Neurosciences cognitives de l’attention : contrôle cognitif
Introduction
Postner and peterson
Modèle de l’attention : 1er modèle qui a suggéré que l’attention reposait sur des réseaux neuronaux
spécifiques et qui aujourd’hui encore reste un modèle assez influent. Dans ce modèle de l’attention,
sont distingués 3 sous-systèmes attentionnels qui vont chacun reposaient sur des réseaux
spécifiques.
Les trois sous-systèmes c’est :
- L’alerte : qui permet de moduler notre vigilance (quand faire attention ?)
- L’orientation : qui va nous permettre de sélectionner un objet, un élément dans notre
environnement, une info (à quoi prêter attention ?) Dans le sous système orientation, ses
fonctions : préparation, sélection et recherche visuelle
- Le contrôle cognitif (ou exécutif ou attentionnel) : permet de nous concentrer sur une
chaîne de traitement appropriée pour réaliser une tâche particulière (comment traiter les
infos ?) c’est une suite d’étapes de traitement.
Quand on parle d’attention, on fait plutôt référence à un grand nombre de processus attentionnels.
Une façon de regrouper ces nombreux processus c’est de les regrouper en termes de sous-systèmes.
L’image reflète les régions, réseaux, associés à chacun de ces sous-systèmes, qui vont être activés
quand on va engager l’attention ou plutôt l’alerte des sujets, ce sont des réseaux qui sous-tendent
chacun de ces 3 systèmes
On a parlé de l’orientation l’année dernière, en isolant les 3 fonctions principales (la préparation, la
sélection et la recherche visuelle).
1. La préparation et orientation de l’attention dans l’espace
Grâce à des paradigmes vus l’année dernière, grâce aux indices, on va mettre le sujet en attente, il
fixe l’écran, y’a une croix de fixation, et on va lui présenter un indice, qui va permettre de mettre le
sujet en attente, en phase de préparation, ce sera donc l’endroit potentiel où la cible détectée va
apparaître. On demande au sujet d’appuyer du côté où le stimulus apparaît (droite ou gauche) mais
avant on lui donne un indice quant au côté où la cible va apparaître.
Les paradigmes utilisés sont ceux d’indiçage, grâce aux indices on met le sujet dans une attente
(début, croix fixation, puis indice qui met sujet dans une attente, un état de préparation qui
concerne l’endroit potentiel où la cible qu’il doit détecter va apparaître).
Préparation attentionnel : On tente de faire en avance, une étape qui prépare la réponse (je me
préparer à appuyer du côté où point la flèche)
On va tenter de faire à l’avance une étape qui précède la réponse, cela peut être une préparation
motrice (se préparer à appuyer avant que la cible apparaisse). En utilisant ce type de paradigme, ce
qui a été mis en évidence sont 2 modes d’orientation de l’attention dans l’espace.
- Mode endogène : top-down, volontaire, dirigé vers un but à j’ai cette tâche à faire, pour la
faire au mieux, je vais déplacer volontairement mon attention vers l’endroit que l’indice
m’indique.
- Mode exogène : bottom-up, involontaire, guidé par un stimulus, par le caractère saillant
d’un stimulus à processus ascendant guidé par le stimulus.
En développant ces 2 paradigmes, ces 2 modes d’orientation ont été isolés et ce qui a montré
également que chacun de ces 2 modes reposent sur un réseau spécifique :
Avec pour le mode endogène : le réseau dorsal donc le réseau fronto pariétal dorsal, pour les 2
modes c’est essentiellement à droite.
Le réseau exogène par le réseau fronto-pariétal ventral qui implique des régions frontales et
temporo-pariétal.
2. Préparation et orientation de l’attention dans le temps
Cette préparation pouvait être plus temporelle. Je me prépare à détecter un stimulus à un moment
particulier, toujours fonction de préparation de l’orientation.
Warning stimulus, un petit point qui apparaît ou un son ou une lumière pour préparer le sujet que le
stimulus va être bientôt présenté.
Le cortex pariétal gauche : autour du sillon intrapariétal donc quand on utilise ces paradigmes
d’indiçage temporel, on va voir une activation de ce cortex autour de ce sillon entre le moment où
l’indice est présenté et le moment où la cible est présentée. Donc activation de cette région qui
peut durer tout le long de cette forte période, la période entre l’indice et la cible. Quand on
enregistre l’activité cérébrale des sujets on voit l’activation de ce cortex pariétal gauche suggérant
une préparation au stimulus qui va être présenté.
Activation de ce cortex et des régions plus motrices, se prépare à répondre donc activation anticipée
du cortex moteur ou prémoteur, on peut aussi observer une activité du cortex visuelle si on est dans
une tâche visuelle. Le sujet se prépare à répondre, se prépare à voir apparaître un stimulus et va
engager les régions concernées.
Neurophysiologie – electrophysiologie
EEG à car en EEG y’a une résolution temporelle très fine ce qui permet de voir où se font les effets
de l’attention.
On va voir une activation + ou – soutenu.
On va distinguer les différentes dimensions impliquées, au niveau unitaire on a des cellules
pyramidales qu’on trouve dans les couches 5 du cortex et au niveau cellulaire on a des potentiels
d’action. Quand on pose les électrodes c’est pas directement ça qu’on enregistre, ce qu’on va
enregistrer c’est l’activité d’un ensemble de cellules pyramidales qui ont une orientation similaire,
organisé de façon très parallèle, on parle de macro colonne (ensemble de neurones, cellules
pyramidales qui ont une activité électrique synchrone et qui vont donc créer un champ électrique).
Au niveau cellulaire, on a des potentiels d’action, si on a un bon nombre de neurones pyramidaux
qui ont une activité synchrone qui créer un champ électrique alors ce qu’on arrive à capter ce sont
pas les courants primaires (ceux qui se déplacent à l’intérieur du neurone) mais l’activité électrique
généré au niveau extra cellulaire, aussi appelé des courants secondaires.
Ce qu’on capte en EEG c’est l’activité électrique synchrone de 10-5 10-10 cellules pyramidales.
On peut aussi en EEG, voir dans quel mesure deux régions qui peuvent être éloignées comme le
préfrontal qui sous-tend le contrôle cognitif, donc voir comment cette activité frontal ou préfrontale
peut se faire entre des régions de haut niveau et de plus bas niveau (connectivité) qui permettrait de
voir comment deux régions éloignées ont une activité synchronisée.
Le système 10-20 standardisé : Quand on pose sur la tête des sujets un bonnet avec 256 électrodes,
chaque électrode va enregistrer l’activité d’une région spécifique.
Ce bonnet va être positionné en faisant attention à deux lignes de principe : la première qui va de
l’os du nez avec l'os derrière la tête, et la ligne qui relie les deux oreilles. L’intersection de ces deux
lignes c’est CZ.
La ligne du nasion à l'union tous les électrodes s'appelleront avec un Z. à gauche les électrodes sont
des nombres impairs et à droite des nombres pairs.
Quand on pose les électrodes sur la tête des sujets, ce qu’on va enregistrer c’est une différence de
potentiel entre une électrode posée sur le scalp (électrode en couleur) et une électrode de référence
qu’on positionne généralement soit derrière l’oreille soit sur le lobe de l’oreille.
On parle d’un électroencéphalogramme, on va visualiser quand on pose les électrodes sur la tête,
des données brutes mais pas totalement car on constate déjà une différence de potentiel entre les
électrodes de couleur et l’électrode de référence. On voit la différence de potentiel enregistré au fil
du temps. On repère des ondes avec des amplitudes plus ou moins importantes, dans le sens
vertical, où des ondes avec des fréquences différentes plus ou moins rapides. Et c’est à partir de là
qu’on va pouvoir analyser nos signaux EEG.
Analyse des signaux EEG
1. Analyse fréquentielle : analyse classique en EEG
Etude de la densité spectrale de puissance (DSP)
Pour toutes ces analyses, notre point de départ c’est l'électroencéphalogramme on enregistre en
online la différence de potentiel au cours du temps.
Là on est offline, le fichier EEG est fini, on va donc analyser les données.
Notre point de départ c’est cette représentation temporelle, donc l’évolution de la différence de
potentiel au cours du temps.
On peut schématiser les différentes fréquences qui sont contenues en 10 secondes. En A1 on a des
ondes des fréquences mon importantes mais amplitudes plus réduite, d’autres avec des fréquences
plus importantes et amplitude moins importante. On va en premier lieu décrire les différentes
fréquences qui composent le signal. On passe d'une représentation temporelle à une représentation
fréquentielle.
En A1 on a une fréquence de 3 Hertz, en B2 on a 8 Hertz et en C2 on a 3 et 8 Hertz.
Algorithme physique qui s'appelle la transformée de Fourier qui permet de passer d’une
représentation temporelle en représentation fréquentielle.
Représentation fréquentielle : Ordonné :puissance et abscisse : fréquence. Chez l’Homme les
bandes de fréquences ont un sens cognitif, elles peuvent refléter un état d’éveil par exemple, en
fonction de la puissance de certaines de ces fréquences on va interpréter un stade de sommeil. On
score par la suite en « sommeil profond » … Au niveau plus cognitif la bande Thêta, elle reflète
l’engagement d’un contrôle cognitif, le marqueur électrophysiologique du contrôle engagé par les
sujet pour faire une tâche c’est la puissance de ce Thêta.
2. Analyse des potentiels évoqués (event related potentials, ERP)
->Modification transitoire de l’activité électrique cérébrale consécutive à l’application d’un
stimulus sensoriel- mise en évidence par répétition du stimulus.
Ce qui nous intéresse c’est l’activité électrique évoquée par ce stimulus. Une fois que la tâche est
finie, on va extraire du signal ces fenêtres qui sont consécutives à la représentation du stimulus, on
va les moyenner.
On a 32 électrodes et on voit également des marqueurs qui correspondent au moment de la
représentation du stimulus. Le marqueur 1 correspond à la présentation des noms d’animaux et le 2
à la représentation des noms d’objet. Donc pendant l’analyse on va extraire les segments qui sont
consécutifs à la représentation des noms d’animaux, les moyenner. On va faire pareil avec la repré
des noms d’objet.
c’est une Méthode du moyennage des signaux synchronisés au stimulus (ou à la réponse) pour
extraire la réponse évoquée du signal EEG.
Ces composants correspondent aux étapes du traitement cognitif :
P1 ou P 100 : le chiffre derrière correspond à la fenêtre temporelle dans laquelle ce composant va
apparaître.
Ces différentes étapes cognitives correspondent à des déflections positives ou négatives qu’on
observe dans des régions spécifiques.
En EEG on peut préciser temporellement, le cortex occipital est activé, à quel moment l’info passe
au niveau temporal, etc. Avec la correspondance entre ces régions et le traitement associé.
Les différents potentiels évoqués et les régions qu’ils sous-tendent.
3. Analyse des temps-fréquences (Time-frequency)
l