacité.

9) Exemple (modèle-illustration-généralisation-induction)
Bien loin de n’être qu’un ornement, l’exemple joue très souvent le rôle important de
preuve. Il fonde un principe, une règle sur un ou plusieurs cas particuliers ; c’est-à-
dire qu’à partir de l’exemple, on généralise, on raisonne par induction.

Ex : Dans son bureau, Mr. ALI trouve peu pratique notre système de référence
pour les pièces. Il propose un autre qui nous obligerait à modifier tous les numéros.

10)Fins et moyens
Pour des raisons diverses, techniques ou morales, on montrera qu’un moyen, jugé
d’abord inacceptable ou discutable (coût, durée, etc.) doit être employé, parce que
l’objectif serait atteint.

11)La personne et ses actes


Les arguments de ce type se fondent sur les rapports que l’on établit entre l’image
que l’on se fait d’une personne et ses actes, c’est-à-dire très largement ses actions,
sa façon de s’exprimer, ses gestes, ses jeux de physionomie.

Ex 1 : Je connais un TEL, s’il vous a reproché d’être en retard, c’est parce qu’il aime
l’exactitude, mais il n’est pas capable d’en vouloir à quelqu’un.

Ex 2 : Il est de tel parti, de tel syndicat, donc il aura sur cette affaire tel point de vue.

Cette argumentation est très utilisée dans les débats. Par exemple, faute de
preuve, l’avocat général justifiera son accusation par le passé douteux de l’individu.

12)Le symbole
Le symbole établit une relation particulière entre deux termes. La valeur symbolique
est souvent difficile à déterminer, car un même objet, par exemple, peut être à la fois
signe et symbole.

Ex 1 : le drapeau du Niger= nation et la symbolise.

Ex 2 : L’augmentation du prix du pain hier, de condiments aujourd’hui n’est pas


seulement celle d’un aliment, mais est significative de toute l’évolution économique.

13)Le tout et la partie


Divers arguments s’appuient sur la notion d’un ensemble constitué d’un certain
nombre d’éléments qui le composent. L’argument consiste d’abord à montrer que ce
qui vaut pour le tout vaut pour la partie.

Ex : Une disposition incluse dans un projet global que l’on rejette comme irréaliste
sera frappée de la même condamnation.
Ex 2 : Un individu faisant partie d’un groupe jouissant d’un certain prestige sera
crédité pour cette seule raison de notre confiance.

Ensuite si on considère le tout comme la somme de ses parties, on construira


une argumentation à partir d’une énumération des éléments qui le constituent.

Ex : Je désire prouver que l’organisation d’un service ne vaut rien. Je décompose cet
ensemble et le montre que chacun des éléments est mal conçu : installation
électrique, d’eau, équipement, encadrement, installation matérielle, etc.

14)La transitivité (déduction, syllogisme)


L’argument consiste à montrer que si telle proposition est admise, elle entraine ou
elle implique telle conséquence logique : de la 1ère, on déduit la seconde.

Le fameux syllogisme fait partie de ce type de raisonnement. Mais il est


rarement utilisé sous sa forme complète (majeure, mineure et conclusion). Il est
souvent condensé dans deux propositions, une autre est sous entendue.

Ex : « Pierre roule trop vite en voiture, il se tuera un jour ». Cette phrase peut être
expliquée comme un syllogisme dont on n’aurait pas exprimé la majeure : « Tous
ceux qui roulent trop vite en voiture se tueront un jour ».

IV- LA MISE EN ŒUVRE DE L’ARGUMENT


Il ne suffit pas d’avoir un magasin d’armes, encore faudrait-il savoir laquelle choisir
en telle circonstance et en tirer le meilleur parti possible. Pour cela, il convient de
remarquer que la force d’un argument ne dépend pas exclusivement de sa logique,
mais de son caractère inattendu, surprenant. Il contraint le lecteur ou l’auditoire à
vous écouter. Pour mieux élaborer son argumentation, il faut :

- Définir l’objectif avec netteté : ce que l’on veut prouver, ce que l’on veut
obtenir ;
- Réfléchir au destinataire : groupe d’individus, les circonstances ;
- Songer aux conditions matérielles de l’argumentation : temps dont on
dispose, le lieu, etc.
- Choisir une tonalité générale : je serai concret, précis, j’essaierais de
détendre, d’amuser, etc.
- Le matériau brut dont on dispose : faits, données statistiques, données
techniques, etc.
- Choisir les arguments les mieux adaptés à cette situation.
Ces phases sont théoriques, en réalité tout se passe souvent vite, surtout dans les
discussions. Mais pour exécuter avec sureté des mouvements rapides, il est
excellent de s’entrainer d’abord au ralenti.

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