Fiche Ifrs
Fiche Ifrs
Introduction
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Fiche 18 : Le goodwill – Norme IFRS 3
Fiche 19 : La dépréciation des actifs – Norme IAS 36
Fiche 20 : Les actifs financiers – Normes IAS 32 et 39
Fiche 21 : Les contrats de construction – Norme IAS 11
Fiche 22 : Les méthodes préférentielles
Fiche 23 : La reconnaissance du revenu
Annexes
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Introduction
3 © CFPC
Fiche 1
Le cadre conceptuel
Les normes comptables IAS/IFRS (adoptées) sont d’application obligatoire pour les
sociétés cotées sur un marché réglementé de l’Union européenne depuis le
1er janvier 2005. Elles ont également été adoptées par d’autres pays dans le monde
(par exemple la Chine). En revanche, les États-Unis appliquent les normes US GAAP
(Generally Accepted Accounting Principles) élaborées par leur propre organisme le
FASB (Financial Accounting Standards Board).
4 © CFPC
Le cadre conceptuel n’est pas une norme mais un ensemble de concepts qui sont la
base de la préparation et de la présentation des états financiers, et auxquels il faut
se référer pour traiter un problème non prévu par une norme.
Membres du personnel
Information sur la stabilité et la rentabilité de l’entreprise
Capacité de l’entreprise à payer une rémunération
Avantages en matière de retraite
Opportunités en matière d’emploi
Prêteurs
Paiement des intérêts et des prêts à l’échéance ==> solvabilité
Clients
Continuité de l’entreprise
Public
Contribution à l’économie locale
Tendances et évolutions récentes de la prospérité de l’entreprise et sur
l’étendue de ses activités
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I- Objectif des états financiers
L’objectif des états financiers est de fournir une information sur la situation
financière (C’est le bilan intitulé « un état de situation financière à la fin de la
période »), la performance (C’est le compte de résultat intitulé « un état du
résultat global de la période ») et sur les variations de la situation financière (un
état de situation financière au début de la première période de comparaison
lorsque l'entité applique une méthode comptable à titre rétroactif ou effectue
un retraitement rétroactif des éléments de ses états financiers, ou lorsqu'elle
procède à un reclassement des éléments dans ses états financiers).
Cette information doit être utile et pertinente pour un large éventail d’utilisateurs,
c’est-à-dire leur permettant de prendre des décisions économiques.
Continuité d’exploitation
L’entreprise est censée poursuivre ses activités dans un avenir prévisible. Sinon, il
faut se placer dans une base différente et l’indiquer de manière explicite en
annexe.
Remarque : ces deux hypothèses sont également retenues dans les principes
comptables français.
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III- Caractéristiques qualitatives des états financiers
Les attributs rendant utiles pour les utilisateurs l’information fournie dans les états
financiers sont énoncés ci-dessous :
Intelligibilité :
L’information doit être compréhensible immédiatement par les utilisateurs. Ces
derniers sont censés avoir une connaissance raisonnable des affaires et activités
économiques et de la comptabilité. De plus, ils doivent avoir la volonté d’étudier
de manière raisonnablement diligente l’information communiquée. Toutefois, cela
ne signifie pas qu’il faut exclure les sujets jugés trop complexes.
Pertinence :
Définition : l’information est pertinente lorsqu’elle influence les décisions
économiques des utilisateurs en les aidant dans l’évaluation des événements
passés, présents ou à venir, ou encore en les aidant à corriger les évaluations
passées.
Fiabilité :
Définition : l’information est fiable si elle est exempte d’erreurs et de biais
significatifs et si les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter l’image
fidèle de ce qu’elle est censée présenter.
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Principe de la prééminence de la substance sur la forme :
Les transactions et autres événements doivent être comptabilisés et présentés
conformément à leur substance et leur réalité économique et non pas seulement
selon leur forme juridique.
Conséquence : les biens pris en crédit-bail figurent à l’actif du bilan (IAS 17).
Enfin, pour être fiable, l’information doit aussi être exhaustive, tout en ayant le
souci à la fois du coût et de l’importance significative : « Trop d’information tue
l’information », et le coût de son obtention est très élevé.
Comparabilité :
Comparaison dans le temps mais aussi dans l’espace (entreprises entre elles).
Nécessité de la permanence des méthodes utilisées par une même entreprise, mais
aussi par des entreprises différentes. Les méthodes utilisées et les changements de
méthodes effectués doivent être indiqués (IAS 8).
Célérité : plus une information tarde à être fournie, plus elle perd de pertinence.
Il convient de trouver un équilibre entre la rapidité (facteur de pertinence) et la
fiabilité.
8 © CFPC
Image fidèle : Ce concept n’est pas défini en tant que tel dans le Cadre
conceptuel. Mais il est précisé : « l’application des principales caractéristiques
qualitatives et des dispositions normatives comptables appropriées a normalement
pour effet que les états financiers donnent ce qui généralement s’entend par
image fidèle ou présentation fidèle de cette information ».
Nous vous invitons à vous reporter à la fiche 5 qui concerne la norme IAS 1 « La
présentation des états financiers ».
Un actif est comptabilisé au bilan lorsqu’il est probable que des avantages
économiques futurs iront à l’entreprise et que l’actif a un coût ou une valeur qui
peut être évalué de façon fiable (Cette définition a été reprise dans le référentiel
comptable français avec le règlement CRC 2004-06 Définition, comptabilisation et
évaluation des actifs applicable depuis le 1er janvier 2005). Lorsqu’il est
improbable que les avantages économiques futurs iront à l’entreprise au-delà de
l’exercice, c’est une charge qu’il faut comptabiliser et non un actif.
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Un produit est comptabilisé lorsqu’un accroissement d’avantages économiques
futurs lié à un accroissement d’actif ou à une diminution de passif s’est produit et
qui peut être évalué de façon fiable. La comptabilisation d’un produit a donc lieu
en même temps que la comptabilisation d’une augmentation d’actif ou d’une
diminution de passif.
Rattachement des charges aux produits : les charges sont comptabilisées sur la
base d’une association directe entre les coûts encourus et l’obtention d’éléments
spécifiques de produits.
Lorsque les avantages sont attendus sur plusieurs exercices, et que l’association
avec les produits ne peut être déterminée que de façon vague ou indirecte
implique la comptabilisation des charges sur la base de procédures de répartition
systématiques et rationnelles : amortissements.
Une charge est aussi comptabilisée dès qu’une dépense ne produit aucun avantage
économique futur ou bien lorsque, et dans la mesure où, les avantages
économiques futurs ne remplissent pas ou cessent de remplir les conditions de
comptabilisation en tant qu’actif.
Et enfin une charge est également enregistrée dans le cas où un passif est encouru
sans comptabilisation d’un actif (ex : passif naissant de la garantie d’un produit).
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Évaluation - Coût actuel
Actifs : valeur actualisée des entrées nettes futures de trésorerie que l’élément
génère dans le cours normal de l’activité.
Passifs : valeur actualisée des sorties de trésorerie nettes futures que l’on s’attend
à devoir consentir pour éteindre les passifs dans le cours normal de l’activité.
La juste valeur correspond au montant pour lequel un actif pourrait être échangé
ou un passif éteint, entre des parties bien informées et consentantes dans le cadre
d’une transaction effectuée dans des conditions de concurrence normale. Le
concept de juste valeur est plus large que celui de valeur de marché (qui fait
référence à l’existence d’un marché actif, qui n’existe pas pour tous les éléments).
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VII- Concepts de capital et de maintien du capital
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Fiche 2
Coût amorti
Le coût amorti d’un actif ou d’un passif financier est le montant auquel est évalué
l’actif ou le passif lors de sa comptabilisation initiale, diminué des remboursements
en capital, majoré ou minoré de l’amortissement cumulé calculé par la méthode
du taux d’intérêt effectif (voir la définition dans la fiche 3), de toute différence
entre ce montant initial et le montant à l’échéance.
Le taux effectif global est le taux qui actualise exactement les décaissements ou
encaissements de trésorerie futurs sur la durée de vie prévue de l’instrument
financier. Le calcul inclut l’intégralité des commissions et frais payés ou reçus
entre les parties ou contrat.
Exemple :
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Fiche 3
Le taux d’intérêt effectif
Le taux d’intérêt effectif (TIE) est le taux d’intérêt qui égalise la valeur actualisée
des flux futurs estimés liés à l’instrument et la valeur nette comptable de l’actif et
du passif financier représentatif de cet instrument.
Il s’agit d’un taux actuariel, encore appelé « taux de rendement interne » (TRI)
La méthode du TIE est la méthode de calcul, sur la base du coût amorti (et des
produits et des charges d’intérêt), d’un actif ou passif financier, ou d’un groupe
d’actifs ou de passifs financiers (voir fiche 2).
Pour calculer le TIE une entité doit estimer les flux futurs. Ce calcul inclut
l’intégralité des commissions et des points payés ou reçus entre les parties au
contrat, qui font partie intégrante du taux TIE, des coûts de transactions et de
toutes les primes positives ou négatives.
L’application de la méthode du TIE aboutit ainsi à amortir les éléments inclus dans
la valeur comptable de l’instrument financier (commissions, coût de transaction,
primes et décotes) sur la durée de vie attendue de l’instrument (voir un exemple
de calcul dans la fiche 2).
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Fiche 4
IFRS 13 - La notion de juste
valeur
Approche de marché
Technique d’évaluation qui se fonde sur les prix et d’autres informations
pertinentes générées par des transactions de marché sur des actifs, des passifs ou un
groupe d’actifs et de passifs (par exemple une entreprise) identiques ou comparables
(c’est-à-dire similaires).
Coûts de transaction
Coûts de la vente d’un actif ou du transfert d’un passif sur le marché principal (ou
le marché le plus avantageux) pour l’actif ou le passif, qui sont directement
attribuables à la cession de l’actif ou au transfert du passif et qui satisfont aux
deux critères ci-dessous :
- ils sont directement liés à la transaction et essentiels à celle-ci,
- ils n’auraient pas été engagés par l’entité si la décision de vendre l’actif (ou de
transférer le passif) n’avait pas été prise (ils s’apparentent aux coûts de la vente,
définis dans la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et
activités abandonnées »).
Données
Hypothèses que les participants de marché utiliseraient pour fixer le prix d’un actif
ou d’un passif, y compris les hypothèses sur les risques, dont les suivants :
- le risque inhérent à une technique d’évaluation particulière utilisée pour
déterminer la juste valeur (par exemple un modèle d’évaluation),
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- le risque inhérent aux données utilisées par la technique d’évaluation. Les données
peuvent être observables ou non observables.
Données de niveau 1
Prix cotés (non ajustés) sur des marchés actifs, pour des actifs ou des passifs
identiques, auxquels l’entité peut avoir accès à la date d’évaluation.
Données de niveau 2
Données concernant l’actif ou le passif, autres que les prix cotés inclus dans les
données de niveau 1, qui sont observables directement ou indirectement.
Données de niveau 3
Données non observables concernant l’actif ou le passif.
Données observables
Données qui sont élaborées à l’aide des données de marché, par exemple les
informations publiées sur des événements ou des transactions réels, qui reflètent
les hypothèses que les participants de marché utiliseraient pour fixer le prix de
l’actif ou du passif.
Frais de transport
Frais qui seraient engagés pour transporter un actif de l’endroit où il se trouve
jusqu’au marché principal (ou jusqu’au marché le plus avantageux).
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Participants de marché
Acquéreurs et vendeurs sur le marché principal (ou le marché le plus avantageux)
pour l’actif ou le passif, qui réunissent toutes les caractéristiques ci- dessous :
- ils sont indépendants les uns des autres, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas des parties
liées au sens d’IAS 24 (voir fiche 10) ; le prix convenu lors d’une transaction entre
parties liées peut toutefois servir de donnée pour une évaluation de la juste valeur, si
l’entité dispose d’éléments probants indiquant que la transaction a été conclue à des
conditions de marché,
- ils sont bien informés, en ce qu’ils possèdent une compréhension raisonnable de
l’actif ou du passif et de la transaction, fondée sur toutes les informations
disponibles, y compris celles pouvant être obtenues au moyen des procédures
habituelles et coutumières de contrôle diligent,
- ils sont capables de conclure une transaction sur l’actif ou le passif,
- ils sont prêts à conclure une transaction sur l’actif ou le passif, c’est-à-dire qu’ils
ont un motif de le faire, sans toutefois y être forcés ou obligés de quelque autre
façon.
Juste valeur
Prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors
d’une transaction normale entre des participants de marché à la date d’évaluation.
Marché actif
Marché sur lequel ont lieu des transactions sur l’actif ou le passif selon une
fréquence et un volume suffisants pour fournir de façon continue de l’information
sur le prix.
Marché principal
Marché sur lequel on observe le volume et le niveau d’activité les plus élevés pour
l’actif ou le passif.
17 © CFPC
Prime de risque
Compensation que cherchent à obtenir les participants de marché qui ont une
aversion au risque pour supporter l’incertitude inhérente aux flux de trésorerie
liés à un actif ou un passif. La prime de risque est aussi appelée « ajustement au
titre des risques ».
Risque de non-exécution
Risque qu’une entité ne s'acquitte pas d'une obligation. Le risque de non-exécution
comprend notamment le risque de crédit propre à l’entité.
Transaction normale
Transaction qui suppose l’exposition de l’actif ou du passif sur le marché pendant
une certaine période avant la date d’évaluation, afin que les activités
commerciales ordinaires puissent avoir lieu pour les transactions sur de tels actifs
ou passifs; il ne s’agit pas d’une transaction forcée (par exemple, une liquidation
involontaire ou une vente sur saisie).
Unité de comptabilisation
Niveau auquel un actif ou un passif est regroupé ou ventilé selon une norme IFRS
aux fins de la comptabilisation.
Utilisation optimale
Utilisation d’un actif non financier, par les participants de marché, qui maximise
sa valeur ou celle du groupe d’actifs et de passifs (par exemple une entreprise)
dont il fait partie.
Prix d’entrée
Prix payé pour acquérir un actif ou reçu pour assumer un passif lors d’une
opération d’échange.
Prix de sortie
Prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif.
18 © CFPC
La Norme IFRS 13 décrit l’approche globale de l’évaluation de la juste valeur.
L’entité doit déterminer l’ensemble des éléments suivants :
• L’actif spécifique ou le passif faisant l’objet de l’évaluation (conformément
à son unité de compte),
• Pour un actif non financier, le postulat d’évaluation approprié
(conformément à son utilisation optimale),
• Le marché principal (ou le plus avantageux) pour l’actif ou le passif,
• La ou les technique(s) d’évaluation appropriées, compte tenu de la
disponibilité des données avec lesquelles seront élaborées les données
d’entrée qui représentent les hypothèses que les intervenants du marché
utiliseraient pour fixer le prix de l’actif ou du passif, ainsi que du niveau où
seraient classées ces données d’entrée dans la hiérarchie des justes valeurs.
L’actif ou le passif
L’évaluation de la juste valeur porte sur un actif ou un passif déterminé. En
conséquence, lors de l’évaluation de la juste valeur, une entité doit tenir compte
des caractéristiques de l’actif ou du passif lorsque les intervenants du marché en
tiendraient compte pour déterminer le prix de l’actif ou du passif à la date
d’évaluation. Elles comprennent, par exemple :
• l’état de l’actif et l’endroit où il se trouve,
• les restrictions, le cas échéant, sur la vente ou l’utilisation de l’actif.
La transaction
Une évaluation de la juste valeur implique que la transaction de vente de l’actif ou
du transfert du passif a lieu soit sur le marché principal, c’est-à-dire le marché sur
lequel on observe le volume et le niveau d’activité les plus élevés pour l’actif ou le
passif ou, en l’absence de marché principal, le marché le plus avantageux pour
l’actif ou le passif, c’est-à-dire le marché qui maximise le montant qui serait reçu
pour vendre l’actif ou qui minimise le montant qui serait payé pour transférer le
passif.
19 © CFPC
Le prix
La juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le
transfert d’un passif dans une transaction ordonnée sur le marché principal (ou le
plus avantageux) à la date d’évaluation selon les conditions courantes du marché
(i.e. un prix de sortie), que ce prix soit directement observable ou estimé en
utilisant une autre technique d’évaluation.
Techniques d’évaluation
L’entité doit utiliser des techniques d’évaluation qui sont appropriées aux
circonstances et pour lesquelles il existe des données d’entrée suffisantes pour
évaluer la juste valeur, maximisant l’utilisation de données d’entrée observables
qui sont pertinentes et minimisant l’utilisation de données d’entrée non
observables.
20 © CFPC
Hiérarchie des justes valeurs
Pour accroître la cohérence et la comparabilité des évaluations à la juste valeur et
des informations à fournir qui les concernent, la Norme IFRS 13 présente une
hiérarchie des justes valeurs qui classe selon trois niveaux d’importance les
données d’entrée des techniques d’évaluation utilisées pour déterminer la juste
valeur. Cette hiérarchie place au plus haut niveau les prix cotés (non ajustés) sur
des marchés actifs pour des actifs ou des passifs identiques (données d’entrée de
niveau 1), et au niveau le plus bas les données d’entrée non observables (données
d’entrée de niveau 3). Dans certains cas, les données d’entrée utilisées pour
déterminer la juste valeur d’un actif ou d’un passif peuvent être classées à des
niveaux différents dans la hiérarchie. La juste valeur obtenue est classée dans son
ensemble au même niveau hiérarchique que la donnée d’entrée du plus bas niveau
qui est significative pour la juste valeur dans son ensemble. L’appréciation du
caractère significatif d’une donnée d’entrée déterminée pour la juste valeur dans
son ensemble nécessite l’exercice du jugement et tient compte des facteurs
spécifiques à l’actif ou au passif.
Données d’entrée de niveau 1
Les données d’entrée de niveau 1 s’entendent des prix cotés (non ajustés) sur des
marchés actifs pour des actifs ou des passifs identiques auxquels l’entité peut avoir
accès à la date d’évaluation. Un prix coté dans un marché actif fournit la preuve la
plus fiable de la juste valeur et doit être utilisée sans ajustement pour évaluer la
juste valeur lorsque disponible, sauf dans des cas spécifiques précisés dans le § 79
la Norme IFRS 13.
Données d’entrée de niveau 2
Les données d’entrée de niveau 2 sont des données d’entrée, autres que les prix
cotés inclus dans les données d’entrée de niveau 1, qui sont observables pour
l’actif ou le passif, soit directement, soit indirectement.
Si l’actif ou le passif a une échéance spécifiée (contractuelle), une donnée
d’entrée de niveau 2 doit être observable pour la quasi-totalité de la durée de
l’actif ou du passif. Les données d’entrée de niveau 2 comprennent :
• les prix cotés sur des marchés actifs pour des actifs ou des passifs similaires ;
• les prix cotés sur des marchés qui ne sont pas actifs pour des actifs ou des
passifs identiques ;
• les données d’entrée autres que les prix cotés qui sont observables pour
l’actif ou le passif, par exemple, les taux d’intérêt et les courbes de taux
observables aux intervalles usuels, les volatilités implicites, les différentiels
de taux.
21 © CFPC
Les ajustements apportés aux données d’entrée de niveau 2 varient selon des
facteurs spécifiques à l’actif ou au passif. Ces facteurs incluent : l’état de l’actif
ou l’endroit où il se trouve, la mesure dans laquelle les données d’entrée ont trait
à des éléments comparables à l’actif ou au passif, ainsi que le volume et le niveau
d’activité sur les marchés où ces données d’entrée sont observées.
Un ajustement qui est significatif pour la juste valeur dans son ensemble peut
donner lieu à une évaluation de la juste valeur classée au niveau 3 de la hiérarchie
de la juste valeur si l’ajustement utilise des données d’entrée importantes non
observables.
Données d’entrée de niveau 3
Les données d’entrée de niveau 3 sont les données d’entrée concernant l’actif ou
le passif qui sont fondées sur des données non observables. Ces données d’entrée
non observables doivent être utilisées pour évaluer la juste valeur dans la mesure
où il n’y a pas de données d’entrée observables disponibles, ce qui rend possible
l’évaluation dans les cas où il n’y a pas, ou presque pas, d’activité sur les marchés
pour l’actif ou le passif à la date d’évaluation. Cependant, l’objectif de
l’évaluation de la juste valeur demeure le même, à savoir l’estimation d’un prix de
sortie du point de vue d’un intervenant du marché qui détient l’actif ou qui doit le
passif. Ainsi, les données d’entrée non observables doivent refléter les hypothèses
que les intervenants du marché utiliseraient pour fixer le prix de l’actif ou du
passif, y compris les hypothèses concernant le risque.
Informations à fournir
La Norme IFRS 13 comprend également l’ensemble des informations qui doivent
être fournies pour aider les utilisateurs des états financiers à juger des points
suivants :
• pour les actifs et passifs au bilan qui sont évalués à la juste valeur sur une
base récurrente ou non-récurrente suite à leur comptabilisation initiale, les
techniques d’évaluation et les données d’entrée utilisées pour réaliser ces
évaluations,
• pour les évaluations récurrentes de la juste valeur utilisant de manière
significative des données d’entrée non observables (niveau 3), l’impact des
évaluations sur les pertes et profits ou autres éléments du résultat global de
la période.
22 © CFPC
Les normes de communication financière
23 © CFPC
Fiche 5
IAS 1 – Présentation
des états financiers
L’objectif des états financiers est de fournir des informations sur la situation
financière, la performance financière et les flux de trésorerie de l’entité, qui
soient utiles à un large éventail d’utilisateurs pour la prise de décisions
économiques.
L'entité peut utiliser pour ces états financiers des titres différents de ceux qui sont
utilisés dans la présente norme. L'entité peut présenter les composantes du
résultat soit en tant qu'élément d'un état unique de résultat global, soit dans un
compte de résultat séparé. Lorsqu'un compte de résultat est présenté, il fait partie
d'un jeu complet d'états financiers et doit être présenté immédiatement avant
l'état du résultat global.
24 © CFPC
Caractéristiques générales
Les états financiers doivent présenter une image fidèle de la situation financière,
de la performance financière et des flux de trésorerie de l'entité. La présentation
d’une image fidèle nécessite une représentation fidèle des effets des transactions,
autres événements et conditions selon les définitions et les critères de
comptabilisation des actifs, des passifs, des produits et des charges exposés dans le
cadre conceptuel. L’application des Normes IAS/IFRS, accompagnée de la
présentation d’informations supplémentaires lorsque nécessaire, est présumée
conduire à des états financiers qui donnent une image fidèle.
25 © CFPC
État de la situation financière à la fin de la période (ex « Bilan »)
L'entité doit présenter séparément dans l'état de situation financière les actifs
courants et non courants et les passifs courants et non courants, sauf lorsqu'une
présentation selon le critère de liquidité apporte des informations fiables et plus
pertinentes.
26 © CFPC
L'entité doit classer un actif en tant qu'actif courant lorsque :
elle s'attend à réaliser l'actif ou qu'elle entend le vendre ou le consommer
dans son cycle d'exploitation normal,
elle détient l'actif principalement aux fins d'être négocié,
elle s'attend à réaliser cet actif dans les douze mois qui suivent la période de
reporting ; ou
l'actif se compose de trésorerie ou d'équivalents de trésorerie, sauf s'il ne
peut être échangé ou utilisé pour régler un passif pendant au moins douze
mois après la période de reporting.
L'entité doit classer tous les autres actifs en actifs non courants.
L'entité doit classer tous les autres passifs en passifs non courants.
Au minimum, l'état du résultat global doit comporter les postes suivants au titre de
la période :
les produits des activités ordinaires,
les charges financières,
la quote-part dans le résultat des entreprises associées et des coentreprises
comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence,
la charge d'impôt sur le résultat,
un montant unique représentant le total :
27 © CFPC
1. du profit ou de la perte après impôt des activités abandonnées, et
2. du profit ou de la perte après impôt comptabilisé(e) résultant de
l'évaluation à la juste valeur diminuée des coûts de la vente, ou de
la cession des actifs ou du (des) groupe(s) destiné(s) à être cédé(s)
constituant l'activité abandonnée,
le résultat,
chaque composante des autres éléments du résultat global classée par
nature,
la quote-part des autres éléments de résultat global des entreprises
associées et des coentreprises comptabilisées selon la méthode de la mise
en équivalence ; et
le résultat global total.
L'entité doit présenter les postes suivants dans l'état du résultat global en tant
qu'affectations du résultat de la période :
résultat de la période attribuable :
o aux intérêts minoritaires, et
o aux propriétaires de la société mère,
résultat global total pour la période attribuable :
o aux intérêts minoritaires, et
o aux propriétaires de la société mère.
L'entité doit présenter une analyse des charges comptabilisées dans le résultat en
utilisant une classification reposant soit sur leur nature, soit sur leur fonction au
sein de l'entité, en choisissant l'option qui fournit les informations fiables les plus
pertinentes.
L'entité qui classe les charges par fonction doit fournir des informations
supplémentaires sur la nature des charges, y compris les dotations aux
amortissements et les charges liées aux avantages du personnel.
28 © CFPC
État des variations des capitaux propres
L'entité doit présenter un état des variations des capitaux propres présentant :
le résultat global total de la période, présentant séparément les montants
totaux attribuables aux propriétaires de la société mère et aux intérêts
minoritaires ;
pour chaque composante des capitaux propres, les effets d'une application
rétrospective ou d'un retraitement rétrospectif comptabilisés selon IAS 8
« Méthodes comptables, changements d'estimations comptables et erreurs »
(voir fiche 6),
les montants des transactions avec les propriétaires agissant en cette
qualité, présentant séparément les contributions des propriétaires et les
distributions aux propriétaires ; et
pour chaque composante de capitaux propres, un rapprochement entre la
valeur comptable en début et en fin de période, indiquant séparément
chaque élément de variation.
L'entité doit indiquer, soit dans l'état des variations des capitaux propres, soit dans
les notes, le montant des dividendes comptabilisés au titre des distributions aux
propriétaires au cours de la période, ainsi que le montant correspondant par
action.
La Norme IAS 7 « Tableau des flux de trésorerie » énonce les dispositions relatives
à la présentation et aux informations à fournir relatives aux flux de trésorerie. Il
distingue le flux provenant de l’activité productive (activités opérationnelles et
activités d’investissement) de ceux provenant des activités de financement, de
l’impôt sur le résultat, des activités abandonnées et des capitaux propres (voir
fiche 11).
Notes annexes
29 © CFPC
Fiche 6
IAS 8 - Méthodes comptables,
changements d’estimations
comptables et erreurs
Objectif de la norme
Les informations à fournir sur les méthodes comptables, sauf celles qui se
rapportent aux changements de méthodes comptables, sont énoncées dans IAS 1
« Présentation des états financiers » (voir fiche 5).
Définitions
30 © CFPC
Une erreur d’une période antérieure est une omission ou une inexactitude des états
financiers de l’entité portant sur une ou plusieurs périodes antérieures et qui
résulte de la non-utilisation ou de l’utilisation abusive d’informations fiables :
- qui étaient disponibles lorsque la publication des états financiers de ces
périodes a été autorisée ; et
- dont on pouvait raisonnablement s’attendre à ce qu’elles aient été
obtenues et prises en considération pour la préparation et la
présentation de ces états financiers.
Parmi ces erreurs figurent les effets d’erreur de calcul, les erreurs dans
l’application des méthodes comptables, des négligences, des mauvaises
interprétations des faits et des fraudes.
31 © CFPC
Cohérence des méthodes comptables
Une entité doit sélectionner et appliquer ses méthodes comptables avec cohérence
pour des transactions, autres événements et conditions similaires, sauf dans le cas
où une norme ou une interprétation impose ou permet spécifiquement de classer
par catégories des éléments auxquels l’application de méthodes comptables
différentes peut être appropriée. Si une norme ou une interprétation impose ou
permet un tel classement par catégories, il faut choisir la méthode comptable la
plus appropriée et l’appliquer de manière cohérente et permanente à chaque
catégorie.
32 © CFPC
Changements d’estimations comptables
Par exemple, des estimations des éléments suivants peuvent être requises :
- les créances douteuses,
- l’obsolescence du stock,
- la juste valeur d’actifs ou de passifs financiers,
- les durées d’utilité ou le rythme attendu de consommation des avantages
économiques futurs procurés par un actif amortissable,
- et les obligations de garantie.
Une entité doit notamment fournir des informations sur la nature et le montant de
tout changement d’estimation comptable ayant une incidence sur la période en
cours ou dont il est prévu qu’il aura une incidence sur des périodes ultérieures, à
l’exception de l’incidence sur des périodes futures lorsqu’il est impraticable
d’estimer cette incidence.
Erreurs
33 © CFPC
6-2 : Les changements comptables selon l’avis 97-06 et le règlement CRC 99-09
Analyse
La permanence des méthodes est une condition sine qua non pour assurer la
comparabilité. Pour autant, les méthodes comptables doivent évoluer, ne serait-ce
que pour s’améliorer. Peut-être en prévision des nombreuses réformes attendues
du PCG, le Comité de la Réglementation Comptable (CRC) a, dès 1999, intégré le
règlement sur les changements comptables dans le PCG, avec le CRC 99-09.
34 © CFPC
Modes opératoires
Le traitement comptable des changements de méthodes est identique pour tous les
changements de méthodes comptables, qu’ils soient décidés par l’entreprise ou
imposés par une nouvelle réglementation.
OUI
Incidence Lors de changements de méthodes comptables, l’effet après
rétrospective impôt, de la nouvelle méthode est calculé de façon
rétrospective, comme si celle-ci avait toujours été appliquée
NON SAUF SI …
Si l'estimation de l'effet rétrospectif à l'ouverture ne peut
Incidence être faite de façon objective, en particulier lorsque la
prospective nouvelle méthode est caractérisée par la prise en compte
d'hypothèses, alors le calcul de l'effet du changement est fait
de manière prospective
OUI
L'impact du changement déterminé à l'ouverture, après effet
Impact en
d'impôt, est normalement imputé en « report à nouveau » dès
capitaux
l'ouverture de l'exercice
propres Sauf si …
Sur le plan pratique, le PCG précise que l’écriture modifiant les capitaux propres
doit être enregistrée par le compte de « report à nouveau », pour que l’impact soit
neutre sur le résultat de l’année à l’ouverture, de manière à respecter le principe
de l’intangibilité du bilan d’ouverture prévu à l’alinéa 3 de l’article L 123-19 du
Code de Commerce.
35 © CFPC
La méthode prospective, beaucoup plus simple que la méthode rétrospective, est
théoriquement interdite en cas de changement de méthode. Elle est réservée, en
théorie, aux changements d’estimation et aux changements d’option fiscale.
Dans quels cas la méthode prospective est-elle autorisée ?
La possibilité offerte par les textes de recourir à cette méthode s’est faite en
plusieurs étapes.
Tout d’abord, cette méthode a été autorisée pour la mise en place des
amortissements par composants. Face à la complexité de la méthode de
reconstitution des coûts historiques (nom donné à la méthode rétrospective), le
comité d’urgence du Comité National de la Comptabilité (CNC) a proposé une
solution alternative : la méthode de réallocation des valeurs nettes comptables
(nom donné à la méthode prospective simplifiée). Cette méthode simplifiée était
alors exclusivement réservée au traitement des biens décomposés.
Elle peut être appliquée dans les comptes individuels et dans les comptes
consolidés.
36 © CFPC
Principe de la méthode prospective
Le traitement comptable selon cette méthode est, par définition, prospectif, c'est-
à-dire qu’aucun retraitement n’est effectué sur les comptes des exercices
antérieurs.
Cette méthode ne modifiant pas les exercices antérieurs, elle n’a donc aucun
impact sur les capitaux propres.
37 © CFPC
Fiche 7
IAS 10 – Les évènements
postérieurs à la période de
reporting
Objectif de la norme
Définitions
Comptabilisation
Une entité doit ajuster les montants comptabilisés dans ses états financiers pour
refléter des événements postérieurs à la période de reporting donnant lieu à des
ajustements.
38 © CFPC
- la réception, après la période de reporting, d’informations indiquant qu’un actif
s’était déprécié à la date de reporting ou que le montant d’une perte de valeur
préalablement comptabilisée au titre de cet actif doit être ajusté,
- la détermination, après la période de reporting, du coût d’actifs achetés ou des
produits des actifs vendus avant la date de reporting,
- la détermination, après la période de reporting, du montant des paiements à
effectuer au titre de l’intéressement ou de primes si, à la fin de la période de
reporting, l’entité avait une obligation actuelle juridique ou implicite d’effectuer
ces paiements du fait d’événements antérieurs à cette date,
- la découverte de fraude ou d’erreurs montrant que les états financiers sont
incorrects.
Une entité ne doit pas ajuster les montants comptabilisés dans ses états financiers
pour refléter des événements postérieurs à la période de reporting ne donnant pas
lieu à des ajustements.
Continuité d’exploitation
Une entité ne doit pas établir ses états financiers sur une base de continuité
d’exploitation si la direction détermine, après la période de reporting, qu’elle a
l’intention, ou qu’elle n’a pas d’autre solution réaliste que de liquider l’entité ou
de cesser son activité. La Norme IAS 1 précise les informations à fournir dans cette
situation (voir fiche 5).
Informations à fournir
Si une entité reçoit, après la fin de la période de reporting, des informations sur
des situations qui existaient à la fin de la période de reporting, elle doit mettre à
jour les informations fournies relatives à ces situations au vu de ces nouvelles
informations.
39 © CFPC
Si des événements postérieurs à la période de reporting ne donnant pas lieu à des
ajustements sont significatifs, le fait de ne pas les indiquer pourrait avoir une
incidence sur les décisions économiques prises par les utilisateurs sur la base des
états financiers. Dès lors, l’entité fournira les informations suivantes pour chaque
catégorie significative d’événements postérieurs à la période de reporting ne
donnant pas lieu à des ajustements : la nature de l’événement et une estimation
de son effet financier, ou l’indication que cette estimation ne peut être faite.
40 © CFPC
Fiche 8
IFRS 8 – Les secteurs
opérationnels
Préalable
Cette norme qui a remplacé la Norme IAS 14, le 1er janvier 2009, correspond à une
étape importante dans la convergence à court terme des normes IAS/IFRS et US
GAAP, elle aligne les informations sectorielles à fournir avec les exigences de FAS
131. Les points clefs des IFRS 8 sont : une information directement issue du
reporting interne, une application ou non des IAS/IFRS pour les indicateurs à
publier, une obligation d’information même pour entités mono secteurs et enfin un
renforcement des obligations intermédiaires.
Principe fondamental
Une entité doit fournir une information qui permette aux utilisateurs de ses états
financiers d'évaluer la nature et les effets financiers des activités dans lesquelles
elle est engagée et les environnements économiques dans lesquels elle opère.
Champ d'application
La présente norme s'applique aux états financiers individuels d'une entité dont les
instruments d'emprunt ou de capitaux propres sont négociés sur un marché organisé
(bourse nationale ou étrangère...) dont les états financiers sont déposés ou sont en
cours de dépôt auprès d'un organisme de contrôle des marchés financiers ou d'une
autre autorité de réglementation, aux fins d'émettre une quelconque catégorie
d'instrument sur un marché public.
Secteurs opérationnels
Un secteur opérationnel est une composante d'une entreprise qui s'engage dans des
activités susceptibles de lui faire percevoir des produits et supporter des charges et
dont les résultats opérationnels sont régulièrement examinés par le principal
décideur opérationnel de l'entité afin de prendre des décisions quant aux
ressources à affecter au secteur et d'évaluer ses performances.
41 © CFPC
Secteurs à présenter
Critères de regroupement
Seuils quantitatifs
42 © CFPC
Informations à fournir
Une entité doit, notamment, fournir les éléments suivants pour chaque exercice
pour lequel un compte de résultat est présenté :
Informations générales
Une entité doit fournir les informations générales concernant les facteurs utilisés
pour identifier les secteurs à présenter de l'entité, y compris la base d'organisation,
et les types de produits et de services dont découlent les produits de chacun des
secteurs à présenter.
Rapprochements
Les rapprochements des montants du bilan pour les secteurs à présenter avec les
montants du bilan de l'entité sont requis pour chaque date à laquelle un bilan est
présenté. Tous les éléments de rapprochement significatifs sont identifiés et
décrits séparément.
Évaluation
Le montant de chaque élément sectoriel présenté doit être l'évaluation présentée
au principal décideur opérationnel aux fins de prise de décision concernant
l'affectation de ressources au secteur et d'évaluation de ses performances. Les
ajustements et les éliminations effectuées lors de l'établissement des états
financiers de l'entité et l'affectation des produits, des charges et des profits et
pertes ne sont pris en compte que pour déterminer le résultat sectoriel présenté
que s'ils sont inclus dans l'évaluation du résultat sectoriel utilisé par le principal
décideur opérationnel. Une entité présente une explication des évaluations du
résultat sectoriel, des actifs sectoriels et des passifs sectoriels pour chaque secteur
à présenter.
43 © CFPC
Fiche 9
IAS 24 – L’information relative
aux parties liées
Source : www.focusifrs.com
Objectif de la norme
Champ d’application
Définitions
Une partie liée est une personne ou une entité qui est liée à l’entité qui prépare
ses états financiers (dénommée « l’entité présentant les états financiers » dans IAS
24).
(a) Une personne ou un membre de la famille proche de cette personne est
lié(e) à une entité présentant les états financiers si ladite personne :
(i) exerce un contrôle ou un contrôle conjoint sur l’entité présentant les
états financiers,
(ii) exerce une influence notable sur l’entité présentant les états financiers,
ou
(iii) fait partie des principaux dirigeants de l’entité présentant les états
financiers ou d’une société mère de l’entité présentant les états financiers.
(b) Une entité est liée à une entité présentant les états financiers si l’une des
conditions suivantes s’applique :
44 © CFPC
(i) l’entité et l’entité présentant les états financiers font partie du même
groupe (ce qui signifie que chaque société mère, filiale et filiale apparentée
est liée aux autres),
(ii) une entité est une entreprise associée ou coentreprise de l’autre entité
(ou une entreprise associée ou coentreprise d’un membre du groupe dont
l’autre entité fait partie),
(iii) les deux entités sont des coentreprises du même tiers,
(iv) une entité est une coentreprise d’une entité tierce et l’autre entité est
une entreprise associée de l’entité tierce,
(v) l’entité est un régime d'avantages postérieurs à l'emploi au bénéfice des
salariés de l’entité présentant les états financiers ou d’une entité liée à
l’entité présentant les états financiers. Si l’entité présentant les états
financiers est elle-même un tel régime, les employeurs finançant le régime
sont également liés à l’entité présentant les états financiers,
(vi) l’entité est contrôlée ou conjointement contrôlée par une personne
identifiée au point (a),
(vii) une personne identifiée au point (a), sous (i), exerce une influence
notable sur l’entité ou fait partie des principaux dirigeants de l’entité (ou
d’une société mère de l’entité).
45 © CFPC
La rémunération inclut tous les avantages du personnel selon la définition de la
Norme IAS 19 « Avantages du personnel » (voir fiche 26) y compris les avantages du
personnel auxquels la Norme IFRS 2 « Paiement fondé sur des actions » s’applique
(voir fiche 27). Les avantages du personnel désignent toutes les formes de
contrepartie payées, payables ou fournies par l'entité ou au nom de celle-ci, en
échange de services rendus à l'entité. Ils comprennent aussi la contrepartie payée
pour le compte d'une société mère de l'entité à propos de l'entité.
Les rémunérations comprennent :
(a) les avantages du personnel à court terme comme les salaires, les
traitements et les cotisations de sécurité sociale, les congés payés et les
congés maladie, l’intéressement et les primes (si elles sont payables dans
les douze mois suivant la fin de la période) ainsi que les avantages non
monétaires (comme l’assistance médicale, le logement, les voitures et les
biens ou services gratuits ou subventionnés) dont bénéficient les membres
du personnel en activité,
(b) les avantages postérieurs à l’emploi comme les pensions et autres
prestations de retraite, l’assurance-vie postérieure à l’emploi, et
l’assistance médicale postérieure à l’emploi,
(c) les autres avantages à long terme, notamment les congés liés à
l’ancienneté ou congés sabbatiques, les jubilés et autres avantages liés à
l’ancienneté, les indemnités pour invalidité de longue durée et, s’ils sont
payables douze mois ou plus après la fin de la période, l’intéressement, les
primes et les rémunérations différées,
(d) les indemnités de fin de contrat de travail ; et
(e) le paiement fondé sur les actions.
Les principaux dirigeants sont les personnes ayant l’autorité et la responsabilité de
la planification, de la direction et du contrôle des activités de l’entité,
directement ou indirectement, y compris les administrateurs (dirigeants ou non) de
cette entité.
En revanche, ne sont pas des parties liées :
(a) deux entités, par le simple fait qu’elles ont un administrateur ou un autre de
leurs principaux dirigeants en commun ou par le fait qu’un des principaux
dirigeants d’une entité exerce une influence notable sur l’autre entité,
46 © CFPC
(b) deux coentrepreneurs, par le simple fait qu’ils exercent le contrôle commun
d’une coentreprise,
(i) les bailleurs de fonds,
(ii) les syndicats,
(iii) les entreprises de services publics ; et
(iv) les services et organismes publics qui n’exercent pas de contrôle, de
contrôle conjoint ou d’influence notable sur l’entité présentant les états
financiers, simplement du fait de leurs transactions normales avec une
entité (bien qu’elles puissent restreindre la liberté d’action d’une entité ou
participer à son processus décisionnel) ;
(c) un client, fournisseur, franchiseur, distributeur, ou agent général unique
avec lequel une entité réalise un volume de transactions important,
simplement en raison de la dépendance économique qui en résulte.
Informations à fournir
47 © CFPC
(a) le montant des transactions,
(b) le montant des soldes, y compris des engagements, et :
48 © CFPC
Entités publiques
Une entité présentant les états financiers est dispensée des obligations en matière
d’informations à fournir du paragraphe 18 de la norme (cf. ci-dessus « Si une entité
a effectué des transactions... ») en ce qui concerne les transactions et les soldes, y
compris les engagements, entre parties liées avec :
(a) un État qui exerce un contrôle, un contrôle conjoint ou une influence
notable sur l’entité présentant les états financiers, et
(b) une autre entité qui est une partie liée dans la mesure où le même État
exerce un contrôle, un contrôle conjoint ou une influence notable à la fois sur
l’entité présentant les états financiers et l’autre entité.
Si une entité présentant les états financiers applique la dispense du paragraphe
précédent, elle doit indiquer ce qui suit concernant les transactions et soldes liés
visés au paragraphe précédent :
(a) le nom de l’autorité publique et la nature de sa relation avec l’entité
présentant les états financiers (c’est-à-dire contrôle, contrôle conjoint ou
influence notable)
(b) les informations suivantes de manière suffisamment détaillée afin de
permettre aux utilisateurs des états financiers de l’entité de comprendre
l’effet des transactions entre parties liées sur ses états financiers :
(i) la nature et le montant de chaque transaction notable individuellement
; et
(ii) pour les autres transactions collectivement mais pas individuellement
notables, une indication qualitative ou quantitative de leur importance. Les
types de transactions incluent celles énumérées au paragraphe 21 de la
norme.
49 © CFPC
Fiche 10
IAS 33 – Les résultats par action
Source : www.focusifrs.com
Objectif de la norme
Champ d’application
La Norme IAS 33 s'applique aux états financiers individuels ou séparés d'une entité
et aux états financiers consolidés d'un groupe avec une société mère :
- dont les actions ordinaires ou les actions ordinaires potentielles sont
négociées sur un marché public (une bourse de valeurs nationale ou étrangère
ou encore un marché de gré à gré, y compris des marchés locaux et
régionaux),
ou
- qui dépose ses états financiers auprès d'une autorité de réglementation des
valeurs mobilières ou d'un autre organisme de régulation, aux fins d'émettre
des actions ordinaires sur un marché public, ou qui est sur le point de le faire.
Evaluation
50 © CFPC
du résultat des activités ordinaires poursuivies attribuable à l’entité mère ;
et
du résultat attribuable à l’entité mère
doivent être les montants ci-dessus ajustés des montants après impôt des
dividendes préférentiels, des écarts résultant du règlement des actions
préférentielles et d’autres effets similaires d’actions préférentielles classées en
capitaux propres.
51 © CFPC
Ajustements rétrospectifs
Présentation
Informations à fournir
52 © CFPC
- les instruments (y compris les actions dont l’émission est conditionnelle)
qui pourraient diluer le résultat de base par action à l’avenir, mais qui
n’étaient pas inclus dans le calcul du résultat dilué par action parce qu’ils
sont antidilutifs pour la (les) période(s) présentée(s) ;
- une description des transactions sur actions ordinaires et des transactions
sur actions ordinaires potentielles, qui interviennent après la date de clôture
et qui auraient modifié de manière significative le nombre d’actions
ordinaires ou d’actions ordinaires potentielles en circulation à la fin de la
période si ces transactions étaient survenues avant la fin de la période de
reporting.
Si une entité fournit, outre ses résultats de base par action et dilué par action, des
montants par action en utilisant une composante présentée au compte de résultat
autres que ceux imposés par la présente norme, ces montants doivent être calculés
en utilisant le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires déterminé selon la
présente norme. Les montants de base et dilué par action relatifs à une telle
composante doivent être indiqués avec la même importance et présentés dans les
notes. Une entité doit indiquer la base de détermination du (des) numérateur(s), et
notamment si les montants par action s’entendent avant impôt ou après impôt. Si
l’entité utilise une composante du résultat qui n’est pas présentée comme un poste
du compte de résultat, elle doit fournir un rapprochement de la composante
utilisée avec un poste présenté dans le compte de résultat.
53 © CFPC
Fiche 11
IAS 7 – Les états
de flux de trésorerie
Source : www.focusifrs.com
Objectif de la norme
Champ d’application
Une entreprise doit établir un état des flux de trésorerie selon les dispositions de la
Norme IAS 7 et doit le présenter comme partie intégrante de ses états financiers
pour chaque période donnant lieu à présentation d'états financiers.
Définitions
54 © CFPC
Présentation de l’état des flux de trésorerie
L'état des flux de trésorerie présente les flux de trésorerie de la période classés en
activités opérationnelles, d'investissement et de financement.
Exemples de flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles :
- les entrées de trésorerie provenant de la vente de biens et de la prestation
de services,
- les entrées de trésorerie provenant de redevances, d'honoraires, de
commissions et d'autres produits,
- les sorties de trésorerie à des fournisseurs de biens et services,
- les sorties de trésorerie aux membres du personnel ou pour leur compte,
- les entrées et sorties de trésorerie d'une entité d'assurance relatives aux
primes et aux sinistres, aux annuités et autres prestations liées aux polices
d'assurance,
- les sorties de trésorerie ou remboursements d'impôts sur le résultat, à
moins qu'ils ne puissent être spécifiquement associés aux activités de
financement et d'investissement,
et
- les entrées et sorties de trésorerie provenant de contrats détenus à des
fins de négoce ou de transaction.
55 © CFPC
- entrées de trésorerie découlant du remboursement d'avances et de prêts
consentis à d'autres parties (autres que les avances et les prêts consentis par
une institution financière),
- sorties de trésorerie au titre de contrats à terme, de contrats d'option ou
de contrats de swap, sauf lorsque ces contrats sont détenus à des fins de
négoce ou de transaction ou que ces sorties sont classées parmi les activités
de financement, et
- entrées de trésorerie au titre des contrats à terme sur des marchés
organisés et de gré à gré, de contrats d'options ou de contrats de swap, sauf
lorsque ces contrats sont détenus à des fins de négociation ou de transaction
ou que ces entrées sont classées parmi les activités de financement.
Une entité doit présenter les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles,
en utilisant :
- soit la méthode directe, suivant laquelle les principales catégories
d'entrées et de sorties de trésorerie brutes sont présentées,
Dans cette méthode les recettes et les dépenses opérationnelles
apparaissent dans ces flux.
- soit la méthode indirecte, suivant laquelle le résultat est ajusté des effets
des transactions sans effet de trésorerie, des décalages ou régularisations
d'entrées ou de sorties de trésorerie opérationnelle passées ou futures liés à
l'exploitation et des éléments de produits ou de charges liés aux flux de
trésorerie concernant les investissements ou le financement.
56 © CFPC
Par exemple des dotations aux amortissements augmentent le résultat pour
aboutir aux flux de trésorerie des activités opérationnelles.
Les entités sont encouragées à présenter les informations des flux de trésorerie des
activités opérationnelles en utilisant la méthode directe.
Intérêts et dividendes
Les flux de trésorerie provenant des intérêts et dividendes perçus ou versés doivent
être tous présentés séparément. Chacun doit être classé de façon permanente
d'une période à l'autre dans les activités opérationnelles, d'investissement ou de
financement.
Par exemple les dividendes versés peuvent figurer dans les activités
opérationnelles (pour indiquer le montant net de dividendes représentatif de
l’autofinancement). Ils peuvent également apparaître dans les opérations de
financement (avec les augmentations de capital en numéraires).
57 © CFPC
Impôts sur le résultat
Les flux de trésorerie provenant des impôts sur le résultat doivent être présentés
séparément et classés comme des flux opérationnels de trésorerie, à moins qu'ils
ne puissent être spécifiquement rattachés aux activités de financement et
d'investissement.
Par exemple le flux de trésorerie lié à une cession d’immobilisation est un
montant net d’impôt.
Acquisitions et cessions de filiales et autres unités opérationnelles
Ainsi l’impact de l’acquisition d’une société contrôlée est égal au prix d’achat
des titres diminué de la trésorerie de la filiale à la date d’entrée. Ce flux
négatif figure dans les opérations d’investissement.
Ainsi l’impact de la sortie d’une société contrôlée est égal au prix de vente des
titres diminué de la trésorerie de la filiale à la date de sortie. Ce flux de
trésorerie positif apparaît dans les opérations d’investissement.
Une entité doit indiquer les éléments qui composent sa trésorerie et ses
équivalents de trésorerie et doit présenter un rapprochement entre les montants
de son état des flux de trésorerie et les éléments équivalents présentés dans l'état
de situation financière.
58 © CFPC
Autres informations à fournir
Recommandation de l’AMF :
Les transactions sans effet direct sur les flux de trésorerie sont exclues de l’état
des flux de trésorerie.
Les flux ne peuvent être compensés.
Les sociétés doivent, compte tenu de la diversité des pratiques actuelles, préciser
le classement des flux significatifs liés aux intérêts et aux dividendes, dans le
tableau de flux de trésorerie.
59 © CFPC
Les normes concernant les actifs
60 © CFPC
Fiche 12
IAS 16 - Immobilisations
corporelles
Définition
Les immobilisations corporelles sont des actifs corporels qui sont détenus par une
entité soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens ou de
services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives et dont on
s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus d’une période.
Comptabilisation
Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si,
et seulement si : il est probable que les avantages économiques futurs associés à
cet élément iront à l’entité et le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
Une entité apprécie, selon ce principe général de comptabilisation, tous les coûts
de ses immobilisations corporelles au moment où ils sont encourus. Ces coûts
incluent les coûts encourus initialement pour acquérir ou construire une
immobilisation corporelle et les coûts encourus ultérieurement pour l’accroître, la
remplacer partiellement, ou assurer son entretien.
Coûts ultérieurs
61 © CFPC
La poursuite de l’exploitation d’une immobilisation corporelle (un avion, par
exemple) peut être soumise à la condition de la réalisation régulière d’inspections
majeures destinées à identifier d’éventuelles défaillances, avec ou sans
remplacement de pièces. Lorsqu’une inspection majeure est réalisée, son coût est
comptabilisé dans la valeur comptable de l’immobilisation corporelle à titre de
remplacement, si les critères de comptabilisation sont satisfaits. Toute valeur
comptable résiduelle du coût de la précédente inspection (distincte des pièces
physiques) est décomptabilisée. Si nécessaire, le coût estimé d’une inspection
similaire future peut être utilisé comme indication de ce qu’était le coût du
composant existant de l’inspection au moment de l’acquisition ou de la
construction de l’élément.
Remarque :
-Les dépenses engagées pour des raisons de sécurité des personnes ou pour
des raisons environnementales et imposées par des obligations d’ordre légal ou
réglementaire et dont le non respect entrainerait le risque d’arrêt immédiat
ou différé des actifs ou des activités concernés doivent obligatoirement figurer
à l’actif.
Évaluation du coût
62 © CFPC
Évaluation après comptabilisation
Une entité doit choisir pour méthode comptable soit le modèle du coût, soit le
modèle de la réévaluation ; elle doit appliquer cette méthode à l’ensemble d’une
catégorie d’immobilisations corporelles.
Le modèle de la réévaluation
Amortissements
63 © CFPC
Dépréciation
Décomptabilisation
Informations à fournir
64 © CFPC
Fiche 13
IAS 23 – Les coûts d’emprunt
Définitions
Les coûts d'emprunt sont les intérêts et autres coûts qu'une entité encourt dans le
cadre d'un emprunt de fonds.
Un actif qualifié est un actif qui exige une longue période de préparation avant de
pouvoir être utilisé ou vendu.
Comptabilisation
Les entités doivent inscrire à l'actif les coûts d'emprunt qui sont directement
attribuables à l'acquisition, la construction ou la production d'un actif qualifié,
comme un élément du coût de cet actif. Elles doivent comptabiliser les autres
coûts d'emprunt en charges dans la période au cours de laquelle elles les
encourent.
Cette incorporation des coûts d’emprunt est obligatoire (il ne s’agit plus d’une
option).
Aucun coût d’emprunt n’est à incorporer lorsque l’actif est autofinancé.
65 © CFPC
Absence d’emprunt spécifique :
Dans la mesure où un entité emprunte des fonds de façon générale et les utilise en
vue de l'obtention d'un actif qualifié, elle doit déterminer le montant des coûts
d'emprunt incorporables au coût de l'actif en appliquant un taux de capitalisation
aux dépenses relatives à l'actif. Ce taux de capitalisation doit être la moyenne
pondérée des coûts d'emprunt applicables aux emprunts de l'entité en cours au
titre de la période, autres que les emprunts contractés spécifiquement dans le but
d'obtenir l'actif concerné. Le montant des coûts d'emprunt qu'une entité incorpore
au coût de l'actif au cours d'une période donnée ne doit pas excéder le montant
total des coûts d'emprunt qu'elle a encourus au cours de cette même période.
Les entités doivent suspendre l'incorporation des coûts d'emprunt pendant les
périodes longues au cours desquelles elles interrompent le développement actif
d'un actif qualifié.
Les entités doivent mettre fin à l'incorporation des coûts d'emprunt lorsque les
activités indispensables à la préparation de l'actif préalablement à son utilisation
ou sa vente prévue sont pratiquement toutes terminées.
66 © CFPC
Lorsqu'une entité termine la construction d'un actif qualifié par parties et que
chacune des parties constitutives, dont la construction se poursuit, est utilisable
indépendamment des autres, elle doit cesser d'incorporer les coûts d'emprunt dans
le coût de cette partie lorsqu'elle termine pratiquement toutes les activités
indispensables à la préparation de cette partie préalablement à son utilisation ou à
sa vente prévue.
Informations à fournir
67 © CFPC
Fiche 14
IAS 17 - Les contrats de location
Objectif de la norme
Champ d’application
68 © CFPC
Définitions
Un contrat de location est un accord par lequel le bailleur cède au preneur, pour
une période déterminée, le droit d’utilisation d’un actif en échange d’un paiement
ou d’une série de paiements.
Un contrat de location-financement est un contrat de location ayant pour effet de
transférer au preneur la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la
propriété d’un actif. Le transfert de propriété peut intervenir ou non, in fine.
Un contrat de location simple désigne tout contrat de location autre qu’un contrat
de location-financement.
69 © CFPC
Et le contrat de location simple définit comme un contrat de location autre qu’un
contrat de location financement.
I.A.S. / I.F.R.S.
Location financement Le bien loué figure à l’actif, des dettes
figurent au bilan. On éclate le loyer entre
amortissement et charges financières.
Remarque :
IFRS 16 relative aux contrats de location se substituera à la norme IAS 17. Elle
sera d’application obligatoire à compter du 1er Janvier 2019.
La nouvelle norme prescrit que les contrats de location (location simple ou
location financement) doivent être comptabilisés au bilan dans les comptes des
preneurs.
Sont exemptés de cette activation les contrats d’une durée inférieure à 12 mois
et ceux d’une faible valeur.
70 © CFPC
Fiche 15
IAS 40 – Les immeubles
de placement
Source : www.focusifrs.com
Le PCG (CRC 99-03) et le RMCC (CRC 99.02) ne font pas un cas particulier des
immeubles de placement. Ce sont des immobilisations corporelles comme les
autres terrains ou constructions.
Champ d’application
Définitions
Ainsi, par exemple un immeuble utilisé comme siège social ne constitue pas un
immeuble de placement.
71 © CFPC
- un bâtiment vacant mais détenu en vue d’être loué dans le cadre d’un ou
plusieurs contrats de location simple.
Remarque :
L’amendement apporté à la norme IAS 40 en Mai 2008 précise, désormais, que les
projets en cours de construction, devant être utilisés en tant que placement
immobilier, constituent des immeubles de placement.
Sont, par exemple, des éléments qui ne sont pas des immeubles de placement :
- un bien immobilier détenu en vue de sa vente dans le cadre de l’activité
ordinaire ou du processus de construction ou d’aménagement pour ladite
vente (voir Norme IAS 2 « Stocks »), par exemple, un bien immobilier acquis
exclusivement pour être vendu ultérieurement dans un avenir proche ou être
aménagé et revendu,
- un bien immobilier occupé par son propriétaire (voir Norme 16 « Les
immobilisations corporelles », fiche 12), compris (entre autres choses) un
bien immobilier détenu en vue de son utilisation future comme bien
immobilier occupé par son propriétaire, un bien immobilier détenu en vue de
son aménagement futur et de son utilisation ultérieure comme bien
immobilier occupé par son propriétaire, un bien immobilier occupé par des
membres du personnel (que ceux-ci paient ou non un loyer aux conditions de
marché) et un bien immobilier occupé par son propriétaire en attendant
d’être vendu,
- un bien immobilier donné en location à une autre entité dans le cadre d'un
contrat de location-financement.
72 © CFPC
Comptabilisation
Un immeuble de placement doit être comptabilisé en tant qu’actif, si, et
uniquement si :
- il est probable que les avantages économiques futurs associés à
l’immeuble de placement iront à l’entité,
- et que le coût de l’immeuble de placement peut être évalué de façon
fiable.
Attention :
- Les variations de juste valeur constatées d’un exercice à l’autre sont
enregistrées directement dans le compte de résultat.
- Un immeuble de placement qui figure à l’actif pour sa juste valeur ne fait
pas l’objet d’amortissement.
-La première comptabilisation à la juste valeur d’immeubles de placement
constitue un changement de méthode (impact capitaux propres pour la plus-
value non encore comptabilisée en résultat à la clôture de l’exercice
précédent).
Un immeuble de placement doit être évalué initialement à son coût. Les coûts de
transaction doivent être inclus dans l’évaluation initiale.
Le coût d'un immeuble de placement comprend son prix d’achat et toutes les
dépenses directement attribuables. Les dépenses directement attribuables sont,
par exemple, les honoraires juridiques, les droits de mutation et autres coûts de
transaction.
Le coût initial d’un droit sur un bien immobilier détenu dans le cadre d’un contrat
de location et classé comme immeuble de placement doit être déterminé selon ce
qui est prescrit pour un contrat de location-financement au § 20 de la Norme 17
« Les contrats de location », fiche 14), c’est-à-dire que l’actif sera comptabilisé au
plus faible de la juste valeur du bien immobilier et de la valeur actuelle des
paiements minimaux au titre de la location. Un montant équivalent doit être
comptabilisé en tant que passif conformément à ce même paragraphe.
73 © CFPC
Evaluation lors de la comptabilisation
Méthode comptable
Une entité doit choisir comme méthode comptable soit le modèle de la juste
valeur, soit le modèle du coût et doit appliquer cette méthode à tous ses
immeubles de placement.
Modèle du coût
Après la comptabilisation initiale, une entité qui choisit le modèle du coût doit
évaluer l'ensemble de ses immeubles de placement selon les dispositions de la
norme IAS 16 relatives à ce modèle (voir fiche 16).
Transferts
74 © CFPC
- une fin d’occupation par le propriétaire, pour un transfert de la
catégorie « immeubles occupés par leur propriétaire » vers la catégorie
« immeubles de placement »,
- le commencement d’un contrat de location simple au profit d’une autre
partie, pour un transfert de la catégorie « stocks » vers la catégorie des
« immeubles de placement ».
Sorties
75 © CFPC
Informations à fournir
Selon la Norme IAS 40, une entité doit notamment fournir les informations
suivantes :
- si elle applique le modèle de la juste valeur ou le modèle du coût,
- si elle applique le modèle de la juste valeur, si des droits sur des biens
immobiliers détenus dans le cadre de contrats de location simple sont
classés et comptabilisés comme immeubles de placement et dans quelles
circonstances,
- lorsque le classement est difficile, les critères qu’elle utilise pour
distinguer un immeuble de placement d’un bien immobilier occupé par
son propriétaire et d’un bien immobilier détenu en vue de sa vente dans
le cadre de l’activité ordinaire,
- les méthodes et les hypothèses importantes retenues pour déterminer la
juste valeur des immeubles de placement,
- dans quelle mesure la juste valeur des immeubles de placement repose
sur une évaluation par un évaluateur indépendant ayant une qualification
professionnelle pertinente et reconnue,
- les montants comptabilisés en résultat au titre des produits locatifs des
immeubles de placement et de leurs charges opérationnelles directes (y
compris les réparations et la maintenance).
Une entité qui applique le modèle de la juste valeur doit également fournir un
rapprochement entre la valeur comptable des immeubles de placement à
l’ouverture et à la clôture de la période montrant les informations suivantes :
- les entrées, en indiquant séparément celles qui résultent d'acquisitions et
celles qui résultent de dépenses ultérieures comptabilisées dans la valeur
comptable d'un actif,
- les entrées résultant d'acquisitions dans le cadre de regroupements
d’entreprises,
- les actifs classés comme détenus en vue de la vente ou inclus dans un
groupe destiné à être cédé classé comme détenu en vue de la vente selon
IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités
abandonnées » et autres sorties,
- les profits ou pertes nets résultant d’ajustement de la juste valeur,
- les transferts vers et depuis les catégories stocks et biens immobiliers
occupés par leur propriétaire, et
- autres variations.
76 © CFPC
Une entité appliquant le modèle du coût doit, en outre, indiquer :
- les modes d’amortissement utilisés,
- les durées de vie ou les taux d’amortissement utilisés,
- la valeur comptable brute et le cumul des amortissements en début et en
fin de période,
- un rapprochement entre la valeur comptable de l’immeuble de placement
à l’ouverture et à la clôture de la période,
- la juste valeur de l’immeuble de placement.
77 © CFPC
Fiche 16
La réévaluation : les règles du
PCG et les Normes IAS/IFRS
Le tableau suivant récapitule les principales différences entre les règles françaises
du PCG et les Normes IAS/IFRS :
78 © CFPC
Fiche 17
IAS 38 - Immobilisations
incorporelles
Source : www.focusifrs.com
Champ d'application
Définition
Un marché actif est un marché pour lequel les éléments négociés sur ce marché
sont homogènes ; dans lequel on peut normalement trouver à tout moment des
acheteurs et des vendeurs consentants et les prix sont mis à la disposition du
public.
79 © CFPC
Immobilisations incorporelles
Comptabilisation et évaluation
Une immobilisation incorporelle doit être comptabilisée si, et seulement s’il est
probable que les avantages économiques futurs attribuables à l'actif iront à l'entité
et le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
Acquisition séparée
Le goodwill généré en interne ne doit pas être comptabilisé en tant qu'actif car il
ne s’agit pas d’une ressource contrôlée par l’entité dont le cout est identifiable.
80 © CFPC
Les dépenses des activités de recherche doivent toujours être comptabilisées en
charges lorsqu'elles sont encourues.
Une entité peut choisir comme sa méthode comptable, soit le modèle du coût, soit
le modèle de la réévaluation. Si une immobilisation incorporelle est comptabilisée
en utilisant le modèle de réévaluation, tous les autres actifs de sa catégorie
doivent également être comptabilisés en utilisant le même modèle, à moins qu'il
n'existe aucun marché actif pour ces actifs.
Modèle du coût
Après sa comptabilisation initiale, une immobilisation incorporelle doit être
comptabilisée à son coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des
pertes de valeur.
81 © CFPC
Modèle de la réévaluation
Après sa comptabilisation initiale, une immobilisation incorporelle doit être
comptabilisée pour son montant réévalué correspondant à sa juste valeur à la date
de la réévaluation, diminué du cumul des amortissements ultérieurs et du cumul
des pertes de valeurs ultérieures. La juste valeur doit être déterminée par
référence à un marché actif. La norme précise qu’il est exceptionnel qu’un marché
existe pour les immobilisations incorporelles, mais cela peut se produire pour
certaines d’entre elles telles que les licences de taxis, licences de pêche, ou
quotas de production librement cessibles. Il est en revanche précisé qu’un marché
actif est supposé ne pas exister pour les marques, les notices et titres de journaux,
les droits d’édition et les brevets, qui ne peuvent être donc être réévalués. Le
modèle de la réévaluation est donc très rarement applicable aux immobilisations
incorporelles
Durée d'utilité
Une entité doit apprécier si la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle est
finie ou indéterminée et, si elle est finie, la durée de ou le nombre d'unités de
production ou d'unités similaires constituant cette durée d'utilité. Une
immobilisation incorporelle doit être considérée par l'entité comme ayant une
durée d'utilité indéterminée lorsque, sur la base d'une analyse de tous les facteurs
pertinents, il n'y a pas de limite prévisible à la période au cours de laquelle on
s'attend à ce que l'actif génère pour l'entité des entrées nettes de trésorerie.
82 © CFPC
Immobilisations incorporelles à durée d'utilité finie
Valeur résiduelle
La valeur résiduelle d'une immobilisation incorporelle à durée d'utilité finie doit
être réputée nulle, sauf si un tiers s'est engagé à racheter l'actif à la fin de sa
durée d'utilité ou s'il existe un marché actif pour cet actif et sa valeur résiduelle
peut être déterminée par référence à ce marché et s'il est probable qu'un tel
marché existera à la fin de la durée d'utilité de l'actif.
83 © CFPC
Réexamen de l'appréciation de la durée d'utilité
La durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle qui n'est pas amortie doit être
réexaminée à chaque période pour déterminer si les événements et circonstances
continuent de justifier l'appréciation de durée d'utilité indéterminée concernant
cet actif. Si ce n'est pas le cas, le changement d'appréciation de la durée d'utilité
d'indéterminée à finie doit être comptabilisé comme un changement d'estimation
comptable selon IAS 8.
Informations à fournir
84 © CFPC
Fiche 16
IFRS 3 - Le goodwill
Source : www.focusifrs.com
85 © CFPC
Goodwill négatif
Appelé aussi badwill, peut exister lorsque la juste valeur des actifs et passifs et
passifs éventuels identifiables comptabilisés excède le coût du rapprochement
d'entreprises, cette situation, assez rare, peut se produire en cas de pertes futures
sont anticipées par l’acquéreur, ou si l’actif net identifiable de la société a peut
être été surestimé ou enfin si l’acquéreur a réalisé une bonne affaire.
La dépréciation du goodwill
Après comptabilisation initiale, le goodwill ne doit pas être amorti, mais doit faire
l’objet d’un test de dépréciation une fois par an ou plus fréquemment, si des
indices de pertes de valeur existent, à l’instar des autres actifs incorporels à durée
indéterminée.
86 © CFPC
Une perte de valeur constatée sur un goodwill ne peut pas être reprise au cours
d’une période ultérieure ; il en est de même avec le CRC 99-02 depuis le 1er janvier
2006 (depuis le CRC 2005-10). En effet, la norme IFRS 3 précise qu’une reprise de
perte de valeur sur un goodwill ressemblerait plutôt à comptabiliser une
augmentation du goodwill généré en interne qu’à inverser une perte antérieure. Or
le goodwill généré en interne ne peut pas être reconnu comme un actif incorporel.
Informations à fournir
Un acquéreur doit fournir les informations qui permettent aux utilisateurs de ses
états financiers d'évaluer la nature et l'effet financiers des rapprochements
d'entreprises qui ont été effectués pendant la période : noms et descriptions des
entités ou des activités se rapprochant, date d'acquisition, pourcentage
d'instruments de capitaux propres acquis conférant droit de vote, coût du
rapprochement et description des composantes de ce coût, etc … après la période
de clôture mais avant que la publication des états financiers ne soit autorisée.
Un acquéreur doit fournir des informations permettant aux utilisateurs de ses états
financiers d'évaluer les effets financiers des profits, pertes, corrections d'erreurs et
autres ajustements comptabilisés pendant la période courante correspondant à des
rapprochements d'entreprises qui ont été effectués pendant la période courante ou
au cours de périodes antérieures.
Une entité doit fournir les informations qui permettent aux utilisateurs de ses états
financiers d'évaluer les variations de la valeur comptable du goodwill pendant la
période.
87 © CFPC
Fiche 19
IAS 36 – La dépréciation
des actifs
Source : www.focusifrs.com
Champ d'application
88 © CFPC
Définitions
Un marché actif est un marché pour lequel sont réunies toutes les conditions
suivantes :
- les éléments négociés sur ce marché sont homogènes,
- on peut normalement trouver à tout moment des acheteurs et des
vendeurs consentants, et
- les prix sont mis à la disposition du public.
Une unité génératrice de trésorerie (UGT) est le plus petit groupe identifiable
d'actifs qui génère des entrées de trésorerie largement indépendantes des entrées
de trésorerie générées par d'autres actifs ou groupes d'actifs.
Les actifs de support sont des actifs, autres que le goodwill, qui contribuent aux
flux de trésorerie futurs tant de l'UGT examinée que d'autres UGT.
La juste valeur diminuée des coûts de la vente est le montant qui peut être obtenu
de la vente d'un actif ou d'une unité génératrice de trésorerie lors d'une transaction
dans des conditions de concurrence normale entre des parties bien informées et
consentantes, diminué des coûts de sortie.
Une perte de valeur est le montant pour lequel la valeur comptable d'un actif ou
d'une UGT excède sa valeur recouvrable.
La valeur recouvrable d'un actif ou d'une UGT est la valeur la plus élevée entre sa
juste valeur diminuée des coûts de la vente et sa valeur d'utilité.
La valeur d'utilité est la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs susceptibles de
découler d'un actif ou d'une UGT.
Une entité doit apprécier à chaque date de reporting s'il existe un quelconque
indice qu'un actif peut avoir subi une perte de valeur. S'il existe un tel indice,
l'entité doit estimer la valeur recouvrable de l'actif.
89 © CFPC
Qu'il y ait un indice de perte de valeur ou non, une entité doit aussi :
- tester annuellement la dépréciation d'une immobilisation incorporelle à
durée d'utilité indéterminée ou une immobilisation incorporelle qui n'est
pas encore prête à être mise en service, en comparant sa valeur
comptable à sa valeur recouvrable. Ce test de dépréciation peut être
effectué à tout moment au cours d'une période annuelle, à condition qu'il
soit effectué au même moment chaque année. Différentes
immobilisations incorporelles peuvent être soumises à des tests de
dépréciation à des moments différents. Toutefois, si une telle
immobilisation incorporelle était initialement comptabilisée pendant la
période annuelle considérée, cette immobilisation incorporelle doit être
testée pour dépréciation avant la fin de cette période annuelle,
- effectuer un test de dépréciation du goodwill acquis dans d'un
regroupement d'entreprises, selon les § 80 à 99.
Pour apprécier s'il existe une quelconque indication qu'un actif a pu se déprécier,
une entité doit au minimum considérer les indications suivantes :
90 © CFPC
Source d'informations internes :
- il existe un indice d'obsolescence ou de dégradation physique d'un
actif,
- des changements importants, ayant un effet négatif sur l'entité, sont
survenus au cours de la période ou sont susceptibles de survenir dans un
proche avenir, dans le degré ou le mode d'utilisation d'un actif tel qu'il est
utilisé ou que l'on s'attend à l'utiliser. Ces changements incluent la mise
hors service de l'actif, les plans d'abandon ou de restructuration du secteur
d'activité auquel un actif appartient et les plans de sortie d'un actif avant
la date antérieurement prévue, et la réestimation de la durée d'utilité d'un
actif comme déterminée plutôt qu'indéterminée,
un élément probant provenant du système d'information interne
montre que la performance économique d'un actif est ou sera moins bonne
que celle attendue.
La Norme IAS 36 définit la valeur recouvrable d'un actif ou d'une UGT comme la
valeur la plus élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de la vente et sa
valeur d'utilité.
Il n'est pas toujours nécessaire de déterminer à la fois la juste valeur d'un actif
diminuée des coûts de la vente et sa valeur d'utilité. Si l'un ou l'autre de ces
montants est supérieur à la valeur comptable de l'actif, l'actif ne s'est pas déprécié
et il n'est pas nécessaire d'estimer l'autre montant.
La valeur recouvrable est déterminée pour un actif pris individuellement à moins
que l'actif ne génère pas d'entrées de trésorerie largement indépendantes des
entrées de trésorerie générées par d'autres actifs ou groupes d'actifs. Si tel est le
cas, la valeur recouvrable est déterminée pour l'UGT à laquelle l'actif appartient,
sauf :
- si la juste valeur de l'actif diminuée des coûts de la vente est supérieure à
sa valeur comptable, ou
- si la valeur d'utilité de l'actif peut être estimée comme étant proche de sa
juste valeur diminuée des coûts de la vente et si cette juste valeur diminuée
des coûts de la vente peut être déterminée.
91 © CFPC
Juste valeur diminuée des coûts de la vente
La meilleure indication de la juste valeur d'un actif diminuée des coûts de la vente
est un prix figurant dans un accord de vente irrévocable signé à l'occasion d'une
transaction dans des conditions de concurrence normale, ajusté pour prendre en
compte les coûts marginaux directement attribuables à la sortie de l'actif.
Valeur d'utilité
Le calcul de la valeur d'utilité d'un actif doit refléter les éléments suivants :
- une estimation des flux de trésorerie futurs que l'entité s'attend à obtenir
de l'actif,
- des attentes relatives à des variations possibles du montant ou de
l'échéance de ces flux de trésorerie futurs,
- la valeur temps de l'argent, représentée par le taux d'intérêt sans risque
actuel du marché,
- le prix pour supporter l'incertitude inhérente à l'actif, et
- d'autres facteurs tels que l'illiquidité, que les participants du marché
refléteraient dans l'estimation des flux de trésorerie futurs que l'entité
s'attend à obtenir de l'actif.
92 © CFPC
- estimer les projections de flux de trésorerie au-delà de la période couverte
par les budgets/prévisions les plus récents par extrapolation des projections
établies sur la base des budgets/prévisions en leur appliquant un taux de
croissance stable ou décroissant pour les années futures, sauf si un taux
croissant peut être justifié. Ce taux de croissance ne doit pas excéder le taux
de croissance moyen à long terme pour les produits, les secteurs d'activité ou
le(s) pays dans le(s)quel(s) l'entité opère ou pour le marché pour lequel l'actif
est utilisé, sauf si un taux de croissance supérieur peut être justifié.
Les flux de trésorerie futurs doivent être estimés pour un actif dans son état
actuel. Les estimations de flux de trésorerie futurs ne doivent pas inclure des
entrées ou des sorties de trésorerie futures estimées susceptibles d'être générées
par :
- une restructuration future dans laquelle l'entité ne s'est pas encore
engagée, ou
- l'amélioration ou l'accroissement de la performance de l'actif.
L'estimation des flux de trésorerie nets à recevoir (ou à payer) lors de la sortie d'un
actif à la fin de sa durée d'utilité doit être le montant qu'une entité s'attend à
obtenir de la sortie de l'actif lors d'une transaction dans des conditions de
concurrence normale entre des parties bien informées et consentantes, après
déduction des coûts de sortie estimés.
93 © CFPC
Le(s) taux d'actualisation est(sont) un(des) taux avant impôt qui reflète(nt)
l'appréciation courante du marché de :
- la valeur temps de l'argent, et
- les risques spécifiques à l'actif pour lequel les estimations de flux de
trésorerie futurs n'ont pas été ajustées.
Si, et seulement si, la valeur recouvrable d'un actif est inférieure à sa valeur
comptable, la valeur comptable de l'actif doit être ramenée à sa valeur
recouvrable. Cette réduction est une perte de valeur.
Une perte de valeur doit être immédiatement comptabilisée en résultat, sauf si
l'actif est comptabilisé pour son montant réévalué selon une autre norme (par
exemple, selon le modèle de la réévaluation proposé par la Norme IAS 16
« Immobilisations corporelles » (voir fiche 12 ). Toute perte de valeur d'un actif
réévalué doit être traitée comme une réévaluation négative selon cette autre
norme.
Après la comptabilisation d'une perte de valeur, la dotation aux amortissements de
l'actif doit être ajustée pour les périodes futures, afin que la valeur comptable
révisée de l'actif, diminuée de sa valeur résiduelle (s'il y a lieu), puisse être
répartie de façon systématique sur sa durée d'utilité restant à courir.
UGT et goodwill
S'il existe un indice qu'un actif peut s'être déprécié, la valeur recouvrable de l'actif
pris individuellement doit être estimée. S'il n'est pas possible d'estimer la valeur
recouvrable de l'actif pris individuellement, la valeur recouvrable de l'UGT à
laquelle l'actif appartient (l'UGT de l'actif) doit être déterminée.
Les UGT d'un même actif ou de mêmes types d'actifs doivent être identifiées de
façon cohérente et permanente d'une période à l'autre, à moins qu'un changement
ne soit justifié.
94 © CFPC
Valeur recouvrable et valeur comptable d'une UGT
La valeur comptable d'une UGT doit être déterminée sur une base en cohérence
avec la façon dont est déterminée sa valeur recouvrable.
Pour les besoins des tests de dépréciation, à compter de la date d'acquisition, le
goodwill acquis dans un regroupement d'entreprises, doit être affecté à chacune
des UGT de l'acquéreur ou à chacun des groupes d'UGT susceptible de bénéficier
des synergies du regroupement d'entreprises, que d'autres actifs ou passifs de
l'entreprise acquise soient ou non affectés à ces unités ou groupes d'unités. Chaque
unité ou groupe d'unités auxquels le goodwill est ainsi affecté :
- doit représenter au sein de l'entité le niveau le plus bas auquel le goodwill
est suivi pour des besoins de gestion interne, et
- ne pas être plus grand qu'un secteur opérationnel déterminé selon la
Norme « IFRS 8 "Secteurs opérationnels » (voir fiche 8) .
95 © CFPC
Perte de valeur de la plus grande UGT
Une perte de valeur doit être comptabilisée pour une UGT (le plus petit groupe
d'UGT auquel un goodwill ou un actif de support a été affecté) si, et seulement si,
la valeur recouvrable de l'unité (du groupe d'unités) est inférieure à la valeur
comptable de l'unité (du groupe d'unités). La perte de valeur doit être répartie, en
réduction de la valeur comptable des actifs de l'unité (du groupe d'unités) dans
l'ordre suivant :
- tout d'abord, réduction de la valeur comptable de tout goodwill affecté à
l'UGT (au groupe d'UGT), et
- ensuite, des autres actifs de l'unité (du groupe d'unités) au prorata de la
valeur comptable de chaque actif dans l'unité (le groupe d'unités).
Pour répartir une perte de valeur selon le paragraphe précédent, une entité ne doit
pas réduire la valeur comptable d'un actif en dessous du plus élevé de :
- sa juste valeur diminuée des coûts de vente (si on peut la déterminer),
- sa valeur d'utilité (si on peut la déterminer), et
- zéro.
Le montant de la perte de valeur qui, par ailleurs, aurait été affecté à l'actif, doit
être réparti au prorata entre les autres actifs de l'unité (du groupe d'unités).
Après l'application des dispositions énoncées ci-dessus, un passif doit être
comptabilisé pour tout montant non réparti d'une perte de valeur d'une UGT si, et
seulement si, cela est imposé par une autre norme.
Une entité doit apprécier, à chaque date de reporting, s'il existe une indication
qu'une perte de valeur comptabilisée au cours de périodes antérieures pour un actif
autre qu'un goodwill est susceptible de ne plus exister ou d'avoir diminué. S'il
existe une telle indication, l'entité doit estimer la valeur recouvrable de cet actif.
Une perte de valeur comptabilisée au cours de périodes antérieures pour un actif
autre qu'un goodwill doit être reprise si, et seulement si, il y a eu un changement
dans les estimations utilisées pour déterminer la valeur recouvrable de l'actif
depuis la dernière comptabilisation d'une perte de valeur. Si tel est le cas, la
valeur comptable de l'actif doit être augmentée à hauteur de sa valeur
recouvrable, dans la limite fixée par le paragraphe suivant. Cette augmentation se
traduit par la reprise d'une perte de valeur.
96 © CFPC
Reprise d'une perte de valeur d'un actif isolé
La reprise d'une perte de valeur d'une UGT doit être affectée aux actifs de l'unité,
à l'exception du goodwill, au prorata des valeurs comptables de ces actifs. Ces
augmentations de valeurs comptables doivent être traitées comme des reprises de
pertes de valeur d'actifs isolés.
Lors de la répartition d'une reprise de perte de valeur d'une UGT selon le
paragraphe précédent, la valeur comptable d'un actif ne doit pas être augmentée
au-delà du plus faible :
- de sa valeur recouvrable (si on peut la déterminer), et
- de la valeur comptable qui aurait été déterminée (nette des
amortissements) si aucune perte de valeur n'avait été comptabilisée pour
l'actif au cours de périodes antérieures.
Le montant de la perte de valeur qui, par ailleurs, aurait été affecté à l'actif, doit
être réparti au prorata entre les autres actifs de l'unité, à l'exception du goodwill.
Une perte de valeur comptabilisée pour un goodwill ne doit pas être reprise lors
d'une période ultérieure.
97 © CFPC
Informations à fournir
98 © CFPC
Fiche 20
IAS 32 & 39 - Les actifs financiers
Source : www.focusifrs.com
Objectif
Champ d'application
La Norme IAS 32 doit être appliquée par toutes les entités à tous les types
d'instruments financiers, excepté aux éléments et contrats expressément définis
dans les subdivisions du paragraphe 4 de la norme.
La Norme IAS 32 s'applique aux contrats d'achat ou de vente d'un élément non
financier qui peut faire l'objet d'un règlement net en trésorerie ou en un autre
instrument financier, ou par l'échange d'instruments financiers, comme si les
contrats étaient des instruments financiers, à l'exception des contrats conclus et
maintenus en vue de la réception ou de la livraison d'un élément non financier
selon les contraintes auxquelles s'attend l'entité en matière d'achat, de vente ou
d'utilisation.
Définitions
Un instrument financier est tout contrat qui donne lieu à un actif financier d'une
entité et à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres d'une autre
entité.
99 © CFPC
Les actifs financiers sont classés en 4 catégories.
Actions propres
Si une entité rachète ses propres instruments de capitaux propres, ceux-ci (les
« actions propres ») doivent être déduits des capitaux propres. Aucun profit ou
perte ne doit être comptabilisé dans le résultat lors de l'achat, de la vente, de
l'émission ou de l'annulation d'instruments de capitaux propres de l'entité. De telles
actions propres peuvent être acquises et détenues par l'entité ou par d'autres
membres du groupe consolidé. La contrepartie versée ou reçue doit être
comptabilisée directement en capitaux propres.
100 © CFPC
Compensation d'un actif financier et d'un passif financier
Un actif financier et un passif financier doivent être compensés et le solde net doit
être présenté au bilan si et seulement si une entité :
- a actuellement un droit juridiquement exécutoire de compenser les
montants comptabilisés, et
- a l'intention soit de régler le montant net, soit de réaliser l'actif et de
régler le passif simultanément.
Pour comptabiliser un transfert d'un actif financier ne répondant pas aux conditions
requises pour une décomptabilisation, l'entité ne doit pas compenser l'actif
transféré et le passif associé.
Recommandation de l’AMF :
101 © CFPC
Fiche 21
IAS 11 - Les contrats de
construction
Définition :
Il en résulte que le contrat à long terme doit répondre simultanément aux trois
critères ci-dessous :
Il est spécifiquement négocié.
Il stipule que le droit de l’entreprise à percevoir les revenus contractuels est
fonction de la conformité du contrat au travail effectué.
Il a pour objet la construction ou la réalisation d’un bien ou d’un service, ou
d’un ensemble de biens et services fréquemment complexes.
La notion de contrat à long terme définie par l’avis 99.10 du CNC correspond à
celle de contrat de construction définie par la Norme IAS 11.
102 © CFPC
Fiche 22
Méthodes préférentielles
Frais d’établissement
- Frais de constitution Inscription en charges. Inscription à l’actif.
- Frais de transformation Inscription en charges. Inscription à l’actif. Inscription
- Frais de 1er établissement Inscription en charges. à l’actif.
(1)
- Frais d’augmentation de Imputation sur les primes Inscription à l’actif ou
capital, de fusion et de inscription en charges
scission.
Coûts de développement Inscription à l’actif (2) Inscription en charges
Sites Internet actifs créés Inscription à l’actif (2) Inscription en charges
Contrat long terme Méthode à l’avancement Méthode à l’achèvement
Engagement de retraite Inscription à l’actif Information dans l’annexe
(1)
En cas d’insuffisance, les frais sont comptabilisés en charges.
(2)
Si les conditions d’inscription sont remplies.
Les écarts de conversion actifs (476) et passifs (477) sont affectés au compte de
résultat.
Les contrats location financement sont considérés comme des acquisitions avec
emprunt chez le preneur et comme des prêts chez le bailleur.
103 © CFPC
Fiche 23
La reconnaissance du revenu :
IFRS 15
104 © CFPC
Les normes concernant les passifs
105 © CFPC
Fiche 24
IAS 32 & 39 - Les passifs
financiers
Classification
106 © CFPC
Fiche 25
IAS 32 & 39 –
Instruments financiers composés
L'émetteur d'un instrument financier non dérivé doit évaluer les termes de
l'instrument financier afin de déterminer s'il contient à la fois une composante de
passif et une composante de capitaux propres. Ces composantes doivent être
classées séparément en passifs financiers, en actifs financiers ou en instruments de
capitaux propres selon le paragraphe 15 de la norme.
Obligation B.S.A.
Dettes Capitaux propres
N.B. Ce calcul est le même que celui effectué par le souscripteur pour calculer la
valeur des B.S.A. enregistrés en 5082 Bons de souscription.
Exemple : Une société cotée émet 10 000 O.B.S.A. aux caractéristiques suivantes :
- Valeur nominale : 31,00 €
- Prix d’émission : 29,50 €
- Prix de remboursement : 31,00 € dans 8 ans.
- Coupon annuel : 1,8
Le taux du marché est de 8 %.
Les obligations comportent un B.S.A. qui permet de souscrire 2 actions émises à
50€ du 01/03/N+3 au 01/06/N+3.
107 © CFPC
Dans les comptes sociaux en France (PCG), une dette de 10 000 x 31 = 310 000
figure pour sa valeur de remboursement.
Selon les Normes I.F.R.S., il faut distinguer une partie dettes et une partie capitaux
propres. La dette financière est ainsi évaluée : (au taux du marché).
108 © CFPC
Fiche 26
IAS 37 – Les provisions, passifs
éventuels et actifs éventuels
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Champ d'application
Définitions
109 © CFPC
il n'est pas probable qu'une sortie de ressources représentatives
d'avantages économiques soit nécessaire pour éteindre l'obligation,
ou
le montant de l'obligation ne peut être évalué avec une fiabilité
suffisante.
Comptabilisation
Provisions
Une provision doit être comptabilisée lorsque :
- une entité a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant
d'un événement passé,
- il est probable qu'une sortie de ressources représentatives d'avantages
économiques sera nécessaire pour régler l'obligation, et
- le montant de l'obligation peut être estimé de manière fiable.
Si ces conditions ne sont pas réunies, aucune provision ne doit être comptabilisée.
En de rares cas, l'existence d'une obligation actuelle n'apparaît pas clairement.
Dans ces cas, un événement passé est considéré créer une obligation actuelle si,
compte tenu de toutes les indications disponibles, il est plus probable
qu'improbable qu'une obligation actuelle existe à la date de clôture.
Passifs éventuels
Une entreprise ne doit pas comptabiliser un passif éventuel. Il donne toutefois lieu
à une information en annexe.
Actifs éventuels
Une entité ne doit pas comptabiliser un actif éventuel.
110 © CFPC
Evaluation
Meilleure estimation
Le montant comptabilisé en provision doit être la meilleure estimation de la
dépense nécessaire à l'extinction de l'obligation actuelle à la date de clôture.
Risques et incertitudes
Les risques et incertitudes qui affectent inévitablement de nombreux événements
et circonstances doivent être pris en compte pour parvenir à la meilleure
estimation d'une provision.
Valeur actuelle
Lorsque l'effet de la valeur temps de l'argent est significatif, le montant de la
provision doit être la valeur actuelle des dépenses attendues que l'on pense
nécessaires pour éteindre l'obligation.
Le(s) taux d'actualisation doi(ven)t être un (des) taux avant impôts reflétant les
appréciations actuelles par le marché de la valeur temps de l'argent et des risques
spécifiques à ce passif. Le(s) taux d'actualisation ne doi(ven)t pas refléter les
risques pour lesquels les estimations de flux de trésorerie futurs ont été ajustées.
Evénements futurs
Les événements futurs pouvant avoir un effet sur le montant nécessaire à
l'extinction d'une obligation doivent être traduits dans le montant de la provision
lorsqu'il existe des indications objectives suffisantes que ces événements se
produiront.
Remboursements
111 © CFPC
Changements affectant les provisions
Les provisions doivent être revues à chaque date de clôture et ajustées pour
refléter la meilleure estimation à cette date. Si une sortie de ressources
représentatives d'avantages économiques nécessaires à l'extinction d'une obligation
n'est plus probable, la provision doit être reprise.
Lorsque les provisions sont actualisées, la valeur comptable d'une provision
augmente à chaque période pour refléter l'écoulement du temps. Cette
augmentation est comptabilisée en coûts d'emprunt.
Une provision ne doit être utilisée que pour les dépenses pour lesquelles elle a été
comptabilisée à l'origine.
Application des règles de comptabilisation et d'évaluation
Contrats déficitaires
Si une entité a un contrat qui est déficitaire, l'obligation actuelle résultant de ce
contrat doit être comptabilisée et évaluée comme une provision.
Restructurations
Une provision pour coûts de restructuration n'est comptabilisée que lorsqu'il a été
satisfait aux critères généraux de comptabilisation des provisions énoncés ci-
dessus.
Une obligation implicite de restructurer est générée uniquement lorsqu'une entité :
- a un plan formalisé et détaillé de restructuration précisant au moins :
l'activité ou la partie d'activité concernée,
les principaux sites affectés,
la localisation, la fonction et le nombre approximatif de membres
du personnel qui seront indemnisés au titre de la fin de leur
contrat de travail,
les dépenses qui seront engagées, et
la date à laquelle le plan sera mis en œuvre
et
112 © CFPC
- a créé, chez les personnes concernées, une attente fondée qu'elle mettra
en œuvre la restructuration soit en commençant à exécuter le plan, soit en
leur annonçant ses principales caractéristiques.
Une provision pour restructuration ne doit inclure que les dépenses directement
liées à la restructuration, c'est-à-dire les dépenses qui sont à la fois :
- nécessairement entraînées par la restructuration, et
- non liées aux activités poursuivies par l'entité.
Informations à fournir
113 © CFPC
A moins que la probabilité d'une sortie pour règlement soit très faible, l'entité doit
fournir, pour chaque catégorie de passif éventuel à la date de clôture, une brève
description de la nature de ce passif éventuel et, dans la mesure du possible :
- une estimation de son effet financier,
- une indication des incertitudes relatives au montant ou à l'échéance de
toute sortie, et
- la possibilité de tout remboursement.
Lorsqu'une entrée d'avantages économiques est probable, l'entité doit fournir une
brève description de la nature des actifs éventuels à la date de clôture et, dans la
mesure du possible, une estimation de leur effet financier.
Dans des cas extrêmement rares, la fourniture des informations en tout ou partie
peut causer un préjudice sérieux à l'entité dans un litige l'opposant à des tiers sur
le sujet faisant l'objet de la provision, du passif éventuel ou de l'actif éventuel. En
de tels cas, l'entité n'a pas à fournir ces informations, mais elle doit indiquer la
nature générale du litige, le fait que ces informations n'ont pas été fournies, ainsi
que la raison pour laquelle elles ne l'ont pas été.
114 © CFPC
Fiche 27
IAS 19 – Les engagements de
retraite
(Les avantages postérieurs à
l’emploi)
Evaluation de l’engagement
115 © CFPC
Remarque :
N.B. Au cas où l’obligation au titre des prestations définies est financée par des
actifs du régime, c’est-à-dire des actifs spécifiquement dédiés pour payer ou
financer des avantages du personnel (hors de portée des créanciers), le passif à
comptabiliser est déterminé comme suit :
- Valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies diminuée de la
juste valeur à la date de clôture des actifs du régime.
- La juste valeur des actifs du régime correspond à leur valeur de marché ou à
défaut, aux flux de trésorerie futurs attendus actualisés.
La notion de corridor qui concerne les écarts actuariels, est impossible selon la
norme IAS 19 Révisée mais encore possible dans le PCG (Recommandation 2013 R
02 de l’ANC). Si on applique la méthode du corridor dans les comptes sociaux en
PCG, la fraction de l’écart à comptabiliser est la partie excédentaire la plus grande
des deux valeurs ci-dessous :
- 10 % de la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations définies à
la date de clôture (avant déduction des actifs du régime), et
- 10 % de la juste valeur des actifs du régime à la date de clôture.
Cette partie excédentaire est ensuite divisée par la durée de vie active moyenne
résiduelle du personnel bénéficiant de ce régime (étalement).
116 © CFPC
Fiche 28
IFRS 2 - Stock-options
L’exercice de l’option est enregistré comme une émission ou une cession d’actions
propres. Aucun produit ou charge ne doit être comptabilisé lors des opérations sur
actions propres. La contrepartie du paiement du prix est en capitaux propres.
117 © CFPC
Fiche 29
IAS 12 – Les impôts sur le
résultat : les impôts différés
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Objectif
Champ d'application
IAS 12 doit être appliquée à la comptabilisation des impôts sur le résultat.
Définitions
La charge (le produit) d'impôt est égale (égal) au montant total de l'impôt exigible
et de l'impôt différé inclus dans la détermination du résultat de la période.
L' impôt exigible est le montant des impôts sur le bénéfice payables (récupérables)
au titre du bénéfice imposable (perte fiscale) d'un exercice.
Les passifs d'impôt différé sont les montants d'impôts sur le résultat payables au
cours de périodes futures au titre de différences temporelles imposables.
Les actifs d'impôt différé sont les montants d'impôts sur le résultat recouvrables au
cours de périodes futures au titre :
- de différences temporelles déductibles,
- du report en avant de pertes fiscales non utilisées, et
- du report en avant de crédits d'impôts non utilisés.
Les différences temporelles sont les différences entre la valeur comptable d'un
actif ou d'un passif au bilan et sa base fiscale.
118 © CFPC
Comptabilisation d'actifs et de passifs d'impôt exigible
119 © CFPC
Evaluation
Compte de résultat
L'impôt exigible et différé doit être comptabilisé en produit ou en charge et
compris dans le résultat de la période, sauf dans la mesure où l'impôt est généré :
- soit par une transaction ou un événement qui est comptabilisé
directement en capitaux propres, dans la même période ou une période
différente,
- soit par un regroupement d'entreprises.
120 © CFPC
Présentation
Compensation
Une entité doit compenser les actifs et passifs d'impôt exigible si, et seulement si,
l'entité :
- a un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants
comptabilisés, et
- a l'intention, soit de régler le montant net, soit de réaliser l'actif et de
régler le passif simultanément.
Une entité doit compenser les actifs et passifs d'impôt différés si, et seulement si :
- l'entité a un droit juridiquement exécutoire de compenser les actifs et
passifs d'impôt exigible, et
- les actifs et passifs d'impôts différés concernent des impôts sur le résultat
prélevés par la même autorité fiscale :
• soit sur la même entité imposable,
• soit sur des entités imposables différentes qui ont l'intention,
soit de régler les passifs et actifs d'impôt exigible sur la base de
leur montant net, soit de réaliser les actifs et de régler les
passifs simultanément, lors de chaque période future au cours
de laquelle on s'attend à ce que des montants importants
d'actifs ou de passifs d'impôt différés soient réglés ou
récupérés.
Charge d'impôt
La charge (le produit) d'impôt relatif au résultat des activités ordinaires doit être
présentée dans le compte de résultat.
121 © CFPC
Informations à fournir
122 © CFPC
Les normes spécifiques à la consolidation
123 © CFPC
Fiche 30
IFRS 10, 11 & 12 –
Les états financiers consolidés
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Il détient :
- le pouvoir sur les activités pertinentes de cette entité ;
- une exposition ou des droits aux rendements de cette
entité ;
- et la capacité d’agir sur les rendements.
124 © CFPC
Sommaire des principaux changements par rapport aux exigences actuelles
(suite)
IAS 27 et SIC-12 IFRS 10 et IFRS 12
Contrôle sans la majorité des droits IFRS 10 indique qu'un investisseur peut contrôler une
de vote autre entité avec moins de 50% des droits de vote de
l'autre entité
Même si l'idée qu'un investisseur
pouvait contrôler une autre entité IFRS 10 fournit des directives spécifiques pour
en détenant moins de 50% des apprécier le contrôle dans de telles situations.
droits de vote était implicite dans
IAS 27, elle n'était pas
explicitement établie.
Droits de vote potentiels Droits de vote potentiels devant être considérés pour
apprécier le contrôle, mais seulement s'ils sont
"substantifs" (substantive)
125 © CFPC
Sommaire des principaux changements par rapport aux exigences actuelles
(suite et fin)
126 © CFPC
Une activité commune est un accord conjoint par lequel les parties qui exercent un
contrôle conjoint ont des droits sur les actifs, et des obligations au titre des
passifs. En ce qui concerne sa participation dans une activité commune, un
partenaire doit comptabiliser :
- ses actifs, incluant sa quote-part de tous les actifs détenus conjointement,
- ses passifs, incluant sa quote-part de tous les passifs assumés conjointement,
- ses produits de la vente de sa quote-part de la production provenant de l'activité
commune,
- sa quote-part des produits de la vente de la production par l'activité commune,
- ses dépenses, incluant sa quote-part de toutes les dépenses assumées
conjointement.
Une coentreprise est un accord conjoint par lequel les parties qui exercent un
contrôle conjoint ont des droits sur les actifs nets de l'accord. Un coentrepreneur
doit enregistrer un placement pour sa participation dans une coentreprise et le
comptabiliser en appliquant la méthode de la mise en équivalence décrite dans la
Norme IAS 28 (2011) « Participations dans des entreprises associées et des
coentreprises » , sauf si l'entité est dispensée d'appliquer cette méthode tel qu'il
est précisé dans IAS 28 (2011).
Dans ses états financiers individuels, un opérateur conjoint ou un coentrepreneur
doit comptabiliser sa participation dans :
a) une activité commune en respectant la méthode détaillée ci-dessus
(activité commune),
b) une coentreprise en appliquant le paragraphe 10 de la Norme IAS
27 (2011) « Etats financiers individuels ».
La Norme IFRS 12 intègre, dans une seule norme, les informations à fournir
relatives aux participations dans des filiales, aux partenariats, dans des entreprises
associées et dans des entités structurées. L'objectif d'IFRS 12 est d'exiger une
information qui puisse permettre aux utilisateurs des états financiers d'évaluer la
base du contrôle, toute restriction sur les actifs consolidés et les passifs, les
expositions aux risques résultant des participations dans des entités structurées
non consolidées et la participation des intérêts minoritaires dans les activités des
entités consolidées.
127 © CFPC
Fiche 31
IFRS 3 –
Les regroupements d’entreprises
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Champ d'application
La Norme IFRS 3 s'applique à une transaction ou à un autre évènement qui répond à
la définition d'un regroupement d'entreprises. En revanche, elle ne s'applique pas :
- la formation d’une coentreprise,
- l’acquisition d’un actif ou d’un groupe d’actifs qui ne constitue pas une
entreprise. Dans de tels cas, l’acquéreur doit identifier et comptabiliser
les actifs individuels identifiables acquis (y compris les actifs qui
répondent à la définition - et qui satisfont aux critères -
d’immobilisations incorporelles dans la Norme IAS 38 « Immobilisations
incorporelles » , voir fiche 17) et les passifs repris. Le coût du groupe
doit être attribué aux actifs et passifs individuels identifiables d’après
leurs justes valeurs relatives à la date d’acquisition. Une telle
transaction ou un tel événement n’engendre pas de goodwill,
- une combinaison d’entités ou d’entreprises sous contrôle commun.
La méthode de l'acquisition
Une entité doit comptabiliser tout regroupement d'entreprises par l'application de
la méthode de l'acquisition.
Appliquer la méthode de l’acquisition signifie :
- identifier l’acquéreur,
- déterminer la date d’acquisition,
- comptabiliser et évaluer les actifs identifiables acquis, les passifs repris
et toute participation ne donnant pas le contrôle dans l’entreprise
acquise, et
128 © CFPC
- comptabiliser et évaluer le goodwill ou le profit résultant d’une
acquisition à des conditions avantageuses.
L'acquéreur doit identifier la date d'acquisition, qui est la date à laquelle il obtient
le contrôle de l'entreprise acquise.
3°) Comptabiliser et évaluer les actifs identifiables acquis, les passifs repris et
toute participation ne donnant pas le contrôle dans l'entreprise acquise
129 © CFPC
- dans un regroupement d’entreprises réalisé par étapes, la juste valeur à la
date d’acquisition de la participation précédemment détenue par l’acquéreur
dans l’entreprise acquise ;
b) le solde net des montants, à la date d’acquisition, des actifs identifiables
acquis et des passifs repris, évaluées selon la présente norme.
130 © CFPC
7°) Déterminer ce qui fait partie d'une transaction de regroupement
d'entreprises
131 © CFPC
Informations à fournir
L’acquéreur doit fournir des informations permettant aux utilisateurs de ses états
financiers d’évaluer les effets financiers des ajustements comptabilisés pendant la
période courante correspondant à des regroupements d’entreprises qui sont
survenus pendant la période courante ou au cours de périodes antérieures.
132 © CFPC
Annexes
133 © CFPC
Annexe n°1
La liste des sigles et des
acronymes
Sigle /
Expression complète Signification/contenu/traduction Commentaire
acronyme
I - Normes
IAS International Norme Comptable Internationale Il existe 29 normes
Accounting Standard numérotées de 1 à 41
élaborées par l’IASC
IFRS International Financial Norme d’information financière Les IFRS sont élaborées
Reporting Standard internationale (IFRS) par l’IASB, l’IFRS 1 date
de 2003. Il existe 14
normes numérotées de 1
à 14
IAASB International Auditing Institut de l’IFAC qui publie les 18 membres dont Jean
and Assurance normes d’audit internationales BLASCOS et Cédric
GELARD pour la France
Standards Board (ISA)
IPSAS International Public Normes comptables Normes élaborées par le
Sector Accounting internationales du secteur Comité " Secteur Public "
de l’IFAC
Standard public
134 © CFPC
II – Institutions
IASC International Comité des normes comptables L’IASB a remplacé l’IASC
Accounting Standards internationales à compter de 2001
Committee
IASB International Conseil des normes comptables L’IASB a remplacé l’IASC
Accounting Standards internationales à compter de 2001 – 16
membres depuis juillet
Board
2012
135 © CFPC
II – Institutions (suite et fin)
PSC Public Sector Committee Comité " Secteur public " (de l’IFAC) Comité qui
élabore les
normes IPSAS
Source :
136 © CFPC
Annexe n°2
La liste des normes et des interprétations
à jour le au 21 Mars 2015
137 © CFPC
N° Norme Libellé Observations
Amendements à IAS Impôts différés : recouvrement Adoptée UE
12 des actifs sous-jacents
138 © CFPC
N° Norme Libellé Observations
IAS 32 Instruments financiers : Adoptée UE
Présentation
Amendements à IAS Instruments financiers Adoptés UE
32 et à IAS 1 remboursables au gré du
porteur et obligations à la suite
d'une liquidation
Amendement à IAS 32 Classement des émissions de Adopté UE
droits
Amendements à IAS Compensation des actifs Adoptée UE
32 financiers et des passifs
financiers
IAS 33 Résultat par action Adoptée UE
IAS 34 Information financière Adoptée UE
intermédiaire
IAS 36 Dépréciation d’actifs Adoptée UE
IAS 37 Provisions, passifs éventuels et Adoptée UE
actifs éventuels
IAS 38 Immobilisations incorporelles Adoptée UE
IAS 39 Instruments financiers : Adoptée UE à l'exception
comptabilisation et évaluation des dispositions
concernant la
comptabilité de
couverture
Amendements IAS 39 Eléments éligibles à la Adoptés UE
couverture
Amendements à IAS Reclassement d'actifs Adoptés UE
39 et à IFRS 7 financiers
Amendements à IAS Dérivés incorporés Adoptés UE
39 et à IFRIC 9
IAS 40 Immeubles de placement Adoptée UE
IAS 41 Agriculture Adoptée UE
139 © CFPC
N° Norme Libellé Observations
IFRS 1 Première adoption des IFRS Adoptée UE
Amendements à IFRS 1 Exemptions additionnelles pour Adoptés UE
les premiers adoptants
Amendements à IFRS 1 Exemption limitée de Adoptés UE
l'obligation de fournir des
informations comparatives
selon IFRS 7 par les premiers
adoptants
Amendements à IFRS 1 Hyperinflation grave et Adoptée UE
suppression des dates
d'application ferme pour les
nouveaux adoptants
Amendements à IFRS 1 Prêts gouvernementaux Non adoptés UE
IFRS 2 Paiement fondé sur des actions Adoptée UE
Amendement à IFRS 2 Conditions d'acquisition et Adopté UE
annulations
Amendements à IFRS 2 Transactions intragroupe dont Adoptés UE
le paiement est fondé sur des
actions et qui sont réglées en
trésorerie
IFRS 3 Regroupements d'entreprises Adoptée UE
IFRS 4 Contrats d'assurance Adoptée UE
Amendements à IFRS 4 Amélioration des informations Adoptés UE
et à IFRS 7 à fournir sur les instruments
financiers
IFRS 5 Actifs non courants détenus en Adoptée UE
vue de la vente et activités
abandonnées
IFRS 6 Prospection et évaluation de Adoptée UE
ressources minérales
IFRS 7 Instruments financiers: Adoptée UE
informations à fournir
Amendements à IFRS 7 Amélioration des informations Adoptés UE
et à IFRS 4 à fournir sur les instruments
financiers
Amendements à IFRS 7 Informations à fournir - Adoptée UE
Transferts d'actifs financiers
IFRS 8 Secteurs opérationnels Adoptée UE
140 © CFPC
N° Norme Libellé Observations
IFRS 9 Instruments financiers (phase 1 Non adoptée UE
: classification et évaluation des
actifs financiers)
Compléments à IFRS 9 Instruments financiers (phase 1 Non adoptée UE
: option à la juste valeur pour les
passifs financiers)
Date de prise d’effet Date de prise d’effet d'IFRS 9 Non adoptée UE
d'IFRS 9
IFRS 10 Etats financiers consolidés Adoptée UE
Amendements : Amendements : dispositions Non adoptés UE
dispositions transitoires IFRS 10, 11 et 12
transitoires IFRS 10,
11 et 12
IFRS 11 Partenariats Adoptée UE
IFRS 12 Informations à fournir sur les Adoptée UE
intérêts détenus dans d'autres
entités
IFRS 13 Evaluation de la juste valeur Adoptée UE
IFRS 14 Comptes de report Non adoptée UE
réglementaires
IFRS 15 La reconnaissance du revenu Non adopté UE
141 © CFPC
N° Interprétation Libellé Observations
SIC 7 Introduction de l’euro Adoptée UE
SIC 10 Aide publique – Absence de Adoptée UE
relation spécifique avec des
activités opérationnelles
SIC 12 Consolidation – Entités ad hoc Adoptée UE
** Supprimée par IFRS 10 "Etats
financiers consolidés" non encore adoptés
par l'UE.
SIC 13 Entités contrôlées Adoptée UE
conjointement – Apports non
monétaires par des
coentrepreneurs
** Supprimée par IFRS 11 "Accords
conjoints" non encore adoptés par l'UE.
SIC 15 Avantages dans les contrats de Adoptée UE
location simple
SIC 21 ** Impôt sur le résultat – Adoptée UE
Recouvrement des actifs non
amortissables réévalués
142 © CFPC
N° Interprétation Libellé Observations
IFRIC 1 Variation des passifs existants Adoptée UE
relatifs au démantèlement, à la
remise en état et similaires
IFRIC 2 Parts sociales des entités Adoptée UE
coopératives et instruments
similaires
IFRIC 4 Déterminer si un accord Adoptée UE
contient un contrat de location
IFRIC 5 Droits aux intérêts émanant de Adoptée UE
fonds de gestion dédiés au
démantèlement, à la remise en
état et à la réhabilitation de
l'environnement
IFRIC 6 Passifs découlant de la Adoptée UE
participation à un marché
déterminé - Déchets
d'équipements électriques et
électroniques
IFRIC 7 Application de l'approche du Adoptée UE
retraitement dans le cadre
d'IAS 29
IFRIC 8 ** Champ d'application d'IFRS 2 Adoptée UE
"Paiement fondé sur des actions"
143 © CFPC
N° Interprétation Libellé Observations
IFRIC 14 IAS 19 - Le plafonnement de Adoptée UE
l'actif au titre des régimes à
prestations définies, les
exigences de financement
minimal et leur interaction
Amendements à IFRIC Paiements d'avance Adoptés UE
14 d'exigences de financement
minimal
IFRIC 15 Accords pour la construction Adoptée UE
d'un bien immobilier
IFRIC 16 Couvertures d'un Adoptée UE
investissement net dans une
activité à l'étranger
IFRIC 17 Distributions d'actifs non Adoptée UE
monétaires aux propriétaires
IFRIC 18 Transferts d'actifs provenant Adoptée UE
de clients
IFRIC 19 Extinction de passifs financiers Adoptée UE
avec des instruments de
capitaux propres
IFRIC 20 Frais de découverture engagés Adoptée UE
pendant la phase de
production d'une mine à ciel
ouvert
IFRIC 21 Droits ou taxes Adoptée UE
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144 © CFPC