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CZ

Le document décrit une bataille épique où les Athera, menés par le puissant Valsak, cherchent à détruire une Clé cruciale pour l'équilibre des Royaumes. Katherine, la Gardienne de la Clé, et ses alliés doivent défendre leur monde contre cette menace imminente. Le récit évoque des visions troublantes et des luttes internes, mêlant magie ancienne et tensions familiales.

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Le document décrit une bataille épique où les Athera, menés par le puissant Valsak, cherchent à détruire une Clé cruciale pour l'équilibre des Royaumes. Katherine, la Gardienne de la Clé, et ses alliés doivent défendre leur monde contre cette menace imminente. Le récit évoque des visions troublantes et des luttes internes, mêlant magie ancienne et tensions familiales.

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aient plus qu’une poignée, mais ils avaient prêté serment : p

rmée noire déferlait comme une marée vivante. Les Athera


ent avec une précision glaciale. Leurs bannières frappées d
t sous le vent furieux, tandis que les voix des commandants
jectif était clair : détruire la Clé avant qu’elle n’ouvre le Po
Royaumes en équilibre.

, un guerrier drapé d’une cape sombre s’avançait. Valsak,


eait une puissance brute, et ses yeux brûlaient d’un éclat d
forgée dans la magie ancienne, et sa voix fendit l’air comm

La Clé ne verra jamais l’aube.

parts, Katherine, la Gardienne de la Clé, observait l’ennem


ée. Sa main tremblait légèrement autour de la garde de so
ux protecteurs depuis des siècles. À ses côtés, Victor et Vick
lence. Ils savaient tous que s’ils échouaient, ce n’était pas s
ait tout un monde qui sombrerait dans le chaos.
its, de plus en plus vives, de plus en plus réelles. Et ce matin
elle. ur la poitrine : comme si ce combat n'était pas qu’un lointa

s en une pluie de feu et d’éclairs. Dans l’ombre, un dernier e


murmurait qu’un être marqué par la Clé pourrait sceller d
oir-là, alors que le destin des Royaumes reposait sur une po
dent
blait être un rêve lointain, presque oublié…

ait que commencer. parcourut ma colonne vertébrale alors que je descendais le


ur de la réaction de maman – c'était autre chose. Une sens
hose, ou quelqu’un, m’observait au-delà du monde visible.

Troublé
urs, des images me hantaient : un champ de bataille embra

d. Puis un autre. clé – et un homme aux yeux dorés noyé dans les ténèbres. P
réelles ?

uement les yeux, le cœur tambourinant contre sa poitrine.


a chaleur des flammes et l’odeur métallique du sang. Ces vi sur ma poitrine, là où, dans mon rêve, la Clé brillait intensé

elle y avait réellement assisté. Les cris, les éclats d’épée, l’é ncore, comme une trace laissée par quelque chose d’ancien

dienne. Et ce nom… Valsak.


ion de la maison, ce malaise ne disparaissait pas. Chaque b

our chasser les images obsédantes. Autour d’elle, la réalité plus lourde. Et ce nom… Valsak… Pourquoi résonnait-il enc
orcelé. Mais même cette douce magie n effaçait pas l écho
uelque part dans la maison. Lui, l’infatigable tourbillon, c. Pour que je puisse rejoindre cette fête, il fallait affronter
pas d’humeur à céder quoi que ce soit.

’arrosage – une de ces idées folles où éclats de rire et geyse


mon T-shirt comme un chevalier revêt son armure, et desce

raissaient aussi interminables qu’une tour d’Hogwarts. La


au milieu de ce royaume culinaire, se tenait maman,
un problème, et un de taille : obtenir la permission de mam
it avec toute la fougue d’un Gryffondor, sûr de sa victoire. M mes d’un geste si vif qu’on aurait pu croire qu’elle se batta
toire.

yeux vers moi, ses prunelles perçantes me transpercèrent c


jumeau, n’avait jamais ce genre de souci. Lui, fort de ses su es pensées.
aviguait dans l’affection de maman comme un poisson da

me pas besoin de demander ; tout semblait lui être offert su ux ? demanda-t-elle d’un ton qui n’avait rien de rassurant.
? Une étoile vacillante dans l’ombre d’un soleil éclatant.

Pendant un instant, je regrettai presque d’être descendue. M


a soudain, brisant le silence comme un cognard déchaîné.
on et une pointe d’appréhension. Quand je décrochai, la voi

vibrante d’énergie explosa dans mon oreille :


ança-t-il joyeusement, avant de la prendre dans ses bras.

absorbée par ses légumes, ne semblait pas m’entendre.


stantanément, son visage se transformant sous l’effet de l’

monta en moi, aussi vive qu’un feu mal contenu. Je fus env
der si je pouvais aller à la fête de Rayan, dit-il, sûr de lui. sation d’étouffement.

Tu sais que tu peux faire ce que tu veux, répondit-elle ave e, la voix tremblante. C’est toujours à cause de ça, n’est-ce p

es yeux vers moi, et son regard glacial me frappa comme u


dule.

aisons, répondit-elle d’un ton sec. Je t’ai laissé beaucoup de


estai-je. ça que tu es devenue aussi entêtée. Sinon, tu ne discuterais

pour m’interrompre. nchants comme des lames. Ils s’enfonçaient profondément


Je serrai mes poings, tentant de contenir les larmes qui me

Ton frère a obtenu d’excellentes notes cette année Toi tu


ends ? lança t elle sans se retourner.

à nouveau.
erver, mon regard chargé d’un reproche silencieux. Puis, va
ots résonnaient encore dans mon esprit, lourds et tranchan
sans fond. evai et me dirigeai vers la salle à manger, mes pas lourds d
a table, arrangeant les assiettes d’un geste nerveux.

a chambre, l’amertume nouée dans ma gorge. Assise sur m


on esprit s’égarer. Je cherchais une solution, une idée pour ur le buffet, dit-elle sans même lever les yeux.
ne venait.

ur lourd, avant de m’asseoir à ma place. Son regard pesan


e, consciente qu’il me reprocherait de ne pas venir à sa fête ssai les yeux, incapable de soutenir le poids de son jugemen
usqu’à ce que le sommeil m’emporte.

phe que tu as faite à l’examen ? lança-t-elle, la voix froide


er.

e réveilla doucement. Une fragrance familière, enveloppan


man. Mes lèvres s’étirèrent en un sourire malgré moi. La mé
chants que du verre brisé, s’enfonçaient dans mon cœur.
es et des couverts me parvint depuis la salle à manger, une
tis l’adrénaline monter. De l’autre côté, la ville s’étendait, l
as ma souffrance, reprit-elle, sa voix brisée par l’émotion. T
s. Un nouveau monde m’attendait.
que me repousser.

capable de répondre.
is un employe .Ce que je redoutais le plus .Je descendis vite
sensation que je ressentais était ce sentiment de conquete d
quentes… ils t’ont changée, Amber. Je ne veux plus que tu le

st qu’une fête ! Je vais pas…

u reviennes avec une grossesse ! Ses mots me frappèrent co ais été aussi animee .Les lumieres des grands immeubles ,q

urdie. Tu n’es pas sérieuse ! mpler ,brillaient intensement a travers le climat lugubre de
nt de m eloigner un peu plus de la maison .Je m accroupis
ries .J avais l habitude de m evader a cette heure tardive ,m
e bouillonnant en moi. Elle détourna les yeux, ses larmes co re m envahit differemment .

llant ,balancant mes mains dans l air frais de la nuit .Des g

J i h di ll fi l l i é i Ell aient en formant des blocs imposants dans les ruelles Ma p


manda l homme a gauche ,le ton aussi glacial qu une nuit p
s un geste presque paternel effleura la joue de son compag
pondit l autre avec un soupîr lourd comme un elephant .Le ption …ou d une mauvaise note dans un concours d infiltra
sur nous .L extermination de cette race doit etre effective ee a ma cachette ,je me demandais si un jour je me reveiller
t devenue l heroine involontaire d un mauvais film de scien
tendant ces mots mais mon cerveau s est arrete net ,comm
egard glacial dans celui de son compagnon avant de lui ad
une ruelle sombre ,aussi discret qu un chat espion dans un
cteur en repetition pour un drame shakespearien .Ce dern
se ,je ne savais pas si je devais en rire ou en [Link]
un gemissement proche d un soupir de desespoir .
l impression d etre coince dans un mauvais episode de sta
r le cote dramatique . ent veux tu que je te dise que je n ai pas pu ?Que dirais je tu

cha la tete avec un serieux d ambassadeur en pleine negoc egerement la tete , un sourcil leve comme s il pesait le poid
is l autre se mit a reflechir ,son regard perdu dans le vide ,c
nuel de la vie.
pour les anges .J ai fait de mon mieux , que veux tu que je f
ur la chose ?Lanca t il enfin d un ton qui aurait pu faire fre
oisieme homme fit son apparition dans la ruelle ,un type a
sa une main sur sa hanche ,l autre sur l epaule de son com eveux bruns , casquette vissee a l envers et un regard fuyan
e danse rituelle .Moi , j etais la contre le mur , retenant mo enfant cherchant un monstre sous son lit .Rien ne semblait
nel .Si je me faisais reperer, c était fini .Mais franchement , proximite de la scene
que je me demandais si je n allais pas eclater de rire et sign
hee , pas de realisateur qui crie coupez .Non , c était bien r
aient comme s ils sortaient tout droit d un episode de twilig

a une main sur sa hanche avec l elegance d un cow boy ava pour reapparaitrz comme par magie , toujours un peu plus
ur ballet chaotique finit par faire tomber le pauvre quidam
qu un pourrait nous voir
phrase aussi absurde en plein moment critique.
n ami ,puis courut a grande [Link] aurait dit une eclair
t que vous tournez un film , mais la , ca depasse un peu les u il trebuchait tous les trois metres.
ule , mi amusee
it ,je ne les vis plus dans les parages .Je n arrivais pas toujo
siblement inspire par un role qu il n avait jamais repete ,se e que j ai pu rester la tout ce temps sans dire mon Dieu .J av

ours .

tral que meme un acteur de serie B aurait applaudit ee d un film catastrophe ,sauf que la ,le realisateur sembla

s une etrange transe s approchait lentement ,tel un predat ours pour voir s il y avait quelqu un .Je me precipitai sur l h
ment comme s il cherchait a capturer l essence meme de sa
espoir qu il était juste en train de faire une sieste dramati
etourner le regard .Etait ce une comedie ?Un cauchmare,O
ls .J avais vu dans les series que ca [Link] non ,touj
ogique avait decide de prendre des vacances ? L homme dis
ne s ecrit pas comme dans les scenarios
g costume noir trainant sur le sol comme une ombre vivant
titubant legerement ,comme s il emergeait d un reve troub homme était bel et bien mort .Mon cœur s emballa :moi tem
uelque chose ou peut etre fuir une verite qu il ne voulait p .Je tentais tant bien que mal , de la reanimer .Mais rien a f
che apres midi pluvieux.
lourde comme si le silence lui-même retenait son souffle ,s
atastrophe s invita dans mon esprit :que se passerait il si q
nent on me designerait coupable .Apres tout qui croirait a
oix .A t il crie .Il allait alerter tout le monde,ils allaient voi
te de souffler la vie comme dans un mauvais film ?Meme m
rriver si tu n etais pas si gourmand
rd percant avant de repondre,le ton a la fois urgent et deta
voiture surgit a une vitesse effrayante ,foncant droit sur mo
stion .Ce qui importe , c est de te sauver

Plus rien ne repondait en moi ,si ce n est un sentiment ecra ubilite me submergea mais je tentai de retrouverun sembla

er ni crier .Le conducteur tout aussi surpris ne parvint pas e que vous n etes pas l un deux ?Lancai je les sourcils fronce
nsi que tout allait se terminer dans ces circonstances tragiq
que se dessina sur ses levres .Il inspira profondement ,puis
e souffle court , m attendant a l impact ,a ce qui serait mon

ais sur le point d accepter mon sort,une etrabge sensation t r te sauver .Et c est precisement ce que je fais
ntis une main forte me soutenir par la hanche,une vague de
ses mains ,fragile,et frele comme un agneau tremblant sous
ain me souleva avec aisance presque irreelle ,comme si je n
veloppaient et une etrange fraicheur semblable a un souff
mement pressee contre un torse nu et [Link] voiture
it dans mon corps .Le vent habituellement maitre de sa cou
reta a quelques centimetres de moi
devant cet etre qui lui avancait avec une grace presque su
tout rompre .

t la tete pour decouvrir celui qui m avait sauve .Face a moi s son visage .C était un tableau vivant ,une œuvre d art mo
te etrange et surnaturelle . e desarmante mais il y avait une intensite dans son regard

quissaient un leger sourire mais c était son nez fin et delica nt .Ses yeux ,pareils a deux eclats d ombres et de lumiere sc

ient mon attention.L un semblait contenir les profondeurs ale .Il a été envoye .Me disais je,tandisque son regard perca
ouillard .Je ne comprenais rien .Tout cela ressemblait a un
n raconte pour effrayer les enfants avant qu ils ne –(sombr
udainement dans une ruelle etroite .Le sol pave couvert de e pour invoquer quelque chose ou quelqu un

la lumiere lunaire .C était comme si le monde lui-même re urtant , c était ma realite


ssue de cette course effrenee
ouffle coupe ,face a cette scene surrealiste .La haut ,ses pie
bras , miniscule et fragile comme un agneau perdu dans un s lois de la gravite.
rs semblaient des piliers contre lesquels le chaos du monde
t semblait choregraphie ,porte par une force invisible .Je ne
nge emanait de lui , une sensation a la fois apaisante et gla
ui me traversait ,comme le vent lui memenous enveloppait
charge de mysteres
un monde que je ne comprenais pas.
e invisible ralentissait autour de nous , comme pour contem
iblissait pas .Il était rapide ,precis ,presque irreel .Ses traits et rassurant percait le voile de mon anxiete .Il était la,imm
sondables ou semblaient danser les echoes d anciens secret tte danse celeste

ds vifs dans toutes les directions ,comme une sentinelle touj capricieux ,nous portait vers les cieux , laissant derriere n
lle.
rmurai je interieurement,perdue dans le tourbouillon de pe
?

e comprends pas rien .Tout semblait appartenir a un reve oxalement ,protegee ,enveloppee par une chaleur que je ne
ngible .Je tentais de me redresser , de retrouver un semblan
es .Comme pour me rappeler que ,dans cet instant suspend
Une ascension soudaine nous propulsa vers les etoiles la ou
e les voiles dechires .
ilhouettes menacantes emergeaient des ombres .Elles cour
l i l l i d i d l ill
nte nous enveloppa et je sentis un calme soudain m envahi
bout milieu de ralentissait mais je savais que tout pouvait encore arriver

e .Comment osait il ? Il se prend pour qui , juste parce qu il ne pouront pas nous atteindre
me couper la parole d un vacarme .Je sais ,mais je n aimera
r me fouetter comme tout a l [Link] ne le sentis plus boug
[Link] était statique .J espere que ce n était pas…
nous hisser vers le haut .Ma peur devenait plus grande , j a
devient statique .Le vent qui fouettait nos visages s arreta
bas.C est commme si on allait jamais finir de connaitre l u
ide ,comme si le temps lui-même avait cesse de s ecouler.J e
mpossible .On l avait vu en histoire geo .Mais ma peur ne de
etournai pour voir les deux .Mais s il n y avait plus de mouv
r a quelque chose
ence ?
ion , je ne sais pas mais j ai confiance en lui , en sa force .So
se hisser vers le haut en notre direction .C était comme s il mes oreilles ,empotant avec lui des fragments de peur et d

ent vers nous .Mon Dieu , ce sont deux salopards , ils nous o s ? Accelere , tub t es arrete ,tu ne vois pas qu ils arrivent o

ore ,mais cela ne suffit [Link] n eus pas le temps de termine es mains crispees sur le levier ,grogna

ment de trajectoire en nous propulsant vers le [Link] visio aussi facile que ca ?Viens a ma place et tu verras.
je voyais la lumiere de la ville .L altitude devenait dr plus e
de plus en plus des habitations .J avais l impression d etre a nde , c est toi qui m as amene ici .M ecriai je ,le cœur batta

e crois que mes pensees allaient trop vite. Si on filait droit s lhouettes menacantes se rapprochaient inexorablement ,le
rs de guerre
aitrise la situation
ment de trajectoire en nous propulsant vers le bas .Ma visio
je voyais la lumiere de la ville.L altitude devenait de plus e mbes a mon cou .Je courus de toutes mes forces , aussi loin
de plus en plus des habitations .J avais l impression d etre a
u danger derriere [Link] ne me poursuivait on pas
r au [Link] crois que mes pensees allaient trop vite .On allai
qui retenait l attention de ces monstres ?
ralentir .

us defions la gravite elle-même .Les toits des maisons defil


reilles .Le bruit était assourdissant ,mais je pouvais encore ourait me captivait .Ce qu il était prêt a sacrifier,ce qu il re
dans un tourbillond inconnu fascinant.

battre a tout rompre .Etait ce de la peur ,de l excitation ,o

a surface
tumulte de bruits et de mouvements désordonnés, comme
nir
Les éclats de rire ricochaient sur les murs, s'entremêlant av
s quoi faire. s pas précipités qui faisaient vibrer le plancher. Une partie
ans les couloirs, mais je n'en percevais que des fragments fl
yais les deux s approcher .Je me levai ,et on se mit a courir
mbres, des rires étouffés disparaissant aussi vite qu'ils étaie
r s arreter

de bougeait trop vite. Mon regard, brouillé comme une vit


p quoi faire .Je me tournai ,lancelant un dernier regard a m
e parvenait pas à s'accrocher à quelque chose de précis. L
que nous ne nous reverrons jamais
mblait lointain presque irréel comme si j’étais spectatrice
va ? » demanda-t-il, penché légèrement pour capter mon r ine prêt à rattraper un navire en perdition, reprit mon ges
e.

aille, son bras un appui bienvenu alors que mes jambes vac ence ! » lança-t-il, battant des mains comme pour donner le

e tempête. Mais même sa présence, rassurante comme elle


ui me secouait.
répondant à un signal invisible, augmenta d’un cran, emp
Les lumières s’éteignirent brièvement, laissant place à un é

is-je, ma voix à peine plus qu’un souffle, aussi fragile qu'un aunes, des rouges, des bleus –, qui tournaient et dansaient
escents.

coupant la foule comme un rayon de lumière traversant u sait qu’ajouter à mon malaise. Ces lumières, ces sons, cette

une sincère inquiétude, s'approcha du mien. cela m’écrasait, me submergeait comme une vague trop pu

qui se passe ? » demanda-t-elle, son ton bas mais chargé d'é e devint court, mes mains moites glissèrent contre ma robe

instant, incapable de trouver les mots pour décrire ce tum e.

it était un puzzle dont les pièces s'étaient éparpillées au fo


continuaient, des vagues basses mais insistantes. Les rega
min, trébuchant entre les corps serrés. Les murmures conti
néluctables.
reils à des vagues sournoises prêtes à me happer.
an avec un air moqueur, ses yeux brillants d’un éclat piqua
ée et la tension de l’instant était frappant, comme si elle ét
ment, m’efforçant de retrouver un peu de calme. « Je... Je ne
e de la situation, même dans ce moment d’humour nerveux

rdaient dans le vide, comme si mes paroles n’avaient aucun


u que jamais, haussait les épaules avec un sourire en coin. « age dissipé par la brise. Ils me dévisageaient, et pourtant, q
au sérieux, Flora. » plus fort que leurs moqueries. C'était comme si le monde a
e si cette nuit, ces visages, ces voix étaient tous des ombres
u'ils ne voulaient pas admettre.
bras croisés, un petit rictus effleurant ses lèvres. « Peut-êtr
de vos jouets. » Sa voix était pleine de défi, une touche d’am
s monte au ciel ,il ya des gens qui me pourchassait

e dans cette dynamique, comme une voile ballotée par des passible, posa son verre et se tourna vers moi, un mélange
semblait toujours plus serein, comme si le chaos autour de s ses yeux. « Amber… tu veux vraiment qu’on te croie sur pa
ais moi, chaque mot, chaque regard échangé était une nou e y persistait, un voile invisible qui rendait ses paroles coup
l’image que j'avais de moi-même. ble… trop irréel. »

lisai que toute cette danse autour de moi – ces moqueries, sous la table, la chaleur de ma colère montant en moi. « Ce
s incessantes, menaçant de me submerger si je n'étais pas p tout effacer d’un simple rire. »
e cherche à attirer l'attention. Mais je savais que ce que j'a
ire n’a ni queue ni tête. Tu as été influencée, c’est tout. La v
ois comprise ou non, la réalité de ce que j'avais vécu était l
s.

lottait autour de moi, comme un spectre que je n’arrivais p


et froid à la fois, comme une brume persistante, un fantôm
ment, faisant tomber ma chaise en arrière, un bruit sec rés
es échos me poursuivaient, m’étouffaient, me rappelaient s
ne comprenez pas… Vous ne comprenez rien ! » Ma voix
les promesses brisées et l’abîme qui m’attendait. Mais ce so
t de frustration, comme une vague prête à engloutir tout s e encore.
t sur moi, une inquiétude croissante se dessinant sur leurs v

es yeux fixés sur son téléphone, paraissait si distant, presqu


tour, les bras levés en signe de paix, mais son geste avait l e semblait même pas remarquer mon agitation. Et Flora...
oses que tu dois régler, mais pas comme ça. » Sa voix était qui s’estompe au matin, elle avait disparu, sans laisser de t
s ce n’était pas ce que je voulais entendre.

ment, une pression lourde sur les épaules, comme si quelqu


étincelle de défi dans mes yeux. « Vous pouvez essayer de m surer. Où était-elle ? Où avait-elle pu aller ?
e que j’ai vu, je ne l’oublierai jamais. »

ers la foule, bousculant des corps qui dansaient et riaient s


as tout de suite. Le silence s'étira, lourd et oppressant, entr nts physiquement, mais leurs visages n’étaient que des omb
ent où frapper. us les étoiles, mais mon regard s était déjà perdu sur le tab

mme des poignards, et, pourtant, je n’avais aucune envie d


Mais la vérité était plus acide que tout ce qu’elle pourrait d figée dans une douleur que même elle ne parvenait pas à m
eux pierres précieuses sous la lumière, mais il n’y avait ni é
uelque chose, une réponse qu’elle n’avait plus, ou peut-êtr
? Elle est en train de tourner à cinquante nuances de Grey
egard était glacé, tout à fait insensible à la souffrance qu’e ait perdue depuis trop longtemps. Ses prunelles brillaient d

arborant un sourire cruel, celui d’une reine insouciante da dissimuler, mais le fardeau était trop lourd. Trop froid. Trop

si, immobile, étranger à la scène qui se jouait sous ses yeux

’envahir, mais je m’efforçai de la contenir. Je ne pouvais pa ’avait pas voulu écrire. Mais sa présence, son indifférence,

ce à elle. er le silence lourd entre Flora et moi.

’était vrai, elle me l’aurait dit. » La réalité m’échappait. La le, ma voix tremblante, cassée par l’amertume.

da me percutait de plein fouet. Non, c’était impossible. Flo


nous.
ler… mais j’avais peur. »
nnocent. Il était complice, tout autant qu’elle. Peut-être mê
commençait à se glisser dans ses pensées, tordant son espr
affronter. Chaque pas qu’elle faisait semblait

x, mes jambes me portant sans but, ma tête noyée dans un us de la personne qu’elle avait été avant.
n courant, fuyant cette vérité qui me dévorait. Chaque pas
ative de fuir l’inévitable.
un peu plus loin, dans une pièce noyée de lumière tamisée,
e mot semblait enfoncer davantage le couteau dans une pl
a voix tremblante m’appelait, mais c’était trop tard. Trop t filtre, laissant les mots s’échapper, rugueux et tranchants, f
our réparer ce qui venait de se briser. Chaque confession était une déchirure, chaque

ui se répandait dans mes veines, s’infiltrant partout, irrémé


ur mon épaule, et je sus sans regarder que c’était elle. Je res même sa présence, si réconfortante d’ordinaire, ne parvena
onnelle. Je la repoussai, sans réfléchir, mes gestes empreint it de l’intérieur.
as.

s possible… Elle a osé ? » La voix de Rayan se brisa sur ces m


lai-je, mes mots emportés par le vent. Mais tout était flou,
mpréhension. C’était comme si la terre venait de se dérober
uffrance et de trahison. Je ne pouvais plus la regarder, ni l’e
ppait le sol avec la force d’un impact inévitable.
aque respiration devenant plus difficile à saisir.

ur me frappèrent alors, implacables. Elle, la complice de m


d t i b t êt à i
Chaque mot qu il jetait dans l air semblait couper le souff pit. Plus de paix.
bant sur le sol.

prenais plus. Comment tout cela avait-il pu se transformer de la Forêt

ine qui déformait son visage, cette violence dans ses mots ?

blait se détruire autour de moi, comme un rêve dévasté, réd s a cache cache je me retrouvais dans la foret .La forêt s’éte
une mer noire prête à engloutir chaque espoir. Les arbres,
e des bras décharnés, semblaient m’appeler, m’attirer vers
est bien pour mon frère. Cela ne me dérange pas qu’elle de
ffocante, se levait autour de moi, comme une douleur
er la situation, mais mes mots sonnèrent faux, comme un é
de cela dont il était question. Pas cette trahison. Pas cette d loppait, m’étouffait, emportant chaque pensée, chaque sou

u de l’existence. Je n'étais plus qu'un fantôme errant dans


ouvenir lointain, une illusion d’avant.
rs moi, les yeux pleins de colère, mais aussi d’incompréhens
s, ma voix tremblante mais pleine de larmes non versées.

ppa, comme un coup de poignard. Là, dans l’obscurité, deu


et menaçantes, penchées sur un corps sans vie. Les formes s
n, tu devrais la détester ! C’est une sale garce ! » Les mots s
plein fouet. Pourquoi cette haine ? Pourquoi cette violence brume, mais la vérité était plus froide que tout le reste : c
s-je plus comprendre ce que j'avais toujours cru être une fa ec qui j'avais partagé des rêves et des souvenirs d’enfance,
par les choix de ceux en qui j’avais confiance es Et maintenant il n’était plus qu’une ombre sur cette ter
oire, perdue dans la brume.

devant moi, une mer d'ombres et de secrets, où chaque arb


s lui, vers Bradley, me jetant à ses côtés. Sa main, froide co es. mes pas résonnaient dans le silence, lourds de non-dits,

mienne. Un dernier souffle, un dernier mot murmurés dans allait se passer. Et puis, dans cette étrange tranquillité, un

tait figé sur l’horizon, indifférent à ma douleur. Le silence


forme sur le sol, son esprit s’étant envolé pour toujours. es yeux cherchant des réponses là où il n’y en avait pas. Pu
it une terreur insensée. Ses mains tremblaient lorsqu'il pri

es mots se noyèrent dans la mer de l’impuissance. Je pleura


s. Pour tout ce que nous avions perdu. tu dois appeler la police." Sa voix était étranglée, presque é

ient en une éternité de douleur, jusqu’à ce que je me fige à é de la pièce, pleurait sans retenue, ses larmes noyant son

ns mon cœur. Ceux qui l’avaient fait souffrir, ceux qui l’ava sa peine qui ne sonnait pas vrai. Un masque trop parfait. U

e s’échapperaient pas.

it. Mon cri. Un hurlement qui vibrera à travers le vent, por eures-tu ?" demandai-je d'une voix glaciale. "Pourquoi es-t

ble.
de moi, visiblement désemparé, mais je n'avais aucune pitié lourd de silence, comme si le monde lui-même retenait son
pable, d’une manière ou d’une autre. des pieds, ma tête pleine d'images qui m’écrasaient. La veil

e passé, retourné chaque recoin de la maison en quête de r

pas, d’accord ?" dit-il, d'une voix presque suppliante. "Ce n’é ue éclaire ma route. La vérité restait cachée derrière des po

as comme ça."

tait partie à l’église comme une dernière tentative pour ap

ent, les poings serrés. "Non, Rayan. Tout ce que je sais, c’es e priait, pensait que Dieu pouvait réparer l’irréparable, et

encore me dire que tu n’es pas responsable de ce qui est ar des mensonges tissés comme des toiles invisibles autour d

nstalla, dense de reproches non exprimés. Flora se tourna v ère était oppressante. Les regards des élèves étaient lourds

"Tu ne peux pas nous accuser tous comme ça. Tu... tu n’as dessus de nos têtes. Bradley était parti, et chacun portait s

vrais regarder les choses comme elles sont, et pas à travers le déposer.

une voix tranchante. "Tais-toi avant que je ne te dise des ch ent là, figés, attendant un geste de ma part, un mot, quelqu

is, c’était cette colère bouillonnante, ce feu qui montait en


son coula lentement, mais sûrement, dans mes veines.

dit-elle, sa voix brisée presque par la honte.

oxy ? Va harceler quelqu’un d’autre.

pondre. Je la fusillai du regard, l’injure s'étant déjà faufilée


me silencieux, bien plus puissant que toutes les paroles. Elle mis savent sûrement. Demande-leur, si tu oses.

secouée, mais je ne pouvais pas bouger. La haine m’avait p


tout ce que je savais.
eux qu’elle me lança fut le dernier coup. Elles s’éloignèrent,
ant, une brume de doute qui m’empoisonna.

e ombre, comme un serpent surgissant du sol, Roxy et sa ba


re de se mouvoir, si sûres d’elles, comme si elles
mes amis, un regard froid posé sur eux. Ils baissèrent tous l
leur des autres était leur terrain de jeu. Leurs rires s’étouff
invisible.

ut dire ? De quoi elle parle ? demandai-je, ma voix cassée p


fini de pleurnicher chez tes amis ? lança Roxy, sa voix sucré

regards fuyants. Puis l’un d’eux, plus timide que les autres,
’envahir, mais je la refoulai. Mes poings se fermèrent, mes
oix glaciale.
radley… vous n’étiez pas vraiment frère et sœur.

hirer. Mes mains tremblaient tandis que le sol sous mes pie
ole, mes amis m’attendaient, les visages marqués par l'inqu
comprendre. C'était absurde, ridicule. Et pourtant, leurs ye
uestion. J’étais trop perdue dans mes pensées pour leur acc
viction glacée. Ils croyaient à cette rumeur. taisaient. Et cette complicité silencieuse me brûlait plus q

mbes me portant sans que je puisse les contrôler. Je partis e


Mes pas résonnaient dans ma tête, un écho furieux.

ntendant le bruit des pas dans le couloir. Elle leva les yeux,
té me faisait face. Je fouillais, je retournais chaque tiroir, ch de. La porte s'ouvrit brusquement, et deux policiers entrèr
ant quelque chose, n’importe quoi. Et puis, je l’ai trouvé. L'un d'eux, un grand homme au regard perçant, posa les y

de Bradley. Son nom… Pearl. Pas Crackford.


" demanda-t-il.

ains tremblantes, incapables de saisir ce que je voyais. Ses


é que j’avais cherchée… mais elle n’était pas douce. bond, son estomac se retournant. "C’est moi."
s petit et au regard dur, haussait les épaules comme si la r s, les yeux brillant d’une détermination nouvelle. "Je n’ai rie
e dans le meurtre de votre frère, Bradley Crackford." re dans la pièce silencieuse. Mais à mesure que le temps pa
it.

ahie par un vertige insoutenable. "C’est... c’est impossible,"


e... je ne pourrais jamais faire ça." gea, puis la porte s’ouvrit soudainement. Un homme entra
ement. C’était lui. Celui-là. Celui qui avait brisé son monde.
vez vue avec Bradley..." commença-t-il d'une voix qui ne la
gèrent un regard, puis se dirigèrent vers elle. L'un d'eux sai
e brutalement, tandis que l'autre se contentait de la regard

eux, choquée. "Quoi ?!"

r discuter, mademoiselle," dit le plus petit d’une voix tranc


d glacé, ses mots plus cruels que n’importe quelle gifle. "Ell
vez vu votre frère l’embrasser dans les bois."
a réalité la frappa de plein fouet. "Je n'ai pas tué Bradley," r
le jure." arrière, comme si on venait de lui asséner un coup en plein

rent rien. Ils la traînèrent hors de la pièce, la poussant dans d’un pas, un sourire sinistre s’étendant lentement sur ses lè
n’arrivait toujours pas à comprendre. "Pourquoi... pourquo
ourquoi n’étiez-vous pas avec les autres au moment où il e
mbre, le regard noir et menaçant. "Qu’est-ce que tu fais ici

risée. d vers moi, un éclat d’urgence dans les yeux, mais ses lèvres
ler, mais ses mots se brisaient avant de franchir le seuil de

de lumière dans les ténèbres. "Je suis là pour t’aider." Son


une promesse dans ce monde en ruine. de t’expliquer. Sa voix était froide, tranchante, comme la m

ontre le mur, déchirée entre la peur et un infime espoir. "Qu n’étions pas en sécurité, pas ici. Pas n’importe où. Mais que

chait d’une manière étrange, comme un appel lointain. Peu


ement, ses yeux plein de secrets. "Je suis celui qui va te sorti e commencement d’un autre voyage. Une chose était claire
avait engloutie, et je n'avais d'autre option que de m’y perd
Il le dit d’une voix calme, presque détachée, comme si tout
e temps de réfléchir. Il n’y eut aucune explication. Aucun m

seconde. Il fallait que je suive. Tandis que les policiers se re trange, presque irréelle. Sa peau pâle, luisante comme l’éc

erner, il s’élança. La ville, le bruit des sirènes, les cris dans emblait sculptée dans le sel de l'océan. Son visage était une

montions, montions dans un vide infini, comme deux spect d'un autre âge, avec un regard qui ne semblait pas

ce qui m’écrasait s’éloignait. La lumière nous enveloppait, me s’il portait en lui mille secrets.
ait sous nos pieds, comme une mélodie oubliée.
? Ce n’est pas notre problème ! Nous avons payé, alors nous
foule, teintée de mépris.

nt, comme une barque qui arrête soudainement sa travers


tés comme des poissons pris dans le courant. Leurs voix se
é.
gues furieuses. Et puis, mon regard se posa sur lui. L’étrang

m’empêcher de rire. C’était absurde, vraiment.


ons trop de passagers. Il faut les déposer ailleurs.

interloqués. Mais je ne pouvais m’arrêter. J’éclatais de rire


est en danger ! La voix du premier homme tremblait presq qu’une vaste blague. Le vent soufflait, emportant mes écla

voir les fils invisibles qui tissaient leur conversation, une te je, à moitié hilare.
ent de moi. Moi, une simple silhouette dans leurs paroles.

auver, et toi tu ris ? Il avait l'air plus amusé que fâché.


erez avant les autres. Le second homme finit par céder.
a lentement vers eux, son regard acéré comme un coupere les-mêmes. Chaque tour, chaque fenêtre, semblait être une
s, sinueux et élégants, se déployaient comme des vagues m
ciennes, vêtues de blanc, flottaient sur les murs, leurs visag
nger. Vous le savez. Vous, vous pourrez voguer tranquillem réelle.

on. Mais elle… Si on ne la dépose pas à temps, une tempête


la première fois que des vagues pareilles se forment.
ur, ses pas assurés résonnant sur le sol de marbre comme l
lourd comme l’océan avant l’orage, s’installa. Leurs voix s’ calme. Il monta les escaliers, ses gestes mesurés, comme un
é engloutis sous la pression de ce qu’ils venaient d’entendre
tempête. Je l’imaginais, autrefois, scrutant l’horizon. Quan
me si le sol sous mes pieds était moins solide qu’il n’en avai
de flottant me tiraient dans des directions inconnues.
ension étrange se diffusa dans la foule. Comme un courant
ence silencieuse les traversa.

Sa voix, grave et autoritaire, me fit frissonner. « Cela pourr

seur fit signe que nous pouvions embarquer. Les murmures


ant des échos lointains. Je m’engageai à bord, et à l’instant

gea. Le vaisseau, d’abord modeste, se gonfla soudainement, t à ce que cela pourrait signifier. Mais avant que je puisse p
Il se déploya, se grandit, comme s’il était un être vivant, fo
out autour de nous changea. Les murs, d’abord d’une blan
mme une tempête engloutissant le ciel.
tère sans fin, et moi, une simple spectatrice, happée par l’i

connaît ton nom, Amber. » La voix du sauveur était d'une f

tu fais maintenant partie de la communauté. » Sa voix éta

rit tourbillonnant comme une barque prise dans une temp


chapper. Ma tête tourna, tout devint flou, et le sol sous mes

té ? » demandai-je, trop curieuse pour l’ignorer. je ne puisse m'accrocher à quelque chose, je m'effondrai, e

ea devant un portrait, celui d’une grande dame, presque au


rouvrirent, tout semblait irréel, comme si le monde était su
éan lui-même. L’image semblait vivante, presque respirant de moi, les créatures que j'avais aperçues en rêve étaient l
i cette dame me regardait au plus profond de mon âme. es me souriaient, mais leurs sourires… étaient inquiétants.
ager de bon.

uge ! C’est un fantôme ? » murmurai-je, choquée.

ugeait toujours pas, figé dans l’ombre, comme un phare sol


le, comme une figure de marbre.
out de suite, son regard devenant plus dur, comme un ciel a
sans même tourner la tête :

dai-je, la voix tremblante, l'incertitude me nouant l'estoma


bituelle.

s questions, mon cher. Il est bon de questionner le monde. »


ement, mon esprit essayant de comprendre ce que je faisai
e ce monde insensé.

x pétillant d’une lueur étrange. Puis, d'un geste dramatiqu


revint, portant un vieux catalogue poussiéreux qu'elle me t
uisse répondre, une autre voix s’éleva, forte et pleine d’une

Mama. » La grosse dame, qui se tenait dans un coin, éclata d


te, Amber. » Big Mama pointa du doigt un petit point roug
dans les murs comme un avertissement lointain.
tre destination. »

urire qui ne laissait rien présager de bon sur ses lèvres.


de ce lieu avec une adoration étrange, comme si elle me m

nous, Amber. »
de embarcation de toute la contrée. Aucun danger. Et tu po
roits les plus sombres, où les vagues sont cruelles. » Un sour

a alors dans la pièce, portant une tasse de café qu’elle me t il n’avait rien de réconfortant.

ints d’une sagesse étrange, comme si elle connaissait des se


évélés.
ls Ce sourire ne me disait rien qui vaille Mais avant que je
à la petite fille qui s éloigna avant de revenir avec un catal
ir noir semblait vieille et usée, comme une carte secrète de

ns un rêve." ussi rigide, restait là, silencieux, dans l'ombre, ses yeux fixé

ata de rire, un son qui résonnait dans la pièce, brisant le sil e." Elle désigna un petit point rouge. "C’est Clirk Dark. C’es

ue. u avec une dévotion presque religieuse, comme si elle tena

ama." ublié, un trésor perdu depuis des siècles.

nt, mais ce sourire semblait aussi lourd qu'une mer calme m


urface. Une douce menace cachée derrière une façade agr e embarcation de toute la contrée. Aucun danger, et tu peu
s plus sombres, où les vagues sont cruelles."

fléchissais à ce qu'elle venait de dire, une petite fille entra, alors, se transformant en un rictus que je n’arrivais pas à

dit en silence. Je la regardai, méfiante. Si c'était une ruse po l’air, une pression, comme un calme avant une tempête. La

on de tomber dans le piège. Mais je pris la tasse, observant à surgir.

s mains, tentant de me donner l’air détachée, mais en réali


er du temps.
les plus sombres, vous dites ? Quels endroits ?" demandai-j
res, comme si une réponse pourrait enfin me libérer d’un

tte embarcation ?" demandai-je enfin, brisant le silence lou

poser de questions." Le regard de mon sauveur se durcit, u


l’angoisse m’envahissait petit à petit. La cuillère vibrait, et
couverture, formant une petite mare sombre qui commenç
ia, devenant encore plus lourd. Puis, brusquement, mon sau
e voix autoritaire :

."

ffle lourd et fatigué, comme si elle revivait une douleur anc

ne contrée a été dévastée par le plus grand massacre que c

andai-je, une pointe de sarcasme dans ma voix.


chos dans l’air, des ombres d’horreur qui flottaient autour
moment," répondit-il d’un ton presque bienveillant, comm
tures cruelles est venue tout détruire. Aujourd’hui, il ne res s froid, non ? Il fait bien plus frais en haut."
un de plus."

a cuillère, perdue dans les tourments de cette mer de café, erture d’un geste tranquille, puis se tourna, claquant la po
tait en moi. auter. Je me retrouvais seule avec eux, Big Mama et les cré
ux et inquisiteurs. L’air devenait lourd, presque suffocant.

eur d’horreur dans les yeux, et murmura d’une voix glacée

eulent tout détruire, forcer les contrées à obéir. Mais nous amment, l’envie de m’échapper me prenant au ventre. Mais
uai que mes chaussures avaient disparu. À la place, quelqu
obelet Mes yeux clignèrent essayant de comprendre ce qu
p ç g ant en arrière avec la force d une corde tendue. Non… Je n
dans ma folie.

r n’était pas une option. Alors, avec une résignation à la fo


is ?" Sa voix glacée coupa l’air. Un ton d’autorité que je n’a

porter."

lui. Mike. Toujours là, comme un ombre indestructible, vêt


gard, dur comme la pierre, était fixé sur moi. Il n’avait pas
blement satisfaite, comme si elle venait de remporter une
donna la sensation qu’il contrôlait tout.

d’ici. Tu peux bien le vouloir ou non, mais moi, j’ai des proje
lettes, mes pieds écrasant l’absurdité de ce monde. Et chaq n que ma voix tremblât légèrement.
onçant un peu plus dans l’inexplicable.

qui frôlait l’arrogance. "Tu ne peux pas t’en aller d’ici."

ciel, agacée. "Ah non ? Et qui décide ça ? Le grand maître d


ord du vieux rafiot, l’air frais de l’océan fouettant mon vis ix était évidente. Tu crois vraiment que tu vas m’empêcher
sous la lueur pâle de la lune. J’avais l’impression d’être une
m que je n’avais pas choisi de regarder. Les ombres dansai
r d un coup, ou tu restes coincée dans ce cirque avec moi. À

me sauver avant ?" lui lançai-je, la voix mordante.

une froideur calculée. "Ah, tu veux vraiment que je reste là


e, je me jetai dans l’eau, laissant l’obscurité m’envelopper. es comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. "T
je t’ai laissée faire. De quoi tu te plains ?"

on poids m’écrasait, me noyant presque, mais il y avait que


plongeon. Peut-être que cette eau m’offrirait la paix que ce de colère dans le regard. "Tu n’es qu’un imbécile. Un miséra
le de donner. Je luttai contre les vagues, contre le froid, tou
ici. Pas question de finir comme ces statues de requins.
sourire froid, comme s’il ne comprenait même pas pourquo
sir, ma belle, mais pour l’instant, tu restes sur ce bateau. D
sur moi. Big Mama, accompagnée de ses créatures grotesq
une indifférence glacée dans leurs yeux. "Que va-t-on faire
" répliquai-je, d’un ton acerbe. "Mais dis-moi ton nom, au m
a d’un ton presque curieux, comme si j’étais une particule d
is censée ignorer comment tu t’appelles ?"
que.

stant, un éclat de frustration passant dans ses yeux, avant


attre. Elle apprendra." La voix de l’une des créatures était d
murmura, plus sombre : "Elle va mourir."
ux.
t, avant de répondre, d’un ton presque irrité. "Je n’ai pas d

tement, le regard défiant. "Oh, mais j'ai l'impression que je


ise exagérée. "Oh, vraiment ? C’est fascinant." Je le fixai de
diction, peut-être ?"

es, l’air plus détaché que jamais. "Tu ne comprends pas. Ce


d, mais je sentis un léger frémissement dans son attitude. " e et une porte. À toi de choisir si tu veux t'enfuir ou rester. M
oit aller, tu en sauras bien plus." ndroit dont tu ne reviendras peut-être jamais."

nstant, un sourire presque imperceptible effleurant mes lè


'air d’un maître du grand théâtre de l'absurde, mais au fon

s, son sourire se figea. "Tu parles beaucoup, mais tu n’as au


des erreurs. Envisagez de vérifier les informations importa
s bientôt le savoir."

main, comme pour balayer ses paroles. "Je n’ai besoin de te


ravers les voiles du vieux rafiot, emportant avec lui des bri
poser trop de questions.

la lourde chaleur de la pièce me frappant immédiatemen r de défi brillant dans mes yeux. "Comme vous, je suppose. C
s une part de moi restait figée, comme si la réalité autour
e. Les créatures autour de la table semblaient ne pas prête
ins, pas plus que nécessaire. Mais Big Mama, elle, n’arrêtai rire, un sourire presque tendre, avant de pencher légèrem
sant chaque mouvement. n enfant faire ses premiers pas.

ont plus turbulentes. Mais toi, tu es... différente." Elle laissa j’adore ça. Bien plus sage que les autres que tu nous amèn
claration énigmatique, pleine de sous-entendus.

Mike, un sourire acide se dessinant sur mes lèvres. Voilà qu


répondre, un léger frisson parcourant mon échine. Si elle p e parmi tant d'autres, une pièce dans un jeu qu'il pensait a
r par ses mystères, elle se trompait.

e, une créature—Victor, je crois—fit tomber un verre, brisa es d'autres filles ici ?" Je laissai mes mots flotter dans l’air,
autour de la table. Le son du verre éclatant résonna dans

installa autour de la table. Puis, Mike, mal à l’aise, chercha


droite de calme
’est pas sacrée sur Terre ?" Elle observa Mike avec une lue

optant une attitude désinvolte, un sourire de convenance a

au chapeau blanc à travers les couloirs sombres du châtea


enfin, ou du moins en apparence. Le repas continua dans u écho sinistre des pierres. Les murs semblaient se resserrer
rit, la tempête faisait rage. Qui étaient vraiment ces gens ? ous enfermer dans leur silence. Chaque tournant que nous
ore : comment allais-je en sortir ? aissais, de tout ce qui m’était familier. Il n'y avait pas de fen
rs qui se perdaient dans l’obscurité.

it fin, je m’éclipsai, mon esprit envahi de questions sans rép


assombri, bien que l’heure n’en soit qu’à peine quinze heur ait d’un pas mesuré, sa silhouette presque fantomatique, so
rdu leur sens. Ou peut-être n’étaient-elles tout simplement peau. Je n’avais aucune idée de ce qu’elle pensait, mais je se
e. Le sol craquait sous nos pieds, et l'air était saturé d’une o
iéreuse.
dement, mais le rêve qui suivit n'était rien de plus qu'une b
ra pour toi," dit la créature, sa voix faible mais perçante. E
ant dans le noir. mais l’angoisse qui me serrait la gorge se faisait de plus en

que je ne comprenais pas encore, et chaque parole qu’il pr


ue chose d’encore plus terrifiant.
le, encerclée par cette étrange pièce. À peine avais-je eu le
uil que le silence se fit oppressant. Le temps semblait s’être
était suspendu hors du monde. t," continua-t-il, un léger sourire se dessinant sur ses lèvre
tre mieux ainsi."

ouillaient. Pourquoi Mike m’avait-il amenée ici ? Qu'était-c


ark" ? Je n’avais que des réponses partielles, des morceaux son regard scrutant chaque mouvement que je faisais. Puis
onstituer. Tout m'échappait, et pourtant, chaque minute p de cette observation, il s’éloigna d’un pas.
e pouvais pas fuir.

oi de comprendre ce que tu es venue chercher."


s de pas venant du couloir. Lents, lourds, comme ceux de qu
uiétude. Le son se rapprocha, s’intensifiant, et avant que je
un grincement long et presque solennel. mais les mots me manquaient. Tout ce que je pouvais fair
er ce qu’il voulait vraiment. Pourquoi était-il ici, et quel rô
fin, tendant une main vers la porte derrière lui.
t là, grand, vêtu d’un manteau noir, son visage à moitié cac
l i l ét i t l l àé d l’ b ité d i
ntense pour être totalement innocente.

u dis ? » murmurais-je, presque incrédule.


arcourut mon échine. Tout en elle semblait… trop vive, trop
es que je ne devais pas savoir.
retourner, répondit dans un souffle, sa voix se fondant dan
lle ne faisait qu'ajouter un détail insignifiant.
mbien de temps ? » réussis-je à demander, ma voix trembla

es. Ce château a vu plus d’années que tu n’oseras en compt


nstalla. « Ils sont éternels, de certaines manières. » paules, son sourire toujours aussi large, mais avec une poin

s de répondre. La créature, déjà presque disparue dans l’om s, vraiment. Mais c’est comme une routine, tu t’y habitues.
i seule, dans la pièce qui devait être ma loge. Elle n’était pa ’est un peu… bizarre. » Elle rit, et ce rire avait quelque cho
nge sensation d’étouffement, comme si le temps lui-même s ui siffle dans le silence.

ette se dessina lentement dans la pénombre, je me figeai. U yant de démêler l’innocence apparente de son sourire. Mais
ses lunettes glissant sur son nez. Elle s’approcha en trotti emblaient m’engloutir. Une intuition sourde, mais tenace,
t de faire une grande découverte.
e pas trop poser de questions.
dirent, fixant chacun de nous. Et je les entendis, je crois, mu

nt irréels, des viandes finement préparées qui brillaient sou Mais mon esprit refusa d’entendre. Cela ne pouvait être que
e trompait pas. Il y avait quelque chose de sinistre dans tou

e la table souriaient, mais pas moi. Ils souriaient de maniè me au chapeau se durcit, et elle sourit à nouveau, un souri
eur bouche ne savait pas comment se détacher de cet air m
vers moi, un peu curieux, mais surtout inquiets, comme si
de delicate équilibre.
ma chère. Ce n’est rien. » Elle s’approcha, sa silhouette fine
simplement la tradition. Rien de plus. »
e arrivée ! » lança la femme au chapeau noir en se levant, s
e. « Vous vous êtes bien intégrée, je vois. Mais tout cela… c
r battant fort contre ma poitrine. Je savais que quelque ch
vais aucun moyen de m’échapper.
ment, comme si elle cherchait à sonder mon âme. Je n’arriv
ue chose dans sa posture me disait que je n’étais pas en séc

est-ce pas ? » continua-t-elle en s’adressant à Vicky, son ton


ment on se fait à cette étrange routine. » nent vers moi, comme si chaque seconde qui passe m’enferm
pouvais m’échapper. Il est trop tard pour regretter. Il est t
partiens pas.

monter." Demain, une mission t’attend."

figent sur moi. Tous sauf un. Celui de Mike. Il se lève à son voix se brise, noyée dans un écho lointain. Une mission... M
ais ses yeux… Ses yeux brillent d’une lueur inquiétante. Une be comme une promesse en trompe-l’œil.
e sang.

. Il s’éclipse sans un mot de plus, claquant la porte derrière


Ça peut être dangereux." ilence oppressant. La chambre, cette pièce imposante et ob

i. Ce n’est pas une simple mise en garde. Non, c’est un aver e, le cœur lourd, mon esprit tourmenté par des visions qui

st trop tard, que l’heure de la vérité est arrivée. Et cette vé tiques.

ourrais imaginer.

pérant m’échapper dans le sommeil, mais ce dernier m’ent

mais une voix, douce et terrifiante, s’insinue dans mon esp


r. Et Clirk Dark aussi."

e voix me secoue.

tente de répliquer, la peur me poussant à me défendre con e-toi !"

que ce vide que l'on appelle l'ignorance, je n’y crois pas."


urde contre l'oreiller, refusant de quitter l’illusion d’un aut
tu véritablement prêt à assumer cette lourde charge ?"

r, cherchant une autre échappatoire : a réponse, froide et calculée, est presque un écho à la lourd

l'on partait à la piscine ?"

ors. Le monde s’effondre, se dilate. Le vide s’ouvre sous mes

chutent, disparaissent dans l’éther. Je les vois vivants, mais es, mais ils portent une profondeur inquiétante. Il ne semb

us dans le néant. Ils ne répondent plus. lui, de moi, de ce qui va suivre.

eux, les secoue, hurle leurs noms, mais rien. Le silence env r la pièce, lourd, oppressant. La femme au chapeau, toujou
uce comme un murmure dans le vent :

mais sous ta tutelle, quoi qu'il advienne. Tu es son protecteu


t. Douces, traînantes, lointaines. Je les entends, mais elles n
en garde contre les abîmes qui l’attendent."
nvisibles, insaisissables.

orte, ma main tremblante se referme sur la poignée glacée


se désagrège. Les créatures sont là, tout autour de moi. Le

nt dans l’air comme une promesse d’acier, et je sens le poid


moi. La cérémonie, si étrange, semble bien plus qu’un simp
crets, soufflait autour de nous comme un spectre, mais je n
onde autour de nous attendait le moindre faux pas.
suivis sans vraiment comprendre pourquoi, comme une m
ar une volonté invisible Les mots de la dame au chapeau ré
gardien légal d’Amber," disent-ils en chœur, leurs voix com
plus effrayante que tout ce que j’ai pu imaginer.
ction, une bénédiction.

d’énergie, fine et insidieuse, traverser l’air, pénétrer dans


uite vous convient. Si vous avez besoin de modifications ou
orbé par cette énergie, comme si un sortilège d’un autre tem
èce se referme sur nous, et tout devient plus étrangement s

un ton qui ne permet pas d’opposition.

ot, mes pieds suivant le rythme imposé, mon esprit noyé da


moi. Le château est un dédale sans fin, chaque couloir semb

ément dans l’inconnu. Nous atteignons finalement la cour,


nuit avait englouti le monde entier. La seule lumière, vaci
Mike tient dans ses mains. Elle vacille comme un souffle de v des erreurs. Envisagez de vérifier les informations importa
e obscurité absolue.

rture sous le vent glacial, le froid mordant ma peau à chaq


inaltérable. Je n’avais pas le droit d’hésiter. Alors j’obéis, m
mme si elle respirait lentement, contenant en son sein des s

ouvrait à mes pieds, avalant toute lumière. Un vent glacial


créature affamée. J’eus à peine le temps de pousser un cri

force invisible m’arracher du sol. Je tombais, aspirée vers l marquant un vieux journal posé sur le sol. Les pages étaien

e frénétique. euse. Je le ramassai, mes doigts tremblant légèrement.

a fin.

ersèrent l’esprit : la maison, la lumière du jour, le visage de Mike.

irréel.

ent le journal et mes yeux parcoururent les lignes hachées

oc brutal. Un sol dur sous mon dos. g. Celle d’un enfant orphelin, un gardien avant moi. Ses par
rcle de ténèbres, victimes d’une organisation secrète pratiq
ouleur et de vengeance.
ons en feu. Autour de moi, une brume bleuâtre flottait, iris
e où j’avais atterri brillaient faiblement, comme imprégnés

ers Mike, cherchant des réponses.

soufflai je encore sonnée


clé sacrée, poursuivit-il. Elle protège l’équilibre du monde. t devant moi : fuir, prétendre que tout cela n’était qu’un ca

prendre soin.

eculant d’un pas. Non. Non, c’était insensé. J’étais juste… mo resterait-il ? Je tendis la main vers la sphère.

effleurèrent sa surface glacée, une chaleur brûlante envah


une rivière de feu.

t. Ceux qui ont pris la vie de ton frère. Ils sauront que c’est

la clé. Et il ne leur faudra qu’un souffle pour réduire ce mo


ein fouet. Un vertige s’empara de moi. oix. J’étais la gardienne.

nt brisé la pierre qui le liait à elle. Ils l’avaient tué, Amber.


it le gardien, parce qu’il détenait la clé. Et tu as vu leur cri

prends pourquoi tu es la nouvelle gardienne. Tu es la seule


tait le gardien de cette clé. Un silence tomba, lourd et oppr
ui tu es."

ossible… Mike ne détourna pas les yeux.


ut ma colonne vertébrale. Ma gorge était sèche, comme si u
e de naissance. Tu as compris, maintenant. Bradley n’était
ère, mais l’espace autour de moi sembla se refermer. L’envi adopté… après la mort de ses parents.
titude glaçante me cloua sur place : il n’y avait nulle part o

nt en moi, se frayant un chemin à travers ma confusion. Bra


l… qui était-il ?" Ma voix était étranglée, à peine audible. M ble. Pas lui.
rire triste effleura ses lèvres.

t enfant, ce visage innocent. Celui qui, en perdant ses paren


Tu comprends maintenant, Amber ? Tu vois ce que tu refus
tout a été bâti autour d’un destin que personne ne pouvait
uzzle s’assemblaient déjà, une à une, implacables. Chaque
tail que j’avais ignoré… Tout prenait un sens cruel et irrév
mes pieds. Une terrible évidence s’insinua en moi, aussi froid

-je dans un souffle. Mais je n’avais jamais voulu le compren


uée de surprise.
ix. J’étais la gardienne.
d de toi, tu l’as toujours su.
utour de moi, oppressant, comme si chaque respiration m
n cœur battait trop vite, mes pensées s’embrouillaient.
e sourde monta en moi, brûlante, incontrôlable.
tu portes en toi… personne ne doit le savoir. Tu n’es pas se
leur vie pour protéger la Terre. Vous êtes les élus. Ceux do mbre s’ouvrit brusquement, et Vicky entra, ses mains ferme
ant de sombrer dans un tourbillon de pensées chaotiques.

t comme un coup de fouet. Ma respiration se bloqua dans m emanda-t-elle, ses yeux brillant d’une inquiétude palpable.

ticulai-je, tremblante. Tu parles de tout ça avec une froideu n instant, m’abandonnant à la chaleur de son étreinte. Son

, ma famille… et tu veux que je me contente d’accepter ça ? nt dans le présent.

g soupir. Un instant, je crus voir une lueur d’hésitation trav oufflai-je, ma voix brisée. Ce que je suis… ce que je dois fair

dmit-il. Mais c’est ainsi. Un silence pesant s’abattit entre no s tout de suite, serrant mes bras avec la même intensité qu
ais je sentais que chaque parcelle de mon être se brisait so
arrière. un verre trop fin qui se brise sous la pression.

elle finalement, d’une voix douce mais ferme.


le de bouger. Ses paroles résonnèrent dans ma tête, tourna blaient suspendus dans l’air, comme si un souffle trop lourd

n’étais pas prête. Pas encore. e ce monde étrange.

jambes se mirent en marche. Je traversai la pièce comme u er, nous avons eu peur pour vous, dit l’un des membres du g

i. Mon corps savait ce que mon esprit ne voulait pas encore d’anxiété. Nous avons essayé d’ouvrir votre porte par tous

rus sans but, un sentiment de panique incontrôlable me po


mai la porte avec une telle force que la serrure en gronda. L s les yeux, mon regard aussi tranchant qu’une épée. Une ch
ur le sol. rôlée.

répondis-je d’une voix glacée, chaque syllabe résonnant co


te à rester. Je veux me venger de ceux qui ont tué mon frèr
t vous ne pourrez rien y changer.
s déferler, sans entrave. La perte de mon frère, la douleur i
qui m’écrasait sous ses mystères. Et puis… la colère. La brû esque palpable, s’abattit sur la pièce. Les créatures, ces êtr
nt comme si ma décision les avait figés dans le temps. Mais

n invincible. eux, s’avança, sa voix tremblante.


ration légère et palpable autour d’eux.

urut l’assemblée. Quelqu’un dit quelque chose, mais je n’en


n, mon désir de vengeance, avaient fait de moi une force qu ux fermés, tendit les mains avec une concentration absolue
mant une lueur argentée qui se dirigea lentement vers le mu
vague d’énergie se leva, et des crapauds commencèrent à
e lenteur calculée, se dirigeant vers les filles. Elles
mure, plus faible, qui se perdit dans l’air. Ils savaient. Ils ava
te à avancer dans ce monde où je n’avais plus rien à perdre vement, effrayées, mais avant que la panique ne s’installe,
e la main. Les crapauds s’évaporèrent alors, comme des nu
ofonde, s’étendait à perte de vue, une mer d’argent baigné

soleil. L’horizon, doucement enlacé par une lueur dorée, se


d’air semblait me confier des secrets anciens, comme des m
tte immensité, le temps lui-même semblait suspendu, et je ées, dit-il, sa voix calme comme la mer après la tempête. L’

de. Un monde où les poids de la réalité ne semblaient pas a cinée, répondit en chuchotant :

oir peur, quand des crapauds viennent vers nous ?

uce, presque bienveillante. Un sommeil lourd et réparateur


urds de sens et de mystères, continuaient de tourner dans m ucement, comme un maître patient qui s’assure que ses élè
dien. Celui qui avait tenu la clé entre ses mains, celle
simple mouvement du doigt, il rétablit la paix, et les filles,
ant fascinées par ce qu’elles venaient de vivre.
ses vagues de danger, mais aussi de lumière.
rise par sa spontanéité.

exactement ici ? demandai-je, mon propre poids, celui de la


sentant un peu désemparée. es.

vec un teint doré par le soleil, et des yeux verts, scintillants, tant, puis répondit avec une lueur dans les yeux.
de la mer. Elle m’apparut tout de suite comme chaleureuse,

utres ne peuvent pas protéger… Elle marqua une pause. O


e loge, avec la fille qui est à gauche. Et toi ? demanda-t-elle On nous prépare à ce qui pourrait arriver. À ce que tu vas d

e mien. Un éclat d’incompréhension passait dans ses yeux, m


comme si nous étions destinées à emprunter le même chem
s-je, un peu perdue dans cette nouvelle réalité. Elle sourit l

plairas ici. Au début, c’est dur, on regrette de quitter nos Mia, douce comme une brise d'été. C'était Mia, les cheveux

garçons sont là pour nous accompagner, ils sont vraiment s e portait le poids du monde sans en montrer le fardeau.

ourire sincère, et un sentiment étrange m’envahit. C’était c


mer calme m’envahir, effaçant les tempêtes intérieures. Ce a main, m'invitant à la suivre. Je la rejoignis sans hésiter, b
rtant, d’une manière inexplicable, il me rassurait. ence étrange s'était installé entre nous, mais il n'était pas g
as identifier.

ées se bousculaient dans ma tête, une voix grave s’éleva sou


enait dans l’encadrement de la porte. Il portait un mantea
Creeks, expliqua Mia en désignant les bâtiments. C’est ici q
e lame de fer.
x qui vous aideront à comprendre votre place dans ce mon

cinée par les maisons. Elles semblaient presque trop petites


temps, il y avait quelque chose d'infiniment accueillant da evez venir. Il y a des choses à préparer. Ses yeux se fixèrent

mettre une aura particulière, comme un souffle doux, pres e lueur d’inquiétude dans son regard. La clé... elle est plus f

t me fit un signe de la main pour que je la suive.


n particulier, continua Mia, ils sont là pour veiller sur nous
toujours directement. Parfois, ils attendent qu’on fasse no
uvrir ce que vous devez apprendre.
pacité à maîtriser la magie, à affronter ceux qui convoitent

ut mon échine en entendant ces mots. La clé. Celle que je de


ent un objet. Elle était la clé de tout un monde. Et peut-êtr l'incertitude et la promesse d'un avenir encore flou, je suiv
nçant un peu plus dans ce monde étrange et merveilleux, o
acer pour toujours.

s où avec vos pouvoirs ? demandai-je, ma voix hésitante.


mprendre. L air était plus frais ici, comme si la magie elle ses mains frémissant au contact du cuir usé. Elle le feuillet
livres anciens qui tapissaient les étagères. Amber s'arrêta boles qu’elle n’avait jamais vus auparavant. Chaque page
bois sculpté qui marquait l’entrée. Elle passa une main tre it éveiller quelque chose en elle.
rmurant les mots qui semblaient se dessiner sous ses doigts

ussi une partie de la magie ancienne, celle qui a été oublié


ière douce des chandelles éclairait les étagères remplies de
es rares. C’était un lieu magique, non seulement en raison d , » expliqua Mike en s'approchant d’elle. « Les Aetherans o
s ce n'est pas juste de la magie, Amber. C'est une part de l'h
aussi en raison de l’énergie qui semblait imprégnée dans ch otéger. »

haque livre détenait un savoir ancien, un pouvoir qu’elle ét


l pouvoir ? La clé était-elle liée à cela ? Et qui pouvait bien
e, absorbée par les paroles de Mike. La réalité était bien plu

aginé. Son rôle, sa mission, ce qu’elle devait devenir… tout

tait déjà là, entouré de piles de livres. Il levait les yeux vers
mpréhension, mais aussi de mystère, comme s'il savait des c

dit-il simplement, mais avec bienveillance.

que texte que je soumet mettez le au style de jk rowling Cha


ent sur cet équilibre avec une sagesse qui remontait aux pr uttent pour restaurer l équilibre. Les humains, quant à eux,

n’était pas le fruit du hasard : ils avaient été choisis pour p chant à exploiter les fragments de magie qu’ils trouvent, sa

menaçant de l’effacer. nces. Amber, héritière involontaire de cette guerre ancienn


de la destruction des deux mondes.

rd en harmonie avec les Aetherans, leur offraient leur resp


ce respect se transforma en curiosité, et la curiosité en am
dre la magie des Aetherans, découvrirent que leur pouvoir, couloirs du château, perdue dans ses pensées. La salle de la
magie permettait de transformer la matière, de défier la m ouvait à l’autre bout du bâtiment. Ce lieu était bien plus qu
aire où se mêlaient les secrets du passé et les mystères de

re, chaque parchemin semblait chuchoter des vérités oubli

de dirigeants humains, connus sous le nom des Usurpateur


des Aetherans naïfs. Ce pacte, scellé dans l’ombre, déchira

e. La magie fut manipulée, altérée, et des fissures apparure ant devant la porte massive en bois, ses mains effleurant le
es, des forces ténébreuses – les Videsombres – emblait suspendu ici. Elle se sentait à la fois étrangère et

ompant tout sur leur passage, tant la magie que les humai nectée à cet endroit, comme si un fil invisible la liait aux m
t à un autre monde – un monde auquel elle semblait désor
n’aurait pu l’imaginer.
es à leur mission, se dressèrent contre cette menace. Mais l
rrêta pas là. Les ténèbres gagnèrent même les rangs des Ae
hangeait jamais. Son regard glacé et son air de dur à cuire
plexe que ce que nous avons appris, » dit Mike en levant un is au fond de moi qu’il était plus qu’un masque. Sous cette f
. « Mais c’est ce qui rend cette magie si puissante. » l’univers, même s’il ne le montrait jamais, préférant rester
elle, ne passait jamais inaperçue. Son style gothique, légère
e faire tourner les têtes. Elle aimait être au centre de l’atten
ivre relié de cuir, couvert de poussière. En l’ouvrant délica
une étoile scintillant dans une nuit obscure.
n ancien grimoire. Il le tendit à Amber avec une certaine
rdiens du château, la femme de ménage et le mystérieux g
… il est plus ancien que toi et moi réunis. Il contient des sec
endroit lui-même. Et les trois autres Creeks – Victor, Rick e
ue où l’Imagianirea n’était encore qu’une légende. Ce n’est
t là pour nous entraîner, nous préparer aux épreuves à ven
ce même de notre monde, un fragment de ce qui a été perd
is que c’était pour notre bien, même si parfois leur exigenc

son cœur battant plus fort en sentant le poids du savoir an


venu ma nouvelle famille. Même si la mienne me manquait
nt sous ses doigts, et, à chaque mot, un frisson parcourut s
s liens solides, des amitiés réelles. Mais, malgré tout, un
rochait de quelque chose de plus grand, de plus dangereux
mon cœur. Un vide que je tentais de combler en m’accroch
mais imaginé.
à la fois fascinant et incertain.

qui peuplaient ce château apportaient une touche de mag


e m’étais plongée dans un livre de magie, absorbée par les
ours gentille et compréhensive, avait ce côté lunatique qui
e marée déchaînée. Les livres se tournaient seuls, leurs enc nger de couleur sous la lumière vacillante, comme si sa su
La porte de la salle se mit à claquer violemment, battue p fs délicats s’enroulaient autour de l’objet, d’une finesse qui
nulle part. Ce vent me souleva presque du sol, me poussant ait pas de me fasciner.
portée par sa force invisible. Puis,

t qu’il était apparu, le vent se calma, laissant place à un sile dans la froideur de la bibliothèque, face à l'objet mystérieu
curieux, parcouraient les runes gravées sur sa surface. Elle
lle qu'elles murmuraient des secrets enfouis depuis des sièc
tre découvertes. Chaque symbole paraissait renfermer une
rs dans une bibliothèque oubliée, un lieu clos, loin de tout. L
il était possible de saisir d'un simple regard.
ans une époque révolue. Les étagères, couvertes de poussiè
aient à perte de vue, et des livres aux reliures usées sembla
des témoins d’un passé englouti. L’air était lourd de vieille vement la main, ses doigts frôlant à peine la surface glacée
et chaque recoin de la pièce semblait act avec l'objet, une étrange sensation parcourut son corps

és oubliées. Ce lieu était comme un vestige d’un autre temp it à partir de l'artefact, la traversant d’une vague frissonna

omme si personne n’avait osé y pénétrer depuis des siècles. aussitôt, mais l'objet, d’un calme implacable, ne réagit pas.

guidée par une intuition inexplicable, une sensation profon si la pièce elle-même retenait son souffle.

jet avec plus d'attention, son cœur battant la chamade. Il s

t doucement sur le sol poussiéreux alors que je m’avançais ttente. Un étrange frisson parcourut son échine, une
plement une spectatrice de cette histoire. Elle en faisait par

e temps de réfléchir davantage, un bruit soudain la fit surs


ent dans les couloirs sombres qui menaient à la bibliothèq
rte. Une ombre traversa le seuil, comme un présage. Elle n’

un cri étrange, ni humain ni animal. La créature était là. A


e part au fond de son esprit. La pièce se figea dans une lent
ait. Le froid s'intensifia, plongeant l’atmosphère dans une

La lumière de l’objet se tordait de plus en plus frénétiquem


curité.

des erreurs. Envisagez de vérifier les informations importa


mber leva l’objet, son esprit en proie à un tourbillon de pens
isait, mais une force irrésistible l'incitait à tenir bon, à ne

ce moment-là, l’objet émit une vibration sourde, une onde q éforma, mes mains tremblèrent.
mbla sous ses pieds, comme si la réalité elle-même se distord
ue instant.
de ses lèvres, faibles mais déterminés, comme un murmure
ague de soulagement, mais aussi une tension grandissante. ssait de l’objet illuminait la pièce d’une intensité aveuglan

intensité nouvelle, presque douloureuse, et ses mains étaie énergie pure qui semblait capable de déchirer le voile mê

iles, comme suspendues dans l’espace. Elle ne savait pas ce yeux larmoyants sous l’éclat, mais elle ne pouvait pas détac

cette force, cette lumière, venait d’elle. C’était elle qui ava dait sous l’effet de la lumière. La silhouette se repliant sur e

e réécrire les règles de ce monde. utter contre une force qui l’étouffait, l’empêchait de respire
rps tout entier se crispant sous la pression de cette lumière

un instant, laissant les pulsations des runes la guider, la re


omme si ses mots avaient fait écho à quelque chose de prof e, profond et résonnant, semblait surgir des entrailles des t

u, plus fermement cette fois : ri qui déchirait l’air, une plainte de créature ancienne, d’un

" urtant, malgré sa souffrance apparente, la créature n’avai


soulagement, mais aussi un frisson d’inquiétude. Ce qu’elle
t à travers cet objet, était au-delà de sa compréhension.
ague de chaleur s’échappa de l'objet, s’étendant autour d’e
re recula, ses griffes effleurant le sol de pierre avec un brui
e force qui la forçait à se retirer. Les ombres qui la composa ’un simple artefact. Il était une extension de son propre êt

ien ne semblait pouvoir la rapprocher d’Amber. La lumière l’unissait à lui, comme une force qui existait en elle, dans l

rt, une barrière protectrice. e. Elle n’avait pas invoqué cette lumière. Elle n’avait
aiblie, persistait dans ses mains, une lueur faible mais pers é.
de rester alerte, prêt à agir de nouveau. Son cœur battait f
résonnant dans l’espace silencieux de la bibliothèque.
èrement, un peu déstabilisée par sa présence soudaine. "Je
act toujours dans ses mains.
contre une étagère, s’installant sur le sol froid. Ses mains

présente dans son corps. Le calme revenait peu à peu, mai es épaules, indifférente à la gravité de la situation. "Ah, je s
ture avait disparu, mais quelque chose de plus grand semb ètes. Mon mentor me harcèle à ce sujet." Elle saisit un livre

’objet avait réveillé en elle. ent, avant de le reposer et de repartir aussi vite qu'elle étai

jet, pensant à la force qu’il contenait, à la manière dont il s artir, un peu perdue dans cette étrange interaction. Elle n

était son véritable pouvoir ? Et pourquoi avait-il choisi d’a ge, car la cloche du château sonna soudainement, faisant

stion restait sans réponse, mais une chose était claire : son s dans tout le bâtiment. L’heure des épreuves de magie éta
cer, et elle n’était pas certaine de ce que
ier coup d'œil à l'objet dans ses mains, en cherchant un sen
t. Mais, pour l’instant, elle avait survécu. Et l'objet avait ét rouvée. Puis, elle se hâta de ranger ses livres et se précipita
chemin, elle croisa Mike et les autres Creeks, le regard de M
elle, comme s’il attendait la moindre occasion de la réprim
jet dans ses mains, son esprit en proie à une confusion gran
ant ? Elle ne savait pas encore si elle venait de toucher à q
en et puissant, mais une chose était certaine : l'objet réagis ança t il d’un ton ferme sans même la regarder vraiment
aussi. Il y avait une magie cachée, un potentiel qu’elle n’av

peu plus à l’aise, même si Mike continuait à la regarder ave


n'était pas important. Elle était déjà en route vers sa proc

u défi l’attendait, et peut-être qu’avec le temps, elle pourra on regard chaleureux et patient, un léger sourire sur ses lè

entretenait avec cet artefact mystérieux. ement, comme une invitation. "Il est temps d’apprendre à t

flait un vent frais, qui apportait avec lui des secrets et des p
de magie, où Rick les attendait, une lueur déterminée dan n calme éternel, parut s’immobiliser autour d’elle. Les mur
ère, et Amber se sentit tout à coup détachée de la réalité, c
. Elle ferma les yeux un instant, inspirant profondément, et
e," dit-il, sa voix portant l'autorité du maître. "Aujourd’hui lle l’entendait, l’appelait dans ses rêves. Le bruit des
re adversaire. Vous devez être précis, ne gaspillez pas votr
tains des oiseaux, la brise salée qui effleurait son visage. El
t à se reconnecter à cette force tranquille qui la guidait.

a sur les mots de Rick, le bruit des vagues imaginaires remp


t de magie était un reflet d’une mer calme, mais puissante,
ous fait sourire," murmura Victor, sa voix pleine de douceu
it à comprendre comment puiser dans cette force. Mais ell
"
Le véritable défi était encore à venir.

instant dans ses souvenirs. Bradley, sa mère, les rires parta


ête à se glisser dans un coin de mes pensées. Elle se tourna
pide que ton adversaire," dit Victor, sa voix toujours aussi c sait long sur ses intentions.

ranquille qui ne manquait jamais de lui rappeler qu’il y av

ne voix malicieuse, "on dirait bien qu'il y a quelque chose e


te regarder comme ça juste pour rien, tu sais."

minée. Mike, qui l’avait observée tout du long, tendit une m


d se croisa un instant, et Amber sentit une connexion, une é se de court. Mon cœur fit un bond, avant que je ne l’étouffe
gue prête à éclater. tu t’imagines des choses. C'est juste… un regard." Je tentai
avais bien que cela sonnait faux, même pour moi.

ue chose aujourd’hui," dit Mike, son ton neutre, mais avec c


e n’avait pas l’habitude de voir. Il n’ajouta rien de plus, ma il, un sourire en coin qui démentait toute innocence. "Oh, v

r Amber. Elle savait qu’il croyait en elle, même si, à sa man eux regards qui se croisent, et ça n’a rien d’amical, à mon a
, non ?" Elle fit une pause, attendant ma réaction, comme s
e finirait par m’intriguer.

ilencieux, les observaient avec une attention particulière, c


minement invisible. Mia, Rick, Victor, chacun à sa manière ncertaine. Ce n’était pas la première fois qu'elle me poussa

nement. Leurs yeux étaient empreints de cette raiment, Mia, il n’y a rien," répondis-je, mais je sentis ma v

ncieuse qu’ils étaient tous liés par une même magie, un mê s pas convaincue par moi-même.
y avait pas de place pour les faiblesses ici. Nous devions êtr
allait que je me prouve à moi-même que je pouvais tenir tê
sèrent brièvement, mais il ne se passa rien. Elle sembla à p
pour moi.
e l'observer. Au contraire, elle se détourna aussi vite, sans u
acher quelque chose. Je n’avais aucune idée de ce qu’il se pa
a dans ma poitrine. Pourquoi ce livre ? Pourquoi elle ? Et p t la tête, même si, au fond, je n’étais pas tout à fait sûre de c
ux, comme si elle avait été prise en flagrant délit ?

emps de m’interroger sur tout cela que la voix sèche et tra

me fixant du regard, "tu n’as pas réussi l’exercice. C’est la tr


e ça signifie, n’est-ce pas ?"

ur monta en moi, une frustration non-dite qui se mêlait à u


rononçait semblait résonner comme un coup de gong, et j’a
nous se réduisait, devenant plus étroit, plus oppressant. "Je
l'anxiété qui montait dans ma gorge. "Je ferai mieux la pro
oi que faire mieux n’était jamais
ant, les poings serrés, mais ne répondit pas. "Ça ne te regar
e se détourner et de s’éloigner d’un pas furieux.

le défi dans les yeux. "Je sais, Mike, mais on apprend en fais
ander." rs moi, la douceur de sa voix venant briser le silence qui s'é

a, et son regard devint plus perçant, comme s’il tentait de


e le ferai. Je me suis promis de t’aider à réussir ta mission, e sayant de masquer la tension qui me nouait la gorge. "Oui,
taient aussi froides et tranchantes qu’un vent d’hiver, une rompre, la sensation d’oppression qui m'envahissait refusa
briser.

te maltraiter, d’accord ?" Victor posa une main rassurant


tation sourde monta en moi, une frustration à peine conten toi. Si jamais il recommence, tu n’as qu’à me le dire."
it plus fort que moi. J’avais assez de cet air autoritaire, pre

eu perdue, avant de répondre d'une voix faible mais déterm


ent, ses yeux devenant deux braises glacées. "Si tu échoues, qui dissipait, ne serait-ce qu’un peu, l’ombre de Mike. Il pri
cafétéria.

ur étrange montait dans ma nuque "Et comment ?" deman


’osais même pas y toucher," avoua-t-elle en riant douceme
ce à côté de Victor, écoutant le bruit doux de nos pas sur le i."
calmer la tempête de mes pensées. Le château semblait va
e, comme un monde à part.
ide échappa à mes lèvres. "Ah, ok..."

mes à une grande table où plusieurs personnes étaient déjà


Les femmes qui servaient les plats étaient figées, presque s pas," dit-elle, baissant la voix comme si elle me confiait un

ui observaient sans jamais toucher les aliments. La nourrit commence à s’entraîner, on fait des erreurs, mais ça passe

une vie propre. Elle se soulevait du plat avec une grâce flui
se déposer délicatement dans les
ais mon esprit était déjà ailleurs. L’échange avec Mike me p
es, une après l’autre. qui flottait entre nous depuis notre entraînement. Il y ava
ntre nous, que je n’arrivais pas à apprivoiser.

en vu de tel. C’était fascinant, mais aussi légèrement dérou


n douceur vers nous, rejoignant un grand sceau posé dans ur faire du yoga ?" demanda Mia, son ton léger, presque en

es autres plats s’amassaient en silence. Mes yeux suivaient


ésitation.
stant, désirant fuir l’atmosphère oppressante de la salle, m
nt de tout rejeter. "Non, je dois m’entretenir avec la directr

le même était particulière Ce soir là le menu consistait lui parler me nouait l’estomac mais c’était inévitable
herine. La femme au chapeau, une présence à la fois intriga blait porter une menace palpable, une tension qui se diffus

rs vêtue de noir, elle flottait dans la pièce telle une ombre ns l’atmosphère, faisant frissonner l’ensemble des élèves, d
nous tous sans jamais se poser. Son sourire, comme d’habi indéniable. Le silence se fit encore plus lourd, comme si ch

yeux, laissant une sensation de froideur persistante dans l


es yeux balayant la pièce d’un regard aussi supérieur qu’im

ien de chaleureux chez elle, juste une autorité tacite, comm nda une voix tremblante, un éclat de peur glissant dans la
ncieusement.

s yeux, ses traits tirés, et je crus voir un instant de crainte


ement, un frisson d’appréhension me traversant l’échine. Q e Chat'," répondit-elle.
e dissonance étrange, comme si elle n’était pas tout à fait à
e, l’écartant aussi vite qu’elle était apparue. Pas maintenan
nom, une onde de frissons traversa la pièce. Les murmures
e marqué d’effroi, d’incertitude, et, curieusement, aussi d'u
un peu plus déterminée à finir mon repas, même si les ver d’un fantôme du passé, celui d’un criminel dont les

se tordre et se dérouler d’une manière de plus en plus repo


tre la nausée qui montait, mais je m’y accrochais, préféran
vait les appeler ainsi, étaient devenus légende. Il avait semé
ce moment étrange et inconfortable.
ours aussi menaçant et réel que les murs mêmes du châtea
vers nos dortoirs, mais un poids lourd pesait sur mes épau r.

ose me poussait à regarder Marianna une dernière fois, un


ait une part de la vérité. Mais quoi ? Que cachait-elle ? Pou
me parcourir. Être prête à affronter quoi ? Cette question f
surnaturelle, face à la menace d’un criminel mythique ? Ce
rmuler à haute voix. L’atmosphère pesante de la salle semb
ute encore longtemps.
e j'ouvrais lentement le livre, la couverture craquant sous

rôle d’ombre protectrice, se glissa près de moi. Il semblait p


s étaient couvertes de symboles que je ne comprenais pas.
ts figés dans une expression d’inquiétude. "Andy Cruse…" m
sible, comme si la magie elle-même avait besoin de temps p
ion. "C’est l’un des plus grands criminels. Il a tué… des gens
e la découvrir. Je parcourus quelques lignes,
oire. On raconte que ses pouvoirs étaient inégalés.

vraiment comment l’arrêter."


rer les mots qui semblaient se dérober à moi, mais une phr
crite en lettres dorées :
quitter des yeux, mais une autre pensée me traversa. L’idé
ce à ce danger, et que ce nom – "Le Chat" – faisait écho en
er. Un mystère que je n’arrivais pas encore à saisir. epose sur la clé que tu portes."

ntre mes mains, ses pages usées sous mes doigts comme si clé… je suis la clé ?

ournées depuis des siècles. Le livre semblait vibrer d’une én


moi, l’idée de ce qui pourrait arriver si je ne parvenais pas à drement. C’était Victor.

plus ?" murmura-t-il, sa voix basse et tendue.


résolue. L’angoisse était toujours là, mais désormais, je la c
e que je savais, tout ce que j'avais découvert, me mena vers
s le lit, surprise de le voir là. "Je n’arrive pas à y croire… An
non ?"
entement, ses yeux toujours fixés sur le grimoire. Il hocha la
ton plus bas, presque solennel, il murmura :
entement, son regard préoccupé. "Il n’est pas un fantôme, A
il est là, parmi nous."
de temps à perdre."

x me fit frissonner. Il n’y avait aucune trace de doute dans


raison. La vérité m'était dévoilée, et le chemin devant moi, palpable. "Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi il est rev
vais suivre. Pour l'instant, tout ce que je pouvais faire, c’éta

nt une main dans les cheveux. "Ce château… Il renferme plu


nt interminablement, et les ombres de la nuit semblaient s’
s. Andy Cruse est lié à tout ça. Et il n’est pas le seul. La mag
e silence du dortoir, à peine troublé par les murmures de V
l’ bt i "
u tard.
it pas seule. Derrière elle, une silhouette se tenait dans l’ob
is son énergie était telle que même l’air autour semblait vi
gner dans l’obscurité, le cœur lourd. Un vertige m’envahit,
monde dont les règles m’échappaient complètement. Et qu
e n’était que le début. eura son visage. Elle se retourna brusquement, mais il n’y
ence, et l’odeur étrange de l’air, chargé de magie ancienne.
comme si elle était en train de perdre pied avec la réalité.

presque imperceptible, une voix s'éleva dans l'air, comme u


au sol, sa tête heurtant le carrelage froid avec un bruit sou vrir ce secret, Océanne."
ans l’air. Puis, doucement, la pièce se remit en mouvement,
e autour d’elle. La lumière vacillait, s’éteignant et se
r battant dans sa poitrine. Cette voix... Elle semblait venir d
mittence, comme une bougie chancelante sur le point de s
s-tu ?" murmura-t-elle, sa voix tremblante. Mais la répons

allongée dans le silence, et pourtant, quelque chose d’invisi

ence pressante. Les ombres s'étaient amassées autour d'el res... les ombres... l’histoire que tu crois connaître," continu
ce. Il y avait une lourdeur dans l’air, un poids qui rendait l sante. "Il est là, dans l’obscurité, attendant. Et toi, tu n’éch
er.
er, répondis-je, surprise par son enthousiasme si débordan
ser démoraliser.

tous les jours ! s’exclama-t-elle, les bras levés, comme si c’é

tement, encore sous l’emprise des brumes de mon rêve, une musée.

m’envelopper comme une couverture chaude. La lumière m


umière pâle sur la chambre, baignant l’espace d'une tranq mais va prendre une douche d’abord, tu as une haleine… Je
mille flottaient dans l’air, se mêlant dans un murmure loin dégoût. Je suis sérieuse, Vicky.
êve à lui seul.

es joues roses de gêne, mais se précipita néanmoins vers la


de joie sans retenue, Vicky surgit de nulle part, ses bras m’e
resque perdre mon équilibre. Son rire résonna dans la pièc
e lever moi aussi, mon esprit encore flou des restes de mon
us nous dirigeâmes ensemble vers la salle à manger. Le dou

s et du café chaud flottait dans l’air, éveillant mes sens.


n amie ! s’écria-t-elle, presque hors d’haleine, ses bras serr
it m’emprisonner dans un câlin géant.

t déjà là, leurs visages montrant les traces de la douce fati


cri perça l air. Un cri si soudain, si perçant, qu il fit s arrêt
ans l’air, murmura-t-elle, un sourire malicieux étirant ses l rent toutes dans la direction du bruit.
r Victor.

ge, les yeux écarquillés, apparut dans l’encadrement de la p


ment et détourna les yeux.

, ses joues affichant un rose gêné. Mia, toujours plus espièg emoiselle Océanne est morte !

t ! continua-t-elle, son regard brillant de malice. Je ne pus r


r de se défendre. suspendre. — Madame Océanne est morte, sanglota-t-elle,

lms, dis-je en éclatant de rire. Tu n’as pas l’air de compren

rée, s’avança.

épaules, se contentant d’un sourire léger. Je me tournai alo

ssible ? demanda-t-il, sa voix tremblante.

oi ?

jours avec ce petit sourire tranquille, comme s’il n’était pa


imuler.

vez ?

blessure ?

a vers moi, son regard impénétrable.

ment, mais une voix me fit sursauter.

berté. C’est sûrement lui qui a fait ça, répondit-elle d’une v

moi.

a terreur… murmura quelqu’un, la peur dans les yeux.

tait Katherine, qui me regardait avec insistance.

me saisir, et je n’eus pas peur de poser ma question.

balbutiai-je, mes yeux cherchant une dernière fois Marian

e que c’est lui ?

elle, ses doigts entrelacés dans un mouvement presque hyp

vers moi, surpris par mon intervention. Je poursuivis, plus

in, un peu hésitante.

cuser sans preuve sans rien de concret


’es éloignée de lui. Il m’a fait part de sa peur de te parler. V
ue tu lui aies envoyé un message d’adieu.

de vent glacial. dimension différente.


a, presque comme si elle tentait de sonder mon âme.

es magiques, comme s'il cherchait quelque chose, ou quelq


i aucune envie de parler à Mike tant qu’il ne change pas d’
s rumeurs couraient sur madame katherine Elle s appellai
s Étoiles Éternelles, un lieu enchanté où chaque pièce brill
uvaient parler, vivait Dame Mirabelle la Magnifique. Dame dur, mais au fond, c’est quelqu’un de bien. Je peux te l’assu
me pour sa beauté éclatante… et pour son caractère insupp
né pour mépriser tout le monde : les serviteurs étaient "tro
uyants", et même les licornes qui paissaient dans les jardins urs, son sourire énigmatique, comme si elle connaissait la r

Mirabelle aimait par-dessus tout, c'était elle-même. Chaque


des mille miroirs du château, une pièce magique où chaqu il a été trop dur depuis le début. Il a joué avec moi.
différente d'elle : l'une avec des cheveux encore plus brilla
endu ce que la dame a dit," dit-il en me jetant un coup d’œ mmédiatement, et je le vis jeter un coup d'œil furtif vers la p
Andy Cruse est une menace, mais il n’a pas encore été prou
ait me confier davantage d’informations. Son expression se
able de tout ce qui se passe." re, observant le paysage au-delà des vitres, un paysage qu
it soudainement étranger, presque menaçant.

rit tourmenté par le mystère qui planait autour de cette af


estion de tromperie, Amber, dit-il enfin, sa voix plus basse, p
r les bons éléments de ce qui est encore pur. Vous n’êtes pa
uvez-vous être si sûr qu’il est innocent ? Et pourquoi cette u

pèrent de plein fouet. Le mystère, la confusion, les non-dits


stant, et je pus sentir la tension monter, comme si chaque m plus en plus dense, et j'avais la sensation de m'enfoncer da
eller notre sort. uvais saisir que des bribes.

il, intrigué. Un léger sourire, presque imperceptible, se des ui, mes mains serrées à mes côtés, les poings légèrement cr
it de ma remarque. Mais je pouvais voir dans ses yeux que

uai-je fermement. Mais si vous continuez à me tenir à l’éca


uvrir davantage de portes vers l inconnu, sans jamais m off
e couloir, et je restai là, seule, mes pensées tournant à tout
arianna ? Pourquoi l'homme en costume semblait-il si intér
u chapeau me mettait-elle en garde ? Tout cela n’était qu’
u le regarda disparaître dans le couloir, un léger sourire a manquantes qui refusaient de s’assembler.
vant de se tourner vers moi, son regard aussi tranchant qu

ur la carte qu’il m’avait donnée. C'était une simple carte de


z bien compris ce qu’il attend de vous, dit-elle, sa voix grav tonne. Peut-être qu’elle contenait la clé de tout ça, ou peut
çant. profondément dans une toile d’araignée dont je n’arrivera

out de suite. Ses mots résonnaient encore dans ma tête, et hoix que de continuer à avancer, mais le doute me rongeait
mblait augmenter à chaque instant.

trémité du couloir, illuminant faiblement le chemin devant


vous fier à tout ce qu’il vous dit, poursuivit-elle, son regard mains légèrement tendues, comme si elle cherchait à touch
des choses que vous ne pouvez même pas imaginer.
l’air, quelque chose que seule elle pouvait percevoir. Le mu
ifiait, devenant presque inaudible, mais chargé d’une étran

tement, son regard perçant ne quittant pas le mien. J'étais


leva une main pour m'arrêter.
rofondément dans l'ombre, mes pas légers et mes pensées a
ix que de m avancer, le sentiment d urgence me poussant à gne d approcher.
'inconnu, de cette vérité qui semblait m'échapper. Le silen
a porte était encore plus lourd, comme si quelque chose de f
murmura-t-elle d’une voix douce mais ferme. Ce n’est pas to

oup d'œil autour de moi. Le couloir semblait presque figé d m’arrêtaient pas. J'avais l’impression que tout ce que j’ava

mondes. Je pris une profonde inspiration et m'engouffrai à m s elle, vers cette vérité qui se cachait derrière ses yeux. Je f

e se refermant doucement derrière moi. ses que la pièce elle-même.

s la pièce, mon cœur battant la chamade, chaque respirati Marianna ? demandai-je d’une voix plus tremblante que je

r de moi. La porte se referma lentement, dans un fracas éto


ir à l’extérieur. La lumière qui filtrait à peine par les rideau
instant, ses yeux brillants d’une sagesse secrète, comme si
r les murs, donnant à la pièce une atmosphère presque
re ne possédait. Puis, enfin, elle parla, sa voix aussi douce q
impression d’avoir franchi une frontière invisible, celle ent
n monde bien plus sombre.
t tu le sais depuis le début. Mais tu n’as pas encore compris

là, au centre de la pièce, les yeux fixés sur quelque chose qu


jours, mais cette fois, ses paroles étaient plus distinctes, co
rète, une langue oubliée. Ses mains tremblaient légèremen vers l’objet qui occupait son attention depuis le début : un
mes yeux fixés sur la boîte. Mais une peur irrationnelle me
couvrirais-je vraiment ?
ais se ressaisit presque immédiatement. Elle leva un doigt e
as faire de bruit. Il s’exécuta, mais Amber pouvait voir son

it, marchant à pas feutrés, tandis qu’Amber, presque imper té qu’il n’essayait même plus de dissimuler.

ent. Chaque mouvement de la jeune femme semblait mesu


tre observée. La silhouette de Marianna se dirigea
rs de lui et se dirigea plus loin dans le couloir, hors de vue
gies, et avant d’entrer, elle s’arrêta un instant, jetant un re
rer qu’elle n’était pas suivie.
dirait que tu as vu un fantôme, dit Victor, son regard scru

us sa main, et, avant qu’Amber ne puisse réagir, Marianna


bscurité de son intérieur. La porte se referma silencieuseme
onse flotter dans l’air comme un murmure lointain.

moment, observant l’endroit avec une prudence discrète, a


rrière elle, sans bruit, mais d’un pas décidé. La tension dans voit partout dans le château.

arcourut sa peau. Chaque geste, chaque mouvement était u

ntre elle et l’obscurité. pièce monta d’un cran. Victor fronça les sourcils, visiblemen
faire. Mais elle n’y prêta pas attention. À cet instant, elle é
if : comprendre ce que Marianna avait caché dans cette sa
d et incommensurable, avant qu il ne murmure, presque p
ne colère sourde, comme si leur seule présence le dérangea

t vraiment horrible, une fille morte, Andy Cruse... Je le croy


ette heure ? dit-il, la voix glacée et pleine de mépris.

si calme en apparence, répondit sans se laisser intimider p


n frisson glacé s'insinuant sous sa peau. La mention d'Andy
ent tranquille sur les lèvres, il se contenta de répliquer :
es conversations ces derniers jours, la perturba profondém

r là ? demanda-t-elle, un pressentiment terrible lui nouant


de Victor, lui disait que la situation était bien plus complex

sembla s’intensifier alors qu’il dévisageait Victor d’un reg


es se tordirent en une moue de dédain avant de répondre :

ment son regard vers elle, une expression de profonde inqu


siter, comme s’il pesait chaque mot avant de le prononcer. ue vous n’alliez pas rester là à poiroter comme de parfaits

n’est pas bon de roder dans les parages à cette heure, répo instant, une tension palpable entre eux, avant de tourner b
rant, mais qui trahissait une pointe de malaise. Puis, dans ouette se perdit dans la pénombre du château, mais l'ombr
Heureusement que j'étais là pour te protéger. Imagine si A
ette heure ? dit-il d’un ton froid et méprisant.

t vraiment horrible, une fille morte, Andy Cruse… Je le croy

si calme en apparence, répondit rapidement, sans se laisse


n.

isson glacial m'envahissant.

r là ? demandai-je, le sentiment que quelque chose de terri

encore plus irrité. Il nous lança un regard perçant, presque


e répliquer :
rs moi, un air de profonde inquiétude sur le visage.

ue vous n’alliez pas rester là à poiroter comme de parfaits


n’est pas bon de roder dans les parages à cette heure, dit-i
e. Heureusement que j'étais là pour te protéger. Imagine s

nt, sa silhouette imposante se découpant dans l’obscurité,


pénombre du château. Mais sa présence persistait, pesante
ombre qui nous suivait de près.
nt ma main, puis ajouta, dans un souffle :
e comme un voile épais, lourd de secrets et de murmures in étrange, comme si quelque chose d’indescriptible m’appel
se plier sous son poids, chaque recoin, chaque ombre,

des pensées les plus sombres. L’air était épais, presque palp t juste devant moi, mais je n’osais pas l’ouvrir. Le silence s’é
e pouvait nommer, mais qui imprégnait chaque souffle. Les
semblaient se détacher lentement de la toile, leurs yeux m mme une couverture oppressante, mais les murmures, eux,

a nuit tombait sur le château, et ses murs de pierre froide rmuraient… Ce n’était pas humain.

geant les couloirs dans une pénombre oppressante.

tement, ses pas résonnant faiblement sur le sol pavé. Le sil mobile dans le couloir sombre, le cœur battant à tout romp
r le grattement lointain du vent contre les fenêtres. ppression, une présence aussi palpable. Le silence pesant qu
us lourd, plus oppressant, à chaque seconde qui passait. Ell
as rond, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. L
ntion de me retrouver ici, au milieu de la nuit. Pourtant, un lique, presque comme si la nuit elle-même s'était métamor

ée de mon sommeil, comme un appel silencieux qui me pou


au. Ma bague, toujours à mon doigt, semblait légèrement t
la porte derrière elle se referma avec un bruit sec, un claq
elque chose d’invisible.
mber sursauta, son souffle se bloquant dans sa gorge. Elle s
eux cherchant une échappatoire, mais il n’y en avait pas. La

couloir faiblement éclairé par des chandeliers vacillants. L e mur, semblait flotter dans la pénombre, son manteau noi

es formes indistinctes qui donnaient à chaque recoin une a


dis : un murmure, doux et insistant, provenant d’une porte
ssimuler. Des chuchotements. Vous savez ce qu’il y a derriè r de la bague à son doigt, vibrer sous sa peau. Un avertisse
qu’elle ne pouvait ignorer. Les murs, la pièce, l’air, tout

r, formant un réseau invisible. Elle serra les poings, son reg


l’apparition, se redressa lentement. Ses yeux brillaient faib
rochait.
u. Le silence s’étira, lourd et pesant, et Amber sentit une te

ue vous prétendez être, dit-elle, sa voix plus assurée que ja

crets, répondit-il, son sourire énigmatique illuminant un in


-il avec une lenteur calculée, devraient rester dans l’ombre
appartements avant de découvrir des choses que vous n’êt se dessina sur les lèvres de l’homme, puis, sous les yeux d'A
s’étiraient, se dissipaient, comme si le voile qui le

t pour révéler une créature bien plus sinistre. Un être somb


ut Amber. Son instinct lui disait que quelque chose n’allait p t se fondre dans la nuit.

ce qu’il prétendait être. Mais elle ne pouvait pas reculer. Pa


ressenti. fiée, mais ses pieds étaient comme figés sur le sol. L'ombre
noire, sa forme indistincte se mouvant avec une fluidité pre

anda-t-elle, sa voix devenant plus ferme.

mais chaque mouvement qu'elle faisait semblait la ramene


ait ce, exactement ?
ndre, faible au début, puis de plus en plus claire. "Tu portes
clé."
t sursauter. Un gardien du château, cette fois bien réel, app
e. s ses pieds. Le monde se tordit autour d’elle, les murs se fo
dans sa poitrine, comme si le temps lui-même s’était figé.

à cette heure ? dit-il d’un ton autoritaire.


t en toi. Mais chaque pouvoir a son prix."

sans voix, encore secouée par la vision de l’ombre. Elle balb


e faire lourd, sa respiration accélérer. La bague, maintenan
avec sa peau, un lien invisible qui l'entravait. Une vague d’
e chose. ne serait plus jamais pareil.

air intransigeant. œur battant fort dans sa poitrine.

pas sûrs. Retournez dans votre chambre, tout de suite. érité," murmura-t-elle, sa voix plus ferme que jamais. Le ch

e, sans discuter. Elle n’avait pas d’autre choix. En se retour n instant suspendu entre le présent et une époque révolue.
n instant, sentant la bague vibrer, sa chaleur étrange mon
prix. Je le savais. Ce lien, ce tiraillement entre la lumière et risant le silence, son énergie aussi vive qu’un éclair. Elle se j

sentais profondément. Mais ce que je ne savais pas encore, avec une telle urgence que j’eus l’impression que le monde
ait l’ombre suivant cette lumière.

le monde autour de moi reprenant forme lentement. Le co ’as manqué, murmura-t-elle, ses mots tremblants dans l’ob

e, tout sembla revenir à sa place. Mais quelque chose avait

ujours dans ma main, son éclat plus profond, plus vivant. C a fois un refuge et une promesse. Mais je sentais aussi qu’ils
t, mes yeux se tournant vers Mia et Paty, deux âmes brisées
nt un héritage. C’était un fardeau. Un fardeau que je porta
s forces que je ne pouvais pas encore comprendre.

ue vous faites ici ? demandai-je, ma voix presque inaudible

ans ma main, prête à affronter ce qui viendrait, tout en sac


re d’un danger plus grand. murmure, à peine audible, mais il y avait une tristesse infin

voir où mes pas me menaient, guidée par une force invisibl qu’on ne savait plus où aller… On a besoin que tu nous con
tin que je n'avais pas encore saisi. Mes doigts effleuraient l
ct m’envoyant un frisson. L’atmosphère autour de moi éta
fiant, nous transperça.
y, avec cette lueur étrange dans les yeux, proposa l’impens

à une heure pareille ? Sa voix résonna dans la pièce comme


séance de spiritisme ? pas sortir !

la fixai, incertaine, l’écho de ses mots résonnant dans l’air mement, mais ses mots étaient comme des chaînes invisibles
ux, presque dément, qui n'avait rien de rassurant.

sommes allées juste vérifier un bruit. Il y en avait dans la s


tisme ? Tu plaisantes ?

r de nous, mais ne trouva rien. Un moment de doute traver


mbler, fixa Paty droit dans les yeux. sant repartir.

ajouta-t-il, sans se retourner.

'ombre, la décision était prise. ourut alors que nous retournions à nos dortoirs. Nous ferm
ns précipitées. Pourtant, les échos de ce que nous avions in
t toujours autour de nous.
n silence nos pas pesant dans l’air devenu plus épais comm
murmurais-je, la voix plus forte, maintenant certaine de la
-je, ma voix étranglée, presque étouffée par l’intensité du m

mblantes, hocha la tête, et Vicky, implacable, ne bougeait p enteur inquiétante, la planche commença à se déplacer, gu
e si elle percevait quelque chose au-delà du visible. Le temp une main sans forme nous poussait. Les lettres s’alignèrent
x réalités, entre ce que nous connaissions et ce que nous all e d’une précision déconcertante.

aissant le nom d’Oceanne s’échapper de mes lèvres, une inv

s l’air, presque glacé. L’énergie dans la pièce se déploya, p


e, comme une prière muette.
mpression de toucher quelque chose de bien plus vaste que
dont l’essence même était un mystère insondable.
arger d’une énergie invisible, vibrante, presque palpable. L
glacée s’élevant autour de nous, une sensation étrange et i
a chamade, chaque pulsation résonnant dans ma poitrine c
haque respiration semblait étouffée par la pression invisib
s il était trop tard pour faire marche arrière. La question q
igne de l’inconnu.
aquement se fit entendre, suivi du bruit sec d’une bouteille
l f id bl ’i t ifi L iè ét it d
la planche Ouija, étaient prises dans un étau invisible, trem
blait croître à chaque seconde. Le nom de Valsak flottait e tres recommencèrent à apparaître. Lentement d'abord, pu
ux autres, formant des mots, des phrases qui semblaient dé
n écho de menace, suspendu entre le monde des vivants et

je, ma voix étranglée, presque inaudible dans la noirceur.

onse immédiate, mais la pièce, à présent comme un vaissea


mme si elle se préparait à quelque chose de bien plus grand it entendre comme une incantation, un avertissement réso

long de ma colonne vertébrale, une sensation aigüe, tranc nvahissait était insupportable, mais je ne pouvais pas m’ar
euil, et il n’y avait plus de retour possible.

t se refermer autour de nous, rétrécissant l’espace, chaque ulaient encore, formant un nom que je reconnus, mais qui n

nt plus lourd, plus difficile. Je fermai les yeux, tentant de re


chaque seconde, la pression devenait plus forte.

murai-je, cherchant à entendre leurs voix, à me raccrocher

nge, flottait comme un spectre dans l’air, pris dans un tou


Je savais au fond de moi que ce n’était pas simplement un
rent à nouveau, projetant des ombres mouvantes sur les m

n éclat sinistre, plongeant la pièce dans une obscurité tota


ait pas humain. Il venait de l’autre côté, d’un endroit où mê

voir peur d’aller.

e plier sous l’intensité de la présence invisible. Nous étions p


êmes tendu. Nos mains, maintenant figées sur la planche,
Valsak se répétait dans un souffle glacial, comme un averti

porte était ouverte. Et il n'y avait plus de moyen de la refe

ner ChatGPT peu


ment. Chaque mot qui franchissait mes lèvres était un défi c
ion qui se posait, ce nom qui résonnait dans l’obscurité, Va
emblait-il être la clé de tout ce qui nous arrivait ? Pourquo
vait-elle ?

lons découvrir, répétai-je, ma voix plus ferme que je ne le r


mble. Quoi qu’il arrive, on doit comprendre.

se traversa mon corps. Je n’étais pas sûre que nous puission


s au fond de moi, une lueur d’espoir, aussi fragile qu’elle fû

ner ChatG nous ne trouvions pas les réponses, la peur, la terreur qui n

t les yeux vers moi, ses larmes formant des éclats sur son vi
urut sa voix lorsqu'elle parla :

tait déjà parmi nous ?


ufflai-je enfin. Il doit y avoir quelque chose dans les vieux l
fermaient.
res anciennes… quelque chose sur Valsak.

s le dos, murmura Paty, sa voix tremblante se mêlant au so


e ce que je venais de dire, mais une intuition profonde me g

ole, cet endroit poussiéreux que personne n'osait fréquente


nt quelque part, c'était bien là, parmi ces pages oubliées, c i calme, posa une main sur le dos de Paty, comme pour la r
ain, comme absorbé par quelque chose que nous ne pouvio

Paty, se levant difficilement, mais sans grande conviction. on dans ma poitrine, un mélange d'angoisse et d'impatienc
de livres reliés de cuir et de parchemins jaunis,

e vérité inavouée. Tout ici respirait l'ancien, l’oublié. Pourt


n regard fixé sur un point invisible, comme si elle sentait qu
e force irrésistible.
ère nous. Mais rien ne se manifesta.

r un livre… un vieux grimoire ou une chronique, quelque c


s, nous nous dirigeâmes vers la sortie. La pièce, bien que plo
voix plus assurée, bien que mon cœur battait la chamade.
t encore vibrer de cette énergie étrange, de cette présence
ais nous n’avions pas le choix. La bibliothèque était notre s
mes, nos pas résonnant dans l'immensité de la pièce. La lueu
uminant à peine les titres des ouvrages poussiéreux Paty
e cet objet, comme si le livre lui même attendait d être ouve e spectre… soufflai je, les yeux écarquillés. Il a un pouvoir
se venger.

elle et posai ma main sur la couverture, un frisson parcour


ndai si nous n’avions pas fait une erreur en venant ici. Peu a, comme si le nom même de Valsak lui glacait le sang. Vic
pas être dévoilés. s yeux rivés sur le texte, absorbée par chaque mot qui défil

d'une voix calme mais pressante. r ça… maintenant, dit Vicky enfin, sa voix grave, portant un

e inspiration et, d’un geste hésitant, je soulevai la couvertu


r de nous, comme si le temps s'était arrêté un instant. Les p brer sous nos mains, comme s’il répondait à nos paroles. Le
ous, presque comme un souffle, prête à murmurer des secr
dre, et l’air autour de nous semblait se charger d’une énerg
nte. Une dernière question nous brûlait les lèvres : Commen

nt les pages. Elles étaient couvertes de symboles anciens, d s se mirent alors à se mouvoir, s’alignant sous nos yeux, for
ais plus je feuilletais, plus une sensation étrange m’envahiss réponse à notre appel désespéré :
it à chaque mot inscrit sur ces pages.

a clé se trouve dans le miroir."


je tombai sur une page qui semblait décrire une histoire s
brusquement sous nos mains, et un silence pesant envahit l
paraissait, comme une ombre menaçante, lié à des pratiqu
rivalisant d’intensité et de beauté. Les flammes de Paty fo
nt l’air dans un ballet sauvage. Mia, avec une maîtrise élém
voquait des tempêtes de pétales acérés, tourbillonnant ave
icky, son contrôle de l’eau était d’une fluidité presque hypn
evront faire un duel pour maitriser nos [Link] creeks
rythme de ses gestes élégants.

[Link] nuit s’était installée sur le domaine, jetant son voile d


tallés sur les gradins de pierre, retenaient leur souffle. Cha
eau. Au cœur de l’arène mystique, éclairée par la lumière v
frisson collectif, chaque esquive d’un murmure émerveillé.
ures se faisaient face : Paty, Mia, et Vicky. Chacune d'elles i
ce à l’éclat de ce duel céleste.
s aussi indomptables que les éléments qu'elles

u**
el n’était pas qu’un simple affrontement de pouvoir, mais u
honie de sorts destinée à graver leur nom dans les annales

ment atteignait son apogée, un cri fendit l’air. Mia, distrait

e Magie** use de Vicky, ne vit pas venir l’assaut de Paty. Une lance de
n bouclier végétal et explosa à ses pieds. Le choc la propuls
ur de l’arène, son souffle coupé. Un instant, le silence
es flammes, fit le premier pas. Son bras s’éleva, traçant dan
ule de feu jaillit de sa paume, virevoltant comme un faucon le monde retenait sa respiration.
rnière, impassible, leva une main gantée, et un mur d’eau j
ne vapeur sifflante. La collision résonna
êt à éd A ff t h i ll d
a l incantation finale.
ait identifier mais qui avait l’air d’être l’essence même de

ours étaient flous, comme une ombre qui se dissolvait dans


mais Paty et Mia, unissant leurs forces pour la première fo je la regardait, qu'je la scrutait. Il n’y avait pas de détails, j
de feu et de terre. La collision des éléments créa une onde te, dévorant la lumière.
murs du château. Les spectateurs, balayés par le souffle, fu
par une force irrésistible, et c’est alors que les créatures a
cle qu’ils n’oublieraient jamais. qu’un frémissement dans la brume. Une forme se matériali

n Hommage** sant à mesure qu’je s'approchait. Une tête, immense,

urgit du brouillard, avec des yeux noirs, sans pupilles, des o


ir toute lumière. La peau de la créature était d’un gris cend
retomba, les trois adversaires étaient à genoux, épuisées m
li, craqué par le temps. Son corps était mince, presque inse
ière. Les flammes de Paty s’étaient éteintes, les racines de
minés par des griffes effilées, pendaient de ses côtés.
de Vicky s’était dispersée. Mais dans leurs regards brillait u
t était silencieux, mais chaque pas résonnait dans l’air com
elle. Ce duel, bien plus qu’un combat, était devenu un homm
les entrailles du sol.

nes, entrouvertes, mais ce n'était pas pour parler. Une brum

ppait, ondulant, s'élevant dans l’air. Ce n'était pas de la sa


ar les éléments, restait un témoin silencieux de cette nuit m
amaient les trois sorcières, une chose était sûre : leur légen être une manifestation tangible de l’obscurité je-même. Jes
e pouvait pas bouger. C'était comme si ses jambes avaient é
réature qui se tenait maintenant devant je
entité hybride, mi-animale, mi-magique, qui veille sur des f rs face à une silhouette plus imposante, une forme que la b

ravers le monde. Ces fragments sont enfermés dans des pie ’était une créature immense, immense comme un monstre

d'une énergie capable de réveiller ou d’anéantir un être pr une fois, avec une telle puissance que l’air se déchira autou

om de L’Ombre Vivante. p, et seule la silhouette massive restait, une silhouette noir


i se trouvait autour. Son visage, à peine visible, était un ma
nt qu’Ulmaris n’apparaît qu’à ceux qui portent en eux un d illissaient de son crâne, et ses yeux brillaient d'une lumière
e et de vulnérabilité. On dit qu’il ne s’agit pas d’un simple a haleur.
ancien pacte entre la lumière et les ténèbres. La créature a
r. Elle était prisonnière de cette vision, enfermée dans cette
x calmes — rivières, lacs, ou sources sacrées — car l’eau e
nt, et futur se croisent. ur se manifestait dans chaque particule d’air, où chaque c
elle entendit une voix, faible mais terrible, résonner dans
pour tester ceux qu’elle rencontre. Elle leur offre une pierr ieux qui pénétrait son être.
e un défi. Celui qui accepte la pierre accepte également la
ains racontent que ces pierres runiques peuvent montrer à prête… mais tu le seras. Nous te retrouverons, et tout ce q

s oubliées ou des visions d’un avenir incertain. Mais attent oubli."

un outil : elle est aussi une clef. Si mal utilisée, elle pourrait rochèrent, et la brume se referma sur elle. Le silence profon

e pourrait contrôler. reur indicible, se réveilla en sursaut, haletante, son cœur b

lmaris revient toujours pour observer l’élu. On ne sait pas s dans l'ombre, les créatures l'attendaient toujours. 4o mini

ais une chose est sûre : là où apparaît Ulmaris, un grand bo


e ça avec la séance de s… s le miroir, le cœur battant. La vision était toujours là. Cet
s, cet objet brillant. Une voix, douce et presque impercepti
mps de finir sa phrase que je levai la main pour lui intimer l
mots étaient indistincts, comme s’ils provenaient de très lo
urrait nous entendre. Maintenant, va te laver, chuchotai-je surface du miroir, fascinée malgré elle. Lorsqu’elle toucha l

a dans la salle de bain. Quelques minutes plus tard, ce fut m versa le bras, et la vision dans le miroir sembla vaciller. Le

uffisait pas à effacer le poids des événements de la [Link] ler plus fort, et elle crut entendre un son,

de la lune se glissait à travers les hautes fenêtres, peignan nt d’aile ou un souffle lointain.
uant la poussière qui dansait dans l’air. Je avançait lentem
t ? » murmura-t-elle, incapable de détourner les yeux.
ieilli et de moisi imprégnait l’atmosphère,
dans le miroir s’intensifia, aveuglante. Je recula précipitam
eur presque tangible à l’endroit.
couvert d’un drap. Lorsqu’elle leva les yeux à nouveau, tou
t faiblement sur le parquet craquant, et elle s’arrêta devan r ne reflétait que la salle dans laquelle elle se trouvait, tern
ait cerclé d’un cadre en bois sculpté de motifs complexes, r
un moment, son esprit tourbillonnant. Ce qu’elle avait vu…
t des feuilles entrelacées. La surface du miroir était ternie p
e savait au plus profond d’elle-même. La bague à son doigt
on pouvait encore y distinguer un éclat faible et morose.
si elle réagissait à ce qui venait de se passer.
hésitante et effleura la surface, laissant une traînée claire d
nt, son regard fixé sur le miroir. Elle essuya un peu plus de
espérant y voir son reflet, mais ce qu’elle vit la fit reculer b
ément à retrouver la vision. Mais tout ce qu’elle voyait dés
ans le miroir.
t tremblant.
sante ne montrait pas la pièce dans laquelle elle se trouvai
s dans la cafétéria, Paty et Mia étaient déjà installées à un planche, tu sais… Ça ne peut pas rester là.

tre côté de la pièce, Victor mangeait en silence, absorbé pa


ait dans son assiette. Je me glissai à côté de mes amies, et M
poser sur mes épaules. Non, il y avait quelque chose de bie
d’inquiétude dans les yeux.
lutis, mes poings serrés sous la table.

ija… tu l’as bien rangée dans la salle des magies ? murmur


épliquai-je, la voix presque étranglée par la pression qui m
rd incertain.

jamais dû la ramener dans nos dortoirs. Cette séance… to


un silence pesant s’installa. À cet instant précis, la porte d
et la dame au chapeau entra, suivie de l’inspecteur que j’a
a démarche décidée, faisaient d’elle une figure
me résoudre à accepter ces paroles. Je redressai la tête, dét
tôt, l’atmosphère se chargea d’une tension palpable.

que chose. Nous savons le nom du meurtrier. Il s’appelle Va


i se trouvait dans la salle des magies a disparu, déclara la
ard glacial balayant la pièce. Sachez qu'aucun objet de cet
re moins disparaître. C'est une règle fondamentale.
battit sur la table. Mia et Paty échangèrent un regard incer
rendre à saisir ce que cela signifiait
. Et il est impératif que vous disiez tout ce que vous savez.
plus nécessaires.
i insignifiant qu’il vous paraisse.

egard à ses reproches, je quittai la pièce, laissant derrière m


u se redressa encore un peu plus, si cela était possible, et se ent dans l’air.
deux aiguilles de glace.

a salle des magies.


us soyez honnêtes. Aucun mensonge, aucune omission. Cela

nna rôdait ici. Elle cachait quelque chose. Un secret enfoui


ore plus lourd. Vicky, assise en face de moi, évitait mon reg
able, comme si elle espérait que ses secrets ne soient pas ré
que dans ma poitrine. Nos mensonges allaient-ils nous tra sous mes pas.

èrent autour de nous, des voix glissant comme des vagues s ressemblait au chant lointain d’un bateau perdu dans la t

comme des marins dans le brouillard, explorant les étagèr


a mon regard. Son expression était indéchiffrable, comme les tordues par les années.
n instant.

ais j’ai cherché son nom dans un registre de la salle des ma

sonnier. Traître des profondeurs, allié des ombres. Il trahit ment.

x ténèbres."

un murmure. Faites des recherches sur lui.

ourut.

s, enfin, il lâcha :

emblable au vent marin avant une tempête. Mon cœur s’em r ce que je peux trouver. Fais attention à toi, Amber.

one et composai le numéro de l’officier. Sa voix grave réso

mme entra dans la pièce.

u vous demande, mademoiselle.


sèche. J’ai trouvé le nom du meurtrier d’Océanne. Il s’appe
é la planche Ouija dans votre dortoir. poussière et de savon flottait autour de nous. Paty s’empara
d sombre.

res. faute, Amber.

s s’abattit sur moi comme une ancre. drénaline montant.

voulions seulement… tentai-je. faute ?

pas. u regard.

me un fouet. ore ? C’est toi qui as eu cette stupide idée de séance de spir

a. On a eu un nom.

Vous nettoierez la salle de nettoyage. Tout doit être impecc

tait froid. Ce nom n’existe pas.


à, suspendue, pesante. Nous nous mîmes à balayer.

ient secs, nerveux. arrêter.

fatigue commença à peser. Vicky tendit une bouteille d’eau rd, saturé d’un pressentiment sombre.

nda Vicky, la gorge serrée. Je levai les yeux.

Puis, soudain. une réponse.

hira l’air. L’alarme.

sèrent. s. Chacun se cache.

ura Mia. Ce n’est pas l’heure pour retourner aux dortoirs. nous dispersâmes.

pitamment. Et dehors… dortoir. Puis, brusquement.

nirent.

silence fut total.


onde semblait enveloppé d’une brume froide et persistante.
uverture de cendres, étouffant toute lumière. Même la café
e chahuts, semblait réduite à un endroit de silence, comme
haises étaient éparpillées comme des témoins d’un temps r
de l’invisible.

Paty et Vicky, assises l’une en face de l’autre à une table prè


se, mais leurs regards se perdaient dans le vide, comme si
au sol. Je suivis leurs yeux. ose que personne ne pouvait voir. Je me sentis soudaineme
er, de partager, de réparer quelque chose, me poussa à m’i
ta.

ée de ce que j’allais dire, ni par où commencer. Les mots m


bouche avant même de pouvoir être prononcés. Finalemen
n ton était sincère, comme une confession qu’on aurait dû f
ber, dit elle d une voix cassée. Mia est morte parce que ça d
tre là pour elle. J’aurais dû rester. J’aurais dû la protéger.

tance. Plus maintenant. Mais... je t’ai mal jugée. Hier, en y r


la tête, luttant contre l’angoisse qui montait en moi. e de spiritisme. Alors, peut-être qu’on est toutes un peu res

Paty. Ce n’est pas ta faute. Personne ne pouvait prévoir cela t bruts, eurent l’effet d’un souffle chaud dans l’air glacé de

ouvrit en moi, et je n’eus d’autre choix que de m’approcher


le regard, ses yeux fuyant les miens, comme si elle ne pouva me rendit mon étreinte, et pendant un instant, suspendu da
e. Ses mains tremblaient légèrement, ses doigts s’entrelacè lourd, mais étrangement apaisant. C'était comme si, ensem
esta silencieuse. Il y avait dans ses gestes quelque ber un fardeau qui nous avait écrasées depuis trop longtem

comme une partie d’elle-même qu’elle avait perdue et ne

étachâmes, une sérénité inattendue se posa entre nous. Ce


eur, mais c'était suffisant pour aller de l’avant.

é, semblait figée dans ses pensées, les yeux vagues, presque


is que j’étais arrivée, mais je sentais que, tout comme Paty -t-elle. Elles sont mortes. On doit continuer. Et toi ? Ça va ?

que chose qu’elle n’arrivait pas à exprimer. Un secret, peut


les. Le silence entre nous était devenu épais, presque tangi
s-je, la voix un peu plus haute qu’elle ne l’aurait dû. Comm
ître aussi facilement
preint de quelque chose d’authentique, de presque touchan

es.

onciliées ! dit-elle avec un sourire qui semblait vouloir rep

n à elle.

rire, mais je savais, au fond, que la légèreté de l'instant éta


r. Le bruit de nos rires s’éteignit presque instantanément, c n ! lança Vicky avec enthousiasme, le ton un peu trop innoc
riser. aincant.

lhouette se dessina dans l’entrée de la cafétéria. Victor. Il t t, mais son regard se fixa sur moi, une lueur un peu plus sé
résence imposant immédiatement une légère tension. Paty

mps que moi, et son expression se ferma aussitôt. Elle se ren


? Pour jouer au billard ?
n sa direction.

se, un peu surprise par sa proposition. Je n’avais pas vu ça


olle, marmonna-t-elle, suffisamment fort pour que je l’ente
raction ne me ferait pas de mal.

n soupçon d’exaspération dans la voix, mais je savais que c


pas.
on dortoir. La fatigue m’assaillit aussitôt, et je m’endormis
ai, la lumière douce du matin filtrait à travers les rideaux,
à commencer. Peu après, un coup discret à ma porte m'arra céanne, la mort de Mia... tout ça, murmurai-je en fixant la
e penser à autre chose.

nda Victor avec son sourire habituel.


urcils, comme s’il n’était pas certain de ce qu’il entendait.

ensemble, et bientôt, la salle de billard se dressa devant nou


s colorées, les queues soigneusement disposées à côté. Vict seulement ça ? Ou est-ce que… ça a un rapport avec Mike

êt à jouer. hoquée.

e que tu vas imaginer ? Il haussait un sourcil, amusé.

ne queue ? demanda-t-il, presque taquin. t le monde sait que vous en pincez l’un pour l’autre.

e est insupportable. Il...

tentai de l’imiter, maladroitement, comme si j’avais oublié -il avec un sourire malicieux. On dit que quand un garçon e
partie commença, et, comme je m’y attendais, il domina sa rêt, c’est qu’il y a de l’amour dans l’air.
ue celui du joueur expérimenté qu’il semblait être.
une extension naturelle de ses mains.

se disputer, répondis-je en haussant les épaules. Paty soupi


ais pas, répondis-je après une pause. anchant.

re un moment, dans un silence entrecoupé du claquement s nt.


squ’à ce que la porte s’ouvre brusquement.

rogna-t-il.
r à la cachette. C’est l’heure, lança Mike, essoufflé. Je fronça

ouer au billard avec Victor. En plus, ce n’est pas encore l’he s, elle lui saisit le bras et le poussa vers la sortie. Il lança un
e dans le couloir.

st pas l’heure ? s’agaça-t-il. C’est aujourd’hui et c’est maint

hi la porte que la voix de Paty résonna derrière lui :

tenant, répétai-je avec patience. Il n’est pas encore l’heure.

t malade, Mike ? Tu te bats pour ça ?

ntenté d’observer jusque-là, fit rouler une boule entre ses d

aîner Amber, et cet abruti s’est interposé !


ous attrape dans la forêt, vous aurez affaire à moi. Ai-je été

us nous dirigeâmes vers la salle principale.


gardai bien de répondre.

rme nous attendait, accompagné de la dame au chapeau, a


erchée sur une vieille cathédrale. ors que je traversais le couloir, je tombai sur le gardien du

urs sur l’affaire, déclara le policier d’un ton grave. Nous vo mber. Comme la dame au chapeau.

turer dans la forêt la nuit. C’est dangereux. Andy Cruse est

pa. C’était à se demander s’ils ne mettaient pas des caméra

u s’éclaircit la gorge avant d’ajouter d’une voix glaciale, se


ignait dans une pénombre solennelle, éclairé uniquement p
handeliers suspendus. Les murs, ornés de tapisseries usées,
Sous mes pas, le parquet grinça doucement.

r que toute personne enfreignant les règles recevra une san

vis.

étourner son attention.


ête à l’interroger davantage, mais il avait disparu, comme
ourut l’échine.

pas ? Je sursautai violemment.


à l’horloge, mon cœur battant la chamade. Les aiguilles co
u d’un uniforme noir impeccable, se tenait non loin de moi. onde qui s’écoulait, comme si le temps lui-même réécrivait
ard perçant comme s’il lisait en moi.

ignant, elle ne pouvait chasser cette image de son esprit : l


e, pointant l’horloge du doigt. Pourquoi fonctionne-t-elle à ment, et cette phrase énigmatique résonnant encore dans
ses chaussures résonnant sur le sol ciré.

t pas le temps comme les autres, mademoiselle, dit-il d’un ssaie de s’imposer au présent… »
ente de s’imposer au présent.
ignifiait ? Pour elle, pour ce château, pour tout ce qu’elle c

éponse viendrait tôt ou tard. Mais elle ignorait encore à qu

des magies se dressait devant elle, aussi imposante qu’à so


étrange pression s’installant sur sa poitrine.

ts.
ivement, comme s’il tentait de deviner ses pensées avant m

n’ai pas le temps.


tion tremblante.

e pas le regarder. Pourquoi était-il toujours là, à s’immisce


chait jamais prise.

ter mes excuses, mais tu ne voulais pas m’écouter. Elle sent visiblement surpris.

e n’en veux pas.

as. Comme s’il n’avait pas entendu.

ent les yeux. Elle n’aimait pas en parler. Pas même à elle-m

Amber. On ne peut pas rester fâchés indéfiniment. Elle s’ar

it sans cesse : "Montre moi le chemin "


oir semblèrent s’épaissir autour d’eux.

t les yeux, la gravité de ses paroles pesant sur ses épaules.


en plus grand qu’elle ne l’avait imaginé était en train de se
la première porte.
es auparavant, une fille a entendu exactement les mêmes v

e. Son visage s’assombrit. bien trop dangereux. Ne t’en mêle pas.

onta aux lèvres. Comme s’il pouvait encore me dire quoi fai

er sous les pieds d’Amber.


ça.

boule de billard dans un bruit sourd, mon regard s’assomb

e rappelle que je suis ton creek.


t dans le couloir silencieux, mais Mike continuait de me su op tôt.
ésence lourde, oppressante.

ment les sourcils, comme s’il regrettait déjà sa décision.


ngereux.

pas te laisser seule. Au cas où…


ment pour ça que je le fais.

ui fis face, la colère bouillonnant sous ma peau.

xcuse, non ? Mais tu ne m’aides pas, et tu n’es pas excusé.

d.
si mes mots l’avaient giflé. Pourtant, il ne cédait pas.

rait quelque chose.

répondre.
serrant les poings
onible quand ?

t la suite.

ne pause. Le policier nous a dit de ne pas y aller.

on y va demain.

mandai-je, le défiant du regard. Il soupira, puis hocha lent

a-t-il. Amber, tu es folle !

lus vite. Le chemin s’ouvrait devant moi. ard noir.

Je n’y vais pas. xactement ?

roisant les bras. ous a dit de ne surtout pas y aller, marmonna-t-il. Je hauss

vais. e venir.
és. Enfin.

e n’était que le début d’une aventure bien plus sombre qu’i étacha de la pénombre, fluide comme le vent, sans un bruit
alement irréelle. Une forme changeante, noyée dans un voil

minèrent.
it

ls brillaient d’une lueur surnaturelle, presque hypnotique.


ue sur les pavés luisants. Les réverbères vacillants jetaient
chais, les cheveux plaqués contre mon front, mes pas résonn
dans la nuit. a d’un pas. Puis un autre.

endit la main vers moi. Un silence absolu s’abattit sur la ru

lait plus sombre, plus étroite. L’air même paraissait s’être de fuir. Mais je ne pouvais pas.
avertissement muet.
regard, je ne vis ni menace, ni hostilité. Je vis une invitatio

omprendre ce qui m’arrivait… Le monde autour de moi se


parcourut. Quelque chose avait changé.
s mes pieds.
nt mon souffle.
d i U bill d’é l l i
se tenait debout, la clé brillante dans sa main. Il n’était pas

chues. Des entités corrompues par le vide. Une distorsion d ui était flou, irréel, un lieu où la lumière et l’obscurité dans

fièrent. Un gouffre noir. Sans fond.

y tordaient, se reformaient, cherchant désespérément à ex


ervait.
silhouettes humaines, mais quelque chose n’allait pas. Leu

une image déformée dans l’eau. Elles marchaient sans jam


s-mêmes, piégées dans une boucle sans fin. ste derrière lui.

possibles. Inatteignables. Et pourtant… si proches. Comme incte, mais suffocante.


engloutir.

essayait de la protéger… mais il était aussi prisonnier d’un


es du néant, poursuivit la voix. Chaque mot vibrait au plus

nes autrefois. Des gardiens. Des protecteurs. Mais elles ont


pouvoir que tu portes avec toi. rnier Gardien de la clé, murmura la créature, ses yeux bril

œur se serrer.
ait. èrent.

t glacial. Les ombres s’épaissirent. quement les yeux. La rue.

besoin de se retourner pour les sentir derrière elle. Elles av ait disparu. Tout semblait normal.

dans le néant.

une dernière fois. dément, tentant de calmer les battements frénétiques de so

… mais elle te demandera aussi un prix. simple victime poursuivie par des ombres. Elle était la clé.

équilibre entre deux mondes. Et ceux qui la chassaient…


pulsaient le long de ses flancs, veines lumineuses s’entortil
e comprenait pas. Pourtant, elle le ressentait – un frisson a
es mots.

age qui la terrifiait le plus.

n souffle court, le regard aux aguets. Puis elle s’arrêta net.


emblable à celle d’un loup, mais déformée, distordue par q
rgeait des ombres. D’abord une silhouette indistincte, ondu omme des dagues acérées, et ses yeux – deux braises incan
s claire. ent transpercer Amber avec une intelligence cruelle.

une crinière de plumes noires flottait comme si elle était vi


aient, s’étiraient et se rétractaient telles des serpents siffla
éelle.

et griffues, étaient recouvertes d’écailles noires semblables


issée dans l’étoffe des cauchemars.
ui lui donnaient cette aura à la fois divine et monstrueuse.

ue de plusieurs formes animales, une aberration défiant tou


lles d’un dragon, ni celles d’un oiseau.
souffle se bloquant dans sa gorge
en spirales, formaient des motifs lumineux semblables à de
’avait nulle part où fuir. Cette chose n’était pas juste un ad

elque chose d’ancien, d’immuable. Et elle allait devoir l’affr ntillait dans l’obscurité, comme un ciel étoilé.

ertissement, la créature bondit.


’vah n’apparaissait que dans les bois les plus anciens, là où
nes touchaient les souvenirs enfouis de la terre.
c une rapidité déconcertante, sa masse gigantesque fendan

du passé n’étaient jamais vraiment partis.

sol, esquivant de justesse les griffes qui s’écrasèrent là où e


choc fit trembler la terre. Là où la bête avait frappé, des si traces physiques, mais ceux qui avaient croisé sa route affi
lluminés d’une lueur rougeâtre. oujours ressentir : une brise glaciale en plein été, un silence
après des siècles d’abandon.

as né du monde physique. Il était un gardien oublié.

rien vu de tel. voqué par un peuple disparu – les Sylvains du Premier Souf
ces destructrices.
qu’érafler la peau de la créature.

t l’histoire d’un garçon perdu dans la forêt qui, désespéré,

tit, un mélange de rage et de douleur. L’instant d’après, un


a.
min au lever du jour.

en arrière.
de se remémorer le visage de sa mère… Il ne se rappela qu

ent que ceux qui tentaient de tromper le Ser’vah – en lui of


ur – disparaissaient pour toujours, absorbés par la forêt. ment un arbre, le souffle coupé. Une onde de douleur traver
erre. Serrant les dents, elle s’appuya sur sa lame pour se re

ines du passé. Amber se souvenait de ces histoires. Mais ce


une légende. dre maintenant."

du sang emplissait sa bouche. Elle le savait : cette chose vo

re.

titubant, le souffle court, sa main serrant la garde de sa la


les ténèbres se tordaient autour d’elle, formant des visages

u’elle avait une chance. Une chance de survivre.

ner.
força-t-elle à penser. "Ne les écoute pas."

reprenant son souffle, ignorant le froid qui lui glaçait l’éch


bondissait sur elle, gueule béante, prête à l’engloutir. Dans
.

a plus vite que prévu.

mière argentée éclata dans la clairière. c un poids sur la poitrine, comme si la nuit elle-même l’ava

eculant d’un bond, ses ailes tremblantes. Là où la lumière


ar des traînées luminescentes. ans la cour, un spectacle étrange l’attendait. Le ciel était co

rquillés, sentit une chaleur étrange remonter le long de so


ça ? rmura Victor, fasciné. Mais Amber ne voyait pas la beauté

issement.

hée, un sourire en coin, comme si elle savait que quelque c


r. aient attendus. Elle prit une inspiration.

forêt.
pas tout de suite.

urire.
ppé par ce ciel tourbillonnant. Comme si…

elle-même l’appelait. e ne surveille.

pparaît chaque fois qu’il doit se passer quelque chose. , mu it à l’inquiétude.

mac noué. s, ils se mirent en route.

ais ?
-là, Amber marchait seule dans une ruelle sombre. La brum
e des réverbères.
ux ordinaires.
ait pas. Elle s’arrêta net.

tillaient comme de l’or liquide. Leurs sabots ne touchaient

s et changeants, reflétaient toutes les couleurs du ciel. Ils g


hérée, presque irréelle.

er.
gea.
nt était trop fragile.

cune source de lumière qui aurait pu la projeter. Amber sen


n majestueux étalon argenté, tourna lentement la tête vers
e pavé, s’étirant, se tordant. Elle se dirigeait vers une vieill
… l’appeler.
urut l’échine.
arrière.

n geste, la créature lui parla. Une promesse muette.


b Pl i
a lumière, la vie autour d’je, tout en dégageant une aura g nt comme des cascades de lumière liquide, et leurs sabots s
ssant aucune trace sur la terre humide. Ils avançaient en s
ture autour d’elle chuter instantanément, un froid glacial
s évoquant une danse chorégraphiée par le vent.
Une main invisible semblait se poser sur son cœur, l’écrasa

nt à la fois faible et figée. Ses yeux se remplirent de visions,


uffle, fascinée. Chaque cheval semblait incarner un élémen
ux terrifiants qu’elle ne pouvait comprendre. Elle ne pouva
blait absorber la lumière autour de lui, tandis qu’un autre
eine. Le plus grand, un étalon doré dont les yeux brillaient d
ous l’emprise de cette ombre intangible, mais pourtant bie tourna son regard vers elle. C’était comme si le temps s’éta
r d’je. ité suspendue.

mps s’était figé, l’ombre se rétracta brusquement, s’éloigna lait-il murmurer, bien qu’aucun son ne sortît de ses lèvres.
me, laissant Je tremblante, haletante, debout dans la rue, co vers lui. Elle fit un pas, puis un autre, ses mains tremblante
e avait laissé sa marque, une impression indélébile, une em z proche, le cheval inclina la tête, comme pour lui offrir un
effacer. sur son encolure chaude et douce, une texture semblable à

orps tremblant de fatigue, mais son esprit plus éveillé que j


ment imaginé cette rencontre, que quelque chose de bien pl sa, et des visions tourbillonnèrent dans son esprit : des cieu
e monde, et que, dans l’ombre de la réalité, quelque chose l ets murmurés au clair de lune. Elle comprit alors que ces cr
ent les messagers d’un pouvoir bien plus grand, porteurs d
dre.
bles.

t en silence, leurs silhouettes se fondant dans l’obscurité. M


i pragmatique, resta figé, incapable de détourner le regard me nouvelle venait de s’allumer, une flamme qui ne s’éteind
ots se perdant dans le bruissement du vent.
percé le mystère des chevaux célestes.

e, sembla exhaler un dernier soupir, comme pour saluer la


ient, un symbole lumineux apparut dans l’herbe, une figur
evaux. Amber s’en approcha, sentant une chaleur émaner d
mais au moment où ses doigts effleurèrent la lumière, une
’air.

be, porte la clé d’un monde oublié. Cherche la vérité au-de

presque surnaturelle, comme si la forêt elle-même retena

uffle coupé. Elle tourna la tête vers paty vicky et victor, ma L’air était froid, mais une chaleur étrange brûlait dans mes

avaient rien entendu. Le cheval doré s’approcha alors une ble que nous venions de prendre. Mike et moi étions là, tou

siens, comme pour lui transmettre un message silencieux. ut changer. Le risque, l'incertitude… tout cela paraissait in
s.

ement qu’ils étaient apparus, les chevaux s’élancèrent vers


oup d’œil à la porte, veillant à ce que personne ne soit là p
vant dans une pluie d’étoiles. La clairière redevint silencie assait, mais il ne semblait pas nous voir. Peut-être qu'il ne
s’efface à l’aube
isible qui nous poussait dans cette direction, avec une forc
u jamais," dis-je, le regard fixé sur la profondeur de la forê
otre décision que de ce qui allait suivre. Chaque pas que no

i-je, mes doigts serrant la poignée de la fenêtre avec une dé ue nous ignorions encore.

gouffra à l'instant où je l'ouvris, comme si la forêt elle-mêm

inement. Il écouta, tendant l'oreille. Un bruissement. Quelq

ilencieusement, un geste après l'autre, chaque mouvemen brume.

ous faire traverser la distance qui séparait la salle du coul


ncertain, mais l'adrénaline faisait naître une sensation
murmura-t-il, son ton sérieux.
envie irrésistible de découvrir ce qui se cachait dans l’omb

tout aussi attentive. L'air semblait vibrer autour de nous.


se que la brume. C'était comme si tout autour de nous, la fo
ike, mais je pouvais voir dans son regard qu’il ne revenait p
e observation, un murmure dans la tempête de ses pensées.

flai-je, d’un ton calme, mais avec une urgence que je ne pou
épondis-je, presque sans réfléchir. Chaque mot semblait plu as revenir en arrière. Ce que nous cherchions était trop im
allait avancer. Il fallait voir, comprendre, savoir.

te forêt où chaque ombre pouvait cacher un secret, que nou


ment sec, comme un dernier avertissement.

le souffle court, prisonniers du silence pesant de la forêt. L

en tendant la main. te, semblait suspendu, comme si la nature retenait son sou

ourd, chargé d’un sel invisible, presque marin. Le danger p es et tordus, se penchaient sur nous, leurs ombres mouvant

e rapprochaient. Plus qu’un instant. nes. Un murmure imperceptible flottait entre les feuilles. É

t la tête, tentant de percer l’obscurité qui s’étendait au-de


inait à traverser l’enchevêtrement des branches. Un frisson
même temps, atterrissant dans un bruit sourd. Pas le temps ns pas seuls.
de et courûmes, l’obscurité de la forêt nous avalant tout en

ait les ténèbres devant nous. Son regard trahissait une inq
er noire de feuillage s’étendait, mouvante, vivante. Le silen Les abeilles avaient disparu, mais le danger, lui, restait pa
ntain, menaçant.

ter ici." Sa voix était basse, presque engloutie par l’obscuri


s.
avers la forêt. Les branches fouettaient leurs bras, s’accroc
e aussi. Un mouvement furtif, un bruissement rapide dans
des mains avides. Le sol glissant menaçait à chaque instant
ercer l’obscurité. Rien. Juste cette sensation, oppressante e

servés. Puis, un cri.


à droite.

xplosa dans sa poitrine.


nhumain.

mps de crier. Une branche massive s’abattit juste devant eux


rent, leurs feuilles frissonnant comme sous l’effet d’une vag

" La voix de Mike était rauque, à peine plus qu’un murmure haletants.

escendit le long de la colonne vertébrale d’Amber. Ils n’éta la Amber, la gorge sèche.
ble les entourait, caché dans l’ombre des troncs tordus. Et c

tait plus. Il l’attrapa par le bras et l’entraîna sur le côté, se


che, ma tête tournait sous le vertige. Mes doigts glissaient
’arbre trembla sous moi. La panique monta en moi comme ke courait vers moi, haletant, le regard fou d’inquiétude. M
de soulagement.

es mètres, figé.

parvint à travers le chaos, mais elle semblait lointaine, éto ombre mouvante des arbres, une paire d’yeux brillait toujo

ements du monstre. Il lançait des pierres, désespéré, mais


comme si une force invisible protégeait la créature.
on regard se durcissant. Il n’était plus le même qu’il y a que
hangé, comme s’il portait à présent le poids d’un secret trop

x vers moi. Deux orbes dorés brillaient d’une intelligence g

oix tremblait légèrement, mais elle était sincère. Il me tend

antes s’enfoncèrent dans le tronc. L’arbre tout entier vacil prendre. Sa poigne était chaude, rassurante.

à travers ses racines. Une seconde, puis une autre, et je sen qu’est-ce qui vient de se passer ? Ce loup… c’était toi ?"

ent la tête, l’air troublé.


ous différenciait de lui ?
ter ici." Son ton s’était fait plus dur. "La forêt a ses propres
dangers nous attendent."

nspiration et jetai un dernier regard sur l’arbre effondré. rquoi, mais quelque chose dans le regard du loup me reten
is. Peut-être que je croyais naïvement en une forme de réd
nge, imprégnée de magie et de mystères,
"
sions d’une manière que nous ne comprenions pas encore.

nous nous remîmes en marche. Quelque chose dans l’air ava


cette aventure étrange. Mais la forêt n’avait pas dit son de

sans l’ombre d’un doute.

rir là, ce sera notre faute. Il n’aura plus aucune chance. Et


toujours le choix."

ux furieuses de la rivière, luttant désespérément contre le c


indécis. Un instant, je crus qu’il allait protester. Mais au lie
é, ses pattes griffaient la surface glaciale dans un effort va
t th l é l
remonter à la surface. Le loup.

esque imperceptible. Mais il était là.

es mètres, englouti par la rivière furieuse. Ses mouvements


eau dans une dernière tentative désespérée.
silence, enveloppés par l’immensité de la forêt. L’air était c
haque arbre contenait des siècles de secrets.

ttant des jambes pour avancer. Encore un peu.

ranches au-dessus de nous, son regard perdu dans l’ombre

t autour de moi, comme si elle cherchait à m’arracher ma v it réfléchir, peser le poids de l’inconnu qui s’étendait devan

accrochèrent à sa fourrure trempée.


avançant, mes pas glissant sur le sol moussu, "c'est peut-êt
rs. Pas parce qu’on sait où l’on va, mais parce qu’on ose affr
nt et tirai de toutes mes forces. Le loup grogna faiblement, vagues."
vait compris. Comme s’il savait qu’il n’était plus une menac
s moi, un léger sourire effleurant ses lèvres.

urface et tendit la main.


a la tête, comme si tout cela commençait à avoir du sens. "O
s."

rire. Nous étions liés par cette quête, par cette forêt qui no
na un instant dans l’obscurité, perçant l’ombre comme deu

" déclara Joe d’un ton grave. "Le Voyant vit au cœur de la fo
nt. Mais préparez-vous."
mps que les humains ne sont pas venus ici."
evant un frisson sur ma peau.

mais il y avait dans son ton une gravité que je ne compren


pas ses réponses sans s’assurer que vous êtes prêts à les en

ais aussi perdus." Il marqua une pause, scrutant les profon tomba sur nous. L’air était devenu plus dense, plus tangib

forêt renferme." sible.

eâmes un regard. Pourquoi nous ? Pourquoi maintenant ?


tion, nous adressa un sourire fugace.

pas. Cette forêt a ses règles, mais tant que vous les respecte re, Voyant ?" murmurais-je.

t légèrement. ssage s’ouvrait, sombre et insondable, prêt à nous englouti


ssions répondre, il tourna son regard vers la porte et nous f

s. ions un dernier regard incertain, mais nous savions déjà q


âmes un pied sur le seuil.

l n’y avait que des arbres un instant plus tôt, se dressait un


structure que nous n’aurions jamais imaginée ici. Son bois avala.
palpitant sous une lueur irréelle. De l’autre côté, une lumiè
Une lumière vivante, à la fois accueillante et menaçante, qu
silencieux. rd, nous n’étions plus dans la forêt.

ous, le regard grave.

sitation dans sa voix, pas d’alternative possible.


assise en tailleur, immobile au centre d’une pièce circulair
du passé… Pas de ce passé là, en tout cas. Ni du présent. Pa
ôme ?" lançai-je avec désinvolture. "Un genre de spectre m
mme un professeur ayant résolu une équation impossible, p
e cas, j’ai quelques bouts de cordage qui pourraient peut-ê

n sourcil. Il ne semblait pas saisir la blague, mais il y avait


mme si le défi lui plaisait.
tapota le sol du bout des doigts. Le sol vibra.

e troubla, et une image se forma : un vieux parchemin, ses


s ?" Il fixa Mike avec intensité, un peu comme un détective f
été plongés dans une mer ancienne.
ce que vous croyez. Elles cachent bien plus que ce que l’on p

prisonniers…" Je croisai les bras en réfléchissant. "Ce type-


t flous. Comme si le temps lui-même hésitait à le révéler. ux coffre de mon grand-père."

pas à ma remarque. Ou plutôt, il la laissa flotter dans l’air


il enfin, d’un ton solennel, presque théâtral. "Un homme. O ndrait bien plus tard.

tôme." Sa voix était douce, presque mélancolique. "Mais il


porte une âme perdue, brisée, comme un navire échoué su

avant, intrigué mais toujours moqueur.


ut mon échine.

'on fait maintenant ? On attend qu'il ressuscite pour nous r


installa. L’atmosphère elle-même paraissait attendre quelq

urna les yeux et murmura :

"

linéaire ici. Chaque instant est un reflet, une vague dans u

e soie, douce mais inflexible.

capable de retenir son enthousiasme, fit mine de griffonne

us seront pas simplement données. Vous devrez les cherche


site à pénétrer."

en, j’espère juste qu’on ne va pas se noyer dans toutes ces m u ciel, croisant les bras avec agacement.

ntement des yeux. Un sourire imperceptible naquit sur ses l

nts ne peuvent jamais parler normalement ?" grommela-t-

qui vous engloutira, Mike."

dans l’air changea.

e, et son regard devint plus perçant.

ble, subtile, mais indéniable. Comme si l’espace autour de n


ffet d’un bruit assourdissant. Mais comme si la tempête n’é s, il se leva.

ssait à ce qui se passait ici.


luide, presque irréel, comme s’il défiait les lois du monde q

e…"
lons.

phrase en suspens, son regard se perdant un instant dans l


es figés, le souffle suspendu.
r la salle.

e moment, aussi étrange soit-il, changerait tout.


u’un murmure :

s tours à jouer. Mais vous n’êtes pas encore prêts à compre

ns pouvoir l’expliquer. Comme si une force invisible nous p


sèrent.
in que nous ne pouvions qu’emprunter.

ourut l’échine.
pensée. connaît tous. Ça ne peut pas être eux."

sait ?" rétorquai-je. "Ils peuvent très bien cacher leur jeu."

aiguilles tournant à l’envers. De cette femme de ménage m he, prêt à protester… mais il ne trouva rien à répondre.

’imposer au présent.

pprochions des portes du château, une ombre bougea dans

paroles du Voyant prenaient un tout autre sens. Valsak éta

Mike, essoufflée mais portée par une certitude nouvelle.

que tout le monde ici connaît." Ma voix était à peine audib

re de forêt. Silencieux, immobile, sa silhouette se fondant d


rcils. ur étrange, perçante. Il me regardait.

l’é hi
prochain coup.

oussai la lourde porte du château. L’ombre du loup me han


bougeait pas. Il l’observait.

ruit sourd nous arrêta net.

t comme une lame. Je sentis mon cœur se serrer.

Elle n’était sûrement pas aux toilettes. Je l’aurais su."

mon front.

inis.

monta pas.
faire comprendre qu’il savait que quelque chose clochait.

. arquillés, brillants d’inquiétude.

ur moi. ute la nuit… où étais-tu ?"

, doucement, posai mes doigts sur sa bouche.

se former dans ma gorge. Je n’avais jamais su le lui dire. À q


é tout, il était ma seule certitude dans ce château rempli de

cils, mais se tut.

isquait tout. Pour moi. Je me sentais lâche.

te, incapable de le protéger, de le défendre, incapable mêm ?" chuchota-t-elle.


u. Un souffle de confiance entre nous. écipitai vers la fenêtre. Et mon cœur se déchira.

lâchai :

sommes allés voir un voyant."

r, Mike était traîné par le gardien.

ux.

nt couverts de terre, son visage crispé sous l’effort de lutte

as sérieuse ? Pourquoi t’as fait ça ? C’est de la folie !" Dame au Chapeau marchait derrière lui, silencieuse, le reg
rice impitoyable.

s des révélations pesait déjà sur mes épaules.


ua.

onses. Et on en a eu."
.

re la fenêtre. Le tonnerre roula dans le ciel, grondant comm


e précipitai dehors
au Chapeau était froide, tranchante comme un couperet. L

oût, les pensées de Mike tourbillonnant sans fin dans mon e

ux."

pour moi. Et maintenant, il était enfermé. A cause de moi.

dans ses traits trahissait une hésitation, une lueur de mala ent à ma table, rompant le silence. Mais je ne les regardai

e voyais… C’étaient les portes de la cave. Des verites sous s


ait pas juste. Mais il obéissait.
st arrivé à Mike… C’est horrible."
ns la cave jusqu'à demain. Cela lui apprendra à ne pas faire
"
face de moi, sa voix à peine un murmure sous le brouhaha
a foule. Il s’attarda sur moi.

uet.

e plus, ils l’emmenèrent. Les portes de la cave claquèrent d


sque automatique. Je tournais lentement ma cuillère dans m
Rien.

ballants, le cœur en miettes.

d i i ê i
ourut l’échine.

uis pas allée. Crois-moi ou pas." q

tu la vérité ?" urtai Victor. Il tenait un coq dans ses bras.

e si tout était normal.

plus dure.

u sors si précipitamment ? Il y a un problème ?"

u autant ?" répliquai-je. "Ne vois-tu pas que ça me dérang

ntant de masquer l’agitation qui vrillait mes pensées.

e, mais je ne lui laissai pas le temps de répondre.

e quelque chose rapidement, c’est tout."

s, comme si tu avais un droit absolu de tout savoir. Mais tu


ui savent ce qu’ils font s’en occuper. Avant que ça ne te ret

brit.
quelque chose à faire."
mon lit, fermant les yeux, espérant un instant de répit. Ma

ence. ent en boucle dans ma tête.

re habituel, il haussa les épaules. spé alors qu’ils l’entraînaient. Le gardien. La Dame au Cha

t.

fois alors."

on emprise et pressai le pas. oix.

rtissement ?

rut plus froid que d’habitude.


rsaut, le souffle court, mon cœur battant à tout rompre. Q nt des heures. Mais elle ne fit rien.

Pas un son. Elle se contentait d’attendre. Mais quoi ?

mais une intuition me rongeait. Cette scène cachait quelq

t?

e rebroussai chemin.

dans la nuit ai.

it froid contre ma peau brûlante. J’avais besoin de marcher i plus discrète.

Mike

le des magies et avançait d’un pas rapide vers la cour. Je m able. Je n’arrêtais pas de penser.
e.
uettait mon visage, glacé et silencieux à la fois.
dû venir plus tôt. Je suis désolée de ne pas t'avoir défendu…

m’empêchant de continuer.
Mike, j’arrive.

mais sa voix, elle, fut un souffle profond, un murmure cha


ke

t postés à gauche.
aute."

ffle, collée contre le mur froid, invisible dans l’ombre. Un p

, mes battements de cœur couvrant presque le silence oppr


ous

cellule.
filtra par la petite fenêtre, soulevant les rideaux déchirés. L
ape de silence aussi lourde qu’un secret inavoué. Mike ne d

tement que possible, les gonds grinçant légèrement. rchant quelque chose dans mes yeux. Une explication. Une
utenir son regard.

r," dit-il doucement, "Parfois, il suffit d’être là. Dans ce mo


ffronter tout ce qu’il voulait comprendre, tout ce que je n’os
fit plus perçant.

-t-il enfin, sa voix brisée, douloureuse, "Dis-moi ce que tu re

t.

Amber."
rtèrent avec une intensité douloureuse.

n chuchotement déchirant, un dernier fil prêt à rompre.


onse.

as.

nt contre mon cœur comme une vague noire.


on mutisme, roulant lentement sur ma joue.

tait le poids d’un adieu que je n’étais pas prête à entendre.


rrière. r le côté, mais Victor agrippa doucement mon bras.

que chose. Non… quelqu’un. ce soir à jouer…"

un et un coq.

l’interrompis si vite qu’il haussa un sourcil. "J’ai quelque ch

oq

t d’épaules désinvolte.
u sors si précipitamment ? Il y a un problème ?"

fois alors."
énorme dans ses bras, son expression aussi détendue que

oussement moqueur.

avec un regard aussi accusateur que celui de son maître.


, le cœur battant.

ir et secouai la tête essayant d’avoir l’air moins agitée que


coupable. iolemment, comme si je venais réellement de tomber. Un rê

oix. vertissement.

r sur mon lit, les yeux rivés au plafond, mais le sommeil ref it glacé lorsque je sortis. Puis, une silhouette attira mon at

er la salle des magies et se dirigeait vers la cour. Instinctive


é et les dangers du présent me gardaient éveillée.

même, prise dans un tourbillon de lumière. Elle était blanc


ux me brûlaient. Mais je n’avais pas le choix.

sous mes pieds, m’aspirant dans un vide sans fin. Je tomba rapides mais silencieux, jusqu’à un coin du terrain envahi

ussitôt. Et c’est là que je le vis.

nt droit vers moi, le visage à moitié caché par la lumière.

ave.
a peau, glaciale, tandis que les éclairs déchiraient les nuag

ourut l’échine.

une tempête ordinaire.


e et transie de froid, je rebroussai chemin. Mais demain…

ai.
des motifs apparaissaient dans le ciel.
acherai mieux.

rcles. Des symboles anciens, tracés par une force invisible. M

sard. C’était un message.


n

e pas, les pensées de Mike et de Marianna se mêlant dans m


mes pieds.
ue tout le monde dormait encore, je me glissai hors du dor

orde que nous avions utilisée la veille. Elle semblait plus fra
mme une voix lointaine une langue ancienne que je ne comp
p

irale.
, une certitude naissait. Ce n’était pas une simple tempête.

ment.
formaient.

de Valsak.
e danse folle avant d’être déchirés par la force de l’orage.
n

se traçait, une lumière étrange jaillissait des nuages, éclair

se. Pas comme une tempête ordinaire.


veuglée.
ix ancienne, colossale, résonnant dans mes os.

us l’intensité de l’orage.
ssant.

dans chaque fibre de mon être. L’air me brûlait la peau.


ait pas.

un dernier souffle, comme un cœur cessant de battre. Le s

simples éclairs.

oints précis.

si le ciel essayait de briser quelque chose. ents des motifs se dispersaient lentement, s’effaçant dans l’

pas terminée. Ce n’était qu’un prélude.

it. Quelque chose de plus grand. De plus terrible.

ur la terre. arcourut n’avait rien à voir avec le froid.


p g p f
antees

ffle à chaque pas, craignant que le moindre grincement ne


n coin, les poignets attachés, le regard perdu dans l’obscur

usé par la fatigue, sa peau marquée par le manque de som

rappa comme une lame glaciale, mais je n’avais pas le tem ait pas donné à manger depuis hier. Je serrai les dents, ref
urais dû venir plus tôt.

s un bruit et me précipitai vers lui.

t plus sombre que d’habitude, ses murs se dressant autour


uses.

lentement. Puis, dans un souffle rauque :

nt la cave.

es côtés, cherchant ses poignets entravés.


essens. Je ne peux pas deviner. Je ne peux pas vivre dans ce

a froideur d’une nuit sans lune, s’insinua à travers les fissu t comme une sentence. Je levai les yeux vers lui.
eau.
ce.

t vivante, prête à nous engloutir.


transperça.

ne pouvais ni partager… ni réparer.


pas du regard.

ba au sien.

roula sur ma joue.


ur moi, cherchant une réponse, une explication… quelque c

brisé, je laissai échapper :


à lui offrir.

Mike. Je ne sais même plus ce que je ressens."


mais infranchissable. Il inspira, hésita.

s suffisant pour m’arrêter net.

r."
aute."

èrement, avant de se durcir.


n souffle.

tre là, dans ce moment. Dans ce souffle."


dans la nuit, balayé par le vent glacé qui s’infiltrait à trav

ence. Puis, plus bas :


e, oppressante.
Amber."

ait autour de nous comme un voile de cendres, rongeant le


a dans le mien, perçant, implacable.
comme un fil trop fin, prêt à casser.

us ce que je ressens."

vide béant qui nous séparait.


vant.

ouffre invisible entre nous.


n

mot ne pouvait combler.

r."
due. vide.

montable.

Amber."

ent les miens une dernière fois.

ent lorsqu’il fit un pas en avant. Comme un homme marcha

t partie de tout ça ?" murmura-t-il.


ts me percutèrent comme un coup de tonnerre.

ion.
son. Parce qu’au fond de moi… Je le savais déjà.

Mike."
sance.
p j

ce n’est pas ce qui compte."

e, un souffle suspendu dans l’écho du vide. Puis, presque un

omplètement, Mike ?" juste cet instant…

umière, avant que tout ne se dissolve." Un amour qui s’effil

t sous leurs yeux, comme de l’encre délavée par le temps.

n elle-même pouvait la sauver.

Mike."

ù je m’abandonne à toi… il n’y a plus rien de moi à retrouv

ffle cassé, une confession qu’elle aurait préféré taire.

neant ssé avec toi est comme un poison doux qui me ronge lentem
mettre de me perdre davantage."

as tout de suite. Parce qu’il ne savait pas quoi dire.


un murmure dévasté, un dernier espoir qui s’effilochait. out de suite.

rte… il y avait une forme de liberté ?" l réconforter quelqu’un…

t plus rien à sauver ?

ime

a plus rien après."

vers lui.

is il continua :

ns un océan de douleur. Ses lèvres tremblèrent, prêtes à pa

ce n’est pas ce qui compte. Peut-être qu’il y a juste cet inst


Un instant.

nt. e lumière avant que tout ne se dissolve."

allait disparaître avec l’obscurité.


qu’un murmure, une brise sur le point de s’éteindre.

a pas s’échapper.

cette lumière… rent autour d’elle, comme si elle pouvait encore se protége

vant d’avoir illuminé quoi que ce soit." ard.

t Mike comme une lame enfoncée dans la chair. Il recula d’ Mike." Un souffle.
orma.

se refermait, comme un piège invisible.


le temps."

désormais vide, il ne restait plus que le silence. Un silence d

irréversible, là où l’espoir avait un jour vécu. re amer, une lueur d’insouciance dans ses yeux fatigués.

blème. Je pourrais passer toute l’éternité ici avec toi."

sons

ttant contre ce chaos qui menaçait de m’engloutir.

it pas finie.

Mike. Maintenant."

ous regardâmes longuement. Puis, nous nous embrassâme


nuit

s après pas, sa main faiblement posée sur mon épaule.


r les lèvres.

rtis de l’ombre.

er."

s tué tous ces gens ! Je le savais !"

on regard foudroyant.

contes ?"

s malin ! Je t’ai vu !"

ns la nuit.

me suivais ?" Je pris une inspiration tremblante. Puis je lanç

e. Andy Cruse. il tient à moi. était enfermé.


r… Mais qui est Valsak ?" Ce nom flottait dans l’air comme
us fluide et poétique, tout en renforçant l'intensité émotion rmurée.
r et Mike :

istre s’échappa de Vicky, un son doux et cruel à la fois, com

sse sous la porte. "Valsak, c’est moi." Ses yeux brillaient d’u
rve la douleur et la tension émotionnelle tout en renforçan
noir dont personne ne verrait le fond. "Un peu de potion, et
s entre les personnages. Les descriptions de l’environneme
lourd, à l’image de l'état intérieur d'Amber et Mike. er d’apparence. J’ai pris celle de Vicky pour m’infiltrer dan
onnaisse. Et toi, Amber, tu possédais ce que je voulais : la c

oles me cloua sur place, l’air devenant soudainement plus é


r, cherchant désespérément à rassembler mes pensées. "Ma
Ma voix tremblait, pourtant j’essayais de paraître

uide et poétique de ton texte, tout en renforçant l'émotion tau autour de mon thorax n’était qu’un mauvais rêve.

ace. Des soupçons. Et Marianna…" Vicky s’avança légèrem


e une mer calme avant la tempête. "C’est elle qui chantait,
rée dans son piège, mais j’ai fini par l’attraper. Alors j’ai ag
ler autour de moi, une marée noire envahissant mon cœur
e Seigneur Aterimin fit son apparition, sa présence aussi im tre nous comme une tempête prête à engloutir tout espoir.
et dévorante, engloutissant chaque rayon de lumière, plong
ec un murmure sinistre, il prononça les mots d’un sortilège
de moi, mes pensées devenant aussi lointaines que des éch
vé… Je vous attendais." Vicky s’inclina profondément, son t inspiration était une bataille contre la noirceur qui me ga
ue soumis. "Le plan a changé. Amber et ces autres, ils saven as succomber.

t sans lune, un souvenir s’éveilla en moi, une lueur dans les


in tourna lentement son regard vers nous, sa silhouette se t, c’est la mer, c’est le vent. Concentre-toi sur le souffle, sur
une ombre menaçante. "Tuez-les. Vite. Il nous faut partir av nnait comme un chant ancestral, doux et porteur, une mél

c un sourire dément, presque hystérique. "À vos ordres, ma me concentrant sur cette énergie lointaine, et soudain, une
jaillit comme une mer calme qui soudain se brise contre les
ère pure, éclatantes et puissantes. Mes bras se tendirent, et
olent souffla, un tourbillon de force qui sembla engloutir to
e, enveloppant Valsak dans un éclat aveuglant. Il vola en a
pli de nuages lourds et noirs, semblait être suspendu au-de
dans une tempête furieuse, et s’écrasa violemment contre
r une furie déchaînée.
sa chute.

agé des ténèbres, usait de sa magie avec la fureur d’une m


ha un cri, me projetant violemment en arrière. tal

e sol, chaque muscle pétrifié par l’impact, mes membres au ourut l’échine. Car je n’étais plus seule.
ntre les rochers.
et dans un craquement terrifiant, une créature monstrueu

pas abandonner maintenant. Valsak avançait, son sourire c


à en finir.
attes, semblable à une araignée géante, mais dont le corps

mière fendit l’air. Mike.

pide, il lança un sort puissant. déchiraient le sol à chaque mouvement.

n arrière, comme une feuille balayée par une tempête. Mai g brillaient d’une intelligence malveillante.

mais au fond de moi… Je savais.


gue une onde de choc, projetant la créature contre un arbre, s
issance du coup.

ulser, envoyant des vagues de chaleur à travers ma peau. J

mière bleutée, une énergie ancienne gravée dans ses motif rident qui fit trembler l’air autour de nous. Mais je ne lui la

ves, il m’avait parlé de ce pouvoir. Mais je n’avais jamais co


uide, j’attrapai mon arme et la plongeai dans une de ses joi

ait mon seul espoir. La créature bondit à nouveau.


dra, son corps se brisant en mille morceaux de cristal. Le sil
lorai-je mentalement. Un éclair bleu aveuglant jaillit de la
saccadé, mes doigts tremblant encore. La bague cessa de b
a net, ses yeux rouges vacillants sous la lumière. Un frisson
Mais maintenant, je savais.

l.
.
espoir.
hambre de Mike, mon cœur battant plus fort à chaque pas
nt.

n me parcourut. Sans réfléchir, je me penchai vers lui.

plus lourd encore que la tempête. Valsak était vaincu.

pete gile, mais chargé de tout ce que nous avions vécu. Je ne vou

mon dernier repère dans ce monde de ténèbres. Et à cet ins


Mais marqués à jamais.

son corps épuisé par le combat.

re étaient pâles, encore hantés par ce qu’ils avaient vécu. P

ent.

nt dans la nuit, un dernier rappel que tout était fini. Enfin…


sures. Sa perte pesait lourdement sur moi ou peut etre pas
ute. cèrent à arriver, leurs visages illuminés d’anticipation. Par
des familles des villages voisins et même des troubadours v
pplémentaire. Le murmure des conversations, entrecoupé d
aine presque palpable.
château avait été transformée en un lieu féerique. Des guir
utres du plafond exhalaient un parfum envoûtant, tandis qu
ent une lumière douce, projetant des reflets scintillants sur ley et des autres victimes avait été installé dans un coin de

es de plats somptueux : des tourtes dorées, des corbeilles Les invités s’arrêtaient devant, certains murmurant des p
des symboliques. Amber passa devant le portrait et s’arrêt
exotiques, et des pâtisseries si parfaitement décorées qu’e doré.
ngées. Chaque détail témoignait d’un soin méticuleux.

elle, avant de rejoindre les autres.


obe d’un blanc éclatant brodée de fils d’argent, se tenait pr
e mélodie douce et joyeuse. ma robe semblait capter chaqu
à une étoile descendue des cieux. Mais malgré mon appare

était lourd. Bradley n'était pas là pour voir ce moment de p a musique devint plus entraînante, incitant les convives à s
uellement austère, résonnait sous les pas des danseurs, tand

teau semblaient vibrer en harmonie avec l’allégresse amb

borait une tunique sombre mais élégante, contrastant ave rbillonnantes, les robes et capes des invités formant une pa
ain tremblante sur son visage, luttant contre les sanglots q
t je n arrive pas a croire qu il est encore jaloux .Ils rejoignir
x… c’était toi, n’est-ce pas ? tu m as aussi toi qui m a donne
ans une valse improvisée. Les rires et les applaudissements
ces murmures, où on me disait de continuer, de fuir, de
urs pas maladroits mais sincè[Link] me rendais dans la fore
ermi d y aller .Je vus une silhouette oi."

e traversa le regard d’Elias, mais il acquiesça. "Je savais ce


ais affronter. Et je ne pouvais pas te laisser seule dans tout
épuscule baignait la pièce d’une teinte dorée, douce et irré
é pour cet instant. Amber se tenait là, immobile, le cœur ba ngla-t-elle, une vague de colère et de douleur montant en e
rner les yeux de la silhouette qui se trouvait devant elle. C’é e m’as rien dit ? Tu ne m’as jamais rien dit !"
en là.
son expression chargée de regrets. "Je voulais te protéger,
yé de faire. Mais il y a des choses qu’on ne peut pas fuir, mê
destinée à tout ça, à porter cette clé, à faire ce que je ne po
comme elle se souvenait de lui, mais avec une aura qui le r
d’une sérénité qu’elle ne lui avait jamais vue, et une lumièr é fit tressaillir Amber, son regard instinctivement se portan
maner de lui. Ses cheveux sombres tombaient doucement su le gardien. Pourquoi... pourquoi moi ? Je ne suis pas comm
brillaient comme des éclats de ciel nocturne. Il portait une uis pas forte."
lait flotter entre la réalité et le rêve, comme s’il
n, ou du moins l’ombre de celle-ci, près de son cœur. "Tu es
tout à fait à ce monde. arde ce que tu as traversé. Les créatures, les tempêtes, les
bout. Tu es celle qui a fait le choix de continuer, même qua
mbes fléchir, et elle dut se retenir à une table pour ne pas t
ait les mots, mais aucune phrase ne semblait convenir. "Eli coulèrent librement maintenant, traçant des sillons brûla
ent, son regard brillant d une tendresse infinie. La peur n ’une lumière dorée. Au centre, un plateau avait été préparé
Amber. Elle prouve que tu as encore quelque chose à proté ces à travers les différentes pièces du château.
as seule. Même si je ne peux pas être là physiquement, je se
que tu fais, dans chaque pas que tu prends." piègle aux lèvres, expliqua les règles.

t, comme si le temps lui-même commençait à l’appeler. Am


mme pour l’arrêter, mais il secoua doucement la tête. ous serez divisés en équipes. Chaque indice que vous trouve
qui résout toutes les énigmes en premier gagne une récom
dit-il, sa voix teintée d’une émotion qui fit trembler Amber.
énigmes nécessiteront non seulement de la réflexion, mais
c’est à toi de terminer ce que j’ai commencé. Garde la clé. P
rois en toi."

cement dans la pièce, faisant vaciller la lumière, et Elias co


apidement formées, mélangeant chevaliers, villageois et in
t floue comme une brume dissipée par le soleil.
c victor et paty, et un troubadour excentrique, tandis que M
s, ne pars pas !" cria Amber, la panique envahissant sa voix e chevaliers et de domestiques.

n dernier sourire, un sourire empli d’amour et de paix. "Je


toi de ça."

mots, il disparut, ne laissant derrière lui qu’un silence et u


soleil éphémère sur sa peau. Amber s’effondra à genoux, l
a dans un mélange d’excitation et de chaos. Chaque équipe
t peser plus lourd que jamais, mais elle serra les dents. "Je
des lanternes et guidée par des indices poétiques. À chaqu
mblant encore. "Pour toi, Elias."
s participants allant de devinettes complexes à des défis p
fforts intenses, l’équipe d’Amber fut la première à atteindr à à m observer ou tu vas te réchauffer ? lança la silhouette

née de gemmes les attendait. Amber l’ouvrit sous les regar prudemment, découvrant une jeune femme au regard perç
nt un parchemin enroulé. t faiblement à la lueur du feu. Elle portait une cape usée et
elle utilisait pour graver quelque chose sur un bout de bois

: ranger, dit Amber.

êt appartient à tout le monde, répondit l’inconnue. Je m’ap

pense de cette quête n’est pas l’or ou les joyaux, mais les so

, interrompu seulement par le crépitement du feu. Amber s


elle ne pouvait s’empêcher de remarquer l’expression tend

e suivit, avant qu’un tonnerre d’applaudissements n’éclate s invisible.

peu après, riant et échangeant des anecdotes sur leurs péri a Amber.

en coin, un sourire qui semblait dissimuler une tristesse pl


s belle, marquée par une joie renouvelée. Amber, debout su
Ça évite de s’attacher. Amber haussa un sourcil, intriguée.

attaches ?
ons non seulement notre victoire, mais aussi notre unité. Q
urs comme un rappel que, ensemble, nous pouvons surmon si elle décidait si elle allait répondre ou non. Finalement, e

’attendent toujours à ce que tu sois quelqu’un. Quelqu’un d


and j’étais petite, j’ai montré que j’avais peur, une fois. Jus
serrait la poitrine, comme si on lui avait arraché une part
e me disait de courir. Et à cause de ça, quelqu’un d’autre a
us de flancher. y commença à manifester des capacités inhabituelles. Les
nce, certaines guérissaient miraculeusement sous ses main
s quoi dire. Elle comprenait maintenant pourquoi Paty por
anaient. Ces dons, bien qu’exceptionnels, attiraient aussi la
orgueil, mais par peur de répéter les erreurs du passé. « Fille du cercle maudit ».

y avec un léger sourire, jouer à être forte, c’est un peu com e explorait les bois, elle fit une découverte qui changea tou
te brûler les mains.
vêtu d’un manteau rapiécé, la reconnut. « Toi, enfant des é
… Ils te chercheront », murmura-t-il avant de disparaître. C

in hésitante sur l’épaule de Paty. le.

s pas besoin de jouer tout le temps, murmura-t-elle. Paty chercha à comprendre la vérité. Elle fouilla le carnet
a à rassembler les fragments de son passé. Ce qu’elle décou
s immédiatement. Mais pour la première fois, Amber vit un
e oubliée de gardiens d’un pouvoir primordial — la terrifia
me si, juste un instant, elle envisageait l’idée de laisser tomb
ns. Paty comprit qu’elle n’était pas simplement une orphel
mplement.
rand.
nu ses vrais parents. Recueillie très jeune par une vieille gu
age reculé, elle grandit dans une petite maison de bois, ento
es scintillantes et de murmures sur des temps anciens. Les

e l’évitaient souvent chuchotant sur son regard étrange : s


Proof

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