Introduction
Les vitamines sont des composés organiques indispensables au
fonctionnement normal de l’organisme humain. Elles ne peuvent pas
être synthétisées en quantité suffisante par le corps et doivent donc être
apportées par l’alimentation. Découvertes au début du XXᵉ siècle, les
vitamines jouent un rôle crucial dans les processus métaboliques, la
croissance, la reproduction et la prévention de diverses maladies.
I. Clarification conceptuelle
Les vitamines : sont des substances sans valeur énergétique mais
pourtant essentielles pour l'organisme. Ces substances sont en effet
nécessaires à un grand nombre de processus physiologiques. A
l'exception de deux d'entre elles (vitamines K et D), le corps humain est
incapable de les fabriquer. Il existe treize vitamines à savoir :
vitamine A, vitamine C, vitamine D, vitamine E, vitamine K, vitamine
B1, vitamine B2, vitamine B3, vitamine B5, vitamine B6, vitamine B8,
vitamine B9, vitamine B12.
II. Les differents types de vitamines
1. Les vitamines liposolubles:
sont comme leur nom l'indique solubles dans les graisses. Comme notre
organisme possède naturellement des réserves graisseuses, c'est à ces
endroits que les vitamines liposolubles seront stockées. Ce groupe
comprend les vitamines A, D, E et K.
2. Les vitamines hydrosolubles:
sont, comme leur nom l'indique, solubles dans l'eau. Contrairement à
leurs homologues liposolubles, l'organisme ne les stocke pas. Il n'y a
donc pas de risque d'hypervitaminose. Mais il faut faire attention aux
carences qui peuvent arriver facilement si on n'en consomme pas assez.
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III. Rôles des vitamines dans l'organisme
Dérivé du mot latin vita qui signifie « la vie », les vitamines sont des
substances organiques indispensables au bon fonctionnement des
cellules du corps humain.
1. Fonctions physiologiques
Vitamine A ou rétinol.
C’est la vitamine de l’œil, de la vision. Elle est très antioxydante, elle
favorise la croissance des os, des bronches et protège l’organisme
contre les infections. Son rôle bénéfique et anti-âge sur la peau est
connu. Elle entre dans la composition de nombreuses crèmes
cosmétiques.
Elle se retrouve dans les aliments d’origine animale : foie, huile de
poisson, œufs, beurre, laitages, fromages... Dans les aliments d’origine
végétale, elle est retrouvée sous la forme de provitamine A (ou encore
béta carotène) dans les tomates, choux, carottes, abricots, potirons,
melon...
Vitamine B1 : thiamine ou aneurine.
La vitamine B1 est nécessaire dans la production d’énergie, la
croissance cellulaire et elle participe à la transmission de l’influx
nerveux. Elle améliore la digestion et protège des effets toxiques de
l’alcool. Une carence grave existe en vitamine B1 dans les pays en voie
de développement appelé le béribéri qui provoque une insuffisance
cardiaque et des troubles neurologiques. En France, sa carence peut
être responsable de polynévrites (atteinte du système nerveux)
majorées par l’alcoolisme.
On la retrouve dans les céréales complètes, flocons d’avoine, volailles,
les légumes secs, la levure de bière principalement. Des compléments
vitaminiques peuvent être proposés après avis du médecin
et/pharmacien aux personnes qui consomment de grande quantité de
thé ou café, aux personnes âgées, aux insuffisants cardiaques.
Vitamine B2 ou riboflavine.
Comme la vitamine B1, elle est impliquée dans la production d’énergie,
permet la fabrication des globules rouges, des hormones, protège la
peau et les muqueuses en favorisant la réparation des tissus. Des
carences existent en vitamine B2 dans les pays industrialisés du fait des
modes alimentaires et provoquent alors des lésions de la peau
(dermatose séborrhéique) des muqueuses de la cavité buccale ou
génitale. On retrouve cette vitamine B2 principalement dans les
produits laitiers, œufs, abats, la levure, les mollusques…
Vitamine B3 : vitamine PP, nicotinamide ou niacine.
Cette vitamine B3 sert de cofacteur à la vitamine B6 pour la production
de l’énergie cellulaire et notamment pour le processus de formation de
l’ADN (matériel génétique) qui permet une croissance et un
développement normal de l’organisme.
La vitamine B3 est impliquée dans la dégradation du glucose (diminue le
taux de cholestérol et les triglycérides) et sa carence entraine une
maladie appelée la pellagre qui provoque des problèmes cutanés,
digestifs et nerveux. On la retrouve dans les viandes, les abats, les
poissons, les légumes secs, la levure, les figues, les avocats…
Un supplément en vitamine B3 peut être pris par les femmes enceintes,
allaitantes, les personnes souffrant de cholestérol et de triglycérides
trop élevés, les diabétiques, les personnes âgées. Pour ce supplément,
demander conseil à votre pharmacien.
Vitamine B5 ou acide pantothénique.
Cette vitamine est impliquée dans la production d’énergie, la réponse au
stress, la synthèse de l’hémoglobine, la fertilité et la transmission de
l’influx nerveux.
Elle se trouve surtout dans la gelée royale, les abats, champignon,
viandes, poissons, lentilles, œufs…
Un supplément en vitamine B5 peut être pris par les personnes soumises
à un stress chronique, les diabétiques ou les personnes à risques
cardiovasculaires, demander alors conseil à votre pharmacien.
Vitamine B6 ou pyridoxine.
La vitamine B6 joue un rôle important dans la synthèse des lipides, de
l’hémoglobine et dans la prévention des troubles du système nerveux.
Elle intervient dans la production d’énergie, la synthèse des protéines et
aide l’organisme à lutter contre les produits toxiques, les virus et les
bactéries grâce à la synthèse de taurine. Elle permet surtout aux cellules
de fixer le magnésium, elle joue un rôle dans la réponse au stress et
soutient l’immunité. Elle est souvent associée dans des compléments
alimentaires à la vitamine B1 et au magnésium. On la retrouve dans les
choux, les pommes de terre, les lentilles, les bananes, œufs, abats,
viandes et poissons.
Vitamine B8 ou biotine.
La vitamine B8 est impliquée dans la production d’énergie, pour la
synthèse du glucose et a un rôle sur le cycle pilaire en stimulant la
pousse des phanères (cheveux et ongles) par action sur la multiplication
cellulaire. On la retrouve dans les abats, le jaune d’œuf, le soja, les
lentilles, le maïs et les noix. Elle est retrouvée dans des compléments
alimentaires. Il n’existe pas de risque de surconsommation de vitamine
B8.
Vitamine B9 ou acide folique.
L’acide folique est bien connu pour son action dans le métabolisme des
acides aminés et sa participation à la fabrication de toutes les cellules
du corps dont les globules rouges. Sa carence peut entrainer une
anémie et conduire jusqu’à des syndromes dépressifs ou d’anorexie. Des
carences en vitamine B9 chez la femme enceinte entraine un risque de
malformation du système nerveux du fœtus. L’acide folique existe sous
la forme de folates présent surtout dans les feuilles de végétaux : choux,
salade, brocolis, épinards, dans les abats, les graines et les
légumineuses. Un supplément en vitamine B9 peut être conseillé aux
femmes en âge d’avoir des enfants, aux personnes dépressives,
personnes âgées, aux fumeurs...
Vitamine B12 ou cobalamine.
La vitamine B12 est nécessaire aux globules rouges et aux cellules
nerveuses. Elle intervient dans la synthèse de l’ADN qui supporte le code
génétique des cellules. Sa carence est responsable d’anémie et en
intraveineuse, elle est indiquée pour guérir des états de fatigue
chronique. La vitamine B12 est surtout présente dans les aliments
d’origine animale : abats, bœuf, agneau, coquillages, poissons gras,
œufs mais aussi boisson de soja et de riz enrichies en vitamine B12. Un
supplément en vitamine B12 peut être proposé aux personnes âgées ou
encore chez les personnes suivant un régime végétalien. Attention : une
utilisation prolongée et à forte dose de la vitamine B12 peut aggraver
un phénomène d’acné et provoquer une coloration rouge des urines.
Vitamine C ou acide ascorbique.
En plus de ses propriétés antioxydantes (c’est-à-dire de la protection des
dégâts cellulaires provoqués par l’oxygène), la vitamine C contribue à la
santé des os, des cartilages, des dents, des gencives. Elle protège contre
les infections, accélère la cicatrisation et permet l’absorption du fer
contenu dans les végétaux. Elle est retrouvée dans de nombreux fruits
(orange, fraise, kiwi, pamplemousse..) mais aussi dans de nombreux
légumes (poivron rouge, brocoli, choux, betterave..).
Prise sous forme de complément, elle semble réduire les risques de
maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de la cataracte. Elle
est utile en prévention des pathologies ORL notamment chez les enfants
et les sportifs.
Demander conseil à votre pharmacien.
Vitamine D ou calciférol (ergocalciférol, cholecalciférol).
Cette vitamine est essentielle dans la santé des os et des dents. Elle
permet l’utilisation du calcium et du phosphore pour le maintien et la
croissance de la structure osseuse. Elle joue également un rôle très
important dans la maturation des cellules du système immunitaire et
régule la pression artérielle. C’est la seule vitamine qui peut être
synthétisée par notre organisme en s’exposant (bras, visage, torse si
possible) aux beaux jours entre 10 à 20 minutes au soleil (protégé par
une crème solaire bien sûr).
Elle se retrouve également dans les poissons gras comme le saumon, le
maquereau, sardines en boites et dans le foie de morue.
Sa prise sous forme de suppléments fortement dosés au moment de
l’automne notamment, nécessite un avis médical et une prescription.
Vitamine E ou tocophérol, tocotriénols.
Elle est constituée de deux familles : les tocophérols et les tocotriénols
qui ont chacun plusieurs sous familles. Il existe ainsi au total 8 formes de
vitamine E. La vitamine E est un antioxydant majeur qui protège la
membrane des cellules du corps et en particulier la membrane de
globules rouges et des cellules immunitaires. On la retrouve dans les
huiles vierges d’olive, de colza, les amandes et les fruits à coques, les
épinards, avocats. Des compléments en vitamine E existent pour les
personnes âgées, les fumeurs ou encore le sportif à activité intense:
notemment le complément alimentaire de Richelet, riche en vitamines C
et E, destiné aux personnes qui prennent conscience des effets du temps
sur leur organisme, et souhaitent réagir.
Vitamine K.
La vitamine K intervient dans le processus de la coagulation du sang, la
minéralisation osseuse et la croissance cellulaire. Il y a deux grandes
familles de vitamine K : la vitamine K1 qui se trouve dans les légumes
verts à feuilles, les crucifères, le persil, les épinards, la laitue, les
tomates et la seconde ; la vitamine K2 : qui représente environ 10% des
apports, est produite et synthétisée par les bactéries du tube digestif.
Les carences sont rares sauf chez le nouveau-né ou un complément peut
être proposé à la naissance.
2. Prévention des carences et maladies
6. Excès et hypervitaminoses
Liposolubles : possibilité d’accumulation et de toxicité (hypervitaminose
A : céphalées, troubles hépatiques ; D : hypercalcémie ; E : troubles de la
coagulation ; K : rare mais possible).
Hydrosolubles : élimination urinaire rapide, rarissime intoxication, mais
très fortes doses de vitamine B₆ ou C peuvent causer des troubles
nerveux ou digestifs.
Les stratégies de prévention des carences vitaminées interviennent à
plusieurs niveaux : individuel, communautaire et sociétal. Voici les
principales approches :
1 Prévention individuelle
Alimentation variée : consommer quotidiennement un large éventail
d’aliments riches en vitamines (fruits, légumes, produits laitiers, viandes
maigres, poissons gras, oléagineux).
Exposition solaire modérée : 10–15 minutes par jour de soleil sur le
visage et les avant-bras pour stimuler la synthèse cutanée de vitamine
D.
Suppression du tabac : le tabagisme diminue l’absorption de vitamine C
et accélère son catabolisme.
2 Fortification et enrichissement
Farines et céréales : enrichissement en acide folique (vitamine B₉) pour
prévenir les anomalies du tube neural (spina bifida) chez le nouveau-né.
Lait et substituts : addition de vitamine D pour réduire le risque de
rachitisme chez l’enfant et d’ostéomalacie chez l’adulte.
Programmes nationaux : exemple du riz doré (Golden Rice)
génétiquement modifié pour contenir du bêta-carotène, précurseur de
la vitamine A, visant à lutter contre la cécité des enfants dans les pays
en développement.
3 Supplémentation ciblée
Femmes enceintes : acide folique (400 μg/j) dès la conception et
pendant le premier trimestre.
Nourrissons allaités : supplément de vitamine D (400 UI/j) dès la
naissance jusqu’à la diversification.
Personnes âgées : apport de vitamine D (800–1000 UI/j) et vitamine B₁₂
(500 μg/j par voie orale) pour limiter la déminéralisation osseuse et le
déclin cognitif.
Populations à risque : suppléments multivitaminés lors de crises
alimentaires ou après des catastrophes naturelles.
4 Suivi et dépistage
Dosages sanguins : vitamine D, B₁₂, folates et marqueurs de l’anémie
pour surveiller l’efficacité des interventions.
Bilans nutritionnels : consultations régulières avec un diététicien ou un
médecin pour adapter les besoins.
5 Éducation et sensibilisation
Campagnes médiatiques : spots radio, affiches, réseaux sociaux pour
informer sur les apports vitaminés.
Éducation scolaire : programmes dans les écoles primaires et
secondaires.
Formation des professionnels de santé : nutritionnistes, sages-femmes
et infirmiers formés aux signes cliniques de carence.
Ces actions combinées permettent de prévenir efficacement les carences
vitaminées et de réduire l’incidence de maladies telles que : scorbut,
pellagre, rachitisme et anémie mégaloblastique.###
2. Prévention des carences et maladies
Hypovitaminose A : troubles de la vision nocturne, xérophtalmie, risque
accru d’infections.
Carence en vitamine D : rachitisme chez l’enfant, ostéomalacie chez
l’adulte, fragilité osseuse.
Déficit en vitamine E : troubles neuromusculaires, anémie hémolytique.
Carence en vitamine K : hémorragies, troubles de la coagulation.
Déficits en vitamines B : fatigue, anémie, neuropathies, troubles cutanés
et digestifs.
Manque de vitamine C : scorbut (fatigue, hémorragies, douleurs
articulaires).
Vitamines Liposolubles : accumulation possible et toxicité
(hypervitaminose A : céphalées, anorexie, troubles hépatiques ; D :
hypercalcémie et ses conséquences ; E : risques de troubles de la
coagulation ; K : rare mais à surveiller).
Vitamines Hydrosoluble : élimination urinaire rapide, intoxications
rares, mais des doses très élevées de vitamine B₆ ou C peuvent
provoquer des troubles nerveux ou digestifs.
IV. Besoins, apports et précautions
1. Besoins variables selon l'âge, le sexe, l'état de santé
Les besoins en vitamines varient selon l’âge, le sexe et l’état
physiologique (grossesse, allaitement, vieillissement). Pour couvrir ces
besoins, les apports doivent être adaptés à chaque profil tout en
respectant certaines précautions pour éviter les risques
d’hypervitaminose ou d’interactions médicamenteuses.
Les ANR varient selon l’âge, le sexe et l’état physiologique (grossesse,
allaitement). Pour un adulte moyen :
Vitamine A : 800 μg/j
Vitamine D : 15 μg/j
Vitamine E : 12 mg/j
Vitamine K : 75 μg/j
Thiamine (B₁) : 1,1 mg/j
Riboflavine (B₂) : 1,4 mg/j
Niacine (B₃) : 16 mg/j
Acide pantothénique : 5 mg/j
Pyridoxine (B₆) : 1,3 mg/j
Biotine (B₈) : 50 μg/j
Acide folique (B₉) : 200 μg/j
Cobalamine (B₁₂) : 2,4 μg/j
Vitamine C : 80 mg/j
Précautions et recommandations pratiques
Respect des doses : ne pas dépasser les ANR sans avis médical (surtout
pour les vitamines liposolubles à risque d’accumulation).
Interactions médicamenteuses : certaines vitamines (K, E, B₆) peuvent
interférer avec les anticoagulants, les anticonvulsivants ou les
traitements contre le cancer.
Qualité des suppléments : choisir des compléments certifiés (labels de
qualité, GMP) pour garantir pureté et dosage.
Surveillance médicale : dosages sanguins avant et pendant une
supplémentation prolongée.
Alimentation d’abord : privilégier l’apport via l’alimentation variée
avant de recourir aux suppléments.
2. Risques liés à la carence ou à l'excès
Lorsqu'ils sont consommés naturellement dans les aliments, ces
nutriments sont peu susceptibles de causer des dommages, même
lorsqu'ils sont consommés en grande quantité.
Nonobstant, lorsqu'ils sont pris en doses concentrées sous forme de
supplément, il est facile d'en prendre trop, et cela peut entraîner des
problèmes de santé.
A l'instar de la vitamine K, certaines vitamines hydrosolubles n'ont pas
de toxicité observable et donc pas de quantité fixe. Ces vitamines
comprennent la vitamine B1 (thiamine), la vitamine B2 (riboflavine), la
vitamine B5 (acide pantothénique), la vitamine B7 (biotine) et la
vitamine B12 (cobalamine).
D’autre part, si ces vitamines n’ont pas de toxicité observable, certaines
d’entre elles peuvent interagir avec les médicaments et interférer avec
les résultats des analyses de sang. Par conséquent, les prises de
compléments nutritionnels sont donc à faire avec la plus grande
précaution.
Rappel sur les vitamines hydrosolubles et leurs effets secondaires
indésirables
Bien que la vitamine C ait une toxicité relativement faible, des doses
élevées peuvent provoquer des troubles gastro-intestinaux (diarrhées
[7], crampes, nausées, vomissements). Les migraines peuvent survenir à
des doses d’environ 6 g/jour.
Lorsqu'elle est prise sous forme d'acide nicotinique, la niacine (vitamine
B3) peut entraîner une hypertension artérielle, une vision altérée, des
douleurs abdominales et des lésions hépatiques lorsqu'elle est
consommée à des doses élevées (entre 1 et 3g/jour).
Une surconsommation à long terme de vitamine B6 (pyridoxine) peut
provoquer des symptômes neurologiques graves, des lésions cutanées,
des nausées, une sensibilité à la lumière et des brûlures d’estomac.
Plusieurs études rapportent que ces symptômes se produisent à des
apports compris entre 1 à 6g/j.
Prendre trop de folate ou d'acide folique (vitamine B9) sous forme de
supplément peut affecter la fonction mentale, avoir un impact négatif
sur le système immunitaire et masquer une carence en vitamine B12
potentiellement sévère.
Notez que ce sont des effets secondaires que les personnes en bonne
santé peuvent ressentir lorsqu'elles prennent de fortes doses (en mg par
jour ou en Unité Internationale)de ces vitamines. Les personnes
souffrant de problèmes de santé peuvent éprouver des réactions encore
plus graves à la prise d'une trop grande quantité de vitamine.
De nombreux fruits et légumes frais ont une forte teneur en vitamine C
naturelle sous forme d'acide ascorbique : consommer régulièrement
poivrons, oranges, kiwis et citrons couvrent les besoins quotidiens selon
les apports nutritionnels conseillés (environ 110 mg de vitamine C pour
un adulte).
De plus, bien qu'il soit peu probable que la vitamine C provoque une
toxicité chez les personnes en bonne santé, elle peut entraîner des
lésions tissulaires et des anomalies cardiaques mortelles chez les
personnes atteintes d’un trouble du stockage du fer -
l’hémochromatose. Cette maladie génétique est due à une absorption
intestinale excessive de fer, avec pour conséquence le dépôt de cet
élément au niveau de différents organes tels que la peau, le cœur et le
foie.
Rappel sur les vitamines liposolubles et leurs effets secondaires
indésirables
Les vitamines liposolubles (solubles dans les solvants organiques)
peuvent s’accumuler dans les tissus de votre organisme, et elles peuvent
donc causer beaucoup plus de dommages lorsqu'elles sont prises à des
doses élevées, en particulier sur de longues périodes.
Seules 3 vitamines liposolubles (vitamine A, vitamine D, vitamine E) ont
une valeur UI (unité internationale de mesure pour la quantité d'une
substance) fixe en raison de leur potentiel à causer des dommages à des
doses élevées. Cependant, bien que la vitamine K ait un faible potentiel
de toxicité, elle peut interagir avec certains médicaments comme les
antibiotiques.
Bien que la toxicité de la vitamine A puisse survenir en mangeant des
aliments riches en vitamine A, elle est principalement associée à des
suppléments. Les symptômes comprennent des nausées, une
augmentation de la pression intracrânienne, le coma et même la mort.
La toxicité de la prise de doses élevées de suppléments de vitamine D
peut entraîner des symptômes dangereux, notamment une perte de
poids, une perte d'appétit et un rythme cardiaque irrégulier. Il peut
également augmenter les taux de calcium dans le sang, ce qui peut
entraîner des dommages au niveau des organes.
Les suppléments de vitamine E [8] à forte dose peuvent interférer avec
la coagulation sanguine, provoquer des hémorragies et entraîner un
AVC.
Symptômes et effets des carences en vitamines
Comme les vitamines hydrosolubles ne sont pas stockées par
l’organisme, une carence peut se manifester après quelques mois. Au
contraire, les vitamines liposolubles et la vitamine B12 sont stockées
surtout dans le foie. Une carence peut donc prendre plusieurs mois,
voire des années, avant de se manifester.
Les symptômes des carences sont nombreux et varient en fonction de
chacune des vitamines. Ce qu’il faut retenir : dans les sociétés
développées, les déficits graves sont rares et surviennent surtout chez
les individus présentant des problèmes nutritionnels et digestifs
particuliers, tels que l’alcoolisme, la malnutrition, la malabsorption
intestinale, la chirurgie bariatrique, les régimes trop sévères ou encore
une absence d’exposition au soleil pour la vitamine D.
Voici quelques exemples parmi les carences les plus courantes (1) :
Vitamine D
Cette vitamine est nécessaire, entre autres, pour l’absorption intestinale
du calcium et du phosphore. Une carence est donc associée à de la
faiblesse musculaire et osseuse. Chez les nourrissons, elle se manifeste
par le rachitisme : un crâne mou, une croissance osseuse ralentie, et un
retard à s’asseoir et à se déplacer. Chez les femmes ménopausées, un
déficit peut aggraver l’ostéoporose.
Vitamine B12 et acide folique
Ces deux vitamines sont essentielles pour la production des globules
rouges. Le déficit de l’une et/ou de l’autre peut donc entraîner des
anémies (fatigue, pâleur, faiblesse, etc.) parfois graves avec des
atteintes neurologiques qui peuvent persister chez la personne âgée. Un
déficit en folates au moment de la grossesse est étroitement associé à
un risque plus élevé d’avoir un nouveau-né avec une malformation
congénitale de la moelle épinière ou du cerveau à la naissance. Chez la
personne âgée, le déficit en vitamine B12 est associé à des pertes de
mémoire, à de l’irritabilité et à d’autres troubles de l’humeur, ce qui
rend souvent ce diagnostic difficile à distinguer de la maladie
d’Alzheimer et d’autres formes de démence sénile.
Vitamine C (acide ascorbique)
Le déficit sévère en vitamine C est très rare dans les sociétés où
l’approvisionnement alimentaire est adéquat. Il se manifeste par de la
fatigue, de la faiblesse et de l’irritabilité. Un déficit sévère, autrefois
observé chez les marins, est responsable du scorbut, qui se caractérise
également par des ecchymoses ainsi que des problèmes aux gencives et
aux dents.
Vitamine B1 (thiamine)
La thiamine joue un rôle essentiel dans la production d’énergie par les
cellules, et un déficit peut entraîner une perte d’appétit, une fatigue
intense et une perte de poids. Dans les cas plus sévères, ce déficit est
responsable du béribéri, une condition qui peut entraîner des troubles
neurologiques et cardiaques. Dans d’autres cas, une faiblesse
musculaire peut se manifester, allant parfois jusqu’à la paralysie
musculaire.
Vitamine A (rétinol)
La vitamine A joue un rôle crucial dans la vision. Une carence, très rare
dans les pays développés, se manifeste principalement par des troubles
oculaires, notamment une diminution de l’acuité visuelle et une
sécheresse de la cornée qui peut mener à une cécité irréversible.
Conclusion
Les vitamines sont des micronutriments essentiels pour la santé et la
prévention de nombreuses maladies. Une alimentation variée et
équilibrée, renforcée par des stratégies de fortification et de
supplémentation adaptées aux besoins de chacun, permet de prévenir
efficacement les carences tout en évitant les risques
d’hypervitaminoses. L’éducation nutritionnelle et le suivi médical sont
des leviers indispensables pour maintenir un bon état de santé.
Bibliographie
ANSES, « Avis relatif aux apports nutritionnels conseillés en vitamines et
minéraux ».
OMS, « Vitamines et minéraux essentiels ».
L. Devlin, « Textbook of Biochemistry », Chapman & Hall, 2010.
R. Murray, D. Granner, et al., « Harper's Biochemistry », McGraw-Hill,
2018.
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