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Biologie Cellulaire: Exercices Et Méthodes

Ce document est un ouvrage pédagogique sur la biologie cellulaire, conçu pour aider les étudiants à comprendre et mémoriser les concepts fondamentaux à travers des schémas, des exercices variés et des corrections détaillées. Il est structuré en quatorze chapitres, abordant des thèmes allant de l'unicité chimique du vivant à la reproduction des organismes, et inclut des ressources en ligne pour un apprentissage supplémentaire. Destiné principalement aux étudiants de licence en sciences de la vie et aux candidats au CAPES de SVT, il sert également de référence pour ceux souhaitant actualiser leurs connaissances dans ce domaine.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Biologie Cellulaire: Exercices Et Méthodes

Ce document est un ouvrage pédagogique sur la biologie cellulaire, conçu pour aider les étudiants à comprendre et mémoriser les concepts fondamentaux à travers des schémas, des exercices variés et des corrections détaillées. Il est structuré en quatorze chapitres, abordant des thèmes allant de l'unicité chimique du vivant à la reproduction des organismes, et inclut des ressources en ligne pour un apprentissage supplémentaire. Destiné principalement aux étudiants de licence en sciences de la vie et aux candidats au CAPES de SVT, il sert également de référence pour ceux souhaitant actualiser leurs connaissances dans ce domaine.

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Sous la direction de

Marc Thiry
Professeur à l’université
de Liège (Belgique)

BIOLOGIE CELLULAIRE
EXERCICES ET MÉTHODES
LICENCE • PASS • CAPES 3e
ÉDITION

Pierre Rigo
Assistant pédagogique et acteur de la communication
scientifique à l’université de Liège (Belgique)
Sandra Racano
Diplômée de l’université de Liège (Belgique)

P001-352-9782100819157.indd 1 19/10/2020 09:21


Illustration de couverture : Vue générale du cortex cérébral d’une souris
embryonnaire âgée de 15 jours montrant de nombreuses cellules avec
un gros noyau entouré par un fin liseré de cytoplasme. MET. Cliché pris
par le Prof. Marc Thiry.

Direction artistique : Élisabeth Hébert


Conception graphique : Pierre-André Gualino
Mise en page : Yves Tremblay

© Dunod, 2014, 2016, 2021


11 rue Paul Bert 92240 Malakoff
www.dunod.com
ISBN 978-2-10-081915-7

P001-352-9782100819157.indd 2 19/10/2020 09:21


Table des matières

Avant-propos 5
Comment utiliser cet ouvrage ? 6
Remerciements 8

1 Unicité chimique du vivant 9


QCM …………………………………………………………………………………………… 20
Vrai ou faux ………………………………………………………………………………… 26
Exercices ……………………………………………………………………………………… 31
Schéma de synthèse : La composition chimique des êtres vivants ……………… 36

2 Unicité structurale du vivant et méthodes d’étude de la cellule 37


QCM …………………………………………………………………………………………… 47
Vrai ou faux ………………………………………………………………………………… 53
Exercices ……………………………………………………………………………………… 56
Schéma de synthèse : Unicité structurale du vivant ………………………………… 61
Les méthodes d’étude de la cellule ………………………… 62

3 La périphérie cellulaire 63
QCM …………………………………………………………………………………………… 74
Vrai ou faux ………………………………………………………………………………… 79
Exercices ……………………………………………………………………………………… 86
Schéma de synthèse : La périphérie cellulaire des eucaryotes …………………… 95

4 Le noyau 96
QCM ………………………………………………………………………………………… 106
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 111
Exercices …………………………………………………………………………………… 117
Schéma de synthèse : Le noyau ……………………………………………………… 122
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

5 Le réticulum endoplasmique et les ribosomes 123


QCM ………………………………………………………………………………………… 132
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 137
Exercices …………………………………………………………………………………… 141
Schéma de synthèse : Le réticulum endoplasmique et les ribosomes ………… 150

6 L’appareil de Golgi 151


QCM ………………………………………………………………………………………… 155
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 158
Exercices …………………………………………………………………………………… 162
Schéma de synthèse : L’appareil de Golgi …………………………………………… 164

P001-352-9782100819157.indd 3 19/10/2020 09:21


7 Les lysosomes 165
QCM ………………………………………………………………………………………… 170
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 173
Exercices …………………………………………………………………………………… 177
Schéma de synthèse : Les lysosomes ……………………………………………… 180

8 Les peroxysomes 181


QCM ………………………………………………………………………………………… 185
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 187
Exercices …………………………………………………………………………………… 190
Schéma de synthèse : Les peroxysomes …………………………………………… 192

9 Les mitochondries 193


QCM ………………………………………………………………………………………… 203
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 207
Exercices …………………………………………………………………………………… 212
Schéma de synthèse : Métabolisme énergétique ………………………………… 217
Les mitochondries …………………………………………… 218

10 Les chloroplastes 219


QCM ………………………………………………………………………………………… 230
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 234
Exercices …………………………………………………………………………………… 238
Schéma de synthèse : Les chloroplastes …………………………………………… 242

11 Les filaments cellulaires 243


QCM ………………………………………………………………………………………… 253
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 256
Exercices …………………………………………………………………………………… 261
Schéma de synthèse : Les filaments cellulaires …………………………………… 264

12 Les procaryotes 265


QCM ………………………………………………………………………………………… 273
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 276
Exercices …………………………………………………………………………………… 280
Schéma de synthèse : Les procaryotes ……………………………………………… 286

13 La multiplication cellulaire 287


QCM ………………………………………………………………………………………… 297
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 301
Exercices …………………………………………………………………………………… 308
Schéma de synthèse : Cycle, mort et rythmes cellulaires chez les eucaryotes 315
La division cellulaire chez les eucaryotes
et chez les procaryotes ………………………………………316

14 La reproduction des organismes 317


QCM ………………………………………………………………………………………… 329
Vrai ou faux ……………………………………………………………………………… 333
Exercices …………………………………………………………………………………… 338
Schéma de synthèse : La reproduction des organismes ………………………… 343
La reproduction sexuée …………………………………… 344
Annexes …………………………………………………………………………………… 345
Index ……………………………………………………………………………………… 348

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Avant-propos

Le véritable enseignement n’est point de te parler mais de te conduire.


Antoine de Saint Exupéry

Ce livre a été conçu comme un outil pédagogique de schémas didactiques destinés à faciliter la com-
pour aider les étudiants des premières années préhension des données et leur mémorisation.
d’études supérieures à appréhender les concepts Puis, de nombreux exercices de différents types
fondamentaux de la biologie cellulaire. Une série (QCM, questions Vrai/Faux et exercices de syn-
d’exercices incite l’étudiant à se poser des ques- thèse) et de difficulté croissante, sont proposés
tions sur la matière et complète ainsi progressi- afin d’évaluer ses connaissances et d’appliquer
vement ses connaissances. les concepts fondamentaux de la biologie cellu-
L’ouvrage présente en quatorze chapitres les laire. Chaque QCM fait l’objet d’une correction
bases de la biologie cellulaire, en commençant commentée. Les questions Vrai/Faux jouissent
par un exposé sur l’unicité chimique des êtres également d’une réponse détaillée et les exer-
vivants, une présentation des plans d’organisa- cices de synthèse bénéficient de conseils métho-
tion du vivant et des méthodes d’investigation de dologiques pour aider l’étudiant à construire
la cellule qui sont le point de départ du progrès une réponse. Un ou deux schémas de synthèse
des connaissances dans le domaine. Les diffé- à la fin de chaque chapitre relient les différentes
rents compartiments structuraux et fonctionnels notions abordées pour aider à une réflexion
de la cellule eucaryote sont ensuite abordés suc- plus globale.
cessivement, de la membrane plasmique aux Des bonus web (exercices d’entraînement
filaments cellulaires en passant par le noyau et supplémentaires), téléchargeables sur la page
les différents organites. L’organisation morpho- associée à l’ouvrage sur dunod.com complètent
fonctionnelle de la cellule procaryote fait l’objet l’ouvrage.
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

du chapitre suivant. L’ouvrage se termine par Cet ouvrage de biologie cellulaire est destiné
deux chapitres consacrés à la continuité de la aux étudiants de licence de Sciences de la vie
vie, le premier sur le cycle, la division et la mort et du PASS et aux candidats au CAPES de SVT
cellulaires et l’autre sur la reproduction des orga- (en France) ainsi qu’aux étudiants du premier
nismes et la différenciation cellulaire. Bachelier des Facultés de Sciences, de Méde-
Ce découpage est nécessairement arbitraire, cine et de Médecine vétérinaire (en Belgique).
c’est pourquoi dans chaque chapitre présentant Il pourra aussi être consulté avantageusement
une notion précise, de multiples renvois per- par tous ceux qui ressentent le besoin de mettre
mettent au lecteur de se référer rapidement aux à jour leurs connaissances dans un domaine en
données associées à la question traitée. perpétuelle évolution, et qui est devenu indispen-
Chaque chapitre débute par un rappel théorique sable à la compréhension des grandes fonctions
synthétique, sous forme de fiches, accompagné biologiques et à celle de leurs désordres.

P001-352-9782100819157.indd 5 19/10/2020 09:21


Comment utiliser
Unicité chimique
du vivant
MOTS-CLÉS
1
• éléments chimiques • polysaccharides • protéines
• molécules inorganiques • lipides • acides aminés
• eau • acides gras • acides nucléiques
• sels minéraux
14 chapitres
• triglycérides • nucléotides
• molécules organiques • phospholipides • ADN
• glucides • stéroïdes

et leurs mots-clés
• ARN

Retrouvez des exercices


supplémentaires sur la page
Trois gouttelettes lipidiques dans
le cytosol bordant le noyau d’une
MET. Cliché pris par le Prof. Marc Thiry. cellule humaine du poumon.
associée à l’ouvrage @
sur dunod.com

Des rappels de cours sous forme de fiches

Fiche 1 • la petite sous-unité a un coefficient de sédimentation de 40S (30S chez les proca-
ryotes). Elle est constituée d’une molécule d’ARNr 18S (16S chez les procaryotes) et
Le réticulum endoplasmique de 33 protéines ribosomiques (21 chez les procaryotes). Cette sous-unité contient le
Fiches

site d’attachement à l’ARNm ;


• la grande sous-unité possède un coefficient de sédimentation de 60S (50S chez les
Définition procaryotes) et est composée de trois molécules d’ARNr (28S, 5,8S et 5S) et de 49
Le réticulum endoplasmique est un système de cavités (ou citernes) limitées par une protéines ribosomiques (34 chez les procaryotes). Chez les procaryotes, en plus de
simple membrane comprenant deux compartiments qui communiquent l’un avec ces 34 protéines ribosomiques, la grande sous-unité n’est formée que de deux molé-
l’autre : le réticulum endoplasmique lisse (REL) et le réticulum endoplasmique cules d’ARNr (23S et 5S).
granuleux (REG). Les sous-unités du ribosome présentent trois sites de liaison aux ARNt (Figure 5.1) :
QCM

Ces deux compartiments ont un constituant commun de type membranaire, mais ils
• le site A retient l’ARNt qui porte le prochain acide aminé qui sera ajouté à la
diffèrent par la forme des cavités et par la présence sur la face externe de celles-ci, dans
chaîne polypeptidique naissante (on peut associer la lettre A à « arrivée de l’acide
le cas du REG, de ribosomes.
aminé ») ;
Le REL est formé d’un « labyrinthe » de fins canalicules interconnectés carac-
• le site P retient l’ARNt porteur de la chaîne peptidique en cours de synthèse (on
térisés par l’absence de ribosomes. Ce type de réticulum est fortement développé
peut associer la lettre P à « polypeptide en voie de formation ») ;
Vrai ou faux ?

dans les cellules synthétisant des stéroïdes et dans les cellules musculaires. Au sein
• le site E est l’endroit où l’ARNt déchargé de son acide aminé quitte le ribosome (on
de ces dernières, il porte le nom de réticulum sarcoplasmique et permet le stockage
peut associer la lettre E à exit).
des ions calcium, mais aussi leur libération quand les cellules se contractent (Cha-
pitre 11). Site P (site de liaison
Le REG a une organisation sacculaire ; ses membranes sont recouvertes de ribosomes. du peptidyl-ARNt)
La membrane du REG est en continuité avec la membrane externe du noyau. Il est par-
Site A (site de liaison

De nombreux
ticulièrement abondant dans les cellules séreuses, les plasmocytes (globules blancs) et de l’aminoacyl-ARNt)
les neurones. Dans les cellules nerveuses, les citernes du REG sont rassemblées autour Site E (site
Exercices

de sortie, exit)
du noyau sous la forme d’agrégats appelés corps de Nissl.

La membrane du réticulum endoplasmique


E P A
Grande sous-unité
ribosomique
schémas
L’architecture moléculaire des membranes du réticulum est semblable à celle de la
membrane plasmique (bicouche lipidique et protéines, Chapitre 3). Toutefois, les Site de liaison
protéines sont en plus grande quantité que dans la membrane plasmique (70 % au de l’ARNm
Petite sous-unité
lieu de 60 %). Ces membranes possèdent notamment des enzymes nécessaires à la ribosomique
synthèse des protéines, au métabolisme des lipides et aux phénomènes de détoxi-
fication.
Figure 5.1 Schéma d’un ribosome

Le ribosome fonctionnel, c’est-à-dire composé des deux sous-unités réunies, a un


Fiche 2 coefficient de sédimentation de 80S (70S chez les procaryotes). La taille des ribosomes
5. Le réticulum endoplasmique

est d’environ 25 à 30 nm (20 nm chez les procaryotes).


© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

Les ribosomes L’unité S, pour Svedberg, est une unité de mesure du coefficient de sédimentation
qui dépend des propriétés hydrodynamiques de la particule. Cette unité n’est pas
Des astuces
et conseils
additive : le coefficient de sédimentation d’une particule composée de deux sous-par-
Les ribosomes sont des particules ribonucléoprotéines (ou RNP) constituées d’ARNr
ticules ne sera donc pas égal à la somme de leurs deux coefficients de sédimentation.
couplés à des protéines. Certains, appelés ribosomes liés, sont accolés à la face cytoso-
lique des membranes du réticulum ou de la membrane externe de l’enveloppe nucléaire,
En plus des ribosomes cytosoliques, les mitochondries et les chloroplastes renferment
d’autres, baptisés ribosomes libres, baignent au sein du cytosol. Ils assurent la synthèse
également des ribosomes de type procaryotique (Chapitres 9 et 10).
des protéines en assemblant des acides aminés dans un ordre prédéterminé, suite à la
lecture d’un ARNm.
Les ribosomes sont constitués de deux sous-unités de dimensions inégales qui sont
désignées en fonction de leur coefficient de sédimentation :

124 125

P001-352-9782100819157.indd 6 19/10/2020 09:21


cet ouvrage ? Des questions Vrai/Faux

Entraînement
Vrai ou faux

Fiches
Des schémas de synthèse Des QCM
pour s’auto-évaluer
1. La membrane

en fin de chapitre
plasmique des Vrai
lipidiques de comp cellules comporte Faux
osition moléculaire deux feuillets
2. La membrane plasm identique. ◻ ◻
ique est une struct

QCM
ure glycolipidiq
3. Les protéines transm ue.
amphiphiles.
embranaires de
la membrane plasm ◻ ◻
ique sont
4. Les lipides composant ◻ ◻
l’édifice membranair
5. La membrane plasmique e sont immobiles.
des fonctions distin
contient des proté ◻ ◻
ines spécifiques
ctes. assurant

Vrai ou faux ?
6. Chez les animaux, la ◻ ◻

ce
membrane plasm

ET : Endosome Tardif
EP : Endosome Préco
de cholestérol influe ique comporte

Entraînement

CR : Corps Résiduel
nçant la fluidité des molécules
membranaire. ◻ ◻

Appareil de Golg i
7. La condition pour qu’un
phénomène d’osm
nèse des lysosomes compartiments ose soit observé

L : Lysosome
contenant des entre deux
d’une membrane solutions différ
entes est la présence
◻ ◻
perméable à l’eau
et imperméable
QCM
8. Les membranes plasm
sélective entre
iques forment
une frontière de
à tous les soluté
s.
les cellules et leur perméabilité
9. L’eau traverse la memb environnement. ◻ ◻

Exercices
rane cellulaire par
10. L’éthanol traverse la un transport actif.
tion extracellulaire

membrane plasm
ique par simple ◻ ◻
11. Les transports actifs diffusion.
1. Parmiperme ◻
Fiche 2 : La bioge

ttent de rétablir
les affirm l’isotonie entre deux ◻
12. La pompe sodium-pot ations suiva ntes sur la mem milieux.
plasmique de ❏
assium entretient
la polarité de la brane plasm◻ique, ◻
para. La membrane membrane laquelle est exact
la stœchiométrie plasmique est une e?
13. La clathrine est ❏ b.
des échanges qu’ell enveloppe disco ◻ ◻
unLa desmemb rane e effectue. ntinue.
comp osant plasm
s duique prése
plasmique. type cellulaire. glyco nte une
calyx de la memb composition chimi
rane ◻ que◻invariable selon le
osomes

14. La phagocytos❏e c.estLa memb


Fiche 5 : La diges

le mécarane
male

plasm
L

nisme
ort

dans les lipoprotéine par ique


leque est
l leune struct
tion intracellulaire ❏ d. Las memb
de faible chole ureconte
stérol syménutrique.
lysosomes

Vésicules de transp

cellules rénales. densi


rane plasmté (LDL)
ique entou
est absor ◻ ◻
Vésicule intraendoso

bénomb
re de par certai
reuxnes
❏ e. La membrane organites dans
15. L’exocytose const itutiv
plasmique contie
nt des proté
la cellule.
cellule permet, entre
autres, le renou ines dont la nature varie suivan

e est un délit.
constant des phosp aire.
n

holipides et des vellement t le type


tio

plasmique. glycoprotéines ◻ ◻
2. Parmi les affirm
thèse : Les lys

de la membrane
ra
et composition des

atu

16. Le glycocalyx fauss ations suivantes


est unee ?structure propr sur les lipides
dation

laire
mem

ction non autorisé


e aux procaryotes branaires, laque
17. Les protéines intram . lle est
❏ a. Lesembra ◻ ◻
ET

phosp naires
Fiche 4 : La diges

facilite leur fixatio holipisont toujou


des contie rs glyco

3. La périphérie cellu
ndans
danslalabicou nnent dessylées , emen
ce quits
Dégra

memb rane group ◻ es dispo


Hétérophagie

18. Le glycocalyx interv che plasm


lipidiq ue.ique. polair ◻ sés en vis-à-
ient dans les proce
❏ b. Les vis
19. La paroi végétale primaphospholipides sont ssus de respiration
amphiphiles. cellulaire.

© Dunod. Toute reprodu


❏ c. ire contie de
et de la pectine. Le cholestérol nt
◻ ◻
n

influelasurcellul ose, de l’hémicellu


tio

la fluidit
d’autophagie

é de la memblose rane. ◻
d. Les glycolipide
ra

20. La paroi végét❏ ◻


Fiche 1 : Structure

s possèdent une
atu

ale est une struct activité antigénique


Vésicule

tissus végétaux. ❏ e. Le chole ure qui évolue en


stérol, hydrophobe fonction de l’âge des .
M

21. Une cellule végét ment des chaînes alipha , se dispose dans la zone ◻ ◻
corresponda
Schéma de syn

tiques des phosp


Mitochondrie

ale peut surviv nt à l’emplace-


endoplasmique

re sans paroi. holipides des biome


3. Parmi mbranes.
EP


CR

les structures ◻
cellulaires suiva
double bicouche ntes, laquelle n’est
lipidique ? pas délimitée
par une
d’endocytose

❏ a. Le noyau.
Vésicules

❏ b. La mitochondr 79
Lame de réticulum

ie.
❏ c. Le chloroplaste
tion intracellulaire

.
❏ d. Les peroxysom
es.
❏ e. Tous sont
Membrane plasmique

entourés d’une
double bicouche
lipidique.
lage

4. Parmi les affirm


ations suivantes
fausse ? sur les protéines
Fiche 3 : Le recyc

membranaires,
laquelle est
❏ a. Toutes les
protéines memb
Fiche 4 : La diges

ranaires exercent
la même foncti
Autophagie

❏ b. La protéine on.
G est une proté
ine membranair
❏ c. Certaines e intrinsèque.
protéines de la
membrane plasm
l’influx nerveux. ique participent
à la transmission
❏ d. Les protéines de
de la membrane
plasmique sont
❏ e. Les protéines mobiles.
périphériques peuve
nt être glycosylées
.

74
180

Des exercices pour s’entraîner Toutes les réponses commentées


avec des conseils méthodologiques

Réponses
Entraînement
d. La chro 1.
Exercices chromatine)
matine con
est essentie
densée (ou
hétéro- Fiches
la périphé llement loca Une enzyme
rie du noy lisée à appelée prim
brane inte au, associée la synthèse ase peut déb
rne de l’en à la mem- d’une chaî uter
velo ADN simple ne d’ARN à
l’intermédia ppe nucléai brin. Elle unit partir d’un
ire de la lam re par les ribonuc
1. Si une membrane cellulaire contient, en poids, 20 % de lipides et 80 % de protéines, du nucléol ina, ainsi qu’autou un à un, en les léotides
e. Quelque r appariant avec
calculer le rapport moléculaire lipides/protéines sachant que les lipides ont un poids condensée s mot tes de chromat d’AD N, ce qui crée ceux d’un
peuvent auss ine une amorce brin
moléculaire moyen de 1 000 daltons et les protéines de 50 000 daltons. sein du noy i être dispersées taire du brin matrice com plémen-
au. Le cent au d’un nouveau à l’endroit
donc prin re du noyau où l’initiatio
2. Quelle est la différence entre l’osmolarité totale et effective ? Quelle est celle qui entraîne cipalement renferme brin va se n
produire.
le passage d’eau ? Comment est appelée l’osmolarité effective en d’autres termes ? (chromatine de l’euchro 6. c. Les frag
QCM

décondensée matine ments d’Ok


2. e. La chro ). men ts de azaki son
3. Calculez l’osmolarité de la solution suivante : lactose 0,2 M, MgCl2 8,55 g/l et urée 1,2 % matine con dés oxy ribo t des seg-
densée (hét qui sont prod nuc léot ides
(MM des différents solutés : lactose = 342 g/mole ; MgCl2 = 95 g/mole et urée = 60 g/mole) tine) apparaî érochroma- uits au cou (AD N)
t sous la form des chromos rs de la répl
gulières. C’es e de mottes omes. Lors ication
4. Un récipient est séparé en deux compartiments A et B par une membrane perméable t l’euchromat irré- le brin reta de la répl
un aspect ine qui prés rdé est syn ication,
aux molécules et ions de taille inférieure à celle d’une molécule de saccharose. En A, on diffus. Ces ente thétisé de
tine pourron deux type discontinue manière
s de chroma- , par petits
?

place 800 ml d’une solution dont la composition est la suivante : lactose 1 mol/l et NaCl t être distingu fragments
ensuite liés
Vrai ou faux

de Feulgen és par la réac les uns aux qui sont


29,25 g/l. En B, on place 200 ml d’une solution dont la composition est la suivante : , une coloratio tion autres. Ces
mise en évid n cytochim fragments
saccharose 0,2 M, urée 12 g/l et NaCl 0,585 %. ence de l’AD ique de ont été dén petits
N. d’Okazaki, ommés frag
Les masses moléculaires de ces différentes substances sont les suivantes : saccharose : 3. b. La fibr du nom de
leurs découv
ments
e chromat Ce ne son
non µm, est inienne de t donc pas reurs.
342 g/mol ; lactose : 342 g/mol ; NaCl : 58,5 g/mol ; urée : 60 g/mol. 30 nm, et réplication, des amorces
une structur mais bien pour la
a) Calculez l’osmolarité totale des solutions de départ. Détaillez votre calcul. de six nuc e en hélice des frag
léosomes formée déjà répliqué ments d’AD
chement des par tour. . N
b) Lorsque les solutions ont été placées dans leur compartiment respectif, quels nucléosome Le rappro-
mouvements de molécules ou d’ions vont se produire ? est assuré s dans cett 7. e. Chez
par une hist e fibre les eucaryo
mique, l’his one internuc (ARNm, ARN tes, les ARN
Exercices

c) Dans quel compartiment le niveau du liquide sera-t-il le plus élevé à l’équilibre ? tone H1. léoso- t et ARNr) transcrits
des quatre L’histone des molécu sont général
d) Quelle sera, à l’équilibre, la concentration massique de NaCl dans chacun des histones du H3 est une les de très ement
nucléosome noyau prot cours d’un grande taill
compartiments ? . éique du processus e qui, au
transcriptio de maturat
e) Quelle sera, à l’équilibre, la concentration molaire de l’urée dans chacun des 4. e. Un nuc nnelle, son ion post-
léosome est ARN fonc t transfor
compartiments ? mère d’histon constitué tionnels. mées en
es (deux exe d’un octa- intervienne Les ARNt
cune des mplaires de nt dans la et les ARNr
Les dimensions des deux compartiments sont telles qu’en début d’expérience, le histones cha- mais ne son synthèse
autour duq H2A, H2B t pas trad protéique,
uel s’enroul , H3 et H4) uits en prot
niveau de liquide dans chacun d’eux est identique. e sur un L’ARN poly
quarts un tour trois mérase se éines.
segment (aussi app sert du brin
paires de base d’ADN d’en elé brin anti matrice
Conseil méthodologique s. L’histone viron 146 support tem -sens, 3’→
tie du nuc H1 ne fait pas poraire pou 5’) com me
Différenciez bien les solutés qui peuvent passer au travers de la membrane et ceux qui léosome. Celu par- nucléotides r l’hybridatio
est un délit.

en sont incapables. mètre moy i-ci possède qu’elle poly n des


en de 11 nm. un dia- crit aussi bien mérise. Elle
également Le nucléofi les exons trans-
Utilisez la formule suivante pour les calculs de dilution : un diamètre lament a gènes. Les que les intr
de 11 nm. introns ne ons des
5. d. Les transcrit prim seront élim
non autorisée

Concentration initiale (Ci) × Volume initial (Vi) = Concentration finale (Cf) × Volume final (Vf) ADN poly aire par un inés du
d’amorcer mérases son processus
seules la t incapables sage qu’a d’épis-
Ci × Vi = Cf × Vf synthèse u cours de
cléotide. d’un polynu- transcriptio la maturat
Elles ne peu nnelle. ion post-
nucléotides vent qu’a
à l’extrémité jouter des 8. c. La poly
reproduction

préexistante 3’-OH d’un mérisation


déjà apparié e chaîne niveau du de l’ARN
5. Quelle serait la morphologie d’un globule rouge placé dans chacune des solutions débute au
4. Le noyau

du brin mat e avec les site d’initiat


suivantes, en considérant que l’état d’équilibre est atteint ? Sachant que vis-à-vis de rice. C’est bases niveau du ion et s’ac
nucléotides une courte site de term hève au
(5 à 10 nuc chaîne de le début et inaison, qui
© Dunod. Toute

cette cellule, une solution isotonique présente une osmolarité de 0,3 OsM : amorce, qui léotides), la fin de l’un marque
assure le déb appelée La séquence ité de tran
a) NaCl 0,15 M d’un nouveau ut de la synt ATG sur le scription.
brin. Lors hèse correspond brin sens
b) Saccharose 0,15 M réplication de l’initiatio au codon de l’ADN
de l’ADN cellu n de la de la de démarra
c) Saccharose 0,3 M court brin laire, l’amorce traduction ge (AUG)
d’ARN doté est un protéique
d’une extrémi 9. d. Les ARN (Cha pitre 5).
d) Saccharose 0,8 M té 3’ libre. r ne sont pas
e) Saccharose 0,3 M et lactose 0,3 M Ils constitu traduits en
ent, avec protéines.
les protéine
s riboso-
86
109

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Remerciements
Je remercie très vivement tous ceux qui depuis plusieurs • Prof. Dommès Jacques, université de Liège, faculté
années contribuent au bon fonctionnement du cours de des sciences, département des sciences de la vie, bio-
biologie cellulaire dispensé aux étudiants du premier logie moléculaire et biotechnologie végétales,
bachelier en Sciences, à l’université de Liège. Il s’agit • Prof. Joris Bernard, université de Liège, département
en particulier du collectif enseignant de la faculté des des sciences de la vie, physiologie et génétique bac-
Sciences et des assistants qui encadrent les séances tériennes,
d’aide à l’étude et les travaux pratiques : Pierre Bal- • Prof. Laurent Michel, université Paris-Sud d’Orsay
thasart, Sébastien Brouwers, Philippe Compère, Nadine XI, UFR Sciences, département de biologie, labora-
Coosemans, Véronique Goosse, Alain Hambuckers, toire de dynamiques cellulaires et modélisation,
Marielle Lebrun, Dorothée Pete, Ludovic Sottiaux, • Prof. Nüsse Olivier, université Paris-Sud d’Orsay XI,
Nicolas Thelen et Marie-France Versali. UFR Sciences, signalisation calcique et interactions
Je tiens également à témoigner ma sincère reconnais- cellulaires dans le foie,
sance à toute l’équipe du projet « 1, 2, 3… Sciences » • Dr O’Donohue Marie-Françoise, université Paul
et surtout à Françoise Bastin, Rudi Cloots et Nicolas Sabatier Toulouse 3, laboratoire de biologie molé-
Vandewalle, avec lesquels je partage depuis 2008 les culaire eucaryote,
tribulations de l’enseignement en première année du • Prof. Peulen Olivier, université de Liège, faculté de
bachelier en Sciences. médecine, département des sciences biomédicales et
Un tout grand merci à l’unité de didactique des précliniques, laboratoire de recherche sur les métas-
sciences biologiques et en particulier à Marie-Noëlle tases,
Hindryckx et Corentin Poffé pour leur soutien dans ma • Prof. Ploton Dominique, université de Reims Cham-
démarche pédagogique. pagne-Ardenne, UFR de médecine et de pharmacie,
Je remercie bien sûr tous mes collaborateurs grâce matrice extracellulaire et dynamique cellulaire,
auxquels j’ai pu enrichir et diversifier mes connais- • Prof. Polette Myriam, université de Reims Cham-
sances en biologie cellulaire. Je pense en particulier pagne-Ardenne, plasticité de l’épithélium respira-
aux membres de mon unité de recherche en biolo- toire dans les conditions normales et pathologiques,
gie cellulaire et tissulaire du GIGA-Neurosciences : • Prof. Pascal Poncin, université de Liège, faculté des
Marie Cloes, Nicolas Johnen, Patricia Piscicelli et sciences, département de biologie, écologie et évo-
Justine Renauld. lution, biologie du comportement - éthologie et psy-
Je souhaite associer à cet ouvrage tous les relecteurs chologie animale,
qui ont accepté de nous prodiguer leurs précieux com- • Prof. Portetelle Daniel, université de Liège, faculté
mentaires et conseils, chacun dans leurs spécialités, de Gembloux Agro-Bio Tech, chimie et bio-indus-
sur les différents chapitres du livre. Je les en remercie tries, microbiologie et génomique,
chaleureusement. Il s’agit de : • Prof. Remacle Claire, université de Liège, départe-
• Prof. Blondel Marc, université de Bretagne Occiden- ment des sciences de la vie, unité de génétique,
tale (Brest), faculté de médecine des sciences de la • Prof. Roingeard Philippe, université François Rabe-
santé, laboratoire de génétique, génomique fonction- lais (Tours), UFR de médecine, biologie cellulaire
nelle et biotechnologies, et virologie.
• Prof. Castronovo Vincenzo, université de Liège, Je termine en exprimant toute ma gratitude à mes
faculté de médecine, département des sciences bio- deux assistants pédagogiques avec lesquels j’ai partagé
médicales et précliniques, biologie générale et cellu- cette belle expérience : Sandra qui a lancé le travail avec
laire et laboratoire de recherche sur les métastases, son esprit de synthèse et son sens critique aiguisé, et
• Prof. Caudron Nicolas, université Joseph Fourier - Pierre qui a assuré l’essentiel du travail avec son grand
Grenoble I, UFR de chimie et de biologie (Valence), enthousiasme, sa fraîcheur, sa disponibilité, sa rigueur
dynamique cellulaire et cytosquelette, et son ouverture d’esprit.

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Unicité chimique
du vivant 1
MOTS-CLÉS
• éléments chimiques • polysaccharides • protéines
• molécules inorganiques • lipides • acides aminés
• eau • acides gras • acides nucléiques
• sels minéraux • triglycérides • nucléotides
• molécules organiques • phospholipides • ADN
• glucides • stéroïdes • ARN

Trois gouttelettes lipidiques dans le cytosol bordant le noyau d’une cellule humaine du poumon.
MET. Cliché pris par le Prof. Marc Thiry.

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Fiche 1

Les éléments chimiques


Sur la planète Terre, il existe 94 éléments chimiques naturels qui diffèrent entre eux
par le nombre de protons au sein de leur noyau atomique. Ce critère est utilisé dans
le tableau périodique de Mendeleïev pour classer les différents éléments chimiques.
Dans celui-ci, le nombre de protons est appelé numéro atomique (Z) et les éléments
chimiques sont classés par numéro atomique croissant.
La composition élémentaire de la matière vivante est très différente de celle de la
lithosphère et de l’atmosphère. Ainsi, moins de la moitié des 94 éléments chimiques
trouvés sur la planète Terre sont retrouvés chez les organismes vivants.
De plus, la distribution de ces éléments dans les organismes vivants n’est pas nécessai-
rement proportionnelle à leur distribution dans la croûte terrestre. Dans cette dernière,
les quatre éléments les plus abondants sont, dans l’ordre, l’oxygène (O), le silicium (Si),
l’aluminium (Al) et le fer (Fe). Dans les organismes vivants, l’oxygène (O), le carbone
(C), l’hydrogène (H), et l’azote (N) représentent environ 95 % de la masse de la plupart
des cellules. Ainsi, l’oxygène est l’élément chimique le plus abondant dans les deux cas,
mais les trois autres diffèrent.
L’oxygène, le carbone, l’hydrogène et l’azote présentent la propriété de former des
liaisons covalentes entre eux en mettant en commun une paire d’électrons. De plus,
puisque la force d’une liaison covalente est inversement proportionnelle au poids ato-
mique des atomes liés et que ces quatre éléments font partie des plus légers, ils sont
donc capables de former des liaisons covalentes très fortes.
Enfin, le reste de la masse des cellules vivantes est constitué de calcium (Ca), phos-
phore (P), potassium (K), soufre (S), sodium (Na), chlore (Cl), magnésium (Mg) et
d’une dizaine d’autres éléments qui s’y trouvent à l’état de traces. Ces éléments repré-
sentent donc environ 5 % de la masse et sont appelés les oligo-éléments. Chacun de
ceux-ci est toutefois indispensable au bon fonctionnement de l’être vivant.

Fiche 2

Les composés inorganiques et organiques


L’eau et les autres molécules inorganiques
Les molécules inorganiques sont toutes les molécules sans squelette fait d’atomes de car-
bones liés à de l’hydrogène, par exemple le gaz carbonique (CO2), l’eau (H2O)…
La vie est dépendante de l’eau. Toutes les réactions du métabolisme de l’être vivant se
déroulent en milieu aqueux. L’eau est le constituant le plus abondant de la matière vivante.
Elle représente environ 75 % du poids total d’un individu. L’eau est une molécule polaire,
ce qui en fait un bon solvant. Cette propriété est le résultat d’une différence d’électroné-
gativité entre les différents atomes de l’eau. L’électronégativité peut être définie comme
la capacité d’un élément chimique à attirer les électrons d’un autre élément chimique.
Ainsi, puisque l’électronégativité de l’atome d’oxygène (O) est plus haute que celle de
l’hydrogène (H), l’eau présente un dipôle électrique permanent. Cette polarité lui permet
de réaliser des liaisons hydrogène intermoléculaires.

10

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Les tardigrades et l’eau

Fiches
Les tardigrades, également appelés ours d’eau, sont de minuscules animaux méta-
zoaires qui vivent dans les habitats marins, d’eau douce et terrestres de toute la pla-
nète. Ils mesurent généralement entre 0,1 et 1,2 mm de long et comprennent un
segment de tête en plus des quatre segments de corps qui contiennent chacun deux
pattes avec des griffes. Environ 1 300 espèces de tardigrades sont identifiées à ce jour,
et plusieurs espèces présentent une capacité remarquable de survie dans des environ-
nements extrêmement hostiles. Ainsi par exemple, les tardigrades ont une extrême

QCM
tolérance à la dessiccation, ce qui leur permet de coloniser les déserts les plus secs :
ils peuvent faire varier la proportion d’eau dans leur corps de plus de 80 % à moins de
3 %. En cas d’absence totale et prolongée d’eau, ils peuvent survivre plus de dix ans
dans un état physiologique extrême dans lequel ne peut être observé aucun des signes
extérieurs caractérisant une activité métabolique, et reprendre leur activité quand ils
sont réhydratés. La résistance à la dessiccation fait intervenir une classe particulière

Vrai ou faux ?
de protéines, dont la vitrification protège l’organisme.

Les sels minéraux se présentent sous deux formes dans la matière vivante. Ils se
retrouvent d’une part dans la constitution de structures peu ou pas solubles (sque-
lettes, coquilles et carapaces), mais aussi en solution, dissociés en ions. Dans la cel-
lule, un équilibre finement régulé est maintenu entre les différentes concentrations

Exercices
d’ions. Une minime variation de la balance ionique peut avoir des effets désastreux
sur l’être vivant. À titre d’exemples, les ions interviennent notamment dans l’exci-
tabilité neuromusculaire, dans les effets osmotiques, comme cofacteurs de certaines
protéines, etc.

Les molécules organiques


Un composé chimique est dit organique lorsqu’il possède au moins un atome de car-
bone lié au minimum à un atome d’hydrogène. Les composés organiques présentent
une haute diversité structurelle et fonctionnelle, ainsi qu’une forte stabilité grâce aux
propriétés spécifiques de liaison de l’atome de carbone, sa valence lui permettant
notamment de former quatre liaisons covalentes avec d’autres atomes.
Les composés organiques jouent un rôle important dans les réactions chimiques du

1. Unicité chimique du vivant


vivant. Les biomolécules organiques se classent en quatre grands groupes : glucides,
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

lipides, protéines et acides nucléiques. Certains glucides, les protéines et les acides
nucléiques sont des polymères, c’est-à-dire des molécules constituées d’un grand
nombre d’unités structurales identiques ou semblables, les monomères, unis par des
liaisons covalentes.
Bien que les classes de polymères diffèrent par la nature de leurs monomères, les
mécanismes chimiques par lesquels les cellules synthétisent ou dégradent les macro-
molécules sont identiques. Il s’agit respectivement d’une réaction de condensation,
dans laquelle deux monomères se lient par une liaison covalente et libèrent une molé-
cule d’eau, ou d’une réaction d’hydrolyse, lorsqu’ils se scindent en monomères. Ces
processus se produisent à l’aide d’enzymes, des protéines qui augmentent la vitesse
des réactions chimiques en abaissant leur énergie d’activation.

11

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Fiche 3

Les glucides
Les molécules organiques composées de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, avec un
ratio Hydrogène/Oxygène de deux pour un, sont appelées glucides ou hydrates de car-
bone (Cm(H2O)n avec m ≥ n). Ils sont une source d’énergie métabolique importante pour
les êtres vivants, l’énergie provenant de l’oxydation du glucose stocké sous forme de
polymères tels que le glycogène chez les animaux ou l’amidon chez les plantes.

Les monosaccharides ou oses


Ce sont des sucres simples non ramifiés dont tous les carbones portent une fonction
alcool (–OH), sauf un qui porte une fonction carbonyle, divisant les oses en aldoses
(fonction aldéhyde) ou cétoses (fonction cétone). On classe également les oses en fonc-
tion du nombre de carbones qu’ils possèdent : trioses, tétroses, pentoses, hexoses et
heptoses. Le glucose (C6H12O6, Figure 1.1) est, par exemple, un aldohexose.
Les oses sont généralement représentés par la projection de Fischer (Figure 1.1). Celle-ci
consiste en une représentation plane d’une molécule tridimensionnelle. Toutes les liaisons
chimiques sont représentées avec des lignes horizontales ou verticales, de telle sorte que la
molécule chimique ressemble à une échelle à un seul montant. La chaîne carbonée princi-
pale se situe sur la ligne verticale et les groupements attachés aux atomes de carbone sont
disposés horizontalement de part et d’autre des atomes de carbone (à gauche et à droite).
Enfin, les oses constitués de quatre atomes de carbone ou plus peuvent se cycliser
(Figure 1.1). La cyclisation se fait par la réaction entre l’atome d’oxygène de la fonction car-
bonyle (aldéhyde ou cétone) et un atome de carbone portant une fonction alcool. L’atome de
carbone de la fonction carbonyle devient alors asymétrique et est appelé carbone anomérique.
La cyclisation entraîne donc l’établissement de deux formes possibles, les anomères,
distingués par les lettres α et β. La forme est α si la fonction alcool (–OH) du carbone
anomérique et le groupement –CH2OH terminal se trouvent de part et d’autre du cycle.
La forme est β si ces deux groupements sont du même côté du cycle (Figure 1.1).

Formule brute Projection de Fischer Forme cyclique β

H O
C
CH 2 OH
H C OH
O OH
HO C H
C6H12O6 OH
H C OH HO
H C OH OH

CH 2 OH

Figure 1.1 Les différentes représentations du glucose

Les disaccharides et oligosaccharides


Les disaccharides sont des oligosaccharides formés de deux oses unis par une fonction
alcool ou carbonyle après perte d’une molécule d’eau. La liaison est appelée osidique et
peut être rompue sous l’action d’enzymes spécifiques par une réaction d’hydrolyse. Cette

12

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liaison est dite α si elle est située de l’autre côté du cycle par rapport au groupement –
CH2OH terminal du premier ose. Elle est dite β si elle est située du même côté du cycle
que le groupement –CH2OH terminal du premier ose. La liaison osidique est donc nom-

Fiches
mée en fonction de sa conformation et du numéro des deux carbones qu’elle lie.
Le lactose du lait (Figure 1.2) est par exemple un disaccharide formé d’une molécule
de β-galactose et d’une molécule de β-glucose. La liaison osidique reliant les deux est
une liaison β (1-4). Des oligosaccharides de grandeur croissante (tri-, tétra-saccharide…)
peuvent également se former par ajout successif d’oses.
β-Galactose β-Glucose Lactose Eau

QCM
6 6
CH2 OH CH 2 OH CH2 OH
CH 2 OH
HO 5 O OH 5 O OH HO O
O OH
4 OH 1 + 4
OH 1 OH 1
O + H 2O
4
2 2 OH
3 HO 3

OH OH

Vrai ou faux ?
OH
OH

Figure 1.2 Synthèse d’un disaccharide (le lactose)


à partir d’une molécule de galactose et d’une de glucose
La liaison entre les deux est appelée liaison osidique.

Les polysaccharides
Les polysaccharides sont des polymères qui peuvent être classés en deux grandes catégo-

Exercices
ries selon leur fonction biologique : structurelle ou de stockage. Le glycogène et l’amidon
sont par exemple des formes de mises en réserve du glucose qui se présentent sous la
forme de grains. Les grains de glycogène sont dispersés dans le cytoplasme des cellules
animales tandis que les grains d’amidon sont dispersés dans le cytoplasme et les chloro-
plastes des cellules végétales. La cellulose, formée dans la cellule végétale et également
constituée de glucose, intervient quant à elle dans la constitution de la paroi cellulaire.
Une catégorie particulière de polysaccharides est représentée par le groupe des glycosa-
minoglycanes, présents notamment dans la matrice extracellulaire des tissus conjonctifs.

L’amidon et le glycogène dans les cellules


Pour la grande majorité des végétaux supérieurs, l’amidon est présent dans les organes

1. Unicité chimique du vivant


de réserves (graines, racines, tubercules, rhizomes et fruits), mais aussi dans les
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

organes photosynthétiques, notamment au niveau des feuilles. Dans ce dernier, il est


qualifié d’amidon transitoire, puisqu’il est synthétisé pendant la journée (lorsque la
photosynthèse est active) et dégradé pendant la nuit pour fournir les autres organes en
carbone et énergie.
L’amidon est un mélange de deux polysaccharides composés d’unités de D-glucose.
Celles-ci sont liées entre elles par des liaisons α (1-4), en général caractéristiques des
polysaccharides de réserve et des liaisons α (1-6) qui sont à l’origine de ramifications
dans la structure de la molécule. Ces deux polysaccharides, qui diffèrent par leur degré
de branchement et leur degré de polymérisation sont :
– l’amylose, légèrement ramifié avec de courtes branches et dont la masse moléculaire
peut être comprise entre 10 et 1 000 kDa. La molécule est formée de 600 à 1 000 molé-
cules de glucose ;

13

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– l’amylopectine, molécule ramifiée avec de longues branches toutes les 24 à 30 unités
de glucose par l’intermédiaire des liaisons α (1-6). Sa masse moléculaire peut aller
de 1 000 à 100 000 kDa. La chaîne totale peut faire entre 10 000 et 100 000 unités
de glucose.
L’amidon est empaqueté dans des granules semi-cristallins présentant une organisation
concentrique appelée grains d’amidon (figure d’en-tête, Chapitre 10). La taille et la
forme de ces grains sont très variables, suivant l’organe ou l’espèce végétale concernée.
Le glycogène est un polysaccharide ramifié du D-glucose qui sert de forme de stockage
de l’énergie chez les animaux, les champignons et les bactéries.
Le glycogène fonctionne comme l’une des deux formes de réserves d’énergie, le gly-
cogène étant destiné au stockage à court terme et l’autre forme étant le stockage des
triglycérides dans le tissu adipeux (c’est-à-dire la graisse corporelle) pour un stockage
à long terme. Chez l’Homme, le glycogène est fabriqué et stocké principalement dans
les hépatocytes et les cellules des muscles squelettiques.
Le glycogène possède une structure similaire à celle de l’amylopectine (un composant
de l’amidon), mais il est plus ramifié et plus compact que l’amidon. Le glycogène est
constitué de chaînes linéaires de résidus de D-glucose d’une longueur moyenne d’envi-
ron 8 à 12 unités de glucose. Les unités de glucose sont reliées entre elles de manière
linéaire par des liaisons glycosidiques α (1→4) d’un glucose à l’autre. Les branches sont
reliées aux chaînes dont elles partent par des liaisons glycosidiques α (1→6) entre le
premier glucose de la nouvelle branche et un glucose de la chaîne de la tige. Son poids
moléculaire varie de 1000 à 5000 kDa selon son origine.
Le glycogène se trouve sous forme de granules de 20 à 30 nm de diamètre dans le
cytosol de nombreux types de cellules, appelés grains de glycogène. Chaque grain
de glycogène est organisé en couches concentriques de chaînes de glucose et centré
sur une protéine qui initie sa formation en se liant de manière covalente au polysaccha-
ride : la glycogénine.

Fiche 4

Les lipides
Les lipides ne sont pas des polymères. Cette classe mal délimitée regroupe une grande
diversité de molécules dont la caractéristique commune est l’insolubilité dans l’eau.
Leur comportement hydrophobe repose sur leur structure moléculaire. Ils constituent
également une source importante d’énergie, l’hydrolyse des acides gras stockés dans les
triglycérides libérant environ 37 kilojoules (kJ) d’énergie par gramme de lipide, contre
environ 17 kJ pour les glucides.

Les acides gras


Ce type de lipide entre lui-même dans la composition d’un grand nombre d’autres lipides.
Les acides gras (CH3 – (CH2)n –COOH) sont très hydrophobes, car formés en majorité de
groupements –CH2 apolaires. Seul le groupement carboxylique (–COOH) est hydrophile.
Les acides gras peuvent être saturés ou insaturés (Figure 1.3). Les premiers ne pos-
sèdent que des liaisons simples entre leurs carbones tandis que les seconds possèdent
une ou plusieurs doubles liaisons au niveau de leur chaîne carbonée.

14

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O
H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2
C C C C C C C C
HO C C C C C C C CH 3

Fiches
H2 H2 H2 H2 H2 H2 H2
O
H2 H2 H2 H
C C C C
HO C C C C CH
H2 H2 H2 H2
H2C
CH2

H2C
CH 2

QCM
H 2C
CH 3
Figure 1.3 Formule d’un acide gras saturé (l’acide palmitique, en haut)
et d’un acide gras insaturé (l’acide palmitoléique, en bas)

Les triglycérides

Vrai ou faux ?
Les triglycérides, formés d’une molécule de glycérol et de trois molécules d’acides
gras, permettent le stockage des acides gras. Totalement insolubles dans l’eau, ces molé-
cules ne présentent pas de caractère hydrophile. Les triglycérides constituent la majorité
des graisses et des huiles animales et végétales. Ils sont stockés sous forme de goutte-
lettes lipidiques dans la cellule.
Les phospholipides
Les phospholipides sont constitués d’une molécule de glycérol liée à deux acides gras,

Exercices
ainsi qu’à un groupement phosphoryle lui-même lié à un autre composé hydrophile (ex :
choline). Ces molécules sont dites amphipathiques : elles possèdent une queue hydro-
phobe (acides gras) et une tête hydrophile (groupement phosphoryle).
Au contact de l’eau, les parties apolaires de la molécule amphipathique sont repous-
sées par les molécules d’eau tandis que les parties polaires s’y associent. Trois types de
structures phospholipidiques peuvent dès lors se former : une monocouche, une micelle
ou une bicouche, cette dernière constituant la structure de base de toute membrane bio-
logique (Chapitre 3).
Les stéroïdes
Les stéroïdes sont caractérisés par un squelette carboné formé de quatre cycles acco-
lés. Les groupements fonctionnels attachés aux cycles varient d’un type de stéroïde à
l’autre. Un exemple est le cholestérol (Figure 1.4), présent dans les membranes cellu-

1. Unicité chimique du vivant


laires animales (Chapitre 3), mais également précurseur d’autres stéroïdes (ex : hor-
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

mones sexuelles des vertébrés).


H 3C
CH 3

H3 C

CH 3 Figure 1.4
Le cholestérol,
un stéroïde
CH 3

HO

15

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Les gouttelettes lipidiques
Les gouttelettes lipidiques (GL) sont des structures cellulaires riches en lipides, abon-
dantes dans les tissus adipeux et intervenant dans le stockage et l’hydrolyse des lipides
neutres (figure d’en-tête, Chapitre 1). Les GL sont présentes dans presque toutes les
cellules eucaryotes ainsi que dans certaines cellules procaryotes. Elles possèdent une
architecture unique constituée d’un cœur hydrophobe (formé essentiellement de tri-
glycérides et d’esters de cholestérol) entouré par une monocouche de phospholipides,
décorée par un ensemble spécifique de protéines.
Le nombre, la taille et la composition des GL varient considérablement au sein des
cellules d’une même population ainsi que dans les différents types de cellules. Dans
les adipocytes, elles tendent à être plus grandes que dans les autres cellules, jusqu’à
occuper l’essentiel du volume cellulaire, tandis que, dans les autres cellules, les GL
n’apparaissent que dans certaines conditions et sont significativement plus petites.
Outre leur rôle majeur dans l’énergétique cellulaire, les GL assurent de multiples autres
fonctions, notamment elles sont au centre de l’homéostasie lipidique. Provenant du
réticulum endoplasmique, les GL peuvent s’associer à la plupart des organites cellu-
laires par le biais de sites de contact avec leur membrane. Ces contacts entre les GL et
les différents organites sont très dynamiques et permettent des échanges lipidiques
entre différents compartiments intracellulaires, comme le réticulum endoplasmique, les
mitochondries, les endosomes, les peroxysomes ou la membrane plasmique, en leur
fournissant notamment les éléments nécessaires à leur expansion membranaire.

Fiche 5

Les protéines
Chez les eucaryotes, les protéines sont des polymères formés d’un assortiment de vingt
acides aminés différents (Chapitre 5). Elles jouent un rôle dans le métabolisme cellu-
laire en agissant comme catalyseur des réactions chimiques, mais interviennent éga-
lement dans la structure des tissus, le stockage et le transport de petites molécules et
d’ions, les communications cellulaires, le mouvement par contraction des muscles et
les défenses de l’organisme contre des éléments étrangers ou des cellules cancéreuses.

Les acides aminés


Les acides aminés sont constitués d’un groupement amine (–NH2) et d’un groupement
carboxylique acide (–COOH) liés à un atome de carbone central, appelé carbone α. Ils ne
diffèrent entre eux que par leur chaîne latérale (groupement – R), composée essentiellement
de –CH2 et de –CH3 également lié au carbone α (Figure 1.5). Les vingt acides aminés pro-
téinogènes peuvent être groupés en cinq classes selon les propriétés de leur chaîne latérale :
apolaire, polaire non chargé, chargé, aromatique et enfin la classe des acides aminés à fonc-
tions particulières. L’ensemble des acides aminés est présenté dans l’Annexe 2.
R
Figure 1.5 Schéma général H
d’un acide aminé
H 2N COOH

16

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Les acides aminés s’unissent entre eux par des liaisons peptidiques lors de réactions
de déshydratation entre la fonction acide du premier acide aminé et la fonction amine du
second, formant un peptide. À l’exception de certains oligopeptides, la grande majorité

Fiches
des peptides naturels sont des polypeptides pouvant contenir plusieurs centaines d’acides
aminés. Les protéines peuvent être formées d’une ou plusieurs chaînes polypeptidiques.

Structure des protéines


On distingue quatre niveaux d’organisation des protéines.
La structure primaire d’une protéine est définie comme la séquence en acides ami-
nés du (ou des) polypeptide(s) qui la compose(nt).

QCM
La structure secondaire est la configuration régulière que prend le squelette polypepti-
dique suite à la formation de liaisons hydrogène entre ses groupes peptidiques. Ces liaisons
impliquent donc les atomes du squelette peptidique et non ceux des chaînes latérales. Les
plus connues sont la structure en spirale (hélice α) et la structure plane (feuillet plissé β).
La structure tertiaire est la forme tridimensionnelle finale de la protéine, généra-

Vrai ou faux ?
lement irrégulière. Elle résulte de la réactivité des groupes latéraux de la chaîne poly-
peptidique qui interagissent de différentes façons : liaisons hydrogène, hydrophobes,
électrostatiques, covalentes (ponts disulfures…)… Cette structure confère à la protéine
une activité spécifique.
La structure quaternaire d’une protéine multimérique concerne l’association de ses
différentes chaînes peptidiques ou sous-unités les unes par rapport aux autres.

Exercices
Fiche 6

Les acides nucléiques


Les acides nucléiques, polymères de nucléotides, constituent les dispositifs de stoc-
kage de l’information dans la cellule. Il en existe deux groupes : les acides désoxyri-
bonucléiques (ADN) et les acides ribonucléiques (ARN). Ces molécules permettent la
transmission de l’information génétique nécessaire pour produire les protéines correctes
d’une génération à l’autre (Chapitres 4 et 5).

Les nucléotides et les nucléosides


Un nucléotide est formé d’un pentose, d’un ou plusieurs groupements phosphate et

1. Unicité chimique du vivant


© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

d’une base azotée (Figure 1.6). Les nucléotides se distinguent entre eux par la nature
du pentose, de la base et par le nombre de radicaux phosphates. Le pentose peut être
du ribose (ribonucléotide) ou du désoxyribose (désoxyribonucléotide). Les bases azo-
tées sont des purines (adénine, guanine) ou des pyrimidines (uracile, thymine, cytosine)
(Figure 1.7). Enfin, les nucléotides sont mono- (acides nucléiques), di- ou triphosphatés
(ex : adénosine triphosphate ou ATP). Un nucléotide non phosphaté est un nucléoside.
Certaines molécules impliquées dans le transfert d’électrons sont des dinucléotides
particuliers, ils jouent alors le rôle de coenzyme d’oxydoréduction. Par exemple, on
citera le NAD+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide), le FAD (Flavine Adénine Dinu-
cléotide) et le NADP+ (Nicotinamide Adénine Dinucléotide Phosphate), trois transpor-
teurs d’électrons impliqués dans la respiration cellulaire (pour les deux premiers) ou la
photosynthèse (pour le troisième), (Chapitres 9 et 10).

17

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N
Phosphate N
Purine
N
N
O
Base
O P O CH 2
N
O N
O
Pyrimidine

N
Pentose

Ribose Désoxyribose
HO CH 2 HO CH 2
OH OH
O O
H H H H
H H H H

HO OH HO H

Figure 1.6 Structure d’un nucléotide monophosphaté


Le pentose peut être un ribose ou un désoxyribose
et la base azotée une purine ou une pyrimidine.
O

H 3C
NH Thymine
NH 2
Adénine
N N O
N H
N H2
N
N N
H N N N Cytosine

O N N O
N N
Guanine O H
NH Purine Pyrimidine
N
NH2 NH
Uracile
N
N
H N O
H
Figure 1.7 Les bases azotées purines (adénine et guanine)
et pyrimidines (thymine, cytosine et uracile)

L’acide désoxyribonucléique (ADN)


L’ADN est une molécule dont la structure standard est une double hélice linéaire consti-
tuée de désoxyribonucléotides qui diffèrent entre eux par la nature de leurs bases azotées
(adénine, guanine, cytosine et thymine). Les deux chaînes polynucléotidiques sont anti-
parallèles et complémentaires l’une de l’autre, les adénines se liant avec les thymines (par
deux liaisons hydrogène), les guanines avec les cytosines (par trois liaisons hydrogène)

18

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(Figure 1.8). La succession des bases complémentaires le long de la double hélice est spé-
cifique à chaque ADN et constitue l’information génétique (Chapitre 4).

Fiches
C G
Pont hydrogène
extrémité 5’ extrémité 3’
G C
P T A C G

A T
P
A T
P T A
G C
P

QCM
A T
P C G C G

C G
P

P
A T T A

C G

Vrai ou faux ?
P
A T
P
G C A T

P
G C
extrémité 3’ extrémité 5’
A T

Figure 1.8 Structure de l’ADN

Exercices
L’acide ribonucléique (ARN)
L’ARN est un polymère linéaire constitué de ribonucléotides qui diffèrent entre eux par
la nature de leurs bases azotées (adénine, guanine, cytosine et uracile). La molécule est
généralement monocaténaire, constituée d’une seule chaîne nucléotidique. Cette chaîne
peut toutefois être repliée sur elle-même sur de courtes distances, en raison de l’établis-
sement de liaisons hydrogène entre bases complémentaires. La séquence des bases le
long de molécules d’ARN est spécifique et va permettre la synthèse de protéines pré-
cises (Chapitre 5). Les molécules d’ARN sont classées généralement en deux catégo-
ries : les ARN traduits en protéines par les ribosomes ont été nommés ARN messagers
(ARNm) et ceux qui assurent d’autres fonctions ont reçu le nom d’ARN non codants
ou ARN régulateurs. Ainsi les ARN messagers ont été distingués des autres ARN qui
ne présentaient pas de séquence codante. Parmi la très grande diversité des ARN non
codants, on différencie les ARN ribosomiques (ARNr), les ARN de transfert (ARNt) et

1. Unicité chimique du vivant


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les petits ARN nucléaires (ARNsn) et nucléolaires (ARNsno).

19

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Entraînement
QCM

1. Parmi les affirmations suivantes sur l’eau, laquelle est fausse ?


❏ a. L’eau est le solvant universel des systèmes biologiques.
❏ b. L’eau est le composant le plus abondant de la cellule.
❏ c. La distribution des électrons dans la molécule d’eau est égale, rendant cette molé-
cule globalement apolaire.
❏ d. Le noyau d’oxygène étant plus gros, il attire un peu plus vers lui les électrons des
deux atomes d’hydrogène.
❏ e. La cohésion des molécules d’eau provient de leur polarité.

2. Parmi les affirmations suivantes sur les éléments chimiques, laquelle est fausse ?
❏ a. Seule une dizaine d’éléments sont présents dans les systèmes vivants en quantités
supérieures à des traces.
❏ b. Quatre éléments (C, H, O, N) constituent 96 % du corps humain.
❏ c. Les oligo-éléments jouent un rôle biologique majeur.
❏ d. Le calcium est présent à l’état de trace dans le corps humain.
❏ e. Le chlore et le sodium peuvent former un réseau d’ions, dans lequel chacun des
éléments est uni à ses voisins par des liaisons ioniques.

3. Parmi les affirmations suivantes sur le carbone, laquelle est fausse ?


❏ a. Le squelette de toutes les biomolécules est constitué de carbone.
❏ b. La valence du carbone incite l’atome à s’associer avec d’autres atomes déficients
en électrons, de sorte qu’une mise en commun des électrons permet à chacun
d’avoir un total de huit électrons.
❏ c. Le carbone se lie principalement à des molécules de carbone, d’hydrogène, d’azote,
ou de soufre, par une simple liaison.
❏ d. Les composés formés de carbone, oxygène, hydrogène et azote liés par des liens
covalents sont particulièrement stables, car la force de la liaison covalente est
inversement proportionnelle au poids atomique des éléments impliqués.
❏ e. Lorsque les atomes de carbone d’une molécule linéaire ou circulaire ne sont liés
qu’à des atomes d’hydrogène, le composé résultant porte le nom d’hydrocarbure.

4. Parmi les affirmations suivantes sur le désoxyribose, laquelle est fausse ?


❏ a. Le désoxyribose est un pentose.
❏ b. Le désoxyribose est présent dans les désoxyribonucléotides.
❏ c. Le désoxyribose fait partie du groupe des aldoses.
❏ d. Le désoxyribose possède quatre fonctions alcool.
❏ e. Le désoxyribose ressemble au ribose, avec un C2 réduit.

20

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5. Parmi les affirmations suivantes sur le saccharose, laquelle est exacte ?
❏ a. Le saccharose est constitué de glucose et de fructose unis respectivement de C1

Fiches
à C4.
❏ b. Le saccharose est le constituant de base des molécules de cellulose trouvées dans
les parois des cellules végétales.
❏ c. Le saccharose est un disaccharide constitué de deux molécules de galactose.
❏ d. Le saccharose est un sucre réducteur.
❏ e. Le saccharose est trouvé en abondance dans certains tissus végétaux.

6.

QCM
Parmi les affirmations suivantes sur le glycogène et l’amidon, laquelle est exacte ?
❏ a. Le glycogène et l’amidon sont des composés réducteurs.
❏ b. Le glycogène et l’amidon sont des molécules de structure rencontrées chez les
animaux et les végétaux respectivement.
❏ c. Le glycogène et l’amidon sont des polymères dont les monomères sont liés entre

Vrai ou faux ?
eux de façon aléatoire.
❏ d. Le glycogène et l’amidon sont des polymères linéaires sans chaîne ramifiée.
❏ e. Le maltose est un produit intermédiaire de la digestion du glycogène et de l’amidon.

7. Parmi les affirmations suivantes sur les glucides, laquelle est fausse ?
❏ a. Le type de lien glycosidique détermine le rôle du polysaccharide (structure/réserve).
❏ b. Contrairement à la liaison α, la liaison β est digestible par les animaux.

Exercices
❏ c. La formule générale du glucide est Cm(H2O)n, avec m ≥ n.
❏ d. Les systèmes vivants possèdent des enzymes capables de convertir un isomère
d’un sucre en un autre.
❏ e. Les glucides permettent un stockage d’énergie grâce aux nombreuses liaisons
covalentes C–H qu’ils présentent et dont l’oxydation libère de l’énergie.

8. Parmi les affirmations suivantes sur les acides aminés, laquelle est fausse ?
❏ a. La chaîne latérale d’un acide aminé est utilisée pour l’établissement d’une classifi-
cation des acides aminés.
❏ b. Chaque acide aminé est caractérisé par une chaîne latérale distincte liée à la fonc-
tion amine.

1. Unicité chimique du vivant


❏ c. Chaque acide aminé possède dans sa formule au moins un groupe carboxyle et un
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

groupe amine.
❏ d. Tous les acides aminés protéinogènes appartiennent à la série L.
❏ e. Vingt acides aminés seulement sont communément trouvés dans les protéines des
cellules eucaryotes.

9. Parmi les affirmations suivantes sur les acides aminés, laquelle est exacte ?
❏ a. La chaîne latérale ou groupement R d’un acide aminé ne contient jamais d’autres
atomes que C, H, O et N.
❏ b. Les protéines sont constituées exclusivement d’acides aminés.
❏ c. Un acide aminé se comporte toujours comme un anion, à pH physiologique.

21

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❏ d. Le radical est responsable du rôle joué par l’acide aminé, c’est-à-dire qu’il est utilisé
pour classer les acides aminés.
❏ e. Le radical d’un acide aminé peut se lier au radical d’un autre acide aminé par un
lien peptidique.

10. Parmi les affirmations suivantes sur les protéines, laquelle est fausse ?
❏ a. La séquence en acides aminés d’une protéine peut intervenir dans sa forme tridi-
mensionnelle.
❏ b. Les oligopeptides sont constitués d’un petit nombre d’acides aminés.
❏ c. Les protéines peuvent se lier à d’autres molécules.
❏ d. Les protéines sont uniquement des polymères d’acides aminés.
❏ e. Les protéines sont les composants organiques les plus abondants chez les ani-
maux.

11. Parmi les affirmations suivantes sur la structure des protéines, laquelle est exacte ?
❏ a. Dans la structure quaternaire d’une protéine, on trouve plusieurs chaînes polypep-
tidiques différentes ou identiques, associées entre elles.
❏ b. La structure secondaire d’une protéine est le niveau d’organisation le plus élevé
rencontré dans la plupart des protéines.
❏ c. La structure tertiaire d’une protéine ne dépend aucunement de la séquence d’acides
aminés le long de la chaîne.
❏ d. Le premier acide aminé de la chaîne polypeptidique présente un radical carboxyle
libre.
❏ e. L’enchaînement des acides aminés dans une chaîne polypeptidique se fait dans un
ordre quelconque pour une protéine donnée.

12. Parmi les affirmations suivantes sur les lipides, laquelle est exacte ?
❏ a. Les lipides contiennent uniquement des atomes de carbone, d’hydrogène et d’oxy-
gène.
❏ b. Les lipides sont toujours amphipathiques.
❏ c. Les lipides sont aisément solubles dans l’eau.
❏ d. Les lipides ont un rôle énergétique, structural ou présentent une fonction biolo-
gique spécifique.
❏ e. Les lipides sont des polymères.

13. Parmi les affirmations suivantes sur les triglycérides, laquelle est fausse ?
❏ a. Les triglycérides constituent les graisses et les huiles animales et végétales.
❏ b. L’énergie stockée dans les liaisons C–H rend les triglycérides plus riches en énergie
que les glucides.
❏ c. Les triglycérides résultent de l’association de trois molécules d’acides gras avec
une molécule de glycérol après perte de trois molécules d’eau.
❏ d. Les triglycérides sont parfois rencontrés dans les structures membranaires.
❏ e. Les triglycérides sont parmi les plus hydrophobes des lipides.

22

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14. Parmi les affirmations suivantes sur le glycérol, laquelle est exacte ?
❏ a. Le glycérol est insoluble dans l’eau, comme les acides gras.

Fiches
❏ b. Le glycérol est le principal alcool rencontré dans les lipides.
❏ c. Le glycérol est un tétra-alcool.
❏ d. Le glycérol ne forme jamais d’esters.
❏ e. L’hydrolyse d’un triglycéride fournit une molécule de glycérol et trois molécules
d’acides aminés.

15. Parmi les affirmations suivantes sur les acides nucléiques, laquelle est exacte ?

QCM
❏ a. Il existe deux types de bases azotées : les bases puriques à deux hétérocycles et
les bases pyrimidiques qui en ont un seul.
❏ b. Le désoxyribose correspond à une molécule de ribose dans laquelle le groupement
alcool (–OH) en position 3’ est remplacé par un hydrogène (–H).
❏ c. Les ADN et les ARN diffèrent seulement du point de vue chimique par la nature des

Vrai ou faux ?
bases organiques de leurs monomères.
❏ d. Les éléments de base des acides nucléiques sont appelés les nucléosides.
❏ e. Un monomère d’acide nucléique est constitué d’un acide organique à cinq car-
bones, d’une base organique cyclique et d’une molécule minérale : l’acide phos-
phorique.

16. Si on comptait le nombre de bases de chaque type contenues dans un échantillon


d’ADN, quel serait le résultat, en accord avec les règles d’appariement des bases ?

Exercices
❏ a. A = C
❏ b. A + G = C + T
❏ c. A + T = G + T
❏ d. A = 2 C
❏ e. A = 2 T

17. Parmi les affirmations suivantes sur la composition des acides nucléiques, laquelle
est exacte ?
❏ a. La cytosine diphosphate est un nucléotide formé d’une base azotée pyrimidique
liée à un pentose, lui-même associé à deux groupements phosphate.
❏ b. La désoxyadénosine diphosphate est un nucléoside formé de l’association d’un

1. Unicité chimique du vivant


sucre, le désoxyribose, d’une base azotée, l’adénine, et de deux groupements
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

phosphate.
❏ c. La désoxycytidine diphosphate est une base azotée liée à un sucre, le désoxyri-
bose, portant deux groupements phosphate.
❏ d. La désoxycytidine diphosphate est un nucléotide présent dans l’ARN.
❏ e. La désoxyguanosine diphosphate est une base azotée purique portant deux grou-
pements phosphate et reliée à un sucre, le désoxyribose.

23

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Réponses
1. c. Puisque l’électronégativité de l’atome le monoxyde de carbone. Les liaisons entre
d’oxygène est plus forte que celle de l’hydro- le carbone et ces atomes ne sont donc pas
gène, les électrons ont tendance à être attirés toujours simples, elles peuvent être doubles
par l’atome d’oxygène. Le côté de la molé- ou triples.
cule d’eau où se trouve l’oxygène a donc une 4. d. Le désoxyribose est un sucre en C5 (cinq
charge partielle négative, tandis que les deux carbones) portant une fonction aldéhyde et
hydrogènes ont une charge partielle positive. présent dans les désoxyribonucléotides. Le
Une molécule avec une telle différence de groupement –OH du carbone 2’ étant rem-
charge est appelée dipôle (molécule polaire). placé par un –H, il ne possède que trois fonc-
De plus, cette différence de charge entraîne tions alcool.
une attraction des molécules d’eau les unes 5. e. Le saccharose est un disaccharide formé
envers les autres, le côté positif d’une molé- d’une molécule de glucose et d’une molé-
cule attirant le côté négatif d’une autre. Un tel
cule de fructose reliées par une liaison osi-
lien électrique entre deux molécules s’appelle
dique (C1–C2). Le saccharose est un sucre
une liaison hydrogène. Enfin grâce à sa pola-
non réducteur, le carbone hémiacétalique du
rité, l’eau est un excellent solvant.
glucose (R–CHOH–O–R’) et le carbone hémia-
2. d. Le calcium représente environ 2 % des cétalique du fructose sont impliqués dans la
atomes du corps humain, juste après l’oxy- liaison osidique. Ils ne sont donc pas libres.
gène, le carbone, l’hydrogène et l’azote, élé-
6. e. Le glycogène et l’amidon sont des poly-
ments chimiques fondamentaux de la vie.
mères de glucose. Les molécules de glucose
Outre son rôle prépondérant dans la forma-
sont reliées par des liaisons α (1-4), en géné-
tion des os et des dents, il intervient dans de
ral caractéristiques des polysaccharides de
nombreux processus tels que le maintien de
réserve, et par des liaisons α (1-6) qui sont
la pression sanguine, la coagulation du sang,
à l’origine de ramifications dans la structure
l’influx nerveux et la contraction musculaire.
de la molécule. Leur digestion libère un
3. c. Puisque l’atome de carbone possède quatre disaccharide formé de deux molécules de
électrons sur sa dernière couche électronique, glucose reliées par une liaison α (1-4) : le
il peut se lier à quatre autres atomes. Les maltose. Ils sont non réducteurs : ils ne
liaisons chimiques étant le résultat d’un par- comportent pas de fonction aldéhyde ou un
tage d’électrons entre deux atomes, certains groupement hémiacétal libre.
atomes, comme les atomes de carbone par
7. b. Les animaux possèdent des enzymes
exemple, peuvent s’unir entre eux par le par-
capables de dégrader les oses à liaison α
tage d’une paire d’électrons (liaison simple),
alors que les oses à liaison β (telle la cel-
de deux paires d’électrons (liaison double) et
lulose) ne peuvent être dégradés pratique-
enfin de trois paires d’électrons (liaison triple).
ment que par des enzymes bactériennes.
Les hydrocarbures, molécules organiques
les plus simples constituées exclusivement 8. b. Les 20 acides aminés rencontrés dans les
d’atomes de carbone et d’hydrogène, ne pré- protéines des cellules eucaryotes sont carac-
sentent que des liaisons simples. Une double térisés par la présence d’une chaîne latérale
liaison peut exister entre un atome de car- distincte liée au carbone α, c’est-à-dire le car-
bone et un atome d’oxygène (groupe carbo- bone portant un –H, une fonction amine (–
nyle, C = O), entre un atome de carbone et NH2) et une fonction carboxylique (–COOH).
un atome d’azote (imine, C = N) ou encore 9. d. Chez les eucaryotes, les 20 acides aminés
entre un atome de carbone et un atome de naturels (sous forme L) se distinguent d’après
soufre (C = S). Une triple liaison peut aussi les propriétés de leur chaîne latérale. Parmi
être rencontrée entre un atome de carbone et eux, 18 acides aminés ne contiennent que
un atome d’azote dans les nitriles ou entre un quatre éléments chimiques : C, H, O et N ;
atome de carbone et un atome d’oxygène dans deux acides aminés contiennent en plus un

24

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atome de soufre. Les acides aminés portent lipidiques, notamment dans les cellules adi-
au moins deux groupements ionisables, l’un peuses chez les animaux. Enfin, ils peuvent
acide (–COOH) et l’autre basique (–NH2). Ils ont aussi jouer un rôle de protection mécanique

Fiches
donc un caractère amphotère, car ils peuvent dans les tissus.
être à la fois donneurs et accepteurs de pro- 14. b. Le glycérol est un composé chimique
tons, c’est-à-dire agir à la fois comme un acide comportant trois fonctions alcool, respon-
et comme une base. Les acides aminés poly- sables de sa solubilité dans l’eau. Il constitue
mérisent en formant des liaisons peptidiques l’articulation centrale de tous les lipides de
qui s’établissent entre la fonction carboxyle la classe des triglycérides et des phospholi-
portée par le carbone α d’un acide aminé et pides (esters d’acides gras et de glycérol).
la fonction amine portée par le carbone α de
15. a. Les acides nucléiques sont des poly-

QCM
l’acide aminé suivant, aboutissant à de longues
mères de nucléotides. Chaque nucléotide est
chaînes macromoléculaires appelées peptides.
constitué de l’association d’une base azotée
Certaines protéines, telles les glycoprotéines
(purine à deux hétérocycles ou pyrimidine à
ou les lipoprotéines ne sont pas exclusivement
un hétérocycle), d’un sucre à cinq carbones
composées par des acides aminés.
(ribose pour l’ARN ou désoxyribose pour
10.

Vrai ou faux ?
d. Certaines protéines, appelées holopro- l’ADN, ribose dans lequel le –OH en position
téines, sont des polymères d’acides aminés 2’ est remplacé par un –H) et d’un ou plu-
et uniquement d’acides aminés ; d’autres, sieurs groupements phosphate.
appelées hétéroprotéines sont constituées
16. b. L’ADN renferme quatre types de bases
en plus d’une partie non protéique appelée
azotées qui s’apparient deux à deux : adé-
groupement prosthétique (ex. : glucide,
nine (A) avec thymine (T) et cytosine (C) avec
lipide), associée durablement à la protéine.
guanine (G). Dans une molécule d’ADN, les
11. a. La structure quaternaire des protéines bases complémentaires sont donc en pro-

Exercices
regroupe l’association d’au moins deux portions égales (A = T et C = G). En revanche,
chaînes polypeptidiques, identiques ou dif- le nombre de chacun des deux types d’appa-
férentes, par des liaisons non covalentes riements varie dans cette molécule d’ADN (A
qui ont pour rôle de créer les liaisons inter- + T ≠ C + G). Puisque A = T et G = C, l’affir-
chaînes. Chacune de ces chaînes est appelée mation A + G = C + T est correcte.
sous-unité et l’ensemble porte le nom de pro-
17. c. Un nucléoside est une base azotée liée
téine multimérique.
à un pentose. Un nucléotide est une base
12. d. Les lipides exercent de multiples fonc- azotée liée à un pentose, lui-même associé
tions. Ils sont une source essentielle d’éner- à un ou plusieurs groupements phosphate.
gie, ils jouent un rôle structural dans les Les cinq bases azotées sont : l’adénine, la
membranes cellulaires (Chapitre 3). Ce sont guanine, la cytosine, la thymine et l’uracile.
aussi des messagers chimiques. Ce sont des Les cinq nucléosides associés sont, respec-
molécules en grande partie hydrophobes et tivement : l’adénosine, la guanosine, la cyti-
donc insolubles dans l’eau. Certains lipides dine, la thymidine et l’uridine. La cytosine

1. Unicité chimique du vivant


ont une région polaire hydrophile en plus
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

est donc une base azotée et non un nucléo-


de leur partie hydrophobe, ces derniers sont tide. La désoxyadénosine diphosphate est
dits amphipathiques alors que les autres un nucléotide et non un nucléoside, car
lipides ne le sont pas. elle est associée à deux groupements phos-
13. d. Les triglycérides sont des lipides dans phate. La désoxycytidine se trouve dans
lesquels les trois groupements hydroxyle du l’ADN et non dans l’ARN, puisqu’elle contient
glycérol sont estérifiés par des acides gras. du désoxyribose. Dans la désoxyguanosine
Ils sont le constituant principal de l’huile diphosphate, les groupements phosphate
végétale et des graisses animales. Contrai- sont liés au sucre et non à la base azotée.
rement aux phospholipides, ils n’ont pas de La seule proposition correcte est donc la c),
rôle structural à l’échelle cellulaire, mais ils la désoxycytidine diphosphate est une base
forment une réserve d’énergie très impor- azotée liée à un sucre, le désoxyribose, por-
tante stockée sous forme de gouttelettes tant deux groupements phosphate.

25

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Entraînement
Vrai ou faux

Vrai Faux
1. L’oxygène est l’élément chimique qui représente le plus grand pour- ◻ ◻
centage massique du corps humain.
2. L’atome d’oxygène est l’élément le plus abondant du corps humain. ◻ ◻
3. L’atome de soufre est un élément essentiel à tous les êtres vivants. ◻ ◻
4. Le cuivre est un métal essentiel à la vie. ◻ ◻
5. L’eau est le composé organique le plus abondant de la matière vivante. ◻ ◻
6. Les oligo-éléments (fer, zinc…) présents en grande quantité dans l’or- ◻ ◻
ganisme humain sont des éléments minéraux.
7. Les sels minéraux présents dans la matière vivante interviennent ◻ ◻
principalement dans la constitution de structures solides telles que
squelettes, coquilles ou carapaces.
8. Le CO2 est un composé organique. ◻ ◻
9. Les cellules sont composées de molécules organiques diverses qui ◻ ◻
appartiennent à quatre grandes classes : glucides, lipides, protéines
et acides nucléiques. Ces molécules sont des polymères naturels for-
més d’unités structurales identiques appelées monomères.
10. La réaction d’hydrolyse d’un polymère le décompose en ses molécules ◻ ◻
constitutives plus petites, grâce à l’élimination d’une molécule d’eau.
11. Cétose et aldose diffèrent par la position de la fonction carbonyle, ◻ ◻
respectivement sur le deuxième ou le troisième carbone.
12. Le glucose et le ribose sont des hexoses. ◻ ◻
13. Le ribose est un cétopentose. ◻ ◻
14. Le glucose est un monosaccharide intervenant dans la composition ◻ ◻
de l’amidon et du glycogène.
15. Le glucide le plus abondant sur terre est la cellulose. ◻ ◻
16. La formule chimique brute du glucose, du fructose et du galactose ◻ ◻
est C6H1206.
17. La séparation du saccharose en deux molécules de glucose est une ◻ ◻
réaction d’hydrolyse.
18. Les lipides, non solubles dans l’eau, sont des molécules hydrophobes. ◻ ◻
19. Les acides gras sont insolubles dans l’eau, car ils sont formés d’une ◻ ◻
chaîne carbonée hydrophobe.
20. L’acide oléique est un acide gras à chaîne linéaire. L’acide stéarique ◻ ◻
est quant à lui un acide gras insaturé, formant un angle à l’endroit de
la double liaison.
21. Les triglycérides, assemblés sous forme de bicouches, sont à la base ◻ ◻
de la structure des membranes cellulaires.

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Vrai Faux
22. Les triglycérides, formes de stockage des acides gras, sont des esters ◻ ◻
dans lesquels trois molécules de glycérol se combinent à une molé-

Fiches
cule d’acide gras.
23. Dans les phospholipides, un des sites du glycérol est occupé par un ◻ ◻
groupement phosphate lié lui-même à un composé hydrophobe.
24. Le cholestérol est un lipide qui comprend quatre cycles carbonés, ◻ ◻
ainsi qu’un groupement hydroxyle sur un de ses cycles.
25. Après avoir catalysé une réaction chimique, une enzyme peut agir à ◻ ◻
nouveau, mais elle devient de moins en moins efficace.

QCM
26. Un anticorps est une molécule glycoprotéique. ◻ ◻
27. L’ornithine fait partie des 20 principaux acides aminés naturels ◻ ◻
constituant les protéines.
28. La structure générique d’un acide aminé est NH2–CHR–COOH, où R ◻ ◻
représente la chaîne latérale qui caractérise l’acide aminé.

Vrai ou faux ?
29. Chaque acide aminé possède au moins un groupement carboxyle et ◻ ◻
un groupement amine, reliés à l’atome de carbone α par des liaisons
peptidiques.
30. La séquence des acides aminés d’une protéine constitue la structure ◻ ◻
primaire de sa molécule. Celle-ci déterminera fortement la structure
tertiaire de la protéine.
31. Dans la structure secondaire d’une protéine, la chaîne latérale d’un ◻ ◻
acide aminé peut interagir avec la chaîne latérale d’un autre acide

Exercices
aminé par une liaison hydrogène.
32. Une protéine peut être composée de plusieurs chaînes peptidiques. ◻ ◻
33. Les acides nucléiques sont composés de monomères nommés nucléo- ◻ ◻
sides.
34. L’ADN cellulaire est un polynucléotide dont la structure fine a été ◻ ◻
découverte par Watson et Crick.
35. Les nucléotides entrent dans la composition de l’ADN, alors que les ◻ ◻
nucléosides forment les molécules d’ARN.
36. L’uracile associé à un ribose et lié à un acide phosphorique est un ◻ ◻
nucléotide.
37. L’adénine est un nucléotide purique. ◻ ◻
38. L’ATP est une molécule permettant les transferts d’énergie dans la cellule. ◻ ◻

1. Unicité chimique du vivant


© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.

39. Les bases pyrimidiques sont au nombre de trois dans l’ADN. ◻ ◻


40. L’ADN et l’ARN se distinguent uniquement par la nature des bases ◻ ◻
azotées de leurs monomères.
41. La dénaturation de l’ADN d’un plasmide par la chaleur est d’autant ◻ ◻
plus difficile qu’il est riche en appariements A-T.
42. Lors de la formation de l’ADN, plusieurs désoxyribonucléotides s’as- ◻ ◻
semblent grâce à une liaison phosphodiester entre le carbone 3’ du
premier nucléotide et le carbone 5’ du nucléotide qui le suit.
43. L’ARN est une molécule biologique dont l’unique rôle est d’être le ◻ ◻
support temporaire de l’information génétique.
44. Les acides nucléiques se localisent dans le noyau. ◻ ◻

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Réponses
1. Vrai. L’oxygène, sous forme de gaz et de inférieures à 1 mg/kg. Ils sont cependant
constituant de l’eau, représente 62,5 % de nécessaires à la vie d’un être humain, bien
la masse du corps humain. Il est également, que parfois toxiques à haute concentration.
en masse, le troisième constituant le plus
7. Faux. Dissociés en ions, les sels minéraux
abondant de l’univers, après l’hydrogène et
jouent un rôle capital dans le bon fonction-
l’hélium.
nement de la cellule et de l’organisme, via
2. Faux. Bien que les atomes d’oxygène repré- des balances ioniques finement régulées.
sentent plus de la moitié de la masse du
8. Faux. Bien que composé de carbone, le CO2
corps humain, c’est l’hydrogène, atome le
n’est pas un composé organique. Un composé
plus léger, qui est le plus abondant, repré-
chimique est dit organique lorsque sa molé-
sentant 63 % des atomes dont nous sommes
cule possède au moins un atome de carbone
constitués (on parle ici d’abondance « abso-
lié au minimum à un atome d’hydrogène.
lue », c’est-à-dire en occurrence et pas en
masse). 9. Faux. Les lipides ne sont pas des polymères.
De plus, les glucides peuvent par exemple
3. Vrai. L’atome de soufre intervient dans la
se trouver à l’état de monosaccharides (glu-
formule de deux acides aminés naturels, la
cose), molécules simples.
cystéine et la méthionine, et par conséquent
dans de nombreuses protéines. De plus, les 10. Faux. La réaction d’hydrolyse requiert l’ap-
liaisons disulfures entre polypeptides jouent port d’une molécule d’eau. C’est la réaction
un rôle très important dans la structure et inverse, la condensation, créant ou allon-
l’assemblage des protéines. Ainsi, chez geant le polymère, qui implique la libération
l’Homme par exemple, le soufre est indis- d’une molécule d’eau.
pensable à la constitution des os, des arti-
11. Faux. Les cétoses et les aldoses sont des
culations, des tendons et des dents. Enfin, le
sucres simples qui diffèrent effectivement
soufre est également présent dans des coen-
par la position de la fonction carbonyle.
zymes comme le coenzyme A (Chapitre 9).
Cependant, l’aldose possède une fonction
4. Vrai. Le cuivre est un oligo-élément essen- aldéhyde sur son premier carbone alors que
tiel à la vie. Il se retrouve dans de nom- la cétose présente une fonction cétone sur
breux systèmes biologiques dans lesquels le deuxième.
il transporte l’O2, tel que l’hémocyanine des
12. Faux. Le glucose est bien un sucre simple
mollusques, qui a un rôle équivalent à celui
composé de six atomes de carbone, mais
de l’hémoglobine des homéothermes, conte-
le ribose est un pentose, constitué d’une
nant du fer.
chaîne de cinq éléments carbone.
5. Faux. L’eau ne contient pas de carbone et
13. Faux. Le ribose est un aldopentose, possé-
n’est donc pas un composé organique, mais
dant une fonction aldéhyde et non cétone.
bien inorganique ou minéral. Il est le com-
posé inorganique le plus abondant de la 14. Vrai. Le glycogène et l’amidon sont des poly-
matière vivante et représente plus de 60 % de saccharides composés de chaînes ramifiées
la masse de l’être humain. La répartition de de glucose. Ils constituent les molécules de
l’eau est toutefois variable selon l’organisme réserve énergétique, respectivement pour
ou le tissu considéré : très abondante dans les cellules animales et végétales.
les méduses et le sang, mais en faible quan-
15. Vrai. La cellulose est un polymère linéaire
tité dans les graines des plantes et les os.
de glucose qui intervient dans la constitu-
6. Faux. Les oligo-éléments sont effective- tion de la paroi des cellules végétales, et elle
ment des composés minéraux, mais ils ne représente plus de 50 % de la matière orga-
sont présents qu’en très faibles quantités, nique terrestre.

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