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Chapitre 1 Présentation de La Comtabilité Générale

Le document présente l'historique et les principes de la comptabilité générale, en soulignant son évolution depuis l'Antiquité jusqu'à l'établissement de normes modernes comme le SYSCOHADA. Il définit la comptabilité comme un système d'organisation et de traitement de l'information financière, essentiel pour la gestion interne et les relations avec les tiers. Les principes comptables fondamentaux, tels que la comptabilité d'engagement et la prudence, structurent la représentation comptable et guident l'élaboration des états financiers.

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Chapitre 1 Présentation de La Comtabilité Générale

Le document présente l'historique et les principes de la comptabilité générale, en soulignant son évolution depuis l'Antiquité jusqu'à l'établissement de normes modernes comme le SYSCOHADA. Il définit la comptabilité comme un système d'organisation et de traitement de l'information financière, essentiel pour la gestion interne et les relations avec les tiers. Les principes comptables fondamentaux, tels que la comptabilité d'engagement et la prudence, structurent la représentation comptable et guident l'élaboration des états financiers.

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Centre de Formation à l’Expertise Comptable

Matière : Comptabilité Générale

DECOGEF 1

Chargée de cours : Dr Rahila HASSANE AMADOU

Année 2022-2023

1
Chapitre 1 : Présentation de la comptabilité générale
1-Historique

La pratique de la comptabilité est très ancienne. On retrouve des traces de comptabilité dans
les vestiges laissés par les Egyptiens, les Grecs et les Romains.
Des traces d'inventaires comptables sous forme d'encoches réalisées sur des supports d'argile
ont été découvertes dans les fouilles archéologiques menées en Mésopotamie. Les origines
de la comptabilité se confondent donc avec les origines de l'écriture ce qui peut conduire à
penser que l'histoire de la comptabilité est aussi ancienne que l'histoire de l'humanité elle-
même.
Mais, jusqu’au moyen-âge, la comptabilité s’est limitée à compter les mouvements de biens
et en particulier les mouvements de trésorerie, c’est-à-dire l’entrée et la sortie des pièces de
monnaie dans la caisse du commerçant. Chaque opération ne donnait lieu qu’à une seule
écriture, soit dans la colonne des recettes (entrée), soit dans la colonne des dépenses (sortie).
Avec la Renaissance et le développement des échanges commerciaux, la comptabilité se
développe et acquiert ses lettres de noblesse avec, notamment, la publication en 1494 de
l’ouvrage de Mathématiques du moine franciscain Luca Pacioli « Summa de Arithmética,
Geometrica proportioni e proportionalita ». Premier ouvrage énonçant les principes
fondamentaux de la partie double, l’une des règles d’or de la comptabilité.
Cette époque fut également marquée par le développement de la technique du crédit. Avec
l’instauration du crédit, les paiements ne s’effectuaient plus au comptant. Il était donc
nécessaire de tenir un compte des créances et des dettes concernant chaque partenaire. Ces
comptes concernant les correspondants extérieurs étaient distincts de la comptabilité des
recettes et des dépenses. Certains commerçants remarquaient que le règlement d’une dette
se traduisait par un double enregistrement :
- Dans la comptabilité du tiers où l’on notait l’extinction de la dette ;
- Et dans la comptabilité de trésorerie où l’on notait le paiement.
Ce double enregistrement établit une relation entre la comptabilité des tiers et la comptabilité
de trésorerie.
La technique comptable a connu un essor particulier au XIXe siècle avec la Révolution
Industrielle et l’apparition des grandes entreprises. Son utilisation s’est étendue à
l’enregistrement de toutes les opérations de l’entreprise, même celles qui ne concernent pas
les tiers.
Mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle qu’elle donna lieu à l’établissement de document de
synthèse : le Bilan et le compte de résultat.
Dans les pays d’Afrique francophone, l’évolution de la comptabilité a connu plusieurs étapes.

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En 1947, on assiste à la mise en place du premier plan comptable français dans les colonies.
Le plan comptable de 1947 sera révisé et complété en 1957. Le plan de 1957 sera utilisé par
les colonies jusqu’aux années 1970.
En 1970, sur la demande des comptables nationaux africains, sera élaboré le plan OCAM
(Organisation Commune Africaine et Malgache). Celui-ci sera révisé en 1979.
Mais entre 1976 et 1998, à côté du plan OCAM, vont coexister dans la zone de multiples plan
comptables. Certains pays ont adopté des plans nationaux (Côte d’Ivoire, Bénin, Sénégal).
D’autres utilisaient le plan français de 1982 (Mali).
Pour mettre fin à l’hétérogénéité des plans comptables, les pays membres de l’OHADA
(Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) vont s’engager dans un
processus de normalisation comptable en 1993. Parallèlement aux travaux de l’OHADA, huit
pays de la zone UEMOA, entreprirent d’élaborer à l’initiative de la BCEAO un nouveau plan
comptable dénommé SYStème Comptable Ouest Africain (SYSCOA), qui est entré en vigueur
en 1998.
Ce système comptable qui regroupe les pays de l’espace OHADA a été modifié en 2017 et le
nouveau système comptable OHADA (SYSCOAHADA révisé) est entré en vigueur à partir du 1er
janvier 2018.

2-Définition de la comptabilité générale

La comptabilité est un système d’organisation, de traitement et de restitution de l’information


financière permettant :
- De saisir, classer, enregistrer des données chiffrées ;
- De fournir après traitement approprié, un ensemble d’informations conformes aux
besoins des divers utilisateurs que sont : l’entreprise elle-même, l’Etat et les autres
partenaires (fournisseurs, clients, banque, etc…).
Elle est composée de deux activités principales :
a. L’enregistrement quotidien des opérations réalisées par l’entreprise :
- A partir de pièces justificatives (factures, doubles des factures, bulletins de
salaires, avis de crédit, etc …), dans des comptes en utilisant une technique : le
principe de la partie double.
b. La synthèse annuelle en 4 tableaux (système normal) :
1. Le bilan ;
2. Le compte résultat ;
3. Le tableau des flux de trésorerie ;
4. Les notes annexes.

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3-Les fonctions de la comptabilité générale

La comptabilité permet de répondre aux besoins d’informations tant à l’intérieur qu’à


l’extérieur de l’entreprise.
A l’intérieur de l’entreprise, certains besoins d’informations sont fréquents voire quotidiens :

 Quel est le montant d’argent dont dispose l’entreprise ?


 Qui lui doit de l’argent et combien ?
 A qui doit-elle de l’argent et combien ?
 Quelle est la valeur du matériel qu’elle possède ?
 Combien doit-elle payer d’impôt ?
 Comment contrôler les dépenses par chèque effectuées par le Directeur
Général ?
C’est grâce à la comptabilité qu’il est possible de donner des réponses appropriées à ces
multiples questions.
Au-delà de son fonctionnement, l’entreprise est en relation permanente avec son
environnement et assure certaines fonctions vis-à-vis de lui.
L’entreprise est en relation avec de nombreux tiers tels que : les fournisseurs, les clients, les
établissements financiers, les salariés, l’administration fiscale, les administrations sociales, les
collectivités publiques et privées. Ces relations se traduisent par des échanges de biens et
services et par la production de nombreux documents qu’il faut saisir, classer et enregistrer.
Les fonctions de l’entreprise vis-à-vis de l’environnement sont également nombreuses :

 Elle collecte des impôts (notamment la TVA) qu’elle reverse à l’Etat ;


 Elle collecte des charges sociales qu’elle paye à la sécurité sociale.
 Etc.
La comptabilité permet à l’entreprise de collaborer en toute confiance avec les tiers en
fournissant des données chiffrées sous forme de tableaux, de ratios, et autres.

4-Les principes comptables fondamentaux

Les principes comptables fondamentaux structurent la représentation comptable de l’entité.


Issus historiquement de la pratique comptable, ces principes sont intégrés dans les cadres
conceptuels et les normes comptables, et tirent leur légitimité de leur reconnaissance par les
acteurs du monde comptable. Ce sont cinq (5) postulats et cinq (5) conventions comptables
qui sont couramment regroupés sous le terme générique de principes comptables.

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Les postulats définissent le champ du modèle comptable du SYSCOHADA. Il s’agit du :
1. Postulat de l’entité
Une entité est un ensemble organisé d'une ou de plusieurs personnes physiques ou morales
et d'éléments corporels ou incorporels permettant l'exercice d'une activité économique en
vue de produire des biens et des services dans un but lucratif ou non. Ce postulat est fondé
sur le fait que le patrimoine de l'entité (personne morale) est distinct de celui ou de ceux de
son (ses) propriétaire(s).
2. Postulat de la comptabilité d’engagement
Les effets des transactions et autres événements sont pris en compte dès que ces transactions
et événements se produisent et non pas au moment des encaissements ou paiements. Ils sont
enregistrés dans les livres comptables.

3. Postulat de la spécialisation des exercices (article 59)


Les exercices comptables étant découpés suivant une période annuelle, il convient d'imputer
à chaque exercice tout ce qui s'y rattache uniquement.
Exemple : les régularisations des charges et des produits en fin d'exercice.

4. Postulat de la permanence des méthodes (articles 9 ; 10 ; 40)


Pour permettre une bonne comparaison dans le temps, les états financiers doivent être
élaborés selon les mêmes formes, les mêmes méthodes d'évaluation et de présentation que
les années précédentes.
Exemple :
1- Évaluations des stocks (coût moyen pondéré après chaque entrée ou coût moyen
calculé sur la durée moyenne de stockage)
2- Présentation des états financiers.

5. Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence


juridique
Ce postulat n'est pas accepté par bon nombre de pays. Pour que ce postulat soit pertinent il
est nécessaire que les transactions et autres événements soient enregistrés et présentés en
accord avec leur substance et la réalité économique et non pas seulement selon leur forme
juridique. Le SYSCOHADA a opté pour une application limitée de ce postulat. Uniquement
quatre applications sont donc retenues :
• Inscription à l'actif du bilan des biens détenus avec clause de réserve de propriété
comme si le bien était la propriété de l'entité ;
• Inscription à l'actif du bilan du locataire un bien acquis par crédit bail, location-vente ;
• Inscription à l'actif du bilan des effets remis à l'escompte et non échus ou honorés ;
• Inscription dans les « charges de personnel » les sommes facturées par d'autres
entités (ex : les sociétés de gardiennage facturent à l'entité les rémunérations de leurs
vigiles)

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Les conventions servent de guide pour l’élaboration des états financiers annuels de l’entité
sur la base du SYSCOHADA. Il s’agit de la :
1. Convention du coût historique ou du nominalisme monétaire (articles 35 ; 36)
Les biens entrent dans le patrimoine de l'entité à leur coût d'achat ou de production sans tenir
compte de l'inflation ou de la déflation (opérations en monnaie étrangère).
Exemple : Les immobilisations corporelles sont inscrites au bilan à leur valeur d'achat
et amorties sur la base de cette valeur.

2. Convention de prudence (articles 3 ; 6)


Ce principe se définit comme une appréciation raisonnable des faits afin d'éviter le risque de
transfert sur l'avenir d'incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et les
résultats de l'entité. Les produits ne sont comptabilisés que s'ils sont définitivement acquis.
Exemple : la plus value latente n'est pas comptabilisée.

3. Convention de la transparence (articles 6 ; 8 ; 10 ; 11)


C'est la transposition des concepts de régularité et de clarté de l'information
Exemple : La règle de non-compensation des charges et des produits, des dettes et des
créances

4. Convention de la correspondance Bilan d’ouverture-Bilan de clôture (article


34)
C'est le principe de l'intangibilité du bilan qui dispose que les comptes de bilan clôturé en fin
d'exercice N doivent être identiques à l'ouverture N + 1.

5. Convention de l’importance significative (article 33)


Ce principe renvoie à la notion de seuil de signification qui se définit comme le montant à
partir duquel des omissions ou inexactitudes isolées ou cumulées auraient pour effet de
modifier ou d'influencer le jugement des utilisateurs.
• Les informations de grande importance doivent être indiquées dans les notes
annexes
• Les créances non courantes inférieures à 5% des créances sont à inclure dans les
créances des activités ordinaires

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