19 RR HCR 003 - Congo - Project
19 RR HCR 003 - Congo - Project
21 February 2019
Titre du project Projet de Protection et d’assistance multisectorielle aux demandeurs d’asile dans le
(max. 150 caractères) Département des Plateaux
Protection
Secteur/Cluster Abris d’urgence et articles non-alimentaires – Abris et biens non-alimentaires
Sélectionnez un élément dans la liste déroulante
Pays Congo
Date de début du projet et ☒ a. Date de début standard (Date de décaissement des fonds par CERF)
durée
Cliquez ici pour entrer la date
Tous les fonds doivent être ☐ b. Date de début précoce (préciser la date) :
de début précoce
décaissés et les activités
accomplies dans un délai de six
Durée du projet réponse rapide : 6 mois à partir de la date de début
mois.
Total des fonds nécessaires à la réponse de l’agence aux urgences actuelles (US$) 3 310 017
Total des fonds reçus pour la réponse de l’agence aux urgences actuelles (US$) 0
Total des fonds du CERF demandés pour cette proposition de projet (US$) 807,871
Section 2. Le projet
Le 18 décembre 2018, une équipe mixte (autorités et Agences du Système des Nations Unies) qui s’est rendue sur les lieux a pu
constater la présence de familles nouvellement arrivées et d’autres qui continuaient de traverser vers les villages congolais. Une
autre mission d’évaluation multisectorielle a été conjointement conduite par le HCR et le PAM du 23 au 26 décembre 2018 à
Makotipoko, Bouemba et Mopongo. Des rencontres communautaires, des visites des sites et des discussions de groupe ont été
organisées avec les populations concernées et les autorités locales pour une meilleure compréhension des besoins. Les rapports
de missions des secteurs sécurité et logistique du HCR décrivent également une situation d’urgence et des besoins pressants qui
nécessitent une réponse au regard des défis logistiques dans la zone.
Depuis le début de la crise, trois évaluations multisectorielles ont été effectuées dans la zone d’accueil des demandeurs d’asile.
Une évaluation rapide intervenue du 23 au 26 décembre 2018 par le HCR et le PAM, une évaluation multisectorielle inter-agences
(SNU, gouvernement) menée du 9 au 15 janvier 2019 et la toute dernière évaluation focalisée sur les besoins WASH, abris et les
non vivres conduite par ACTED du 18 au 20 janvier 2019. Toutes ces évaluations ont révélé des besoins pressants en matière de
protection, d’abris et des articles ménagers essentiels.
Les différents problèmes ou besoins identifiés concernent l’enregistrement, les abris et articles ménagers essentiels, l’éducation, la
protection de l’enfant, la prévention des violences sexuelles et les problèmes de coexistence pacifique avec les populations
locales. Le défaut d’enregistrement et la délivrance des documents d’identité ne garantissent pas une meilleure protection pour ces
personnes, compromettant par conséquent la libre circulation. De plus, faute de données fiables, la programmation des activités de
protection et d’assistance d’une façon générale reste limitée. Concernant l’éducation, il est à noter qu’environ 2 000 enfants en âge
scolaire ne vont pas à l’école en ce moment et n’ont pas encore été admis dans les écoles publiques, alors que certaines doivent
se présenter aux examens. La présence des enfants à risque a été également constatée. Actuellement, il n’y a pas de statistiques
fiables et ces enfants sont exposés aux multiples risques de problèmes liés à la protection. Concernant les cas de violences
sexuelles et basées sur le genre, il sied de souligner qu’aucun mécanisme d’identification et de prévention n’a été mis en place.
Ces femmes qui ont quitté les zones de conflit ont dû subir les atrocités pendant la fuite. Si elles ne sont pas identifiées rapidement
et prises en charge, elles pourraient traîner les séquelles de ces violations pendant longtemps sur le plan psychologique. Enfin,
depuis l’arrivée de ces personnes, notamment les Banunus, les messages de haine continuent d’être véhiculés. Aussi, quelques
tensions entre les populations locales et les demandeurs d’asile ont été enregistrées à Mopongo et Makotipoko. La réponse rapide
à ces préoccupations nécessite un monitoring de protection régulier dans les sites pour éviter la résurgence des poches de tension
dans les sites d’installations.
De même, les demandeurs d’asile ont été accueillis dans les édifices publics (églises, bâtiments administratifs en ruine, écoles)
ainsi que dans des familles d’accueil. À Makotipoko centre et Mopongo, des abris communautaires d’urgence ont été construits par
l’UNHCR et ont permis de libérer les salles des classes, mais ces derniers vivent dans une extrême promiscuité en l’absence
d’espace pour la construction des abris en nombre suffisant. Cette situation de promiscuité reste identique à celle des demandeurs
d’asile installés dans les familles d’accueil tant à Makotipoko qu’à Bouemba.
Par ailleurs il faut noter que le district de Makotipoko est une localité à forte densité humaine, en raison d’insuffisance d’espace et
de l’inondation qui menace chaque année le district. Au cours de la période des pluies qui s’étend généralement de Septembre à
Janvier, le mouvement des personnes dans les villages se fait à travers les pirogues. À cela s’ajoute la prépondérance des
maladies liées au péril fécal dû à la fragilisation des barrières de contamination (inondation des latrines, défécation dans les
rivières, remontée de la nappe a moins de 0,5 m etc.). Pour ces raisons l’UNHCR a obtenu l’autorisation du Gouvernement pour la
relocalisation des demandeurs d’asile de Makotipoko à Bouemba où un site d’installation a été identifié et sera aménagé.
L’actualisation des besoins en abris et infrastructures prend en compte cette nouvelle option de relocalisation pour un besoin global
de 2 400 abris individuels, 12 espaces communautaires et un système d’éclairage du site pour le sécuriser et prévenir les risques
de SGBV.
Par rapport aux articles ménagers essentiels la majorité des demandeurs d’asile n’ont rien pu emporter au cours de leur fuite vers
la république du Congo en Décembre 2018. La priorisation des besoins en articles ménagers essentiels, rapportée par les
différentes évaluations montre un besoin accru en (i) Moustiquaire, (ii) Bâches pour se protéger contre la pluie, (iii) Ustensiles de
cuisine (iv) Vêtements, (v) Matelas/nattes, (vi) couvertures, (vii) Kits d’hygiène (gobelet, bassine, savon, etc.), (viii) kits de dignité.
Toutefois il faut noter que l’UNHCR a conduit des distributions ciblées d’articles ménagers essentiels, selon un protocole réduit.
Résumé du projet
Fournissez une description claire et concise du projet CERF. Qui est la population cible (qui, où, combien)? Quels sont les résultats
spécifiques? (une page ou moins)
Le présent projet vise à apporter la protection, une solution d’abris d’urgence et un appui en articles ménagers essentiels aux
demandeurs d’asile RDC installés dans le Département des Plateaux suite au conflit inter ethnique intervenu dans la Province de
Mai-doumbi en République Démocratique de Congo. Le projet sera focalisé en grande partie dans l’aménagement du site de
Bouemba, la construction des abris individuels d’urgence, la construction des infrastructures communautaires et la distribution des
articles ménagers essentiels. Ces volets seront soutenus par un dispositif d’enregistrement biométrique, avec un appui à
l’éducation, la protection de l’enfant et la prévention des violences sexuelles.
On compte parmi les demandeurs d’asile des hommes, des femmes et des enfants. Quelques personnes âgées ainsi que des
personnes vivant avec handicap ont été identifiées lors des différentes évaluations. Ce projet prendra en compte les 16 000
demandeurs d’asile comme population cible. Ces personnes sont installées dans 3 districts du Département des Plateaux.
Ainsi toutes les personnes concernées seront enregistrées sur une base individuelle et bénéficieront de la documentation
nécessaire. Les enfants en âge scolaire seront identifiés et inscrits dans les écoles publiques. Ces enfants, soit environs 500
individus, bénéficieront d’un kit scolaire pour faciliter les conditions d’apprentissage. Aussi, un appui matériel sera-t-il apporte au
profit des établissements ayant reçu les enfants demandeurs d’asile.
Les cas de SGBV seront identifiés, pris en charge et les mécanismes de prévention mis en place en partenariat avec l’UNFPA.
Pour les survivantes SGBV, soit 100 survivantes, la prise en charge sera multidimensionnelle. L’appui psychosocial sera assuré à
travers la dotation d’un kit matériel (habits et articles de toilettes) et du cash (50 dollars) pour la réhabilitation de la survivante. Un
mécanisme de suivi sera mis en place pour s’assurer de la réhabilitation et de la réception effective du kit complet par la
survivante. Un appui juridique et judiciaire sera apporté au profit des survivantes qui souhaiteraient porter plainte auprès des
services compétents.
Les enfants à risque seront identifiés et pris en charge avec des formulaires de détermination de l’intérêt supérieur complétés et les
processus de recherche de solution durable entamée conjointement avec l’UNICEF. Les personnes avec besoins spécifiques
seront identifiées et assistées.
L’aménagement du site de Bouemba consistera à désherber et à re-profiler l’emprise et les alentours du site. Il s’agira également
de réaliser les ouvrages de drainage et de protection en vue de prévenir les risques d’inondation. La main d’œuvre sera recrutée
dans la zone pour la conduite desdits travaux. L’UNHCR veillera à ce que cette main d’œuvre soit issue des communautés locales
et des demandeurs d’asile, afin de rehausser leur profil économique. Afin de garantir l’équité dans la sélection des mains d’œuvre
aussi bien au niveau des refugiées qu’au niveau des communautés hôtes, il sera organisé des sélections hebdomadaires en
collaboration avec les leaders des deux communautés pour assurer l’alternance et faire participer un plus grand nombre. 20 à 30
personnes seront employées comme journalier pour la conduite desdits travaux. Le taux journalier sera établi conformément à la
législation sur la rémunération des mains d’œuvre journalières au Congo. Le partenaire d’exécution sera accompagné dans la mise
en place de mécanisme de gestion de plainte afin de prévenir les abus.
L’assistance en cash for work cible 46 bénéficiaires par mois sur une période de 6 mois. De ces bénéficiaires, le projet envisage
atteindre un minimum de 12 femmes par mois. Les personnes seront sélectionnées selon les procédures opérationnelles
standards en vigueur qui mettent l’accent sur le statut des bénéficiaires, leur qualification pour les activités envisagées et leur
engagement à bien mener les activités. Cette démarche concerne essentiellement les travailleurs communautaires pour le secteur
de la protection (relais et agents communautaires).
Les modalités de paiement sont la distribution de cash indirectement aux bénéficiaires à travers le partenaire de mise en œuvre du
projet. La totalité du budget alloué pour les travailleurs communautaires soit 35 880 USD sera accordée dans le cadre de cette
assistance. Chaque travailleur communautaire recevra un montant mensuel de 130 USD. Les procédures opérationnelles
standards déterminent les conditions de sélection des travailleurs communautaires qui mettent l’accent sur la moralité de ces
derniers. Elles sont prévues pour être des personnes de bonne moralité qui ont donné la preuve de leur bonne foi et personnalité.
En plus, une évaluation sera faite de l’assistance à accorder avant le démarrage de toute activité et un monitoring rapproché sera
réalisé pour s’assurer d’un usage adéquat des fonds remis aux bénéficiaires. Non seulement une sensibilisation sera effectuée
pour informer les bénéficiaires des enjeux de cette assistance et des attentes du projet, mais toute indication d’un problème de
protection en termes d’abus et d’exploitation sera adéquatement géré par une suite appropriée aussi bien au plan administratif que
juridique.
Par ailleurs, pour assurer un meilleur processus de relocalisation sur le site de Bouemba, l’UNHCR entend construire deux centres
de transit qui permettront d’abriter provisoirement les demandeurs d’asile avant la mise à leur disposition des kits de construction
d’abris individuels et l’allocation des parcelles. Les abris individuels seront réalisés par les bénéficiaires en bois et revêtus en
bâches avec l’appui conseil et technique des maçons spécialisés. La composition de kits se présente comme suit : (25 bottes de
paille, 1 bâche (2*25m), 50 sticks de bambou, 25 piquets en bois de 7 à 8 cm de diamètre, 2 kg de pointe, 1 porte et 1 fenêtre et
accessoires et les outils des travaux). Toutefois la composition de ces kits pourrait être revue à la hausse ou à la baisse en
fonction de la réalité du terrain.
Cependant, les infrastructures communautaires telles que les espaces communautaires, les salles de classe dans les écoles
publiques du village, les espaces amis des enfants, le centre d’écoute, le centre de distribution et bloc administratif, des
prestataires locaux seront identifiés pour l’exécution des travaux sous le contrôle et l’appui conseil de l’UNHCR et de ses
partenaires.
Enfin les articles ménagers essentiels seront distribués selon le protocole de distribution du HCR en situation d’urgence. Des
réunions de coordination seront organisées pour s’assurer que les besoins réels de la communauté ainsi que les critères
Age/Genre/Diversité (AGD) soient respectés.
Rapatriés 0
Rapatriés 0
Résultat 1 Tous les demandeurs d’asile sont enregistrés et ont reçu la documentation nécessaire
Secteur Protection
Indicateurs
Description Cible
Résultat 1
Nombre de demandeurs d’asile enregistré sur une
Indicateur 1.1 base individuelle 16 000
Activités du
Description Mise en œuvre par
résultat 1
Enregistrer sur une base individuelle tous les
UNHCR & Comité National
Activité 1.1 demandeurs d’asile se trouvant dans le département d’Assistance aux Refugies
des plateaux et une partie dans la cuvette (CNAR)
Tous les enfants en âge scolaire ont été inscrits dans les écoles publiques et ils
Résultat 2 les fréquentent régulièrement
Indicateurs
Description Cible
Résultat 2
Nombre d’enfants demandeurs d’asile âgé de 5 ans
Indicateur 2.1 500
et plus identifiés
Ministère de l’enseignement
primaire, Secondaire et de
l’Alphabétisation
Résultat 3 Les enfants à risques sont identifiés et pris en charge et leurs « Best Interest of Determination » BID
complétés
Secteur Sélectionnez un élément dans la liste déroulante
Indicateurs
Description Cible
Résultat 3
Indicateur 3.1 Nombre d’enfants à risque (ENA/ES) identifiés 300
Indicateur 3.2 Nombre d’enfants à risques pris en charge 300
Nombre de réunions d’évaluation de l’intérêt
Indicateur 3.3 12
supérieur organisés
Nombre d’enfants pour lesquels le processus de
Indicateur 3.4
recherche de solution a été lancé
300
Nombre de relais communautaire et agents de l’Etat
Indicateur 3.4
formés sur la protection de l’enfant
200
Activités du
Description Mise en œuvre par
résultat 3
Mise en place d’un mécanisme d’identification et
d’enregistrement des enfants à risque à Makotipoko
Activité 3.1 et Bouemba, suivie de la création de la base de UNHCR & AARREC
données des enfants à risque
Indicateurs
Description Cible
Résultat 4
Nombre de survivantes identifiées et prises en
Indicateur 4.1 100
charges
Indicateur 4.2 Nombre de centres d’écoute construits 2
Indicateur 4.3 Nombre de réunions de coordination SGBV tenues 24
Nombre de relais communautaires et agents de
Indicateur 4.4 100
l’Etat formés sur les SGBV
Nombre de plaintes déposées devant les instances
Indicateur 4.5 100
judiciaires de l’Etat
Indicateur 4.6 Quantité de cash distribuée aux survivantes de GBV $5,000
résultat 4
Mise en place des centres d’écoute animés par 2 UNHCR & AARREC
Activité 4.1 assistants respectivement à Makotipoko et Bouemba
Résultat 5 Le monitoring de protection est effectif dans les zones d’installation des demandeurs d’asile
Secteur Protection
Indicateurs
Description Cible
Résultat 5
Indicateur 5.1 Nombre de mission de terrain organisé sur les sites 12
Nombre de cas de protection répertoriés et
Indicateur 5.2 400
documentés
Indicateur 5.3 Nombre d’incidents de protection identifiés et suivis 400
Indicateur 5.4 Nombre de lieux de détention visités 12
Indicateur 5.5 Nombre de rapports de protection produits 24
Activités du
Description Mise en œuvre par
résultat 5
Organiser des missions de monitoring
Activité 5.1 UNHCR & CNAR
hebdomadaire dans les sites
Organiser les réunions de protection avec les
Activité 5.2 UNHCR & CNAR
comités des sites
Organiser le monitoring des prisons pour suivre la
Activité 5.3 UNHCR & CNAR
situation des demandeurs d’asile prive de liberté
Résultat 6 Des sites installations sont identifiés, aménagés et les demandeurs d’asiles sont accompagnés dans la
construction des abris individuels.
Secteur Abris d’urgence et articles non-alimentaires – Abris et biens non-alimentaires
Indicateurs
Description Cible
Résultat 6
Indicateur 6.1 Superficie moyenne par personne par site aménagé ≥45 m2
Indicateurs
Description Cible
Résultat 7
Nombre des ménages recevant des articles ménagers
Indicateur 7.1 2 400
essentiels
Nombre des réunions d’identification des besoins en AMEs et
Indicateur 7.2 de planification des distributions et de suivi post distribution 3
impliquant les femmes et les hommes demandeurs d’asiles
Activités du
Description Mise en œuvre par
résultat 7
Réunions de planification et d’identification des besoins en
Activité 7.1 Coordination Abris/AMEs
AMEs selon l’approche AGD
Fournitures des articles ménagers essentiels selon le besoin
Activité 7.2 UNHCR
identifié
Activité 7.3 Établissement des protocoles et distributions des commodités Partenaire d’exécution et bénéficiaires
Activité 3.1
Activité 3.2
Activites3.3
Activites 3.4
Résultat 4
Activité 4.1
Activité 4.2
Activité 4.3
Activité 4.4
Activité 4.5
Résultat 5
Activité 5.1
Activité 5.2
Activité 5.3
Résultat 6
Activité 6.1
Activité 6.2
Activité 6.3
Résultat 6
Activité 7.1
Activité 7.2
Activité 7.3
Justification de sauvetage des vies
Comment les activités proposées sont-elles conformes aux critères de sauvetage du CERF ? (une demi-page ou moins)
([Link]
Les activités proposées dans le projet répondent aux critères de sauvetage des vies. Les activités sur le volet SGBV visent à
prévenir et identifier les survivantes pour une meilleure prise en charge dans les délais. Ignorer ces cas ou retarder la prise en
charge pourrait exposer les survivantes à un danger de mort. Les conséquences des cas SGBV sont à prendre en compte dans les
plans de réponse d’urgence afin de contribuer au rétablissement rapide des survivantes.
Pour ce qui est des activités relatives à la protection de l’enfant, il convient de souligner que plusieurs enfants ont quitté leur village
sans accompagnement et peuvent être exposés à des maltraitances physiques morales ou émotionnelles. Si la prise en charge
n’est pas effective, la situation de ces enfants pourrait se compliquer et rendre leur existence insoutenable du fait du traumatisme
subi par la perte de leurs parents. Les activités de coexistence pacifique tendant à réduire le prolongement du conflit et prévenir de
nouvelles tensions. Avec la crise survenue à Yumbi (RDC) ayant entrainé près de 890 morts (dernier rapport du HCDH en RDC), il
est important de sensibiliser les populations en déplacement forcé pour limiter les risques de rebondissement des évènements
attentatoires aux droits humains. Bien plus, l’enregistrement est la première mesure de protection. Elle est une garantie contre le
refoulement et l’expulsion. Donc enregistrer ces personnes contribuerait à sauver les vies.
Enfin, le secteur éducation, à travers la Protection, reste un pilier important dans les situations de déplacements. La plupart des
enfants, principalement les enfants en âge de scolarisation, ayant arrêté subitement avec l’école doivent être intégrés dans les
systèmes nationaux d’éducation pour la poursuite de leur instruction et éviter ainsi la déperdition et la déscolarisation qui peut être
un canal de recrutement ou d’enrôlement des enfants dans les groupes armés ou à l’exploitation sexuelle et autres maux
susceptibles de mettre leur vie en danger
Ressources humaines
Décrivez brièvement comment les ressources humaines seront mobilisées pour le projet.
01 chargé à l’enregistrement sera recruté pour la mise à jour continue de la base de données, 10 agents d’enregistrement seront
déployés sur le terrain pour l’enregistrement pendant 01 mois. 05 agents seront retenus pour la mise à jour continue pour une
durée de six mois avec des missions sur le terrain.
02 assistants child protection ainsi que 10 relais communautaires seront recrutés et déployés à Makotipoko et Bouemba pour le
suivi de ce secteur. Ce personnel sera recruté sur place pour le service.
01 chargé de SGBV, 01 assistant et 05 relais communautaires seront déployés.
02 centres d’écoute seront construits et animés par 02 promoteurs respectivement à Makotipoko et Bouemba pour les cas SGBV.
02 chargés à l’éducation et 02 assistants seront recrutés respectivement à Bouemba et Makotipoko
02 assistants de terrain, seront déployés pour le monitoring protection dans les sites.
Partenaires d'exécution
Qui sont les partenaires de mise en œuvre et quelles sont leurs responsabilités ?
Indiquez si des MOU ont été conclus avec les partenaires de mise en œuvre proposés. Si non, veuillez indiquer le calendrier pour
la signature des accords et le transfert de fonds et / ou de fournitures aux partenaires.
Il est retenu deux partenaires nationaux : Un partenaire gouvernemental, le CNAR et un partenaire non gouvernemental, l’ONG
AARREC.
Le CNAR aura pour responsabilité de mettre en œuvre les activités d’enregistrement et de délivrance des documents. Ce
partenaire jouera également le rôle de liaison avec les services de l’état civil pour la délivrance des actes de naissance au profit
des enfants demandeurs d’asile.
Le partenaire AARREC s’occupera des activités de protection de l’enfant, éducation, et coexistence pacifique.
Le volet SGBV sera directement mis en œuvre par le HCR
Synergies et complémentarité
Veuillez décrire comment le projet complétera les autres projets financés par le CERF grâce à cette allocation. Quelles sont les
Les activités qui seront mises en œuvre dans le cadre des fonds CERF tiendront compte des activités menées par d’autres
agences pour éviter les duplications sur le terrain. Les activités SGBV viendront en complément aux activités menées par le
FNUAP. Les aspects touchant à l’éducation tiendront également compte des actions menées par l’UNICEF sur le terrain.
Coordination
Décrivez comment l’agence coordonnera les activités avec d’autres acteurs aux niveaux sectoriel / cluster et intersectoriel / cluster.
Des réunions de coordination seront régulièrement organisées avec toutes les agences ayant reçu les fonds CERF. Ces réunions
de coordination faciliteront le suivi des activités mises en œuvre et limiteront les risques de duplication sur le terrain. De ce fait, les
rapports de suivi seront partagés avec le Bureau du Coordonnateur Résident et lors des réunions humanitaires avec les ONGs que
préside l’UNHCR à Brazzaville.
Surveillance
Comment la mise en œuvre sera-t-elle contrôlée ?
Des missions de monitoring seront organisées régulièrement sur le terrain et dans les zones de mise en œuvre des activités. Des
réunions de coordinations sectorielles seront organisées à un rythme hebdomadaire. Des rapports hebdomadaires seront produits
pour un meilleur suivi et contrôle des activités. Par ailleurs, un rapport à mi-parcours sera produit après trois mois de mise en
œuvre.
Section 4. Transversal
Responsabilité envers les personnes concernées
Veuillez décrire comment la responsabilité vis-à-vis des populations touchées (PAA) a été / sera assurée au cours des différentes
phases du projet :
1. conception et planification,
2. mise en œuvre
3. suivi et évaluation.
Comment les personnes ciblées par le projet seront-elles informées de la réponse et / ou des services mis à leur disposition?
Comment les communautés cibles seront-elles consultées tout au long de la mise en œuvre et comment les commentaires
seront-ils pris en compte? Veuillez fournir des informations pertinentes sur le projet PAA en fonction des phases du projet.
Veuillez inclure uniquement les informations relatives au projet finance par le CERF. N’incluyez pas de language generique de
politique ou de guidage. Veuillez-vous reporter aux engagements du Comité permanent interorganisations relatifs aux
responsabilités à la redevabilité envers les populations affectées :[Link]
affected-populations-including-protection-sexual-exploitation-and-abuse/documents-61
La responsabilité vis-à-vis des populations touchées sera effective dans toutes les phases du projet.
La conception du projet a tenu compte des besoins directement exprimés par les personnes concernées. Des consultations ont
été faites lors des évaluations précédentes dans les sites. Les besoins pris en compte dans ce projet sont ceux exprimes
directement par les populations concernées. Dans la phase de mise en œuvre, les activités seront mises en œuvre dans les
zones ciblées avec la participation effective des populations. Les relais communautaires prévus pour certaines activités, seront
recrutés au sein de la population concernée. Les approches utilisées pour la mise en œuvre des activités seront définies
ensemble avec la population. Des évaluations participatives seront menées tout au long du projet pour s’assurer de la prise en
compte de l’opinion des populations dans toutes les phases du projet.
Pour les besoins de suivi, une équipe multifonctionnelle mise en place, incluant les demandeurs d’asile, aura pour mission
d’évaluer le projet et surtout l’impact sur les populations cibles.
Considérations de genre et personnes ayant des besoins spécifiques
terrain. Les activités d’identification, prévention et prise en charge des cas SGBV
seront menées sur le Terrain en accord avec l’UNFPA
Si non, veuillez décrire pourquoi le CTP n'a pas été pris en compte
Veuillez spécifier ci-dessous les paramètres de la / des modalité (s) CTP utilisée (s). Si plus d'une modalité est utilisée dans le
projet, veuillez compléter des lignes distinctes pour chaque modalité. Veuillez indiquer la valeur estimée de l'argent qui sera
transféré aux personnes assistées par chaque modalité (meilleure estimation de la valeur de l'argent et / ou des bons d'achat,
frais de livraison non compris)
Valeur monétaire
Modalité CTP Objectif Cluster/Secteur Conditionnalité Restriction
(US$)
Indirect cash 5,000 Spécifique à un Protection Assistance Sans restriction
transfer secteur conditionnelle
Indirect cash 35,880 Spécifique à un Abris d’urgence et Assistance Sans restriction
Transfer secteur articles non- conditionnelle
alimentaires –
Abris et biens non-
alimentaires
Spécifique à un Sélectionnez
secteur un élément
dans la liste
déroulante
Sélectionnez Sélectionnez Sélectionnez un Sélectionnez
un élément un élément élément dans la un élément
dans la liste dans la liste liste déroulante dans la liste
déroulante déroulante déroulante
%
Total
Unit Quantity Unit Cost Charged
(USD)
to CERF
A. Staff and Other Personnel Costs Please itemize costs of staff, consultants and other personnel recruited directly by the
agency for project implementation. Indicate international or national staff, level, title, number and unit cost of each type of personnel.
Staff and other personnel costs should be kept to the essentials for emergency response. In the case of cost-sharing between CERF
project and UN agency, please indicate the cost-sharing ratio in the description and adjust the unit cost accordingly.
Sub-Total B: 203,657
Sub-Total C: 37,271
D. Contractual Services Please itemize works and services of commercial nature to be contracted under the project. Please
provide the names of contractors, if known.
Sub-Total D: 20,000
E. Travel Please itemize travel costs of staff, consultants and other personnel for project implementation. Please provide the
purpose, destination, number of travelers, transportation costs, number of days and DSA rate for the trips. Generally, except for
international travel of surge personnel to the emergency, other international travel is discouraged.
Sub-Total E: 75,600
F. Transfers and Grants to Counterparts Please provide breakdown by implementing partners (typically Government partners
and NGOs). Please provide the name of partners, if known. For each partner, please provide a brief description of its role and a
general breakdown of budget.
Weeding, reprofiling of land and realization of
ha 45 550 24,750
drainage and protection work. IP (TBD)
Cash for work managed by the IP (TBD): Daily
workers (46 workers, 130 US$ per month, 6 person/month 276 130 35,880
months)
Shelter construction kits (local materials, plastic
sheet, stick, wooden picket, nails, straw) procured
Unit
500
415 207,500
by partner TBD
Stationery (paper, ink, pen, etc.) for partner TBD month 6 500 3,000
G. General Operating and Other Direct Costs Please include general operating expenses and other costs directly required
for project implementation. CERF does not fund recurrent costs of regular agency operations and programmes.
For multiple-sector projects, please estimate the percentage of the overall project budget associated with the
individual sectors. Include the Humanitarian Response Plan or Flash Appeal Project Code, if applicable.
Protection - Protection 49
Emergency Shelter and NFI - Shelter and
51
Non-Food Items