Rappor - Conception Emetteur
Rappor - Conception Emetteur
17 novembre 2024
Master 1 2eeea EN
Partie Emetteur
Élèves : Enseignants
Luiza Maria LEÃO LEITE O. Bernal
Gabin NOBLET E. Peuch
Kalynne G. DA SILVA MACIEL H. Kaouach
Amandine PINTO DAS NEVES ...
17 novembre 2024
Table des matières
1 Introduction 4
6 Conclusion 48
Table des figures
1 Objectif du projet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 Gabarit partiel du filtre permettant de limiter la bande passante à -3dB . . 5
3 Gabarit partiel du filtre permettant de préaccentuer le signal . . . . . . . . 5
4 Gabarit final du filtre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
5 Cahier des charges des circuits de l’émetteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
6 Schéma global du VCO . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
7 Schéma électrique de principe du VCO avec une attaque en tension. . . . . 8
8 Circuit de charge de C2 avec T2 bloqué et T1 saturé . . . . . . . . . . . . . 8
9 Schéma équivalent avec T1 passant et T2 bloqué . . . . . . . . . . . . . . . 9
10 Schéma électrique complet du VCO attaque en tension . . . . . . . . . . . 12
11 Simulation de la conversion fréquence-tension du VCO attaque en tension . 13
12 Réponse temporelle du VCO attaque en tension . . . . . . . . . . . . . . . 13
13 Caractéristique du VCO attaque en tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
14 Simulation Monte Carlo pour le VCO en tension . . . . . . . . . . . . . . . 14
15 Structure du Potentiomètre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
16 Structure du circuit avec potentiomètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
17 Schéma électrique de principe du VCO avec une attaque en courant. . . . . 17
18 Circuit de charge de la capacité C2 avec T2 bloqué et T1 saturé. . . . . . . 18
19 Circuit de polarisation du transistor T1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
20 Source de courant Iref qui pilote f0 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
21 Source de courant IB1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
22 Structure du Potentiomètre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
23 Schéma de simulation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
24 Tension Vc (t). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
25 Tension Vb (t). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
26 Visualisation du gain de conversion K1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
27 Analyse de Monte Carlo. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
28 Schema du VCO avec attaque en courant expliqué. . . . . . . . . . . . . . 28
29 PCB du VCO en courant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
30 Tension VB1 : Mesures de ∆VB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
31 Tension VC : Mesures de ∆VC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
32 Affichage de la commutation du VCO à la fréquence f0 . . . . . . . . . . . 31
33 Tension VC : Mesures de du temps de montée . . . . . . . . . . . . . . . . 31
34 Caractérisation du VCO Simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
35 Caractérisation du VCO Mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
36 FFT du signal de sortie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
37 Détermination de Rs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
38 Capacité de jonction de la DEL CQY89A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
39 Structure du circuit d’excitation DEL avec un transistor Bipolaire . . . . . 35
40 Schéma électrique du transmetteur optique avec transistors bipolaires . . . 36
41 Evolution temporelle du courant et de la tension aux bornes de la diode . . 37
42 Structure du circuit d’excitation DEL avec un transistor MOS . . . . . . . 37
43 Structure du circuit d’excitation DEL avec un transistor MOS . . . . . . . 38
44 Structure du circuit d’excitation DEL avec un transistor MOS . . . . . . . 39
45 Commutation de la diode avec transistor MOS . . . . . . . . . . . . . . . . 39
- Du côté de l’émetteur, le signal audio est tout d’abord filtré, avant de l’appliquer
en entrée du VCO. Le cahier des charges stipule que le VCO devra fournir en sortie une
fréquence variant autour d’une fréquence centrale f0=280kHz. En effet, cette fréquence
doit être très élevée par rapport à toutes les fréquences du signal audio d’entrée (s’étendant
de 20Hz à 20kHz). En sortie du VCO, le signal à transmettre est finalement converti en
un signal lumineux par le transmetteur optique constitué d’une DEL.
- Concernant le récepteur, le signal est reçu grâce à une photodiode PIN qui génère
un courant photoélectrique, amplifié par un circuit transimpédance qui génère en sortie
une tension proportionnelle au courant d’entrée. Cette tension est ensuite amplifiée par
un amplificateur sélectif à grand gain, puis grâce à une boucle à verrouillage de phase,
est réalisée la conversion fréquence-tension. Finalement, un amplificateur audio push-pull
permet d’exciter un haut-parleur .
Nous allons à présent détailler davantage la structure de l’émetteur sur lequel porte le
présent rapport.
Nous souhaitons ici déterminer la période des oscillations générées par ce montage en
fonction de RC , E, EB , VCEsat et RBref .Nous nous plaçons à l’instant t=0, l’instant où les
transistors commutent : T1 passe de l’état bloqué à l’état passant et inversement pour T2 .
VCEsat
RT 1 = (3.1)
Isat
On a d’après la datasheet VCEsat =0,3V pour Isat =150 mA, ainsi on a RT 1 = 2Ω .
Ensuite, afin de limiter la consommation en courant et pour pouvoir utiliser des résis-
max
tances 1/4 de W, on limite le courant maximum de saturation à Isat =5 mA.
Nous pouvons écrire la loi des mailles dans le schéma de la Figure 9 pour trouver la
résistance RC1 du collecteur de T1 . On sait que RC1 = RC2 . Dans les conditions précédentes
T1 saturé et T2 bloqué :
E − RC1 Isat − VCEsat = 0 (3.2)
Grâce à l’équation précédente, on peut obtenir une expression de la valeur de RC1 mini-
male, car on utilise la valeur maximale du courant de saturation. Donc :
E − VCEsat
RC1 ≥ → RC1 ≥ 600Ω (3.3)
Isat
On cherche une valeur normalisée et supérieure à 600Ω. On prend RC1 = 680Ω . Si nous
avions choisi une valeur plus élevée de Isat , cela nous aurait permis de minimiser RC1 et
donc le temps de réponse du circuit.
VC2 (0) = VBE0 − (E − VCEsat )(chute de tension lors de la saturation de T1 )
(3.10)
VC2 →t→∞ EB (régime statique)
1
τB = → τB = 1.32µs (3.13)
E+EB −VBE0 −VCEsat
2f0 ln EB −VBE0
Nous avons évoqué dans le cahier des charges le gain de conversion fréquence-tension
du VCO, K1 , que l’on souhaite proche de 15kHz/V. L’expression de ce gain de conversion
est la suivante :
1
∂FV CO ∂T
K1 = ∂EB
= V CO
∂EB
(3.15)
Or on sait que FV CO =f0 , ainsi grâce à l’équation (3.13) de la partie précédente nous
pouvons exprimer f0 en fonction de EB :
1
f0 =
E+EB −VBE0 −VCEsat
(3.16)
2τB ln EB −VBE0
Il nous faut ensuite dériver cette expression en fonction de EB pour obtenir le gain
K1 . Nous voyons ainsi grâce à l’expression précédente que l’expression du gain K1 dépend
des paramètres théoriques du circuit déjà calculés tels que la résistance RBeq (prise en
compte grâce à τB ).
Or nous avions réalisé une approximation dans le cas de la résistance RBeq , l’assimilant
uniquement à la résistance RBref que nous avons alors calculée, alors que RBeq est en
réalité constituée de la mise en parallèle de RBref et d’une autre résistance de valeur plus
élevée RB .
Nous pouvons alors calculer le gain de conversion K1 dans notre cas avec l’approxi-
mation RBeq = RBref , et l’écart entre la valeur obtenue et la valeur souhaitée (15 kHz/V)
Désormais nous avons dimensionné l’ensemble du VCO, nous allons alors vérifier en
simulation son bon fonctionnement.
Nous allons commencer par simuler dans le domaine temporel notre circuit afin de
vérifier la commutation des transistors et la période des oscillations ainsi créées. Nous
pouvons observer la réponse temporelle sur la figure 12 :
Sur cette figure, nous avons représenté plusieurs périodes d’oscillatons du VCO, qui a
le comportement prévu. Nous pouvons relever une période d’oscillations proche de 1,5µs,
ce qui est assez proche de notre valeur théorique τB = 1, 32µs.
Avec le circuit de la figure 10, on trace la caractéristique du VCO en réalisant une
simulation parametric sweep.
Cette courbe est celle qui permet de mesurer le gain K1 mais aussi de vérifier que
la fréquence f0 se trouve bien dans la plage de fréquences obtenue en sortie. Grâce à la
linéarité de cette courbe, nous pouvons déduire la plage de EB permettant de garantir
On observe grâce à cette figure que les oscillations sont majoritairement distribuées aux
alentours de 274kHz (la moyenne). Nous sommes alors assez proches de notre fréquence
centrale f0 . La distribution ne semble pas symétrique autour de la moyenne(274,854kHz),
or la médiane(274,775kHz) et la moyenne sont très proches, ce qui indique que la moyenne
représente plutôt bien le centre de la distribution. L’écart-type est assez faible (4,9kHz)par
rapport à l’ordre de grandeur de f0 , ainsi la variation des résistances influe de manière
modérée sur la fréquence d’oscillation.
Nous allons à présent étudier les limites du modèle théorique en soulignant les imper-
fections pouvant apparaître dans le cas réel et comment les modifier.
Lors de l’étude du principe de fonctionnement du VCO, nous avions supposé que
lorsque T2 devenait conducteur et T1 bloqué, la chute de tension du collecteur de T1 était
intégralement transmise à la base de T2 en supposant que le condensateur C2 n’introduisait
aucune discontinuité. Nous avions alors :
Ce2 = Cb + CT (3.19)
Avec Cb la capacité de diffusion et CT la capacité de jonction base-émetteur. À satu-
ration, on a Cb »CT .
Ainsi, par approximation on peut définir une valeur moyenne de <Cb > :
C
∆VB = ∆VC = k∆VC (3.20)
C + ⟨Cb ⟩
Nous souhaitons alors caractériser k qui est un facteur de non-idéalité afin d’obtenir
une fréquence d’oscillations du VCO le plus proche possible de f0 à EB /2. Nous allons
alors choisir un facteur k proche de 1 afin de limiter la chute de tension dûe au pont
diviseur de tension capacitif.
Pour cela, il faut que notre capacité C2 soit très grande devant Cb . D’après la datasheet
du transistor, <Cb > est proche de 50pF pour un courant Isat de 5mA. Nous savons que
C2 est inversement proportionnel à f0 , alors lors du dimensionnement réel, il est possible
de faire varier C2 afin de rapprocher la fréquence d’oscillations de f0 , et ainsi limiter les
écarts entre théorie et mesure.
Nous avons vu lors de l’étude précédente que la fréquence centrale f0 obtenue en sortie
du VCO dépendait de nombreuses variables et qu’il était difficile de s’en approcher très
précisement. Nous avons pourtant réussi comme le prouve l’analyse de Monte Carlo à
s’approcher à moins de 5% de f0 .
Afin de pouvoir agir sur f0 dans le cas réel, nous allons ajouter un circuit permettant
d’ajuster cette fréquence via la plage de EB . Pour cela nous allons utiliser un potentiomètre
P0 de valeur 4,7kΩ afin de pouvoir régler la fréquence de la porteuse à f0 ± 5%. Le schéma
de ce potentiomètre est le suivant :
(1 − α)P0 + R2
EB = ·E (3.21)
R1 + R2 + P0
Avec la plage de EB déterminée lors de l’analyse des résultats de simulation, nous pou-
vons résoudre les deux équations suivantes nous permettant de trouver les deux inconnues
R1 et R2 les résistances du potentiomètre :
R2
EBmin =
·E
R1 + R2 + P0 =⇒ R1 ≈ 7, 6kΩ et R2 ≈ 8, 3kΩ
P0 + R2
EBmx =
·E
R1 + R2 + P0
En valeur normalisée nous prendrons 8,2kΩ pour les deux.
Nous avons ainsi terminé le dimensionnement théorique du VCO et vérifié son bon
comportement et son adhésion aux critères du cahier des charges par simulation. Nous
allons ensuite réaliser la même chose avec le VCO attaque en courant, pour pouvoir ensuite
réaliser une étude cas réel en soudant les composants déterminés sur la carte, pour celle
des deux architectures que nous aurons choisie. Le choix va alors reposer sur le calcul
des composants et la simulation, nous résumons alors dans le tableau suivant les données
importantes que nous avons déterminées sur le VCO en tension :
Table 1 – Caractéristique du VCO en tension
1 T
Z
∆vc = ic (t)dt
C 0
D’autre part, le courant dans les condensateurs est constant (Irefeq ) car il est fourni
directement par une source de courant. Ainsi, le condensateur va se charger linéairement,
comme l’exprime l’équation suivante :
Irefeq Tcharge
Vc = + Vc (0) (3.25)
C
Ainsi, comme Vc (0) = 0, le temps de charge du condensateur peut être déterminé en
connaissant la valeur de la tension finale de ses bornes, le courant qui le traverse et la
valeur de sa capacité, comme suit :
Vc
Tcharge = C
Irefeq
De plus, on a vu que cette variation de tension aux bornes du condensateur est égale
à (E − VCEsat ), la même que la variation de la tension de base, comme expliqué dans le
principe de fonctionnement du VCO, donc on a :
E − VCEsat
Tcharge = C · Irefeq (3.26)
TV CO 1
Finalement, nous savons que Tcharge = = , ainsi on peut exprimer la fré-
2 2f0
quence centrale du VCO comme suit :
Irefeq
f0 = (3.27)
2C(E − VCEsat )
Tout d’abord, nous allons commencer par le calcul des valeurs des résistances RC1 et
RC2 . Comme le fonctionnement des deux transistors est identique, nous choisissons des
résistances égales comme suit : RC = RC1 = RC2 . En analysant le schéma de la figure 19
en appliquant la loi des mailles :
Lorsque le transistor est saturé, le courant fourni par la source de courant ne sert plus
à charger la capacité, mais devient le courant de base du transistor. Donc, pour que le
transistor soit saturé, ce courant de base doit être suffisant pour polariser le transistor.
Ainsi, nous devons respecter la relation suivante :
ICsat
IBsat > (3.29)
βmin
Où nous utilisons ICmax
sat
= 5 mA et, d’après le cahier des charges du transistor 2N2222,
nous prenons, pour nos conditions, βmin = 50, donc :
Irefeq = 300µA
Comme la charge des deux condensateurs est identique, nous choisissons leurs valeurs
égales comme suit : C = C1 = C2 .
De plus, notre fréquence centrale est égale à 280kHz. Ainsi, nous pouvons réécrire
l’équation 3.27 pour exprimer la valeur de la capacité :
Irefeq 300µ
C= = ≈ 178pF (3.31)
2f0 (E − VCEsat ) 2 · 280k · (3.3 − 0.3)
On choisit la valeur de la capacité normalisée : C=180pF .
Enfin, on a Irefeq = 300 µA, C = 180 pF , et donc on peut également trouver, à partir
de l’équation 3.32, le temps de charge des condensateurs :
E − VCEsat
Tcharge = C · −→ Tcharge = 1.8µs (3.32)
Irefeq
C’est-à-dire, les condensateurs mettent 1.8µs pour se charger, ce qui correspond à une
demi-période de notre VCO, qui doit avoir une fréquence centrale de 280kHz.
Maintenant, nous nous proposons de calculer la valeur des résistances qui composent
les sources de courant Iref , cette dernière contrôlant la période de charge du condensateur
et, par conséquent, la fréquence d’oscillation du VCO.
Pour ce faire, nous pouvons examiner le schéma de la figure 20 et écrire sa loi des
mailles, comme suit.
Ce2 = Cb + CT
Où Cb et CT correspondent respectivement aux capacités de diffusion et de transition
de la jonction base-émetteur.
En prenant en compte une étude approximative, nous pouvons définir une valeur
moyenne ⟨Cb ⟩ telle que :
C
∆VB = ∆VC = k∆VC (3.34)
C + ⟨Cb ⟩
Où l’on appelle k un facteur de non-idéalité qu’il faut caractériser afin d’obtenir une
EB
fréquence d’oscillations à l’état plus proche de la valeur souhaitée.
2
On estime pour le transistor 2N2222 que < Cb >= 50pF . P ourC = 180pF , on peut
faire un calcul théorique pour le facteur k. Donc :
C 180p
kthe = = = 0.78
C+ < Cb > 180p + 50p
Dans notre cas, il est possible de retrouver la valeur de k en relation avec la simulation
(ksim ) et les mesures en (kmes ). D’après le tableau 2, on peut donc calculer :
∆Vbsim 2.1
ksim = = = 0.64
∆Vcsim 3.26
∆Vbmes 1.34
kmes = = = 0.43
∆Vcmes 3.1
Avec la valeur de kmes , nous allons calculer la capacité vue de la base du transistor en
pratique. Ainsi, en considérant la valeur de notre capacité C = 180pF et avec l’équation
3.34 :
C 180p
k= −→ 0.43 = −→ Cb ≈ 240pF
C + ⟨Cb ⟩ 180p + Cb
100pF ≤ C ≤ 280pF
On peut diminuer alors le courant choisi au début et on prend maintenant Irefeq =
130µA. Avec cette nouvelle valeur de courant, on trouve C = 180pF .
Afin de garantir que les deux transistors atteignent l’état de saturation, il est nécessaire
de vérifier si le courant de base minimal est toujours respecté. À partir de l’équation 3.29,
il a été montré que, pour le transistor 2N2222, le courant de base minimal est 100 µA. En
tenant compte des capacités parasites du transistor, et en considérant Irefeq = 130 µA, la
condition est donc satisfaite.
max
Vérification de la condition de VCE pour T3 et T4
∂f0 (EB ) −1
K1 = =
∂EB 2RE1 C(E − VCEsat )
Étant donné que le gain de conversion souhaité est K1 = 15kHz/V , en remplaçant
cette valeur dans l’expression précédente, nous pouvons déterminer la résistance RE1 :
−1
RE1 = ≈ 62 kΩ
2K1 C(E − VCEsat )
Étant donné que le fonctionnement est symétrique, nous avons RE1 = RE2 = 62 kΩ.
Avec cette valeur de résistance, on trouve un gain de conversion théorique de K1the =
14.9kHz/V .
(1 − α)P0 + R2
EB = ·E (3.35)
R1 + R2 + P0
On va utiliser un potentiomètre P0 = 4.7 kΩ et il faut choisir R1 et R2 de façon à
régler la fréquence centrale dans la plage f0 ± 25%. Donc, si on considère les cas limite :
1.25f0 = 350kHz =⇒ Emax = 1.9V
0.75f0 = 210kHz =⇒ Emin = 1.53V
Ensuite, en utilisant l’équation 3.35, on peut exprimer les expressions de Emax et Emin .
En remplaçant ces valeurs, ainsi que E = 3.3 V et P0 = 4.7 kΩ, on peut calculer les valeurs
des résistances.
R2
EBmin =
·E
R1 + R2 + P0 =⇒ R1 ≈ 17.8kΩ et R2 ≈ 19.4kΩ
P0 + R2
EBmx =
·E
R1 + R2 + P0
En valeur normalisée, nous prenons R1 = 18kΩ et R2 = 18kΩ.
De plus, on doit calculer le valeur de la capacité de filtrage entre la sortie du po-
tentiomètre et la masse. Nous devons d’abord calculer la résistance équivalente vue par
Cf iltre :
3.2.6 Simulation
Schéma de simulation
Dans cette partie, nous allons mesurer la fréquence de commutation de notre VCO
ainsi que les valeurs de ∆Vc et ∆Vb .
Sur les figures 24 et 25, on observe les variations de tension aux bornes du collecteur
et de la base des transistors qui commutent. Ces variations sont données par :
∆Vc = 3.26 V
∆Vb = 2.10 V
∆Vb
Ainsi, on constate que le rapport , exprimé comme le facteur de non-idéalité k
∆Vc
abordé dans la section 3.2.3, est :
∆Vbsim 2.1
ksim = = = 0.64.
∆Vcsim 3.26
Cela correspond à la valeur théorique attendue de notre étude de cas réel, où ∆Vb =
2
∆Vc .
3
Visualisation du gain de conversion K1
Pour évaluer la performance du VCO, nous procédons à une simulation afin de visuali-
ser le gain de conversion K1 . Ce paramètre représente la sensibilité du VCO à la variation
de la tension d’entrée EB et est donné par l’équation :
∂f0
K1 =
∂EB
Les résultats de la simulation montrent l’évolution de la fréquence f0 en fonction de
EB . La figure 26 illustre le comportement linéaire attendu, confirmant la relation entre
f0 et EB . À partir de la pente de cette courbe, nous déterminons K1 , donc :
K1sim = −14.1kHz/V
On observe que les fréquences sont centrées autour de 304 kHz. Toutefois, la variation
des résistances influence considérablement la fréquence d’oscillation, avec un écart-type
de σR = 16 236.9 Hz.
3.2.7 Bilan
Enfin, à l’issue de l’étude du VCO avec attaque en courant, il a été possible de com-
prendre la structure utilisée pour ce circuit ainsi que les implications de chaque composant
sur ses performances finales. On peut revoir, sur la figure 28, le schéma du VCO accom-
pagné de ses annotations.
De cette façon, on peut bien distinguer les fonctions de chaque partie du VCO à
courant :
— Structure de commutation (en vert) : Cette structure est le cœur du VCO et est
responsable de la génération des oscillations du signal du VCO. Cela se fait à partir
de la charge et décharge des condensateurs, C1 et C2 , qui polarisent alternativement
les transistors, T1 et T2 (de type 2N2222). Les résistances de collecteur, RC1 et RC2 ,
servent à limiter le courant de saturation.
— Sources Iref (en rose) : Constituées par 2 transistors, T3 et T4 (de type 2N2906), et
2 résistances, R3 et R4 , elles servent à réguler la courant de charge du condensateur,
autrement dit, la vitesse de charge et, par conséquent, la fréquence centrale du VCO.
— Potentiomètre (en orange) : Sert à réguler la tension de base, Vref , des transistors
T3 et T4 , ce qui permet de contrôler le courant de charge du condensateur et, par
conséquent, la fréquence centrale du VCO.
— Sources IB (en bleu) : La deuxième source de courant est responsable de contrôler
le gain de conversion du VCO, car elle influence le courant de base des transistors,
et par conséquent, le taux de variation de la fréquence par rapport à la variation
de la tension de contrôle. En ajustant le courant de cette source, ce que l’on fait en
modifiant les résistances RE1 et RE2 , on peut augmenter ou diminuer la réponse du
VCO aux variations de tension, ce qui détermine le gain de conversion.
Ci-dessous, nous pouvons comparer les caractéristiques de performance de notre VCO
par rapport à l’étude théorique, à la simulation et à la mesure.
3.3 Conclusion
Après avoir réalisé le VCO avec attaque en tension et en courant, nous avons opté
pour la version à attaque en courant pour la suite du projet. Nous avons observé que,
dans le cas du VCO avec attaque en tension, la relation entre la tension d’entrée EB (t)
et la fréquence des oscillations f0 est de nature logarithmique. Par conséquent, la relation
linéaire observée dans le VCO avec attaque en courant s’avère plus adaptée pour satisfaire
le critère de linéarité spécifié dans le cahier des charges.
Dans cette partie, nous allons mesurer la fréquence de commutation de notre VCO
ainsi que les valeurs de ∆Vc et ∆Vb .
Sur les figures 30 et 31, on observe les variations de tension aux bornes du collecteur
et de la base des transistors qui commutent. Ces variations sont données par :
∆Vc = 3.10 V
∆Vb = 1.34 V
∆Vb
Ainsi, on constate que le rapport , exprimé comme le facteur de non-idéalité k
∆Vc
abordé dans la section 3.2.3, est :
∆Vbmes 1.34
kmes = = = 0.43.
∆Vcmes 3.10
Nous avons ajusté la valeur du potentiomètre afin d’obtenir cette fréquence de com-
mutation qui correspond
Nous répertorions toutes les mesures dans le tableau situé à la fin de cette partie.
Nous avons également réalisé une mesure du temps de montée de la tension Vc et avons
observé τc = 403.9 ns.
4.1 Préparation
4.1.1 Modélisation de la diode électroluminescente
A partir de la datasheet, nous allons déterminer les paramètres du modèle.
Figure 37 – Détermination de Rs
Is = 3.86 × 10−16 A
Ainsi Cj = 40pF .
Dans ce circuit, nous avons besoin d’un composant pour réaliser l’adaptation de ten-
sion. Ainsi, le transistor Q5 fonctionne comme un amplificateur à collecteur commun,
opérant donc en mode linéaire. En conséquence de cela nous souhaitons que Q6 ait deux
modes de fonctionnement :
1. Bloqué avec I0 = 0A
2. Saturé avec I0 = 50mA
D’après les données constructeur, la tension seuil de la LED VF vaut 1,3V lorsqu’elle
est parcourue par un courant I0 de 50mA (voir figure 37).
Avec la loi des mailles, on calcule la valeur de R6 , qui est la valeur de la résistance
qui limite le courant du collecteur de Q6 ; on a VB6 = VCEsat = 0,3V, et IC6 =I0 en mode
saturé :
Vdd − VF − VCEsat
R6 = → R6 = 34Ω. (4.1)
IC6
Nous mesurons grâce aux curseurs le temps de montée de la tension aux bornes de la
diode qui s’élève à 339 ns .
VDD − RD I0 − VF − RDSon = 0
d’où :
Nous simulons notre circuit dans le domaine temporel et nous visualisons la tension
et le courant en sortie :
4.4 Conclusion
Après avoir étudié les deux architectures pour le transmetteur optique, l’une à transis-
tor bipolaire et l’autre à transistor MOS, nous avons opté pour celle utilisant le transistor
MOS. En effet, ce dernier présente un temps de commutation plus court par rapport au
transistor bipolaire (22,5 ns contre 339 ns), et nécessite un nombre réduit de composants
pour la mise en œuvre du transmetteur à transistor MOS. Par conséquent, dans la mesure
où nous visons à minimiser le temps de commutation pour notre système, l’architecture
à transistor MOS s’avère être la meilleure solution.
Premier Étage
D’abord, on sait que l’impédance d’entrée de l’amplificateur opérationnel est très éle-
vée, donc on considère que le courant ne passe pas par ce composant. En effectuant l’ana-
lyse nodale à l’entrée inverseuse du premier amplificateur opérationnel, on peut relier les
courants qui y arrivent :
Ve − V − Vs1 − V −
=−
1 1
R1 + R2 //
C1 p C2 p
Comme pour un amplificateur opérationnel, on sait que V − = V + , on peut exprimer
la fonction de transfert du premier étage comme :
Vs1 R2 1 R1 C1 p
H1 (p) = =− · · (5.3)
Ve R1 1 + R2 C2 p 1 + R1 C1 p
Deuxième Étage
Vs2 − V − V −V−
= − V CO
1 R5
R3 // R4
C4 p
Comme pour un amplificateur opérationnel, on sait que V − = V + , on peut exprimer
la fonction de transfert du deuxième étage comme :
VV CO R5 1 + (R3 + R4 )C4 p
H2 (p) = =− · (5.4)
Vs2 R3 1 + R4 C4 p
Filtre Global
Maintenant, en reliant les deux étages, nous pouvons développer la fonction de trans-
fert globale du filtre, comme ci-dessous.
R2 1 R1 C1 p R5 1 + (R3 + R4 )C4 p
H(p) = H1 (p)H2 (p) = − · · × − ·
R1 1 + R2 C2 p 1 + R1 C1 p R3 1 + R4 C4 p
VV CO R2 R5 1 R 1 C1 p 1 + (R3 + R4 )C4 p
H(p) = = · · · (5.5)
Ve R1 R3 1 + R2 C2 p 1 + R1 C1 p 1 + R4 C4 p
R2 R5
Avm = (5.6)
R1 R3
1 1
H(2) (p) = où fch =
1 + R2 C2 p 2πR2 C2
— Troisième terme : Répresente un filtre passe haut. Donc, en comparant ce terme avec
la forme de la fonction du filtre passe-haut de premier order, on peut déterminer
tout d’abord la constante de temps du circuit, puis en déduire l’expression de sa
fréquence de coupure, comme suit.
p 1
Hph (p) = où τ = RC et fc =
1 2πRC
1+
τ
R1 C1 p 1
H(3) (p) = où fcb =
1 + R1 C1 p 2πR1 C1
Dans ce cas, on doit prendre en compte la capacité de filtrage C3 , car son rôle est de
supprimer la composante continue (CC), c’est-à-dire les composantes de très basse
fréquence. Autrement dit, cette capacité va également agir comme un filtre passe-
haut, ce qui crée deux filtres passe-haut en cascade. Ainsi, on doit utiliser la relation
suivante pour déterminer la nouvelle fréquence de coupure de chaque partie :
f0
fcb = √ avec n = 2 et fcb = 50Hz donc f0 = 32Hz
21/n −1
1 + τ1 p 1 1
Hap (p) = où τ1 = RC , τ2 = R′ C ′ et fc1 = , fc2 =
1 + τ2 p 2πRC 2πR′ C ′
1 + (R3 + R4 )C4 p 1 1
H(4) (p) = où fz = et fch =
1 + R4 C4 p 2π(R3 + R4 )C4 2πR4 C4
Si l’on rappelle notre cahier des charges sur la figure 47, on peut exprimer les valeurs
de toutes les fréquences de coupure en relation avec chaque terme.
1 1
fch = = = 6kHz
2πR2 C2 2πR4 C4
1 1
fcb = = = 32Hz (5.7)
2πR1 C1 2πR3 C3
1
fz = = 800Hz
2π(R3 + R4 )C4
RE = R1 + Rg −→ R1 = 50k − 50 −→ R1 = 49.95kΩ
En valeur normalisée, nous prenons R1 = 47kΩ.
— C1 ) A partir d’équation 5.7 et en utilisant le valeur du R1 :
1
= 32Hz −→ C1 = 105.8nF
2πR1 C1
En valeur normalisée, nous prenons C1 = 100nF .
—
— R2 ) On impose, par choix, que R2 soit égal à R1 pour que le premier étage ait un
gain unitaire, conformément à sa fonction de transfert dans l’équation 5.3. Ainsi,
R2 = 47 kΩ.
— C2 ) A partir d’équation 5.7 et en utilisant le valeur du R2 :
1
= 6kHz −→ C2 = 564.4pF
2πR2 C2
En valeur normalisée, nous prenons C2 = 560pF .
—
1
= 6kHz −→ C′ =2.65nF
2πR4 C4
En valeur normalisée, nous prenons C4 = 2.7nF .
—
— R3 ) A partir d’équation 5.7 et en utilisant les valeurs de R4 et C4 :
1
= 800Hz −→ R3 = 63.7kΩ
2π(R3 + R4 )C4
En valeur normalisée, nous prenons R3 = 68kΩ.
—
— C3 ) A partir d’équation 5.7 et en utilisant le valeur du R3 :
1
= 32Hz −→ C3 = 73.14nF
2πR3 C3
En valeur normalisée, nous prenons C3 = 68nF .
— R5 ) Enfin, à partir de l’équation du gain 5.6 et de sa valeur que nous avons calculée
pour notre cas dans l’équation 5.2, on peut en déduire la valeur pour R5 .
R2 R5 R1 R3 10k · 68k
Avm = −→ R5 = Avm −→ R5 = 0.33 · −→ R5 = 22.4kΩ
R1 R3 R2 10k
Après avoir vérifié en simulation les valeurs des composants, nous les avons soudés sur
le PCB afin de mesurer le diagramme de Bode réel du filtre.
Nous avons simulé et mesuré les deux diagrammes de Bode du filtre. Nous les avons
superposés sur la figure 51.
VCO
Paramètres Specifications Mesures
Tension d’alim (V) 3.3 3.3
Architecture x Courant
f0 (kHz) 280 280
Plage de fréquence (kHz) [210, 350] [275, 415]
K0 (kHz/V) 15 45
Filtre audio
Paramètres Spécifications Mesures
Tension d’alim (V) 3.3 3.3
fcb 50 Hz 50 Hz
fch 6kHz 40kHz
fz 800Hz 660 Hz
Avm (dB) x 0.33
Commande de la DEL
Paramètres Spécifications Mesures
Tension d’alim (V) 3.3 3.3
Techno x MOS
Pour conclure, les performances du VCO ne sont actuellement pas conformes au cahier
des charges. Il nous faut donc modifier certaines valeurs de composants afin de palier aux
soucis liés au passage de la simulation au montage réel.
Les performances du filtre sont satisfaisantes, mis à part pour la fréquence de coupure
haute, que nous pourrons modifier en augmentant R4 ou C4 .
Quant à la commande de la DEL, nous n’avons pas eu le temps de réaliser une étude
et des mesures précises sur les temps de montée et descente de celle-ci. Nous pouvons
juste indiquer que nous utilisons des transistors MOS pour réaliser la commande de cette
dernière.