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Said Ramdane
Du 21 au 23-4-2024
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Sommaire
CHAPITRE IV : CAPTAGE PAR FORAGE
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1- METHODES DE FORAGE - COMPARAISON
Le comportement des terrains à la foration dépendra bien sûr de leur nature, mais aussi de leur teneur en
eau. L’expérience seule permet d’évaluer correctement la remontée de cuttings et l’avancement du forage
en fonction de la méthode utilisée. Au-delà d’une certaine profondeur le rotary à l’air est exclu car difficile
à maîtriser (remontée des cutting). Dans les terrains peu consolidés, la technique valable est celle du rotary
à la boue. Toutefois, il convient à l’hydrogéologue de recommander la technique adéquate en fonction, bien
évidemment, des conditions hydrogéologiques, mais aussi d’autres aspects liés au cout de réalisation, au
diamètre souhaité, la profondeur à atteindre, à l’accessibilité des sites et aussi à la durée de réalisation.
Le tableau suivant (tableau 01) énumère les différentes méthodes utilisées en forage d’eau en synthétisant
les avantages et les inconvénients de chacune d’elles. Toutefois pour la suite du cours nous retiendrons
qu’en reconnaissance,
La méthode du rotary est plus rapide et plus efficace et permet à l’hydrogéologue une parfaite maitrise des
informations pouvant être recueillies, à savoir : une bonne description des cuttings, possibilité de réaliser
des enregistrements de diagraphies. Le principe de cette méthode est décrit dans le paragraphe suivant.
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Tableau 01 : Comparaison des méthodes de forage
METHODE DE FORAGE PRINCIPE FLUIDE UTILISE AVANTAGES INCONVENIENTS
Battage
a- procédé Pennsylvanien
-le forage s’effectue en discontinue (forage puis curage de
(procédé à câble) : Où le -investissement moins important (cout réduit)
cuttings et ainsi de suite)
trépan est à accrocher -énergie dépensée faible
-forage lent
directement au câble sous une - facilité de mise en œuvre
-difficultés pour équilibrer les pressions d’eau jaillissante.
masse tige (tige très lourde -pas de boue de forage
Elle consiste à soulever un outil très lourd (trépan) et le laisser retomber sur -Difficultés pour le prélèvement des cuttings en vue d’un
b- procédé Canadien : le Eau claire dans la -récupération aisée d’échantillons
la roche à perforer en chute libre. Les cuttings sont remontées par soupapes carottage lithologique.
trépan est fixé sous un train de zone non saturée. -nécessite moins d’eau (40 à 50 l/h)
à piston ou à clapet -Peu recommandées dans les terrains meubles instables. Dans
tiges pleines. Il est surtout -la détection de la nappe même à faible pression est facile
ce cas des tubes guides sont nécessaires engendrant des
utilisé dans l’Europe de l’est. -très recommandée dans des zones fissurées ou karstiques
surcouts de réalisation.
c- procédé Raky (s’appelle (risque lié aux pertes de boue).
-carottage électrique quasi impossible
aussi battage rapide) : Utilise -accessibles à tous les sites
des tiges creuses avec
circulation d’eau.
La perforation est assurée par un taillant pilote surmonté d’un aléseur
excentrique. Ce système permet au tube de revêtement de descendre dans
le trou sans rotation à la suite de l’aléseur. Cette technique peut être utilisée -investissement à cout réduit
-nécessite la mise en place d’un tube guide au fur et a mesure
par : - facilité de mise en œuvre
de la foration.
-un équipement fonctionnant hors du trou, c'est-à-dire avec un marteau et -pas de boue de forage
-Difficultés pour le prélèvement des cuttings en vue d’un
ODEX son mécanisme de percussion et de rotation situés en surface. Eau claire -nécessite moins d’eau (40 à 50 l/h)
carottage lithologique.
-un équipement fonctionnant avec un marteau fond de trou dont la rotation -la détection de la nappe même à faible pression est facile
-carottage électrique quasi impossible
est assurée par un moteur situé à l’extérieur, et l’énergie de percussion est -accessibles à tous les sites.
assurée en fond de trou par le marteau fond de trou qui assure la foration -permet de réaliser des trous de grand diametre
par l’intermédiaire d’un guide et de l’outil comprenant le taillant pilote et
l’aléseur excentrique
Havage :
-Profondeur limitée à 100m
-havage manuel C’est une technique d'extraction consistant à creuser le terrain à la base du -Avancement difficile, voir impossible dans les terrains dures
-forage rapide 10 à 20m/j en terrain meuble
-rotation avec circulation tubage en position verticale. Le tubage s’enfonce sous l’effet de son poids. -cout et temps de réalisation réduit par rapport au havage
-permet de réaliser des puits de grand diamètre adapté au
inverse On peut utiliser des buses en béton empilées progressivement au fur et à Eau claire manuel
aquifères peu profonds, dont l’épaisseur de la zone saturée est
-forage à sec avec tarière mesure de leur enfoncement. Cette technique est limitée à des ouvrages peu -cout élevée en cas du havage manuel.
faible.
-les bennes preneuses à profonds. -carottage électrique quasi impossible
câbles du type Hammer Grab
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circulation inverse consiste à l’injection du fluide de forage dans l’espace -Permet un bon carottage lithologique (prélèvement de cuttings
annulaire, et la remontée des cuttings se fait dans les tiges de gros de manière régulière).
diamètres. La circulation inverse peut être assurer par : -Avantages dans les enregistrements des diagraphies.
-Soit par aspiration du mélange eau- cuttings à travers le train de tiges par -les forages de grands diamètres sont exécutés rapidement et
une pompe d’aspiration (pompe centrifuge) économiquement
-soit par utilisation de l’air comprimé, qui consiste à alléger l’eau ou la boue -pas de tubage pendant la foration
par injection de l’air comprimé provoquant la remontée du mélange eau- -facilité de mise en place de la crépine
cuttings à travers les tiges de gros diamètres. -bons rendements dans les terrains tendres
-consommation de l’énergie économique
- permet de traverser des terrains durs : utilisée dans les
formations dures et surtout dans les formations karstiques qui
-Diamètre du trou limité : habituellement entre 85 à 381 mm.
Le principe repose sur un taillant à boutons en carbure de tungstène, fixé sont à la fois dure et provoquent souvent des pertes de
- en cours de forage, la remontée des cutting érode les parois
directement sur un marteau pneumatique, est mis en rotation et percussion circulation de boue non maitrisables.
MFT : Marteau au fond du Air comprimé + du trou, ce qui peut entraîner des effondrements susceptibles
pour casser et broyer la roche du terrain. Le marteau fonctionne comme un - permet une vitesse de perforation plus élevée que celles
trou Mousse de bloquer le train de tige
marteau piqueur, à l’air comprimé à haute pression (10 à 25 bars) qui est obtenues avec les autres techniques.
- les pertes d’air dans les terrains très meubles entraînent une
délivré par un compresseur, et permettant de remonter les cuttings. -mise en œuvre rapide et simple.
diminution de la vitesse ascensionnelle des cutting
-permet de détecter la présence d’un aquifère lors du forage
(pas d’effet aveugle provoqué par la boue)
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2-PRINCIPE DU ROTARY
Un outil monté sur une ligne de tige est animé d’un mouvement de rotation et d’une pression verticale
assurée par le poids de la masse tige. Le mouvement de rotation est transmis à la ligne de sonde par la table
de rotation qui entraine la tige carrée (Kelly) a la quelle est fixé le train de tige.
La ligne de sonde et le Kelly sont creux et laissent passer la boue de forage et sont suspendus au crochet du
mat par la tête d’injection. Cette dernière relie, par un col de cigogne, l’intérieur de la ligne de sonde avec
le flexible d’injection et la pompe a boue.
Cette boue injectée à l’intérieur des tiges par la pompe traverse l’outil de forage (trépan) comportant des
trous et remonte à la surface par l’espace annulaire en entrainant les particules de sédiments ou cuttings
« broyés » par le mouvement de rotation et de pression exercés sur l’outil.
Dans son mouvement vers le haut, la boue tapisse les parois du trou et forme un « mud cake » épais qui
maintient stable les parois du trou.
Arrivée au sol, la boue chargée de
cuttings, est écoulée à travers de
rigoles, dans un ou plusieurs bassins
(ou fosses préalablement creusées)
pour faire décanter les cuttings avant
d’être réinjectée par une pompe à
boue.
Les cuttings sont échantillonnées et
numérotées et permettent la
reconstitution de la colonne
lithologique du forage.
LES OUTILS
Outils à lames utilisés dans les formations compactes à texture fine et de dureté peu élevée.
Taillants pour roto percussion (MFT)
Outils à molette : broient et font éclater la roche
Il y a des outils a dents lentes et espacées pour les formations tendres et des outils à dents courtes et
rapprochées pour les terrains dure.
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Outils carottiers : ils agissent par abrasion et permettent de forer les formations dures et d’en extraire des
échantillons cylindriques (carottes). Ce procédé est utilisé notamment pour les études stratigraphiques et
surtout en géotechnique pour les différents essais de laboratoire.
3. PRELEVEMENT DES ECHANTILLONS ET ANALYSE GRANULOMETRIQUE
3.1- mode de prélèvement et généralités
Selon le mode de foration employé, il est plus ou moins facile de procéder à l'examen des éléments
d'extraction et de les analyser. Le prélèvement relève de deux techniques :
Soit prise directe d'échantillons provenant des cuttings, débris de forage,
Soit recours à un outil destiné à cet usage, le carottier (ce procédé est rarement utilisé en forage d’eau)
Dans le cas de forage au rotary les cuttings qui remontent en surface sont hydrauliquement séparés par le
fluide du forage (les éléments fins remontent plus vites que les fractions grossières. Pour obtenir une bonne
représentativité des échantillons nous recommandons de procéder comme suit :
Interrompre l’avancement de l’outil en maintenant la circulation jusqu’à ce que la boue ne contienne
plus de cuttings.
Reprendre l’avancement de l’outil en notant les cotes de début et fin de prélèvement et recueillir
des échantillons produits par la zone forée. On prélève un échantillon tous les deux mètres ou à
chaque fois qu’il y a variation de la nature du terrain.
Les échantillons ne doivent pas être prélevées dans le tamis mais directement dans la boue a la sortie du
forage (dans la rigole). L’échantillons sera essoré, séché et placé dans un sac en plastique, de préférence
transparent, et étiqueté.
3.2-Analyse granulométrique
L’échantillon de sable destiné a l’analyse
granulométrique, préalablement pesé, est passée dans des
tamis à maille de plus en plus petites. On pèse ensuite les
reliquats des tamis. Les résultats de ces mesures portés sur
des graphiques permettent de tracer deux types de
courbes : courbe cumulative et courbe granulométrique.
3.4- Interprétation
Les formations aquifères peuvent être homogènes ou hétérogènes -monogranulométriques- (voir courbe
N°I, II et III), multigranulométriques (courbes IV et V) de la figure suivante. Plus la granulométrie est
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uniforme plus la pente de la courbe est forte. Une uniformité identique se traduit par des courbes de même
forme quel que soit le diamètre moyen des grains.
Pour le dimensionnement du massif du gravier on détermine un diamètre efficace D10 , diamètre pour lequel
sur la courbe il y a 10%, en poids du sédiment, de grains inférieurs à ce diamètre (90% sont retenus) ainsi
que le coefficient d’uniformité « Uaq » qui correspond au contient des deux diamètres D60 et D10 ou D70 et
D20.
3.5-Mesure de la perméabilité
Les différents procédés de mesure de la perméabilité sont :
Les procédés de mesure au laboratoire : par utilisation de perméamètre à charge constante où variable.
Les procédés in situ (méthode de Lugeon qui consiste à injecter de l’eau sous une pression constante et
on mesure le volume d’eau introduite en une minute).
Utilisation des formules empiriques (formule de Hazen, formule de Slichter) à travers la courbe
granulométrique.
Calcul de la perméabilité d’après la détermination de la transmissivité (par essais de pompage).
4-PREPARATION DU CHANTIER
4. 1- L’INSTALLATION DU CHANTIER
L’organisation du chantier doit permettre au foreur d’en visualiser la totalité et donc d’intervenir
rapidement en cas de problèmes. Les précautions pratiques à prendre sont les suivantes :
- déterminer un périmètre de sécurité autour du chantier.
- prévoir un accès au chantier pour les véhicules et l’approvisionnement en eau (citernes d’eau).
- prévoir un accès facile pour le remplissage des fosses.
- prévoir un endroit sec pour la rédaction.
- prévoir une zone de déblais (cutting).
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- aplanir le terrain pour faciliter le calage de la machine ou mise en place d’une plateforme en béton armé
dans le cas ou le terrain en surface est instable.
- prévoir le creusage des fosses à boue et son emplacement.
- positionner le compresseur de façon à ce qu’il ne reçoive pas la poussière de forage (pas sous le vent de
la machine).
- installer toutes les unités de pompage, de pression hydraulique et les moteurs sur un plan horizontal.
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Figure 2 : Conception des bassins de boue
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TD N°2
On désire réaliser un forage au mode rotary avec circulation de boue. La profondeur prévisionnelle du
forage est de 250m. Le forage sera réalisé en reconnaissance 8’’1/2 puis élargie au diamètre final de 19’’.
Estimez les dimensions des bacs a boue nécessaire pour pouvoir réaliser ce forage.
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4.3-La boue de forage
En 1979, l'American Petroleum Institute (API) définit le fluide de forage comme un fluide en circulation
continue durant toute la durée du forage, aussi bien dans le sondage qu’en surface. Le fluide de forage,
appelé aussi boue de forage, est un système composé de différents constituants liquides (eau, huile) et/ou
gazeux (air ou gaz naturel) contenant en suspension d'autres additifs minéraux et organiques (argiles,
polymères, tensioactifs, déblais, ciments, …). Le fluide de forage est préparé dans des bacs à boues, il est
injecté à l’intérieur des tiges jusqu’à l’outil d’où il remonte dans l’annulaire, chargé de déblais formés au
front de taille. A la sortie du puits, il subit différents traitements, décantation, tamisage, dilution, ajout de
produits, de façon à éliminer les déblais transportés et à réajuster ses caractéristiques physico-chimiques à
leurs valeurs initiales, puis il est ensuite réutilisé.
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Ce cake doit posséder certaines qualités qui sont fonction du type de boue et de l’équilibre physico-
chimique du fluide. La pression hydrostatique est contrôlée par la masse volumique de la boue. Cette
pression doit être assez élevée pour maintenir les parois du puits.
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Additifs utilisés dans la formation des fluides des forages (DADA M.2011)
Le mélange normal pour la boue « bentonitique » est de 50 kg par mètre cube d’eau (un mélange de 5 %),
ou de 70 kg par mètre cube si on s’attend à rencontrer des formations qui risquent de s’effondrer.
[Link]- La densité
La densité de la boue utilisée dans le forage d’eau doit être comprise entre 1.1 et 1.3. Quand la densité de
la boue diminue on fait dissoudre de la bentonite dans les bassins et au besoin, on peut ajouter des adjuvants
tel que la barytine (sulfate de
baryum) ou du carbonate de
calcium. Il s’agit de dosages
précis. Ils existent pour ce faire
des abaques qui indiquent la
quantité d’additif à rajouter
pour chaque valeur de densité.
Pour mesurer la densité de la
boue in situ, on emploie la
balance type Baroide.
Ils existent plusieurs appareillages de mesure de la viscosité, mais sur le terrain on emploi le viscosimètre
de Marsh qui donne une appréciation de la viscosité de la boue d’une manière rapide et simple. Le
viscosimètre de Marsh est composé d’un entonnoir calibré de 1.5l de volume et d’un récipient de contenance
égale au ¼ de gallon. Le principe consiste à mesurer le temps d’écoulement du liquide (boue) en seconde.
A titre indicatif, la viscosité de l’eau pure à 20°c est de 26 secondes (946cm3).
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Viscosimètre de Mash.
[Link]- Le pH
Il se mesure par colorimétrie. Le pH conseillé est de 7.2 à 8, car une avec un pH < 7 il y a risque de
floculation de la boue et pour un pH > 11 les parois du trou sont fragilisées.
[Link]- Le sable
Apres utilisation et même après décantation, la boue peut toujours contenir du sable provenant des
formations forées. Ainsi, une bonne boue doit contenir moins de 5% de sable. Une boue sableuse provoque
des risques d’érosion mécanique des pompes a boue et l’augmentation de sa densité et de sa viscosité. Le
remède utilisé pour extraire le sable de la boue consiste a l’installation d’un tamis vibrant à l’entrée de la
pompe à boue.
5-PROGRAMME DE FORAGE
Le programme du forage est établi par l’hydrogéologue en fonction des résultats de l’étude d’implantation
de l’ouvrage. Ce programme est fonction de la profondeur de l’ouvrage projeté, du diamètre final de
foration prévu et des caractéristiques géologiques et hydrogéologiques.
Avant de forer en reconnaissance un tube guide doit être installé et servira pour le maintien des parois du
trou sur les premiers mètres forés et servira aussi pour centrer « guider » le train de tige.
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Apres prise du ciment, on peut entamer le forage de reconnaissance en 8’’1/2 jusqu’à la profondeur prévue
par l’hydrogéologue. Toutefois cette dernière peut être augmentée en fonction de la description des cuttings
et de l’enregistrement des diagraphies.
Une fois la reconnaissance terminée, l’hydrogéologue peut soit poursuivre les travaux (si les conclusions
issues de la description des cuttings et du comportement de la boue lors du forage sont favorables pour la
productivité du forage), soit programmer un essai de nappe qui peut se faire par une pompe immergée (si
la formation est consolidée), ou par un système air lift (compresseur d’air).
Dans le cas où le forage est négatif ou improductif, il sera abandonné et rebouché. À l’opposé, si le forage
est positif la poursuite des travaux comprend les opérations suivantes :
Elargissage successifs jusqu’au diamètre final prévu
Mise en place du tubage d’équipement (cf paragraphe 5)
Mise en place du massif du gravier (cf paragraphe 5)
Développement (cf paragraphe 6).
6- EQUIPEMENT TUBULAIRE
6.1- Choix de l’équipement tubulaire
6.2- Plan de tubage
L’idéal est de disposer d’un forage de section constante et de placer un tubage de de même diamètre d’un
bout a l’autre. Mais en réalité dans les forages profonds on place des colonnes télescopiques avec réduction
des diamètres au fur et a mesure que la profondeur augmente.
télescopique
Colonne simple
Colonne
Nous devons donc forer assez largement en surface de tel sorte que l’on puisse aux changements successifs
du diamètre, nous aboutissons en bas au diamètre prévu de la colonne où sera installée la pompe. Celle-ci
doit être libre dans la dernière colonne (jeu de 1 pouce au moins) afin d’éviter les frottements ou les risques
de coincement de la colonne d’eau/pompe lors de sa mise en place.
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6.3.2- Résistance aux efforts de traction
Les tubes les plus couramment utilisé sont classées selon les normes API (Americain Pétrolium Institut) et
sont fournis par les aciéries en longueur variant de 4 à 10m.
Pour chaque diamètre, ils existent plusieurs qualités d’acier qu’on appelle Nuance ou grade et pour chaque
diamètre et chaque nuance ils existent plusieurs épaisseurs.
Les contraintes de traction se traduit par le fait que chaque élément de tube descendu dans le forage subit
le poids de toute la colonne située au-dessous lors de sa mise en place.
NUANCE (GRADE)
H25 H40 H55 H80
2
Limite élastique (Kg/mm ) 17.5 28 38.5 56
Charge de rupture (kg/mm2) 28 42 52.5 75
Pour tenir compte des pertes de section dues aux filetages, il est prudent de prendre que la moitié des valeurs
indiquées dans le tableau ci-dessus. Par ailleurs, une colonne ouverte à sa base descendue dans un trou de
forage plein de boue de densité 1.3 se trouve allégée d’environs 1/6 de son poids. Par contre si la colonne
est fermée à sa base (clapet) la valeur de la poussée verticale qui l’allège se calcule par l’expression
suivante :
P= (H x D2/2) x d
Avec :
P : Poussée d’Archimède
H : Longueur de la partie émergée dans la boue
D : Diamètre nominale en pouce
d : densité de la boue (1.3)
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P : Pression interne critique
e : épaisseur du tube (cm)
R : Résistance du métal (voir tableau ci-dessus), sinon on considère qu’elle est de 60% de la limite élastique.
D : Diamètre intérieur du tubage en cm.
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TD N°03
Exercice 01
Soit une colonne de 4’’1/2 de diamètre en nuance H40, d’&pisseur de 6.35mm et ayant une section de métal
de 2170mm2 et pesant 17.25kg au mètre linéaire.
a) Jusqu’à quelle longueur maximale peut on utiliser ces tubes sans risques de rupture dans un
trou sec ?
b) Jusqu’à quelle longueur maximale peut-on utiliser ces tubes sans risques de rupture dans un
trou plein de boue (sans bouchon) ?
Exercice 2
A qu’elle profondeur une colonne de 13’’3/8 de diamètre et de 8.38mm d’épaisseur risquerait d’être
écrasée par pression exercée par la boue ?
Exercice 3
A qu’elle pression centrifuge un tubage de 12’’ de diamètre et de 5mm d’épaisseur, descendu dans un forage
en exploitation, peut-il résister ?
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6.4- Equipement du système de captage (crépines et massif de gravier)
Toute l’eau qui provient de la formation passe par la crépine Pour obtenir un bon rendement du forage en
terrains peu consolidés, il faut utiliser un tube crépiné entourée d’un massif de gravier qui soutient le terrain
et évitent l’ensablement du forage ainsi que le colmatage des crépines.
Les crépines à nervures repoussées, contrairement aux crépines à fentes ou à trous, ne subissent pas
d’enlèvement de métal et gardent ainsi une résistance mécanique optimum.
Les crépines en plastique (PVC ou PEHD), bien qu’elles soient insensibles à la corrosion chimique résistent
moins à l’écrasement et sont donc inutilisables dans les forages profonds. D’autres part le pourcentage des
vides est faible.
6.4.2- Position des crépines
Le programme d’équipement tubulaire (disposition des tubes pleins et crépinés) du forage est établi par
l’hydrogéologue après interprétation des cuttings (établissement de la coupe lithologique) et des
diagraphies.
La crépine doit être placée dans une position où les caractéristiques hydrauliques sont les meilleures. Pour
choisir cette position, on doit se baser sur :
-les diagraphies instantanées,
-pertes de boue…
-le carottage.
-l’analyse granulométrique des échantillons.
-les essais de perméabilité.
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En règle générale, on crépine 70 à 80% de l’épaisseur des nappes captives. Par contre dans les nappes libres,
il faut éviter de dénoyer les crépines : le niveau dynamique ne doit pas être rabattu au-dessous du bord
supérieur de la crépine et on crépine le tier de l’épaisseur total de l’aquifère.
NS
NS
ND Aquifère
Imperméable
Notons que pour bien centrer la colonne de tubage dans le trou lors de sa mise en place, il est conseillé
d’utiliser des centreurs placés sur la colonne a raison d’un centreur tous les 25m ou 50m. Ces derniers sont
choisis en fonction du diamètre du tubage pour connaitre le diamètre des colliers de fixation et en fonction
du diamètre du trou (diamètre des bras)
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TD N°4
Exercice 1
On projette d’exploiter a 100m3/h un forage crépiné avec un tube de 150mm de diamètre ayant un
pourcentage d’ouverture de 20%. Les terrains aquifères sont formés de sables fins à granulométrie de 0.1 à
0.2mm. Déterminer la longueur de la crépine.
Exercice 2
Soit les deux coupes de forages suivantes :
0
NS
Imperméable
NS
25
Argiles légèrement
sableuses
ND
50
75m
Graviers
Proposez un programme d’équipement tubulaire (disposition des tubes pleins et des tubes
crépinés) pour chaque forage.
49
6.4.5- Massif de gravier (Rôle et dimensionnement).
Il s’agit d’une enveloppe de 10 à 25cm d’épaisseur autour de la crépine. Il est disposé entre la crépine
(tubage) et le terrain. Cet espace est appelé « espace annulaire ». Dans le forage rotary il est conseillé lors
de sa mise en place de maintenir le forage en circulation de boue allégée de sorte a éviter ce que
communément appelé les bouchons.
Le gravier est constitué d’éléments arrondis de nature siliceuse. Cela permettra d’augmenter la perméabilité
et la porosité du massif de gravier. La nature siliceuse est vivement recommandée car ce type de roche
résiste mieux a la corrosion (mise en solution) et assurera donc sa durée de vie.
La granulométrie du massif de gravier est déterminée à partir de l’analyse granulométrique de la formation
aquifère.
Son rôle :
Permet « d’ouvrir » plus largement les crépines et donc réduire les pertes de charge singulières
Le maintien de l’aquifère meuble
Une fois le développement terminé, il maintient l’aquifère dans un état stable et augmente la porosité
au voisinage de la crépine.
De toutes les façons, le MG est utile dans tous les cas ne serait-ce que pour le rôle de stabilité de la
formation. Ou d’une autre manière le MG est indispensable quand la granulométrie de l’aquifère est
uniforme (U< d60/d10) et quand la courbe granulométrique se tient entre deux limites d60<0.5mm et
d10>0.03mm. Certains auteurs (B. Bremond) justifient l’utilisation du MG quand d10<0.25mm et 1<U<5.
Dimensionnement du MG :
On notera « D » : diamètre des particules de la formation aquifère et « d » : le diamètre du massif de gravier.
Deux cas de figure se présentent :
Avec un coefficient d’uniformité Ugr = d60/d10 = 2 à 2.5 pour les deux cas
- Formule de Terzaghi : on prendra un massif de gravier ayant un diamètre d15 compris entre :
4D15<d15<4D85 (selon Bremond) ou 5D15<d15<4D85 (selon Colas De francs).
50
6.4.6- La cimentation :
Le rôle de la cimentation est de protéger le forage contre les pollutions extérieures ou l’isolement de niveaux
aquifères a eau salée ou impropre à la consommation. Elle peut être réalisée avec du ciment. Dans ce cas,
un bouchant d’argile doit être placé entre le massif du gravier et le ciment pour éviter que le laitier de ciment
ne colmate pas le massif. L’opération consiste à remplir avec un mélange d’eau et de ciment (laitier de
ciment) l’espace annulaire au-dessus du massif filtrant jusqu’à la surface de sol.
La cimentation doit être réalisée après le développement du forage mais surtout avant les essais de pompage.
Le dosage de laitier de ciment est d’environ 50 l d’eau pour 100 kg de ciment. Le volume du ciment doit
être minutieusement évalué pour éviter une sous-estimation ou une surestimation induisant ainsi soit une
mauvaise cimentation ou une surcharge de ciments au-delà des niveaux ciblés.
51
TD N°5
Soit un forage captant un aquifere constitué de sable dont la granulometrie est illustrée par la courbe
granulométrique suivante. De plus les eaux dans la région présentent un pH acide. Qu’elle est le type du
matriaux et le slot des crépines recommandé pour ce forage ainsi que les caractéristiques dimensionnelles
du massif du gravier.
52
TD N°6
a) Selon la configuration hydrogéologique présentée par la coupe suivante, implantez un forage
qui captera l’aquifère sur toute son épauisseur.
300
250
200
150
100
Niveau piézométrique
53
7- DEVELOPPEMENT DU FORAGE.
7.1- Généralités.
Après la mise en place de la colonne de tubage (tubes pleins et tubes crépinés) et du gravier on avant de
mettre le forage en production, il est indispensable de proceder à son développement. Cela consiste, entre
autres, à améliorer la perméabilité de la formation aquifère située autour de la crépine et à stabiliser cette
formation. Il permet aussi d’éliminer les éléments fins qui colmatent naturellement le terrain et la boue de
forage utilisée (mud cak) lors de la foration et à agrandir les fissures dans les roches massives fissurées. Il
faut savoir que la mise en production immédiate d’un forage sans développement aurait des conséquences
fâcheuses :
Elle ne permettrait pas de d’obtenir le débit optimal pouvant être fourni par l’aquifère.
Elle entrainerait certainement d’importantes venues de sables (endommagement de la crépine et de la
pompe, colmatage, et tassement du massif de gravier)
Le développement d’un forage consiste à nettoyer la zone de l’aquifère à proximité immédiate des crépines
afin d’éliminer tous déblais et fluides de forage, ainsi que les sédiments en suspension.
Le développement d’un forage est réalisé soit par pompage, soit par soufflage (air-lift) et il doit permettre
d’atteindre un débit nominal d’au moins 30% supérieur au débit d’exploitation du forage. Un forage doit
être développé jusqu’à l’obtention d’une eau claire dépourvue de turbidité et de toutes particules fines. Le
développement de certains forages prend quelques heures tandis que pour d’autres, il peut nécessiter
plusieurs jours, selon la géologie du terrain et la méthode de forage.
On peut se passer du développement dans le cas d’un aquifères à terrain fissuré ou karstiques et
alluvionnaires (graviers propres).
7.2- Procédés utilisés
Ils existent plusieurs protocoles techniques permettent de réaliser un développement d’un forage. Le choix
du protocole suppose une bonne connaissance du contexte hydrogéologique et technique du forage mais
aussi des moyens disponibles :
Air lift,
Développement a la pompe,
Pompage alterné - différentes méthodologies peuvent être mises en œuvre pour obtenir de brefs et
puissants chocs de pression,
Pistonnage - création d’un mouvement de «va et vient » par l’emploi d’un piston actionné
verticalement,
Jetting -projection d’un puissant jet d’eau (éventuellement d’air) horizontal à travers la crépine,
généralement associé à l’air lift,
sur pompage – à utiliser par tranche successive de crépines ou pour des débits d’exploitation
beaucoup plus faibles que le débit de sur pompage,
Surfacturations dans le cas de forage en terrain consolidé (granite, calcaire, grès, etc.) –
Développement chimique : utilisation de différents agents chimiques (acide, polyphosphates etc..)
sélectionnés en fonction des caractéristiques lithologiques des formations,
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7.2.1- Développement par surpompage :
C’est la méthode la plus simple, elle est couramment utilisée, mais ce n’est pas la plus efficace. Le
procédé consiste à mettre, provisoirement, le forage en production par un pompage à un régime (débit)
supérieur à celui fixé pour l’exploitation. L’inconvénient de cette méthode réside dans les faits suivants :
Le surpompage est unidirectionnel, il est donc sans effets sur les ponts de sable qui ne peuvent
être rompus que par un flux alterné.
Ce procédé entraine une détérioration rapide de la pompe utilisée.
Si l’on augmente le débit d’exploitation (pour répondre a des besoins supplémentaires) les venues
de sables sont à craindre
7.2.1- Développement par pompage alterné
Cela consiste à mettre le forage en pompage par une pompe avec un débit maximal pour atteindre un
rabattement maximal et on arrête brusquement le pompage. Toute l’eau de la colonne d’aspiration va
retomber brusquement. On crée ainsi des variations brutales de pression qui ont pour effet de développer la
formation. On recommence l’opération autant de fois que nécessaire jusqu’à obtention d’eau claire. On
emploie de préférence une pompe centrifuge classique à axe vertical, sans clapet de pied,
7.2.2- Développement par pistonnage
Cette méthode exercée à l’aide d’un piston actionné verticalement dans les deux sens à l’intérieur d’un
forage tubé et crépiné. Dans son mouvement de remontée, le piston crée une dépression, au-dessous de lui,
qui attire l’eau et le sable fin de la formation vers la crépine. Ce sable traverse la crépine et s’accumule à
l’intérieur. On l’extrait ensuite par cuillère. Le classement des matériaux de la formation et du massif du
gravier, tout autour et au voisinage immédiat de la crépine, s’opère progressivement dans cette zone
sensible.
7.2.3- Développement par lavage au jet sous pression
Le lavage au jet sous pression est simple et moins couteux. Un outil à jet, très facile à construire, est relié
a une pompe à haute pression, la tuyauterie, rigide ou souple, la
robinetterie et la cuverie correspondantes constituent tout
l’équipement. Les puissants jets d’eau ou de solution chimique
sont projetés, à travers la crépine, dans la formation, ou dans le
massif de gravier additionnel qui l’entoure. Par la lente rotation
de cet outil, combinée avec un mouvement vertical de va-et-
vient, la surface entière de la crépine est soumise à l’action
vigoureuse des jets.
La turbulence crée déplace les particules de sable qui pénètrent
dans la crépine et qui sont extraites soit par pompage air lift soit
à l’aide d’une cuillère.
7.2.3- Développement par air lift
Cette méthode est la plus efficace si elle est bien adaptée et bien conduite. Elle présente l’avantage de
n’entrainer aucune détérioration du matériel employé. Cette méthode permet à la fois d’extraire les
particules fines et de pomper l’eau chargée vers l’extérieur en alternant l’action de flux et de reflux
provoquée par de grands volumes d’air introduit dans l’ouvrage via un compresseur d’air. Cette méthode
offre aussi de meilleurs résultats quant au tassement du massif de gravier et le classement de ces éléments.
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La figure suivante montre le montage à réaliser. L’opération consiste à alterner les phases de pompage à
l’air-lift (en utilisant un compresseur d’air) et de soufflage brusque. Cette dernière phase est réalisée en
descendant le tube d’air à l’intérieur de la crépine.
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Aux acides :
Ce moyen est utilisé pour les terrains aquifères renfermant des éléments que le produit employé permet
d'éliminer en les solubilisant. On le recommande pour les terrains à perméabilité de fissures (les carbonates
les granites les grès a ciments calcaires) dans la mesure ou l’acide chlorhydrique permet d'agrandir les
passages d'eau en terrain fissurés. Son action est très rapide. Elle peut être répétée en fonction des
améliorations constatées.
Pompage et injections alternés permettent d'éliminer les impuretés formées d'oxydes de fer ou d'alumine
dont les précipités risqueraient de colmater les fissures. La première injection est faite en volume
correspondant à celui du forage : les passages sont augmentés en volume pour tenir compte de l'effet de
dissolution auquel est soumis le terrain. L'acidification a une action rapide et il est inutile de laisser la
solution en place ; puis on effectue un pompage de nettoyage à l’aide d’un dispositif air lift.
Cependant, des précautions doivent être prises en cas de rejet des produits de nettoyage dans un cours d'eau
afin d'éviter des dommages à la faune et la flore. Elles consistent à réduire les teneurs en chlorures par un
étalement des temps de pompage ou à injecter une solution de soude dans la conduite d'exhaure pour régler
le pH sur celui de la rivière.
8- LES ESSAIS DE POMPAGE
8.1- Généralités :
Les tests de pompage interviennent après les opérations de nettoyage et de développement du forage. Ils
sont d’autant plus importants que le prélèvement envisagé est élevé. On distingue les essais de puits et les
essais de nappe.
Dans ce cas on réalise un essai de pompage de longue durée et pour ce faire je vous renvoie sur le cours
des essais de pompage (matière hydrogéologie)
b- le réglage optimal du débit d’exploitation d’un forage pour éviter la surexploitation et l’assèchement
de la nappe, à travers :
- la détermination du débit spécifique, du rabattement spécifique, la productivité de l’ouvrage, le
débit maximum admissible et le rabattement maximum admissible.
- la détermination des durées et des périodes de pompage.
- la détermination de la position optimale pour l’emplacement de la pompe.
Dans ce cas on réalise des essais de pompage de courtes durées (essais par palier) et pour ce faire je vous
renvoie sur le cours des essais de pompage (matière hydrogéologie).
Ce type d'essai, dit de courte durée, réalisé à débits croissants de durée constante, vise à s’assurer des
capacités de production du forage. L’essai permet de déterminer le débit à ne pas dépasser en cours
d’exploitation (débit critique) sous peine de détérioration de l’ouvrage et le débit d’exploitation optimum.
Les caractéristiques de la pompe dépendent des résultats obtenus. Les tests consistent en 3 à 5 pompages à
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débit croissant mais de durée constante (1 à 2 h) espacés d’un temps d’arrêt au moins équivalent permettant
à la nappe de retrouver son niveau d’équilibre initial. Les débits des différents paliers sont choisis sur la
base du débit atteint en fin de développement. La durée est à moduler en fonction du débit escompté. Le
pompage doit être accompagné de la mesure simultanée des niveaux d’eau dans le forage.
Ces données permettent de tracer la courbe
caractéristique du forage qui montrent l’évolution
des rabattements en fonction du débit (voir figure
suivante qui illustre un exemple d’application).
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10- CONTROLE ET SURVEILLANCE DU FORAGE
L’ouvrage doit être surveillé et entretenu pour :
Garantir la protection de la ressource en eau souterraine vis à vis du risque de pollution par les eaux
de surface,
Empêcher le mélange des eaux de différents aquifères,
Éviter tout gaspillage d’eau.
Le gestionnaire de l’ouvrage doit consigner dans un registre, les données suivantes :
- les périodes d’exploitation si les prélèvements n’ont pas lieu en continu (dates de début et de fin
pour chaque période d’exploitation),
- les volumes prélevés mensuellement et annuellement, par le relevé de l’index du compteur
volumétrique.
Le compteur doit être régulièrement entretenu, contrôlé et, si nécessaire, remplacé, de façon à fournir en
permanence une information fiable.
Contrôle de la productivité du forage.
Effectuer régulièrement une mesure du débit et du niveau d'eau en pompage (ou pression lue sur un
manomètre placé en tête du forage), dans des conditions de test identiques (même durée de pompage,
même durée d'arrêt préalable). La fréquence est à adapter si une diminution de la productivité (débit
spécifique) est constatée. Si la ressource diminue, naturellement ou à cause de prélèvements au voisinage,
l'exploitant doit en tenir compte dans la gestion de son installation.
Dans le cas où la baisse de productivité est imputable à l’ouvrage, on doit effectuer des opérations
réparatrices.
Le pompage d'essai par paliers annuellement et comparaison avec l’essai initial.
Contrôle du niveau du gravier
Si la configuration du forage le permet, effectuer au moins une fois par semestre le contrôle du sommet du
gravier additionnel. Si ce niveau diminue régulièrement cela traduit soit la création de cavités dans le
terrain, soit un entraînement de particules du terrain et/ou du massif filtrant.
Le contrôle de l'intégrité de la tête de forage
Il est recommandé de vérifier tous les ans l'état, la stabilité, l'étanchéité de la tête du forage ou de la cave
de la tête du forage
Contrôle du fond du forage
A l'occasion de chaque remontée de pompe ; il est recommandé d’effectuer ce contrôle au moins tous les
trois ans. Un comblement brutal ou progressif du forage traduit un dysfonctionnement qu'il faudra traiter.
Le contrôle se fait généralement avec une sonde lestée.
Idéalement un contrôle par auscultation vidéo (caméra) pour s’assurer de l’état du tubage et des
crépines
Le gestionnaire de l’ouvrage doit tenir à jour un cahier de bord précisant pour chaque opération de contrôle
: la date d’intervention, le type de contrôle effectué et les constats réalisés. Pour les interventions confiées
à un tiers, il doit consigner en plus la raison sociale de l’entreprise.
Dans le cas où le contrôle révèle la nécessité d’effectuer une opération d’entretien, le cahier de bord doit
également comporter les informations suivantes : la date d’intervention pour l’entretien, le type
d’intervention. Ce cahier doit également faire état de toute anomalie survenue en phase d’exploitation.
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Ouvrages utilisés
1. S. Solages : choix et caractéristiques de colonnes de captage.
2. Cambefort H., 1963 : forages et sondages – 4eme édition Eyrolles, paris.
3. Campbell M.O. et Lehr J.H., 1974 : water well technologie
4. Castany G. 1963 : Tracé pratique des eaux souterraines, Dunod, Paris
5. Johnson division UOP Inc , 1975 : Ground water and wells
6. Mabillot A., 1971 : les forages d’eau -guide pratique-
7. Technip, 1974 : formulaire du foreur
8. Cottez S., 1965 : Massif filtrant pour puits et forages d’eau (BRGM)
9. Bremond R., 1965 : étude des caractéristiques technologiques des puits et forages sur leur
rendement et leur longévité.
10. Metaiche Mehdi, 2013 : Forage -techniques et procédés.
11. Diagana B et Sireau O., 1989 : étude de l’ensablement des puits.
12. CICR, 2012 : réalisation et réhabilitation des forages dans les conditions de terrain (revue
technique).
13. Schrambach A., 1966 : présentation de quelques méthodes de détermination approximatives de la
perméabilité et de la porosité (Ministère des travaux publics et de la construction -service des
études scientifiques -Algérie)
14. Marsh (H. N. 1931) : "Propriétés et traitement de boue Rotary" - Trans AIME de 92 pp 234-251
15. Damien du Portal, 1998 : le captage de source
16. Centre d’information du MDDEP, 2007 : Captage d’eau souterraine pour des résidences isolées-
guide technique-
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