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Addictions

Le document traite des addictions, définies comme des comportements compulsifs liés à des substances ou activités, affectant le contrôle et le fonctionnement social. Il explore les bases neuro-fonctionnelles du système de récompense, impliquant des zones cérébrales comme le noyau accumbens et le septum, ainsi que les mécanismes de tolérance et de sensibilisation. Enfin, il souligne l'impact de la vulnérabilité génétique et du stress sur la dépendance et les rechutes.

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Addictions

Le document traite des addictions, définies comme des comportements compulsifs liés à des substances ou activités, affectant le contrôle et le fonctionnement social. Il explore les bases neuro-fonctionnelles du système de récompense, impliquant des zones cérébrales comme le noyau accumbens et le septum, ainsi que les mécanismes de tolérance et de sensibilisation. Enfin, il souligne l'impact de la vulnérabilité génétique et du stress sur la dépendance et les rechutes.

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Addictions : le système de récompense

I. Définition et symptomatologie

A. Définition

TOC :
- Dépendance = conduite qui repose sur une envie répéter et irrépressible
- Inclut l’attachement nocif a :
o Une substance  Addiction a une substance
o Une activité  addiction comportementales
- Reduction du contrôle (de l’inhibition)
- Alteration du fonctionnement social
- Consommation risquée
- Critères pharmacologiques (tolérance, sevrage)

B. Cibles et actions variables

1. Exemples de cibles

2. Objectif final

Il y a une augmentation du système dopaminergique et une diminution entre CPF (=choix


et conscience de l’état) médian et voies ventrales
Ce système pousse la personnes à répéter la prise de substance :
- avec du plaisir
- sans prise de conscience de l’état
- sans pouvoir réguler émotions
- moins anticiper conséquences de ces actions

II. Base neuro-fonctionnelles de la recherche de sensation

 Une tendance de cherche de sensation forte : nourriture, conduite rapide, films


émotions forte

A. Principales zones cérébrales impliquées

1. Le septum (aire septale)

Étroite aire située en avant du thalamus, vers le rostrum (partie antérieur) du corps
cailleux
Connecter avec l’ensemble des zones primitives :
- Présent tôt dans l’évolution phylogénétique
- Rôle central dans le plaisir et la motivation
2. Le noyau accumbens (NA)

Ensemble de neurones situé à la pointe du noyau caudé, latéralement au septum


Rôles implorant dans :
- Perception de récompenses, motivation, envie, rires, effet placebo, etc...

B. Le système de récompense (renforcement)

1. Le MFB : Medial Forebrain Bundle – voies dopaminergiques méso-cortico-limbiques

 Part du mésencéphale, passant par le cortex, sur les limbiques et sur les voies
ventrales

ATV – Aire Tegmentale Ventrale = secrète dopamine dans substance noir, elle se projet
vers le CPF, le limbique et le ventral et contient des circuits qui vont se diriger vers :
- Amygdale : permet de faire face/attention, la réveil
- Septum : plaisir, gratification, la dopamine permet de satisfaire l’individu
- Accumbens : motive individu à répéter actions
- Préfrontal : processus attentionnelle, il va favoriser son attention sur certaines
choses (= système d’apprentissage)

Lors lésion du septum il y a une arriver de comportements agressifs, sentiments de


colère/irritabilité et un manque de plaisir. Lors de sa stimulation :
- Naturelle : sensation de plaisir, répétition de l’action gratifiante pour consolider les
traces nerveuses, fournit la motivation nécessaire a la plupart de nos
comportement
- Électrique/expérimental : le ressenti de la personnes, sensation de plaisir souvent
sexuelle

2. Illustration expérimentales

a. Olds & Milner (1954)


Rats porteur d’un système d’autostimulation électrique du septum

Provoque addiction chez rats par activation du septum qui va plus tard rechercher a
activer la sensation de plaisir (devenant problématique) générée par la stimulation, avec
une moyenne de 200/heures.
Pulsions fortes quitte à :
- effectuer des tâches complexes
- supporter des stimuli aversifs
- ne plus se nourrir/dormir
 Comportement addictifs

III. Principes fondamentaux

A. Système de récompense et apprentissage

1. 3 composantes
 R = récompense
P = Punition

2. Préférence conditionnée – paradigme

Pinel (2000) & Cunningham et al. (2006), expérience :

Présence de rats dans un système de deux pièces, compartiment, avec ouverture (aspect
visuel, odeur, touché ou auditif). Dans ce cas soit 1er damier & 2ième tapisser.

Plusieurs phases :

- Habituation :
o se promène à sa guise, avec non-préférence

- Injection :
o 1er – injonction de drogue = phase expérimental
o 2ième Injonction solution saline= phase contrôle

- Test de préférences pour les compartiment : = conditionnement de préférence


o Compte temps passer dans un compartiment en particulier (plaisance vs
rien)
o = Préférence pour compartiment avec injection de drogue

 Illustre préférence lieux d’administration d’injection, effet de routine d’endroit de


consommation

B. Tolérance et sensibilisation

1. Tolérance

a. Définition
Diminution progressive des effets induits : augmentation des doses et/ou de la fréquence
de consommation
= Habituation
Plutôt substances a effet sédatif

b. Tolérance comportementale
Aussi appeler « Tolérance contexte-dépendante » - enregistrement au système mnésique
= résultats d’un conditionnement au contexte (SN devient SC RC)
D’autant plus grande que la prise s’effectue toujours dans le même cadre
Avec grande chance de rechute en milieu familier et conditionner

c. Tolérance neurophysiologiques
 Le cerveau va s’habituer donc moins réagir au molécule
2 types :
- Tolérance innée : prédisposition génétique a être plus ou moins tolérant
- Tolérance acquise : à force d’être confronter à une consommation, cerveau
s’habitue et réagis de moins en moins
o Croisée : s’habituer actions molécule, qui s’applique à tout type de
molécule similaire
o Tachyphylaxie : administration série petite dose rapprocher, personnes
devient tolérante immédiatement

2 phénomènes neurophysiologiques :
- Désensibilisation : diminution de l’efficacité des récepteurs par découplage
récepteur-protéine
= Phénomènes adaptif
- Internalisation : diminution du nombre de récepteur sur la membranes
synaptiques = tolérance acquise
Ex : diminution récepteurs μ chez des souris tolérantes aux opiacées

Souvent : désensibilisation ou internalisation


La répétition et l’augmentation de dose amène a l’overdose

2. Sensibilisation (= tolérance inverse)

a. Définition
L’effet de la molécule augmente au fur et à mesure de la répétition des prises
C’est un apprentissage non conditionné
Souvent pour des subsistances psychostimulantes

b. Augmentation du taux de DA supérieur à chaque prise

c. Aboutit souvent à une psychose paranoïde (= schizophrénie a thème de


persécution)

C. Abstinence

1. Syndrome de sevrage physiologique

Tolérance = diminution de la quantité de récepteurs cibles

Illustration :
En absence de récepteurs cibles en nombres suffisant :
- Taux de substance + monoamine trop faibles
- État de manque jusqu’à ce que le nombre de récepteurs augmente à nouveau

2. Effet de rebond comportemental : Opponent-process Theory of acquired


motivation, Solomon & Corbit (1974)

Phénomène venant d’une théorie, appliquer dans pleins de domaine, le « Opponent


Process Theory of Acquired Motivation », création d’un système permettant de
comprendre ce phénomène de balance, liée à des composantes :

a. Composantes
- a=euphorie, le plaisir « l’envie de… », récompense associé à la prise de drogue
- b=réponse compensatoire de dysphorie (dégout, colère, tristesse)
- a-b=état résultant de leur somme = état réel de la personne

échelle hédonisme = caractère attractif, appétitif de quelque chose


- fort = euphorie
- faible = dysphorie
Compo A :
lors prise de drogue, monter d’euphorie en pique lors certains seuils cerveau arrête
monter d’euphorie donc = stabilisation, phase de plateau puis baisse sensation de
récompense.

Compo B :
Lors personnes est euphorique, cerveau enclenche les différents système et donc baisse
hédonisme mise en place de la dysphorie puis plateau et arrêt de réaction de dysphorie.

Compo A-B :
Lors compo a et b, lors prise de drogue arriver d’un pic d’euphorie (lors toute première
prise) puis plateau plus bas car réponse de dysphorie DEJA mise en place (toujours haut
mais moins haut que première prise). Puis arrêt effet de drogue, donc chute FORTE de
plaisir = pic dysphorique, moment de redescente forte

b. Conséquences, exemple de l’héroïne

Première fois :
- Quand les deux composantes sont séparées : pic puis neutralisation
- Quand a-b : euphorie pics et dysphorie pics, sentiments de tristesse

Plusieurs fois :
- Quand les deux composantes sont séparées : le cerveau enregistre pour réagir
plus vite, l’héroïne va provoquer effet euphorique mais la réponse dysphorique
arrive plutôt tôt et va être plus forte car besoins de compenser
- Quand a-b : petits effet apaisant agréable (euphorie), but d’apaiser effet de
manque, se suit un plateau (proche de 0) et enfin un pics de dysphorie très baisse
(redescente)
= lors sevrage descente terriblement basse ET qui dure

Effet corporelle :
- Compo A : euphorie, constipation, relaxation
Effet opposer
- Compo B : dysphorie, diarrhée et crampes, agitation

3. Rechute

Seule solution perçu, reprendre et reconsommer

a. Activation du système de récompense

 Risque de rechute si système de récompense est stimulé = besoins d’un état de


zen, sans trop de bas ni trop de hauts

Phénomène de présentation d’un stimulus associé


- L’endroit où les personnes ou avec elle qui agissait ou elle prenaient son addiction
- Rien qu’à leur vu perception, les 5 sens

Grand risque lors activation noyaux accumbens , même après 4 semaines :


- Lors inactivation NA = abolition de la rechute de la cocaïne

Fonctionne avec 3 système :


1) Priming molécule : amorcer effet de la molécule avec autre molécule pouvant
effecteur des effets similaire
2) Stress : phénomène terrible pouvant activer système pouvant pousser l’individu a
rechuter
3) SC-contexte, priming contexte : amorcer par le contexte l’envie de reprendre
b. Traitement préventif

1) Prise d’agoniste : Fournir des agoniste (même effet mais en dose plus faible),
permet de compenser manque avec un effet moins agréable = permet de de
désassocier à l’addiction comportementales
Occupe les récepteurs cibles, évite la réponses compensatoire (rebond)

2) Injections d’antagoniste aux récepteurs : CB1 (cannabinoïdes), opioïdes (Ex :


naloxone sous anesthésies)
Désintoxication rapide
Manque très important  rechute, si aucune surveillance

IV. Les individus dépendants

A. Vulnérabilité génétique

1. Hérédité

Taux de concordance élevé chez les jumeaux monozygotes adoptés par des familles
différentes
La dépendance des parents adoptifs aurait moins de valeur prédictive : mais participe
tout de même !

2. Exemple de gènes incriminés

- Allèle A1 du gène gérant le récepteur dopaminergique DRD2 :


o plus courant chez les personnes dépendantes à l’alcool ou à la cocaïne

- Porteur de 2 copies de la variation du gène ALDH*2 :


o alcoolisme rare

- Porteurs du gène « protecteur » (CYP2A6) :


o non-fumeurs plus souvent que fumeurs  Nausée/vertiges

- Mutation du gène 15 (15q24) :


o Si fumeurs  plus de risques de développer un cancer du poumon

3. Paradigme de la souris « knockout »

Souris inactivé = génétiquement modifier a certain transporteur ou divers récepteur


cible, par croisement de géniteur et génitrice de certains gène. Dans certaine variante, ils
ont testé le paradigme de la préférence conditionnelle.
= les souris « knockout » ne se conditionne plus au lieu après injection (= pas un
parallèle identique à l’humain)
 Le système de récompense dépend en partie de l’expression de ces gènes

B. Impact du stress

1. Axes du stress et rechute

Stress active l’amygdale, créant une réponse en cascade, l’axe du stress permet à
l’individu a se motiver – à faire face a l’environnement
Cortisol sert à activer le système immunitaire, augmentant l’activité de son noyau
accumbens : tendance a l’addiction, risque de rechute en cas de sevrage

2. Exemple de rechute
Rat rendu addicte a une drogue (d’abord électrique puis direct drogue), lors arrêt donner
droguer = sevrage

 Stewart, 1999 :
Par la création de stress phénomène de rechute = après sevrage rat rechute suite à
l’administration de chocs électrique: Augmentation de CRH pousse le déclenchement de
l’axe HHS

 Koob & le Moal, 2008 :


Quand on donne des antagoniste CRH on limite/bloque la rechute

V. Conclusion

- Le phénomène d’addiction repose sur l’activation du système de récompense


o « chercheurs de sensations »
- L’addiction est le résultat d’un conditionnement physiologique ET comportemental
- Certaines personnes sont plus « prémunies » contre les addictions, d’autre
moins… via la personnalité, le contexte et le patrimoine génétique

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