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TD Corrosion

Le document présente des exercices sur la corrosion et la protection des installations industrielles, destinés aux étudiants de Licence 2 à l'Institut International Polytechnique & Commerce. Il aborde des concepts tels que les réactions électrochimiques, les potentiels d'équilibre, et l'utilisation d'anodes sacrificielles en zinc et magnésium pour prévenir la corrosion. Des questions pratiques et théoriques sont posées pour évaluer la compréhension des phénomènes de corrosion et des méthodes de protection.

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INSTITUT INTERNATIONAL POLYTECHNIQUE & COMMERCE (2i)

Agrée par l’Etat S/N° 0375 MES-CAB.DG-DAAC du 10/Avril/2021

DIRECTION DE BRAZZAVILLE
S’instruire pour mieux servir
DIRECTION DES AFFAIRES ACADEMIQUES
ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025
TRAVAUX DIRIGES DE CORROSION ET PROTECTION DES
INSTALLATIONS INDUSTRIELLES
Options : GM-GE-GI-GEOSCIENCE
Niveau : Licence 2
Excercice 1
Dans une solution saline de chlorure de sodium désaérée, on introduit quelques gouttes
d’hexacyano-ferrate (III) de potassium qui devient bleu en présence d’ion fer (II) ainsi
que quelques gouttes de phénolphtaléine qui est rose en milieu basique et incolore en
milieu acide.
Une électrode de fer et une de cuivre sont plongées dans cette solution et sont reliées
par un milliampèremètre. Les deux couples en présence sont donc 𝐹𝑒2+ /Fe(s) et
𝐶𝑈2+ /Cu(s), considérés comme rapides sur les électrodes considérées.
1. Tracer les courbes courant-potentiel associées à ce système.
2. Quelles seront les observations expérimentales (dégagement gazeux, changement de
coloration de la solution à proximité des électrodes) ?
3. Écrire le bilan de la réaction et commenter l’utilisation du cuivre comme anode
sacrificielle.
On réalise le même dispositif que précédemment, mais l’électrode de cuivre est remplacée
par une électrode de zinc.
4. Tracer les courbes courant-potentiel associées à ce nouveau système.
5. Quelles seront les observations expérimentales ?
6. Écrire le bilan de la réaction et commenter l’utilisation du zinc comme anode
sacrificielle.

Excercice 2
On considère un litre d’eau désaéré par un barbotage de gaz argon (qui chasse le
dioxygène dissout), à pH = 6 et sous pression standard à 298 K. Une tôle en acier zingué
(recouverte de zinc solide) est introduite dans la solution.
On admet que la concentration en zinc dans la solution est donnée par : [𝑍𝑛2+ ] = 10−6
mol ·L−1. Les pressions des gaz sont prises égales à la pression standard.
1. Quelles sont, à pH = 6, 0, les valeurs des potentiels d’équilibre des couples H +/H2(g)
et O2(g)/H2O(ℓ) ?
2. Déterminer la valeur du potentiel d’équilibre relatif au couple 𝑍𝑛2+ /Zn(s).
3. Écrire la réaction qui peut à priori être observée en considérant les valeurs des
potentiels d’équilibre.
4. Tracer l’allure des courbes i − E des couples en présence.
En fait, aucun dégagement gazeux n’est observé. Expliquer ce constat à l’aide des
courbes courant potentiel.
6. Dans quelle plage de variation se trouve le potentiel de la tôle ?
La tôle, toujours dans la solution précédente, est accidentellement rayée : l’acier est mis
à nu au fond d’une rayure.
7. Déterminer le potentiel d’oxydoréduction du couple 𝐹𝑒2+ /𝐹𝑒(s), (on prendra les
concentrations des espèces solubles contenant du fer égales à 10−6 mol ·L−1).
8. Représenter l’allure des courbes courant-potentiel correspondant aux couples
𝐹𝑒2+ /𝐹𝑒(s), 𝑍𝑛2+ /Zn(s) et H+/H2(g) sur Fe et sur Zn.
9. Écrire les réactions ayant lieu au voisinage de la rayure, en identifiant anode et
cathode.
Commenter.
Excercice 3
On considère une électrode à la surface de laquelle peuvent se dérouler deux processus
électrochimiques renversables :
(1) : Ox1 + n1e− = Red1
(2) : Ox2 + n2e− = Red2

1. Soit 𝐸𝑒𝑞,1 et 𝐸𝑒𝑞,2 les deux potentiels de Nernst relatifs à ces deux couples redox,
avec

𝐸𝑒𝑞,1 < et Eeq,2 . L’électrode prend un potentiel Em. En vous aidant de courbes intensité-
potentiel, expliquer pourquoi Em̸ = 𝐸𝑒𝑞,1 et Em̸ = Eeq,2 . Comment ce potentiel
d’électrode se nomme-t-il ? En quoi dépend-il de la nature de l’électrode ?
Considérons une électrode de fer plongeant dans une solution d’acide perchlorique (H+,
ClO4) à C =0,10 mol·L−1, dans laquelle on a dissout du sel de Mohr (sel de Fe(+II)), de
sorte que [ 𝐹𝑒2+ ] =0,10 mol ·L−1. On fait barboter du dihydrogène dans la solution, sous
une pression P de 1,0 bar.
2. Calculer les potentiels d’équilibre des deux couples redox Fe2+ /Fe(s) et H+/H2(g) .
3. Calculer la masse de fer dissoute par unité de temps et de surface pour une densité
de courant anodique de 1,0 mA·cm−2 traversant l’électrode de fer.
On plonge une lame de magnésium dans une solution d’acide chlorhydrique à C = 0,10
mol · L−1.
On observe un léger dégagement gazeux. En touchant la lame de magnésium avec un
clou de fer, le dégagement gazeux s’intensifie. In fine, le magnésium disparaît, alors que le
clou en fer reste inattaqué.
4. Le dégagement gazeux se fait-il à la surface du magnésium ? à la surface du fer ?
5. Pourquoi le fer n’est-il pas attaqué dans ces conditions, lorsqu’il est au contact du
magnésium ?
Comment nomme-t-on cette protection contre la corrosion du fer en milieu acide ?
Justifier ce terme.
Donnée : M (Fe) = 56,0 g · mol−1
Excercice 4
On envisage l’oxydation d’une lame de fer totalement immergée dans une solution acide.
On constate que le fer est oxydé en ions Fe2+, avec dégagement simultané de
dihydrogène.
1. Quelle est la relation entre intensité anodique et cathodique ? Que peut-on déduire
pour les densités de courant anodique et cathodique ?
Une étude expérimentale a permis d’obtenir les lois suivantes pour les potentiels
d’électrode E (en V) en fonction des densités de courant anodique et cathodique (en
mA·cm−2) :
• pour l’oxydation du fer : E = 0,0760 log(ja) − 0,4760
• pour la réduction de H+ sur fer : E = −0,0780 log |jc| − 0,2348
2. Calculer le potentiel de l’électrode de fer lors de son attaque.
Pour protéger cette lame de fer de la corrosion, on la recouvre d’une couche isolante. Un
millième de la surface du fer n’est pas recouverte.
3. Donner la nouvelle relation entre ja et |jc|.
4. Quel est le nouveau potentiel de l’électrode de fer ?

Excercice 5
La courbe intensité-potentiel obtenue avec une électrode de travail en plomb plongeant
dans une solution d’acide sulfurique H2SO4 à pH nul est reproduite ci-contre. On donne
les potentiels standard à 298 K : E◦(Pb2+/Pb) = −0,13 V et E◦(PbO2/Pb) = 0,63 V.
1. Identifier les processus électrochimiques ayant lieu sur les parties de la courbe
d’intensité non nulle. Préciser les demi-équations de ces processus.
2. Interpréter les phénomènes (différents) à l’origine de la nullité de l’intensité sur les
parties (ii) et (v)
Excercice 6
Dans une installation de chauffage domestique, la corrosion se manifeste principalement
au niveau des jonctions entre les tuyaux en cuivre et les radiateurs en fer ou en fonte,
toujours du côté du radiateur. Des phénomènes analogues peuvent avoir lieu dans les
chauffes-eau, c’est pourquoi tous les ballons d’eau chaude sont équipés d’une anode de
protection permettant de les protéger contre la corrosion.

Données :
• potentiels standard à 298 K : E◦(Cu2+/Cu) = 0,34 V ; E◦(Fe2+/Fe) = −0,44 V et
E◦(Mg2+/Mg) =−2,37 V
• Masses molaires : MFe = 55,8 g·mol−1 et MMg = 24,3 g·mol−1
• Constante de Faraday : F = 9,65 × 104 C·mol−1

1. À l’aide des courbes intensité–potentiel, justifier que la corrosion attaque le radiateur


et non pas la canalisation. Écrire l’équation bilan de la réaction de corrosion.
2. Toujours à l’aide des courbes, identifier le métal sur lequel a lieu la réduction de l’eau.
3. Représenter sur un schéma la jonction entre le radiateur et la canalisation. Indiquer le
lieu des deux réactions électrochimiques et le déplacement des électrons. Pourquoi la
corrosion se manifeste-t-elle davantage à la jonction que sur le reste du radiateur ?
Les anodes de protection des ballons d’eau chaude domestique sont souvent faites en
magnésium et ont une masse de l’ordre de m = 500 g. Elles doivent être remplacées
lorsque 75% de leur masse a été consommée. La durée de vie d’une anode dépend
fortement de la dureté de l’eau, mais peut être estimée à environ ∆t = 5 ans pour une
eau moyenne.
4. Justifier que l’utilisation d’une anode en magnésium permet de protéger le fer de la
cuve du ballon d’eau chaude contre la corrosion. Pourquoi est-elle qualifiée d’anode
sacrificielle ?
5. Exprimer l’intensité moyenne du courant de corrosion traversant l’électrode de
magnésium en fonction de m, ∆t et de constantes. Calculer la valeur numérique.
6. En déduire la masse de fer qui a été épargnée par la corrosion grâce à l’usage de
l’anode de magnésium.

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