Dilatations des bronches
Plan
• Definition
• Physiopath
• Classification anat-path
• Etiologies et facteurs predisposants
• Agents pathogenes au cours des DDB
• Ampleur du probleme
• Diagnostic
– DIAGNOSTIC POSITIF
• Clinique
• Radiologique
– Bilan de retentissement
• EFR
• Cardiaque
• Scintigraphie ventillation-perfusion
• Score BSI
– DIAgnostic etilogique
• Moyens diagnostic ( interrogatoire, fibro, ECBC, bacillosocpies
• Traitement et prévention
– Prevention ‘ arret du tabac , trt d’un foyer infectieux chronique ORL et dentaire
– Traitement étiologique
– Traitemment descomplications
Définition
• Augmentation permanente et irréversible du
calibre des bronches dont la fonction est
altérée
Physiopathologie ( cercle vicieux de
Cole)
Classification anatomopathologique
• ASPECT MACROSCOPIQUE:
– Prédominance dans les lobes inférieurs,
notamment le gauche (sauf mucoviscidose).
– Localisées ou bilatérales et étendues Entre le 4
ème et le 8 ème ordre de division tortueuses et
ramollies
– Les bronchioles distales sont obstruées.
– Le parenchyme avoisinant peut être remplacé par
un tissu fibreux
•Destruction des structures anatomiques maximales dans les bronchectasies
kystiques: tous les constituants de la paroi (tissu élastique, cartilages, muscles lisses)
sont remplacés par un tissu fibreux)
• Infiltrats de cellules inflammatoires: macrophages activées, lymphocytes CD8,
follicules lymphoïdes (immunité principalement cellulaire)
•Hypervascularisation d origine systémique
Etiologies et facteurs prédisposant
Environnement Hôte
•Infections de
l’enfance (coqueluche,
•Mécanique
viroses ) Pathologie malformative
•Tuberculose et génétique Maladie de
•VRS, adenovirus , VIH •Déficit immunitaire en système
IgA, IgG, IgM ou sous •Colite
Obstruction classe inflammatoire
•Corps étranger •Mucoviscidose •PR
RGO
•Tumeur •Aspergillose •Lupus
•Compression bronchopulmonaire
•traumatisme allergique
•Déficit en α antitrypsine
•Anomalie des cils
Agents pathogènes
• Pnemoccoque
• Hémophilus influenzea
• Staphylococcus aureus
• Pseudomonas aéruginosa++++dans les DDB
diffuses
• Mycobactérie tuberculosis
• Mycobactérie atypique
Diagnostic positif
• Circonstances de découverte
– Bronchorrhée
– Forme sèche : hémoptysies
– Dyspnée témoigne de l’étendue des lésions
• Examen clinique :
– Râles ronflonts, sibilants
– Sinusite chronique souvent associée
– Hippocratisme digital
– IRC
Telethorax normal n’élimine pas le diagnostic
TDM:
– DC de certitude
– Etendue des lésions
Fibroscopie bronchique
Rechercher une Prélèvement
cause de DDB bactériologiques
localisées protégés
Autres prélèvements
• Etude cytobactériologique des expectorations
Bilan de retentissement
• Bilan
– Explorations Fonctionnelles Respiratoires : TV Obstructif
ou Syndrome restrictif souvent associé,
– anomalies gazométrique souvent observées en cas de
maladie évoluée
– Le test de marche de 6 min permet d apprécier le
retentissement de l affection et est utile pour le suivi.
– Bilan cardiaque ( ECG et echo cardiaque ) à la recherche
de signes de CPC ou insuffisance cardiaque droite.
• Score BSI (Bronchiectasis Severity Index)
Diagnostic étiologique
Moyens diagnostic
• Interrogatoire ( infection de l’enfance , corps
etranger , cas familiaux de mucoviscidose, ATCD de
tuberculose …)
• Dossier radiologique précédent à la recherche de
tuberculose
• Fibroscopie bronchique en cas de DDB localisées
• Bacilloscopies
• Test à la sueur
• Bilan immunologique
• Etude au microscope électronique de la muqueuse
bronchique
Diagnostic différentiel
• Bronchite chronique
• Sinusite
• Tuberculose
• Images kystiques
Traitement
Prévention
• Arrêt du tabac
• trt d’un foyer infectieux chronique ORL et
dentaire
Prévention des infections respiratoires
• Vaccination contre le pneumoccoque (tous les 5
ans)
• Vaccination antigrippale annuelle.
TRAITEMENT
Suivre les grands axes du cercle vicieux de COLE:
1- Permettre un meilleur drainage bronchique
(kinésithérapie respiratoire de drainage)
2- Contrôler la colonisation et les infections
bactériennes bronchiques
– aérosol colistine, gentamycine??
3- Réduire l’inflammation bronchique : AZITHROMYCINE
Azythromycine au long cours
L’objectif est de diminuer le nombre d’exacerbations.
• peut être proposé à des patients:
– ayant plus de 3 exacerbations l’année précédente
– ou ayant une dégradation de leur fonction respiratoire malgré un traitement
de fond bien conduit
• l’azithromycinepeut être utilisée à la dose de 250 mg/jour ou 250 mg
(moins de55 kg) à 500 mg (plus de 55 kg) trois fois par semaine.
• Le traitement doit être poursuivi tant que le béné-fice sur la fréquence des
exacerbations est maintenu
• Contre indiqué :
– en cas de pathologie cardiaque évoluée
– intervalleQT > 450 ms, de traitement pouvant allonger l’intervalle QT,
– tachycardie > 100/min
• Une surveillance clinique
– recherche de troubles auditifs et électrocardiographique peut être proposée
tous les trois mois.
– s’assurer de l’absence de mycobactéries atypiques dans les cultures des
expectorations avant d’envisager un traitement prolongé par macrolides pour
éviter un traitement inadapté et l’acquisition de résistance bactérienne
Traiter les complications non infectieuses:
• Insuffisance respiratoire
• Hémoptysies
– CI absolue aux antitussifs, sédatifs, somnifères
1. Traitement étiologique
– Chirurgie en cas de DDB localisées mal tolérées
Suivi
• Ces recommandations conseillent un rythme des consultations de suivi
adapté à la sévérité selon le score pronostique BSI:
– Le suivi est au minimum annuel chez les patients peu sévères et
stables (score BSI 0 à 4)
– et au minimum deux fois par an pour les patients plus sévères.
• Chaque consultation doit comporter:
– nbre d’ exacerbations infectieuses depuis la précédente consultation,
– Évaluer de la dyspnée
– un examen clinique complet avec une mesure de la saturation au doigt
– analyse bactériologique de l’expectoration.
– La mesure d’une spirométrie doit être réalisée au moins une fois par an
– recherche de mycobactérie et d’éléments fongiques dans les expectorations.
• Dans un contexte de DDB non étiquetée, il est conseillé de répéter le bilan
étiologique
– immunologique car la DDB peut être antérieure aux manifestations extrathoraciques,
notamment dans le cadre d’une polyarthrite rhumatoïde.