Science Politique de l’Europe
1/ Identités, acculturation, immigration, intégration, histoire et mémoire
Pourquoi le rapport au passé est-il important dans une société ?
2/ État et souveraineté, État et bonheur
3/ « Gouverner c’est prévoir », réformer (penser le changement social
4/ Science et progrès : écologie et économie
5/ Violence, risques et sécurité
6/ Engagement, citoyenneté, démocratie et populisme
7/ Religion et espace public
8/ Crise du lien social ?
Michel Serre : « la culture c’est passé de la culture du saucisson à la culture du Louvre. La culture
c’est repassé de la culture du Louvre à la culture du saucisson. La culture c’est passé le pont deux
fois »
Sujet « pauvreté » = Roger Castel et Serge Paugam
Méthodo
- lire les dossiers et se faire des connaissances persos
Pour la dissert :
- Titres apparents !
- Intro :
Sert à 3 choses (donc 3 paragraphes avec alinéa) :
- Amener le sujet à partir du thème via 2/3 phrases. Il pose également clairement le sujet.
Accroche-Amène-Pose
- Problématique
- Cadrage en annonce de plan, on peut resserrer quand c’est pertinent mais cela ne doit pas
modifier le sujet
- Développement
Penser à la transition ainsi qu’aux titres. Titres obligatoires en synthèse et les dissertations.
Penser aux intros partielles/chapô introductifs (annonce de plan pour la A et B) et aux phrases de
synthèses/transitions.
- Conclusion :
Résumé pas trop long et une bonne ouverture.
Une mauvaise dissert vient d’un mauvais cadrage ou une mauvaise problématisation. Cela peut
venir aussi d’un défaut d’argumentation.
Il faut prendre une posture intellectuel, essayer de prendre un maximum d’information pour montée
en généralité et arriver à des questionnements généraux.
Pour le commentaire de texte :
2 défauts pour les commentaires de texte : trop prêt (paraphrase) ou trop loin (hors-sujet). On doit
éviter de redire le texte, il faut le discuter et l’expliquer. On doit mélanger explication (mais pas
faire que ça sinon c’est de la paraphrase) et discussion (tout en restant dans le terrain du texte).
Trampoline : on s’appuie sur le texte, on s’envole et on revient (éviter de citer texte puis donner sa
réponse et refaire la même chose ad nauseam. Il faut faire cela de manière fine).
Pas de citation d’autres textes, on doit pas commenter d’autres textes donc on doit les utiliser
comme supplément.
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2 problèmes en dissert : amener des connaissances/suivre la structure (sur tous sujets 4 portes à
pousser entre dimension historique « tout événement à d’abord été un avènement » Michel Foucault
+ resserrer dans l’espace + être clair dans es propos via des def et mettre au point les
représentations des personnes (né de la culture et de l’idéologie) + dimension social (identifier les
acteurs dans le jeux, « qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ?, les ressources qui sont de plusieurs
natures que ce soit financières, juridiques, humaines, techniques. Également pourquoi les acteurs
agissent).
Marcuse « L’homme unidimensionnel »
Albert Camus « mal nommé les choses c’est rajouter des malheurs au monde »
La copie ne doit pas être une litanie de référence, on peut s’appuyer sur des travaux mais il ne faut
pas faire que cela. Sur la structure il peut exister plusieurs plans : oui/oui, oui/mais,
avantages/inconvénients/solutions, points communs/différences, oppositions/complémentarités,
faits/idées, individuelles/collectifs (bon pour les individus est-il bon pour le collectif ?),
local/global, constat/cause (1ère partie)/conséquences (individus, société) et solutions (2ème partie).
Comment préparer un entretien ? 5Min pour expliquer parcours/motivations pour rejoindre l’équipe.
- un mauvais candidat est celui qui parle seulement de lui (refaire son CV). Ce n’est pas ce
que l’on souhaite, on veut qu’il parle de lui et l’adéquation entre lui et notre offre, on cherche à
comprendre en 5 min la résonance entre l’histoire de vie et l’offre. Il faut donner sa vie de manière
différente selon la cible (anamorphose)
- Il faut également présenter de manière global son histoire en présentant des zooms
- Prendre 3 feuilles : écrire tous ce qu’on a fait dessus (notamment tout ce qui est lié à un
engagement social) + mettre en face de chaque élément ce qu’on en a retirer en termes de savoirs
faire et savoir être (liste de plus-value) + écrire les motivations (ce que l’on veut). Ce plan en 3
point est à ré-utilisé pour se présenter. D’autres plans seraient disponibles : vertical (impossible
pour un jeune sans trop d’expériences) ou horizontal (donné un éclairage rapide et de l’ensemble ce
cette expérience on retient 3 choses importantes etc.…) ou inversé (déclic de la motivation + ce
qu’il faut pour avoir cet offre + les valeurs que j’ai reçues de mes expériences).
Thème 1 : identité(s), acculturation, immigration, intégration,
histoire et mémoire
Histoire et Mémoire :
Les papiers d’identités et les procédures permettant d’identifier les individus sont modernes
(reconnaissance de droits pour les individus implique de pouvoir reconnaître les individus et ceux
qui font partis du groupe national).
Histoire et mémoire : en quoi est-il important qu’une société s’interroge sur son histoire et sa
mémoire ? Les enjeux mémorielles sont présents partout mais il faut savoir s’il est important ou
pas ?
2 mots : histoire et mémoire donc il faut les définir.
L’histoire est 3 choses :
- Un contenus événementielle, l’histoire repose sur des faits.
- Une discipline académique, celle qui va produire un savoir sur le passé. Elle restitue un
sens sur ces événements passés. (« Vert-corps »/ »le silence de la mer »). juger le passé avec le
regard du présent est une erreur car on ne peut pas juger mais on peut dégager des faits. La
distanciation est très difficile cependant.
Paul Ricker : politique de la juste mémoire, est-ce possible ?
- L’histoire est également une conscience collective, enjeux de première importance : ex en
Espagne dans les années 1980 (Franco meurt en 1975), on créé des communautés autonomes et les
institutions andalouses on fait appel à des cohortes d’historiens pour ré-ancrer dans pop des
histoires régionales et locales. Ces communautés se sont mit à produire des écrits identitaires pour
re construire ou inventer une conscience collective pour exister dans le jeux nationale.
Ce travail se trouve également dans les pays africains car l’histoire est fait par le dominant et pour
ces pays là durant l’époque des empires coloniaux avec des structures étatiques ils ont été assimilés
à des pays européens. Durant l’époque de décolonisation il fallait inventer par delà les structures
ethniques une nation (ex : construire une nation ivoirienne par delà les institutions pré coloniales et
les institutions coloniales). Écrire un passé commun, restituer un passé, devient fondateur pour le
futur.
L’identité relève forcément de la construction d’un eux/nous. On trouve une logique d’intégration
mais également une logique de ségrégation. Il est rassurant de trouver une forme d’identité mais
cela créé également des différenciations entre les personnes, cela produit de la diversité et de
l’altérité dont les rapports peuvent être différents. Certains abordent ces différences de différentes
manières.
Ernest Renan → je suis français par ce que je veux l’être (conception contractualiste)
Johann Fichte → je suis allemand parce que je parle allemand (conception objectiviste)
Les identités sont maintenant complexes et métissés (Albert Camus → je ne choisis pas entre
l’Algérie et la France, je ne choisis pas entre mon père et ma mère).
3ème Rep → « creuset républicain »
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En quoi cet affaire de mémoire et d’histoire est essentiel ? Cet thématique de la mémoire est posé en
permanance, ex : Guerre au Karabagh. L’histoire est un contenus, une discipline acamédique et une
conscience collective.
Peut on faire table rase du passé ? Les français et allemands ont réussi via la construction euro mais
des pays comme le japon ont encore une mémoire vive dans leurs consciences collectives.
« Lhistoire c’est de la rumination collective » Goody
Pour ce qui est de la mémoire : la mémoire est soit individuelle soit collective. La mémoire
s’accompagne d’une capacité de se remémorer (se souvenir du passé).
L’histoire repose sur la connaissance des faits alors que la mémoire se tient de la reconnaissance des
faits.
On resserre le sujet (a faire aussi en éval) via Paul Ricoeur + Fernand Braudel + Pierre Norra (« les
lieux de mémoires ») + Gérard Noiriel (immigré repense constamment à son ancien ancrage et son
nouvel ancrage et comment placer son identité) + Benjamin Stora.
Nietzsche : « l’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue »
Paul Valéry : « l’histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ai élaboré »
George Orwell « qui contrôle le passé contrôle futur, qui contrôle le présent contrôle le passé » →
l’histoire est une écriture et il peut y avoir une multitude d’écriture dans le temps.
4 idées ici en 2 temps :
1/ Usages du passé qui peut devenir problématique (besoin de s’interroger sur le passé)
- On trouve 2 grandes écueils quand on écrit l’histoire :
A/ Considérer que l’histoire renvoi à une science exact (ce qu’il faut combattre sans quoi on se
condamne à accepter pour vrai des histoires falsifiés.
- Ex : Jeanne d’arc → dans toutes les sociétés on trouve des martyres et des héros ce qui
permet de prolonger le groupe social au nom de la mémoire de leurs souffrances)
B/ On va avoir un récit historique qui n’est pas forcément historique et annexé aux besoins du
présents
- Cela amène Benedict Anderson à écrire que toutes les communautés sont imaginés à partir
d’actes fondateurs en partie imaginé. Imagination n’égale pas invention.
- Cela explique les batailles pour les mémoires que mènent les exclus des sociétés tels que
les immigrés.
- Lorsqu’une société n’arrive plus à se projeter au futur elle jette son regard dans le passé.
Le « culte du passé » est censé soudé le lien social.
2/ le rapport au passé éloigné des dérives se révèle nécessaire à la construction de tous liens social.
A/ l’histoire est porteur de lien social
- Paul Ricoeur : politique de la juste mémoire qui s’approche au plus près possible de la
complexité des récits collectifs. Une juste mémoire donc un récit écrit avec la plus grande vérité
possible rend la cohésion social possible.
- L’histoire permet d’instituer l’individu dans un tout commun et un groupe social
B/ L’histoire permet un vivre ensemble
- Quand on a des discussions sur la mémoire on peut arriver à un apaisement social voire
une réconciliation.
- Afrique du Sud après Apartheid ils ont fais des « commissions vérités et réconciliations ».
- La « repentance » est encore différent car on prend la responsabilité et on se sent mal de ce
qu’on a fait.
- Il peut y avoir un usage politique de la victimisation.
- La « résilience » permet de transformer une faiblesse en force.
- les « leçons de l’histoire » devraient nous amener à plus de fraternité et de tolérance mais
on ne s’en sortira jamais si, comme les palestiniens et israéliens, on tombe dans les conflits de
mémoires et les mémoires de conflits. La réconciliation vient en dépassant les mémoires erronés et
les histoires falsifiés.
Dans la question identitaire se tient toujours entre à la fois tisser un groupe par des logiques de
ressemblance ou de partage et le tendre vers des expériences du futurs à partagé.
En Afrique, l’écriture de l’histoire notamment pré-coloniale était en grande partie falsifié (raconte
l’histoire d’une Afrique pré coloniale ou tout allait bien puis la colonisation est arrivé et tous les
problèmes sont arrivés). L’esclavage existait avant la colonisation mais autant l’arrivé des
occidentaux à multipliés ce phénomène.
Être né quelque part, culture immigration et identité :
Culture :
- Soit la connaissance soit la valeur partagé par un groupe humain comme référentiel
commun (définition anthropologique)
- La culture se conjugue au pluriel car la « culture » est le trait de l’humanité. Ce sont ces
infinités de ces manières de penser et agir qui sont les traits de l’humanité qui est une machine à
produire de la culture et de la diversité culturelle (ex : diversité linguistique).
- La culture n’est pas quelque chose d’inné, on ne naît pas génétiquement dans une culture.
Cette dernière est acquise et transmise par la socialisation tant primaire (famille) que secondaire
(état via école).
Immigration :
- De qui parle-t-on ? On a deux types de pop concernés par l’immigration : ceux qui sont
directement concernés (immigrés au sens strict du terme, qui partent d’un endroit pour aller ailleurs.
Cependant ceux qui voyagent à l’intérieur comme Basque → Bretagne n’est pas considéré comme
un immigré bien qu’il se soit déplacé d’une partie du territoire et un autre. Il y a donc des immigrés
étrangers et des migrants de l’intérieur) et les enfants d’immigrés (ceux qui sont d’origines
étrangères, la mémoire familiale va transmettre plusieurs histoires mais on voit que naître dans une
famille étrangère créé des origines métisses qui ajoute une forme de richesse à la culture de
naissance. En France cette pop qui n’est pas immigré même si on les appelle les « immigrés de la
2ème génération » forme 7,3 millions d’habitants soit 11 % de la pop Française. 45 % d’enfants qui
ont des origines étrangères sont composés de parents européens, 31 % du Maghreb et 11 %
d’Afrique subsaharienne et 9 % d’Asie). Un bon indicateur de s’il y a une communauté est le taux
d’endogamie (fait de faire famille) qui par exemple est très forte dans la communauté turc (vouloir
se marié avec quelque de mêmes origines).
- qu’elle est l’expérience centrale de ces populations ? L’expérience est double avec l’exil
(qui est d’abord une décision soit à l’initiative volontaire soit induite et contrainte, la décision peut
être individuel ou collective. Cependant le pari est doublé de l’espérance d’avoir une vie meilleur et
du déracinement de sa terre natale) et l’adaptation à la société d’accueil (on cherche à se rapprocher
de la diaspora, les éléments de diaspora sont essentiels). Les questions qui restent posé sont celles
de l’origine, de la destination visé, du retour (dans les familles d’origines étrangères il y a toujours
la question du retour). De manière majoritaire la 1ère génération d’immigrés restent dans le pays
d’accueil car le retour qui a été la question absolue de leurs vie à été résolu par le choix du non
retour donc la relation avec le pays d’origine change de nature car pour la seconde génération la
question du retour ne se pose pas.
- Notion d’acculturation : Ce que vont vivre ces pop immigrés, Def de Herskovitz
« ensemble des phénomènes qui résultent d’un contact continus et direct entre des groupes de
cultures différentes et qui entraînent des changements dans les modèles culturelles initiaux de l’un
ou des 2 groupes ». Qu’est-ce qui va impacter l’acculturation ? Démographiquement il est évident
qu’il y a des minorités et des majorités, la démographie est un élément qui peut impacter mais la
nature de la relation influence également (est-ce que la relation est amicale ou hostile ?). Question si
l’acculturation est plus efficace si on est proche ou plus éloigné (plus proche du Maghreb que de
l’asiatique), cet proximité ou éloignement des codes est regardé avec méfiance par les
anthropologues car on retrouve l’idée qui tend à faire croire que parce que nous sommes proches
que nous sommes mieux articulés. Quand le contexte socio économique de l’échange est
problématique cela construit des problématiques culturelles et sociales (ex : Massacre d’Aigues-
Mortes). Avant on pensait l’immigré comme un travailleur qui voudra rentrer chez lui, dans les
années 1980 en France la population étrangère va devenir de plus en plus mixte (hommes, femmes
et enfants), elle va rajeunir et le problème ne sera plus un problème de travail mais d’intégration.
C’est à ce moment là que les problématiques entourant l’immigration arrivent (que ce sont le
sources de délinquances, etc.…) donc le contexte économique est essentiel pour comprendre les
relations entre les groupes.
« First Contact »→ Film à voir
Auteurs : Roger Bastide + Pierre Perret
« Le barbare c’est d’abord celui qui croie à la barbarie » Levi-Strauss
Intégration : 1 constat 3 enjeux 4 modèles
- Constant : dans toutes les sociétés il y a une altercation entre altérité et civilité. En
occident on trouve une mixité social et culturelle. Le rapport entre l’altérité (la différence, l’autre
qui n’est pas moi, mise en avant des différences) et la civilité (vivre ensemble, prévalence des
valeurs communes)
- 3 Enjeux :
- Pour une société doit-on protéger des droits individuelles ou des droits
communautaires ? L’état doit elle reconnaître des individus ou des communautés (FR = citoyens
égaux en droits).
- Pour une société est-ce que l’expression des différences culturelles doit se faire
dans la sphère privé et affirmé la neutralité de l’espace public ou doit-on tolérer des signes
extérieurs d’appartenances culturelles ? France à choisit car les signes extérieurs et notamment
religieux doivent rester dans l’espace privé.
- Axe droit/obligation, est-ce que l’unité social d’une société passe plutôt par la
reconnaissance de droit aux minorités ou par l’imposition d’une norme social dominante.
- 4 positions possibles pour répondre à ces enjeux
identité :
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Toutes les communautés sont imaginés
Usage du passé et insularité identitaire, Darré
Guy Heraud, l’Europe des ethnies
Basquité= posséder des éléments différenciateurs reconnaissable (parler le basque, être né au pays
basque et porter un nom caractéristique
Basquitude= le fait que l’individu disposant d’un certain nbr d’identifiant ou qui souhaite en
disposer; la conscience que ces éléments différenciateurs nous renvoi à une spécificité
Baquisme = perpétuation d’une identité et revendication politique plus ou moins exprimé avec plus
ou moins de légalisme
L’intégration altérité
Quand on prend les sociétés dans le monde. Coment faire en sorte pour vivre ensemble
Un axe
Civilité Altérité
Assimilation Intégration Multiculturalisme Communautarisme
On peut privilégier la conformité à la norme, une identité commune qui doit souder les éléments du
corps social, l’assimilation. Deux identité dont une d’adoption, mais celle d’adoption doit demeurer
et écraser l’autre
A+B=B
Il y a de la résistance de la part des périphéries, ca a été accepté car on a donné à penser aux
population que s’inscrire dans le projet national fr c’était être moderne, être dans le progrès
dans le cas de la coofficialité de la langue, les étudiants peuvent s’exprimer indifféremment par ex
en basque ou en espagnol, donc le cas où les enseignants qui viennent d’ailleur se sont fait muter
le Batua, le basque tel qu’il a été inventé pour unifier la langue basque.
L’assimilation est un terme trop radicale
Emmanuel Todd
La notion d’intégration A+B= A’ ou B’.
L’intégration offre un espace où les différences peuvent être perçu comme une richesse
Dominique Schnapper, La communauté des citoyens
Multiculturalisme
Michel Wieviorka et Charles Taylor.
Le modèle multiculturaliste, le modèle américain et britannique.
A+B=C
L’assimilation a forgé le Creuset républicain, L’intégration est préférable, le Creuset républicain
c’est plutôt faire nation, vivre ensemble . Aux USA c’est plutôt le melting pot, mais aujourd’hui
cela ne marche pas et on est plutôt dans le Salad Bowl.
Nous sommes indépendamment même de la fragmentation bipolaire entre républicain et démocrate,
ils se clivent de plus en plus. Les pays du sud global voient d’un bon oeil toute fragmentation de
l'Europe et des USA.
Malgré cette tendance à la juxtaposition de groupes il y a une espèce de super nationalisme
américain.
Nigel Barley
Communautarisme
On ne se mélange pas , une forme d’étanchéité
yann Fouéré
Identité
La notion d’identité est permanente dans le discours publique. Quand on parle beaucoup d’identité
c’est qu’on a des doutes dessus, une crise d’identité ou a minima un doute. Est ce donc un
problème, que la société va mal, que le lien se fragilise
X Y, de l'identité masculine, Elisabeth Badinter
La crise est là quand le vieux monde se meurt et le nouveau monde peine à apparaître et dans
l’interstice surgissent des monstres, Gramsci
L'identité renvoie à la fois à des éléments objectivement repérables: par ex la classe ou la race ou la
langue ou la religion ou le territoire. Mais aussi à des éléments de représentation, d’interprétation.
Un discours performatif= un discours capable de faire advenir ce qu’il énonce. Je vais rendre réel ce
que j’énonce, le processus de verbalisation vaut validation. Ex je suis 1M et vous êtes de chefs
d’entreprises, je fais un discours flatteur et annonce des bonnes nouvelles “la F se reprend et les
marchés s’ouvrent à nous” “investissez, bougez vous, tout va bien”. La capacité d’un discours à
transformer les choses et à en entraîner la validité. La légitimité de l’énonciateur est très importante
dans la capacité de mobilisation; il faut qu’il y ait des éléments objectifs qui laissent penser qu le
propos est crédible
Le catastrophisme éclairé, Jean Pierre Dupuy
L’identité c’est à la fois ce qui unit et ce qui sépare, Nous suppose un Vous/Eux. Production
identitaire dit nécessairement discours sur l’altérité et manœuvres frontalières. Toute l’histoire de
l’humanité c’est cela
L’identité est une réalité plastique, dynamique, évolutive
L’identité est interactionnel, elle renvoie à une conscience de soi, elle est inséparable d’un jeu de
miroirs où l’altérité va nous constituer. L’humain a besoin de normes. Nous sommes définis par
l'auto définition et par les autres.
Le juif c’est d’abord un homme que les autres hommes tiennent pour juif, Sartre
Le problème noir est un problème blanc, Myrdal
C’est une réalité pluriel, elle se configure identité de classe/ Nationale/ étatique/ supranational/ Post
national. Dans le champ social i y a une identité importante, celle de l’identité nationale. L’E est
producteur d’une identité officiel qu’il impose plus ou moins
Une réalité stratégique. L’identité n’est pas une donnée mais une ressource en tant que je de pouvoir
donc elle est potentiellement stabilisatrice
Dans le champ politique la lutte pour le pouv se fait aussi par ca.
L’identité n’existe pas en dehors de l’usage qu’il en est fait et de l’action social dans laquelle elle
s’insère (Bayart)
L’identité est un processus construit autant dans le rapport à l’autre et à la différence que dans le
rapport à sois et à la similitude. C’est une réalité mais peut être multidimensionnel, dynamique ,
évolutive, interactionnel. En aucun cas ce n’est une essence.
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État et bonheur :
Malraux : « aucun espèce d’état ne peut assurer le bonheur de qui que ce soit »
Épicuriens : plus on limite nos désirs et plus on peut atteindre le bonheur (se contenter de ce que
l’on a à disposition).
Bien être renvoi à un état de satisfaction tant physique que psychique. Le bonheur n’est pas éloigné
du bien être car le bonheur est un état de satisfaction durable mais est-ce que c’est tant que ça
durable ? Le plaisir est généralement fugace donc le sentiment de plénitude est durable il n’est pas
forcément permanent (bonheur = état de plénitude présent sans savoir jusqu’à quand il perdura)
Débat sur la marchandisation du bonheur (ex : club med), société de consommation vend une idée
du bonheur (grande voiture, écran plat, etc.…) il y a des injonctions jouant sur le désirs des
personnes mais est-ce que cette satisfaction du désir apporte du bonheur ? Plaisir sûrement mais
cette idée de plaisir marchand créé de la frustration pour ceux qui ne peuvent s’en procurer.
Pierre Rabi : « sobriété heureuse » → idée de bonheur matérialiste lié à société de consommation et
industrielle.
Idée d’imbécile heureux = pour être heureux il faudrait se poser moins de questions et être moins
avertis de son environnement.
Peut on être heureux seuls ? Ex : Robinson Crusoé → la qualité du rapport à l’autre ou aux autres
induit aussi une forme de sentiment de reconnaissance. De la même manière est-ce qu’être riche
donne le bonheur ? Pas nécessairement.
ETAT ET BONHEUR
Est-ce que l’état est lié au bonheur ? « le bonheur est une idée neuve en Europe » St Just en Europe
1789 = le régime politique que la révolution tend à porter est un idéal démocratique censé apporter
le bonheur, un bonheur individuelle lié au régime politique et au renversement de l’ancien régime.
L’individu devient acteur de sa trajectoire personnelle car avant se trouvait une hiérarchie avec Dieu
en haut et les Hommes en bas, de même que le pouvoir descendait. Dorénavant l’homme est
capable de choisir ce qui est bon pour lui indépendamment des préceptes religieux et de se réalisé
personnellement par leurs propres moyens.
Des régimes politiques et notamment des dictatures ont tentés d’imaginer le bonheur, ex : la
révolution communiste voulait construire des hommes heureux. Le but final du communisme est la
fin de l’état qui amène une fin de domination apportant nécessairement le bonheur.
L’état à souvent été perçue comme un obstacle au bonheur MAIS sous certaines conditions il peut
contribuer, sinon à déterminer le bonheur, à créé les conditions d’expressions du bonheur. Forme de
loi d’airain ou toutes révolutions forment nécessairement une forme de dictature à la fin (ex : fermes
des animaux de George Orwell).
« Là ou croit le pérille croit aussi ce qui sauve » + « ce qui fait de l’État un enfer c’est que l’homme
à voulu en faire son paradis » Hölderlin
État et souveraineté
question souveraineté centrale dans le débat publique, l’état institue la nation.
L’Ue est un opni ni état et bien plus qu’une OI.
État = territoire + pop + institutions producteur de norme. Est-ce que l’Europe est un état ?
Techniquement on retrouve un territoire avec une pop et des institutions de normes dont l’Europe à
les attribues de l’état mais elle les as de manières floutés. Notion de souveraineté européenne existe
mais c’est un processus qui se poursuit de manière plus ou moins chaotique, le prochain parlement
euro ajd risque d’avoir une majorité de député euro-sceptique.
Science et progrès
Le progrès est ambivalent, il est censé apporter des avancés du mieux et en même temps il pose
question (est-ce un progrès de vive jusqu’à 90 ans si les dernières années de vies sont
douloureuses ?). Les progrès techniques dans nos sociétés sont pourtant colossaux.
Catastrophisme éclairé → attiré l’attention sur un risque de telles manières que le risque ne se
vérifie pas (« vous voyez que vous êtes catastrophistes »). Catastrophe n’arrive pas parce qu’on la
annoncé.
Ernest Renan 1850 « un monde sans science c’est l’esclavage, c’est l’homme tournant la meule,
assujettis à la matière, assimilé à la bête de somme. Le monde améliorer par la science sera le
royaume de l’esprit, le règne des hommes libres ».
- La science est libératrice, il ne prononce pas le mot « progrès » mais tout indique son esprit
car l’homme étais un esclave dominé par la nature et va s’émanciper du poids de la nature pour
accéder à un monde améliorer, transformer, par la science et pour le progrès. Mythe de prométhée =
homme dans son combat contre la nature la discipline et l’utilise pour elle même. Au 19ème on est
passé de la religion à la croyance du progrès mais il est légitime de viser son bien être d’autant que
la pop terrestre est passé d’1 milliards en début 20ème a 7 milliards ajd.
St Expuéry : « l’avenir : nous n’avons pas à le prévoir nous avons à le permettre »
Hölderlin : « là ou croît le péril croît aussi ce qui sauve »
Christopher Lasch « les gens vivent au jour le jour. Ils évitent de penser au passé de crainte de
succomber à une nostalgie déprimante ; et lorsqu’ils pensent à l’avenir c’est pour trouver comment
se prémunir aux désastres que tous ou presque s’attendent désormais à devoir affronter ».
19ème est un siècle riche en progrès (invention régime politique censé organiser la séparation du
pouvoir + mutations technologiques majeurs via révolution industrielle). On y trouve une révolution
dans le temps et une révolution dans l’espace (premières grandes traversés).
Gouverner c’est prévoir
Emile de Giradin (1808-1881, journaliste et homme politique Fr qui à inventé la presse moderne
avec idée de financé la production d’un journal via la publicité) « gouverner c’est prévoir ».
« prévoir » c’est anticiper quelque chose qui pourrait arriver, cela peut frôler le mot « prévenir » qui
se rapproche lui même de la « précaution ». Cependant prévoir c’est principalement anticiper.
Des formules peuvent se rapprocher « gouverner c’est choisir » (Pierre Mendès France) « gouverner
c’est faire croire » (machiavel) « l’avenir n’est pas ce qui va nous arriver c’est que nous allons
faire » (Gaston Bachelard)
Gouverner renvoit forcément à l’état ou a une structure publique (on ne gouverne pas une
entreprise) donc on reste sur la question du pouvoir ici. Cela porte sur la capacité de l’état à faire de
la « prospective » → anticipation sur le futur.
Pour bien prévoir il faut bien connaître et pour bien connaître il faut savoir mobiliser le passé ce qui
fait que le passé s’invite au présent qui s’invite au futur. Il faut accorder ce futur à une chronologie
associé au passé. Qu’elles prévisions pouvons-nous donner à un monde devenus « liquide »
(Bawman). Dans le monde ancien l’avenir était prévisible car on était dans une posture de croyance
plutôt que de savoir. Cependant les sociétés changent de valeurs donc au 19ème on va changer de
modèle qui va changer le rapport au temps dans le sens qu’avec un futur apparaissant plus incertains
on va croire au progrès pour combler cette incertitude (croyance en Dieu qui passe en croyance au
progrès).
L’avenir prévisible se retrouve dans les sociétés traditionnelles ET dans les sociétés modernes mais
la croyance traditionnelle est en Dieu et la croyance moderne est envers le progrès.
Dans sociétés traditionnelles ont à tenté de prévoir le futur via des rites, ajd on a des algorithmes qui
sont cependant basés sur des donnés nécessairement passés.
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Futur devient de plus en plus illisible (prévoir = besoin d’anticiper, ex : attentats du HAMAS pas
anticipé ni par citoyens ni par les forces politiques). Difficulté du politique à anticiper le futur donc
gestion de l’urgence/crise permanente.
Monde est interdépendant donc deviens moins prévisible. Populisme est l’illustration de cet état de
fait avec une marge de manœuvre du politique qui devient de plus en plus faible (politiques
comparable à droite comme à gauche → ex : agences de notations qui contraignent les actions des
états).
Science et Progrès ; Écologie et Économie
« changer pour que rien ne change » : Légitimité traditionnelle = ne pas changer le monde, le
changement n’y est pas valorisé (Légitimité » légale rationnelle va marquer un changement dans la
société car le changement sera valorisé).
« changer pour que rien ne change » → Tsar Nicolas II en 1917 emploie Kerensky (1 er ministre)
pour effectuer des changements permettant de ne rien changer et garder le même système.
« Un homme appelé pour réformer une nation doit posséder la justice qui inspire la confiance, le
talent qui persuade, la science qui éclaire, et une douceur de caractère propre à concilier les intérêts
et à calmer les passions. »
il peut y avoir des résistances aux changements