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Cours Officiel

La pollution atmosphérique est la contamination de l'air par des gaz et des particules nuisibles pour la santé et l'environnement, avec des sources naturelles et anthropiques. Elle est responsable de millions de décès chaque année et provoque divers problèmes de santé, notamment des maladies respiratoires et cardiaques. Des politiques et des actions sont mises en place pour réduire la pollution, notamment par des normes strictes, des taxes pour les pollueurs et la promotion des énergies renouvelables.

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Ismail Kouissi
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La pollution atmosphérique est la contamination de l'air par des gaz et des particules nuisibles pour la santé et l'environnement, avec des sources naturelles et anthropiques. Elle est responsable de millions de décès chaque année et provoque divers problèmes de santé, notamment des maladies respiratoires et cardiaques. Des politiques et des actions sont mises en place pour réduire la pollution, notamment par des normes strictes, des taxes pour les pollueurs et la promotion des énergies renouvelables.

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la Pollution atmosphérique

Le 18 oct 2022
Introduction
Définition
On appelle pollution de l’air un ensemble de gaz et de particules en suspension
présents dans l’air (intérieur ou extérieur) dont les niveaux de concentration
varient en fonction des émissions et des conditions météorologiques, et qui
sont nuisibles pour la santé et l’environnement.

la définition dans les textes règlementaires : "Constitue une pollution


atmosphérique, l'introduction par l'homme, directement ou indirectement, dans
l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences
préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux
ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements
climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances
olfactives excessives."
La pollution de l’air est la contamination de l’environnement intérieur ou extérieur par
tout agent chimique, physique ou biologique qui modifie les caractéristiques
naturelles de l’atmosphère.
Les polluants les plus préoccupants pour la santé publique comprennent les
particules en suspension, le monoxyde de carbone, l’ozone, le dioxyde d’azote et
le dioxyde de soufre. La pollution de l’air extérieur et intérieur provoque des
maladies respiratoires et autres et elle est une cause importante de morbidité et de
mortalité.
Les données de l’OMS montrent que la quasi-totalité de la population mondiale
(99 %) respire un air dont les valeurs dépassent les limites recommandées par
l’OMS et qui contient des taux élevés de polluants, l’exposition étant la plus forte dans
les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Les politiques visent à réduire la pollution atmosphérique présentent donc un
double avantage pour le climat et la santé, car elles réduisent la charge de morbidité
attribuable à la pollution de l’air tout en contribuant à atténuer les changements
climatiques à court et à long terme.
Les sources de pollution de l’air extérieur sont diverses :

Certaines d’entre elles sont naturelles : les pollens, les poussières du désert, et
les poussières et gaz rejetés par les volcans lors des éruptions notamment.
D’autres, appelées anthropiques (Fait par un être humain), résultent de l’activité humaine.
Les polluants d’origine anthropique peuvent être :

Primaires : directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage,
agriculture...). Il s'agit par exemple
des oxydes d’azote (NOx),
du dioxyde de soufre (SO2),
des composés organiques volatiles (COV),
des hydrocarbures, et
de certains métaux (plomb, cadmium…) ; ou
Secondaires :
créés dans l’atmosphère via des réactions chimiques entre des polluants. Il s’agit
notamment
• de l’ozone,
• du dioxyde d’azote,
• particules ultrafines …
Les particules en suspension dans l’air (PM10 et PM2.5) constituent une catégorie
générique qui comprend des particules primaires et des particules secondaires.
Polluants Symbole ou abréviation Sources

Présents dans l’air intérieur ou en milieu


urbain en raison de la combustion du bois,
Composés organiques volatiles (benzène…) COV
des gaz d’échappement automobiles, de
l’utilisation de solvants…
Transport routier, centrales thermiques,
Dioxyde d’azote NO2 installations de chauffage, usines
d’incinération, cuisinières à gaz…
Centrales thermiques, installations de
chauffage, grosses installations
Dioxyde de soufre SO2
industrielles, les opérations de raffinage et
de fusion

Incinération des déchets, métallurgie de


Métaux lourds (cadmium, mercure…) -
l’acier, combustion de produit fossile

Activités industrielles, combustion des


Monoxyde de carbone CO
carburants, métallurgie

Formation majoritairement en milieu urbain,


au contact de certains polluants et sous
Ozone O3 l’action de la chaleur et des rayons UV ou de
rayon laser, d’une haute tension électrique,
ou de décharges électrostatiques
Combustion industrielle, installations de
Particules fines (<2,5 µm) PM 2,5 chauffage, incinérateurs, moteurs, éruptions
volcaniques, vents de sable

Particules fines (<10 µm) PM 10


Ces polluants peuvent également être retrouvés dans les milieux intérieurs (logement,
bâtiments professionnels, lieux accueillant du public…).
Les sources de pollution y sont également nombreuses : cuisine, tabagisme,
moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d’entretien,
peintures, poils d’animaux... C’est ce que l’on appelle la pollution de l’air intérieur.
Nous y sommes aussi fortement exposées du fait du mode de vie actuel, la majorité
de la population générale passe environ 80% de son temps dans ces espaces clos de
plus en plus confinés.

Les causes de la pollution de l’air


La pollution de l’air revêt de nombreuses formes et peut être envisagée d’une
multitude de façons. Il y a la pollution visible, telle que les rejets de fumée, et les
polluants invisibles que sont par exemple les oxydes d’azote et le monoxyde de
carbone. Il y a la pollution naturelle, entraînée par les éruptions volcaniques, et celle
causée par l’Homme dans le cadre de la production d’énergie, des transports, de
l’agriculture, ou des systèmes de chauffage.
Comme mentionné précédemment, nous distinguerons généralement :
Les polluants primaires
Qui proviennent de sources d’émission variables, avec notamment :
Le plomb : longtemps présent dans nos essences, il peut encore être lié aux
activités métallurgiques. Comme tous les métaux lourds, il pourra contaminer l’eau, le
sol ou les aliments et se frayer un chemin dans tous les organismes vivants, avec des
effets nocifs à court et à long terme.
Les hydrocarbures : liés à l’utilisation de solvants, ou émis lors de combustions
incomplètes.
L’ammoniac : associé majoritairement aux activités agricoles, il est un gaz
potentiellement mortel si inhalé à forte dose.
Les matières particulaires : issues de l’érosion des sols mais aussi de la vaste
majorité de nos activités domestiques et industrielles, les particules en suspension
sont à l’origine d’affections respiratoires et de cancers.
Les composés organiques volatils : acétone, benzène ou perchloro-éthylène, les
COV se répandent à toute vitesse dans l’atmosphère et découlent de nos transports,
de l’industrie manufacturière et de l’usage de solvants.
Les polluants secondaires
Qui se forment au sein même de l’atmosphère, par l’interaction de deux ou plusieurs
contaminants. Nous y retrouvons :
L’ozone : tour à tour essentiel à la vie terrestre ou polluant atmosphérique lorsque
présent dans les basses couches de l’atmosphère. Responsable de l’apparition
d’éruption cutanée en cas de réaction allergique, il sera, dans des cas bien plus
graves, à l’origine d’inflammations importantes des bronches et de l’appareil
respiratoire dans sa globalité.
Le nitrate de peroxy-acétyle : issu de transformations photo-chimiques au contact
de polluants tels que l’ozone ou les hydrocarbures imbrûlés, c’est dans le smog
(Brouillard épais formé de particules de suie et de gouttes d'eau, dans certaines
régions humides et industrielles) que nous le retrouvons généralement.
Les sulfates : formés par oxydation du dioxyde de soufre, leur effet laxatif à long terme peut
entraîner une déshydratation.
L’acide sulfurique : il se forme sous l’effet de l’humidité atmosphérique sur le dioxyde de
soufre.
La combustion de ressources fossiles
Du charbon des chaudières industrielles au pétrole de nos moteurs à essence et
diesel, les ressources fossiles dont nous dépendons encore largement constituent
l’une des principales causes de pollution de l’air.

Par les pots d’échappement, l’usure des pneus et des freins, la climatisation ou le
revêtement des voies, nos véhicules rejettent des particules fines et des gaz plus
polluants encore que ceux émis par les centrales thermiques. Avec l’ozone et le
dioxyde d’azote, les particules en suspension composées de nitrates et de carbone
notamment comptent parmi les polluants atmosphériques les plus préoccupants
puisque leur taille microscopique leur permet de rester en suspens dans l’air, et de
s’infiltrer très profondément dans les poumons.
Les activités agricoles
Le recours aux insecticides, aux pesticides et aux engrais est allé croissant dans le
secteur de l’agriculture. Les produits chimiques, responsables de 97% des émissions
d’ammoniac, pollueront à la fois l’air et les eaux de notre planète.
Les Conséquences :
Les chiffres
Nous observons déjà leurs effets néfastes à travers deux manifestations principales.
L’effet de serre d’une part, dû à une trop forte concentration de certains gaz et qui
participe au réchauffement climatique. Et d’autre part,
la destruction de la couche d’ozone pourtant indispensable à la vie sur Terre et
sans laquelle nous nous exposons dangereusement aux rayons ultraviolets du soleil.
La pollution atmosphérique tue chaque année près de 5,5 millions de personnes à
travers le monde, ce qui fait d’elle le 4ème facteur de décès prématuré sur Terre.
En France, elle est même le troisième, juste derrière le tabac et l’alcool avec environ 48 000
morts par an ce qui correspond à 9 % de la mortalité. Il faut dire que nous inhalons chaque
jour en moyenne 15 000 litres d’air et avec lui une multitude de particules microscopiques qui
se diffuseront dans notre sang puis dans nos organes.

Les conséquences de la pollution de l’air sur la santé :


L’impact de la pollution atmosphérique s’observe à plusieurs niveaux :
Des troubles cardiaques et respiratoires
La pollution de l’air a tendance à fragiliser les voies respiratoires et donc à favoriser
les allergies au pollen, les crises d’asthme, les cancers du poumon ou les maladies
des bronches.
De nombreux problèmes de peau, de développement, des dégénérescences
visuelles, des maladies du sang ou des pathologies cardiaques ont également été
reliés à la pollution atmosphérique. Selon l’OMS, celle-ci serait d’ailleurs responsable
d’un AVC mortel sur trois dans le monde.
Les solutions pour lutter contre la pollution de l’air
Les actions ont tardé à se mettre en place mais une certaine forme de cohésion
commence à émerger entre les pays, les organisations non gouvernementales, les
citoyens et même les entreprises.
Dans les années 80 et 90, les États-Unis sont parvenus à diminuer les
concentrations de particules fines dans l’air et ont ainsi regagné en moyenne 7 mois
d’espérance de vie.
D’un autre côté, à Tokyo, des mesures anti diesel instaurées dès 1999 ont aidé à
faire diminuer la mortalité respiratoire de 22 %.
Au niveau européen, des normes strictes ont été établies afin de surveiller la qualité
de l’air, de respecter les valeurs fixées et de proposer des actions concrètes dans les
zones les plus sensibles. La limite annuelle moyenne pour les particules fines a ainsi
été fixée à 25 microgrammes par mètre cube, ce qui reste malgré tout 2,5 fois
supérieur aux recommandations de l’OMS.
En cas de pic de pollution par exemple, le principe de circulation alternée est
appliqué.
Côté entreprises : pour contrer les entreprises les plus polluantes sont contraintes de payer des
taxes pollueur-payeur.

Côté déchets : Entre recyclage et traitement des déchets.

Côté construction : structures respectueuses de l’environnement et économes en ressources afin


de réduire leur empreinte carbone.

Un essor pour les ressources énergétiques propres : on sait le nucléaire plus propre que
les centrales à combustibles fossiles traditionnelles mais impossible de rivaliser avec les énergies
renouvelables que sont les énergies solaire, éolienne et géothermique dont la proportion est en
constante augmentation.

Les solutions au niveau individuel pour lutter contre la pollution de l’air

Faire évoluer ses modes de transport

Améliorer les pratiques ménagères.

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