Biologie Cellulaire: Exercices Et Méthodes
Biologie Cellulaire: Exercices Et Méthodes
Marc Thiry
Professeur à l’université
de Liège (Belgique)
BIOLOGIE CELLULAIRE
EXERCICES ET MÉTHODES
LICENCE • PASS • CAPES 3e
ÉDITION
Pierre Rigo
Assistant pédagogique et acteur de la communication
scientifique à l’université de Liège (Belgique)
Sandra Racano
Diplômée de l’université de Liège (Belgique)
Avant-propos 5
Comment utiliser cet ouvrage ? 6
Remerciements 8
3 La périphérie cellulaire 63
QCM …………………………………………………………………………………………… 74
Vrai ou faux ………………………………………………………………………………… 79
Exercices ……………………………………………………………………………………… 86
Schéma de synthèse : La périphérie cellulaire des eucaryotes …………………… 95
4 Le noyau 96
QCM ………………………………………………………………………………………… 106
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 111
Exercices …………………………………………………………………………………… 117
Schéma de synthèse : Le noyau ……………………………………………………… 122
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
Ce livre a été conçu comme un outil pédagogique de schémas didactiques destinés à faciliter la com-
pour aider les étudiants des premières années préhension des données et leur mémorisation.
d’études supérieures à appréhender les concepts Puis, de nombreux exercices de différents types
fondamentaux de la biologie cellulaire. Une série (QCM, questions Vrai/Faux et exercices de syn-
d’exercices incite l’étudiant à se poser des ques- thèse) et de difficulté croissante, sont proposés
tions sur la matière et complète ainsi progressi- afin d’évaluer ses connaissances et d’appliquer
vement ses connaissances. les concepts fondamentaux de la biologie cellu-
L’ouvrage présente en quatorze chapitres les laire. Chaque QCM fait l’objet d’une correction
bases de la biologie cellulaire, en commençant commentée. Les questions Vrai/Faux jouissent
par un exposé sur l’unicité chimique des êtres également d’une réponse détaillée et les exer-
vivants, une présentation des plans d’organisa- cices de synthèse bénéficient de conseils métho-
tion du vivant et des méthodes d’investigation de dologiques pour aider l’étudiant à construire
la cellule qui sont le point de départ du progrès une réponse. Un ou deux schémas de synthèse
des connaissances dans le domaine. Les diffé- à la fin de chaque chapitre relient les différentes
rents compartiments structuraux et fonctionnels notions abordées pour aider à une réflexion
de la cellule eucaryote sont ensuite abordés suc- plus globale.
cessivement, de la membrane plasmique aux Des bonus web (exercices d’entraînement
filaments cellulaires en passant par le noyau et supplémentaires), téléchargeables sur la page
les différents organites. L’organisation morpho- associée à l’ouvrage sur dunod.com complètent
fonctionnelle de la cellule procaryote fait l’objet l’ouvrage.
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
du chapitre suivant. L’ouvrage se termine par Cet ouvrage de biologie cellulaire est destiné
deux chapitres consacrés à la continuité de la aux étudiants de licence de Sciences de la vie
vie, le premier sur le cycle, la division et la mort et du PASS et aux candidats au CAPES de SVT
cellulaires et l’autre sur la reproduction des orga- (en France) ainsi qu’aux étudiants du premier
nismes et la différenciation cellulaire. Bachelier des Facultés de Sciences, de Méde-
Ce découpage est nécessairement arbitraire, cine et de Médecine vétérinaire (en Belgique).
c’est pourquoi dans chaque chapitre présentant Il pourra aussi être consulté avantageusement
une notion précise, de multiples renvois per- par tous ceux qui ressentent le besoin de mettre
mettent au lecteur de se référer rapidement aux à jour leurs connaissances dans un domaine en
données associées à la question traitée. perpétuelle évolution, et qui est devenu indispen-
Chaque chapitre débute par un rappel théorique sable à la compréhension des grandes fonctions
synthétique, sous forme de fiches, accompagné biologiques et à celle de leurs désordres.
et leurs mots-clés
• ARN
Fiche 1 • la petite sous-unité a un coefficient de sédimentation de 40S (30S chez les proca-
ryotes). Elle est constituée d’une molécule d’ARNr 18S (16S chez les procaryotes) et
Le réticulum endoplasmique de 33 protéines ribosomiques (21 chez les procaryotes). Cette sous-unité contient le
Fiches
Ces deux compartiments ont un constituant commun de type membranaire, mais ils
• le site A retient l’ARNt qui porte le prochain acide aminé qui sera ajouté à la
diffèrent par la forme des cavités et par la présence sur la face externe de celles-ci, dans
chaîne polypeptidique naissante (on peut associer la lettre A à « arrivée de l’acide
le cas du REG, de ribosomes.
aminé ») ;
Le REL est formé d’un « labyrinthe » de fins canalicules interconnectés carac-
• le site P retient l’ARNt porteur de la chaîne peptidique en cours de synthèse (on
térisés par l’absence de ribosomes. Ce type de réticulum est fortement développé
peut associer la lettre P à « polypeptide en voie de formation ») ;
Vrai ou faux ?
dans les cellules synthétisant des stéroïdes et dans les cellules musculaires. Au sein
• le site E est l’endroit où l’ARNt déchargé de son acide aminé quitte le ribosome (on
de ces dernières, il porte le nom de réticulum sarcoplasmique et permet le stockage
peut associer la lettre E à exit).
des ions calcium, mais aussi leur libération quand les cellules se contractent (Cha-
pitre 11). Site P (site de liaison
Le REG a une organisation sacculaire ; ses membranes sont recouvertes de ribosomes. du peptidyl-ARNt)
La membrane du REG est en continuité avec la membrane externe du noyau. Il est par-
Site A (site de liaison
De nombreux
ticulièrement abondant dans les cellules séreuses, les plasmocytes (globules blancs) et de l’aminoacyl-ARNt)
les neurones. Dans les cellules nerveuses, les citernes du REG sont rassemblées autour Site E (site
Exercices
de sortie, exit)
du noyau sous la forme d’agrégats appelés corps de Nissl.
Les ribosomes L’unité S, pour Svedberg, est une unité de mesure du coefficient de sédimentation
qui dépend des propriétés hydrodynamiques de la particule. Cette unité n’est pas
Des astuces
et conseils
additive : le coefficient de sédimentation d’une particule composée de deux sous-par-
Les ribosomes sont des particules ribonucléoprotéines (ou RNP) constituées d’ARNr
ticules ne sera donc pas égal à la somme de leurs deux coefficients de sédimentation.
couplés à des protéines. Certains, appelés ribosomes liés, sont accolés à la face cytoso-
lique des membranes du réticulum ou de la membrane externe de l’enveloppe nucléaire,
En plus des ribosomes cytosoliques, les mitochondries et les chloroplastes renferment
d’autres, baptisés ribosomes libres, baignent au sein du cytosol. Ils assurent la synthèse
également des ribosomes de type procaryotique (Chapitres 9 et 10).
des protéines en assemblant des acides aminés dans un ordre prédéterminé, suite à la
lecture d’un ARNm.
Les ribosomes sont constitués de deux sous-unités de dimensions inégales qui sont
désignées en fonction de leur coefficient de sédimentation :
124 125
Entraînement
Vrai ou faux
Fiches
Des schémas de synthèse Des QCM
pour s’auto-évaluer
1. La membrane
en fin de chapitre
plasmique des Vrai
lipidiques de comp cellules comporte Faux
osition moléculaire deux feuillets
2. La membrane plasm identique. ◻ ◻
ique est une struct
QCM
ure glycolipidiq
3. Les protéines transm ue.
amphiphiles.
embranaires de
la membrane plasm ◻ ◻
ique sont
4. Les lipides composant ◻ ◻
l’édifice membranair
5. La membrane plasmique e sont immobiles.
des fonctions distin
contient des proté ◻ ◻
ines spécifiques
ctes. assurant
Vrai ou faux ?
6. Chez les animaux, la ◻ ◻
ce
membrane plasm
ET : Endosome Tardif
EP : Endosome Préco
de cholestérol influe ique comporte
Entraînement
CR : Corps Résiduel
nçant la fluidité des molécules
membranaire. ◻ ◻
Appareil de Golg i
7. La condition pour qu’un
phénomène d’osm
nèse des lysosomes compartiments ose soit observé
L : Lysosome
contenant des entre deux
d’une membrane solutions différ
entes est la présence
◻ ◻
perméable à l’eau
et imperméable
QCM
8. Les membranes plasm
sélective entre
iques forment
une frontière de
à tous les soluté
s.
les cellules et leur perméabilité
9. L’eau traverse la memb environnement. ◻ ◻
Exercices
rane cellulaire par
10. L’éthanol traverse la un transport actif.
tion extracellulaire
membrane plasm
ique par simple ◻ ◻
11. Les transports actifs diffusion.
1. Parmiperme ◻
Fiche 2 : La bioge
ttent de rétablir
les affirm l’isotonie entre deux ◻
12. La pompe sodium-pot ations suiva ntes sur la mem milieux.
plasmique de ❏
assium entretient
la polarité de la brane plasm◻ique, ◻
para. La membrane membrane laquelle est exact
la stœchiométrie plasmique est une e?
13. La clathrine est ❏ b.
des échanges qu’ell enveloppe disco ◻ ◻
unLa desmemb rane e effectue. ntinue.
comp osant plasm
s duique prése
plasmique. type cellulaire. glyco nte une
calyx de la memb composition chimi
rane ◻ que◻invariable selon le
osomes
le mécarane
male
plasm
L
nisme
ort
Vésicules de transp
bénomb
re de par certai
reuxnes
❏ e. La membrane organites dans
15. L’exocytose const itutiv
plasmique contie
nt des proté
la cellule.
cellule permet, entre
autres, le renou ines dont la nature varie suivan
e est un délit.
constant des phosp aire.
n
plasmique. glycoprotéines ◻ ◻
2. Parmi les affirm
thèse : Les lys
de la membrane
ra
et composition des
atu
laire
mem
phosp naires
Fiche 4 : La diges
3. La périphérie cellu
ndans
danslalabicou nnent dessylées , emen
ce quits
Dégra
la fluidit
d’autophagie
é de la memblose rane. ◻
d. Les glycolipide
ra
s possèdent une
atu
21. Une cellule végét ment des chaînes alipha , se dispose dans la zone ◻ ◻
corresponda
Schéma de syn
◻
CR
les structures ◻
cellulaires suiva
double bicouche ntes, laquelle n’est
lipidique ? pas délimitée
par une
d’endocytose
❏ a. Le noyau.
Vésicules
❏ b. La mitochondr 79
Lame de réticulum
ie.
❏ c. Le chloroplaste
tion intracellulaire
.
❏ d. Les peroxysom
es.
❏ e. Tous sont
Membrane plasmique
entourés d’une
double bicouche
lipidique.
lage
membranaires,
laquelle est
❏ a. Toutes les
protéines memb
Fiche 4 : La diges
ranaires exercent
la même foncti
Autophagie
❏ b. La protéine on.
G est une proté
ine membranair
❏ c. Certaines e intrinsèque.
protéines de la
membrane plasm
l’influx nerveux. ique participent
à la transmission
❏ d. Les protéines de
de la membrane
plasmique sont
❏ e. Les protéines mobiles.
périphériques peuve
nt être glycosylées
.
74
180
Réponses
Entraînement
d. La chro 1.
Exercices chromatine)
matine con
est essentie
densée (ou
hétéro- Fiches
la périphé llement loca Une enzyme
rie du noy lisée à appelée prim
brane inte au, associée la synthèse ase peut déb
rne de l’en à la mem- d’une chaî uter
velo ADN simple ne d’ARN à
l’intermédia ppe nucléai brin. Elle unit partir d’un
ire de la lam re par les ribonuc
1. Si une membrane cellulaire contient, en poids, 20 % de lipides et 80 % de protéines, du nucléol ina, ainsi qu’autou un à un, en les léotides
e. Quelque r appariant avec
calculer le rapport moléculaire lipides/protéines sachant que les lipides ont un poids condensée s mot tes de chromat d’AD N, ce qui crée ceux d’un
peuvent auss ine une amorce brin
moléculaire moyen de 1 000 daltons et les protéines de 50 000 daltons. sein du noy i être dispersées taire du brin matrice com plémen-
au. Le cent au d’un nouveau à l’endroit
donc prin re du noyau où l’initiatio
2. Quelle est la différence entre l’osmolarité totale et effective ? Quelle est celle qui entraîne cipalement renferme brin va se n
produire.
le passage d’eau ? Comment est appelée l’osmolarité effective en d’autres termes ? (chromatine de l’euchro 6. c. Les frag
QCM
place 800 ml d’une solution dont la composition est la suivante : lactose 1 mol/l et NaCl t être distingu fragments
ensuite liés
Vrai ou faux
c) Dans quel compartiment le niveau du liquide sera-t-il le plus élevé à l’équilibre ? tone H1. léoso- t et ARNr) transcrits
des quatre L’histone des molécu sont général
d) Quelle sera, à l’équilibre, la concentration massique de NaCl dans chacun des histones du H3 est une les de très ement
nucléosome noyau prot cours d’un grande taill
compartiments ? . éique du processus e qui, au
transcriptio de maturat
e) Quelle sera, à l’équilibre, la concentration molaire de l’urée dans chacun des 4. e. Un nuc nnelle, son ion post-
léosome est ARN fonc t transfor
compartiments ? mère d’histon constitué tionnels. mées en
es (deux exe d’un octa- intervienne Les ARNt
cune des mplaires de nt dans la et les ARNr
Les dimensions des deux compartiments sont telles qu’en début d’expérience, le histones cha- mais ne son synthèse
autour duq H2A, H2B t pas trad protéique,
uel s’enroul , H3 et H4) uits en prot
niveau de liquide dans chacun d’eux est identique. e sur un L’ARN poly
quarts un tour trois mérase se éines.
segment (aussi app sert du brin
paires de base d’ADN d’en elé brin anti matrice
Conseil méthodologique s. L’histone viron 146 support tem -sens, 3’→
tie du nuc H1 ne fait pas poraire pou 5’) com me
Différenciez bien les solutés qui peuvent passer au travers de la membrane et ceux qui léosome. Celu par- nucléotides r l’hybridatio
est un délit.
Concentration initiale (Ci) × Volume initial (Vi) = Concentration finale (Cf) × Volume final (Vf) ADN poly aire par un inés du
d’amorcer mérases son processus
seules la t incapables sage qu’a d’épis-
Ci × Vi = Cf × Vf synthèse u cours de
cléotide. d’un polynu- transcriptio la maturat
Elles ne peu nnelle. ion post-
nucléotides vent qu’a
à l’extrémité jouter des 8. c. La poly
reproduction
cette cellule, une solution isotonique présente une osmolarité de 0,3 OsM : amorce, qui léotides), la fin de l’un marque
assure le déb appelée La séquence ité de tran
a) NaCl 0,15 M d’un nouveau ut de la synt ATG sur le scription.
brin. Lors hèse correspond brin sens
b) Saccharose 0,15 M réplication de l’initiatio au codon de l’ADN
de l’ADN cellu n de la de la de démarra
c) Saccharose 0,3 M court brin laire, l’amorce traduction ge (AUG)
d’ARN doté est un protéique
d’une extrémi 9. d. Les ARN (Cha pitre 5).
d) Saccharose 0,8 M té 3’ libre. r ne sont pas
e) Saccharose 0,3 M et lactose 0,3 M Ils constitu traduits en
ent, avec protéines.
les protéine
s riboso-
86
109
Trois gouttelettes lipidiques dans le cytosol bordant le noyau d’une cellule humaine du poumon.
MET. Cliché pris par le Prof. Marc Thiry.
Fiche 2
10
Fiches
Les tardigrades, également appelés ours d’eau, sont de minuscules animaux méta-
zoaires qui vivent dans les habitats marins, d’eau douce et terrestres de toute la pla-
nète. Ils mesurent généralement entre 0,1 et 1,2 mm de long et comprennent un
segment de tête en plus des quatre segments de corps qui contiennent chacun deux
pattes avec des griffes. Environ 1 300 espèces de tardigrades sont identifiées à ce jour,
et plusieurs espèces présentent une capacité remarquable de survie dans des environ-
nements extrêmement hostiles. Ainsi par exemple, les tardigrades ont une extrême
QCM
tolérance à la dessiccation, ce qui leur permet de coloniser les déserts les plus secs :
ils peuvent faire varier la proportion d’eau dans leur corps de plus de 80 % à moins de
3 %. En cas d’absence totale et prolongée d’eau, ils peuvent survivre plus de dix ans
dans un état physiologique extrême dans lequel ne peut être observé aucun des signes
extérieurs caractérisant une activité métabolique, et reprendre leur activité quand ils
sont réhydratés. La résistance à la dessiccation fait intervenir une classe particulière
Vrai ou faux ?
de protéines, dont la vitrification protège l’organisme.
Les sels minéraux se présentent sous deux formes dans la matière vivante. Ils se
retrouvent d’une part dans la constitution de structures peu ou pas solubles (sque-
lettes, coquilles et carapaces), mais aussi en solution, dissociés en ions. Dans la cel-
lule, un équilibre finement régulé est maintenu entre les différentes concentrations
Exercices
d’ions. Une minime variation de la balance ionique peut avoir des effets désastreux
sur l’être vivant. À titre d’exemples, les ions interviennent notamment dans l’exci-
tabilité neuromusculaire, dans les effets osmotiques, comme cofacteurs de certaines
protéines, etc.
lipides, protéines et acides nucléiques. Certains glucides, les protéines et les acides
nucléiques sont des polymères, c’est-à-dire des molécules constituées d’un grand
nombre d’unités structurales identiques ou semblables, les monomères, unis par des
liaisons covalentes.
Bien que les classes de polymères diffèrent par la nature de leurs monomères, les
mécanismes chimiques par lesquels les cellules synthétisent ou dégradent les macro-
molécules sont identiques. Il s’agit respectivement d’une réaction de condensation,
dans laquelle deux monomères se lient par une liaison covalente et libèrent une molé-
cule d’eau, ou d’une réaction d’hydrolyse, lorsqu’ils se scindent en monomères. Ces
processus se produisent à l’aide d’enzymes, des protéines qui augmentent la vitesse
des réactions chimiques en abaissant leur énergie d’activation.
11
Les glucides
Les molécules organiques composées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, avec un
ratio Hydrogène/Oxygène de deux pour un, sont appelées glucides ou hydrates de car-
bone (Cm(H2O)n avec m ≥ n). Ils sont une source d’énergie métabolique importante pour
les êtres vivants, l’énergie provenant de l’oxydation du glucose stocké sous forme de
polymères tels que le glycogène chez les animaux ou l’amidon chez les plantes.
H O
C
CH 2 OH
H C OH
O OH
HO C H
C6H12O6 OH
H C OH HO
H C OH OH
CH 2 OH
12
Fiches
mée en fonction de sa conformation et du numéro des deux carbones qu’elle lie.
Le lactose du lait (Figure 1.2) est par exemple un disaccharide formé d’une molécule
de β-galactose et d’une molécule de β-glucose. La liaison osidique reliant les deux est
une liaison β (1-4). Des oligosaccharides de grandeur croissante (tri-, tétra-saccharide…)
peuvent également se former par ajout successif d’oses.
β-Galactose β-Glucose Lactose Eau
QCM
6 6
CH2 OH CH 2 OH CH2 OH
CH 2 OH
HO 5 O OH 5 O OH HO O
O OH
4 OH 1 + 4
OH 1 OH 1
O + H 2O
4
2 2 OH
3 HO 3
OH OH
Vrai ou faux ?
OH
OH
Les polysaccharides
Les polysaccharides sont des polymères qui peuvent être classés en deux grandes catégo-
Exercices
ries selon leur fonction biologique : structurelle ou de stockage. Le glycogène et l’amidon
sont par exemple des formes de mises en réserve du glucose qui se présentent sous la
forme de grains. Les grains de glycogène sont dispersés dans le cytoplasme des cellules
animales tandis que les grains d’amidon sont dispersés dans le cytoplasme et les chloro-
plastes des cellules végétales. La cellulose, formée dans la cellule végétale et également
constituée de glucose, intervient quant à elle dans la constitution de la paroi cellulaire.
Une catégorie particulière de polysaccharides est représentée par le groupe des glycosa-
minoglycanes, présents notamment dans la matrice extracellulaire des tissus conjonctifs.
13
Fiche 4
Les lipides
Les lipides ne sont pas des polymères. Cette classe mal délimitée regroupe une grande
diversité de molécules dont la caractéristique commune est l’insolubilité dans l’eau.
Leur comportement hydrophobe repose sur leur structure moléculaire. Ils constituent
également une source importante d’énergie, l’hydrolyse des acides gras stockés dans les
triglycérides libérant environ 37 kilojoules (kJ) d’énergie par gramme de lipide, contre
environ 17 kJ pour les glucides.
14
Fiches
H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2
O
H2 H2 H2 H
C C C C
HO C C C C CH
H2 H2 H2 H2
H2C
CH2
H2C
CH 2
QCM
H 2C
CH 3
Figure 1.3 Formule d’un acide gras saturé (l’acide palmitique, en haut)
et d’un acide gras insaturé (l’acide palmitoléique, en bas)
Les triglycérides
Vrai ou faux ?
Les triglycérides, formés d’une molécule de glycérol et de trois molécules d’acides
gras, permettent le stockage des acides gras. Totalement insolubles dans l’eau, ces molé-
cules ne présentent pas de caractère hydrophile. Les triglycérides constituent la majorité
des graisses et des huiles animales et végétales. Ils sont stockés sous forme de goutte-
lettes lipidiques dans la cellule.
Les phospholipides
Les phospholipides sont constitués d’une molécule de glycérol liée à deux acides gras,
Exercices
ainsi qu’à un groupement phosphoryle lui-même lié à un autre composé hydrophile (ex :
choline). Ces molécules sont dites amphipathiques : elles possèdent une queue hydro-
phobe (acides gras) et une tête hydrophile (groupement phosphoryle).
Au contact de l’eau, les parties apolaires de la molécule amphipathique sont repous-
sées par les molécules d’eau tandis que les parties polaires s’y associent. Trois types de
structures phospholipidiques peuvent dès lors se former : une monocouche, une micelle
ou une bicouche, cette dernière constituant la structure de base de toute membrane bio-
logique (Chapitre 3).
Les stéroïdes
Les stéroïdes sont caractérisés par un squelette carboné formé de quatre cycles acco-
lés. Les groupements fonctionnels attachés aux cycles varient d’un type de stéroïde à
l’autre. Un exemple est le cholestérol (Figure 1.4), présent dans les membranes cellu-
H3 C
CH 3 Figure 1.4
Le cholestérol,
un stéroïde
CH 3
HO
15
Fiche 5
Les protéines
Chez les eucaryotes, les protéines sont des polymères formés d’un assortiment de vingt
acides aminés différents (Chapitre 5). Elles jouent un rôle dans le métabolisme cellu-
laire en agissant comme catalyseur des réactions chimiques, mais interviennent éga-
lement dans la structure des tissus, le stockage et le transport de petites molécules et
d’ions, les communications cellulaires, le mouvement par contraction des muscles et
les défenses de l’organisme contre des éléments étrangers ou des cellules cancéreuses.
16
Fiches
des peptides naturels sont des polypeptides pouvant contenir plusieurs centaines d’acides
aminés. Les protéines peuvent être formées d’une ou plusieurs chaînes polypeptidiques.
QCM
La structure secondaire est la configuration régulière que prend le squelette polypepti-
dique suite à la formation de liaisons hydrogène entre ses groupes peptidiques. Ces liaisons
impliquent donc les atomes du squelette peptidique et non ceux des chaînes latérales. Les
plus connues sont la structure en spirale (hélice α) et la structure plane (feuillet plissé β).
La structure tertiaire est la forme tridimensionnelle finale de la protéine, généra-
Vrai ou faux ?
lement irrégulière. Elle résulte de la réactivité des groupes latéraux de la chaîne poly-
peptidique qui interagissent de différentes façons : liaisons hydrogène, hydrophobes,
électrostatiques, covalentes (ponts disulfures…)… Cette structure confère à la protéine
une activité spécifique.
La structure quaternaire d’une protéine multimérique concerne l’association de ses
différentes chaînes peptidiques ou sous-unités les unes par rapport aux autres.
Exercices
Fiche 6
d’une base azotée (Figure 1.6). Les nucléotides se distinguent entre eux par la nature
du pentose, de la base et par le nombre de radicaux phosphates. Le pentose peut être
du ribose (ribonucléotide) ou du désoxyribose (désoxyribonucléotide). Les bases azo-
tées sont des purines (adénine, guanine) ou des pyrimidines (uracile, thymine, cytosine)
(Figure 1.7). Enfin, les nucléotides sont mono- (acides nucléiques), di- ou triphosphatés
(ex : adénosine triphosphate ou ATP). Un nucléotide non phosphaté est un nucléoside.
Certaines molécules impliquées dans le transfert d’électrons sont des dinucléotides
particuliers, ils jouent alors le rôle de coenzyme d’oxydoréduction. Par exemple, on
citera le NAD+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide), le FAD (Flavine Adénine Dinu-
cléotide) et le NADP+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide Phosphate), trois transpor-
teurs d’électrons impliqués dans la respiration cellulaire (pour les deux premiers) ou la
photosynthèse (pour le troisième), (Chapitres 9 et 10).
17
N
Pentose
Ribose Désoxyribose
HO CH 2 HO CH 2
OH OH
O O
H H H H
H H H H
HO OH HO H
H 3C
NH Thymine
NH 2
Adénine
N N O
N H
N H2
N
N N
H N N N Cytosine
O N N O
N N
Guanine O H
NH Purine Pyrimidine
N
NH2 NH
Uracile
N
N
H N O
H
Figure 1.7 Les bases azotées purines (adénine et guanine)
et pyrimidines (thymine, cytosine et uracile)
18
Fiches
C G
Pont hydrogène
extrémité 5’ extrémité 3’
G C
P T A C G
A T
P
A T
P T A
G C
P
QCM
A T
P C G C G
C G
P
P
A T T A
C G
Vrai ou faux ?
P
A T
P
G C A T
P
G C
extrémité 3’ extrémité 5’
A T
Exercices
L’acide ribonucléique (ARN)
L’ARN est un polymère linéaire constitué de ribonucléotides qui diffèrent entre eux par
la nature de leurs bases azotées (adénine, guanine, cytosine et uracile). La molécule est
généralement monocaténaire, constituée d’une seule chaîne nucléotidique. Cette chaîne
peut toutefois être repliée sur elle-même sur de courtes distances, en raison de l’établis-
sement de liaisons hydrogène entre bases complémentaires. La séquence des bases le
long de molécules d’ARN est spécifique et va permettre la synthèse de protéines pré-
cises (Chapitre 5). Les molécules d’ARN sont classées généralement en deux catégo-
ries : les ARN traduits en protéines par les ribosomes ont été nommés ARN messagers
(ARNm) et ceux qui assurent d’autres fonctions ont reçu le nom d’ARN non codants
ou ARN régulateurs. Ainsi les ARN messagers ont été distingués des autres ARN qui
ne présentaient pas de séquence codante. Parmi la très grande diversité des ARN non
codants, on différencie les ARN ribosomiques (ARNr), les ARN de transfert (ARNt) et
19
2. Parmi les affirmations suivantes sur les éléments chimiques, laquelle est fausse ?
❏ a. Seule une dizaine d’éléments sont présents dans les systèmes vivants en quantités
supérieures à des traces.
❏ b. Quatre éléments (C, H, O, N) constituent 96 % du corps humain.
❏ c. Les oligo-éléments jouent un rôle biologique majeur.
❏ d. Le calcium est présent à l’état de trace dans le corps humain.
❏ e. Le chlore et le sodium peuvent former un réseau d’ions, dans lequel chacun des
éléments est uni à ses voisins par des liaisons ioniques.
20
Fiches
à C4.
❏ b. Le saccharose est le constituant de base des molécules de cellulose trouvées dans
les parois des cellules végétales.
❏ c. Le saccharose est un disaccharide constitué de deux molécules de galactose.
❏ d. Le saccharose est un sucre réducteur.
❏ e. Le saccharose est trouvé en abondance dans certains tissus végétaux.
6.
QCM
Parmi les affirmations suivantes sur le glycogène et l’amidon, laquelle est exacte ?
❏ a. Le glycogène et l’amidon sont des composés réducteurs.
❏ b. Le glycogène et l’amidon sont des molécules de structure rencontrées chez les
animaux et les végétaux respectivement.
❏ c. Le glycogène et l’amidon sont des polymères dont les monomères sont liés entre
Vrai ou faux ?
eux de façon aléatoire.
❏ d. Le glycogène et l’amidon sont des polymères linéaires sans chaîne ramifiée.
❏ e. Le maltose est un produit intermédiaire de la digestion du glycogène et de l’amidon.
7. Parmi les affirmations suivantes sur les glucides, laquelle est fausse ?
❏ a. Le type de lien glycosidique détermine le rôle du polysaccharide (structure/réserve).
❏ b. Contrairement à la liaison α, la liaison β est digestible par les animaux.
Exercices
❏ c. La formule générale du glucide est Cm(H2O)n, avec m ≥ n.
❏ d. Les systèmes vivants possèdent des enzymes capables de convertir un isomère
d’un sucre en un autre.
❏ e. Les glucides permettent un stockage d’énergie grâce aux nombreuses liaisons
covalentes C–H qu’ils présentent et dont l’oxydation libère de l’énergie.
8. Parmi les affirmations suivantes sur les acides aminés, laquelle est fausse ?
❏ a. La chaîne latérale d’un acide aminé est utilisée pour l’établissement d’une classifi-
cation des acides aminés.
❏ b. Chaque acide aminé est caractérisé par une chaîne latérale distincte liée à la fonc-
tion amine.
groupe amine.
❏ d. Tous les acides aminés protéinogènes appartiennent à la série L.
❏ e. Vingt acides aminés seulement sont communément trouvés dans les protéines des
cellules eucaryotes.
9. Parmi les affirmations suivantes sur les acides aminés, laquelle est exacte ?
❏ a. La chaîne latérale ou groupement R d’un acide aminé ne contient jamais d’autres
atomes que C, H, O et N.
❏ b. Les protéines sont constituées exclusivement d’acides aminés.
❏ c. Un acide aminé se comporte toujours comme un anion, à pH physiologique.
21
10. Parmi les affirmations suivantes sur les protéines, laquelle est fausse ?
❏ a. La séquence en acides aminés d’une protéine peut intervenir dans sa forme tridi-
mensionnelle.
❏ b. Les oligopeptides sont constitués d’un petit nombre d’acides aminés.
❏ c. Les protéines peuvent se lier à d’autres molécules.
❏ d. Les protéines sont uniquement des polymères d’acides aminés.
❏ e. Les protéines sont les composants organiques les plus abondants chez les ani-
maux.
11. Parmi les affirmations suivantes sur la structure des protéines, laquelle est exacte ?
❏ a. Dans la structure quaternaire d’une protéine, on trouve plusieurs chaînes polypep-
tidiques différentes ou identiques, associées entre elles.
❏ b. La structure secondaire d’une protéine est le niveau d’organisation le plus élevé
rencontré dans la plupart des protéines.
❏ c. La structure tertiaire d’une protéine ne dépend aucunement de la séquence d’acides
aminés le long de la chaîne.
❏ d. Le premier acide aminé de la chaîne polypeptidique présente un radical carboxyle
libre.
❏ e. L’enchaînement des acides aminés dans une chaîne polypeptidique se fait dans un
ordre quelconque pour une protéine donnée.
12. Parmi les affirmations suivantes sur les lipides, laquelle est exacte ?
❏ a. Les lipides contiennent uniquement des atomes de carbone, d’hydrogène et d’oxy-
gène.
❏ b. Les lipides sont toujours amphipathiques.
❏ c. Les lipides sont aisément solubles dans l’eau.
❏ d. Les lipides ont un rôle énergétique, structural ou présentent une fonction biolo-
gique spécifique.
❏ e. Les lipides sont des polymères.
13. Parmi les affirmations suivantes sur les triglycérides, laquelle est fausse ?
❏ a. Les triglycérides constituent les graisses et les huiles animales et végétales.
❏ b. L’énergie stockée dans les liaisons C–H rend les triglycérides plus riches en énergie
que les glucides.
❏ c. Les triglycérides résultent de l’association de trois molécules d’acides gras avec
une molécule de glycérol après perte de trois molécules d’eau.
❏ d. Les triglycérides sont parfois rencontrés dans les structures membranaires.
❏ e. Les triglycérides sont parmi les plus hydrophobes des lipides.
22
Fiches
❏ b. Le glycérol est le principal alcool rencontré dans les lipides.
❏ c. Le glycérol est un tétra-alcool.
❏ d. Le glycérol ne forme jamais d’esters.
❏ e. L’hydrolyse d’un triglycéride fournit une molécule de glycérol et trois molécules
d’acides aminés.
15. Parmi les affirmations suivantes sur les acides nucléiques, laquelle est exacte ?
QCM
❏ a. Il existe deux types de bases azotées : les bases puriques à deux hétérocycles et
les bases pyrimidiques qui en ont un seul.
❏ b. Le désoxyribose correspond à une molécule de ribose dans laquelle le groupement
alcool (–OH) en position 3’ est remplacé par un hydrogène (–H).
❏ c. Les ADN et les ARN diffèrent seulement du point de vue chimique par la nature des
Vrai ou faux ?
bases organiques de leurs monomères.
❏ d. Les éléments de base des acides nucléiques sont appelés les nucléosides.
❏ e. Un monomère d’acide nucléique est constitué d’un acide organique à cinq car-
bones, d’une base organique cyclique et d’une molécule minérale : l’acide phos-
phorique.
Exercices
❏ a. A = C
❏ b. A + G = C + T
❏ c. A + T = G + T
❏ d. A = 2 C
❏ e. A = 2 T
17. Parmi les affirmations suivantes sur la composition des acides nucléiques, laquelle
est exacte ?
❏ a. La cytosine diphosphate est un nucléotide formé d’une base azotée pyrimidique
liée à un pentose, lui-même associé à deux groupements phosphate.
❏ b. La désoxyadénosine diphosphate est un nucléoside formé de l’association d’un
phosphate.
❏ c. La désoxycytidine diphosphate est une base azotée liée à un sucre, le désoxyri-
bose, portant deux groupements phosphate.
❏ d. La désoxycytidine diphosphate est un nucléotide présent dans l’ARN.
❏ e. La désoxyguanosine diphosphate est une base azotée purique portant deux grou-
pements phosphate et reliée à un sucre, le désoxyribose.
23
24
Fiches
donc un caractère amphotère, car ils peuvent dans les tissus.
être à la fois donneurs et accepteurs de pro- 14. b. Le glycérol est un composé chimique
tons, c’est-à-dire agir à la fois comme un acide comportant trois fonctions alcool, respon-
et comme une base. Les acides aminés poly- sables de sa solubilité dans l’eau. Il constitue
mérisent en formant des liaisons peptidiques l’articulation centrale de tous les lipides de
qui s’établissent entre la fonction carboxyle la classe des triglycérides et des phospholi-
portée par le carbone α d’un acide aminé et pides (esters d’acides gras et de glycérol).
la fonction amine portée par le carbone α de
15. a. Les acides nucléiques sont des poly-
QCM
l’acide aminé suivant, aboutissant à de longues
mères de nucléotides. Chaque nucléotide est
chaînes macromoléculaires appelées peptides.
constitué de l’association d’une base azotée
Certaines protéines, telles les glycoprotéines
(purine à deux hétérocycles ou pyrimidine à
ou les lipoprotéines ne sont pas exclusivement
un hétérocycle), d’un sucre à cinq carbones
composées par des acides aminés.
(ribose pour l’ARN ou désoxyribose pour
10.
Vrai ou faux ?
d. Certaines protéines, appelées holopro- l’ADN, ribose dans lequel le –OH en position
téines, sont des polymères d’acides aminés 2’ est remplacé par un –H) et d’un ou plu-
et uniquement d’acides aminés ; d’autres, sieurs groupements phosphate.
appelées hétéroprotéines sont constituées
16. b. L’ADN renferme quatre types de bases
en plus d’une partie non protéique appelée
azotées qui s’apparient deux à deux : adé-
groupement prosthétique (ex. : glucide,
nine (A) avec thymine (T) et cytosine (C) avec
lipide), associée durablement à la protéine.
guanine (G). Dans une molécule d’ADN, les
11. a. La structure quaternaire des protéines bases complémentaires sont donc en pro-
Exercices
regroupe l’association d’au moins deux portions égales (A = T et C = G). En revanche,
chaînes polypeptidiques, identiques ou dif- le nombre de chacun des deux types d’appa-
férentes, par des liaisons non covalentes riements varie dans cette molécule d’ADN (A
qui ont pour rôle de créer les liaisons inter- + T ≠ C + G). Puisque A = T et G = C, l’affir-
chaînes. Chacune de ces chaînes est appelée mation A + G = C + T est correcte.
sous-unité et l’ensemble porte le nom de pro-
17. c. Un nucléoside est une base azotée liée
téine multimérique.
à un pentose. Un nucléotide est une base
12. d. Les lipides exercent de multiples fonc- azotée liée à un pentose, lui-même associé
tions. Ils sont une source essentielle d’éner- à un ou plusieurs groupements phosphate.
gie, ils jouent un rôle structural dans les Les cinq bases azotées sont : l’adénine, la
membranes cellulaires (Chapitre 3). Ce sont guanine, la cytosine, la thymine et l’uracile.
aussi des messagers chimiques. Ce sont des Les cinq nucléosides associés sont, respec-
molécules en grande partie hydrophobes et tivement : l’adénosine, la guanosine, la cyti-
donc insolubles dans l’eau. Certains lipides dine, la thymidine et l’uridine. La cytosine
25
Vrai Faux
1. L’oxygène est l’élément chimique qui représente le plus grand pour- ◻ ◻
centage massique du corps humain.
2. L’atome d’oxygène est l’élément le plus abondant du corps humain. ◻ ◻
3. L’atome de soufre est un élément essentiel à tous les êtres vivants. ◻ ◻
4. Le cuivre est un métal essentiel à la vie. ◻ ◻
5. L’eau est le composé organique le plus abondant de la matière vivante. ◻ ◻
6. Les oligo-éléments (fer, zinc…) présents en grande quantité dans l’or- ◻ ◻
ganisme humain sont des éléments minéraux.
7. Les sels minéraux présents dans la matière vivante interviennent ◻ ◻
principalement dans la constitution de structures solides telles que
squelettes, coquilles ou carapaces.
8. Le CO2 est un composé organique. ◻ ◻
9. Les cellules sont composées de molécules organiques diverses qui ◻ ◻
appartiennent à quatre grandes classes : glucides, lipides, protéines
et acides nucléiques. Ces molécules sont des polymères naturels for-
més d’unités structurales identiques appelées monomères.
10. La réaction d’hydrolyse d’un polymère le décompose en ses molécules ◻ ◻
constitutives plus petites, grâce à l’élimination d’une molécule d’eau.
11. Cétose et aldose diffèrent par la position de la fonction carbonyle, ◻ ◻
respectivement sur le deuxième ou le troisième carbone.
12. Le glucose et le ribose sont des hexoses. ◻ ◻
13. Le ribose est un cétopentose. ◻ ◻
14. Le glucose est un monosaccharide intervenant dans la composition ◻ ◻
de l’amidon et du glycogène.
15. Le glucide le plus abondant sur terre est la cellulose. ◻ ◻
16. La formule chimique brute du glucose, du fructose et du galactose ◻ ◻
est C6H1206.
17. La séparation du saccharose en deux molécules de glucose est une ◻ ◻
réaction d’hydrolyse.
18. Les lipides, non solubles dans l’eau, sont des molécules hydrophobes. ◻ ◻
19. Les acides gras sont insolubles dans l’eau, car ils sont formés d’une ◻ ◻
chaîne carbonée hydrophobe.
20. L’acide oléique est un acide gras à chaîne linéaire. L’acide stéarique ◻ ◻
est quant à lui un acide gras insaturé, formant un angle à l’endroit de
la double liaison.
21. Les triglycérides, assemblés sous forme de bicouches, sont à la base ◻ ◻
de la structure des membranes cellulaires.
26
Fiches
cule d’acide gras.
23. Dans les phospholipides, un des sites du glycérol est occupé par un ◻ ◻
groupement phosphate lié lui-même à un composé hydrophobe.
24. Le cholestérol est un lipide qui comprend quatre cycles carbonés, ◻ ◻
ainsi qu’un groupement hydroxyle sur un de ses cycles.
25. Après avoir catalysé une réaction chimique, une enzyme peut agir à ◻ ◻
nouveau, mais elle devient de moins en moins efficace.
QCM
26. Un anticorps est une molécule glycoprotéique. ◻ ◻
27. L’ornithine fait partie des 20 principaux acides aminés naturels ◻ ◻
constituant les protéines.
28. La structure générique d’un acide aminé est NH2–CHR–COOH, où R ◻ ◻
représente la chaîne latérale qui caractérise l’acide aminé.
Vrai ou faux ?
29. Chaque acide aminé possède au moins un groupement carboxyle et ◻ ◻
un groupement amine, reliés à l’atome de carbone α par des liaisons
peptidiques.
30. La séquence des acides aminés d’une protéine constitue la structure ◻ ◻
primaire de sa molécule. Celle-ci déterminera fortement la structure
tertiaire de la protéine.
31. Dans la structure secondaire d’une protéine, la chaîne latérale d’un ◻ ◻
acide aminé peut interagir avec la chaîne latérale d’un autre acide
Exercices
aminé par une liaison hydrogène.
32. Une protéine peut être composée de plusieurs chaînes peptidiques. ◻ ◻
33. Les acides nucléiques sont composés de monomères nommés nucléo- ◻ ◻
sides.
34. L’ADN cellulaire est un polynucléotide dont la structure fine a été ◻ ◻
découverte par Watson et Crick.
35. Les nucléotides entrent dans la composition de l’ADN, alors que les ◻ ◻
nucléosides forment les molécules d’ARN.
36. L’uracile associé à un ribose et lié à un acide phosphorique est un ◻ ◻
nucléotide.
37. L’adénine est un nucléotide purique. ◻ ◻
38. L’ATP est une molécule permettant les transferts d’énergie dans la cellule. ◻ ◻
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