Banque et
risques
Achraf Oudich
Banque et risques
1 La typologie des risques
■ Le risque de crédit :
Le risque de crédit est un risque de contrepartie, inhérent à l’activité des banques. C’est le
risque de ne pas être remboursé à l’échéance du prêt.
Son appréciation et sa gestion appartiennent forcément à la banque. L’appréciation se fait
grâce une analyse financière et patrimoniale du client, que celui-ci soit une entreprise ou un
ménage. il existe également des techniques telles que le scoring.
Le scoring est une technique d’évaluation utilisée pour apprécier le risque de défaillance d’un
créancier. C’est une note attribuée grâce à l’étude de différents indicateurs (revenus, encours et
caractéristiques des prêts, etc.).
■ Le risque de liquidité :
Le risque de liquidité naît de l’activité de transformation des échéances d’une banque. C’est
donc un risque de transformation qui apparaît lorsque les échéances des emplois sont
supérieures aux échéances des ressources. Face à ce risque, les banques vont d’abord chercher
à le minimiser en collectant des dépôts longs.
Plus précisément, il existe deux risques d’illiquidité :
Un risque d’illiquidité immédiate : la banque ne peut faire face à une demande massive de
retraits émanant de sa clientèle. C’est la notion de « bank run » ou panique bancaire ou course
au guichet.
Un risque de transformation : le bilan de la banque y est exposé lorsque le terme des ressources
a tendance à se raccourcir alors que celui des emplois est inchangé.
Achraf Oudich
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■ Le risque de taux :
Le risque des fluctuations des taux d'intérêt. Le risque de taux existe lorsque les
banques détiennent des créances et des dettes à taux fixe et à taux variable.
La meilleure façon de gérer les risques de taux et de transformation est celle de
l’adossement de bilan qui consiste schématiquement à financer des postes d’actifs
par des postes de passifs de même durée et à financer des actifs à taux fixe par des
ressources à taux fixe ou des actifs à taux variable par des ressources à taux
variable.
■ Le risque de change :
Le risque de change existe lorsque des coûts ou des cash-flows sont libellés en
devises. On parle alors de risque de change de transaction. Il naît par des transactions
financières (prêts et emprunts en devises) ou par des flux de dividendes en devises.
Il existe également un risque de change de consolidation qui naît lors du rapatriement
des comptes d’une filiale étrangère.
■ Le risque de marché :
Le risque de marché est un risque sur le prix des actifs. C’est un risque de
dépréciation et de perte avérée s’il y a vente.
L’un des moyens de couverture réside dans l’intervention sur les marchés
dérivés qui consiste en une prise de position inverse à celle qu’on a en
portefeuille.
Achraf Oudich
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■ Le risque systémique
Le risque systémique naît lorsqu’un opérateur n’est pas en mesure d’honorer ses
engagements, entraînant des défaillances en chaîne, et mettant de facto en
difficultés l’ensemble des acteurs du marché.
Il existe sur tous les marchés (organisés ou de gré à gré) et pour toutes activités
financières.
■ Le risque global d’insolvabilité
L’ensemble de ces risques converge vers un risque ultime pour l’établissement
financier, le risque global d’insolvabilité, autrement dit le risque de faillite.
Face à la montée des risques financiers et bancaires, et face aux conséquences de
ces risques, les autorités de tutelles, et tout particulièrement la Banque des
Règlements Internationaux, ont imposé progressivement une réglementation aux
établissements de crédit.
Achraf Oudich