Introduction
Introduction
Contestation de l’infraction
Présentation de la
PP
Cette matière comprend:
- l’ensemble des règles relatives à la conduite de l’enquête policière;
- Le déroulement du procès pénal ( poursuite, instruction, jugement,
voies de recours, droits de la défense etc…);
- L’organisation et la compétence juridictionnelles (juridictions
répressives de droit commun et juridictions spéciales);
- Statuts et attributions des organe judiciaires et des organes auxiliaires
de la justice pénale;
- Certaines mesures liées à l’application des peines (casier judiciaire,
exécution de la peine de mort … etc)
Droit pénal général
• S’attache à l’étude des règles communes à toutes les infractions pénales, aux
conditions de la responsabilité et aux sanctions.
• Le DPG détermine les éléments constitutifs généraux des infractions pénales,
les conditions générales sur la base desquelles la responsabilité de l’auteur peut
être engagée, exclue ou atténuée et les formes et typologies des sanctions, les
modalités de leur individualisation par le juge, ainsi que de leurs causes de
suspension ou de leur extinction avec ou sans effacement de la condamnation.
Droit pénal spécial DPS
Procédure
Droit Penal
Civile
3- Sources
P.P
Source Source
s s
extern intern
es es
Les sources internes
Défendeu Ministère
r publique
Le ministère publique (partie
demanderesse)
Déclenchem
Exerce L’exécution
ent de
l’action de la peine
l’action
publique définitive
publique
I- Les principes directeurs
du procès pénal
Plan du titre
Chapitre 1: Le droit à un procès équitable
•Section 1: Le droit d’accès à un tribunal
•Section 2: Les principes relatifs à l’autorité judiciaire
Au niveau
international
Princi
pes
direct
Au niveau
eurs Au
constitutio
nnel
niveau
légal
Chapitre 1: Le droit à un procès
équitable
Deux principes:
le principe de la séparation des fonctions judiciaires
Les principes de l’indépendance et de l’impartialité de
l’autorité judiciaire
1- Le principe de
la séparation des
fonctions
judiciaires
Le principe de la séparation des fonctions de la
poursuite et de l’instruction
LE JUGE LE MP
D’INSTRUCTION
Le principe de la séparation des fonctions d’instruction et de
jugement
JUGE JUGE DE
D’INSTRUCTI JUGEMENT
Le principe de la séparation des fonctions de
poursuite est de jugement
Juge du
MP
siège
2- Les principes de
l’independence et de
l’impartialité de l’autorité
judiciaire
a.Le principe
a.Le principe de a.Le principe de
d’impartialité de
l’indépendance de publicité est de
l’autorité
la justice délai raisonnable
judiciaire
a.Le principe de
l’égalité des
armes, les droits
de la défense et le
principe du
contradictoire
Le principe de
l’indépendance de la
justice
La valeur Modes
de la de
preuve preuve
Section 1: La charge de la preuve
• Le procureur général du Roi procède en personne ou fait procéder à tous les actes
nécessaires à la recherche des crimes, en appréhender les auteurs et les présenter aux fins
de poursuites.
• Conformément aux dispositions de l’article 36 et 40 du C.P.P, le procureur général du Roi a
le droit de recourir à la force publique dans l’exercice de ces fonctions. Il procède aussi à la
notation des officiers de la brigade nationale régionale de la PJ de son ressort.
Procureur du Roi
Le Procureur du Roi a le droit de procéder ou faire procéder à tous les actes
nécessaires à la recherche des auteurs des infractions à la loi pénale;
Il ordonne qu’ils soient appréhendés et présentés aux fins de poursuite;
Il a aussi le droit de décerner des mandats d’arrêt internationaux de recherche
et d’arrêt aux fins d’extraditions;
Il dirige, dans le ressort de son tribunal, l’activité des officiers de police
judiciaires et procède à leur notation à la fin de chaque année;
En cas de conflit de compétence en applique les dispositions de l’article 44 du
CPP
• Le juge d’instruction est un officier supérieur
de la police judiciaire.
• Le législateur lui attribue des pouvoirs
importants, car il procède à l’instructions des
Le juge infractions commises dans le ressort de sa
d’instruction circonscription. Il est le plus souvent saisi par
un réquisitoire afin d’informer du procureur
du Roi. Il peut aussi être saisi par une plainte
de la victime accompagnée de constitution de
partie civile.
Situation de la flagrance
policiers
judiciaires
Les fonctionnaires
et agents auxquels la
Les officiers de la PJ
loi attribue certaines
fonctions de la PJ
Deux catégories
Les officiers de police judiciaire désignés : d’une part cette qualité peut être
octroyé aux inspecteurs de la sûreté nationale ayant une ancienneté d’au
moins trois ans de service, mais il faut un arrêté conjoint des ministres de la
justice et de l’intérieur. D’autre part aux gendarmes ayant effectué le même
temps de service avec un arrêt du ministre de la Justice et de l’administration
de la défense nationale dont le rôle est délégué au chef du gouvernement.
Officiers de police judiciaire spécialisés dans le
domaine de la délinquance des mineurs
• Ils ont la qualité d’officiers de police judiciaire pour le délit des mineurs.
• Le Wali ou le Gouverneur, ils ont la qualité d’officiers de police judiciaire,
mais il faut la réunion de trois conditions:
En cas d’urgence;
Dans le cadre des infractions contre la sureté intérieur ou extérieur de l’Etat;
cette autorité de l’Etat n’ayant pas connaissance que l’autorité judiciaire a
déjà été saisie.
Les officiers et gradés de la gendarmerie Royale ainsi
que les Gendarmes commandant une brigade ou un
poste de gendarmerie Royale pendant la durée de ce
commandement
• Cette catégorie de la police judiciaire concerne les officiers de la gendarmerie
Royale et les Gendarmes dont le grade est supérieur au grade de lieutenant, car
ce dernier n’a pas la qualité d’officier de police judiciaire, à moins qu’il
commande une brigade ou un poste de gendarmerie Royale.
• Il est à noter que les simples Gendarmes peuvent être des officiers de police
judiciaire à condition de compter trois ans de services dans la gendarmerie et
d’être nominativement désigné par arrêté des ministres de la justice et de
l’administration de la défense nationale.
2- Contrôle et responsabilité de police
judiciaire
Sanctions
disciplinaires
Responsabilité
pénale
Responsabilité
civile
La sanction disciplinaire
Lorsque celui-ci est habilité à exercer ses fonctions sur le territoire national c’est la
Cour de cassation qui est compétente à son égard.
La responsabilité civile
Au regard de la responsabilité civile, force est de constaté qu’il n’y a pas
de particularité de procédure, toute personne qui s’estime être victime
de dommage causé par un membre de la police judiciaire, peut mettre
celui-ci en cause pour lui réclamer une réparation dans les conditions
de droit commun.
En fait seules les fautes de service peuvent donner lieu à une action
exercée contre l’Etat. Ce dernier ne peut être poursuivi que s’il est avéré
que l’auteur de la faute lourde est insolvable.
Section 3: Les
agents de police
judiciaire
Catégories
Les
fonctionnaires
des services de
police
Les Gendarmes
qui n’ont pas la
qualité d’O.P.J
Les khalifas de
pachas et ceux
de Caïds
Fonctions
Les fonctions des agents de la police judiciaire consistent à:
Assister les officiers de police judiciaire et à les informer des infractions parvenues à
leur connaissances
La recherche de leurs auteurs sous le contrôle des officiers de la police judiciaire.
Ces agents dressent des PV pour constater les infractions. Ils reçoivent par PV les
déclarations faites par toutes personnes susceptibles de leur fournir des indices. Mais
ils ne peuvent pas décider du placement en garde à vue, ni exécuter des commissions
rogatoires.
Les PV doivent être datés et signés, et indiquer la qualité de leur auteur. Ils ne
devraient avoir la valeur que de simple renseignement, et le tribunal devrait pouvoir
écarter les faits qui y sont constatés s’il a acquis une conviction différente.
Section 4: les
fonctionnaires
chargés de fonction
de police judiciaire
Les fonctionnaires chargés de fonction de police
judiciaire
Les agents de
l’administration de Douane
La pêche maritime
Chapitre 2: Les opérations
de la police judicaire
Plan du chapitre
Section 1: L’enquête de
flagrance
Section 2: L’enquête
préliminaire
Section 3: Enquête sur
commission rogatoire
Section 4: les procès verbaux
et les rapports
L’enquête de flagrance
البحث التمهيدي بمناسبة التلبس بجريمة
Infractions
flagrantes
ouvrant le
droit
d’enquête
Déroulemen
t de l’
enquête
Principales
opérations
de la police
judicaire
1- Infractions flagrantes ouvrant le
droit d’enquête
Nécessité
d’une
infraction
flagrante
Infraction
graves
I- La nécessité
d’une infraction
flagrante
1- Notion de
flagrance
Les différents cas de flagrances se rapportent à deux
composantes essentielles, l’une temporelle, et l’autre matérielle.
Elles contribuent à mettre en évidence l’existence de
l’infraction. Il faut que ces deux composantes soient réunies
pour qu’on soit dans une enquête de flagrance et non dans une
enquête préliminaire. Tout de même, l’article 56 CCP a
énuméré les cas de flagrance délit à titre limitatif.
Deux critères
Le critère Le critère de
temporel l’apparence
Le critère temporel
L’enquête de flagrance est déclenchée très peu de temps après la préparation de l’acte
délictueux. L’infraction flagrante est celle qui:
au moment de sa constatation;
ou bien est entrain de se commettre;
ou bien été commise il y a peu de temps.
L’intérêt dans
l’enquête de flagrance
• Il faut agir à chaud, la police va avoir plus de facilités pour mener son enquête et à
accomplir les actes nécessaires. Il faut donc agir vite pour empêcher l’auteur de
l’infraction de détruire les preuves de celle-ci.
Quelle est la durée
de l’enquête de
flagrance
• Le législateur marocain n’a pas précisé la durée du temps à l’échéance duquel la police judiciaire
devra menée ses investigations.
Le crime ou Antériorité
le délit qui immédiate
se commet du crime ou
actuellement du délit
La découverte
d’une personne
La poursuite trouvée en
de la possession
personne d’objets ou
présentant des
par la traces ou indices,
clameur permettant de
publique croire qu’elle a
participé à
l’infraction.
Le crime ou le délit
qui se commet
actuellement
Aux termes de l’article 56 CPP, est flagrant le crime ou le délit qui se
commet (même au stade de la simple tentative), ou qui vient de se
commettre. La flagrance est ainsi caractérisée par la simultanéité ou la
quasi-simultanéité entre la réalisation de l’infraction et sa constatation par
le service de la police.
L’infraction flagrante est l’hypothèse dans laquelle le crime ou le délit est
perçu par le policier ou le gendarme, à l’aide de l’un ou de plusieurs de ses
sens, notamment par la vue et par l’ouïe (La forte odeur de cannabis
constatée lors d’un contrôle routier est un indice apparent d’un flagrant
délit).
Cela signifie que l’auteur est pris sur le fait, en train d’exécuter son projet :
le coupable est surpris. Cette perception doit se reposer sur des indices
objectifs qui laissent à penser qu’une infraction se commet actuellement,
Antériorité
immédiate du crime
ou du délit
• Le crime ou le délit qui vient
de se commettre constitue le
deuxième cas prévu par
l’article 56 CP. Il y’a alors
quasi-simultanéité entre la
commission de l’infraction et
sa constatation par les
autorités compétentes : on
tient dans ses bras la victime
qui agonise.
La poursuite de la personne
par la clameur publique
• La découverte d’objets, de traces ou d’indices est généralement opérée sur la personne même du
mis en cause ou à proximité immédiate de celui-ci, par exemple dans sa voiture. Elle révèle tout à
la fois une situation de flagrance et l’imputation de celle-ci à la personne concernée.
B- Les cas assimilés à la flagrance
Premier cas
•La réquisition du chef de maison
Deuxième cas
•Découverte de cadavres
A- La réquisition du chef de maison
Le dernier alinéa de l’article 56 CPP prévoit que peut être assimilé au délit
flagrant tout crime ou délit qui a été commis dans une maison, dont le chef
ou le légitime occupant requiert le ministère public ou un officier de la police
judiciaire de le constater.
Une telle hypothèse consistait dans l’appel du maitre de maison aux policiers
ou gendarmes pour venir constater une fraction pénale dont on ne savait pas
si elle était flagrante ou non, principalement un vol par effraction qui avait pu
être commis à son domicile plusieurs jours auparavant. La réquisition avant
pour effet de conférer à l’officier de police judiciaire saisi tous les pouvoirs de
l’enquête de flagrance.
Ce cas diffère de l’appel au secours qui implique l’exigence d’assister une
personne en péril, et de la dénonciation d’une infraction par un tiers. De là
Notion de maison
• Cette notion doit être conçue dans le sens de l’article 511 CPP ainsi rédigé
« Est réputée maison habitée, tout bâtiment, logement, loge, tente, cabine
même mobile, qui même sans être actuellement habité, est destiné à
l’habitation et tout ce qui en dépend comme cours, basses-cours, granges,
écuries, édifices qui y sont enfermés, quel qu’en soit l’usage et quand même ils
auraient une clôture particulière dans la clôture ou enceinte générale ».
B- Découverte de cadavres
En vertu des dispositions de l’article 70 CPP, l’enquête sur infraction doit porter sur un
crime ou sur un délit passible d’emprisonnement.
La qualification opérée doit, pour le moins, être vraisemblable. Si ultérieurement, il s’avère
que l’infraction considéré n’a pas la gravité requise, la validité des actes opérés ne sera pas
remise en cause dès lors qu’au moment de leur réalisation, la police pouvait
raisonnablement retenir cette qualification.
Il ne peut pas donc y avoir d’enquête de flagrant délit pour une contravention ou pour un
délit puni d’une simple peine d’amende, car ils sont d’une trop faible importance pour
justifier une coercition aussi forte, pour lesquels l’enquête préliminaire constitue le mode
normal de la saisine de la police judiciaire.
2- le déroulement de l’enquête de flagrance
Les fonctionnaires et
Les parlementaires
employé consulaires
Les diplomates et leurs personnels
La police judiciaire est le véritable organe décisionnel des investigations. Elle est l’acteur
de tous les actes de la procédure (la perquisition la garde à vue …), mais elle est tenue
d’avertir le magistrat du parquet.
Le principe est que l’enquête de flagrance ne peut être diligentée que par un officier de
police judiciaire. En vertu des dispositions de l’article 18, premier alinéa du CPP la
police judiciaire doit constater les infractions, en rassembler les preuves et en rechercher
les auteurs. L’article 21 du dit code précise que les officiers de la police judiciaire, en cas
de crimes flagrants, exercent les pouvoirs que leurs sont conférés par les articles 56 à 77.
Enfin, les articles précités limitent les pouvoirs coercitifs aux seuls officiers de police
judiciaire dont le placement en garde à vue ou la perquisition.
Lorsque la police vient à constater une infraction flagrante ou à être avisée d’une telle
infraction, elle doit informer le Procureur du Roi immédiatement, et de dépêcher sans
délais sur les lieux. Dès son arrivée sur les lieux, l’officier de police judiciaire prend
toutes mesures nécessaires pour veiller à la conservation des moyens de preuve qui
permettront de parvenir à la manifestation de la vérité (conservation des indices qui
seraient susceptibles d’être altérés ou de disparaitre ; saisie des armes ou instruments en
La direction de l’enquête par le ministère public
Le CPP prévoit que le juge d’instruction qui arrive sur le lieu de commission
d’une infraction flagrante a la faculté de dessaisir l’officier judiciaire et le
procureur du Roi. En revanche, le procureur du Roi conserve toujours la
possibilité d’ouvrir immédiatement une information confiée au juge
d’instruction présent sur les lieux. Les policiers agissent alors, sur commission
rogatoire.
3- Les principales opérations de la
police judiciaire
les
le transport
perquisitio l’audition
sur les lieux
ns et saisi
3.1 Le transport sur les lieux
Pour répondre à la situation d’urgence, l’OPJ doit se déplacer lui-même sur les lieux sans délais, afin
de procéder à toutes les constatations utiles. L’article 57 CPP lui impose une seule obligation avant
de déclencher les opérations, c’est celle d’informer immédiatement le procureur du Roi. Il faut
indiquer l’heure et les moyens employés pour informer celui-ci ainsi que le nom de l’officier de
police judiciaire et les informations reçues sur l’infraction et le lieu de sa perquisition.
En vertu des dispositions l’article 751 CPP « toute formalité édictée par le présent code dont
l’accomplissement n’a pas été régulièrement constaté, est présumée n’avoir pas été accomplie ».
L’OPJ doit prendre toutes les mesures nécessaires, pour que l’état des lieux ne soit pas modifié. En
particulier, il doit veiller à la conservation des indices susceptibles de disparaitre et de tout ce que
peut servir à la manifestation de la vérité.
3.2 Perquisition et saisies
Notion de Notion de
perquisition domicile
Notion de perquisition.
Elle s’entend d’une entrée physique dans les lieux. Dès lors, un simple
constat visuel effectué depuis l’extérieur dans lieu privé ouvert par le
propriétaire légitime ne peut s’assimiler à une pénétration et les
constations opérées ne résultent pas d’une perquisition.
La perquisition peut être réalisée dans tout lieu utile sous réserve que
soient remplies les conditions prescrites par la loi.
Les conditions de la perquisition
COMPÉTENCE TEMPS DE
PERQUISITION
Compétence
Aux termes de l’article 62-1 CPP et, exception faite des réclamations provenant de
l’intérieur de la maison (cris, appels au secours …), les perquisitions ne peuvent être
entreprises qu’entre six heure du matin et après vingt et une heure du soir. Toute
introduction domiciliaire en dehors des heures légales constitue le délit de violation du
domicile.
Cependant, l’OPJ ayant pénétré dans les locaux avant 21h peut se poursuivre jusqu’à
la fin, même si elle se termine de nuit ; il suffit donc pour qu’une perquisition soit
valable qu’elle ait commencée avant 21h.
Exceptions
Le cas ou l’occupant de la maison réclame de l’OPJ d’y entrer pour effectuer des
constations. Il doit bien s’agir de l’initiative de cet occupant qui interpelle le
policier et non une demande faite par celui-ci et acceptée la suite. Dans ce cas la
perquisition serait illégale.
Les OPJ peuvent pénétrer à toute heure du jour et de la nuit dans les lieux ou
s’exerce un travail ou une activité nocturne d’une manière habituelle, tels que les
cafés, cabarets, boutiques et autres.
Le cas des infractions terroristes, les perquisitions peuvent avoir lieu avant six
heurs du matin et après neuve heure du soir, à condition d’avoir une
autorisation écrite du MP.
Le juge d’instruction est habilité à procéder à une perquisition au domicile de
l’inculpé en dehors des heures légales à condition de le faire personnellement et
en présence d’un représentant du MP.
Des textes spéciaux peuvent autorisés les OPJ à procéder à des perquisitions en
dehors des heures fixées par la loi. (Le Dahir du 21 mais 1974 sur la répression
3.3 Les saisies
Les saisies bénéficient d’un régime protecteur, qui trouve sa source dans celui applicable en
matière de perquisition, car « la saisie est à la fois la finalité et le prolongement de la
perquisition ».
Cette protection concerne la détermination des objets susceptible d’être saisis, mais aussi le
sort de ces objets.
La nature des objets saisis
Tous les objets et documents saisis sont immédiatement inventoriés et placés sous scellés.
Celui-ci consiste à apposer le sceau de l’autorité saisissante sur étiquette ou une bande
d’étoffe fixée soit, sur un sac ou une enveloppe contenant les objets ou documents saisis,
soit sur ces documents ou objets eux-mêmes.
L’inventaire et la mise sous scellés des objets et documents saisis se font en présence du
mis en cause ou de tiers. Il s’agit non seulement d’éviter tout risque de contestation de
la part de la personne mis en cause, mais également d’empêcher que la police judiciaire
puisse déposer certains éléments de preuve mettant en cause la personne, en faisant
croire qu’ils se trouvaient dans son domicile.
Le législateur interdit, tout de même, toute communication ou divulgation, sans
l’autorisation de la personne mise en examen ou de ses ayants droit du signataire ou du
destinataire d’un doucement prévenant d’une perquisition, et ce dans l’objectif de
protéger la personne ayant fait l’objet d’une saisie.