Exercices FPV 6
Exercices FPV 6
EXTREMUMS
Indications 1 –
La matrice hessienne est la matrice constituée des dérivées partielles secondes. Utiliser sin(2u) = 2 sin u cos u
afin de simplifier les calculs.
∂2f ∂ ∂f 2y 2 y2
= = sin(2 y/x) + cos(2 y/x).
∂ x2 ∂x∂x x3 x4
∂2f ∂ ∂f 2
= = 2 cos(2 y/x).
∂y 2 ∂y∂y x
∂2f ∂2f
On sait que les dérivées croisées sont égales : ∂ x∂ y = ∂ y∂ x car f est C 2 . Soit on en calcule une
seule pour aller plus vite, soit on calcule les deux afin de se rassurer (cela vous garantit quasiment
qu’elles sont exactes).
∂2f ∂2f 1 2y
= = − 2 sin(2 y/x) − 3 cos(2 y/x).
∂ x∂ y ∂ y∂ x x x
La matrice hessienne est le tableau des dérivées partielles secondes, par le lemme de Schwarz c’est
une matrice symétrique :
∂2f ∂2f
!
∂ x2
(x, y) ∂ x∂ y (x, y)
H f (x, y) = ∂2f ∂2f
∂ y∂ x (x, y) ∂ y2
(x, y)
Ici :
2 y2
2y 2y
sin(2 y/x) + x 4 cos(2 y/x) − x12 sin(2 y/x) − x 3 cos(2 y/x)
H f (x, y) = x3
2y .
− x12 sin(2 y/x) − x 3 cos(2 y/x) 2
x2
cos(2 y/x)
2. f (x, y, z) = exp(x yz).
Les dérivées partielles sont :
∂f ∂f ∂f
= yze x yz , = xze x yz , = x y e x yz .
∂x ∂y ∂z
1
On calcule les dérivées partielles d’ordre 2 en se limitant à 6 calculs par le lemme de Schwarz, on
en déduit la matrice hessienne (qui est une matrice symétrique) :
Correction 2 – 1. Il est facile de vérifier que f (x, y) → 0 en (0, 0), par exemple en calculant f (r cos θ , r sin θ ).
On a, pour (x, y) ̸= (0, 0) :
∂f y5 − x2 y3 ∂f
(x, y) = 2 −→ 0 = (0, 0),
∂x (x + y )
2 2 ∂x
et
∂f 3x 3 y 2 + x y 4 ∂f
(x, y) = −→ 0 = (0, 0).
∂y (x + y )
2 2 2 ∂y
Ainsi les dérivées partielles existent et sont continue sur R2 : f est de classe C 1 .
∂2f ∂ ∂f
2. Calculons ∂ x∂ y (0, 0). Il s’agit de calculer la dérivée partielle ∂x de la fonction ∂y : On forme le taux
d’accroissement et on calcule la limite :
∂f ∂f
∂ y (0 + h, 0) − ∂ y (0, 0) 0−0
= =0→0
h h
2
∂ f
Donc ∂ x∂ y (0, 0) = 0.
∂2f ∂ ∂f
Pour ∂ y∂ x (0, 0).
Il s’agit de calculer la dérivée partielle ∂y de la fonction ∂x : On forme le taux
d’accroissement et on calcule la limite :
∂f ∂f k5
∂ x (0, 0 + k) − ∂ x (0, 0) k4
−0
= =1→1
k k
∂2f
Donc ∂ y∂ x (0, 0) = 1.
Ainsi dans ce cas exceptionnel les dérivées croisées ne sont pas égales. L’explication est que la fonc-
tion est de classe C 1 , mais pas de classe C 2 comme on en aurait besoin dans le lemme de Schwarz.
Noter qu’en dehors de (0, 0), f est de classe C 2 (en tant que somme, produit, quotient de fonctions
de classe C 2 ) et donc, pour tout (x, y) ̸= (0, 0), on a bien :
∂2f ∂2f
(x, y) = (x, y).
∂ x∂ y ∂ y∂ x
2 Minimums et maximums
Exercice 3 – Étude d’un point critique à l’origine
Pour chacune des fonctions suivantes étudier la nature du point critique donné :
1. f (x, y) = x 2 − x y + y 2 au point critique (0, 0),
2. f (x, y) = x 2 + 2x y + y 2 + 6 au point critique (0, 0),
2
3. f (x, y) = x 3 + 2x y 2 − y 4 + x 2 + 3x y + y 2 + 10 au point critique (0, 0).
Indications 3 –
Calculer les dérivées partielles secondes au point critique et appliquer le critère de Monge.
D’où det H f (0, 0) = r t − s2 = 3 > 0 et r > 0. Par le critère de Monge, f atteint un minimum local
en (0, 0).
2. f (x, y) = x 2 + 2x y + y 2 + 6 en (0, 0).
∂f ∂f
(x, y) = 2x + 2 y (x, y) = 2x + 2 y
∂x ∂y
∂2f ∂2f ∂2f
(x, y) = 2 (x, y) = 2 (x, y) = 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ y2
r s 2 2
H f (0, 0) = =
s t 2 2
∂f ∂f
(x, y) = 3x 2 + 2x + 2 y 2 + 3 y (x, y) = 4x y − 4 y 3 + 3x + 2 y
∂x ∂y
∂2f ∂2f ∂2f
(x, y) = 6x + 2 (x, y) = 4 y + 3 (x, y) = −12 y 2 + 4x + 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂y 2
r s 2 3
H f (0, 0) = =
s t 3 2
D’où det H f (0, 0) = r t − s2 = −5 < 0. Par le critère de Monge en (0, 0), f est un point-selle. Ce n’est
donc ni un minimum local, ni un maximum local.
f (x, y) = sin x + y 2 − 2 y + 1.
3
Indications 4 –
Calculer les dérivées partielles secondes puis utiliser le critère de Monge
Correction 4 –
Puisque
∂f ∂f
(x, y) = cos x et (x, y) = 2 y − 2,
∂x ∂y
alors les points critiques sont les points
(k + 21 )π, 1 ,
k ∈ Z.
En plus,
− sin x 0
H f (x, y) = .
0 2
Comme − sin((k + 12 )π) = (−1)k+1 , alors
(−1)k+1 0
H f (k + 1/2)π, 1 = .
0 2
6. x e y + y e x
7. x(ln2 x + y 2 ), x > 0
x 2 + (1 − y)2 + y 2 + (1 − x)2
p p
8.
Indications 5 –
Trouver les points critiques et appliquer le critère de Monge.
Correction 5 –
On va noter f x et f y les dérivées partielles premières, ainsi que f x x , f y y et f x y = f y x les dérivées partielles
secondes (toutes les fonctions considérées sont C 2 ).
1. f = 3x y − x 3 − y 3 .
(a)
f x = 3 y − 3x 2 f y = 3x − 3 y 2
f x x = −6x fx y = 3 f y y = −6 y
(b) Points critiques :
fx = 0 y − x2 = 0 y − y4 = 0 y(1 − y 3 ) = 0 y = 0 ou y = 1
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
fy = 0 x − y2 = 0 x = y2 x = y2 x = y2
4
(c) Étude en (0, 0). On calcule r = f x x (0, 0) = 0, s = f x y (0, 0) = 3, t = f y y (0, 0) = 0. On a
r t − s2 = −9 et par le critère de Monge (0, 0) est un point-selle (ce n’est donc ni un minimum
local, ni un maximum local).
r s 0 3
Autrement dit, on est dans le cas où H f (0, 0) = = a un déterminant négatif et
s t 3 0
donc deux valeurs propres de signe contraire.
(d) Étude en (1, 1). On calcule r = f x x (1, 1) = −6, s = f x y (1, 1) = 3, t = f y y (1, 1) = −6. On a
r t − s2 = 27 et r < 0 donc par le critère de Monge (0, 0) est un maximum local.
r s −6 3
Autrement dit, on est dans le cas où H f (1, 1) = = a deux valeurs propres
s t 3 −6
négatives.
2. f = −2(x − y)2 + x 4 + y 4
(a)
f x = 4(x 3 − x + y) f y = 4( y 3 − y + x)
f x x = 4(3x 2 − 1) fx y = 4 f y y = 4(3 y 2 − 1)
p p p p
(0, 0) (+ 2, − 2) (− 2, + 2)
(c) Étude en (0, 0). r = −4, s = 4, t = −4, r t − s2 = 0 et le critère de Monge ne permet pas de
conclure. Cependant sur γ1 (t) = (t, t) on a f (γ1 (t)) = 2t 4 ⩾ f (0, 0) ainsi (0, 0) ne peut pas
être un maximum local ; mais d’autre part sur γ2 (t) = (t, 0) on a, lorsque t → 0, f (γ2 (t)) =
−2t 2 + t 4 ∼ −2t 2 ⩽ f (0, 0) ainsi (0, 0) ne peut pas être un minimum local. Conclusion : (0, 0)
est un point-selle.
p p
(d) Étude en ±( 2, − 2). r = 20, s p = 4, tp= 20, r t − s2p= 384
p > 0 et r > 0, par le critère de Monge,
f admet un minimum local en ( 2, − 2) et en (− 2, 2).
3. f = 2x + y − x 4 − y 4
f x = 2 − 4x 3 f y = 1 − 4 y3
f x x = −12x 2 fx y = 0 f y y = −12 y 2
Point critique : (2−1/3 , 4−1/3 ), c’est un maximum local par le critère de Monge.
xy
4. f = (x+ y)(1+x)(1+ y) , x, y > 0
Des calculs un peu lourds donnent :
y( y − x 2 ) x(x − y 2 )
fx = fy =
(x + y)2 (1 + x)2 (1 + y) (x + y)2 (1 + x)(1 + y)2
Les points critiques sont les solutions qui vérifient à la fois y − x 2 = 0 et x − y 2 = 0. Donc x = x 4 .
1 1 1
La seule solution vérifiant x > 0, y > 0 est (1, 1). En ce point r = − 16 , s = 32 , t = − 16 . Donc
r t − s2 > 0 avec r < 0. Il s’agit d’un maximum local.
Autre méthode. L’idée est d’utiliser le logarithme pour simplifier le calcul de la dérivée d’un produit.
′ ′
En effet la dérivée de ln uv est simplement uu + vv .
5
Comme on restreint l’étude au domaine D = {(x, y) | x > 0, y > 0}, tous les facteurs qui inter-
viennent dans l’expression de f sont strictement positifs. On peut donc écrire :
g(x, y) := ln( f (x, y)) = ln(x) + ln( y) − ln(x + y) − ln(1 + x) − ln(1 + y).
g est de classe C 2 comme composée de deux fonctions de classe C 2 . De plus, comme le logarithme
est une fonction strictement croissante, les deux fonctions f et g atteignent leurs extremums locaux
aux mêmes points de D. Nous allons donc chercher les extremums locaux de g, dont les dérivées
partielles sont plus simples à calculer que celles de f .
On a :
1 1 1 y − x2
g x (x, y) = − − = .
x x + y 1+ x x(x + y)(1 + x)
En remarquant que g(x, y) = g( y, x), on obtient :
1 1 1 x − y2
g y (x, y) = g x ( y, x) = − − = .
y y + x 1+ y y(x + y)(1 + y)
Comme précédemment, on trouve que l’unique point critique est (1, 1).
On a ensuite :
−1 1 1 1 −1 1 1
gx x = + + , gx y = , gy y = + + ,
x 2 (x + y)2 (1 + x)2 (x + y)2 y 2 (x + y)2 (1 + y)2
et donc r = −1 1 −1 1 1 3
2 , s = 4 et t = 2 . On a alors r t − s = 4 − 16 = 16 > 0 et r < 0, ce qui implique que
2
g admet un maximum local en (1, 1). Par suite, f admet également un maximum local en (1, 1).
Remarque. On peut montrer que f (1, 1) = 18 est même un maximum global (sur D) en utilisant
l’inégalité
1
a b ⩽ (a2 + b2 ), pour tous a, b ∈ R.
2
Pour tout (x, y) ∈ D, on a en effet :
p p p p
x y = ( x · y) · (1 · x) · (1 · y)
1 1 1
⩽ (x + y) · (1 + x) · (1 + y)
2 2 2
et donc f (x, y) ⩽ 18 .
5. f = x 2 y 2 (1 + 3x + 2 y)
(a)
f x = x y 2 (9x + 4 y + 2) f y = 2x 2 y(3x + 3 y + 1)
f x x = 2 y 2 (9x + 2 y + 1) f x y = 2x y(9x + 6 y + 2) f y y = 2x 2 (3x + 6 y + 1)
(b) Points critiques : soit x = 0 et alors n’importe quel (0, y) est point critique, soit y = 0 et alors
n’importe quel (x, 0) est point critique. Soit x ̸= 0 et y ̸= 0 et alors un point critique vérifie :
2
9x + 4 y + 2 = 0 x = − 15
⇐⇒
3x + 3 y + 1 = 0 y = − 15
2
Les points critiques sont donc les (x, 0), les (0, y) et (− 15 , − 15 ).
2
(c) Étude en (− 15 , − 15 ). r = − 125
6 8
, s = − 375 8
, t = − 375 . On a r t − s2 > 0 et r < 0 il s’agit donc d’un
maximum local.
(d) Étude en (x, 0). r = f x x (x, 0) = 0, s = f x y (x, 0) = 0, t = f y y (x, 0) = 2x 2 (3x +1). On a r t−s2 = 0
et le critère de Monge ne permet pas de conclure. On étudie f à la main autour de (x, 0). On sait
que x 2 y 2 ⩾ 0, il s’agit donc juste d’étudier 1 + 3x + 2 y autour de (x, y) = (x, 0). Si x > − 31 alors
1 + 3x + 2 y > 0 autour de (x, 0) donc f (x, y) ∼ k x 2 y 2 (k ∈ R∗+ ) et ainsi il s’agit d’un minimum
local. De même si x < − 31 il s’agit d’un maximum local. En (− 31 , 0) c’est un point-selle.
6
(e) Étude en (0, y). De même : maximum local pour y < −1/2, minimum local pour y > −1/2,
point-selle en y = −1/2.
6. f = x e y + y e x
fx = e y + y ex f y = x e y + ex
fx x = y ex fx y = ex + e y fy y = xey
Recherche des point critiques : comme la fonction est symétrique (c’est-à-dire f (x, y) = f ( y, x))
alors un point critique (x 0 , y0 ) vérifie y0 = x 0 . Donc l’équation f x (x 0 , y0 ) = 0 devient e x 0 + x 0 e x 0 = 0
d’où x 0 = −1 et donc y0 = −1. Bilan : un seul point critique (−1, −1).
En ce point, r = −1/e, s = +2/e, t = −1/e. Donc r t − s2 < 0, il s’agit d’un point-selle.
7. f = x(ln2 x + y 2 ), x > 0
f x = ln2 x + 2 ln x + y 2 f y = 2x y
ln x + 1
fx x = 2 fx y = 2 y f y y = 2x
x
Recherche du point critique. Par hypothèse x > 0, donc y = 0 et par suite ln2 x + 2 ln x = 0, d’où
ln x(ln x + 2) = 0. Ainsi x = 1 ou x = e−2 . Les points critiques sont (1, 0) et (e−2 , 0).
Le critère de Monge s’applique et indique que (1, 0) est un minimum local alors que (e−2 , 0) est un
point-selle.
8. f = x 2 + (1 − y)2 + y 2 + (1 − x)2
p p
Le plus simple est d’interpréter géométriquement la fonction f comme la somme des distances entre
un point M (x, y) et deux points A(0, 1) et B(1, 0) du plan. Cette somme est minimale (et vaut la
longueur AB) si et seulement si M appartient au segment [A, B] : donc x ∈ [0, 1] et y = 1 − x.
4x 6 y 2
f (x, y) = x 2 + y 2 − 2x 2 y − si (x, y) ̸= 0, f (0, 0) = 0.
(x 4 + y 2 )2
Indications 6 –
2x 4 y 2 ⩽ (x 4 + y 2 )2 .
Correction 6 – 1. f est continue en dehors de l’origine ; f est aussi continue en (0, 0) : tout d’abord
2x 4 y 2 ⩽ (x 4 + y 2 )2 car (x 4 + y 2 )2 = x 8 + y 4 + 2x 4 y 2 ⩾ 2x 4 y 2 . Ainsi :
4x 6 y 2 2 2x y
4 2
0⩽ = 2x ⩽ 2x 2 −
→ f (0, 0) = 0.
(x 4 + y 2 )2 (x 4 + y 2 )2
2.
gθ (r) = f (r cos θ , r sin θ ) = r 2 − r 3 c1,θ + r 4 c2,θ (r) = r 2 + o(r 2 ).
Donc le long d’un rayon d’angle θ fixé, gθ (r) ∼ r 2 . Ainsi le long de ce rayon, gθ admet un minimum
local à l’origine, autrement dit sur chaque rayon les valeurs de f sont supérieures à f (0, 0).
3. f (x, x 2 ) = −x 4 . Donc (0, 0) n’est pas minimum local de f car on trouve aussi des valeurs inférieures
à f (0, 0).
7
3 Applications
Exercice 7 – Ajustement linéaire
Pn de réels (x i , y2i ) avec ⩽ i ⩽ n, on cherche une droite D d’équation y = a x + b
1
Étant donnés n couples
telle que E(a, b) = i=1 ( yi − a x i − b) soit minimal.
On note
n n n n
1X 1X 1X 2 1X
x= xi, y= yi , x =
2 x , xy = x i yi ,
n i=1 n i=1 n i=1 i n i=1
et on suppose x 2 ̸= x 2 .
1. Résoudre le problème.
2. Interpréter la relation x 2 ̸= x 2 à l’aide de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
Indications 7 –
Si la fonction E atteint un minimum alors en ce ce minimum les deux dérivées partielles par rapport à a et
à b s’annulent. Les variables sont bien a et b ; les x i , yi sont des constantes.
Pn
Correction 7 – 1. Comme E(a, b) = i=1 ( yi − a x i − b)2 alors :
n
∂E X
(a, b) = −2x i ( yi − a x i − b) = −2nx y + 2na x 2 + 2nbx.
∂a i=1
Et
n
∂E X
(a, b) = −2( yi − a x i − b) = −2n y + 2na x + 2nb.
∂b i=1
La fonction E est une somme de carrés, elle admet donc (au moins) un minimum global. Ce minimum
global est nécessairement un point critique. Calculons-le ! En un point critique les deux dérivées
partielles s’annulent simultanément, donc
∂E
(a, b) = 0 ⇐⇒ −x y + ax 2 + b x = 0 (Ea )
∂a
∂E
(a, b) = 0 ⇐⇒ − y + ax + b = 0 (E b )
∂b
On calcule (Ea ) − x(E b ) pour obtenir :
−x y + x · y + a x 2 − x 2 = 0.
D’où :
xy−x· y Covariance(x, y)
a= = .
2 Variance(x)
x2 − x
Puis par (E b ) on en déduit :
b = y − ax.
On a trouvé un seul point critique possible, c’est donc nécessairement le minimum global.
2. On applique Cauchy-Schwarz avec X = (x 1 , . . . , x n ) et Y = (1, . . . , 1). Alors 〈X | Y 〉 ⩽ ∥X ∥ · ∥Y ∥,
P 2
x i × n donc x 2 ⩽ x 2 (i.e. la variance est toujours positive ou nulle). Le cas
P 2
donne xi ⩽
d’égalité de Cauchy-Schwarz, nous dit donc que x 2 = x 2 , ssi X = λY (λ ∈ R), c’est-à-dire toutes les
coordonnées de X sont identiques, i.e. ssi x 1 = x 2 = · · · = x n .
8
Exercice 8 – L’équation des ondes
L’équation des ondes est l’équation aux dérivées partielles :
∂2f ∂2f
− = 0. (1)
∂ x2 ∂ t2
Il s’agit de trouver la solution générale f : R2 → R, (x, t) 7→ f (x, t) (de classe C 2 ) de cette équation.
1. Grâce au changement de variables
u − v u + v
2 2
Φ : R −→ R , (u, v) 7−→ (x, t) = , ,
2 2
la fonction f se transforme en F (u, v) = f ◦ Φ(u, v) = f ( u−v u+v
2 , 2 ). Montrer que pour que f soit
solution de (1) il faut et il suffit que
∂ 2F
= 0. (2)
∂ u∂ v
2. Montrer que, si F satisfait à (2), il existe deux fonctions g1 , g2 : R → R telles que
F (u, v) = g1 (u) + g2 (v).
3. Écrire la solution générale de (1) et expliquer la phrase : “En une dimension d’espace, toute solution
de l’équation des ondes s’écrit comme somme d’une onde qui se déplace vers la droite et une qui se
déplace vers la gauche.”
4. Trouver la solution unique de l’équation des ondes qui satisfait aux conditions initiales
∂f
f (x, 0) = sin x, (x, 0) = − cos x. (3)
∂t
∂ 2F ∂ ∂F
=
∂ u∂ v ∂u ∂v
∂ 1∂ f 1∂ f
= − +
∂u 2∂x 2 ∂t
1 ∂ ∂f 1 ∂ ∂f
=− +
2 ∂ u ∂ x 2 ∂ u ∂ t
1 1 ∂ ∂f 1 ∂ ∂f 1 1 ∂ ∂f 1 ∂ ∂f
=− + + +
2 2∂x ∂x 2∂t ∂x 2 2∂x ∂t 2∂t ∂t
1∂ f 2
1∂ f
2
=− +
4∂x 2 4 ∂ t2
9
(On a utilisé f de classe C 2 , pour simplifier les dérivées croisées.) D’où pour que f satisfasse l’équa-
tion (1) il faut et il suffit que F satisfasse l’équation (2).
2. Supposons que F satisfasse l’équation (2). Alors la fonction ∂∂ Fu est une fonction, disons h1 , dépen-
dant seulement de la variable u et la fonction ∂∂ Fv est une fonction, disons h2 , dépendant seulement
de la variable v. Par conséquent, F (u, v) = g1 (u) + g2 (v) où g1′ = h1 et g2′ = h2 .
3. On remarque que u = x + t et v = t − x. La solution générale de (1) s’écrit alors
4 Laplacien & co
Exercice 9 – Laplacien, gradient, divergence, rotationnel
Le laplacien de f : Rn → R est :
n
X ∂2f
∆ f (x) = (x).
i=1
∂ x i2
1. Montrer ∆ f (x) = div(grad f (x)).
Cela justifie l’écriture ∆ f (x) = ∇ · ∇ f (x) = ∇2 f (x).
2. Montrer div(rot F (x)) = 0 pour F : R3 → R3 dont les composantes sont de classe C 2 .
3. Montrer rot(grad f (x)) = (0, 0, 0) pour f : R3 → R de classe C 2 .
Indications 9 –
f : Rn → R : ∂f
∂ x 1 (x)
..
grad f (x) = . .
∂f
∂ x (x)
n
F = ( f1 , . . . , f n ) : R → R
n n
n
X ∂ fi
div F (x) = (x).
i=1
∂ xi
F = ( f 1 , f 2 , f 3 ) : R3 → R3
∂ f3 ∂ f2
(x, y, z) − (x, y, z)
∂ y ∂z
∂ f1 ∂ f3
∂ z (x, y, z) −
rot F (x, y, z) =
∂x
(x, y, z)
.
∂ f
2 ∂ f1
(x, y, z) − (x, y, z)
∂x ∂y
10
Correction 9 – 1. On rappelle que pour f : Rn → R :
∂f
∂ x 1 (x)
..
grad f (x) = . .
∂f
∂ x (x)
n
Et pour F = ( f1 , . . . , f n ) : Rn → Rn :
n
X ∂ fi
div F (x) = (x).
i=1
∂ xi
∂ ∂f ∂ ∂f
= (x) + · · · + (x)
∂ x1 ∂ x1 ∂ xn ∂ xn
∂2f ∂2f
= (x) + · · · + (x)
∂ x1
2 ∂ x n2
= ∆ f (x).
∂ ∂ f3 ∂ f2 ∂ ∂ f1 ∂ f3 ∂ ∂ f2 ∂ f1
div(rot F (x)) = − + − + −
∂x ∂y ∂z ∂ y ∂z ∂x ∂z ∂ x ∂y
∂ 2 f3 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1 ∂ 2 f3 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1
= − + − + −
∂ x∂ y ∂ x∂ z ∂ y∂ z ∂ y∂ x ∂ z∂ x ∂ z∂ y
= 0.
On a utilisé que les dérivées croisées sont égales car chaque f i est de classe C 2 .
3. Soit f : R3 → R de classe C 2 .
∂ ∂f ∂ ∂f
∂ f ∂ y ∂z − ∂z ∂ y
∂x 0
∂f ∂f ∂ ∂f
rot(grad f (x)) = rot ∂ y = ∂∂z ∂ x − ∂ x ∂z =
0 .
∂f
0
∂z ∂ ∂f ∂ ∂f
∂x ∂y − ∂y ∂x
Indications 10 –
∂F
Dériver la composition F = f ◦ r par rapport à x i . Puis dériver ∂ xi une seconde fois. Il faut trouver :
n−1 ′ ′′
∆F = r f (r) + f (r).
11
q
Correction 10 – 1. On note r = x 12 + · · · + x n2 à la fois comme un nombre réel et une fonction r :
Rn → R. On a donc F = f ◦ r.
On va appliquer la formule « J F = J f × J r », sachant que
∂F ∂F ∂r ∂r
x1 xn
JF = ∂ x1 ... ∂ xn J f = f ′ (r) Jr = ∂ x1 ... ∂ xn = r ... r
Ainsi :
∂F xi
= · f ′ (r).
∂ xi r
Autrement dit, on a une identité d’opérateurs :
∂ xi d
= · .
∂ xi r dr
∂ 2F ∂ ∂F
=
∂ x i2 ∂ xi ∂ xi
∂ x i ′
= · f (r)
∂ xi r
xi
∂ r x i ∂ f ′ (r)
= · f ′ (r) + ·
∂ xi r ∂ xi
x i2
r− r x i2
= · f ′ (r) + · f ′′ (r)
r2 r2
r − x i2
2
x i2
= · f ′ (r) + 2 · f ′′ (r)
r3 r
∂ 2F ∂ 2F
∆F = + ··· +
∂ x 12 ∂ x n2
nr 2 − (x 12 + · · · + x n2 ) ′
x 12 + · · · + x n2
= · f (r) + · f ′′ (r)
r3 r2
nr 2 − r 2 ′ r 2 ′′
= · f (r) + · f (r)
r3 r2
n−1 ′
= · f (r) + f ′′ (r).
r
Conclusion :
n−1 ′
∆F = f (r) + f ′′ (r).
r
Φ : ]0, +∞[×[0, 2π[−→ R2 \ {(0, 0)}, (r, θ ) 7−→ (x, y) = (r cos θ , r sin θ ),
12
soit un changement de variables. Soit F la fonction définie par
∂ x ∂ y ∂ ∂ ∂ ∂
= · + · et = −y · +x· .
∂r r ∂x r ∂y ∂θ ∂x ∂y
∂ 2F ∂F
2. Calculer ∂ r2
en dérivant ∂r par rapport à r et en utilisant que x/r et y/r ne dépendent pas de r.
2
∂ F ∂F ∂x ∂y
3. Calculer ∂ θ2
en dérivant ∂θ par rapport à θ et en montrant que ∂θ = − y et ∂θ = x.
4. Conclure.
Indications 11 –
L’exercice ne dépend pas de la connaissance du Laplacien.
1. On a F = f ◦ Φ, puis appliquer la formule « J F = J f × JΦ ».
∂ ∂F x ∂f y ∂f
2. Il s’agir d’appliquer ∂r à ∂r = r ∂x + r ∂ y.
∂ ∂F ∂f ∂f
3. Il s’agir d’appliquer ∂θ à ∂θ = −y ∂ x + x ∂ y .
Correction 11 – 1. On a F = f ◦ Φ.
∂F ∂F
∂f ∂f
cos θ −r sin θ
JF = ∂r ∂θ Jf = ∂x ∂y JΦ = .
sin θ r cos θ
∂F ∂f ∂f x∂f y∂f
= cos θ · + sin θ · = + .
∂r ∂x ∂y r ∂x r∂y
∂ ∂ ∂
Ainsi on passe de l’opérateur ∂r aux opérateurs ∂x, ∂ y par l’identité :
∂ x ∂ y ∂
= +
∂r r ∂x r∂y
Et on obtient aussi :
∂F ∂f ∂f ∂f ∂f
= −r sin θ + r cos θ = −y +x ,
∂θ ∂x ∂y ∂x ∂y
d’où :
∂ ∂ ∂
= −y +x .
∂θ ∂x ∂y
13
∂ 2F ∂F x y
2. Pour calculer ∂ r2
, on part de ∂r = r fx + r f y , et on dérive cette expression de nouveau par rapport
à r.
∂ 2F ∂ ∂F
=
∂r 2 ∂r ∂r
∂ x y
= fx + f y
∂r r r
x ∂ fx y ∂ fy x y
= + car = cos θ et = sin θ ne dépendent pas de r
r ∂r r ∂r r r
∂ ∂ ∂ y ∂ fy
x x f x y f x
y x f y
= + + +
r r ∂x r ∂y r r ∂x r ∂y
1
= 2 x 2 f x x + 2x y f x y + y 2 f y y
r
∂x ∂ r cos θ
= = −r sin θ = − y
∂θ ∂θ
et
∂y ∂ r sin θ
= = r cos θ = x.
∂θ ∂θ
∂ 2F ∂F
Pour calculer ∂ θ2
, on part de ∂θ = − y f x + x f y , et on dérive cette expression par rapport à θ .
∂ 2F ∂ ∂F
=
∂ θ2 ∂θ ∂θ
∂
= − y fx + x f y
∂θ
∂y ∂ fx
∂x ∂ fy
= − fx − y + fy + x
∂θ ∂θ ∂θ ∂θ
∂ fx ∂ fx
∂ fy ∂ fy
= −x f x − y − y +x + −y fy + x −y +x
∂x ∂y ∂x ∂y
= −x f x − y f y + x 2 f y y − 2x y f x y + y 2 f x x
∂F ∂ 2F ∂ 2F
r + r2 2 +
∂r ∂r ∂ θ2
= x fx + y f y
+ x 2 f x x + 2x y f x y + y 2 f y y
− x f x − y f y + x 2 f y y − 2x y f x y + y 2 f x x
= (x 2 + y 2 )( f x x + f y y )
= r 2( f x x + f y y )
14