الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية
وزارة التعليم العالي والبحث العلمي
UNIVERSITÉ BADJI MOKHTAR - ANNABA
BADJI MOKHTAR – ANNABA UNIVERSITY
جامعة باجي مختار – عنابـــــــــــــــة
Faculté : Sciences de l’ingéniorat
Département : Électrotechnique
Domaine : Sciences et Technologie
Filière : Électrotechnique
Spécialité : RESEAUX LECTRIQUES
Mémoire
Présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master
Thème :
LES EFFETS DE L’INTEGRATION DES ENERGIES
RENOUVELABLES DANS LE RESEAU ELECTRIQUE
Présenté par : AG ALHASSANE Alhader
OUADI Mostapha Anouar
Encadrant : LABAR Hocine Professeur BADJI Mokhtar - Annaba
Jury de Soutenance :
ABDERREZAK Abdallah Professeur BADJI Mokhtar – Annaba Président
LABAR Hocine Professeur BADJI Mokhtar – Annaba Encadrant
MESBAH Tarek Professeur BADJI Mokhtar – Annaba Examinateur
Année Universitaire : 2020/2021
Résumé
Ce mémoire traite les effets de l’intégration des énergies renouvelables dans le
réseau électrique, particulièrement l’énergie solaire. Pour se faire, il est primordial de
connaitre le réseau électrique raison pour laquelle on a fait son étude brève et simple
dans l’avant dernier chapitre. Sachant que les centrales photovoltaïques produisent un
courant continu, pour les injecter au réseau, nous avons fait un étage d’adaptation
comprenant un hacheur et un onduleur avec la commande MPPT basée sur la méthode
Perturbation et Observation. Cette commande a pour but d’extraire le maximum de la
puissance du générateur photovoltaïque. Les principaux éléments Les principaux
éléments constitutifs d'une centrale PV connectée au réseau sont simulés sous
Matlab/Simulink.
Nous avons fait une application d’un réseau bouclé de trois nœuds avec trois
charges alimenté par une source de tension. Nous avons d’abord injecté le générateur
photovoltaïque au niveau du nœud numéro 1 puis le nœud 2 et enfin le nœud 3. On a
constaté qu’à chaque fois que le GPV est connecté à un nœud la tension à ce dernier
augmente au moment de fort ensoleillement jusqu’à dépasser les limites admissibles.
A travers les résultats obtenus, nous avons ainsi montré que l’énergie solaire
est une solution de remplacement économique, écologique et stratégique. Cependant,
elle n’est pas sans conséquences. L’injection du GPV dans le réseau provoque une
surtension au point de raccordement, les pertes de puissance augmentent et surtout
l’injection des harmoniques et du courant continu dans le réseau si l’onduleur n’est
pas muni d’un filtre efficace pour les atténuer.
L’impact négatif le plus significatif demeure celui sur le plan de tension.
Mots clés :
Rayonnement solaire, cellules solaires, panneaux solaire, centrales photovoltaïques
connectées au réseau, réseau électrique, Onduleur
i
Summary
This thesis deals with the effects of integrating renewable energies into the
electricity grid, particularly solar energy. To do this, it is essential to know the
electrical network, which is why we made its study brief and simple in the
penultimate chapter. Knowing that photovoltaic power plants produce direct current,
to inject them into the grid, we made an adaptation stage comprising a chopper and an
inverter with MPPT control based on the Disturbance and Observation method. The
purpose of this command is to extract the maximum power from the photovoltaic
generator. The main components of a PV plant connected to the grid are simulated
using Matlab / Simulink.
We made an application of a three node looped network with three loads
powered by a voltage source. We first injected the photovoltaic generator at node
number 1 then node 2 and finally node 3. It was found that each time the GPV is
connected to a node the voltage at the latter increases at the time of strong sunshine
until the admissible limits are exceeded. In addition to this, you need to know more
about it.
Through the results obtained, we have thus shown that solar energy is an
economic, ecological and strategic alternative solution. However, it is not without
consequences. The injection of the GPV into the network causes an overvoltage at the
connection point, the power losses increase and especially the injection of harmonics
and direct current into the network if the inverter is not equipped with a effective filter
to reduce them. In addition to this, you need to know more about it.
The most significant negative impact remains that on the tension level.
Keywords: Solar radiation, solar cells, solar panels, grid-connected photovoltaic
power plants, power grid, Inverter.
ii
ملخص
وتناقش هذه المذكرة آثار إدماج الطاقات المتجددة في شبكة الكهرباء ،وال سيما الطاقة الشمسية .وللقيام بذلك ،من
الضروري معرفة شبكة الكهرباء ،ولهذا السبب قمنا بدراستها الموجزة والبسيطة في الفصل قبل األخير .مع العلم
قمنا بمرحلة تكيف بما في MPPTأن وحدات إنتاج الكهروضوئية تنتج تيار مباشر ،لحقنها إلى الشبكة ،على
أساس طريقة االضطراب والمراقبة .الغرض من هذا األمر هو استخراج الطاقة ذلك مروحية وعاكس مع التحكم
المكونات الرئيسية PVالقصوى من المولد الكهروضوئي .العناصر الرئيسية :تتم محاكاة الموصولة بالشبكة
تتم محاكاتها عبر تطبيق Matlab/Simulink.لمحطة توليد الكهرباء
قمنا بتطبيق شبكة مزودة بثالث عقدة مع ثالثة شحنات تعمل بواسطة مصدر للطاقة .قمنا أوال بحقن المولد
إلى عقدة يزداد 2وأخيرا العقدة .3وجدنا أنه في كل مرة يتم توصيل GPVالضوئي في العقدة رقم ، 1ثم العقدة
الجهد عند العقدة عند ضوء الشمس القوي حتى يتجاوز الحدود المؤهلة لذلك
ومن خالل النتائج التي تم التوصل إليها ،بيّنا بذلك أن الطاقة الشمسية بديل اقتصادي وإيكولوجي واستراتيجي.
يؤدي حقن GPV ،ومع ذلك ،فإنه ال يخلو من العواقب .في الشبكة إلى حدوث طاقة زائدة عند نقطة االتصال
وتزداد خسائر الطاقة وال سيما حقن االنسجام والتيار المباشر في الشبكة إذا لم يكن العاكس مجهزا بمرشح فعال
للتخفيف من حدتها
.وال يزال أهم أثر سلبي على مستوى التوتر
الكلمات المفتاحية :اإلشعاع الشمسي ،الخاليا الشمسية ،األلواح الشمسية ،المحطات الكهروضوئية
الموصولة بالشبكة ،شبكة الطاقة ،االنكسار
iii
Remerciements
Nous remercions tout d’abord, Allah Le Tout Puissant qui nous a donné la
force et le courage de terminer nos études et élaborer ce modeste travail et tous les
bienfaits qu’Il nous a accordés.
Nous adressons nos sincères remerciements au Professeur LABAR Hocine
pour toute son aide, tous les conseils et interventions dans la réalisation de ce modeste
projet de fin de cycle. Nous remercions le Professeur ABDERREZAK Abdallah,
chef de département qui a accepté de présider le jury de ce modeste travail et nous
remercions également le Professeur MESBAH Tarek qui nous a fait l’honneur
d’examiner notre mémoire.
Nous remercions infiniment nos très chers Parents pour tous les soutiens
moraux et financiers fournis ainsi que leurs encouragements tout au long de nos
études.
Nous remercions tous nos frères et sœurs qui ont toujours été là pour nous tant
par leurs conseils et aides que par leur soutien inconditionnel. Nous tenons également
à remercier tous nos amis et connaissances pour leur soutien moral et intellectuel,
ainsi que toutes les personnes ayant contribué de façon directe ou indirecte à la
réalisation de ce mémoire.
Enfin nous tenons à exprimer toute notre gratitude envers les professeurs qui
ont eu à nous enseigner tout au long de notre parcours scolaire et universitaire en
particulier ceux de la faculté de sciences de l’ingéniorats de l’université Badji
Mokhtar et singulièrement ceux du département d’électrotechnique pour la qualité
d’enseignement fournie.
AG ALHASSANE Alhader
OUADI Mostapha Anouar
iv
Dédicace
Tout d’abord, je rends grâce à ALLAH, qui m’a donné la
santé, le courage, le succès et surtout la patience dans mes
études supérieures en Algérie.
Je dédie mon travail à :
Ma très chère mère et mon très cher père en leur
disant : « Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour,
l’estime, le dévouement et le respect que j’ai toujours eus
pour vous. Rien au monde ne vaut les efforts fournis nuit
et jour pour mon éducation et mon bien être.
Ce travail est le fruit des sacrifices que vous avez
consentis pour mon éduction et mon bien être »
Mes frères et sœurs
Mes tantes et oncles
Dr Dicko
Mme Dicko
Mes amis(es)
Mes camarades d’étude.
AG ALHASSANE Alhader
v
Table de matières
Résumé ...................................................................................................................... i
Summary ................................................................................................................... ii
Remerciements ......................................................................................................... iv
Dédicace ................................................................................................................... v
Liste de figures .......................................................................................................... x
Liste des abréviations ............................................................................................. xiv
Introduction générale ................................................................................................. 1
Chapitre I : Généralités sur les énergies
renouvelables
I.1 Introduction................................................................................................. 4
I.2 Définition des énergies renouvelables .......................................................... 4
I.3 Historique des énergies renouvelables ......................................................... 4
I.4 Production d’électricité d’origine renouvelable dans le monde .................... 5
I.5 Les différentes sources d’énergies renouvelables ......................................... 6
I.5.1 Énergies marines .................................................................................. 6
I.5.1.1 Avantages ......................................................................................... 7
I.5.1.2 Inconvénients ................................................................................... 7
I.5.2 Énergie géothermique .......................................................................... 7
I.5.2.1 Avantages ......................................................................................... 8
I.5.2.2 Inconvénients ................................................................................... 8
I.5.3 La biomasse ......................................................................................... 8
I.5.3.1 Avantages ......................................................................................... 9
I.5.3.2 Inconvénients ................................................................................... 9
I.5.4 Énergie hydroélectrique ....................................................................... 9
I.5.4.1 Avantages ....................................................................................... 10
I.5.4.2 Inconvénients ................................................................................. 10
I.5.5 L’énergie éolienne .............................................................................. 11
I.5.5.1 Avantages ....................................................................................... 11
I.5.5.2 Inconvénients ................................................................................. 11
I.5.6 L’énergie solaire ................................................................................ 12
I.5.6.1 La technologie de la conversion ...................................................... 12
vi
I.5.6.2 L’énergie photovoltaïque ................................................................ 12
I.5.6.2.1 Avantages ................................................................................... 13
I.5.6.2.2 Inconvénients .............................................................................. 13
I.5.6.3 L’énergie solaire thermique ............................................................ 14
I.5.6.3.1 Avantages ................................................................................... 15
I.5.6.3.2 Inconvénients .............................................................................. 15
I.6 Conclusion ................................................................................................ 15
Chapitre II : Énergies Photovoltaïques
II.1 Introduction............................................................................................... 16
II.2 Définition du photovoltaïque ..................................................................... 16
II.2.1 L’irradiation et le rayonnement solaire ............................................... 16
II.2.2 Cellule photovoltaïque ....................................................................... 17
II.2.2.1 Définition et principe de fonctionnement ........................................ 17
II.2.2.2 Différents types de cellule............................................................... 18
II.2.2.3 Rendement ..................................................................................... 19
II.3 Modèle Mathématique de la cellule PV ..................................................... 19
II.3.1 Cellule solaire idéale .......................................................................... 20
II.3.2 Cellule solaire réelle ........................................................................... 20
II.4 Panneaux solaires ...................................................................................... 22
II.4.1 Panneau à 60 cellules de 156 mm ....................................................... 22
II.4.2 Panneau à 72 cellules de 125 mm ....................................................... 23
II.4.3 Panneau en couches minces de 85 W .................................................. 23
II.5 Simulation du module PV.......................................................................... 23
II.5.1 Modèle de référence ........................................................................... 23
II.5.2 Évolution des caractéristiques I=f(V) et P=f(V) .................................. 24
II.5.3 Paramètres d’un panneau photovoltaïque ............................................ 25
II.5.4 Influence de l’éclairement sur les courbes I=f(V) et P=f(V) ................ 26
II.5.5 Influence de la température sur les courbes I=f(V) et P=f(V) .............. 27
II.5.6 Mode de connexion du PV ................................................................. 27
II.5.6.1 Association des panneaux en série .................................................. 28
II.5.6.2 Association des panneaux en parallèle ............................................ 28
II.5.6.3 Association mixte (série-parallèle) des panneaux PV ...................... 29
II.5.7 Variation de l’irradiation : [300-500-1000-500-300] à T=25 °C.......... 31
II.5.8 Variation de l’irradiation : [300-500-1000-500-300] à T=35 °C.......... 31
II.5.9 Variation de l’irradiation : [300-500-1000-500-300] à T=45 °C.......... 32
II.5.10 Interprétation des résultats de simulation ............................................ 33
II.6 Conclusion ................................................................................................ 33
vii
Chapitre III : Études des réseaux électriques
III.1 Introduction............................................................................................... 34
III.2 Les différents types de réseaux électriques ................................................ 34
III.2.1 Réseaux de transport et d’interconnexion ........................................... 34
III.2.2 Réseaux de répartition ........................................................................ 35
III.2.3 Réseaux de distribution : .................................................................... 35
III.3 Les structures topologiques des réseaux électriques ................................... 36
III.3.1 Réseaux maillés ................................................................................. 37
III.3.2 Réseaux bouclés ................................................................................. 37
III.3.3 Réseaux radiaux ................................................................................. 37
III.3.4 Réseau arborescent ............................................................................. 37
III.4 Le but de la haute tension .......................................................................... 37
III.5 Lignes électriques...................................................................................... 38
III.5.1 Paramètres transversaux et longitudinaux d’une ligne ......................... 38
III.5.1.1 Schéma équivalent d'une ligne ........................................................ 38
III.5.1.2 Résistance de la ligne...................................................................... 39
III.5.1.3 Réactance de la ligne ...................................................................... 39
III.5.1.4 Susceptance de la ligne ................................................................... 40
III.5.2 Modélisation des lignes et des câbles électriques ................................ 40
III.5.3 Les pylônes ........................................................................................ 43
III.5.4 Les isolateurs ..................................................................................... 44
III.5.5 Câbles de garde .................................................................................. 44
III.5.6 Les postes électriques ......................................................................... 44
III.5.7 Le plan de protection .......................................................................... 45
III.6 Conclusion ................................................................................................ 47
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques reliés au
réseau
IV.1 Introduction............................................................................................... 48
IV.2 Structure générale d’un système photovoltaïque connecté au réseau .......... 49
IV.2.1 Système PV connecté directement au réseau : .................................... 49
IV.2.2 Systèmes à bus continu intermédiaire : ............................................... 49
IV.3 Les convertisseurs (DC/DC et DC/AC) ..................................................... 49
IV.3.1 Convertisseurs DC/DC (hacheurs) ...................................................... 50
IV.3.2 Onduleur ............................................................................................ 51
viii
IV.3.2.1 Commande de l’onduleur ................................................................ 52
IV.3.2.2 Modulation de Largeur d'Impulsions (MLI) .................................... 52
IV.4 Recherche du point de la puissance maximale (Maximum Power Point
Tracking-MPPT).................................................................................................. 52
IV.5 Configuration des Systèmes PV liés au réseau ........................................... 54
IV.5.1 Onduleur central................................................................................. 54
IV.5.2 Onduleur string .................................................................................. 55
IV.5.3 Onduleur multi strings ........................................................................ 55
IV.5.4 Onduleur modulaire ........................................................................... 56
IV.6 Qualité de l’énergie ................................................................................... 57
IV.6.1 Qualité de la tension ........................................................................... 57
IV.6.2 Harmoniques de courant ..................................................................... 57
IV.6.3 Injection de courant continu au réseau ................................................ 58
IV.6.4 Déséquilibre entre phases ................................................................... 58
IV.7 Impact des systèmes PV raccordés au réseau sur la tension ........................ 58
IV.8 Simulation ................................................................................................. 59
IV.8.1 Interprétation...................................................................................... 63
IV.9 Conclusion ................................................................................................ 67
Conclusion générale ................................................................................................ 68
Références bibliographiques .................................................................................... 70
Annexe 1 : Script_calcul_filtre_inversseur .............................................................. 72
Annexe 2 : Programme de MPPT ............................................................................ 73
Annexe 3 : Programme pour le calcul de tension de nœud ....................................... 74
Annexe 4 : Programme pour l’injection du Gpv ....................................................... 75
ix
Liste de figures
Figure 0.1 : La production électrique par source d’énergie en 2019 .......................... 1
Figure I.1 : Part des EnR dans la production mondiale d’électricité en 2018 ............. 5
Figure I.2 : Les parcours de conversion pour les énergies renouvelables ................... 6
Figure I.3 : L’énergie marémotrice et vague. ............................................................ 7
Figure I.4 : Génération d’électricité par une source d’énergie géothermique ............. 7
Figure I.5 : Bilan de cycle biomasse ......................................................................... 9
Figure I.6 : Fonctionnement d’une centrale hydroélectrique ................................... 10
Figure I.7 : Parc et Ferme éolien ou On shore et Offshore. ..................................... 11
Figure I.8 : Installation PV cumulée globale par région [9] ..................................... 13
Figure I.9 : Le parc de Jeonju, en Corée du Sud [3] ................................................ 14
Figure I.10 : Énergie solaire thermique : tour solaire et parc solaire. ....................... 15
Figure II.1 : Valeurs du rayonnement solaire dans le monde entier (en kWh/m2/.an)
................................................................................................................................ 17
Figure II.2 : Principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque ................... 18
Figure II.3 : Différents types de cellules ................................................................. 18
Figure II.4 : Schéma équivalent d’une cellule solaire idéal ..................................... 20
Figure II.5 : schéma équivalent d’une cellule solaire réelle ..................................... 21
Figure II.6 : Configuration des cellules photovoltaïques ......................................... 22
Figure II.7 : Modèle électronique d’une cellule solaire sous Matlab ....................... 23
Figure II.8 : Générateur photovoltaïque en charge .................................................. 24
Figure II.9 : Caractéristiques d’un panneau PV ...................................................... 25
Figure II.10 : Effet d’éclairement sur les caractéristiques électriques à T=25°C ...... 26
Figure II.11 : Effet de la température sur les caractéristiques électriques à G=1000
w/m2 ........................................................................................................................ 27
Figure II.12 : Générateur PV à 3 panneaux en série à vide ...................................... 28
Figure II.13 : Caractéristiques de l’association en série des panneaux..................... 28
Figure II.14 : Générateur PV à 3 panneaux en parallèle .......................................... 29
Figure II.15 : Caractéristiques de l’association des modules en parallèles ............... 29
Figure II.16 : Exemple de connexion en Mixte ....................................................... 29
Figure II.17 : Association mixte des modules ......................................................... 30
x
Figure II.18 : Schéma block de l’association GPV et du MPPT................................ 30
Figure II.19 : Variation du courant et tension de sortie dans le cas d’un changement
d’irradiation ............................................................................................................ 31
Figure II.20 : Variation de la puissance dans le cas d’un changement d’irradiation . 31
Figure II.21 : Variation du courant et tension de sortie dans le cas d’un changement
d’irradiation ............................................................................................................ 31
Figure II.22 : Variation de la puissance dans le cas d’un changement d’irradiation . 32
Figure II.23 : Variation du courant et tension de sortie dans le cas d’un changement
d’irradiation ............................................................................................................ 32
Figure II.24 : Variation de la puissance dans le cas d’un changement d’irradiation . 32
Figure III.1 : Vue globale du réseau électrique ....................................................... 34
Figure III.2 : Différentes topologies des réseaux électriques : (a) Réseau maillé, (b).
Réseau bouclé, (c). Réseau radial, (d). Réseau arborescent. ..................................... 36
Figure III.3 : Circuit équivalent d'une ligne simplifié ............................................. 38
Figure III.4 : Modèle général d’une ligne électrique. .............................................. 40
Figure III.5 : Représentation en π de la ligne de transport....................................... 42
Figure III.6 : Pylône aves isolation ......................................................................... 44
Figure III.7 : Schéma du réseau de notre exemple .................................................. 46
Figure IV.1 : GPV connecté au réseau .................................................................... 48
Figure IV.2 : Évolution de la puissance solaire raccordée [19]................................ 48
Figure IV.3 : Système PV connecté directement au réseau ..................................... 49
Figure IV.4 : Système PV connecté via un bus continu-continu .............................. 49
Figure IV.5 : Schéma équivalent d’un hacheur survolteur ....................................... 50
Figure IV.6 : Onduleur 3 niveaux triphasé .............................................................. 51
Figure IV.7 : Signale de la commande MLI ............................................................ 52
Figure IV.8 : Poursuite du Point Maximal de Puissance. ........................................ 53
Figure IV.9 : Algorithme de la méthode P&O ........................................................ 53
Figure IV.10 : Schéma d’un onduleur central ......................................................... 54
Figure IV.11 : Schéma de l’onduleur string ............................................................ 55
Figure IV.12 : Onduleur multi rangées ................................................................... 56
Figure IV.13 : Onduleur modulaire ........................................................................ 56
Figure IV.14 : Injection du courant continu ............................................................ 58
Figure IV.15 : GPV raccordé au réseau avec le MPPT ............................................. 59
Figure IV.16 : Signale d'irradiation ........................................................................ 59
xi
Figure IV.17 : Courbe de la tension à la sortie du PV ............................................. 60
Figure IV.18 : Zoom sur la courbe de la tension du PV .......................................... 60
Figure IV.19 : Courbe du courant à la sortie du PV ................................................ 60
Figure IV.20 : Zoom sur la courbe du courant à la sortie du PV .............................. 60
Figure IV.21 : Courbe de la puissance du GPV....................................................... 61
Figure IV.22 : Zoom sur la courbe de la puissance du GPV .................................... 61
Figure IV.23 : Courbe de la tension à l’entrée de l’onduleur ................................... 61
Figure IV.24 : Zoom sur la courbe de la tension à l’entrée de l’onduleur ................ 61
Figure IV.25 : Courbe du courant triphasé de l’onduleur ........................................ 62
Figure IV.26 : Zoom sur la courbe du courant triphasé de l’onduleur...................... 62
Figure IV.27 : Courbe de la puissance idéale et celle du GPV ................................ 62
Figure IV.28 : Zoom sur la courbe de la puissance idéale et celle du GPV .............. 62
Figure IV.29 : THD du courant en % à la sortie de l’onduleur ................................ 63
Figure IV.30 : GPV raccordé au nœud 1 ................................................................. 63
Figure IV.31 : Courbe de la tension du nœud 1 en fonction de P PV ......................... 64
Figure IV.32 : GPV raccordé au nœud 2 ................................................................. 64
Figure IV.33 : La tension du nœud 2 en fonction de PPV ......................................... 65
Figure IV.34 : GPV raccordé au nœud 3 ................................................................. 65
Figure IV.35 : La tension du nœud 3 en fonction de PPV ......................................... 66
Figure IV.36 : La caractéristique ΔPPV en fonction de PPV ...................................... 66
xii
Liste de tableaux
Tableau II-1 : Principaux types de cellules ............................................................. 19
Tableau II-2 : paramètres du modèle utilisé dans la simulation............................... 24
Tableau III-1 : les données du réseau proposé ........................................................ 45
Tableau III-2 : Résultat des calculs effectués ......................................................... 46
Tableau IV-1 : Comparaison des différentes architectures de systèmes PV connectés
au réseau [20] .......................................................................................................... 57
Tableau IV-2 : Résultats obtenus par simulation .................................................... 67
xiii
Liste des abréviations
PV : photovoltaïque
Pmax : Puissance maximale
Pin : Puissance incidente
η: le rendement de la cellule solaire
Si : silicium
G: irradiation solaire
W : Watt
Ac : zone de surface
Iph : source de courant
ID : Courant de la diode donnée
I0 : Courant de saturation inverse de la diode
K : Constant de Boltzmann 1.38*10-23 j/k.
q : La charge électrique 1.6*10-19 (c).
T : Température absolue de fonctionnement de la jonction (K°)
Rs : résistance série
Rp : résistance parallèle
TK : température réelle en K
Tref : température absolue en K
IRp : Courant traversant la résistance Rp
Vco : tension en circuit ouvert
A : est le facteur d’idéalité de la cellule
K : constante de Boltzmann (1.38 10-23 J/K)
Icc: courant de court-circuit
GPV : générateur photovoltaïque
Ipm : Courant optimal
Ns : nombre de cellules en série
FF : facteur de forme
Pt : puissance théorique
xiv
Vmax : tension maximale
Imax : courant maximal
AC : courant alternatif
DC : courant continu
L : l’inductance
K : l’interrupteur de commande
α : rapport cyclique
T : période
Ve : source d’entrée
Ie : courant d’entré
VS : tension de sortie
IS : courant de sorti
f : fréquence de découpage
C : capacité
ΔPPV : pertes de puissance active
ΔQPV : pertes de puissance réactive
PWM : Pulse Width Modulation
MLI : Modulation de Largeur d’Impulsion
MPP : point de puissance maximum
MPPT : Maximum Power Point Tracking
P&O : Perturbation et Observation
VPPM : tension de point maximal
VPV : tension du PV
Vref : tension de référence
IPPM: courant du point maximal
dp : dérivée de la puissance
dv : dérivée de la tension
EnR : énergies renouvelables
λ : longueur d’onde
h : constante de Planck
xv
c : vitesse de la lumière (3 108 m/s)
X : réactance en Ω
X0 : réactance linéique en Ω/km
B0 : susceptance en siemens (S)
xvi
Introduction générale
Introduction générale
À cause de l’augmentation de la population et le développement
technologique, la consommation d’énergie électrique n’a pas cessé d’accroitre
nécessitant un développement sur le plan de la production de l’énergie électrique. Une
grande partie de cette énergie est produite à partir de ressources comme le charbon, le
gaz naturel, le pétrole et l’uranium autrement dit les énergies fossiles comme le
montre la figure suivante.
Figure 0.1 : La production électrique par source d’énergie en 2019
[Source : BP Statistical Review de World Energy]
Malheureusement, ce développement nécessite la construction de nouvelles
centrales avec des dépenses importantes sur l’énergie électrique produite, accompagné
par un dégagement important des gaz toxiques issues de la combustion de la matière
première entrainant une pollution de l’atmosphère responsable du réchauffement
climatique, à cela s’ajoute le risque d’épuisement de ces matières premières (pétrole,
charbon, gaz).
Quant à l’énergie nucléaire, elle pose d’autres problèmes en termes de
pollution des déchets radioactifs, du démantèlement prochain des veilles centrales et
du risque industriel.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 1
Introduction générale
Durant ces dernières décennies, le monde s’est rendu compte des problèmes
écologiques que son développement est en train de causer. De manière significative,
certains de ces problèmes affectent la terre entière comme le réchauffement
climatique qui est le responsable de la fonte des glaces polaires. Comment donc
trouver le juste équilibre pour sauvegarder les réserves d’énergies fossiles tout en
préservant l’environnement pour les générations futures ? Face à ce défi, on a opté
pour des solutions alternatives, à savoir le recours aux énergies renouvelables.
On distingue plusieurs types de sources d’énergies renouvelables (l’énergie
hydroélectrique, l’énergie géothermique, l’énergie éolienne, l’énergie de la biomasse,
l’énergie solaire et l’énergie des marées ou marémotrice). Excepté l’énergie
géothermique qui provient de la chaleur des profondeurs de la terre (noyau terrestre)
et l’énergie marémotrice qui nait de la force gravitationnelle que la lune exerce sur la
terre, ces sources proviennent directement ou indirectement du soleil. Elles sont donc
disponibles indéfiniment tant que celui-ci brillera. Ces énergies représentent une
solution de remplacement par excellence en plus elles n’exercent que peu d’impacts
négatifs sur l’environnement. On parle souvent d’énergies vertes ou propres. Les
recherches scientifiques élaborées pour exploiter ces énergies ont connu une
révolution sur le plan énergétique dans le monde entier. Ces énergies présentent
plusieurs avantages comme la propreté de l’environnement, l’augmentation de la
durée de vie des réserves fossiles en minimisant la pollution atmosphérique causée par
des centrales classiques. D’autre part, ces énergies renouvelables présentent des
inconvénients en ce qui concerne leur intégration.
Pour étudier les effets de l'intégration des énergies renouvelables dans le
réseau, nous proposons dans ce mémoire l’analyse des performances des réseaux
électriques en présence des sources à énergies renouvelables. Pour ce faire, le
mémoire sera structuré en quatre chapitres comme suit :
Le premier chapitre sera consacré à la présentation des principales sources
d‘énergies renouvelables ainsi que leurs principes, leurs avantages et leurs
inconvénients.
Le deuxième chapitre traitera l’énergie photovoltaïque. Nous commençons
par la définition et principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque, puis le
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 2
Introduction générale
modèle mathématique d’une cellule PV, ensuite les différents panneaux PV et enfin
terminer ce chapitre par une simulation d’un panneau PV sur Matlab/Simulink.
Dans le troisième chapitre, nous évoquerons d’abord les différents types de
réseau puis faire la modélisation d’une ligne électrique et ensuite finir par un exemple
d’un réseau classique.
Enfin le quatrième et dernier chapitre traitera les systèmes PV connectés au
réseau électrique. Au cours de ce chapitre, nous présenterons les différentes structures
d’un système photovoltaïque lié au réseau, configuration des Systèmes PV, faire une
simulation d’un GPV connecté au réseau et finir par l’exemple de l’injection de ce
générateur dans un réseau bouclé.
Finalement une conclusion générale sera établie pour mettre fin à ce mémoire.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 3
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
Généralités sur les énergies renouvelables
I.1 Introduction
L'énergie électrique est nécessaire pour le chauffage, l'éclairage, l'industrie, la
construction et le transport. L’exploitation des énergies fossiles (le pétrole, le charbon,
le gaz naturel ou encore l’énergie nucléaire) durant plusieurs années présente des
inconvénients majeurs comme l’émission de gaz à effet de serre (CO2), la pollution
responsable du réchauffement climatique, etc.
Vu ces problèmes majeurs, plusieurs mesures ont été prises ce qui laisse une
place aux énergies renouvelables.
Au cours de ce chapitre, les principales sources d‘énergies renouvelables
seront présentées ainsi que leurs principes, leurs avantages et leurs inconvénients.
I.2 Définition des énergies renouvelables
Une énergie renouvelable est une énergie exploitée par l’Homme de telle
manière que ses réserves ne s’épuisent pas dans le temps. En d’autres termes sa
vitesse de formation doit être plus grande que sa vitesse d’utilisation. Les EnR sont
issues des phénomènes naturels réguliers ou constants provoqués principalement par
le Soleil (rayonnement) et la Terre (géothermique). Les énergies renouvelables sont
également plus propres que les énergies fossiles.
Les principales énergies renouvelables sont : l’énergie hydroélectrique,
l’énergie géothermique, l’énergie éolienne, l’énergie de la biomasse, l’énergie solaire
et l’énergie des marées. Toutes ces énergies inépuisables, sont considérées comme
énergies renouvelables [1].
Ces énergies n’exercent que peu d’impacts négatifs sur l’environnement. En
particulier, leur exploitation ne donne pas lieu à des émissions de gaz à effet de serre
ou à des déchets dangereux.
I.3 Historique des énergies renouvelables
Si le terme « énergie renouvelable » est relativement récent (apparition en
1970), la totalité des énergies existent depuis quasiment l’origine de la terre et leur
utilisation par l’homme remonte à plusieurs milliers d’années. La biomasse fut utilisée
notamment pour se chauffer. L’énergie thermique solaire fut mobilisée pour sécher les
aliments. L’énergie éolienne fut utilisée par la civilisation égyptienne pour propulsion
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 4
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
des navires. L’énergie hydraulique fut utilisée en perse et dans l’empire romain il y a
plus de deux millénaires.
L’Europe du moyen âge redécouvrit les techniques et les utilisations à grande
échelle pour moudre les céréales (moulins à vent, moulins hydrauliques), pomper de
l’eau… Avec le progrès des machines thermiques, l’augmentation de la demande en
énergie et les impératifs de productivités allaient rendre obsolètes ces générateurs
mécaniques à faible puissance.
Face à l’accroissement exponentiel de la consommation d’énergie fossile
risquant d’engendrer les pénuries d’approvisionnement, causant la pollution et le
réchauffement climatique, les regards se tournent vers les énergies renouvelables
constituant une alternative à la domination hégémonique des sources fossiles dans le
bilan énergétique mondial [2].
I.4 Production d’électricité d’origine renouvelable dans le monde
La production d’électricité renouvelable a atteint 25,3% de la production
d’électricité mondiale en 2018 (6761 TWh). La Chine est le premier producteur
d’électricité à partir du solaire photovoltaïque suivi, des États-Unis, du Japon, de
l’Allemagne…
Les combustibles fossiles restent les plus utilisés pour la production de
l’électricité mondiale (74,7 %) comme le montre la figure I.1.
Figure I.1 : Part des EnR dans la production mondiale d’électricité en 2018
[Source : Agence internationale des énergies (IEA)] [3]
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 5
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
I.5 Les différentes sources d’énergies renouvelables
La source principale des énergies renouvelables facilement accessible est le
soleil. Les réactions se produisant à la surface du soleil génèrent 3,8×1023 kW. La
minuscule fraction atteignant la terre (1,73×1016 kW) couvre plusieurs milliers de fois
les besoins énergétiques de l’humanité tout entière [4].
La figure I.2 montre que ce flux d’énergie peut être obtenu directement en
utilisant une technologie thermique ou photovoltaïque, ou indirectement, grâce au
vent, aux vagues, aux barrages sur rivière, les marées et la géothermique.
Ces énergies sont de plus en plus utilisées mais en quantité limitée, à un
endroit et en un instant donné.
Figure I.2 : Les parcours de conversion pour les énergies renouvelables
I.5.1 Énergies marines
L‘énergie marine ou des mers est extraite du milieu marin. On a l’énergie
marémotrice obtenue du mouvement de l’eau créé par les marées, l‘énergie des
marées utilisant la puissance du mouvement des vagues, ou l’énergie des courants de
marée consistant à extraire directement l’énergie obtenue par des courants.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 6
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
Figure I.3 : L’énergie marémotrice et vague.
I.5.1.1 Avantages
Cette énergie est non polluante à la production ;
Disponible en grande quantité ;
Possède un bel avenir.
I.5.1.2 Inconvénients
Investissement lourd ;
Très difficile à récupérer.
I.5.2 Énergie géothermique
La géothermie utilise la chaleur naturelle émanant des nappes aquifères
présentes dans le sol pour fournir un système durable de chauffage pour les bâtiments
(habitations, commerces, etc.). Elle permet également de produire de l’électricité,
moyennant l’utilisation de turbines [5].
Cette énergie est extraite des réservoirs très profonds ou des réservoirs proches
de la surface grâce aux forages.
Figure I.4 : Génération d’électricité par une source d’énergie géothermique
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 7
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
Un fluide est mis en circulation dans les profondeurs de la terre afin de capter
cette énergie. Ce fluide peut être celui d'une nappe captive naturelle, de l'eau injectée
dans une roche chaude imperméable ou dans des puits spéciaux. Dans tous les cas, le
fluide se réchauffe et remonte avec une température très élevée.
I.5.2.1 Avantages
Préserve l‘environnement ;
Indépendante des conditions météorologiques ;
Fiable et stable dans le temps.
I.5.2.2 Inconvénients
Nécessite des forages dont les résultats sont parfois aléatoires ;
Le temps de l‘installation peut durer jusqu’à un quart de siècle ;
Nécessité d’être sur une zone géographique adéquate [6].
I.5.3 La biomasse
La biomasse concerne toutes les matières organiques qui peuvent produire de
l’énergie suite à leur combustion ou à toute autre opération de transformation. C’est la
biodégradation des produits, des déchets et des résidus d'origine biologique provenant
de l'agriculture et de l’élevage, de la pêche et l'aquaculture, ainsi que la
biodégradation des déchets industriels.
Le bois-énergie
La filière du bois et de ses dérivés s’est développée ces dernières années auprès
des particuliers, mais pas seulement. La cogénération au bois a su également
s’implanter dans diverses entreprises en Europe.
Le biogaz
Le biogaz est obtenu par la transformation de la biomasse solide (bois, déchets
ménagers et résidus agricoles) ou liquide (huiles végétales) par le processus de
méthanisation.
L’Allemagne est le principal producteur de biogaz en Europe, avec 64 TWh
produits en 2012 (soit la moitié de la production européenne). Cette production est
essentiellement réalisée à partir des résidus d’agriculture et de l’industrie agro-
alimentaire.
Les biocarburants
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 8
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
Le biodiesel et le bioéthanol constituent la plus grande partie de ces biocarburants
en Belgique. En 2012, les biocarburants représentaient 4,7% de l’énergie utilisée dans
le secteur européen des transports au sein de l’Union Européenne.
Figure I.5 : Bilan de cycle biomasse
I.5.3.1 Avantages
Matière première renouvelable ;
Biodégradable rapidement ;
Très rentable et disponible ;
Possibilité d’être transformée en différentes sources d’énergie.
I.5.3.2 Inconvénients
La biomasse n’est pas inépuisable ;
Les coûts et l’impact du transport du bois ;
Avoir de lourds impacts environnementaux (déforestation).
I.5.4 Énergie hydroélectrique
L’énergie hydraulique est une forme indirecte de l’énergie solaire. Les
centrales hydroélectriques convertissent l’énergie de l’eau en mouvement (énergie
mécanique) en énergie électrique. L’énergie provenant de la chute d’une masse d’eau
est tout d’abord transformée dans une turbine hydraulique en énergie mécanique.
Cette turbine entraîne un alternateur transformant l’énergie mécanique en énergie
électrique. Les centrales de forte puissance utilisent des réserves d’eau importantes,
généralement créées par des barrages sur rivière. En fonctionnement l’eau s’écoule du
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 9
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
réservoir dans des canalisations sous contrôle, pour entrainer des turbines spécialisées,
provoquant la rotation des générateurs électriques. Le stockage de l’eau dans le
réservoir permet le suivi de charge du générateur à tout instant. La capacité de
stockage en énergie est limitée. Le but de ces centrales est généralement de fournir de
la puissance, de temps en temps, durant les pointes de consommation.
Figure I.6 : Fonctionnement d’une centrale hydroélectrique
I.5.4.1 Avantages
Souplesse d’utilisation ;
Possibilité de stocker de l’électricité pour le turbinage ;
Faible coût du KWh ;
Des installations prévues pour fonctionner longtemps ;
L'hydroélectrique contribue également à l'écrêtement de la pointe de l’énergie.
I.5.4.2 Inconvénients
Contrainte géographique ;
Aléas climatiques (sécheresse) ;
Impacts sur l’environnement lors de la construction des centrales ;
L'inondation de certains reliefs lors de la construction de barrages ;
Le coût de réalisation élevé.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 10
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
I.5.5 L’énergie éolienne
Cette énergie, comme l’hydroélectrique est une forme indirecte de l’énergie
solaire. De toutes les énergies renouvelables, c’est l’éolienne qui est le plus
développée.
Une éolienne est un dispositif transformant l'énergie cinétique du vent en
énergie mécanique puis celle-ci est transformée en énergie électrique par
l'intermédiaire d’une machine électrique. Les termes “parc éolien” ou “ferme
éolienne” sont utilisés pour décrire les unités de production groupées, installées à terre
ou dans la mer. Une éolienne est le fruit de l’action d’aérogénérateurs, de machines
électriques mues par le vent et dont la fonction est de produire de l’électricité.
L’utilisation des systèmes éoliens pour la production d’électricité est une solution
pour satisfaire les besoins en électricité dans un site isolé et assez bien venté.
Les éoliennes se divisent en deux grandes familles : celles à axe vertical
(lentes et rapides) et celles à axe Horizontal (les moulins à vent classique, les
éoliennes lentes, les éoliennes rapides).
I.5.5.1 Avantages
Coût d’installation moins cher par rapport à d’autres énergies renouvelables ;
Possibilité d’être associée à des panneaux de photovoltaïque.
I.5.5.2 Inconvénients
L’énergie éolienne est intermittente ;
Les parcs éoliens engendrent une pollution sonore ;
Surface occupée par les parcs ou fermes.
Figure I.7 : Parc et Ferme éolien ou On shore et Offshore.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 11
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
I.5.6 L’énergie solaire
Le soleil distant de nous des plusieurs millions de kilomètres demeure notre
plus grande source d'énergie.
La source d’énergie renouvelable la plus abondante est sans aucun doute
l’énergie solaire. Cependant, en raison de son caractère intermittent et de sa faible
densité, il est capital de pouvoir stocker et concentrer cette énergie solaire sous forme
de carburant [7].
Quelques dates importantes dans l’histoire du photovoltaïque
Dans les années 1830, l’effet photovoltaïque a été découvert par le physicien
français Alexandre Edmond Becquerel.
En 1950, les Bell Telephone Laboratories fabriquent la première pile solaire d’un
rendement de 6 %.
En 1959, le premier satellite artificiel équipé de photopile est lancé en orbite par la
NASA [8].
En 1973, la recherche sur les cellules PV a connu un essor remarquable.
En 1983, la production automatisée de cellules PV a démarré aux États-Unis.
En 1990, la production industrielle de cellules PV s’est développée dans de
nombreux pays, le leader actuel étant la Chine, suivie de l’Allemagne, du Japon, de
l’Espagne, des États-Unis et de l’inde.
I.5.6.1 La technologie de la conversion
Il y a deux principales technologies pour la conversion de la lumière du soleil
en électricité. Les cellules photovoltaïques (PV) dépendent de l’utilisation de
dispositifs semi-conducteurs pour la conversion directe du rayonnement solaire en
énergie électrique. En revanche, les installations solaires thermiques dépendent de la
transformation intermédiaire de l’énergie solaire en énergie thermique sous forme de
vapeur, qui est utilisé à son tour pour alimenter un turbogénérateur.
I.5.6.2 L’énergie photovoltaïque
L‘énergie photovoltaïque est basée sur l‘effet photoélectrique. Les cellules
photovoltaïques utilisent les semi-conducteurs (une jonction P-N au silicium le plus
souvent) pour obtenir directement de l’électricité en courant continu à partir des
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 12
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
rayons solaires. Le courant continu ainsi produit est transformé ensuite en courant
alternatif grâce à un onduleur. Les rendements de la conversion énergétique pour une
cellule du commerce varient entre 12 % à 18 %, bien que l’on réalise déjà des cellules
ayant un rendement autour de 30 % [4].
Figure I.8 : Installation PV cumulée globale par région [9]
Durant l’année 2019, le marché annuel mondial du photovoltaïque a été
concentré sur 8 pays qui ont produit 80% de la puissance installée pendant cette année
le montre la figure I.8.
I.5.6.2.1 Avantages
Adapté aux sites isolés ;
Frais de maintenance faibles ;
Elle est inépuisable ;
Acceptation du public.
I.5.6.2.2 Inconvénients
Puissance assez faible ;
Coût encore élevé du kWh ;
Occupation des espaces agricoles et rurales ;
Incapacité de fonctionnement du système photovoltaïque sans système de
stockage.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 13
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
Figure I.9 : Le parc de Jeonju, en Corée du Sud [3]
I.5.6.3 L’énergie solaire thermique
Les systèmes générateurs thermo-solaires réalisent tout d’abord une
conversation intermédiaire de l’énergie solaire en chaleur, généralement sous forme
de vapeur, qui est ensuite envoyée dans un turbogénérateur. Les systèmes thermo-
solaires consistent le plus souvent à focaliser les rayons solaires pour produire des
températures élevées afin d'obtenir un bon rendement pour les machines thermiques
(selon le principe de Carnot). Les deux types principaux de générateurs fournissant
une forte puissance sont basés sur le rayonnement direct (ou indirect) du soleil.
La technologie thermo-solaire à rayonnement direct est donc utilisée sous les deux
formes suivantes :
Soit un parc solaire composé de réflecteurs paraboliques sous forme de
portions de cylindre. Les rayons provoquent le chauffage de « tuyaux »
parcourus par un fluide intermédiaire, de l'huile ou de l'eau sous pression. Ce
fluide à haute température est envoyé vers un échangeur (une chaudière) où
l'on obtient de la vapeur d'eau qui ira entraîner une turbine. La température de
fonctionnement varie entre 350 °C et 400 °C, et on peut construire des
centrales solaires de ce type atteignant des puissances de l'ordre de 80 MW.
Pour améliorer le fonctionnement de la turbine et donc son rendement, la
température de la vapeur peut être encore augmentée par un moyen de
chauffage classique.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 14
Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables
Soit une tour solaire centrale, qui reçoit au sommet les rayons lumineux
provenant d'un ensemble de miroirs (héliostats) qui suivent le soleil. Les
héliostats réfléchissent et concentrent la lumière vers le haut de la tour, où
l'énergie est absorbée par un fluide intermédiaire, qui peut être de l'eau, du sel
fondu, ou tout liquide à haute température. Celle-ci peut atteindre 1000 °C.
Figure I.10 : Énergie solaire thermique : tour solaire et parc solaire.
I.5.6.3.1 Avantages
Création des installations dans des zones désertiques sans possibilité
d'aménagement mais riche en soleil ;
Coût moins cher par rapport à l’énergie photovoltaïque ;
La maintenance nécessaire est peu importante.
I.5.6.3.2 Inconvénients
Espace demandé pour la construction est très important ;
Une température ambiante de 25 °C est nécessaire pour assurer un bon
rendement ;
Cette technologie nécessite une exposition suffisante aux rayons du soleil
toute l'année [4].
I.6 Conclusion
Nous avons exposé dans ce chapitre les principaux types d’énergies
renouvelables, plus particulièrement l’énergie solaire, en donnant un aperçu sur son
exploitation dans le monde et son importance énergétique sur le plan économique,
environnemental et sociale.
Le chapitre suivant sera consacré à l’étude de l’énergie photovoltaïque.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 15
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Énergie photovoltaïque
II.1 Introduction
L'énergie solaire est captée par des cellules photovoltaïques, dont le rôle est de
produire de l'électricité lorsqu'elles sont exposées à la lumière. Plusieurs cellules peuvent être
connectées entre elles pour former un module solaire photovoltaïque ou un panneau
photovoltaïque.
Ce chapitre est donc consacré à l’étude de la production de l’électricité à partir de
l’énergie photovoltaïque, aux éléments liés à cette ressource et sa transformation en énergie
électrique.
II.2 Définition du photovoltaïque
Le photovoltaïque est la conversion directe de la lumière en électricité en utilisant des
matériaux qui absorbent les photons de la lumière et libèrent des charges d’électrons. Il peut
être utilisé pour fabriquer des générateurs électriques dont l’élément de base est la cellule PV.
II.2.1 L’irradiation et le rayonnement solaire
L’irradiation est une quantité instantanée qui décrit le flux de rayonnement solaire
incident sur une surface. La densité du rayonnement atteignant la terre est de 1 kW/m2.
L’irradiation mesure l’énergie de rayonnement solaire sur une surface donnée dans un temps
donné. Le rayonnement solaire est constitué de photons portant l’énergie E ph donnée par la
relation suivante :
𝒄
𝑬𝒑𝒉 = 𝒉 𝝀 (II.1)
Où 𝝀 est la longueur d’onde,
h : constante de Planck
c : la vitesse de la lumière
Eph : énergie du photon
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 16
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Figure II.1 : Valeurs du rayonnement solaire dans le monde entier (en kWh/m2/.an)
[Source: www.meterinorm.com, ©Meteotest, Bern]
II.2.2 Cellule photovoltaïque
II.2.2.1 Définition et principe de fonctionnement
Les cellules photovoltaïques exploitent les propriétés électriques particulières du
silicium (et d’autres matériaux semi-conducteurs) qui lui permettent de fonctionner comme
isolateur et comme conducteur. Des tranches de silicium spécialement traitées trient ou
forcent des électrons arrachés par l’énergie solaire à traverser un champ électrique créé sur la
cellule afin de produire une différence de potentiel (un courant électrique).
Le rayonnement solaire est constitué des photons transportant chacun une quantité
donnée. Lorsqu’un photon d’énergie suffisante rencontre un atome de silicium dans une
cellule photovoltaïque, il arrache un électron qui peut ainsi traverser le champ électrique de la
cellule que l’on appelle aussi la jonction P-N (positive-négative). Les électrons ayant traversés
le champ ne peuvent plus revenir. Lorsque plusieurs électrons traversent le champ de la
cellule, l’arrière de celle-ci développe une charge négative.
Si une charge est connectée entre le côté négatif et le côté positif de la cellule, le flux
d’électrons crée un courant. Ainsi l’énergie solaire (photons) arrache continuellement des
électrons de silicium à leurs orbites et crée une tension qui pousse les électrons dans les fils
sous forme de courant électrique. Plus la lumière solaire est intense et plus le courant est
intense. Dès que la cellule ne reçoit plus de la lumière, le courant s’arrête.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 17
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
La cellule photovoltaïque délivre une tension continue allant de 0,4 à 0,6 V qui est
fonction de la lumière incidente.
La cellule photovoltaïque est composée de fines plaques de 125 mm² ou de 156 mm² à
l’avant et de deux conducteurs métalliques, produisant un contact électrique. Son épaisseur est
de l’ordre du millimètre.
Figure II.2 : Principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque
II.2.2.2 Différents types de cellule
Les cellules photovoltaïques les plus utilisées sont constituées de semi-conducteurs,
principalement à base de silicium (Si) et plus rarement d’autres semi-conducteurs. Ensemble,
le silicium monocristallin et poly cristallin représentent 90 % de la production de cellules et
modules en 2008. Les cellules sont souvent réunies dans des modules solaires photovoltaïques
ou panneaux solaires, en fonction de la puissance recherchée [4].
Il existe différents types de cellules solaires (ou cellules photovoltaïques), et chaque
type de cellules a un rendement et un coût qui lui est propre.
Figure II.3 : Différents types de cellules
Les principaux types de cellules sont illustrés dans le tableau II.1.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 18
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Tableau II-1 : Principaux types de cellules
Cellule Monocristallin Poly cristallin Amorphe
Rendement Très bon rendement : Bon rendement : Rendement faible :
14 à 20 %. 11 à 15 %. 5 à 9 %.
Durée de vie 30 ans 30 ans 20 ans
Puissance 100 à 150 Wc/m2. 100 Wc/m2. 50 Wc/m2.
Caractéristiques Coût de fabrication très Coût de fabrication Coût de fabrication :
élevé. meilleur marché peu onéreux par
Rendement faible sous un que les panneaux rapport aux autres
faible éclairement. Perte monocristallins technologies
de rendement avec Rendement faible Fonctionnement
l’élévation de la sous un faible correct avec un
température. éclairement. éclairement faible.
Fabrication : élaborés à Perte de rendement Peu sensible aux
partir d’un bloc de avec l’élévation de températures élevées.
silicium fondu qui s’est la température. Utilisables en
solidifié en formant un Fabrication panneaux souples.
seul cristal élaborée à partir de Surface de panneaux
silicium de qualité plus importante que
électronique pour les autres
panneaux au silicium.
II.2.2.3 Rendement
Le rendement est le paramètre principal des cellules photovoltaïques. Il désigne le
rendement de conversion en puissance. Et il est défini comme étant le rapport entre la
puissance maximale (Pmax) délivrée par la cellule et la puissance de la lumière incidente (P in.)
Il est défini par la relation :
𝑷𝒎𝒂𝒙
𝜼= (II.2)
𝑷𝒊𝒏
Puissance incidente (Pin) : puissance de la lumière reçue par la cellule en Watt, elle
est prise comme étant le produit de l'irradiation solaire (G) de la lumière incidente mesurée en
W/m2, avec la zone de surface (Ac) de la cellule solaire en m2.
Pin = G. Ac (II.3)
II.3 Modèle Mathématique de la cellule PV
Le modèle mathématique associé à une cellule se trouve à partir de celui d’une
jonction P-N. On y ajoute le courant Iph, proportionnel à l’éclairement ainsi qu’un terme
modélisant les phénomènes internes.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 19
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Comme le module PV se compose de groupe de cellules, son modèle est basé sur celui
d’une cellule solaire photovoltaïque [10].
II.3.1 Cellule solaire idéale
Le schéma équivalant le plus simple de la cellule photovoltaïque à jonction P-N idéale
(sans pertes) comprend une source de courant I ph, qui modélise le courant photoélectrique,
associée à une diode en parallèle qui modélise la jonction P-N dont la polarisation détermine
la tension.
Figure II.4 : Schéma équivalent d’une cellule solaire idéal
L’équation caractéristique de la cellule idéale est donnée par :
I=Iph-ID (II.4)
Avec :
I et V : Courant et tension fournis par la cellule.
ID : Courant de la diode donnée par :
𝒒𝑽
𝑰𝑫 = 𝑰𝟎 (𝒆𝑲𝑻 − 𝟏) (II.5)
𝐼0 : Courant de saturation inverse de la diode
K : Constant de Boltzmann 1.38*10-23 J/k.
q : La charge électrique 1.6*10-19 (c).
T : Température absolue de fonctionnement de la jonction (K°)
II.3.2 Cellule solaire réelle
Une résistance série (Rs), due essentiellement aux pertes par effets Joule à travers les
grilles de collectes et la résistance propre des semi-conducteurs, ainsi qu’aux mauvais
contactes (Semi-conducteur, électrodes) et une résistance parallèle (R p), dite ‘Shunt ‘
provenant des pertes par recombinaisons dues essentiellement à l‘épaisseur, aux effets de
surface, ainsi qu’à la non idéalité de la jonction, limitent la performance de la cellule. On les
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 20
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
ajoute au modèle pour tenir compte des phénomènes dissipatifs au niveau de la cellule (les
pertes internes). Ainsi on tient compte d’effets résistifs parasites dues à la fabrication à travers
le schéma équivalent (figure II.5).
Figure II.5 : schéma équivalent d’une cellule solaire réelle
Dans ce cas le courant de sortie d’une cellule photovoltaïque se met sous la forme
mathématique suivante :
𝑰 = 𝑰𝒑𝒉 − 𝑰𝑫 − 𝑰𝑹𝑷 (II.6)
Le courant Iph est proportionnel au flux incident (taux de génération recombinaison) et
aux longueurs de diffusion des porteurs, ainsi il est linéairement dépendant du rayonnement
solaire et est également influencé par la température selon l'équation suivante :
𝑮
𝑰𝑷𝒉 = [𝑰𝒔𝒓𝒄 + 𝒌(𝑻𝒌 − 𝑻𝐑𝐞 𝒇 )] 𝟏𝟎𝟎𝟎 (II.7)
TK et Tref : sont, respectivement la température réelle et absolue en K ;
G : l’irradiation sur la surface de la cellule, (1000W/m2 est l’irradiation nominale),
IRp : Courant traversant la résistance R p. Si la résistance Rp est très grande, il devient très
faible et indépendant de la tension. Il est donné par :
𝑽𝑫 𝑽+𝑹𝒔 𝑰
𝑰𝑹𝒑 = = (II.8)
𝑹𝑷 𝑹𝒑
ID : Courant diode, il est de même ordre de grandeur que I rp pour les faibles tensions et il
devient très grand au voisinage de Vco, il s’écrit sous la forme :
𝒒𝑽
𝑰𝑫 = 𝑰𝟎 (𝒆𝑲𝑻 − 𝟏) (II.9)
En remplaçant dans l’équation (II.6) les équations (II.8) et (II.9), l’équation caractéristique
deviendra :
𝒒𝑽
𝑽+𝑹𝒔𝑰
𝑰 = 𝑰𝒑𝒉 − 𝑰𝒐 (𝒆𝑨𝑲𝑻 − 𝟏) − ( ) (II.10)
𝑹𝒑
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 21
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Avec :
A : est le facteur d’idéalité de la cellule qui dépend des mécanismes de recombinaison dans
la zone de charge d’espace [11].
II.4 Panneaux solaires
Le panneau photovoltaïque est par définition un ensemble de cellules assemblées pour
générer une puissance électrique exploitable lors de son exposition à la lumière. En effet, une
cellule élémentaire génère une tension de l’ordre de 0,6 V pour la technologie cristalline. Pour
générer une tension utilisable, il faut plusieurs cellules en série ou en parallèle.
Figure II.6 : Configuration des cellules photovoltaïques
Un système photovoltaïque couplé au réseau utilise des panneaux traditionnels tels
ceux utilisés dans les systèmes autonomes avec une différence dans le nombre de cellules qui
n’est plus lié à des multiples de 36 unités, valeur usuelle pour les recharges des batteries
plomb 12 V. Les panneaux pour systèmes réseaux sont plutôt limités par une taille
correspondant à l’équipement de production. La tendance est à l’augmentation de cette taille
qui est aujourd’hui souvent 1,65 m2 pour une puissance typique de 230 à 330 W. Cette
dimension correspond à environ 20 kg, ce qui permet la pose à deux personnes.
II.4.1 Panneau à 60 cellules de 156 mm
C’est le panneau utilisé dans la majorité des systèmes de puissance. Il comporte 10*6
cellules de 156 mm de côté. Ses dimensions typiques avec le cadre sont de 1,65 *1 m. Dans la
technologie poly cristal, sa puissance est entre 220 et 250 W et en monocristal, on peut
obtenir environ 10 W de plus.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 22
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
II.4.2 Panneau à 72 cellules de 125 mm
C’est le panneau le plus courant et encadré spécialement pour l’intégration en toiture.
Il est formé de 12*6 cellules de 125 mm de côté. Ses dimensions typiques avec le cadre sont
de 1,6*0,8 m. Dans la technologie poly cristal, sa puissance est de 180 et 195 W et en
monocristal, on peut obtenir environ 10 W de plus en technologie traditionnelle.
II.4.3 Panneau en couches minces de 85 W
Ce troisième exemple est un panneau qui présente de très bonnes performances de
production dans sa catégorie. Il est formé de 156 cellules en série et ses dimensions typiques
avec le cadre sont de 1,2*0,6 m. Sa puissance est de 80 à 90 W.
II.5 Simulation du module PV
Un module photovoltaïque est constitué d’un ensemble de cellules photovoltaïques
élémentaires montées en série et/ou en parallèle afin d’obtenir des caractéristiques électriques
désirées tels que : la puissance, le courant de court-circuit Icc ou la tension en circuit ouvert
Vco.
Le model de la cellule PV réalisée sur le logiciel Matlab/Simulink est donné par la figure II.7
ci-dessous.
Figure II.7 : Modèle électronique d’une cellule solaire sous Matlab
II.5.1 Modèle de référence
Le tableau II.2 représente les données des paramètres d’un modèle à base de silicium
monocristallin. Ce modèle peut délivrer une puissance de 300 W.
Un module de 36 cellules en série est suffisant pour obtenir une tension compatible
avec la charge. C’est le module le plus utilisé. Pour éviter la surchauffe de cellules
éventuellement ombragées, on contourne chaque cellule, ou au moins un certain nombre de
cellules en série, par une diode (bypass).
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 23
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Tableau II-2 : paramètres du modèle utilisé dans la simulation
Tension a circuit ouvert Vco (V) 36.3
Tension optimal Vpm (V) 29
Courant de court-circuit Icc (A) 7.84
Courant optimal Ipm (A) 7.35
Puissance maximal Pmax (W) 213.15
Température opérationnelle -40°C à 100°C
Résistance série Rs(Ω) 0.39383
Résistance en parallèle Rp(Ω) 313.3991
L’association en série des panneaux délivre une tension égale à la somme des tensions
individuelles et un courant égal à celui d’un seul panneau.
Figure II.8 : Générateur photovoltaïque en charge
Le générateur photovoltaïque est un ensemble d’équipements mis en place pour
exploiter l’énergie photovoltaïque afin de satisfaire les besoins énergétiques d’une charge. En
fonction de la puissance désirée, les modules peuvent être assemblés en panneaux pour
constituer un "champ photovoltaïque". Relié au récepteur sans autre élément, le panneau
solaire fonctionne "au fil du soleil", c'est-à-dire que la puissance électrique fournie au
récepteur est fonction de la puissance d'ensoleillement.
II.5.2 Évolution des caractéristiques I=f(V) et P=f(V)
La caractéristique électrique de la cellule PV est généralement représentée par la
courbe courant versus tension et puissance versus tension pour différentes conditions.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 24
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Figure II.9 : Caractéristiques d’un panneau PV
II.5.3 Paramètres d’un panneau photovoltaïque
Les paramètres fondamentaux d’un panneau photovoltaïque sont : la tension en circuit
ouvert (Vco), le courant de court-circuit (Icc), le facteur de forme (FF) et le rendement (η). Ces
paramètres peuvent être déterminés à partir des courbes courant-tension, ou de l’équation
caractéristique.
Tension en circuit ouvert (Vco) : C’est la tension aux bornes du panneau lorsqu’elle
n’est pas connectée à une charge ou lorsqu’elle est connectée à une charge de résistance
infinie. Sa valeur diminue avec la température et change peu avec l’irradiation. Et elle
obtenue quand le courant est nul. Une valeur de 0,6 à 0,8 V par cellule, soit par exemple 45 à
60 V pour un panneau de 72 cellules en série.
Courant de court-circuit (Icc) : C’est le courant fourni par la cellule solaire à tension
nulle. C’est le plus grand courant que la cellule peut fournir. Celui-ci est fonction de la
surface éclairée, du spectre de rayonnement solaire et de la température. Ce courant augmente
linéairement avec l'intensité lumineuse de la cellule. Il n’est pas un paramètre très intéressant
pris tout seul.
Facteur de forme (FF) : Il est essentiellement une mesure de la qualité de la cellule
solaire. Il est calculé en comparant la puissance maximale que peut délivrer la cellule Pmax à
la puissance théorique Pt (produit de la tension de circuit-ouvert par le courant de court-
circuit). Ce paramètre est compris entre 0 et 1 ou exprimé en pourcentage 60 % à 85 %. Cette
diminution est due à la résistance non nulle des constituants de la cellule lors du montage en
série ou à cause des légères fuites de courant en parallèle. Il est défini par la relation :
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 25
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
𝑷𝒎𝒂𝒙
𝑭𝑭 = 𝑽𝒄𝒐.𝑰𝒄𝒄 (II.11)
La puissance maximum donnée par la tension et le courant maximum de la cellule est :
Pmax=VmIm (II.12)
Le facteur de forme représente donc l’écart entre la cellule réelle et une cellule pour
laquelle Rs = 0 et Rp = ∞ (cellule idéale). Il diminue à mesure que la température de la cellule
est augmentée. Les Facteurs de forme typiques vont de 0,6 à 0,85, et plus il est proche de 1,
plus le module est proche de l’idéal [12].
Lorsqu’on lance la simulation pour un seul panneau on observe les différents
paramètres dont la tension V co (72.6 V), le courant de court-circuit Icc (15.68 A) et la
puissance maximale est de l’ordre de 1138 W.
II.5.4 Influence de l’éclairement sur les courbes I=f(V) et P=f(V)
La production photovoltaïque d’un panneau dépend directement du flux solaire reçu,
puisque c’est sa source d’énergie. Mais les paramètres de la caractéristique ne sont pas
affectés de la même manière. Dans la partie gauche des courbes (figure II.9), on constate que
le courant est directement proportionnel au rayonnement à ces niveaux d’éclairement. La
tension est par contre moins dégradée lorsque la lumière baisse.
Figure II.10 : Effet d’éclairement sur les caractéristiques électriques à T=25°C
Effet de l’irradiation
La figure II.10 montre les caractéristiques courant-tension et puissance-tension de panneau
PV pour différents niveaux de rayonnement. On constate que le courant I CC augmente de
façon quasi linéaire avec l’irradiation et que la tension V CO augmente légèrement. Ensuite, la
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Chapitre II : Énergie photovoltaïque
puissance électrique maximale augmente. Elle est meilleure pour un éclairement énergétique
élevé.
Dans la pratique, la concentration lumineuse est inférieure à 1 kW/m2 pris
généralement comme référence donc le rendement est inférieur à sa valeur nominale.
II.5.5 Influence de la température sur les courbes I=f(V) et P=f(V)
Figure II.11 : Effet de la température sur les caractéristiques électriques à G=1000 w/m2
Effet de la température
La figure II.11 montre les caractéristiques courant-tension et puissance-tension de la
cellule PV pour différentes températures. Lorsque la température augmente, le courant ICC
augmente légèrement mais la tension VCO et la puissance électrique maximale diminuent
fortement avec cette augmentation de la température.
Les conditions standards sont généralement choisies pour une valeur de température de
25° C. Sous le soleil, la température est souvent plus élevée et donc l’efficacité plus faible
[13].
II.5.6 Mode de connexion du PV
Pour disposer d’une puissance installée de plusieurs centaines de watts, de kilowatts,
voire de mégawatts, il faut nécessairement assembler les panneaux photovoltaïques. On
réalise alors un champ photovoltaïque. Quand les panneaux sont montés en série, les tensions
s’ajoutent et le courant reste constant (on appelle cet assemblage une chaîne, ou un string), et
quand ils sont montés en parallèle, les courants s’ajoutent et la tension reste constante. Il faut
que les courants des différents panneaux soient identiques dans une liaison série de même que
les tensions dans une liaison parallèle.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 27
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
II.5.6.1 Association des panneaux en série
La figure (II.12) représente le schéma d’un générateur à trois modules (N s=3) placées en
série à l’aide de l’outil Matlab Simulink.
Figure II.12 : Générateur PV à 3 panneaux en série à vide
La figure II.13 présente les caractéristiques selon les nombres de panneaux placés en
série. On remarque que l’association en série des panneaux délivre une tension égale à la
somme des tensions individuelles et un courant égal à celui d’un seul panneau. Le courant ne
varie que très légèrement.
a) caractéristiques I=f(V) b) caractéristiques P=f(V)
Figure II.13 : Caractéristiques de l’association en série des panneaux.
II.5.6.2 Association des panneaux en parallèle
La figure II.14 représente le schéma de trois panneaux (Np=3) montés en parallèle.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 28
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Figure II.14 : Générateur PV à 3 panneaux en parallèle
a) caractéristiques I=f(V) b) caractéristiques P=f(V)
Figure II.15 : Caractéristiques de l’association des modules en parallèles
Lorsque les trois panneaux sont branchés en parallèle on constate une augmentation du
courant généré (Figure II.15.a), plus grand que celui d’un seul panneau mais une tension égale
à celle délivrée par un seul panneau (50V).
II.5.6.3 Association mixte (série-parallèle) des panneaux PV
Pour obtenir une satisfaction en courant et en tension, il faut utiliser un groupement
mixte, c’est à dire Série-Parallèle. Pour observer le résultat on utilise Ns panneaux en série et
Np panneaux en parallèle de mêmes paramètres comme dans l’exemple de la figure II.16.
Figure II.16 : Exemple de connexion en Mixte
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 29
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
a) caractéristiques I=f(V) b) caractéristiques P=f(V)
Figure II.17 : Association mixte des modules
On obtient un courant beaucoup plus grand qui varie en fonction des panneaux placés
en parallèle, la tension est fonction du nombre des panneaux placés en série. Elle augmente au
fur et à mesure que les tensions soient ajoutées en série dans la connexion mixte.
Pour avoir une satisfaction en courant et en tension donc une puissance, l’association
mixte (série-parallèle) s’impose car on obtient plus de tension et de courant que dans les
associations série et parallèle.
Figure II.18 : Schéma block de l’association GPV et du MPPT
Nous avons testé notre algorithme pour diverses valeurs de l’irradiation et de la
température en fonction du pas de perturbation.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 30
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
II.5.7 Variation de l’irradiation : [300-500-1000-500] à T=25 °C
Figure II.20 : Variation du courant et tension de sortie dans le cas d’un changement
d’irradiation
Figure II.21 : Variation de la puissance dans le cas d’un changement d’irradiation
II.5.8 Variation de l’irradiation : [300-500-1000-500] à T=35 °C
Figure II.22 : Variation du courant et tension de sortie dans le cas d’un changement
d’irradiation
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 31
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
Figure II.23 : Variation de la puissance dans le cas d’un changement d’irradiation
II.5.9 Variation de l’irradiation : [300-500-1000-500] à T=45 °C
Figure II.24 : Variation du courant et tension de sortie dans le cas d’un changement
d’irradiation
Figure II.25 : Variation de la puissance dans le cas d’un changement d’irradiation
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 32
Chapitre II : Énergie photovoltaïque
II.5.10 Interprétation des résultats de simulation
D’après les résultats obtenus par la simulation, on constate qu’à une température
constante la puissance augmente avec l’augmentation de l’irradiation et diminue avec sa
diminution. L’augmentation de la température a un effet négatif sur la puissance dû à la
diminution de la tension qui au fur et à mesure que la température augmente elle diminue.
II.6 Conclusion
Ce chapitre a été consacré à l’étude du principe de l’effet photovoltaïque, de la cellule
PV et de ses paramètres. La simulation du module basée sur les équations mathématiques en
utilisant Matlab/Simulink a démontré que les courbes caractéristiques Courant-Tension
(I=f(V)) et Puissance-Tension (P=f(V)) sont fortement influencées par la variation de la
température et celle de l’irradiation donc les conditions météorologiques. On a également
réalisé les différents modes de connexion des modules PV en montrant que le branchement
mixte fournit plus de puissance.
Le prochain chapitre sera destiné à l’étude d’un réseau électrique.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 33
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
Étude des Réseaux Électriques
III.1 Introduction
L'électricité circule depuis le lieu où elle est produite (centrales de production)
jusqu’à l’endroit où elle est consommée, par l’intermédiaire d’un réseau de lignes
électriques aériennes ou souterraines. Ces derniers permettent de transporter et de
distribuer l'énergie électrique sur l'ensemble du territoire (voir la figure III.1).
Un réseau électrique est un ensemble d'infrastructures dont le but est
d'acheminer de l'énergie électrique à partir de centres de production vers les
consommateurs d'électricité (charge).
Au cours de ce chapitre, nous évoquerons d’abord les différents types et
structures de réseaux électriques puis faire la modélisation d’une ligne électrique et
ensuite finir par donner un exemple d’application d’un réseau bouclé.
Figure III.1 : Vue globale du réseau électrique
III.2 Les différents types de réseaux électriques
Les réseaux électriques sont partagés en trois types.
III.2.1 Réseaux de transport et d’interconnexion
La dispersion géographique entre les lieux de production et les centres de
consommation, l’irrégularité de cette consommation et l’impossibilité de stocker
l’énergie électrique nécessitent un réseau électrique capable de la transporter sur de
grandes distances.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 34
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
L’alternateur produit la puissance électrique sous moyenne tension (12 à 15
kV), et elle est injectée dans le réseau de transport à travers des postes de
transformation pour être transmise sous haute ou très haute tension afin de réduire les
pertes dans les lignes. Le niveau de la tension de transport varie selon les distances et
les puissances transportées, plus les distances sont grandes plus la tension doit être
élevée, la même chose pour la puissance.
La structure de ces réseaux est essentiellement de type aérien. Les tensions
sont généralement comprises entre 225 et 400 kV, quelques fois 800 kV. L’utilisation
de ces tensions élevées est liée à un objectif économique.
L’usage des tensions élevées se trouve donc imposé malgré les contraintes
d’isolement qui se traduisent par des coûts de matériels de protection plus importants.
III.2.2 Réseaux de répartition
Les réseaux de répartition ou réseaux Haute Tension ont pour rôle de répartir,
au niveau régional, l'énergie issue du réseau de transport. Il prend sa source dans le
réseau de transport à partir des postes d’interconnexion THT/HT (MT) et sert à
fournir les gros consommateurs industriels sous haute ou moyenne tension, et à
répartir les puissances dans différentes régions rurales ou urbaines. Ces réseaux
alimentent également les réseaux de distribution à travers des postes de
transformation HT/MT.
Nous remarquons qu’il n’existe pas de délimitation franche des niveaux de
tension entre les réseaux de transport et de répartition. Il est communément admis,
que pour le réseau de répartition, les tensions situées sont comprises entre 60 kV et
150 kV.
Ces réseaux sont, en grande part, constitués de lignes aériennes. Leur structure
est, soit en boucle fermée, soit le plus souvent en boucle ouverte, mais peut aussi se
terminer en antenne au niveau de certains postes de transformation.
En zone urbaine dense, ces réseaux peuvent être souterrains sur des longueurs
n'excédant pas quelques kilomètres [14].
III.2.3 Réseaux de distribution :
Le réseau de distribution est la partie du réseau reliant les postes sources de
distribution aux postes de consommateurs. Les lignes du réseau primaire de
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 35
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
distribution sont d’un niveau de tension compris entre 5.5 et 36 kV et alimentent les
charges d’une zone géographique bien précise.
Certaines petites unités industrielles sont directement alimentées par le réseau
primaire moyen tension (MT). Le réseau secondaire de distribution est généralement à
basse tension pour un usage commercial et résidentiel.
Le réseau de distribution est à la fois, aérien et souterrain. Ce dernier a connu
ces dernières décennies un accroissement rapide qui fait qu’il présente aujourd’hui la
majeure partie du réseau de distribution [15].
III.3 Les structures topologiques des réseaux électriques
Il existe 4 structures basées sur les qualités de service. Chaque topologie est
dictée par : le niveau de fiabilité recherché, la flexibilité et la maintenance, ainsi que
les coûts d’investissement et d’exploitation.
Les choix entre ces différentes structures ne peuvent se faire qu’après une
étude économique, tenant compte non seulement du prix de revient du réseau, mais
également de la qualité de service qui pourra être assuré et des possibilités d’une
extension du réseau.
Les différentes structures qu’on trouve usuellement sont illustrées sur la figure
III.2 suivante.
Figure III.2 : Différentes topologies des réseaux électriques : (a) Réseau maillé, (b).
Réseau bouclé, (c). Réseau radial, (d). Réseau arborescent.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 36
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
III.3.1 Réseaux maillés
Ils sont les réseaux où toutes les lignes sont bouclées. Cette structure (figure
III.2.a) nécessite que tous les tronçons de lignes soient capables de surcharges
permanentes, et qu’il soit muni, à leurs deux extrémités, d’appareils de coupure. On
obtient ainsi la meilleure sécurité et assure une bonne continuité de service mais au
prix le plus élevé.
III.3.2 Réseaux bouclés
Ils sont alimentés à la fois par plusieurs sources (généralement 2). L’existence
de plusieurs sources (figure III.2.b) augmente la sécurité d’alimentation, en cas
d’avarie de l’une d’elles (transformateur) ou sur une boucle. Son inconvénient est lié
au coup de réalisation et de sa mise en œuvre qui est très importante sans compter le
coup des protections.
III.3.3 Réseaux radiaux
C’est une topologie (figure III.2.c) simple qu’on trouve usuellement dans la
distribution MT et BT. Elle est composée d’une ligne alimentée par des postes de
distribution MT ou BT alimentés au départ par un poste source HT ou MT. Cette
structure est souvent alimentée des deux côtés.
Parmi les avantages de ce type de réseau c’est qu’il est extra simple à étudier
et à construire, en plus sa réalisation n’est pas coûteuse. Le réseau radial ne peut
assurer une bonne continuité de service, lors d’une mise hors service du réseau sans
aucune possibilité de réalimentation de secours.
III.3.4 Réseau arborescent
Cette structure (figure III.2.d) est très utilisée en milieu rural et quelque fois en
milieu urbain où la charge n’est pas très sensible aux interruptions. Elle est constituée
d’un poste de répartition qui alimente plusieurs postes de distribution (BT) [16].
III.4 Le but de la haute tension
Le choix d'utiliser des lignes à haute tension s'impose dès qu'il s'agit de
transporter de l'énergie électrique sur des distances supérieures à quelques kilomètres.
Le but est de réduire les chutes de tension en ligne, les pertes en ligne, et également
d'améliorer la stabilité des réseaux.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 37
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
III.5 Lignes électriques
La ligne à haute tension est le composant principal des grands réseaux de
transport d'électricité. Elle transporte l'électricité de la centrale électrique au
consommateur. Ces lignes sont aériennes, souterraines ou sous-marines. Les lignes à
haute tension aériennes sont composées de câbles conducteurs, généralement en
alliage d'aluminium, suspendus à des supports, pylônes ou poteaux.
Elles sont constituées de 3 phases, et chaque phase peut être constituée d'un ou
de plusieurs conducteurs (de 1 à 4) espacés de quelques centimètres afin de limiter les
pertes par effet couronne.
Une ligne de transport doit posséder les caractéristiques de base suivantes :
La tension doit demeurer assez constante sur toute la longueur de la ligne et
pour toutes les charges comprises entre zéro et la charge nominale,
Les pertes doivent être faibles afin que la ligne possède un bon rendement,
Les pertes Joule ne doivent pas faire surchauffer les conducteurs,
Si la ligne ne peut d'elle-même répondre à ces exigences, on doit alors ajouter
de l'équipement supplémentaire afin de réaliser toutes ces conditions.
III.5.1 Paramètres transversaux et longitudinaux d’une ligne
III.5.1.1 Schéma équivalent d'une ligne
Toute ligne possède une résistance, une réactance inductive et une réactance
capacitive. Ces impédances sont réparties uniformément sur toute la longueur de la
ligne si bien qu'on peut représenter la ligne par une série de sections R, L, C
identiques. Chaque section représente un tronçon de ligne d'une longueur donnée (1
km, généralement). Ce tronçon est représenté soit en Π ou soit en T.
Figure III.3 : Circuit équivalent d'une ligne simplifié
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 38
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
III.5.1.2 Résistance de la ligne
Pour le développement de modèles des lignes de transport, on détermine la
résistance d’un câble de longueur infinie.
𝑹 = 𝒓𝟎 .l III.1
R : résistance en Ω
𝒓𝟎 : Résistance linéique en Ω/km
l : longueur de la ligne en km
On calcule la résistance linéique par la formule suivante.
𝝆
𝒓𝟎 = III.2
𝑭
ρ : résistivité du conducteur en Ω.m
F : section du conducteur en m2,
III.5.1.3 Réactance de la ligne
Le champ magnétique créé par le courant de charge qui passe par le
conducteur est l’origine de la réactance. La réactance dépend fortement de ce courant
et de la longueur de la ligne.
𝑿 = 𝑿𝟎 . 𝒍 III.3
𝑫𝑴𝑮 𝟎,𝟎𝟏𝟓𝟕
𝑿𝟎 = 𝟎, 𝟏𝟒𝟒 𝒍𝒐𝒈 + III.4
𝑹é𝒒 𝒏
𝑹é𝒒 = √𝒂. 𝑹𝒄 III.5
X : réactance en Ω
X0 : réactance linéique en Ω/km
DMG : la distance moyenne géométrique (m)
n: nombre de conducteur par faisceaux
a : Le pas du faisceau (cm)
Rc : Le rayon du conducteur (cm)
Réq : le rayon équivalent du faisceau (cm)
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 39
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
III.5.1.4 Susceptance de la ligne
La susceptance de la ligne due à l'effet capacitif entre chaque phase et la terre
est déterminée par l'expression :
𝟕,𝟓𝟖
𝑩𝟎 = 𝑫𝑴𝑮
𝟏𝟎−𝟔 III.6
(𝐥𝐨𝐠〖( ))〗
𝑹é𝒒
𝐵0 : Susceptance en siemens (S)
III.5.2 Modélisation des lignes et des câbles électriques
Soit la figure III.4 suivante qui représente la modélisation d’une ligne de
transport.
Figure III.4 : Modèle général d’une ligne électrique.
A la fréquence de travail ω, nous avons :
𝒁 = 𝒓 + 𝒋𝒍𝝎 III.7
L’impédance série
𝒀 = 𝒈 + 𝒋𝒄𝝎 III.8
L’admittance shunt (g est généralement égale à zéro)
A partir des lois de Kirchhoff des tensions et courants, nous pouvons écrire :
𝒅𝑽 = 𝑰. 𝒁 𝒅𝒙 III.9
𝒅𝑰 = (𝑽 + 𝒅𝑽)𝒀 𝒅𝒙 ≈ 𝑽. 𝒀 𝒅𝒙 III.10
𝒅𝑽(𝒙)
= 𝒁. 𝑰 III.11
𝒅𝒙
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 40
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
𝒅𝑰(𝒙)
= 𝒀. 𝑽 III.12
𝒅𝒙
En dérivant dV/dx, on obtient :
𝒅𝟐 𝑽(𝒙) 𝒅𝑰(𝒙)
=𝒁 = 𝒁. 𝒀. 𝑽 III.13
𝒅𝒙𝟐 𝒅𝒙
Ou encore :
𝒅𝟐 𝑽(𝒙)
− 𝒁. 𝒀. 𝑽 = 𝟎 III.14
𝒅𝒙𝟐
Définition 𝛾 comme constante de propagation par :
𝜸 = √𝒀. 𝑹 III.15
On peut résoudre le système d’équations différentielles du second ordre en
utilisant la transformée de Laplace. L’équation caractéristique suivante est obtenue :
(𝑺𝟐 − 𝜸𝟐 ) = (𝑺 − 𝜸)(𝑺 + 𝜸) = 𝟎 III.16
D’où l’équation générale de V :
𝑽(𝒙) = 𝒌𝟏 𝒆𝜸𝒙 + 𝒌𝟐 𝒆−𝜸𝒙 III.17
Qui peut être réécrite comme :
𝒆𝜸𝒙 +𝒆−𝜸𝒙 𝒆𝜸𝒙 −𝒆−𝜸𝒙
𝑽(𝒙) = (𝒌𝟏 + 𝒌𝟐 ) ( ) + (𝒌 𝟏 − 𝒌 𝟐 ) ( ) III.18
𝟐 𝟐
Posons 𝐾1 = 𝑘1 + 𝑘2 et 𝐾2 = 𝑘1 − 𝑘2 nous avons donc :
𝒆𝜸𝒙 +𝒆−𝜸𝒙 𝒆𝜸𝒙 −𝒆−𝜸𝒙
𝑽(𝒙) = 𝑲𝟏 ( ) + 𝑲𝟐 ( ) = 𝑲𝟏 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝜸𝒙) + 𝑲𝟐 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝜸𝒙) III.19
𝟐 𝟐
Si 𝑥 = 𝛼 + 𝑗𝛽, on a :
𝐜𝐨𝐬𝐡(𝒙) = 𝐜𝐨𝐬𝐡 𝜶 𝐜𝐨𝐬 𝜷 + 𝒋 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜶 𝐬𝐢𝐧 𝜷 III.20
𝐬𝐢𝐧𝐡(𝒙) = 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜶 𝐜𝐨𝐬 𝜷 + 𝒋 𝐜𝐨𝐬𝐡 𝜶 𝐬𝐢𝐧 𝜷 III.21
Conditions initiales :
𝒙 = 𝟎 ⇒ 𝑽(𝒙 = 𝟎) = 𝑽𝒓 ⇒ 𝑲𝟏 = 𝑽𝒓 III.22
D’autre part :
𝒅𝑽(𝒙)
= 𝒁. 𝑰 = 𝑲𝟏 𝛄 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝜸𝒙) + 𝑲𝟐 𝜸 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝜸𝒙) III.23
𝒅𝒙
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 41
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
𝒁𝑰𝒓 𝒁
⇒𝑲𝟐 = = 𝑰𝒓 √ 𝒀 III.24
𝜸
Ainsi, l’expression de V(x) devient :
𝑽(𝒙) = 𝑽𝒓 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝜸𝒙) + 𝑰𝒓 𝒁𝒄 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝜸𝒙) III.24
𝑍
Avec 𝑍𝑐 = √𝑌 impédance caractéristique
Avec le même raisonnement on détermine I(x) :
𝑽
𝑰(𝒙) = 𝑰𝒓 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝜸𝒙) + 𝒁𝒓 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝜸𝒙) III.25
𝒄
Le schéma équivalent en π d’une ligne de transport est dérivé d’un système
quadripôle :
𝑽 𝑨 𝑩 𝑽𝑹
[ 𝒔] = [ ][ ] III.26
𝒔 𝑪 𝑫 𝑰𝑹
Figure III.5 : Représentation en π de la ligne de transport
La dérivation des paramètres séries et shunts de cette représentation (π) de la
ligne de transport est ainsi déduits à travers l’analyse du circuit de la figure III.5 :
𝑽𝒔 −𝑽𝑹 𝒀′
− 𝑽𝑹 = 𝑰𝑹 III.27
𝒁′ 𝟐
𝒁′ 𝒀′
𝑽𝑺 = (𝟏 + ) 𝑽𝑹 + 𝒁′𝑰𝑹 III.28
𝟐
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Chapitre III : Étude des réseaux électriques
𝒀′ 𝒀′
𝑰𝑺 = 𝑽𝑺 + 𝑽𝑹 + 𝑰𝑹 III.29
𝟐 𝟐
𝒁′ 𝒀′ 𝒁′ 𝒀′
𝑰𝑺 = 𝒀′ (𝟏 + ) 𝑽𝑹 + (𝟏 + )𝑰𝑹 III.30
𝟒 𝟐
𝒁′ 𝒀′
𝑽 𝟏+ 𝒁′ 𝑽𝑹
𝟐
[ 𝒔] = [ ][ ] III.31
𝒔 𝒁′ 𝒀′ 𝒁′ 𝒀′ 𝑰𝑹
𝒀′(𝟏 + 𝟏+
𝟒 𝟐
𝑩 = 𝒁𝒄 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜸𝒍 = 𝒁′ III.32
𝒁′ 𝒀′
𝑨 = 𝐜𝐨𝐬𝐡 𝜸𝒍 = 𝟏 + III.33
𝟐
𝒀′ 𝐜𝐨𝐬𝐡 𝜸𝒍−𝟏 𝟏 𝜸𝒍
= = 𝒁 𝐭𝐚𝐧𝐡 𝟐 III.34
𝟐 𝒁𝒄 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜸𝒍 𝒄
On peut simplifier ces valeurs comme suite :
𝒛𝒍𝒛 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜸𝒍
𝒁′ = 𝒁𝒄 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜸𝒍 = √𝒚𝒍𝒛 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜸𝒍 = 𝒁 III.35
𝜸𝒍
Avec Z=zl (𝛾 = √𝑧𝑦)
𝜸𝒍
𝒀′ 𝟏 𝜸𝒍 𝒚𝒍𝒚 𝜸𝒍 𝒀 𝐭𝐚𝐧𝐡 𝟐
Et = 𝒁 𝐭𝐚𝐧𝐡 𝟐 = √ 𝒛𝒍𝒚 𝐭𝐚𝐧𝐡 𝟐 = 𝜸𝒍 III.36
𝟐 𝒄 𝟐
𝟐
Avec Y=yl
Ainsi, à partir de ces équations, on peut retrouver les différents modèles de
lignes de transport :
Cas de ligne longue (l>250 km)
𝜸𝒍
′ 𝐬𝐢𝐧𝐡 𝜸𝒍 𝒀′ 𝒀 𝐭𝐚𝐧𝐡 𝟐
𝒁 =𝒁 , = 𝜸𝒍 III.37
𝜸𝒍 𝟐 𝟐
𝟐
Cas de ligne moyenne (100<l<250 km)
𝑍 ′ = 𝑍 et 𝑌 ′ = 𝑌
Cas de ligne courte (l<50 km)
𝑍 ′ = 𝑍, et Y’ est négligeable [15].
III.5.3 Les pylônes
Pour les lignes aériennes, des pylônes, généralement réalisés en treillis d'acier
(ou béton) supportent et maintiennent les conducteurs écartés par lesquels transite le
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Chapitre III : Étude des réseaux électriques
courant électrique à une distance suffisante du sol et des obstacles : ceci permet de
garantir la sécurité et l'isolement par rapport à la terre, les câbles étant nus (non isolés)
pour en limiter le poids et le coût. Les lignes sont signalées par des balises diurnes
(boules) ou nocturnes (dispositifs lumineux), aux abords des aéroports et aérodromes
la partie supérieure du fût du pylône est peinte en rouge et blanc.
III.5.4 Les isolateurs
Les isolateurs assurent l’isolement électrique entre les câbles conducteurs et
les supports. Ceux-ci sont réalisés en verre, en céramique, ou en matériau synthétique.
Les isolateurs en verre ou céramique ont en général la forme d'une assiette. On les
associe entre eux pour former des chaînes d'isolateurs. Plus la tension de la ligne est
élevée, plus le nombre d'isolateurs dans la chaîne est important. Sur une ligne 400 kV,
les chaînes d'isolateurs comportent 19 assiettes.
III.5.5 Câbles de garde
Situés au-dessus des conducteurs, les câbles de garde les protègent contre la
foudre. Ils sont en général réalisés en almélec-acier. Au centre du câble de garde on
place parfois un câble en fibre optique qui sert à la communication de l'exploitant.
Figure III.6 : Pylône aves isolation
III.5.6 Les postes électriques
Un poste électrique ou généralement sous-station situé aux extrémités des
lignes de transmission ou de distribution est l’élément du réseau électrique servant à
la fois à la transmission et à la distribution d'électricité. Il permet d'élever la tension
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 44
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
électrique pour sa transmission ou de la redescendre en vue de sa consommation par
les utilisateurs (particuliers ou industriels).
Il comprend le plus souvent : un transformateur, disjoncteur, sectionneur,
surveillance et contrôle [17].
III.5.7 Le plan de protection
La mise en place d’un plan de protection doit satisfaire à trois objectifs :
Préserver la sécurité des biens et des personnes ;
Éviter la destruction partielle ou totale des matériels ;
Assurer la continuité de fourniture.
Dans tout système de protection, le distributeur cherche toujours un compromis entre
la sensibilité, la rapidité, la fiabilité et la simplicité. Cependant, en fonction des
contraintes économiques et techniques, chaque distributeur va mettre en place son
propre plan de protection. Ce plan devra néanmoins être en accord avec le régime de
neutre retenu [18].
Application : le réseau proposé est un réseau bouclé contenant quatre (4)
nœuds, quatre (4) charges. Il est alimenté par une source de tension. Le tableau III.1
contient les données du réseau.
Tableau III-1 : les données du réseau proposé
ligne r0 (Ω/km) x0 (Ω/km) b0 (Ω-1/km) Longueur
(km)
A-1 0.23 0.4 2.73*10-6 9
1-2 0.3 0.4 2.73*10-6 5
2-3 0.3 0.4 2.73*10-6 8
3-A 0.23 0.4 2.73*10-6 7
Soit le réseau schématisé par la figure III.7 suivante.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 45
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
Figure III.7 : Schéma du réseau de notre exemple
Le résultat des calculs effectués sur Matlab est dans le tableau III.2.
Tableau III-2 : Résultat des calculs effectués
Ligne S_ligne (MVA) △U_ligne (kV) △P △Q Nœud U (kV)
(MW) (MAR)
A-1 12.8970 + 1.8259 + 0.5225 0.9087 A 30
7.7999i 1.0095i
1-2 2.8970 + 1.7999i 0.1589 + 0.0116 0.0155 1 28.1922
0.0619i
2-3 4.1030 + 2.2001i 0.5629 + 0.0578 0.0771 2 28.0357
0.2616i
3-A 13.1030 + 1.4219 + 0.4132 0.7186 3 28.5896
7.7001i 0.8097i
Total 1.0051 1.7199
Après les calculs, on constate que seule la tension du nœud trois (3) est dans
les normes (±5% de la tension nominale). On voit également que les chutes de
tension et les pertes de puissances de lignes sont conséquentes. Pour pallier à ce
problème, il existe trois solutions à savoir : doublement de ligne, compassassions et
injection d’un Gpv dans le réseau.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 46
Chapitre III : Étude des réseaux électriques
III.6 Conclusion
Ce chapitre a été consacré à l’étude du réseau électrique. Nous avons d’abord
exposé les différentes structures de réseau tout en indiquant leurs avantages et
inconvénients puis, nous avons fait la modélisation d’une ligne électrique et finir par
donner un exemple d’un réseau bouclé.
Dans le prochain chapitre, nous étudierons les systèmes photovoltaïques
connectés au réseau.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 47
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
IV.1 Introduction
Selon les applications, on distingue deux types de système photovoltaïques (PV) :
système en îlot et système couplé au réseau. C’est ce dernier qui nous intéresse dans notre
travail. Environ 90 % de la puissance PV mondiale est aujourd’hui couplée au réseau.
Les installations PV couplées au réseau n’ont pas besoin d’élément d’accumulation
puisque c’est le réseau qui assume cette fonction. Elles ont donc une structure très simple
comme le montre la figure IV.1.
Figure IV.1 : GPV connecté au réseau
Le photovoltaïque connait mondialement une phase d’expansion avec un taux de
croissance d’environ 20 à 40 % par an, endossé dans les pays industrialisés en grande partie
par les installations couplées au réseau et grâce aux programmes de soutien nationaux [12].
Figure IV.2 : Évolution de la puissance solaire raccordée [19]
Dans ce chapitre, nous allons présenter un GPV raccordé au réseau puis analyser son
comportement.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 48
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
IV.2 Structure générale d’un système photovoltaïque connecté au réseau
Il existe deux types de structures de système photovoltaïque :
IV.2.1 Système PV connecté directement au réseau :
Cette installation est constituée d’un générateur photovoltaïque connecté directement
au réseau électrique à l’aide d’un onduleur.
Figure IV.3 : Système PV connecté directement au réseau
IV.2.2 Systèmes à bus continu intermédiaire :
Le générateur photovoltaïque est connecté par l’intermédiaire d’un convertisseur
continu-continu qui sert d’élévateur de tension. Un onduleur délivre une tension modulée,
celle-ci est filtrée pour réduire le taux d’harmonique, on obtient alors en sortie de ce dispositif
une tension pouvant être injectée dans le réseau.
Figure IV.4 : Système PV connecté via un bus continu-continu
IV.3 Les convertisseurs (DC/DC et DC/AC)
L’électronique de puissance est mise en jeu lorsque l’on désire contrôler par des
dispositifs électroniques la puissance fournie par les générateurs. Ce contrôle implique la
régulation du transfert de la puissance du générateur provenant des énergies renouvelables
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 49
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
vers le réseau pour optimiser ce transfert en permanence, selon les évolutions des ressources.
Le conditionnement de la puissance implique une transformation de la forme d’onde de
tension, de courant, à une certaine fréquence en une autre forme d’onde de tension, de
courant, ayant une fréquence différente.
Dans le domaine des énergies renouvelables, on utilise des convertisseurs de puissances
pour exploiter l’énergie provenant du photovoltaïque et éolien.
IV.3.1 Convertisseurs DC/DC (hacheurs)
La valeur efficace d’une tension alternative peut facilement être élevée ou abaissée en
utilisant un transformateur. Malheureusement, ceci n’est pas possible dans le courant continu,
jusqu’au développement récent des composants électroniques.
Un convertisseur DC/DC va convertir à une certaine tension continue une autre
tension continue. Il permet d’élever la tension et d’abaisser le courant, dans la même
proportion, et vice versa, de telle manière que :
𝐕𝐞 𝐈𝐞 = 𝐕𝐬 𝐈𝐬 IV.1
Pour notre travail nous utilisons un convertisseur parallèle (Boost) comme étage
d’adaptation. Le convertisseur Boost est utilisé pour les systèmes photovoltaïques avec un
suiveur du point de puissance maximale (MPPT). Ceci émane du fait qu’il fonctionne au
mode de courant continu extrayant autant de puissance que possible à partir des cellules
solaires. Par conséquent le rendement énergétique du convertisseur Boost peut être plus grand
que celui de tous les autres hacheurs. Le Boost est généralement employé pour obtenir une
tension de sortie plus élevée que celle de l’entrée. L'inductance permet de lisser le courant
appelé sur la source. La capacité C permet de limiter l'ondulation de tension en sortie.
Figure IV.5 : Schéma équivalent d’un hacheur survolteur
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 50
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
En admettant que le courant dans la bobine est quasi constant, le fonctionnement périodique
du circuit de la figure IV.5 donne la relation suivante [7] :
𝐕
𝐬
𝐕𝐞 = 𝟏−𝛂 IV.2
Sachant que le rapport cyclique de fonctionnement (α) est défini par la fraction :
𝑫𝒖𝒓é𝒆 𝒅𝒆 𝒍′ é𝒕𝒂𝒕 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝑲
α=(𝑷é𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒐𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒌) IV.3
IV.3.2 Onduleur
Un onduleur est un convertisseur statique assurant la transformation de la tension
continue en tension alternative. En fait, cette conversion d'énergie est rendue possible grâce à
un dispositif électronique (semi-conducteurs). Il permet d’obtenir aux bornes du récepteur une
tension alternative réglable en fréquence et en valeur efficace, en utilisant ainsi une séquence
adéquate de commande. Il existe des onduleurs mono ou triphasés.
Figure IV.6 : Onduleur 3 niveaux triphasé
Toutes les installations PV couplées au réseau nécessitent un onduleur qui transforme
la tension continue produite par le GPV en une tension alternative conforme au réseau. Pour
cette tâche, on emploie aujourd’hui presque exclusivement des onduleurs à commutation
assisté avec la modulation à largeur d’impulsion (MLI). Ces onduleurs ont l’avantage de
produire un courant à très basse teneur d’harmoniques [18]. Si l’on observe la forme de la
courbe courant-tension (figure II.9) d’un panneau PV, on retrouve les caractéristiques d’une
cellule (multipliée en tension) où le courant varie de son maximum (à tension nulle) et baisse
jusqu’à 0 avec une tension maximale du panneau (Vco). Le point intéressant dans cette courbe
est celui qui maximise la puissance, qui est le produit du courant par la tension. Ce point
apparait sur le coude de la caractéristique. Pour que notre système fonctionne toujours à ce
point, l’onduleur doit être équipé d’un MPPT.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 51
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
IV.3.2.1 Commande de l’onduleur
L’objectif de la commande est de générer les ordres d’ouverture et de fermeture des
interrupteurs de sorte que la tension créée par l’onduleur soit la plus proche de la tension de
référence. Il existe plusieurs méthodes de commande (commande par hystérésis, commande
par Modulation de Largeur d’Impulsion, commande symétrique, commande décalée. Nous
avons utilisé la MLI dans notre travail.
IV.3.2.2 Modulation de Largeur d'Impulsions (MLI)
La MLI permet de former à la sortie d'un onduleur chaque alternance de la tension à
l'aide d’une succession de créneaux rectangulaires, dont la largeur varie suivant une loi de
commande qui a pour but de :
- Repousser les harmoniques à des fréquences élevées pour faciliter leur filtrage ;
- Faire varier la valeur efficace du fondamental de la tension de sortie ;
- Faire varier la fréquence du fondamental de la tension de sortie.
Cependant, elle a une efficacité limitée due aux pertes de commutation.
La MLI consiste à moduler une onde porteuse triangulaire (issue d’un découpage à
fréquence) par une onde modulante sinusoïdale à fréquence beaucoup plus basse.
Figure IV.7 : Signale de la commande MLI
IV.4 Recherche du point de la puissance maximale (Maximum Power Point
Tracking-MPPT)
Le circuit reliant le G PV à l’onduleur dispose d’un MPPT qui est un dispositif de
recherche du point de puissance maximale (MPP). Ce circuit teste les variations de
courant/tension produites par le GPV pour rester en permanence au coude de la caractéristique
I/V, afin de maximiser la puissance produite. Le MPPT incorpore un transformateur de
tension DC/DC transformant la tension continue variable d’entrée en une tension interne
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 52
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
continue mais fixe qui sera ensuite transformée en une ou trois tensions alternatives dans les
onduleurs mono ou triphasés [12].
Figure IV.8 : Poursuite du Point Maximal de Puissance.
Il existe plusieurs méthodes de recherche du point de puissance maximale d’un champ
photovoltaïque dont l’efficacité et la rapidité varient. Dans notre travail nous avons choisi la
méthode Perturbation et Observation (P&O).
Figure IV.9 : Algorithme de la méthode P&O
Cette méthode se base sur le contrôle de la puissance instantanée délivrée par le champ
PV en fonction de variations de la tension continue aux bornes du champ PV.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 53
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Le principe de la méthode P&O consiste à perturber la tension V PV du générateur
d’une faible amplitude autour des valeurs initiales et d’analyser le comportement de la
variation de puissance PPV qui en résulte. Si une incrémentation positive de la tension V PV
engendre un accroissement de la puissance P PV, cela signifie que le point de fonctionnement
se trouve à gauche du PPM (voir Figure IV.8). Sinon, la puissance décroît, cela implique que
le système a dépassé le PPM. Un raisonnement similaire peut être effectué lorsque la tension
décroît.
Cette méthode est la plus populaire et la plus utilisée dans la pratique en raison de sa
structure simple et des quelques paramètres mesurés qui sont nécessaires.
L’un des avantages de cet algorithme est que la connaissance des caractéristiques du
générateur n’est pas nécessaire [13].
IV.5 Configuration des Systèmes PV liés au réseau
Les convertisseurs utilisés doivent être utiles et compatibles pour le traitement de la
puissance et la synchronisation avec la puissance de service.
Il existe principalement quatre architectures d’onduleurs donnant de bonnes solutions
techniques : les onduleurs centralisés, les onduleurs string ou rangés, les onduleurs multi
string ou multi rangés et les onduleurs modulaires. Nous décrivons brièvement leur propriété
ci-dessous.
IV.5.1 Onduleur central
Dans les onduleurs centraux, habituellement on utilise un onduleur de forte puissance
pour convertir le courant continu du GPV en un courant alternatif. Dans ce système, les
panneaux PV sont en série pour former une rangée, et plusieurs de ces rangées sont reliées en
parallèle au hacheur. Le schéma d’un tel arrangement est donné par la figure VI.10.
Figure IV.10 : Schéma d’un onduleur central
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 54
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Cet onduleur présente une grande efficacité énergétique à des coûts réduits et possède
au moins un système de contrôle MPPT lui permettant de fonctionner à son PPM (point de
puissance maximale). En outre, la fiabilité de l’installation est limitée parce qu’elle dépend
d’un seul onduleur. Ainsi, lorsqu’une panne de l’onduleur central se produit, elle entraîne
l’arrêt complet de l’installation et donc de la production.
IV.5.2 Onduleur string
Plusieurs modules sont branchés en série dans un string (rangée). Chaque string a un
onduleur unique avec une puissance de 700 à 2500 W environs. Toutes les installations de
grande puissance peuvent être réalisées avec un nombre approprié d’onduleurs. Les onduleurs
strings sont les plus utilisés.
L'intérêt dans ce concept est de réduire les coûts de production et d’apporter un intérêt
supplémentaire : si un onduleur tombe en panne, seule la production de la rangée concernée
est défaillante.
Beaucoup de tels onduleurs sont reliés en parallèle du côté (AC). Cet arrangement
n’est pas affecté en ombrageant des panneaux. Il n'est pas aussi sérieusement affecté par
l’échec de l’onduleur.
Figure IV.11 : Schéma de l’onduleur string
IV.5.3 Onduleur multi strings
Combinaison d’onduleurs centralisés et strings, les appareils multi string sont depuis
quelque temps disponibles sur le marché dans des gammes de puissance avoisinant 5 kW. Ils
sont constitués de plusieurs onduleurs strings côté générateur et d’un onduleur centralisé côté
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 55
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
alimentation. Ils ont été conçus pour les cas suivants : inclinaison et orientation des modules
différentes, types des modules différents, ombre sur une partie de l’installation…
Il convient parfaitement à toutes les installations et a un rendement plus élevé.
Figure IV.12 : Onduleur multi rangées
IV.5.4 Onduleur modulaire
Les onduleurs modulaires branchent un ou deux modules directement sur le réseau.
Les modules PV avec onduleur modulaire sont quasiment des installations prêtes à être
branchées. Pour les installations plus importantes, tous les onduleurs sont connectés en
parallèle côté courant alternatif.
Figure IV.13 : Onduleur modulaire
Ce concept ne s'applique donc généralement qu'aux installations PV d'une très petite
puissance [20].
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 56
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Tableau IV-1 : Comparaison des différentes architectures de systèmes PV connectés au
réseau [21]
Architecture Avantages Inconvénients
Meilleur rendement de conversion Disponibilité (pas de redondance)
DC/AC (lié à l’étage de conversion de Modularité absente, évolutivité
tension) impossible
Onduleur central Maintenance simplifiée (un seul Unicité du champ (pertes de
onduleur) puissance par couplage série et
Coût de l’onduleur le plus faible parallèle), MPPT complexe
Câblage DC (appareillages de
protection HT, connecteurs et
boîtes de jonction nombreuses)
Câblage AC (faible courant, standard) Rendement de conversion DC/AC
Modularité maximale, évolutivité facile le plus faible
Indépendance des modules (peu de pertes Cohabitation des onduleurs et de
Onduleur modulaire de puissance par couplage) leurs fonctions de sécurisation
Continuité de service élevée (forte Maintenance complexe
redondance et parallélisme) (localisation, dépannage et risque
Maintenance sécurisée accru de pannes)
Coût élevé de l’onduleur
Modularité par blocs, évolutivité possible Limitation en puissance de
Continuité de service l’onduleur
Onduleur de rangée Rendement de conversion correct Pertes de puissance par couplage
Coût correct de l’onduleur série
Solution la plus utilisée aujourd’hui
Modularité par blocs, évolutivité possible Disponibilité (pas de redondance
Onduleur multi Rendement de conversion DC/AC élevé du convertisseur DC/AC)
rangées Coût correct de l’onduleur Pertes de puissance par couplage
Maintenance simplifiée série
IV.6 Qualité de l’énergie
L’intégration des EnR nécessite de garder une bonne qualité d’énergie électrique sous
différentes conditions de fonctionnement du système énergétique.
IV.6.1 Qualité de la tension
La qualité de tension est le concept d'efficacité de classer les équipements sensibles
d'une manière qui convient à l'opération de l'équipement. La tension possède quatre
caractéristiques principales qui sont : amplitude, fréquence, forme d'onde et symétrie.
IV.6.2 Harmoniques de courant
La présence d’interfaces électroniques de puissance peut injecter des harmoniques de
découpage au réseau si les onduleurs ne sont pas munis de filtres efficaces. Les onduleurs
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 57
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
actuels contribuent tout de même à l'augmentation des harmoniques de courant car ils
fonctionnent le plus souvent à puissance réduite, ainsi les THD sont plus importants.
IV.6.3 Injection de courant continu au réseau
Les onduleurs actuels (avec transformateur haute fréquence et avec ou sans
transformateur basse fréquence) injectent une composante continue dans le réseau. La
présence de courants DC dans les réseaux de distribution peut affecter le bon fonctionnement
des dispositifs de coupure différentiels…
Figure IV.14 : Injection du courant continu
IV.6.4 Déséquilibre entre phases
L’insertion des systèmes PV engendre un déséquilibre entre phases en cas d’utilisation
d’onduleurs monophasés. Si la puissance produite n’est pas correctement repartie entre les 3
phases d’un même système PV triphasé, alors ce système va contribuer à déséquilibrer le
réseau BT.
IV.7 Impact des systèmes PV raccordés au réseau sur la tension
Le raccordement des systèmes PV au réseau peut avoir des impacts sur le fonctionnement du
réseau :
Variation de tension à cause de l’injection de puissance active sur le réseau, en
particulier pendant une période de fort ensoleillement et de faible consommation ;
Injection de courant continu au réseau ;
Impact des systèmes PV sur les pertes ;
Déséquilibre de tension entre phases ;
Impact du caractère intermittent de la source solaire ;
Injection des harmoniques de découpage au réseau si les onduleurs ne sont pas munis
de filtres efficaces…
L’impact négatif le plus significatif demeure celui sur le plan de tension [21].
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 58
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
IV.8 Simulation
La figure IV.15 représente le schéma block G PV-MPPT-RESEAU. Le MPPT est
commandé par la MLI (Modélisation de Largeur Impulsion). Les éléments essentiels utilisés
dans cette simulation sont les suivant : un panneau photovoltaïque de type Solartech (1soltech
1STH-215-P), un onduleur commandé par un bloc de modulation à largeur d’impulsion PWM
(Pulse With Modulation), un filtre à la sortie de l’onduleur et enfin le réseau électrique.
Figure IV.15 : GPV raccordé au réseau avec le MPPT
Nous illustrerons les impacts de raccordement des systèmes PV au réseau sur la
variation de tension, en fonction de variation de l’ensoleillement.
Figure IV.16 : Signal d'irradiation
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 59
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Figure IV.17 : Courbe de la tension à la sortie du PV
Figure IV.18 : Zoom sur la courbe de la tension du PV
Figure IV.19 : Courbe du courant à la sortie du PV
Figure IV.20 : Zoom sur la courbe du courant à la sortie du PV
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 60
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Figure IV.21 : Courbe de la puissance du GPV
Figure IV.22 : Zoom sur la courbe de la puissance du GPV
Figure IV.23 : Courbe de la tension à l’entrée de l’onduleur
Figure IV.24 : Zoom sur la courbe de la tension à l’entrée de l’onduleur
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 61
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Figure IV.25 : Courbe du courant triphasé de l’onduleur
Figure IV.26 : Zoom sur la courbe du courant triphasé de l’onduleur
Figure IV.27 : Courbe de la puissance idéale et celle du GPV
Figure IV.28 : Zoom sur la courbe de la puissance idéale et celle du GPV
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 62
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Figure IV.29 : THD du courant en % à la sortie de l’onduleur
IV.8.1 Interprétation
En analysant les courbes obtenues, on constate la différence visible entre la tension de
sortie du GPV à celle injectée dans le réseau. Cette augmentation de la tension est due au
hacheur intégré dans le MPPT de l’onduleur. Cette augmentation a comme avantage
l’augmentation de la puissance.
On peut dire que le MPPT marche puisque la puissance extraite du G PV est presque
confondue à la puissance idéale et que le THD diminue lors du branchement du GPV. Le THD
passe de 15 à 3 %.
On remarque également que le courant et la puissance ont la même forme que
l’irradiation.
Il est à noter que le courant n’est pas parfaitement sinusoïdal. Il contient un courant
continu.
Cette partie présente une étude de l’impact de raccordement des PV sur le réseau.
Figure IV.30 : GPV raccordé au nœud 1
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 63
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
30
29.8
PV Noeud 1
Tension au noeud 1 [kV]
29.6 PV Noeud 2
29.4 PV Noeud 3
29.2
29
28.8
28.6
28.4
28.2
28
0 5 10 15 20 25
Ppv [MW]
Figure IV.31 : Courbe de la tension du nœud 1 en fonction de PPV
Figure IV.32 : GPV raccordé au nœud 2
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 64
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
30
29.8
Tension au noeud 2 [kV] PV Noeud 1
29.6 PV Noeud 2
29.4 PV Noeud 3
29.2
29
28.8
28.6
28.4
28.2
28
0 5 10 15 20 25
Ppv [MW]
Figure IV.33 : La tension du nœud 2 en fonction de PPV
Figure IV.34 : GPV raccordé au nœud 3
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Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
29.8
Tension au noeud 3 [kV] 29.6 PV Noeud 1
PV Noeud 2
29.4 PV Noeud 3
29.2
29
28.8
28.6
28.4
0 5 10 15 20 25
Ppv [MW]
Figure IV.35 : La tension du nœud 3 en fonction de PPV
1.1
Pertes de puissances [MW]
1
PV Noeud 1
0.9 PV Noeud 2
PV Noeud 3
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
0 5 10 15 20 25
Ppv [MW]
Figure IV.36 : La caractéristique ΔPPV en fonction de PPV
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 66
Chapitre IV : Systèmes photovoltaïques connectés au réseau
Tableau IV-2 : Résultats obtenus par simulation
Nœud 1 Nœud 2 Nœud 3
Ppv MW 19 18 17
DPmin MW 0.4423 0.4190 0.6228
U1 kV 29.1051 28.8903 28.4458
U2 kV 28.7712 29.0449 28.4043
U3 kV 28.8781 28.9876 29.2846
La production du PV présentée dans les figures (IV.31, VI.33 et VI.35) présente la
variation de tension aux nœuds de raccordement ; on constate que sur les trois nœuds où les
GPV sont raccordés, il y’a une augmentation importante de la tension aux moments de fort
ensoleillement. Dès que la tension dépasse la limite admissible, les GPV seront déconnectés
par leurs protections associées.
On constate que le raccordement du GPV au nœud un (1) est le meilleur pour le plan de
la tension mais les pertes de puissance sont élevées de ces trois variantes.
Le raccordement du GPV au nœud deux (2) est le meilleur car la tension reste dans les
limites admissibles et les pertes de puissance sont les plus faibles.
IV.9 Conclusion
À cause du coût élevé de la puissance installée et du risque d’épuisement des réserves
pétrolières, l’objectif principal des GPV raccordés au réseau est de produire un maximum
d’énergie.
Ce choix nécessite une gestion énergétique par des interfaces à base d’électronique de
puissance associées à des architectures algorithmiques pour :
Extraire le maximum de puissance du GPV ;
Transférer cette énergie avec un rendement maximal vers les réseaux.
Le raccordement des systèmes PV au réseau électrique peut avoir des impacts et des
dysfonctionnements. Pour éviter que les systèmes PV ne se déconnectent du réseau à cause
des surtensions, il faut réaliser une stratégie de réglage de la tension.
Ce chapitre est consacré au raccordement des systèmes photovoltaïques du réseau :
leurs structures, leurs analyses, leurs impacts…
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 67
Conclusion générale
Conclusion générale
Des recherches ont conduit aux énergies renouvelables, afin de couvrir nos besoins
énergétiques. Parmi les EnR, l’énergie solaire photovoltaïque est le plus propre, silencieuse,
disponible, économique et gratuite. C’est d’ailleurs ce qui explique que son utilisation
connaisse une croissance significative dans le monde.
Le travail présenté dans ce mémoire concerne les effets de l’intégration des énergies
renouvelables dans le réseau électrique.
Les systèmes photovoltaïques utilisent des convertisseurs pour se connecter au réseau
électrique et la puissance injectée est fortement variable puisqu’elle est dépendante de
l’éclairement et la température. Ils peuvent être connectés au réseau de deux manières : les
connections directes au réseau et les connections à bus continu intermédiaire, ce dernier est
celui choisi dans notre travail. La connexion au réseau électrique est un élément
particulièrement important pour ce type de générateur.
Dans un premier temps, nous avons d’abord fait un aperçu sur les énergies
renouvelables de façon générale.
Deuxièmement, nous avons donné quelques notions sur le rayonnement solaire,
l’énergie solaire et l’énergie photovoltaïque puis la modélisation d’un générateur
photovoltaïque en observant les caractéristiques du générateur photovoltaïque GPV ainsi que
ses performances sous l’influence de quelques paramètres atmosphériques.
Expérimentalement, nous avons vu que la puissance électrique des cellules
photovoltaïques varie en fonction des conditions météorologiques (ensoleillement et
température). En plus quand elles sont connectées à la charge, la puissance transférée à cette
dernière correspond rarement à la puissance maximale délivrée par le générateur PV.
Puis nous avons fait la simulation du convertisseur DC/DC Boost et de l’onduleur
DC/AC, les deux représentent l’étage d’adaptation entre le générateur photovoltaïque (GPV)
et le réseau. Ce convertisseur Boost est choisi grâce à sa structure simple et son rapport de
transformation en tension le plus élevé par rapport aux autres topologies et l’onduleur pour la
conversion du continu en alternatif.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 68
Conclusion générale
Dans le chapitre III, nous avons fait une étude brève du réseau électrique : différents
types et différentes structures des réseaux, la modélisation d’une ligne électrique puis donné
quelques matériels et accessoires d’une ligne électrique et enfin donné un exemple.
Dans le dernier chapitre, nous avons analysé les résultats de l’injection d’un GPV au
réseau. On a constaté que cette injection affecte beaucoup plus la tension qui des fois peut
dépasser les limites admissibles.
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 69
Références bibliographiques
Références bibliographiques
[1] https://www.planete-energies.com/fr/medias/decryptages/les-energies-renouvelables
[2] http://www.astrolabium.be/IMG/pdf/dossier_pe_da_e_nergies.pdf
[3] https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-
energie/produire-de-l-electricite/le-solaire-photovoltaique-en-
chiffres#:~:text=En%202018%2C%20La%20Chine%20est,6%20TWh%20soit%2011%20%2
5).
[4] Mark Hankins « Installations solaire photovoltaïques autonomes », édition DUNOD
[5] https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-2015-7-page-5.htm
[6] KADDOUR Fouad « Systèmes des énergies photovoltaïques et leurs intégrations dans le
réseau électriques » thèse, université d’Oran 2017
[7] Léon Freris, David Infield « Les énergies renouvelables pour la production d’électricité »,
édition DUNOD
[8] Jacques BERNARD « Énergie solaire : calcul et optimisation », nouvelle édition, édition
ELLIPSE
[9]https://www.ise.fraunhofer.de/content/dam/ise/de/documents/publications/studies/Photovol
taics-Report.pdf
[10] Nick Jenkins et collaborateurs, traduction Michel Pinard et Michel Villoz «
électrotechnique des énergies renouvelables et la cogénération », édition DUNOD
[11] https://www.researchgate.net/publication/332846895
[12] Anne Labouret, Michel Villoz « Installations photovoltaïques : Conception et
dimensionnement d’installations raccordées au réseau », 5 ème édition, DUNOD
[13] DJELAILIA Okba « Gestion des synergies d’une alimentation électrique autonome
multi-sources à base d’énergies renouvelables » thèse, université Badji-Mokhtar Annaba 2020
[14] D.F. Warne « Génie électrotechnique », édition DUNOD
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 70
Références bibliographiques
[15] M. BOUDOU, A. HELLAL « Réseaux Électriques : Fondamentaux et Concepts de Base
», édition plages bleues
[16] http://www.electrosup.com/reseau_electrique.php
[17] https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Ligne-a-haute-tension-page-4.html
[18] Valentin Crastan « Centrales électriques et production alternative d’électricité », édition
hermès LAVOISIER
[19] https://www.pv-magazine.fr/2020/02/06/la-production-denergie-solaire-en-hausse-de-78-
en-2019/
[20] Falk Antony, Christian Dùrschner, Karl-Heinz Remmers « Le photovoltaïque pour tous :
Conception et réalisation d’installations », 2ème édition LE MONTINEUR
[21] Nouredine Hadjsaid « La distribution d’énergie électrique en présence de production
décentralisée », édition hermès LAVOISIER
Observ’ER, Edition 2019 ; http://www.energies-renouvelables.org/accueil-observ-er.asp
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Annexes
Annexe 1 : Script_calcul_filtre_inversseur
clear all,clc
Tss=10e-6;
Pmin=50e3*0.15
U=380;
f=50;
fsw=5e3;
Lf=((0.1*U^2)/(2*pi*f*Pmin));
RLf= Lf*25;
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Annexes
Annexe 2 : Programme de MPPT
function duty = MPPT_algorithm(Vpv,ipv,delta)
duty_init= 0.1;
duty_min=0;
duty_max=0.85;
persistent Vold Pold duty_old;
if isempty(Vold)
Vold=0;
Pold=0;
duty_old=duty_init;
end
P=Vpv*ipv
dV=Vpv- Vold;
dP=P- Pold;
if dP~=0 && Vpv>30
if dP<0
if dV<0
duty= duty_old - delta;
else
duty=duty_old + delta;
end
else
if dV<0
duty=duty_old + delta;
else
duty=duty_old - delta;
end
end
else
duty= duty_old;
end
if duty >= duty_max
duty=duty_max;
elseif duty<duty_min
duty=duty_min
end
duty_old =duty;
Vold =Vpv;
Pold =P;
Effets de l’intégration des Énergies Renouvelables dans le Réseau Électrique Page 73
Annexes
Annexe 3 : Programme pour le calcul de tension de nœud
UN=30
Sch1=10+6i ; Sch2=7+4i ; Sch3=9+5.5i;
ZA1=9*(.23+.4i) ; Z3A=7*(.23+.4i) ; Z12=3*(.3+.4i) ; Z23=8*(.3+.4i);
VS=[Sch1;Sch2;Sch3;0];
M=[1 -1 0 0;0 1 1 0;0 0 -1 1;conj(ZA1) conj(Z12) -conj(Z23) -conj(Z3A)];
SL=inv(M)*VS, % les puissances des lignes
ZL=[ZA1;Z12;Z23;Z3A];
DU=conj(SL).*ZL/UN, %les chutes de tensions des lignes
DP=(abs(SL).^2).*real(ZL)/UN^2, % les pertes de puissances actives des lignes
DQ=(abs(SL).^2).*imag(ZL)/UN^2, % les pertes de puissances reactives des lignes
U1=abs(UN-DU(1));
U2=abs(UN-DU(1)-DU(2));
U3=abs(UN-DU(4));
Uch=[U1;U2;U3]
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Annexes
Annexe 4 : Programme pour l’injection du Gpv
for Ppv=0:27,
n=Ppv+1;
UN=30
Sch1=10+6i;Sch2=7+4i;Sch3=9-Ppv+5.5i;
ZA1=9*(.23+.4i);Z3A=7*(.23+.4i);Z12=3*(.3+.4i);Z23=8*(.3+.4i);
VS=[Sch1;Sch2;Sch3;0];
M=[1 -1 0 0;0 1 1 0;0 0 -1 1;conj(ZA1) conj(Z12) -conj(Z23) -conj(Z3A)];
SL=inv(M)*VS; % les puissances des lignes
ZL=[ZA1;Z12;Z23;Z3A];
DU=conj(SL).*ZL/UN; %les chutes de tensions des lignes
DP=(abs(SL).^2).*real(ZL)/UN^2; % les pertes de puissances actives des lignes
DQ=(abs(SL).^2).*imag(ZL)/UN^2; % les pertes de puissances reactives des lignes
U13(n)=abs(UN-DU(1));
U23(n)=abs(UN-DU(1)-DU(2));
U33(n)=abs(UN-DU(4));
%Uch(n)=[U1;U2;U3];
DPT3(n)=sum(DP);
end
%PV=0:27;
%plot(PV,DPT,'b')
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