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Exposé Corrosion

Le document traite de la corrosion et de la protection des installations industrielles, en se concentrant sur les différents types de corrosion, notamment chimique, électrochimique, galvanique et par piqûre. Il explique les mécanismes sous-jacents, les conditions nécessaires à chaque type de corrosion, ainsi que les méthodes de mesure du potentiel électrochimique. Enfin, il aborde les électrodes de référence et leur utilisation dans les mesures électrochimiques.

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Exposé Corrosion

Le document traite de la corrosion et de la protection des installations industrielles, en se concentrant sur les différents types de corrosion, notamment chimique, électrochimique, galvanique et par piqûre. Il explique les mécanismes sous-jacents, les conditions nécessaires à chaque type de corrosion, ainsi que les méthodes de mesure du potentiel électrochimique. Enfin, il aborde les électrodes de référence et leur utilisation dans les mesures électrochimiques.

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ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025

COURS DE CORROSION ET PROTECTION DES


INSTALLATIONS INDUSTRIELLES

LICENCE 2:GI,GM,GE & GEOCIENCES & BTP

ENSEIGNANT: Dr. Jean Wilfrid MAYEMBO MFOUTOU


Chapitre 1:Généralités sur la corrosion
1-Definition
La corrosion est le phénomène d’interaction entre un métal ou alliage
métallique et son environnement entraînant une détérioration des propriétés
utiles du métal permettant ainsi un retour à l’état stable donc oxyde.
2-Différents processus de la corrosion
Elles résultent d'interactions chimiques et /ou physiques entre le matériau et
son environnement.
[Link] chimique (sèche):
La corrosion sèche est le résultat de l’attaque d’un métal par un gaz à des
températures élevées.
La réaction qui se produit est de la forme: A(solide)+ B(gaz) AB(solide)
[Link] corrosion électrochimique (humide)
Elle est le résultat de l’attaque d’un métal par un électrolyte. Elle a
lieu dans des solutions aqueuses ou dans des sels fondus.
Elle est conduire le courant par déplacement d’ions, les courants ioniques
mis en jeu donnent au phénomène de la corrosion un aspect particulier.
Les principaux oxydants sont :
- Les protons solvates.
- L’oxygène dissous.
- On trouve aussi les cations métalliques ( 𝐶𝑢2+ , 𝐹𝑒 3+ ,𝑆𝑛4+ ), les anions
(𝑁𝑂2− , NO-3,𝐶𝑟𝑂4− , 𝑀𝑛𝑂4− ) et les gaz dissous (𝑂3 , 𝐶𝑙2 , 𝑆𝑂3 )
2.2.1Types de corrosion électrochimique
La corrosion uniforme
Perte de métal est à peut prés uniformément repartie sur l’ensemble de la surface exposée au
milieu. Elle peut se produire sur une surface "nue" et l’on parle alors de surface active ou de métal
[Link] corrosion uniforme est relativement facile à quantifier par des mesures de perte de masse
ou d’épaisseur et sa progression sur une structure en service peut être suivie par des contrôles
périodique.

La corrosion généralisée
Ce phénomène se traduit par une attaque générale de la surface
par le milieu environnant, c’est le cas des aciers au carbone
dans l’atmosphère, on assiste ainsi, à la formation d’une
homogène couche d’oxydes de fer qui couvre tout la surface.
La vitesse de corrosion dans ce cas est exprimées eu perte de
masse.
Corrosion galvanique
Elle est due à un contact entre des matériaux de nature différente exposés au même milieu
conducteur appelé électrolytique. Cette situation est appelée "couplage galvanique.
Elle fonctionne comme une pile qui est constituée de deux électrodes plongés dans une solution
électrolyte qui est en général une solution diluée d’acide. Les deux électrodes sont reliées
extérieurement par un circuit électrique qui assure la circulation des électrons.
Exemple:
L’électrolyte 𝐻2 𝑆𝑂4
Anode en 𝑍𝑛 est oxydée :𝑍𝑛 𝑍𝑛2+ + 2𝑒 −
Cathode 𝑒𝑛 𝐶𝑈 𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑒𝑑𝑢𝑖𝑡 ∶ 𝐶𝑈2+ + 2𝑒 − 𝐶𝑈
Sur la cathode en cuivre, il y’a réduction des ions 𝐻+ : 2𝐻+ +2𝑒 − 𝐻2
Donc la réaction globale est :𝐶𝑈2+ + 2𝐻2 O+ 𝑍𝑛 (𝑂𝐻)2 + 𝐻2
Cette pile produise de l’électricité en consommant du zinc (moins noble) par rapport au cuivre
(plus noble).
Les conditions de cette corrosion :
 Métaux de nature différente (potentiel différent).
 Présence d’un électrolyte.
 Continuité électrique entre les deux métaux

Corrosion par piqure


La corrosion par piqure est une autre forme de
corrosion très localisée, qui se manifeste par de petites
piqûres ou de petites cavités sur le métal.
Le mécanisme de la piqûration est probablement le
même que celui de la corrosion caverneuse, car
l’oxydation se produit dans la cavité elle-même et est
assortie d’une réduction complémentaire à la surface
 Corrosion sous contraintes
Connue sous le terme CSC est due à l’effet
conjugué de la contrainte mécanique et du milieu
agressif. cette forme de corrosion est
particulièrement dangereuse, elle conduit à la
rupture des installations par la propagation de la
fissure qui peut être inter ou trans- granulaires Fig. Propagation des fissures en corrosion sous contraintes
 Corrosion érosion
Elle est due à l’action conjointe d’une réaction
électrochimique et d’un enlèvement mécanique de
la matière. Elle a souvent lieu sur des métaux
exposés à l’écoulement rapide d’un fluide.

Fig. Propagation de la corrosion erosion


Chapitre 2:Corrosion électrochimique
La corrosion électrochimique résulte d’une réaction d’oxydoréduction entre le
métal et un agent oxydant dans l’environnement. Le transfert de charge et la
dissolution du métal forment un ensemble de deux réactions
électrochimiques dont l’une est anodique (oxydation) et l’autre est
cathodique (réduction).
[Link] d’équilibre d’un couple redox
Lorsqu’on place un métal au sein d’une solution ce dernier ce met à l’équilibre
avec la solution en s’ionisant (une infime partie du métal passe en solution
sous forme d’ions). Cette ionisation correspond à un équilibre redox entre le
métal et les ions métalliques présents en solution.
Le système obtenu peu être assimilé à un condensateur plan caractérisé par
une différence de potentiel notée Eeq entre le métal et la solution.
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
[Link] standard d’un couple redox
Le potentiel d’équilibre associé a un couple (Ox /Red) dépend :
• De l’activité (ou concentrations, pressions … associées) des espèces oxydantes
et réductrices;
• Du pH de la solution lorsque l’équilibre redox fait intervenir des protons (H+);
• De la température de milieu d’étude.
Dans le cas de plusieurs espèces chimiques on utilise le potentiels redox
standard.
• Les conditions standard sont les suivantes :
• La solution est supposée idéal : les solutés ne subissent aucune interaction et
la concentration des espèces est égale 1 mol.L-1 .
• Les pressions des espèces gazeuses sont égales à 1 bar.
• Le pH est égal à 0
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
[Link] du potentiel d’une électrode
La mesure de différence de potentiel ne se fait pas directement avec
un voltmètre. En effet, branché l’un des conducteur au métal ne pose
pas de problème, mais le second plongé en solution réaliserait une
nouvelle interface est par conséquent un nouvel équilibre redox,ceci
nous amène à associer l’électrode à une autre électrode appelée
électrode de référence. Par définition le potentiel de cette électrode
est connu et constant. .

Fig. Schéma du montage pour la mesure du potentiel d’une électrode


Chapitre 2:Corrosion électrochimique
[Link] du potentiel métal- solution
Le potentiel que prend un métal en solution par rapport à une
électrode de référence est connu sous le terme du potentiel libre.
L’évolution de ce potentiel au cours du temps apporte des
renseignements précieux sur la stabilité de l’état dans lequel se trouve
le métal. Ainsi, on peut constater les phénomènes suivants :
• Dissolution du métal dans la solution : le métal est oxydé.
• Immunité : le métal ne subit aucune modification de surface.
• Passivité : le métal devient apparemment inattaquable, cette passivité
peut être elle-même instable dans le temps .
Chapitre 2:Corrosion électrochimique

Fig: Evolution du potentiel libre dans le temps en fonction des phénomènes


Subi par le matériau : a) une corrosion généralisée, b) un phénomène de passivation, c)l’amorçage et
la repassivation de la piqûre, d) l’initiation et la propagation de piqûre, e) une corrosion par crevasse.
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
[Link] oxydant d’une solution
Le pouvoir oxydant d’un milieu caractérise l’efficacité des réactions cathodiques
présentent dans ce milieu. Celui-ci est d’autant plus oxydant que le domaine
d’existence de ces réactions s’étend vers des potentiel plus élevés, ou bien
encore pour le même potentiel, la vitesse de réaction et le courant cathodique
sont plus grands.
6. Equation de NERST
Cette équation s’applique à une réaction d’électrode à l’équilibre. Elle
permet de calf culer le potentiel réversible à partir du potentiel standard en
fonction des activités et de la température.
La forme générale de la relation de Nernst , pour l’équilibre
électrochimique est la suivante: 𝛼𝑂𝑋 + 𝑛è = 𝛽𝑅𝑒𝑑
𝑅𝑇 ς 𝑖 𝑎𝑖(𝑜𝑥) 𝛼
𝐸𝑟𝑒𝑣 (OX/RED)+ E - lnς
𝑁𝐹 𝑖 𝑎𝑗(𝑟𝑒𝑑) 𝛽
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
L’équation précédente est appelée équation de Nerst d’un couple
rédox. Dans cette équation ,𝑎𝑂𝑋 et 𝑎𝑟𝑒𝑑 , expriment la activité de
espèce « oxydée » et l’ espèce « réduite » ou.
• R : Constantes des gaz prfait ( R= 8.314 J/[Link]) ;
• F : constante de Faraday (F = 96500 C./ moL) ;
• T :température de mesure exprimée en kelvin ( 0°C= 273 K) ;
• .n : nombre d’électrons ;
• E° : potentiel standard du couple
𝑅𝑇 8,314𝑥278 0,059
- Lny= - Lny= - Lny
𝑛𝐹 96500𝑥𝑁 𝑛
La relation de Nernst sera donc le plus souvent utilisée sous la forme :
0,059 ς 𝑖 𝑎𝑖(𝑜𝑥) 𝛼
𝐸𝑟𝑒𝑣 (OX/RED)+ E - lnς
𝑛 𝑖 𝑎𝑗(𝑟𝑒𝑑) 𝛽
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
le couple (Cu2+/Cu ) dont l’équilibre redox est le suivant :
𝐶𝑢2+ +2è Cu
Il s’établit à l’interface métal/ solution d’une électrode un potentiel d’équilibre dont
l’expression est donnée par la relation de Nerst.
𝑅𝑇
• Eeq(𝐶𝑢2+ /Cu)=E°(𝐶𝑢2+ /Cu)+)+ Ln 𝐶𝑢2+
2𝐹
[Link] de reference
Selon les constituants les électrodes de travail sont classés en
plusieurs familles
Les électrodes à gaz l’électrode à gaz est constituée d’ion métal
inerte (platine)
• Qui a pour rôle de véhiculer les électrons on fait bruler un
gaz sur le métal
• Qui est plongé dans une solution d’ion de l’élément
formant ce gaz
Fig. Schéma du principe des électrodes à gaz
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
• L’électrode à hydrogène (𝐻 + /𝐻2 /Pt) on est un exemple dans cette électrode
le couple considéré est (𝐻 + /𝐻2 ).
• 2𝐻 + +2è 𝐻2
Par convention, le potentiel standard du couple est fixé à 0V : 𝐻 + /𝐻2 )= 0V.
Dns les conditions standard (p H = 0 et P 𝐻2 = 1 bar ) cette électrode est
appelée électrode standard d’hydrogène (ESH) est elle est considérée comme
la référence absolue des potentiels.
a-Electrodes de première espèce
Ces types d’électrodes sont très simples, elles sont réalisées en plongeant un
métal dans une solution contenant l’ion de ce métal. Le couple redox
considéré est le suivant : (𝑀+ M).
La relation de Nernst permet de donner le potentiel d’une électrode de
première espèce 𝑀𝑛+ (aq) + nè M (s)
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
L’électrode de cuivre constitue un exemple de ce type d’électrode de référence
en plongeant une lame de cuivre dans une solution de sulfate de cuivre. Le
couple redox considéré est (𝐶𝑢2+ /Cu) dont l’équilibre redox est le suivant :
𝐶𝑢2+ +2è 𝐶𝑢
2+ 2+ 0,059
(𝐶𝑢 /Cu)=E°(𝐶𝑢 /Cu)+ Ln 𝐶𝑢2+
2
b-Electrode de deuxième espèce
Ce type d’électrode est le plus utilisé pour les mesures
en électrochimie caractérisées par un potentiel connu
est constant. Ces électrodes sont composées d’un métal enrobé
d’un de ces sels peu ou pas soluble, le tout plongeant dans une
solution contenant l’halogénure de ce sel

Fig: Schéma du principe des électrodes


de deuxième espèce
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
Les plus utilisées sont :
• L’ electrode au calomel saturée : Hg/𝐻𝑔2 𝐶𝑙2 /𝐾𝐶𝑙(𝑠𝑎𝑡𝑢𝑟é)
Le calomel est le chlorure mercureux (𝐻𝑔2 𝐶𝑙2 ). A 25°C le potentiel de cette électrode
par rapport à L’ESH est de 0.245V .
• L’ electrode d’argent : Ag/AgCl/𝐾𝐶𝑙𝑠𝑎𝑡𝑢𝑟é
Le potentiel à 25°C est de 0.195V.
C-Electrode de troisième espèce
Ces électrodes sont constituées un métal inattaquable (platine), plongeant dans une
solution contenant la forme oxydée et la forme réduite d’un couple redox. Par
exemple la solution peut contenir des ions de fer(III) et des ions de fer (II) :
(𝐹𝑒 3+ /𝐹𝑒 2+ ).
Comme on peut avoir un mélange d’ions de cérium (IV) et cérium (III) : (𝐶𝑒 4+ /𝐶𝑒 3+ )
Le potentiel de cette électrode est donné par la relation de Nernst.
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
8. Prévision du sens d’évolution d’une réaction d’oxydoréduction
Connaissant les valeurs de potentiel standard des différents couples
redox on peut classer ces derniers selon une échelle de potentiel.
Le pouvoir oxydant des espèces augmente du bas vers le haut sur la
partie gauche de l’axe. Ainsi ,la réaction qui aura lieu va réagir l’oxydant
le plus fort(𝑂𝑋1 ) avec le réducteur le plus fort 𝑅𝑒𝑑2
Le réactif 𝑂𝑋1 subira une réduction pour se transformer en 𝑅𝑒𝑑1
Le réactif 𝑅𝑒𝑑2 subira une oxydation
pour se transformer en 𝑂𝑋2 .
Chapitre 2:Corrosion électrochimique

[Link] de corrosion en milieu aqueux


 .En milieu acide :
C’est le cas de La corrosion du fer dans l’acide chlorhydrique qui se résume en deux demi
réaction :
𝐹e 𝐹𝑒 2+ +2è (oxidation):demi-reaction anodique
2𝐻+ +2è 𝐻2 (reduction) :demi-reaction cathodique

𝐹e+ 2𝐻+ (aq) 𝐹𝑒 2+ +𝐻2 (aq) Reaction globale de la corrosion


Chapitre 2:Corrosion électrochimique
 En milieu basique

C’est le cas de la corrosion du fer dans une solution aqueuse airée (présence d’oxygène) .
𝐹e 𝐹𝑒 2+ +2è (oxidation):demi-reaction anodique
1/2𝑂2 +𝐻2 O +2è 2𝑂𝐻 − (reduction) :demi-reaction cathodique

𝐹e+1/2𝑂2 +𝐻2 O 𝐹𝑒 2+ + 2𝑂𝐻 − Reaction globale de la corrosion

[Link] de potentiel –PH (diagramme de Pourbaix)


Le diagramme de Pourbaix permet dans son ensemble de mètre en évidence les
différentes formes que peut prendre un élément chimique dans certaine conditions de
potentiel et de pH dans le but de comprendre l’utilité des diagrammes potentiel pH , on
commence à commenter déjà un construit.
Exemple le diagramme de Pourbaix de l’élément fer dans lequel nous allons considérer
l’existence des espèces suivantes : Fe ; 𝐹𝑒 2+ ; 𝐹𝑒 3+ ; Fe(OH)2 ; Fe(OH)3.
Chapitre 2:Corrosion électrochimique

Fig: Diagramme simplifié de Pourbaix de l’élément fer


Chapitre 2:Corrosion électrochimique
[Link]étique de corrosion
[Link] de base
a. Electrode simple
Lorsqu’on plonge un métal dans solution, une seule réaction d’électrode se produit à
la surface, on qualifie ce système d’électrode simple. C’est le cas du fer immergé
dans une solution de sulfate de fer désaéré (absence d’oxygène).
𝐹e 𝐹𝑒 2+ +2è (oxidation):demi-reaction anodique
[Link] libre (abondant)
Le potentiel libre ou d’abondant correspond au potentiel que prend spontanément
l’électrode en l’absence d’un courant externe. Pour une électrode simple ce potentiel
équivaut an potentiel d’équilibre.
E(I=0)=Ee
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
c. Vitesse d’une réaction électrochimique : Loi de Faraday
La réaction électrochimique fait intervenir un échange, si la réaction
électrochimique à lieu à la surface d’électrode l’échange d’électron va générer un
courant électrique qui vas dépendre de plusieurs que nous allons définir par la suite.
Ox +nè Red
Pour se faire la réaction de réduction dont la vitesse de réaction peut être exprimé
en fonction de la quantité de matière de l’espèce oxydante (qui subit la réduction
par):
𝑑(𝑛𝑜𝑥 𝑡 )
V(t)=-
𝑑𝑡
L’échange d’électrons qui a lieu à l’interface métal/ solution sera fortement
dépendant de la surface métallique permettant cet échange d’où la notion de la
vitesse surfacique.
1 𝑑(𝑛 𝑜𝑥 )
V(t)= - (2) en mol.𝑆 −1 .𝑚2 ou en mol.𝑆 −1 .c𝑚2
𝑆 𝑑𝑡
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
L’évolution de la quantité de matière de l’espèce oxydante dans le temps peut
être exprimée sous forme de tableau d’avancement.
Ox +nè Red

𝒏𝑶𝑿 𝒏𝑹𝒆𝒅
T=0 (𝒏𝑶𝑿 )0 (𝒏𝑹𝒆𝒅 )0
T=t (𝒏𝑶𝑿 )t=(𝒏𝑶𝑿 )0-N N

N ; le nombre de mole de l’espèce Ox transformé est associé à une charge (q ) des


électrons mis en jeu.
𝑞
q=N.n.F d’où N= (3)
𝑛𝐹
D’après le tableau d’avancement à l’instant t ,on a (𝒏𝑶𝑿 )t=(𝒏𝑶𝑿 )0-N (4)
En dérivant l’expression (4) et en remplaçant le résultat dans (2) on obtient
Chapitre 2:Corrosion électrochimique
1 𝑑 𝑛 𝑜𝑥 𝑑𝑞(𝑡) 𝑑𝑞(𝑡)
• V(t)= - [ − ]= (5)
𝑆 𝑑𝑡 𝑛𝐹𝑑𝑡 𝑆𝑛𝐹𝑑𝑡
𝑑𝑞(𝑡)
• D’une part i= (6). remplacant (6) dans (5) on obtient:
𝑑𝑡
(𝑖)
V(t)= on peut egalement déduire le courant i(t)= n.F.S .V(t)
𝑛𝐹𝑆
11.1. Cinétique d’une réaction électrochimique : courbe i = f(E)
Le potentiel d’équilibre pris par l’électrode au repos ( système +solution )
est donnée par la relation de Nernst:
0,059
Eeq(𝑂𝑥/Red)=Eeq°(𝑂𝑥/Red)+ L𝑜𝑔 𝑂𝑥 /[Red]
𝑛
Si l’on impose à ce système un potentiel différent de son potentiel d’équilibre les
concentrations en oxydant et e réducteur vont devoir évoluer, concrètement le système
va subir sont une oxydation ou une réduction afin de s’adapter aux nouvelles conditions
imposées.
Chapitre 2:Corrosion électrochimique

Eapp (Ox/Red)>Eeq(Ox/Red) [Ox] augmente et [Red] diminue


Chapitre 2:Methodes de protection contre la corrosion

[Link] par revêtement non métallique


[Link], laque, vernis
Solution relativement simple qui permet une décoration de la pièce à protéger. C’est
une faible protection car une détérioration locale du revêtement accélère la
progression de la corrosion (aération différentielle).
• Applications. Automobile, électroménager, cycles… Esthétique, décoration.
[Link] chimique
Appliquée à l’aluminium et ses alliages.
Epaisseur du film d’oxyde qui se forme 1/10e de micron. C’est une protection
insuffisante contre une attaque chimique ou l’abrasion.
Le traitement d’oxydation permet de former à la surface du métal, par électrolyse,
une pellicule d’alumine épaisse, dure et protectrice.
Applications. Pièces exposées en atmosphère extérieure
[Link].
Réalisation d’une sous-couche permettant une meilleure adhésion des
peintures à la surface d’une pièce à protéger:
La pièce est plongée dans une solution de phosphate de manganèse, de zinc
ou de sodium, portée à une température de 80°C à 100°C pendant 1 heure.
Formation de cristaux de phosphates de fer insolubles à la surface du métal
qui permettront ensuite une meilleure adhésion mécanique de la peinture
ou une protection naturelle.
Applications. Métaux ferreux, aciers, fontes.
Epaisseur du revêtement : 10 à 20 μm..

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