Rapport PFE 3
Rapport PFE 3
SIDI HAMMADI
Option : Technicien Spécialisé en Qualité Des Produits Animaux d’Origine Animal.
Réalisé par :
AIT OUMAZIGH Yassmine
EL ABD Rabia
ZBIRI Meriem
Lieu de Stage : Commune rurale dchaira-ville laâyoune
Nous tenons à remercier tout d’abord Mme Zahira DENIOUI. Maître assistante pour avoir
encadrée ce travail. Nous tenons à vous remercier pour votre aide précieuse, vos conseils,
votre objectivité, vos conseils précieux qui ont fait progresser ce travail. Il est aussi d’un
agréable devoir de votre disponibilité, votre rigueur scientifique, et nous vous adresse un grand
merci pour la sympathie, la confiance et la liberté d’action dont j’ai bénéficié tout au long de
ce stage. Soyez assurée de notre sincère estime.
Nos sentiments de reconnaissance et nos remerciements vont aussi à toutes les personnes ayant
participé de près ou de loin, directement ou indirectement, à la réalisation de ce travail.
Dédicaces
Nous dédions ce rapport à nos parents, dont le soutien inconditionnel, l’amour
constant et les encouragements ont été pour nous une source inépuisable de
motivation et d’inspiration. Merci de nous avoir transmis la force de croire en
nos rêves et la persévérance nécessaire pour surmonter les défis.
pH : potentiel hydrogène.
TH : Taux d’Humidité.
S.R: Sulfito-Réducteurs
UFC : Unité Formant Colonie.
ml : millilitre.
g : gramme
Sommaire
Introduction ................................................................................................................... 1
Partie 1: Revue bibliographiques .................................................................................. 3
I. Fromage fondu : .................................................................................................. 4
2. Définition normatives et réglementaire : ......................................................... 4
3. Les principaux avantages du fromage fondu :................................................. 6
4. Les différents types des fromages fondus :...................................................... 6
5. Caractéristiques des fromages fondus : ........................................................... 8
II. Fromage analogue : ........................................................................................... 17
1. Définition....................................................................................................... 17
2. Classification : ............................................................................................... 17
3. Matière première : ......................................................................................... 18
III. Les caractéristiques biochimiques de fromage : .......................................... 23
Partie 2: Etude de l’organisme .................................................................................... 25
I. Identification de l’entreprise et son environnement ...................................... 26
1. Présentation de l’entreprise ........................................................................... 26
Partie 4: laboratoire interne ......................................................................................... 29
Chapitre1 : Analyse des paramètres physico chimiques du fromage fondu : ......... 30
I. Description des paramètres physico-chimiques : .......................................... 30
II. Détermination d'extrait sec totale (EST) : ..................................................... 31
III. La teneur de la matière grasse :.................................................................. 31
IV. Texture : ..................................................................................................... 33
V. Test d’étanchéité au bleu de méthylène : ...................................................... 34
Chapitre 2 : les analyses microbiologie du fromage fondu : ................................... 35
1. Le mode opératoire de FMAT :..................................................................... 35
2. Le mode opératoire des coliformes totaux : .................................................. 38
3. Le mode opératoire des entérobactéries : ...................................................... 41
4. Le mode opératoire des levures et moisissures : ........................................... 44
4. Le mode opératoire de sulfito-réductrices :................................................... 47
Partie 5: Nettoyage et désinfection ............................................................................. 50
I. Nettoyage / désinfection généralités : ............................................................... 51
1. Définition : .................................................................................................... 51
2. Les différentes étapes de nettoyage/désinfection : ........................................ 51
I. Les principes réaction dans des différentes étapes de Kjeldahl : ..................... 55
II. Les réactifs et les équipements : ....................................................................... 56
1.1 Identification des dangers ........................................................................... 57
Premiers secours ................................................................................................... 58
III. Le mode opératoire :...................................................................................... 65
Introduction
Le secteur de l'industrie laitière au Maroc joue un rôle essentiel dans le panorama agricole
et agro-alimentaire, constituant l'un de ses piliers majeurs. Avec un chiffre d'affaires annuel
de 7,85 milliards de dirhams, il contribue significativement à l'économie nationale tout en
offrant des opportunités d'emploi à près de 300 000 producteurs et 13 000 employés,
représentant environ 10% de la main-d'œuvre agricole totale. De plus, la production
nationale satisfait près de 92% de la demande en produits laitiers des consommateurs.
Les fromages fondus sont des produits laitiers de seconde transformation, mélanges
d’un ou de plusieurs fromages à différents stades d’affinage et d’ingrédients laitiers,
fondus ensemble sous l’action de la chaleur pour former une pâte onctueuse. Fromages
modernes dont le goût accessible et la présentation, souvent en portion individuelle,
séduisent un grand nombre de consommateurs à travers le monde, et notamment les
enfants, leurs profils nutritionnels et leurs contributions en font une véritable portion
de produit laitier. Ils contribuent ainsi efficacement aux apports en calcium et à l’atteinte
des recommandations de consommation de trois produits laitiers par jour, à condition
de choisir les recettes apportant le plus de calcium et le moins de lipides et de
sodium. (Richonnet, 2016)
Les fromages les plus produits et consommés au Maroc sont principalement les fromages
fondus, les fromages frais, ainsi que les pâtes pressées non cuites. D’après les données
1
de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Lait (FIMALAIT), la
consommation de fromage au Maroc reste relativement faible en comparaison
internationale, avec une moyenne estimée à moins de 1 kg par habitant par an
(FIMALAIT, 2021), bien que la demande soit en constante évolution, notamment en milieu
urbain.
Les fromages analogues sont décrits comme des produits qui ressemblent au fromage, qui
sont fabriqués selon la technique de fabrication du fromage fondu, mais dans lesquels la
matière grasse du lait a été partiellement ou complètement remplacées par d'autres matières
grasses (Commission codex alimentarius, 2004). Par conséquent, il a été suggéré par
Shaw (1984) qu’en réponse à l'augmentation des coûts de fabrication du fromage fondu,
les produits d'imitation ont été développés pour répondre à la demande dans les
établissements de restauration rapide les pizzerias, pour les aliments cuisinés et les aliments
formulés (Bachmann, 2001)La graisse végétale est plus économique que la matière grasse
laitière, malgré l'inconvénient de leur richesse en acides gras saturés, el leur impact négatif
sur la santé humaine (Bachmann, 2000). Depuis de nombreuses années, les produits
fromagers synthétiques ont été réalisés en remplaçant la matière grasse présente dans le
fromage naturel par une autre, moins chère, graisse animale ou végétale. Dans presque
tous les cas, les fromages synthétiques sont offerts à moindre coût, ce qui était
probablement le facteur le plus important dans l'acceptation initiale de ces produits laitiers
synthétiques. Au cours des dernières années, et, avec la sensibilisation accrue du public
aux dangers de cholestérol qui se trouve dans les graisses animales, les produits fromagers
synthétiques dans lesquels la matière grasse est remplacée par une graisse végétale ont
gagné en popularité (Kong- Chan et al, 1991).
A cet effet, notre étude se structure de la manière suivante : Une partie bibliographique qui
définit et catégorise les fromages fondu en deux chapitres distincts. Les processus
de fabrication sont détaillés dans un troisième chapitre des analyses où nous décrivons
la méthodologie de sélection, de préparation et d’analyse des échantillons et une partie
où nous présentons et discutons nos résultats.
2
Partie 1: Revue
bibliographiques
3
I. Fromage fondu :
1. Historique :
Le lait étant très périssable, le fromage a été l’un des premiers moyens de sa
conservation. Cependant, même le fromage n’offre qu’une stabilité relative et variable
(Richonnet, 2016).
Par rapport à certains fromages dont l'existence remonte à plusieurs siècles, les
fromages fondus sont récents : ils datent seulement du début du 20ème. Les premiers
essais eurent lieu en 1908. Trois ans plus tard deux suisses, Walter Gerber et Fritz
Stetter, inventent un procédé permettant de transformer une pâte d'emmental fondue et
granuleuse en une émulsion stable pouvant se conserver longtemps. Les premiers
fromages fondus sont nés. En 1917, une première usine voit le jour (Paul, 2008).
En 1929, les polyphosphates sont découverts. Ils sont utilisés comme sels de fonte pour
la fonte du fromage et l'on met ainsi au point de nouveaux fromages fondus aux textures
encore plus moelleuses. Un peu plus tard, on invente les portions individuelles et les
célèbres triangles de Vache qui rit enveloppés de papier d'aluminium feront vite le tour
du monde. Aujourd'hui, plus de 10 millions de portions de ce fromage fondu sont
dégustées chaque jour sur la planète, soit 2500 portions toutes les 20 secondes (Paul,
2008).
4
Pour le Centre canadien d'information laitière, le fromage fondu est l'aliment
fabriqué par fragmentation et mélange thermique de la (des) variété(s) de fromage et/ou
d'ingrédients facultatifs et d'additifs autorisés en une masse homogène. Le fromage
fondu doit contenir au moins 51 % d'ingrédients laitiers, dont au moins 50 % sont
du fromage.
Les matières premières utilisées dans la fabrication des fromages fondus se distinguent
en trois catégories: Catégorie «a» représente les fromages; Catégorie «b» englobe
produits laitiers riches en matière grasse (par exemple, beurre, huile de beurre, crème,
crème en poudre); Catégorie «c» est représentée par: lait et produits laitiers autres que
ceux mentionnés ci-dessus (par exemple, laits concentrés, babeurre, laits en poudre,
protéines de lait, poudres de lactosérum, lactose).
Les fromages fondus portant un ou des noms de variété sont des fromages fondus, tel
que définis précédemment, caractérisés par l'utilisation en cours de fabrication d'une
ou de plusieurs variétés de fromage figurant dans leur nom (Codex alimentarius,
2015).
Dans le cas du fromage fondu (nom de la variété), le(s) fromage(s) utilisé(s) doit (vent)
répondre aux normes de composition de la (des) variété(s) de fromage dénommée(s).
Le fromage fondu (nom de la variété) doit avoir une teneur totale en ingrédients
fromagers d'au moins 51 %.
Dans toutes les versions de fromage fondu, l'aliment fini doit contenir au plus
60% d'humidité, sauf dans le cas des fromages fondus allégés (réduits en gras) qui
peuvent contenir un maximum de 65 % d'humidité.
Le fromage fondu peut contenir les ingrédients sans danger et acceptables suivants :
ingrédients laitiers et ingrédients laitiers modifiés, sel, vinaigre, édulcorants, arômes,
assaisonnements, épices, condiments, chocolat, fruits, légumes, cornichons, noix,
viande préparée ou en conserve, poisson préparé ou en conserve et additifs alimentaires
5
autorisés.
Le nom de l'aliment doit être fromage fondu. Dans le cas d'ingrédients ajoutés
dénommés, il doit être fromage fondu avec (nom des ingrédients ajoutés) (C.C.I.L.,
2005).
3. Les principaux avantages du fromage fondu :
Produit stabilisé par un traitement thermique, ce qui lui confère son aptitude à
la conservation et permet sa commercialisation même sous des climats
chauds.
Produit à goût doux et régulier.
Produit présentant une excellente valeur nutritionnelle du fait de l’origine laitier
des matières premières utilisées.
Produit à larges possibilités de présentation, d’usage et d’aromatisation : le
produit peut être consommé à tout moment de la journée, à froid comme
à chaud, pour le grignotage, le tartinage ou la cuisine (Eck et Gillis, 2006).
4. Les différents types des fromages fondus :
Les produits issus de la fonte de fromages peuvent être regroupés en sept familles
classées ici par ordre d'apparition sur le marché mondial :
6
C'est le processus de crémage qui permet en partie de régler la consistance du produit
fini et de lui conférer une certaine tartinabilité. Ces produits peuvent être aromatisés et
conditionnés en emballages souples (portions) ou rigides (pots, barquettes, tubes).
Ils existent principalement sous trois formes: La portion aluminium (la plus répandue),
la présentation en barquette et, plus marginale, la présentation en tube (Tamime,
2011).
Fromage fondu ayant une texture « crème » :
Ils possèdent généralement un ratio caséines sur protéines totales plus faible que les
fromages fondus tartinables. Ils conservent une propriété d'écoulement à température
ambiante (caractère visqueux) et sont généralement conditionnés en barquettes, pots,
tubes (Roustel, 2014).
Ce produit doit refondre rapidement sans carbonisation superficielle. Ils peuvent être
produits à partir de fromages fondus de type «bloc», mais aussi après coulage dans
un film plastique, suivi d'un refroidissement rapide, d'une préparation fromagère
fondue dont la texture est obtenue, entre autres, par la gélification d'un
hydrocolloïde (carraghénanes en général) (Boutonnier, 2000; Roustel, 2014).
Il subit un crémage très poussé et les blocs obtenus sont découpés puis incorporés
dans des plats cuisinés à base de légumes ou de poissons. Ces préparations peuvent
être appertisées, et les cubes de fromage fondu doivent rester intacts après la
stérilisation (Oliveira et al.2016; Richonnet, 2016).
7
des autres produits. De texture courte et tartinable, ils sont généralement de
couleur blanche et ont des saveurs plus lactiques (Roustel, 2014).
5. Caractéristiques des fromages fondus :
a. Caractéristiques physicochimiques :
Les principales caractéristiques de fromage fondu :
pH :
Le pH du fromage fondu varie entre :
5,3 à 5,8 Eck et Gillis (1997)
5,4 et 5,8 Roustel (2014)
5,50 à 5,55 Roustel et Boutonnier (2015)
Le pH final a des effets significatifs sur la qualité, la microstructure et le type
d’interactions entre les protéines dans le fromage fondu (Marchesseau et al., 1995).
Le pH agit à plusieurs niveaux, son effet intervient dès le processus d’échanges d’ions.
en effet, l’augmentation du pH provoque un accroissement de la charge négative
des protéines et améliore l’action des sels de fonte, ce qui facilite la deuxième
phase du processus de fonte: La peptisation.
La teneur en matière sèche du fromage fondu varie de 29, 34 et 57% pour les
fromages fondus avec une teneur minimale en fromage de 75% pour un rapport G/S
allant de G/S < à 30%, G/S 30% et G/S > 50% respectivement. Alors que pour les
fromages fondus avec une teneur minimale en fromage de 51%, la teneur minimale
en extrait sec est de 29,34 et 50% avec un rapport du G/S allant de G/S < à 30%,
G/S 30% et G/S >50% respectivement. Tandis que pour les fromages fondus
tartinables, la teneur en matière sèche est de 25, 30 et 40% avec un rapport du G/S
allant de G/S < à 30%, G/S 30% et G/S > 50% respectivement (Codex alimentarius, 2015).
Alors qu’en 2016, Richonnet préconise un taux de 50% de matière sèche dans
les fromages fondus fabriqués en France.
8
L’augmentation de la teneur en humidité des fromages facilite le processus
d’échange d’ions et conduit à une augmentation du coefficient de peptisation. De ce
fait, il a été montré que plus les caséines sont hydratées, plus leur structure
est ouverte, ce qui permet aux sels de fonte de pénétrer plus facilement les molécules
des caséines et d’améliorer le phénomène de peptisation (Dimitreli et Thomareis,
2005).
b. Caractéristiques Nutritionnelles :
Le fromage fondu est un système complexe composé de protéines, de matière grasse, de sels
minéraux et d'autres ingrédients (Dantas Cavalcante, 1995).
Les quantités de nutriments indiquées sont des valeurs moyennes, pouvant varier selon le
type de fromages fondus.
Tableau 1: Composition nutritionnelle du fromage fondu selon (Dantas Cavalcante,
1995).
Composition pour 100g de Fromage fondu à 20% de Fromage fondu à
produit G/S 50% de
G/S
Energie (Kcal) 172 264
Energie (KJ) 880 1100
Protéines (g) 13.0 10.2
Glucides (g) 15.7 6.5
Lipides (g) 7.0 22.5
Acides gras saturés (AGS)(g) / 14
Eau (g) 65.8 54.7
Sodium (mg) 665 737
Phosphore (mg) 695 703
Calcium (mg) 492 576
Protéine :
Le fromage fondu contient 18g de protéines/100g de fromage et entre 10 à 17g /100 g
de fromage selon Eck et Gillis (1997) et Richonnet (2016) respectivement.
Les fromages fondus présentent globalement moins de protéines que les autres
fromages: Environ 10 à 17g/100g contre 22 à 27g/100g pour les pâtes molles et
pâtes pressées non cuites.
La source des protéines dans les fromages fondus est représentée par les ingrédients
laitiers tels que le lait, les fromages et les concentrés protéiques principalement. La
qualité nutritionnelle de ces protéines laitières repose sur une forte digestibilité (>
9
95%) et une composition en acides aminés indispensables particulièrement bien
équilibrée permettant de satisfaire les besoins de l’homme (Debry, 2001).
Dans les fromages fondus, les caséines sont les protéines majoritaires (92 % des
protéines), caractérisées par une teneur élevée en proline et un taux relativement
faible en acides aminés (AA) soufrés (cystéine notamment) (Richonnet, 2016).
Il a été constaté, qu’un fromage fondu devait avoir une teneur en caséine intacte de 12%
au minimum dans le produit fini. Selon les paramètres de fabrication, il est toutefois
possible d’obtenir un produit stable avec seulement 8% de caséines intactes
(Roustel, 2014).
Lipides :
La teneur des fromages fondus en lipides est de l’ordre de 21 à 22g/100g de
fromage selon Richonnet (2016) alors que Oliveira et al.(2016) rapportent une
teneur en lipides 30%.
Les lipides présents dans les fromages fondus sont exclusivement issus des matières
grasses laitières apportées par leurs ingrédients: fromages, lait, beurre, crème ou
matière grasse laitière. La composition de la matière grasse des fromages fondus est
donc en tout point comparable à la matière grasse laitière. Présentée sous forme bien
émulsionnée, sa digestibilité est optimale et elle est caractérisée par sa richesse en
acides gras saturés (AGS): 60-65% des acides gras (Legrand, 2008).
Il convient donc de choisir les fromages les moins gras au quotidien. Les fromages
fondus, surtout dans leurs versions allégées, peuvent être de bons choix puisqu’ils
apportent environ 22 % de matières grasses, ou 15 % dans les versions allégées,
contre 26% pour les pâtes molles (Camembert 20%) et 28% pour les pâtes pressées
(Crédoc, 2013).
Lactose :
La teneur en lactose dans les fromages fondus est de l’ordre de 6,5 à 7g/100g de
fromage fondu. Cette teneur a une influence sur la consistance du produit fini. Le
lactose a un effet favorable sur la plastification et la structuration du gel, ce qui
favorise la tartinabilité du fondu. Cependant, son taux d’incorporation ne doit pas être
10
trop élevé pour éviter l’apparition du goût sucré et les réactions de Maillard, voire de
cristallisation du lactose (EFSA, 2010).
Cendres :
Les sels minéraux du fromage fondu sont constitués des sels de fonte ajoutés au cours
de la fabrication et des sels contenus dans le fromage matière première (Varunsatian
et al..1983).
Les sels de fonte sont des agents importants pour la fabrication de fromages
fondus, ils sont d'ailleurs à l'origine de l'industrie de la fonte (Roustel, 2014).
Calcium :
Les fromages fondus contiennent en moyenne 562 à 576mg de calcium pour 100g de
fromage. Le calcium provient des fromages et du lait mis en œuvre mais aussi parfois
de vecteurs d’enrichissement comme les concentrés calciques laitiers ou du phosphate
de calcium employés pour enrichir ces fromages en calcium. Chez l’enfant, la
consommation de fromages fondus participe donc à la couverture du besoin
nutritionnel moyen en calcium et se traduit par un meilleur statut en calcium chez les
consommateurs (Weaver et al., 1999).
Phosphore :
11
moins satisfaisant (Tableau 2).
Il faut donc préférer les fromages fondus avec un taux de calcium optimal et dont
les sels de fonte, surtout ceux de type polyphosphates sont réduits.
Les besoins quotidiens en phosphore des enfants de 1 à 10 ans sont de l’ordre de 500-
800 mg et de 1250 mg chez ceux de 10 à 19 ans. Les besoins d’un adulte ont été établis
à 700 mg/jour, à 800 mg/jour pour une femme enceinte et à 900 mg/jour pendant
l’allaitement.
Sodium :
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Le sodium se trouve à l’état naturel dans divers aliments, comme le lait, la viande et
les crustacés. Il est souvent présent en grandes quantités dans les aliments
transformés, comme le pain, le fromage, les viandes fumées et séchées, les produits
de grignotage, ainsi que dans certains condiments (sauce de soja ou de poisson,
bouillons ou bouillon cubes, par exemple). (OMS, 2012)
Potassium :
Le potassium fait partie des micronutriments dont on sous-estime facilement
l’importance. Et pourtant, c’est un minéral essentiel pour la musculature, jouant
notamment un rôle de premier ordre dans la conduction de l’excitation du muscle
cardiaque.
13
Tableau 3:Couverture des besoins en potassium avec les produits laitiers à
raison de 4 portions journalières selon (Elisabeth et al., 2011).
Produit laitier Teneur en potassium (mg)
1 portion de lait (2dl) 310
1 portion de yogourt (180g) 302
1 portion de fromage (env.40g) 33
1 portion de séré/cottage cheese (200g) 260
Total 905 mg = 45% (près de la moitié) des
besoins journalière
Le magnésium :
Le magnésium est le deuxième minéral le plus abondant dans la cellule. Il joue un
rôle clé dans de nombreux processus physiologiques, et notamment dans le
métabolisme énergétique et dans la contraction musculaire. Des études lui attribuent
par ailleurs un effet anti- stress. Or, des recherches sur la nutrition révèlent que près
d’un quart de la population affiche un statut magnésique insuffisant et n’atteint pas
la valeur de référence. Les besoins journaliers
en magnésium sont toutefois bien couverts avec une alimentation équilibrée
et suffisamment énergétique (Elisabeth et al., 2011)
Le Mg2+ et le Ca2+ disposant de la même charge électrique, ils sont sur le plan
physiologique des antagonistes. Vu sa plus grande affinité chimique avec le ligand,
le calcium peut se substituer au magnésium.
Les valeurs de référence (DACH) préconisent pour les adultes un apport de magnésium
de 350 à 400 mg/jour (décroissant avec l’âge) chez les hommes et de 300 à 350 mg/jour
chez les femmes. Pendant la grossesse et l’allaitement, les besoins augmentent à 390
14
mg/jour. Un déficit de magnésium peut favoriser l’apparition de crampes au mollet
nocturnes.
Tableau 4:Couverture des besoins en magnésium avec les produits laitières à
raison de 4 portions journalières (Elisabeth et al., 2011).
Fer :
Le fer est un oligo-élément qui entre dans la composition de l'hémoglobine des globules
rouges, de la myoglobine des muscles, et de nombreuses réactions enzymatiques
nécessaires à la respiration des cellules (Š. ZAMBERLIN et al., 2012).
Les produits laitiers, y compris le fromage, apportent peu (traces) de fer alimentaire. La
carence en fer est couramment observée dans les pays en développement comme dans
les pays développés (milk Swisse, 2013).
Par conséquence, on s'est intéressé à enrichir les produits laitiers avec du fer pour
augmenter leurs valeur nutritive. Le cheddar et le fromage fondu ont été enrichis de fer
avec succès (Zhang et Mahoney 1989a, b, 1990, 1991).
Vitamines :
En ce qui concerne les vitamines, les fromages fondus sont une source intéressante de
vitamines hydrosolubles du groupe B (essentielles à la synthèse des cellules sanguines
et nerveuses) et ainsi que des vitamines liposolubles, comme la vitamine A, qui
favorise la croissance, la vision, la bonne santé des tissus, nos défenses immunitaires et
aide à prévenir les cancers, et aussi la vitamine D qui joue un rôle essentiel dans la
fixation du calcium par l'organisme. Elle intervient dans le processus d'absorption du
calcium et du phosphore par l'intestin, et permet de maintenir les os et les dents en bonne santé
(Anonyme, 2017)
15
Tableau 5:Quantités des vitamines dans 100g de fromage fondu selon (Holland et al.,
1989).
Vitamine Quantité
Rétinol (μg) 270
Carotène (μg) 95
Vitamine D (mg) 0.21
Vitamine E (mg) 0.55
Thiamine B1 (mg) 0.03
Riboflavine B2 (mg) 0.28
Niacine B3 (mg) 0.10
Vitamine B6 (mg) 0.08
Vitamine B12 (μg) 0.9
Folates B9 (μg) 18
Pantothenate B5 (mg) 0.31
Biotine B8 (μg) 2.3
D’une manière générale, le fromage fondu est un produit soumis à de nombreuses
transformations. Ses caractéristiques sont par conséquent dépendantes de nombreux
facteurs, pouvant interagir entre eux (figure 1).
Matières Sels de fonte Matières
Degré d’affinage grasses
protéolyse
Re-working
Matière azotées
Ingrédients
Degré de Eau
Lactose
calcium
Equilibre minéraux/ protéines PH
Conditions d’hygiène
Processus
Dynamiques Contraintes de
cisaillements
16
II. Fromage analogue :
Le fromage analogue est fabriqué à partir de mélanges de produits laitiers et / ou des
protéines non-laitiers et graisses / huiles. Par conséquent, il a été suggéré par Shaw
(1984) qu’en réponse à l'augmentation des coûts de fabrication du fromage fondu, les
produits d'imitation ont été développés pour répondre à la demande dans les
établissements de restauration rapide les pizzerias, pour les aliments cuisinés et les
aliments formulés (Bachmann, 2001). Il est évident qu'il y a beaucoup de similitudes
entre la fabrication du fromage et ses analogues.
1. Définition
Les fromages analogues sont décrits comme des produits qui ressemblent au fromage,
mais dans lesquels la matière grasse du lait a été partiellement ou complètement
remplacées par d'autres matières grasses (Commission codex alimentarius, 2004).
Aux Etats-Unis, un fromage analogue est défini comme un produit qui est un substitut
et ressemble au fromage, mais est nutritionnellement inférieur, où l'infériorité
nutritionnelle implique une réduction de la teneur d'un nutriment essentiel présent dans
une quantité mesurable, mais ne comprend pas une réduction de la teneur calorique ou
de matière grasse (FDA, 2003).
Les fromages analogues sont des substituts du fromage naturel, qui sont fabriqués selon
la technique de fabrication du fromage fondu, mais en utilisant des matières premières
laitières et /ou non laitières. Ce type de fromage est de plus en plus utilisé pour le bon
rapport (qualité/prix) et aussi grâce à la simplicité de sa production (Jana et al., 2017).
Le fromage analogue peut prendre plusieurs nominations tel que : artificiel, synthétique,
imitation, substitut, spécialité fromagère. Ce fromage peut être certifié Casher ou Halal
(Bachmann, 2001).
2. Classification :
Les fromages analogues peuvent être classés comme produits laitiers, produits laitiers
partiels ou produits non laitiers, selon que la matière grasse ou les protéines
proviennent de source laitière ou végétale (figure 2) (Chavan et Jana, 2007).
17
Caséinates
Caséinates
18
Cheddar :
Cheddar est l'une des plus grandes variétés de fromage dans le monde. Avec environ
1,6 millions de tonnes produite chaque année aux États-Unis, il occupe le deuxième
rang après Mozzarella (Statista, 2015).
b. Matière première non laitières :
Eau :
L'humidité des fromages étant généralement faible, puisque l'on incorpore des poudres,
il est absolument nécessaire d'apporter de l'eau au mélange. Celle-ci permet de
solubiliser et de disperser les protéines et d'émulsionner par conséquent la matière
grasse libre. Cette eau doit être de qualité alimentaire (Marshall, 1990), c'est à dire
avec une faible teneur en micro- organismes et en contaminants chimique tels que les
nitrates. Elle peut être apportée sous forme liquide en une ou plusieurs fois à différents
moments de la fabrication mais toujours froide afin d'assurer une quantité d'eau de
condensation constante lors du chauffage. Dans le cas des traitements thermiques de
type stérilisation UHT, cette eau est injectée sous forme de vapeur dans une plage de
120 ;lk à 140°C et sous une pression de 2, 105 à 4, 105 Pa (MARSHALL, 1990;
BERGER et al., 1993; GLIGUEM et al.,2009a).
Graisse végétale :
La graisse végétale est plus économiques que la matière grasse laitière, malgré
l'inconvénient de leur richesse en acides gras saturés, el leur impact négatif sur la santé
humaine (Bachmann, 2000). Depuis de nombreuses années, les produits fromagers
synthétiques ont été réalisés en remplaçants la matière grasse présente dans le fromage
naturel par une autre, moins cher, graisse animale ou végétale. Dans presque tous les
cas, les fromages synthétiques sont offerts à moindre coût, ce qui était probablement le
facteur le plus important dans l'acceptation initiale de ces produits laitiers synthétiques.
Au cours des dernières années, et, avec la sensibilisation accrue du public aux dangers
de cholestérol qui se trouve dans les graisses
Protéines végétales :
Des études ont été entreprises pour le remplacement de la caséine dans les spécialités
fromagères par différents types de protéines végétales ; les protéines de soja, des
19
arachides et le gluten du blé. Ces dernières ont une capacité élevée d'absorption d'eau
et génèrent une consistance épaisse et peu fluide. Elles doivent être incorporées à de
faibles doses (2 à 3 %) (Chen et al., 1979).
Amidon :
Aucun autre ingrédient alimentaire ne rivalise avec l'amidon en termes de polyvalence
et d'application dans l'industrie alimentaire. Les amidons ont été employés pour la
diversification des textures ; l’amélioration de l'esthétique des produits ; la
simplification de la déclaration du label ; la réduction des coûts de production ; la
garantie de la consistance des produits et pour prolonger la durée de conservation
(Taggart et al., 2009).
L'amidon a été incorporé dans le fromage analogue, principalement pour remplacer la
caséine qui est plus cher (Zwiercan et al., 1987; Mounsey et O 'Riordan, 2001).
L'amidon de maïs natif est le plus utilisé.
L'amidon natif peut être utilisé à des concentrations de 2-4% pour remplacer environ
10- 15% de la caséine totale du fromage analogue. Mounsey et O 'Riordan (2001) ont
observé une réduction de la cohésion dans les fromages analogues contenant un taux
élevé d'amidon. La dureté de ces fromages a augmenté lors de l'utilisation des amidons
de blé, de pomme de terre et l'amidon de maïs, mais elle a été réduite par l'utilisation
d'amidon cireux de maïs ou de riz.
Les sels de fente :
Les sels de fonte, également appelés "sels de fusion" ou "sels chélatants", sont des
composés ioniques constitués de cations monovalents et d'anions polyvalents utilisées
comme ingrédient dans la fabrication des fromages fondus (Kapoor, 2008 ; Jana et
al., 2017).
Dans le cas des fromages analogues, les sels de fonte jouent un rôle encore plus
important puisque les ingrédients protéiques séchés sont utilisés hydratés pour obtenir
la qualité de fromage souhaitée (Jana et al., 2017).
Rôle émulsifiant :
Pour donner sa texture homogène au fromage fondu, les sels de fonte dissocient les protéines
laitières apportées par les matières premières laitières, grâce à un échange d’ions entre le
sodium des sels de fonte et le calcium des micelles de caséine (figure 3).
20
Celles-ci acquièrent alors des propriétés émulsifiantes et interagissent avec la matière grasse
laitière. L’émulsion créée est stable et permet d’éviter une exsudation de matière grasse au
cours de la durée de vie du produit.
Rôle structurant :
21
Tableau 6:Les ingrédients utilisés dans la fabrication du fromage analogue (Chavan et
Jana, 2007)
22
III. Les caractéristiques biochimiques de fromage :
Le fromage est un produit laitier fermenté dont les caractéristiques biochimiques
dépendent du type de lait utilisé, des bactéries lactiques, des enzymes (comme la
présure), et des conditions d'affinage. Voici les principales caractéristiques
biochimiques :
Lipolyse: Les lipases (d'origine microbienne ou ajoutées) libèrent des acides gras
libres (AGL), donnant des arômes (piquants, fruités). Ex. : acide butyrique dans le
Parmesan. [2]
3. Glucides et fermentation lactique :
Lactose : Principal glucide du lait, fermenté par les bactéries lactiques (ex. :
Lactococcus, Lactobacillus) en acide lactique, abaissant le pH et favorisant la
coagulation.
Residual sugars : Dans les fromages frais, des traces de lactose peuvent subsister.
[3]
4. Minéraux et pH :
pH: Varie selon le type de fromage (pH ~4,5-5,5 pour les fromages frais ; ~5,5-7
pour les fromages affinés). [4]
5. Composés aromatiques :
23
Acides aminés libres (ex. : glutamate → umami).
Composés volatils (esters, cétones, aldéhydes) formés par dégradation des lipides
et protéines. [5]
24
Partie 2: Etude de
l’organisme
25
I. Identification de l’entreprise et son environnement :
1. Présentation de l’entreprise :
Tableau 7: fiche d'identification d'entreprise
Taille (effectif :
permanent, saisonnier)
Capital 2.000.000 DH
2. Historique de la sociéte :
Tableau 8: Historique de la sociéte
Evènement 1 en
Création de l’entreprise
2022
Evènement 2 en l’entreprise lancé la production de slices : burger, cheddar
Mars 2022
Evènement 3 en Elle a introduit sur le marché deux nouveaux produits
Juillet 2022 portion : Dana et Ghali
26
3. Situation géographique et croquis de l’entreprise :
L’entreprise fromagerie Noor est située dans la route du nord vers le centre
DCHEIRA, LAAYOUNE, MOROCCO
27
Partie 3: Description de processus
de production
28
Partie 4: laboratoire
interne
29
Chapitre1 : Analyse des paramètres physico chimiques du fromage fondu :
I. Description des paramètres physico-chimiques :
Le consommateur est un acteur essentiel pour juger de l’acceptabilité d’un produit sur
les marchés national et international. Il se base sur ses organes sensoriels pour évaluer
la qualité du produit. Dans cet objectif, la Fromagerie Noor dispose d’un poste dédié
chargé de convertir ces critères subjectifs en paramètres mesurables tels que le pH,
l’extrait sec, la matière grasse et la texture, afin de confirmer analytiquement la bonne
qualité du produit fabriqué.
1. Détermination du pH :
La mesure du pH se fait chaque 30 min en introduisant l'électrode et la sonde de
température dans l'échantillon à analyser. La lecture est une valeur affichée sur un pH-
mètre étalonné d'avance.
2. Etalonnage de PH :
Le laboratoire d’analyse physico chimie fait l’étalonnage interne de pH-mètre chaque
semaine. Technicien de Laboratoire commencer par placer l’électrode de pH mètre dans
la solution pH égale 7, après environ 1 min, la mesure sera stable. Le compteur devrait
alors indiquer un pH de 7, puis rincer l’électrode avec l’eau distillé, puis placer
l’électrode dans la solution tampon de pH égale 4. Le pH-mètre doit indiquer une valeur
la plus proche possible de pH égale 4, après la configuration, rincer l’électrode avec
l’eau distillé puis placer là à nouveau dans le liquide d’étalonnage.
30
II. Détermination d'extrait sec totale (EST) :
Le principe de cette méthode repose sur la dessiccation par l’évaporation de l’eau d’une
quantité déterminée du fromage fondu. La matière sèche est exprimée en pourcentage
%.
On pèse 1.5g de fromage fondu étalé sur une feuille d’aluminium, nous le mettons dans
une dessiccateur à une température de séchage 120 °C pendant 10 min, l’eau s’évapore
et il ne reste que la matière sèche, et la lecture se fait directement sur le dessiccateur.
1. Taux d’humidité
L’humidité du fromage peut être directement calculée a partir de la teneur de la matière
sèche selon la formule suivant :
TH=100 – EST
Figure 6: Dessiccateur
Matériel :
Balance analytique
Butyromètre
Bain marie
Centrifugeuse
Pipette
31
Réactifs :
acide sulfurique, alcool iso amylique
Principe :
La détermination de la teneur en matière grasse est la dissolution des protéines du
fromage par un mélange d'alcool iso amylique et acide sulfurique, puis à une séparation
de la matière grasse par centrifugation, et à la fin, on effectue la lecture sur l'échelle du
butyromètre.
Mode opératoire :
Dans un butyromètre ont pesée 3g de fromage, et entrer le dans la chambre du
butyromètre puis en ferme le col par un bouchon. On ajoute l'acide sulfurique jusqu'à
l'immersion du fromage, après avoir bouché l'ouverture, on place le butyromètre dans un
bain marie à 85°C pendant 5min.
L'agitation se fait pendant 10 seconds. On répète l'opération (chauffage et agitation)
jusqu'a dissolution de tous les composants du fromage.
On retire le butyromètre du bain marie et on agite puis on ajoute 1mL de l'alcool
isoamylique et en complète par l'acide sulfurique (H₂SO₄) et on place dans une
centrifugeuse pendant 5 min, la lecture se fait directement sur l'échelle du butyromètre et
la teneur en matière grasse est exprimée en pourcentage.
Détermination de la teneur en matière grasse dans la matière sèche (MG/MS)
La teneur en matière grasse dans la matière sèche correspond au pourcentage en
masse de la matière grasse contenue dans la matière sèche du fromage. Elle doit
être supérieure à 30%
32
IV. Texture :
Dans le domaine alimentaire, la texture considérée essentiellement comme une propriété
sensorielle et regroupe un grand nombre de termes. Pour les fromages elle détermine sa
fermeté.
• Méthode sensorielle :
On peut avoir une idée sur la consistance de la pâte du fromage frais fondu par une simple
sensation en bouche (dégustation) afin de détecter sa fermeté (ferme, molle, fondante...).
• Méthode instrumentale :
On mesure la texture du fromage par un contrôle pénétrométrique qui est déterminé par un
appareil appelé Stevens, Cet appareil va permettre de détecter une force sur la pâte pour
contrôler sa texture en PENETRO. On dépose la sonde sur l'échantillon avec déférents
paramètres à régler (vitesse de pénétration, diamètre de sonde, profondeur de pénétration...),
puis on lit la valeur finale sur l'afficheur du texturomètre.
Appareil STEVENS
Pour mesurer la texture du fromage frais fondu de portions carrées, il faut un suivi de
J+20 min, J+7j
33
V. Test d’étanchéité au bleu de méthylène :
1. Principe :
Le but de ce test et déceler tout défaut de scellage et fuit au niveau des emballages.
2. Domaine d’application :
Cette méthode est applicable :
3. Matériel et réactif :
Pompe à vide
Bouteille en plastique
Bleu de méthylène
Figure 10:Bleu méthylène
4. Mode opératoire :
Préparer une solution de bleu méthylène diluée dans la bouteille
Vérifier l’étanchéité des soudures : Présence des traces de bleu du méthylène sur
le fromage
34
Chapitre 2 : les analyses microbiologie du fromage fondu :
Le contrôle de la qualité microbiologique des aliments reste indispensable car il permet
d’éviter la commercialisation et la consommation de produits dangereux ou non
conformes. Ceci se fait par des analyses règlementées et régit par normes (nationales
ou internationales) qui souvent imposent que l’aliment soit exempté de tous germe
pathogène ou de toxine microbienne et que la flore totale soit peu abondante.
o Peser 25.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Repartir en flacons ou tube stériles.
o Stériliser à l’autoclave à 121°C pendant 15min.
Préparation de l’échantillon :
1. Prélèvement :
36
3. Ensemencement et incubation:
Méthode :
Inclusion en profondeur ou étalement de la surface
Nombre de colonies
UFC/ml =
Volumes ensemencés (ml) × dilution
37
2. Le mode opératoire des coliformes totaux :
Principe :
Les coliformes totaux sont dénombrés par technique de comptage sur milieu gélose
après incubation. Leur présence est indicative d’une éventuelle contamination.
Objectif :
Evalue la qualité microbiologique du fromage.
Isoler et dénombrer les coliformes totaux dans des échantillons du fromage
Analysant la présence et la concentration des coliformes totaux.
Matériels et réactifs :
Milieu de culture VRBL
L'eau peptonée tamponnée (pour dilution).
L’eau distillée
Ethanol.
Boite de pétri.
Bain marie.
Autoclave.
Pipettes graduées stérilisés
Béchers.
Éprouvette.
Poste de sécurité microbiologique.
Homogénéisateur « STOMACHER » ou broyeur.
Plaque chauffante.
Incubateurs réglé à 32°C pour les coliformes totaux
Balance.
Bec bunsen.
Flacons.
Compteur des colonies.
Les gants stériles, bavette masque, Charlotte jetable…
38
Préparation de milieu de culture : VRBL
o Peser 38.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Faire chauffer le milieu à ébullition 100°C pendant 2 min pour actives les agents
sélectifs.
o Refroidissement de milieu de culture directement avec l’eau ou bien bain marie
jusqu’à (43°C- 47°C).
o Peser 25.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Repartir en flacons ou tube stériles.
o Stériliser à l’autoclave à 121°C pendant 15min.
Préparation de l’échantillon :
1. Prélèvement :
2. Dilutions :
Préparation des dilutions décimales successives 10⁻⁵
Ajouter 120ml d’eau peptonée tamponnée et 30g du produit fini
Homogénéisation par « STOMACHER » ou bien broyeur.
3. Ensemencement et incubation:
Méthode :
39
Homogénéiser avec des mouvements circulaires et laisser à refroidir dans la
zone stérile.
Sceller la boite petri à l’aide de Parafilm pour prévenir toute fuite ou
contamination extérieure.
Incubation :
Colonies typiques :
Comptage :
Nombre de colonies
UFC/ml =
Volumes ensemencés (ml) × dilution
40
3. Le mode opératoire des entérobactéries :
Principe :
L’ensemencement par milieu de culture VRBG (violet Red Bile Gélose) un milieu
sélectif destiné à déterminer la présence la quantité des entérobactériacea présente dans
divers produits notamment dans des produits alimentaires.
Objectif :
Matériels et réactifs :
41
Les gants stériles, bavette masque, Charlotte jetable…
o Peser 39.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Faire chauffer le milieu à ébullition avec agitation puis chauffer sur plaque
chauffante à 100°C pendant 2 min pour actives les agents sélectifs.
o Refroidissement de milieu de culture directement avec l’eau ou bien bain
marie jusqu’à (4°C- 47°C).
o Peser 25.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Repartir en flacons ou tube stériles.
o Stériliser à l’autoclave à 121°C pendant 15min.
Préparation de l’échantillon :
1. Prélèvement :
2. Dilutions :
Préparation des dilutions décimales successives 10⁻⁵
Ajouter 120ml d’eau peptonée tamponnée et 30g du produit fini
Homogénéisation par « STOMACHER » ou bien broyeur.
3. Ensemencement et incubation:
Méthode :
Incubation :
Les entérobactéries présentent des colonies violettes, entourées ou non d’un halo
violet de sels biliaires précipités
Comptage :
43
4. Le mode opératoire des levures et moisissures :
Principe :
Objectif :
Matériels et réactifs :
44
Les gants stériles, bavette masque, Charlotte jetable…
o Peser 45.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Faire chauffer le milieu à ébullition avec agitation puis chauffer sur plaque
chauffante à 100°C pendant 2 min pour actives les agents sélectifs.
o Stériliser par autoclave à 121 °C pendant 15 minutes. Refroidissement de milieu de
culture directement avec l’eau ou bien bain marie jusqu’à (43°C- 47°C).
o Peser 25.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Repartir en flacons ou tube stériles. Stériliser à l’autoclave à 121°C pendant 15min.
Préparation de l’échantillon :
1. Prélèvement :
2. Dilutions :
3. Ensemencement et incubation:
Méthode :
45
Couler avec SABOURAUD CHLORAMPHENICOL AGAR (15- 20 ml) et
laisser solidifier
Incubation :
Calculer le nombre des levures et moisissures par gramme (UFC/g) avec la formule :
UFC/ml =
Nombre de colonies
Volumes ensemencés (ml) × dilution
46
4. Le mode opératoire de sulfito-réductrices :
Principe :
Objectif :
Matériels et réactifs :
47
Les gants stériles, bavette masque, Charlotte jetable…
o Peser 25.5g de poudre de milieu de culture et les dissoudre dans 1000ml d’eau
distillé.
o Repartir en flacons ou tube stériles.
o Stériliser à l’autoclave à 121°C pendant 15min.
Préparation de l’échantillon :
1. Prélèvement :
2. Dilutions :
Préparation des dilutions décimales successives 10⁻⁵
Ajouter 120ml d’eau peptonée tamponnée et 30g du produit fini
Homogénéisation par « STOMACHER » ou bien broyeur.
3. Ensemencement et incubation:
Méthode :
48
Recouvrir d’une fine couche supplémentaire de milieu de culture pour limiter
la croissance des colonies aérobies strictes.
Homogénéiser avec des mouvements circulaires et laisser à refroidir dans la
zone stérile.
Sceller la boite petri à l’aide de Parafilm pour prévenir toute fuite ou
contamination extérieure.
Incubation :
Comptage :
49
Partie 5: Nettoyage et
désinfection
50
I. Nettoyage / désinfection généralités :
1. Définition :
Le nettoyage et la désinfection sont des opérations qui permettent de garantir la qualité
microbiologique des produits et la sécurité alimentaire des consommateurs.
Nettoyage : Action de retirer totalement les résidus et souillures des surfaces, les laissant
visuellement propre et aptes à être désinfectées efficacement. Le nettoyage permet à la
fois d’éliminer des salissures organiques (graisses, sang, sucre, amidon, protéines dont
allergènes,…) et inorganique (sels minéraux, rouille, résidus de carbonisation). Il permet
également d’éliminer des corps étrangers. A lui seul il n’est pas une garantie de
décontamination
Désinfection : opération au résultat momentané permettant de tuer ou d'éliminer les
microorganismes et/ou d'inactiver les virus indésirables portés sur des milieux inertes
contaminés, en fonction des objectifs fixés. Le résultat de cette opération est limité aux
micro-organismes présents au moment de l'opération.» La désinfection ne peut être
efficace qu’après un nettoyage.
51
Tableau 9: les étapes de nettoyage et désinfections
Nettoyage éliminer les souillures Utilisation d'un détergent, qui L’efficacité du détergent sera
visibles (déchets facilite le décollement des accrue si sa température, sa
d'aliments …). souillures Les méthodes concentration et son temps
d’application du détergent d’action sont optimisés
peuvent être variées : Aspersion.
Trempage.
canon à mousse.
Rinçage éliminer les souillures Utilisation d'eau claire en La quantité d’eau résiduelle après
Intermédiaire résiduelles, éliminer aspersion, circulation par jet à rinçage doit être la plus faible
les traces de détergent basse pression. possible, car elle risque de diluer le
ou de mousse encore désinfectant, qui sera alors moins
présentes et favoriser efficace : le rinçage intermédiaire
l’action du favorise donc l'action du
désinfectant appliqué désinfectant qui est appliqué à
à l’étape suivante. l'étape suivante.
Désinfection réduire le nombre de par l'action d'un désinfectant. Le Son action ne sera efficace que si
micro- organismes désinfectant peut être appliqué l’operateur respecte le temps
restant sur les surfaces par pulvérisation, trempage, d’action
et les matériels, circulation ou par aspersion ou
notamment les brumisation sur les surfaces et les
pathogènes. matériels.
C'est une étape qui est souvent
Rinçage Final éliminer les traces de par utilisation d’eau l'eau potable négligée, mais importante
solution (jet basse pression, aspersion ou
désinfectante. circulation d’eau) après avoir
laissé agir le désinfectant
52
Sujet : la mise en place de
l’analyse de protéine
53
Introduction
La quantification des protéines constitue un paramètre clé dans le contrôle qualité des
produits agroalimentaires, en particulier pour les denrées riches en matières azotées
comme le fromage fondu. Parmi les techniques analytiques disponibles, la méthode
Kjeldahl s’impose comme une référence incontournable en raison de sa robustesse et
de sa standardisation internationale.
Bien que cette méthode exige un temps d’analyse relativement long et l’utilisation de
réactifs corrosifs, elle demeure la technique privilégiée pour les matrices complexes
comme le fromage fondu. En effet, sa précision et sa reproductibilité en font un outil
fiable pour répondre aux exigences réglementaires (ISO, AOAC) et aux besoins de
l’industrie laitière en matière de traçabilité et d’étiquetage nutritionnel.
54
I. Les principes réaction dans des différentes étapes de Kjeldahl :
La méthode Kjeldahl :
La méthode Kjeldahl est une méthode analytique largement utilisée en chimie pour
déterminer la teneur en azote dans les échantillons, notamment dans les produits
alimentaires, les sols, les engrais et les produits pharmaceutiques. Elle a été mise
au point par le chimiste danois Johan Kjeldahl à la fin du 19ème siècle.
1. Digestion :
L'échantillon est digéré avec de l'acide sulfurique concentré (H₂SO₄). Cette étape
vise à décomposer la matière organique présente dans l'échantillon en composés
simples, principalement en ammoniac (NH₃). La réaction chimique générale peut
être représentée comme :
R−NH2+2H2SO4→NH4++2HSO4−
Le sulfate de cuivre (CuSO₄) est souvent ajouté comme catalyseur pour accélérer
la réaction de digestion.
2. Distillation :
L'ammonium formé est ensuite distillé. Dans cette étape, l'ammonium (NH₄⁺) est
libéré sous forme de gaz ammoniac (NH₃) par chauffage dans un milieu basique.
3. Titration :
Enfin, la quantité d'azote est déterminée par titrage de la solution contenant
l'ammonium borate. Un acide fort, tel que l'acide sulfurique, est souvent utilisé
pour libérer l'ammoniac de l'ammonium borate. Le titrage est réalisé avec une
solution standardisée d'acide ou de base, en utilisant un indicateur coloré pour
détecter le point d'équivalence du titrage.
55
Ces réactions chimiques fondamentales permettent de quantifier précisément la
teneur en azote dans un échantillon par la méthode de Kjeldahl. Chaque étape est
conçue pour assurer une conversion efficace de l'azote organique en une forme
mesurable et titrable, facilitant ainsi une analyse précise et fiable.
Distillateur
Balance analytique (± 0,0001 g)
Titrateur
Erlenmeyer + burette
Matra
Pipette
56
Support et réactifs
Burette
Pictogrammes
GHS05
Mentions de danger
57
Conseils de prudence
Conseils de prudence - prévention
Notes générales
Après ingestion
58
Principaux symptômes et effets, aigus et différés
Corrosion, Perforation de l'estomac, Risque de lésions oculaires graves,
Danger de cécité
Mesures de lutte contre l’incendie
Moyens d’extinction
Manipulation et stockage
59
4. les dangers et les risques liés à l’analyse :
pour L’environnement
4.3Éléments d’étiquetage :
GHS02, GHS05,
GHS07
Mentions de danger
60
H332 Nocif par inhalation
Conseils de prudence
4.4Premiers secours :
Notes générales
Après inhalation
médecin.
consulter un dermatologue.
En cas de contact avec les yeux, paupière ouverte rincer immédiatement à l'eau
Après ingestion
61
Rincer la bouche. Appeler un médecin en cas de malaise.
Moyens d’extinction
Tableau 10: tableau complété avec les 5M associés aux risques et dangers de la
méthode Kjeldahl :
nécessitant une
ventilation adéquate
Stress thermique chocs thermiques sur les Éviter les chocs thermiques en
verreries pouvant causer ne soumettant pas les verreries
des explosions. à
des changements
brusques de température.
Produits chimiques Utilisation d'acide Manipuler avec précaution
toxiques sulfurique corrosif et et utiliser des EPI appropriés.
Matière potentiel usage de
mercure.
Déchets chimiques Gestion incorrecte Suivre les protocoles de gestion
pouvant entraîner des des déchets chimiques.
problèmes
environnementaux.
Erreurs de dosage Mauvaises manipulations Former le personnel sur les
entraînant bonnes pratiques de laboratoire.
des résultats erronés
Méthode ou des
risques chimiques.
63
Réactions Possibilité Effectuer des tests dans des
exothermiques de réactions conditions contrôlées. |
générant de
la chaleur, augmentant le
risque de brûlures.
Inhalation et Risque d'inhalation de Porter des EPI comme des
contact cutané poussières ou de vapeurs, masques et des gants.
Main- et de contacts avec des
d'œuvre substances dangereuses.
Contamination Risque Établir des protocoles de
croisée de contamination des nettoyage rigoureux.
échantillons si les
équipements ne sont pas
correctement nettoyés.
Équipement Risque de bris de Inspecter régulièrement le
verreries, entraînant des matériel et remplacer les
coupures ou des équipements endommagés.
Matériel éclaboussures.
Manipulation Risque de brûlures dues à Utiliser des outils de
d'échantillons des solutions à haute manipulation adaptés et des
chauds température. gants résistants à la chaleur.
64
III. Le mode opératoire :
Préparation de l'Échantillon
Échantillonnage : Prélevez un échantillon de fromage fondu (environ 1 g
Mélange : Si nécessaire, broyez l'échantillon pour assurer une homogénéité
Digestion :
Chauffage :
Neutralisation :
Distillation :
65
Transférez la solution neutre dans un distillateur.
Distillez pour récupérer l'ammoniaque. Collectez l'ammoniaque dans un
flacon contenant une solution d'HCl (environ 50 ml, à 0,1 N).
Collecte: Assurez-vous que toute l'ammoniaque est collectée dans la solution
acide.
Titrage :
Préparation : Préparez une solution de NaOH standard (0,1 N).
Titrage :
Utilisez une burette pour titrer la solution acide contenant l'ammoniaque
avec la solution de NaOH.
Ajoutez quelques gouttes de l'indicateur (comme la phénolphtaléine).
Notez le volume de NaOH utilisé pour atteindre le point de
neutralisation.
La formule suivante pour calculer la teneur en azote
Calcul :
Calcul de l'Azote :
{Teneur en azote (g/100 g)} = V× C
m
- V = volume de NaOH utilisé (L)
- C = concentration de la solution de NaOH (mol/L)
- m = poids de l'échantillon (g)
Calcul de protéine :
Teneur de protéine : protéine (g) = Azote totale (g) ×6,25
- Conversion en Protéines : Multipliez la valeur de l'azote par un facteur
(généralement 6,25) pour obtenir la teneur en protéines.
Remarques de Sécurité :
Portez des équipements de protection individuelle (gants, lunettes de
protection, blouse).
Travaillez sous hotte pour manipuler les acides et éviter les émanations
nocives.
66
67
Chapitre 1 : Revue bibliographiques
68
Chapitre 2 : les réactifs et les
équipements mise en place de
l’analyse
69
Chapitre 3 : Manipulation explication
de l’analyse
Bibliographie :
[4]: Lucey, J. A. (2003). "Formation and Physical Properties of Milk Protein Gels".
Journal of Dairy Science.
70
[5]: Curioni, P. M. G., & Bosset, J. O. (2002). "Key Odorants in Various Cheese
Types". Food Chemistry.
[6]:
71