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Exercices FPV 6

Ce document présente des exercices sur les fonctions de plusieurs variables, en se concentrant sur le calcul des dérivées partielles secondes et l'analyse des points critiques. Il inclut des exemples de calcul de la matrice hessienne et des études de points critiques pour déterminer les minimums et maximums locaux. Des contre-exemples au théorème de Schwarz sont également discutés pour illustrer les concepts abordés.

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Hermann Akouete Akue
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Exercices FPV 6

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FEUILLE D’EXERCICES 6 FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES

EXTREMUMS

1 Dérivées partielles secondes


Exercice 1 – Dérivées partielles secondes
Calculer les dérivées partielles secondes et la matrice hessienne des fonctions f définies par les expressions
suivantes :
sin2 ( y/x) et exp(x yz).

Indications 1 –
La matrice hessienne est la matrice constituée des dérivées partielles secondes. Utiliser sin(2u) = 2 sin u cos u
afin de simplifier les calculs.

Correction 1 – 1. f (x, y) = sin2 ( y/x).


Les dérivées partielles sont :
∂f 2y y
(x, y) = − 2 sin( y/x) cos( y/x) = − 2 sin(2 y/x),
∂x x x
et
∂f 2 1
(x, y) = sin( y/x) cos( y/x) = sin(2 y/x).
∂y x x
On a utilisé sin(2u) = 2 sin u cos u.
∂f ∂f
Désormais on omettra souvent les « (x, y) », c’est-à-dire qu’on écrira ∂x à la place de ∂ x (x, y).
On calcule les dérivées partielles secondes :

∂2f ∂ ∂f 2y 2 y2
= = sin(2 y/x) + cos(2 y/x).
∂ x2 ∂x∂x x3 x4

∂2f ∂ ∂f 2
= = 2 cos(2 y/x).
∂y 2 ∂y∂y x
∂2f ∂2f
On sait que les dérivées croisées sont égales : ∂ x∂ y = ∂ y∂ x car f est C 2 . Soit on en calcule une
seule pour aller plus vite, soit on calcule les deux afin de se rassurer (cela vous garantit quasiment
qu’elles sont exactes).

∂2f ∂2f 1 2y
= = − 2 sin(2 y/x) − 3 cos(2 y/x).
∂ x∂ y ∂ y∂ x x x
La matrice hessienne est le tableau des dérivées partielles secondes, par le lemme de Schwarz c’est
une matrice symétrique :
∂2f ∂2f
!
∂ x2
(x, y) ∂ x∂ y (x, y)
H f (x, y) = ∂2f ∂2f
∂ y∂ x (x, y) ∂ y2
(x, y)
Ici :
2 y2
‚ Œ
2y 2y
sin(2 y/x) + x 4 cos(2 y/x) − x12 sin(2 y/x) − x 3 cos(2 y/x)
H f (x, y) = x3
2y .
− x12 sin(2 y/x) − x 3 cos(2 y/x) 2
x2
cos(2 y/x)
2. f (x, y, z) = exp(x yz).
Les dérivées partielles sont :
∂f ∂f ∂f
= yze x yz , = xze x yz , = x y e x yz .
∂x ∂y ∂z

1
On calcule les dérivées partielles d’ordre 2 en se limitant à 6 calculs par le lemme de Schwarz, on
en déduit la matrice hessienne (qui est une matrice symétrique) :

∂2f ∂2f ∂2f


   
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ x∂ z y 2 z 2 e x yz z(1 + x yz)e x yz y(1 + x yz)e x yz
 ∂2f ∂2f ∂2f 
Hf =  ∂ y∂ x ∂ y2 ∂ y∂ z 
=  z(1 + x yz)e x yz x 2 z 2 e x yz x(1 + x yz)e x yz  .
∂2f ∂2f ∂2f y(1 + x yz)e x yz x(1 + x yz)e x yz x 2 y 2 e x yz
∂ z∂ x ∂ z∂ y ∂ z2

Exercice 2 – Contre-exemple au théorème de Schwarz


x y3
Soit f (x, y) = 2 si (x, y) ̸= 0 et f (0, 0) = 0.
x + y2
1. Étudier la continuité de f et de ses dérivées partielles premières sur R2 .
∂2f ∂2f
2. Montrer que ∂ x∂ y (0, 0) ̸= ∂ y∂ x (0, 0).

Correction 2 – 1. Il est facile de vérifier que f (x, y) → 0 en (0, 0), par exemple en calculant f (r cos θ , r sin θ ).
On a, pour (x, y) ̸= (0, 0) :

∂f y5 − x2 y3 ∂f
(x, y) = 2 −→ 0 = (0, 0),
∂x (x + y )
2 2 ∂x
et
∂f 3x 3 y 2 + x y 4 ∂f
(x, y) = −→ 0 = (0, 0).
∂y (x + y )
2 2 2 ∂y
Ainsi les dérivées partielles existent et sont continue sur R2 : f est de classe C 1 .
∂2f ∂ ∂f
2. Calculons ∂ x∂ y (0, 0). Il s’agit de calculer la dérivée partielle ∂x de la fonction ∂y : On forme le taux
d’accroissement et on calcule la limite :
∂f ∂f
∂ y (0 + h, 0) − ∂ y (0, 0) 0−0
= =0→0
h h
2
∂ f
Donc ∂ x∂ y (0, 0) = 0.
∂2f ∂ ∂f
Pour ∂ y∂ x (0, 0).
Il s’agit de calculer la dérivée partielle ∂y de la fonction ∂x : On forme le taux
d’accroissement et on calcule la limite :
∂f ∂f k5
∂ x (0, 0 + k) − ∂ x (0, 0) k4
−0
= =1→1
k k
∂2f
Donc ∂ y∂ x (0, 0) = 1.
Ainsi dans ce cas exceptionnel les dérivées croisées ne sont pas égales. L’explication est que la fonc-
tion est de classe C 1 , mais pas de classe C 2 comme on en aurait besoin dans le lemme de Schwarz.
Noter qu’en dehors de (0, 0), f est de classe C 2 (en tant que somme, produit, quotient de fonctions
de classe C 2 ) et donc, pour tout (x, y) ̸= (0, 0), on a bien :

∂2f ∂2f
(x, y) = (x, y).
∂ x∂ y ∂ y∂ x

2 Minimums et maximums
Exercice 3 – Étude d’un point critique à l’origine
Pour chacune des fonctions suivantes étudier la nature du point critique donné :
1. f (x, y) = x 2 − x y + y 2 au point critique (0, 0),
2. f (x, y) = x 2 + 2x y + y 2 + 6 au point critique (0, 0),

2
3. f (x, y) = x 3 + 2x y 2 − y 4 + x 2 + 3x y + y 2 + 10 au point critique (0, 0).

Indications 3 –
Calculer les dérivées partielles secondes au point critique et appliquer le critère de Monge.

Correction 3 – 1. f (x, y) = x 2 − x y + y 2 en (0, 0).


∂f ∂f
On a ∂ x (x, y) = 2x − y et ∂ y (x, y) = 2 y − x qui s’annulent simultanément en (0, 0).
On calcule les dérivées partielles secondes en (x, y) :

∂2f ∂2f ∂2f


(x, y) = 2 (x, y) = −1 (x, y) = 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ y2

Ce sont ici des fonctions constantes, on les évalue au point critique :

∂2f ∂2f ∂2f


r= (0, 0) = 2 s= (0, 0) = −1 t= (0, 0) = 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ y2
   
r s 2 −1
H f (0, 0) = =
s t −1 2

D’où det H f (0, 0) = r t − s2 = 3 > 0 et r > 0. Par le critère de Monge, f atteint un minimum local
en (0, 0).
2. f (x, y) = x 2 + 2x y + y 2 + 6 en (0, 0).

∂f ∂f
(x, y) = 2x + 2 y (x, y) = 2x + 2 y
∂x ∂y
∂2f ∂2f ∂2f
(x, y) = 2 (x, y) = 2 (x, y) = 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂ y2
   
r s 2 2
H f (0, 0) = =
s t 2 2

Comme det H f (0, 0) = r t − s2 = 0, le critère de Monge ne permet pas de conclure !


Il faut alors trouver une autre méthode. Ici f (x, y) = x 2 + 2x y + y 2 + 6 = (x + y)2 + 6 donc le point
(0, 0) présente un minimum local (qui n’est pas strict).
3. f (x, y) = x 3 + 2x y 2 − y 4 + x 2 + 3x y + y 2 + 10 en (0, 0).

∂f ∂f
(x, y) = 3x 2 + 2x + 2 y 2 + 3 y (x, y) = 4x y − 4 y 3 + 3x + 2 y
∂x ∂y
∂2f ∂2f ∂2f
(x, y) = 6x + 2 (x, y) = 4 y + 3 (x, y) = −12 y 2 + 4x + 2
∂ x2 ∂ x∂ y ∂y 2
   
r s 2 3
H f (0, 0) = =
s t 3 2

D’où det H f (0, 0) = r t − s2 = −5 < 0. Par le critère de Monge en (0, 0), f est un point-selle. Ce n’est
donc ni un minimum local, ni un maximum local.

Exercice 4 – Recherche de minimums et maximums


Trouver les points critiques de la fonction f suivante et déterminer si ce sont des minimums locaux, des
maximums locaux ou des points-selles :

f (x, y) = sin x + y 2 − 2 y + 1.

3
Indications 4 –
Calculer les dérivées partielles secondes puis utiliser le critère de Monge

Correction 4 –
Puisque
∂f ∂f
(x, y) = cos x et (x, y) = 2 y − 2,
∂x ∂y
alors les points critiques sont les points

(k + 21 )π, 1 ,

k ∈ Z.

En plus,  
− sin x 0
H f (x, y) = .
0 2
Comme − sin((k + 12 )π) = (−1)k+1 , alors
 
 (−1)k+1 0
H f (k + 1/2)π, 1 = .
0 2

Autrement dit r = (−1)k+1 , s = 0 et t = 2.


Par conséquent,
— si k est impair, r t − s2 = 2 et r > 0, donc le point ((k + 1/2)π, 1) est un minimum local,
— si k est pair, r t − s2 = −2 et le point ((k + 1/2)π, 1) est un point-selle.

Exercice 5 – Étude de points critiques


Chercher les extremums des fonctions f (x, y) suivantes :
1. 3x y − x 3 − y 3
2. −2(x − y)2 + x 4 + y 4
3. 2x + y − x 4 − y 4
xy
4. (x+ y)(1+x)(1+ y) , x, y > 0
5. x y (1 + 3x + 2 y)
2 2

6. x e y + y e x
7. x(ln2 x + y 2 ), x > 0
x 2 + (1 − y)2 + y 2 + (1 − x)2
p p
8.

Indications 5 –
Trouver les points critiques et appliquer le critère de Monge.

Correction 5 –
On va noter f x et f y les dérivées partielles premières, ainsi que f x x , f y y et f x y = f y x les dérivées partielles
secondes (toutes les fonctions considérées sont C 2 ).
1. f = 3x y − x 3 − y 3 .
(a)
f x = 3 y − 3x 2 f y = 3x − 3 y 2
f x x = −6x fx y = 3 f y y = −6 y
(b) Points critiques :
    
fx = 0 y − x2 = 0 y − y4 = 0 y(1 − y 3 ) = 0 y = 0 ou y = 1
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
fy = 0 x − y2 = 0 x = y2 x = y2 x = y2

On a obtenu l’ordonnée y = 0 ou y = 1 des points critiques, on obtient l’abscisse par la relation


x = y 2 . Ainsi les points critiques sont (0, 0) et (1, 1).

4
(c) Étude en (0, 0). On calcule r = f x x (0, 0) = 0, s = f x y (0, 0) = 3, t = f y y (0, 0) = 0. On a
r t − s2 = −9 et par le critère de Monge (0, 0) est un point-selle (ce n’est donc ni un minimum
local, ni un maximum local).
   
r s 0 3
Autrement dit, on est dans le cas où H f (0, 0) = = a un déterminant négatif et
s t 3 0
donc deux valeurs propres de signe contraire.
(d) Étude en (1, 1). On calcule r = f x x (1, 1) = −6, s = f x y (1, 1) = 3, t = f y y (1, 1) = −6. On a
r t − s2 = 27 et r < 0 donc par le critère de Monge (0, 0) est un maximum local.
   
r s −6 3
Autrement dit, on est dans le cas où H f (1, 1) = = a deux valeurs propres
s t 3 −6
négatives.

2. f = −2(x − y)2 + x 4 + y 4

(a)
f x = 4(x 3 − x + y) f y = 4( y 3 − y + x)

f x x = 4(3x 2 − 1) fx y = 4 f y y = 4(3 y 2 − 1)

(b) Points critiques :  


fx = 0 x3 − x + y = 0
⇐⇒
fy = 0 y3 − y + x = 0

Si on fait la somme de ces deux équations on obtient x 3 = − y 3 , donc x = − y (les nombres


sont des réels). On substitue y = −x dans la première
p équation, pour obtenir : x 3 − 2x = 0
c’est-à-dire x(x − 2) = 0. Ainsi x = 0 ou x = ± 2 et y = −x. Les trois points critiques sont :
2

p p p p
(0, 0) (+ 2, − 2) (− 2, + 2)

(c) Étude en (0, 0). r = −4, s = 4, t = −4, r t − s2 = 0 et le critère de Monge ne permet pas de
conclure. Cependant sur γ1 (t) = (t, t) on a f (γ1 (t)) = 2t 4 ⩾ f (0, 0) ainsi (0, 0) ne peut pas
être un maximum local ; mais d’autre part sur γ2 (t) = (t, 0) on a, lorsque t → 0, f (γ2 (t)) =
−2t 2 + t 4 ∼ −2t 2 ⩽ f (0, 0) ainsi (0, 0) ne peut pas être un minimum local. Conclusion : (0, 0)
est un point-selle.
p p
(d) Étude en ±( 2, − 2). r = 20, s p = 4, tp= 20, r t − s2p= 384
p > 0 et r > 0, par le critère de Monge,
f admet un minimum local en ( 2, − 2) et en (− 2, 2).

3. f = 2x + y − x 4 − y 4

f x = 2 − 4x 3 f y = 1 − 4 y3

f x x = −12x 2 fx y = 0 f y y = −12 y 2

Point critique : (2−1/3 , 4−1/3 ), c’est un maximum local par le critère de Monge.
xy
4. f = (x+ y)(1+x)(1+ y) , x, y > 0
Des calculs un peu lourds donnent :

y( y − x 2 ) x(x − y 2 )
fx = fy =
(x + y)2 (1 + x)2 (1 + y) (x + y)2 (1 + x)(1 + y)2

Les points critiques sont les solutions qui vérifient à la fois y − x 2 = 0 et x − y 2 = 0. Donc x = x 4 .
1 1 1
La seule solution vérifiant x > 0, y > 0 est (1, 1). En ce point r = − 16 , s = 32 , t = − 16 . Donc
r t − s2 > 0 avec r < 0. Il s’agit d’un maximum local.
Autre méthode. L’idée est d’utiliser le logarithme pour simplifier le calcul de la dérivée d’un produit.
′ ′
En effet la dérivée de ln uv est simplement uu + vv .


5
Comme on restreint l’étude au domaine D = {(x, y) | x > 0, y > 0}, tous les facteurs qui inter-
viennent dans l’expression de f sont strictement positifs. On peut donc écrire :

g(x, y) := ln( f (x, y)) = ln(x) + ln( y) − ln(x + y) − ln(1 + x) − ln(1 + y).

g est de classe C 2 comme composée de deux fonctions de classe C 2 . De plus, comme le logarithme
est une fonction strictement croissante, les deux fonctions f et g atteignent leurs extremums locaux
aux mêmes points de D. Nous allons donc chercher les extremums locaux de g, dont les dérivées
partielles sont plus simples à calculer que celles de f .
On a :
1 1 1 y − x2
g x (x, y) = − − = .
x x + y 1+ x x(x + y)(1 + x)
En remarquant que g(x, y) = g( y, x), on obtient :

1 1 1 x − y2
g y (x, y) = g x ( y, x) = − − = .
y y + x 1+ y y(x + y)(1 + y)

Comme précédemment, on trouve que l’unique point critique est (1, 1).
On a ensuite :
−1 1 1 1 −1 1 1
gx x = + + , gx y = , gy y = + + ,
x 2 (x + y)2 (1 + x)2 (x + y)2 y 2 (x + y)2 (1 + y)2

et donc r = −1 1 −1 1 1 3
2 , s = 4 et t = 2 . On a alors r t − s = 4 − 16 = 16 > 0 et r < 0, ce qui implique que
2

g admet un maximum local en (1, 1). Par suite, f admet également un maximum local en (1, 1).
Remarque. On peut montrer que f (1, 1) = 18 est même un maximum global (sur D) en utilisant
l’inégalité
1
a b ⩽ (a2 + b2 ), pour tous a, b ∈ R.
2
Pour tout (x, y) ∈ D, on a en effet :
p p p p
x y = ( x · y) · (1 · x) · (1 · y)
1 1 1
⩽ (x + y) · (1 + x) · (1 + y)
2 2 2
et donc f (x, y) ⩽ 18 .
5. f = x 2 y 2 (1 + 3x + 2 y)
(a)
f x = x y 2 (9x + 4 y + 2) f y = 2x 2 y(3x + 3 y + 1)
f x x = 2 y 2 (9x + 2 y + 1) f x y = 2x y(9x + 6 y + 2) f y y = 2x 2 (3x + 6 y + 1)

(b) Points critiques : soit x = 0 et alors n’importe quel (0, y) est point critique, soit y = 0 et alors
n’importe quel (x, 0) est point critique. Soit x ̸= 0 et y ̸= 0 et alors un point critique vérifie :
2
 
9x + 4 y + 2 = 0 x = − 15
⇐⇒
3x + 3 y + 1 = 0 y = − 15

2
Les points critiques sont donc les (x, 0), les (0, y) et (− 15 , − 15 ).
2
(c) Étude en (− 15 , − 15 ). r = − 125
6 8
, s = − 375 8
, t = − 375 . On a r t − s2 > 0 et r < 0 il s’agit donc d’un
maximum local.
(d) Étude en (x, 0). r = f x x (x, 0) = 0, s = f x y (x, 0) = 0, t = f y y (x, 0) = 2x 2 (3x +1). On a r t−s2 = 0
et le critère de Monge ne permet pas de conclure. On étudie f à la main autour de (x, 0). On sait
que x 2 y 2 ⩾ 0, il s’agit donc juste d’étudier 1 + 3x + 2 y autour de (x, y) = (x, 0). Si x > − 31 alors
1 + 3x + 2 y > 0 autour de (x, 0) donc f (x, y) ∼ k x 2 y 2 (k ∈ R∗+ ) et ainsi il s’agit d’un minimum
local. De même si x < − 31 il s’agit d’un maximum local. En (− 31 , 0) c’est un point-selle.

6
(e) Étude en (0, y). De même : maximum local pour y < −1/2, minimum local pour y > −1/2,
point-selle en y = −1/2.
6. f = x e y + y e x

fx = e y + y ex f y = x e y + ex

fx x = y ex fx y = ex + e y fy y = xey
Recherche des point critiques : comme la fonction est symétrique (c’est-à-dire f (x, y) = f ( y, x))
alors un point critique (x 0 , y0 ) vérifie y0 = x 0 . Donc l’équation f x (x 0 , y0 ) = 0 devient e x 0 + x 0 e x 0 = 0
d’où x 0 = −1 et donc y0 = −1. Bilan : un seul point critique (−1, −1).
En ce point, r = −1/e, s = +2/e, t = −1/e. Donc r t − s2 < 0, il s’agit d’un point-selle.
7. f = x(ln2 x + y 2 ), x > 0

f x = ln2 x + 2 ln x + y 2 f y = 2x y
ln x + 1
fx x = 2 fx y = 2 y f y y = 2x
x
Recherche du point critique. Par hypothèse x > 0, donc y = 0 et par suite ln2 x + 2 ln x = 0, d’où
ln x(ln x + 2) = 0. Ainsi x = 1 ou x = e−2 . Les points critiques sont (1, 0) et (e−2 , 0).
Le critère de Monge s’applique et indique que (1, 0) est un minimum local alors que (e−2 , 0) est un
point-selle.
8. f = x 2 + (1 − y)2 + y 2 + (1 − x)2
p p

Le plus simple est d’interpréter géométriquement la fonction f comme la somme des distances entre
un point M (x, y) et deux points A(0, 1) et B(1, 0) du plan. Cette somme est minimale (et vaut la
longueur AB) si et seulement si M appartient au segment [A, B] : donc x ∈ [0, 1] et y = 1 − x.

Exercice 6 – Point non extrémal


On pose pour (x, y) ∈ R2 :

4x 6 y 2
f (x, y) = x 2 + y 2 − 2x 2 y − si (x, y) ̸= 0, f (0, 0) = 0.
(x 4 + y 2 )2

1. Montrer que f est continue sur R2 .


2. Soit θ ∈ R fixé et gθ (r) = f (r cos θ , r sin θ ). Montrer que gθ admet un minimum local strict en r = 0.
3. Calculer f (x, x 2 ). Conclusion ?

Indications 6 –
2x 4 y 2 ⩽ (x 4 + y 2 )2 .

Correction 6 – 1. f est continue en dehors de l’origine ; f est aussi continue en (0, 0) : tout d’abord
2x 4 y 2 ⩽ (x 4 + y 2 )2 car (x 4 + y 2 )2 = x 8 + y 4 + 2x 4 y 2 ⩾ 2x 4 y 2 . Ainsi :

4x 6 y 2 2 2x y
4 2
0⩽ = 2x ⩽ 2x 2 −
→ f (0, 0) = 0.
(x 4 + y 2 )2 (x 4 + y 2 )2

2.
gθ (r) = f (r cos θ , r sin θ ) = r 2 − r 3 c1,θ + r 4 c2,θ (r) = r 2 + o(r 2 ).
Donc le long d’un rayon d’angle θ fixé, gθ (r) ∼ r 2 . Ainsi le long de ce rayon, gθ admet un minimum
local à l’origine, autrement dit sur chaque rayon les valeurs de f sont supérieures à f (0, 0).
3. f (x, x 2 ) = −x 4 . Donc (0, 0) n’est pas minimum local de f car on trouve aussi des valeurs inférieures
à f (0, 0).

7
3 Applications
Exercice 7 – Ajustement linéaire
Pn de réels (x i , y2i ) avec ⩽ i ⩽ n, on cherche une droite D d’équation y = a x + b
1
Étant donnés n couples
telle que E(a, b) = i=1 ( yi − a x i − b) soit minimal.
On note
n n n n
1X 1X 1X 2 1X
x= xi, y= yi , x =
2 x , xy = x i yi ,
n i=1 n i=1 n i=1 i n i=1

et on suppose x 2 ̸= x 2 .
1. Résoudre le problème.
2. Interpréter la relation x 2 ̸= x 2 à l’aide de l’inégalité de Cauchy-Schwarz.

Indications 7 –
Si la fonction E atteint un minimum alors en ce ce minimum les deux dérivées partielles par rapport à a et
à b s’annulent. Les variables sont bien a et b ; les x i , yi sont des constantes.
Pn
Correction 7 – 1. Comme E(a, b) = i=1 ( yi − a x i − b)2 alors :
n
∂E X
(a, b) = −2x i ( yi − a x i − b) = −2nx y + 2na x 2 + 2nbx.
∂a i=1

Et
n
∂E X
(a, b) = −2( yi − a x i − b) = −2n y + 2na x + 2nb.
∂b i=1

La fonction E est une somme de carrés, elle admet donc (au moins) un minimum global. Ce minimum
global est nécessairement un point critique. Calculons-le ! En un point critique les deux dérivées
partielles s’annulent simultanément, donc

∂E
(a, b) = 0 ⇐⇒ −x y + ax 2 + b x = 0 (Ea )
∂a
∂E
(a, b) = 0 ⇐⇒ − y + ax + b = 0 (E b )
∂b
On calcule (Ea ) − x(E b ) pour obtenir :

−x y + x · y + a x 2 − x 2 = 0.


D’où :
xy−x· y Covariance(x, y)
a= = .
2 Variance(x)
x2 − x
Puis par (E b ) on en déduit :

b = y − ax.

On a trouvé un seul point critique possible, c’est donc nécessairement le minimum global.
2. On applique Cauchy-Schwarz avec X = (x 1 , . . . , x n ) et Y = (1, . . . , 1). Alors 〈X | Y 〉 ⩽ ∥X ∥ · ∥Y ∥,
P 2
x i × n donc x 2 ⩽ x 2 (i.e. la variance est toujours positive ou nulle). Le cas
P 2
donne xi ⩽
d’égalité de Cauchy-Schwarz, nous dit donc que x 2 = x 2 , ssi X = λY (λ ∈ R), c’est-à-dire toutes les
coordonnées de X sont identiques, i.e. ssi x 1 = x 2 = · · · = x n .

8
Exercice 8 – L’équation des ondes
L’équation des ondes est l’équation aux dérivées partielles :
∂2f ∂2f
− = 0. (1)
∂ x2 ∂ t2
Il s’agit de trouver la solution générale f : R2 → R, (x, t) 7→ f (x, t) (de classe C 2 ) de cette équation.
1. Grâce au changement de variables
u − v u + v 
2 2
Φ : R −→ R , (u, v) 7−→ (x, t) = , ,
2 2
la fonction f se transforme en F (u, v) = f ◦ Φ(u, v) = f ( u−v u+v
2 , 2 ). Montrer que pour que f soit
solution de (1) il faut et il suffit que
∂ 2F
= 0. (2)
∂ u∂ v
2. Montrer que, si F satisfait à (2), il existe deux fonctions g1 , g2 : R → R telles que
F (u, v) = g1 (u) + g2 (v).

3. Écrire la solution générale de (1) et expliquer la phrase : “En une dimension d’espace, toute solution
de l’équation des ondes s’écrit comme somme d’une onde qui se déplace vers la droite et une qui se
déplace vers la gauche.”
4. Trouver la solution unique de l’équation des ondes qui satisfait aux conditions initiales
∂f
f (x, 0) = sin x, (x, 0) = − cos x. (3)
∂t

Correction 8 – 1. F = f ◦ Φ, on applique la formule « J F = J f × JΦ » où :


1
− 12

∂F ∂F ∂f ∂f
 
JF = ∂u ∂v Jf = ∂x ∂t
JΦ (u, v) = 2
1 1
2 2

Par la formule « J F = J f × JΦ » nous obtenons :


∂F 1∂ f 1∂ f
= +
∂u 2∂x 2 ∂t
∂F 1∂ f 1∂ f
=− +
∂v 2∂x 2 ∂t
Autrement dit, nous obtenons les identités d’opérateurs :
∂ 1 ∂ ∂
 ‹
= +
∂u 2 ∂ x ∂ t
∂ 1 ∂ ∂
 ‹
= − +
∂v 2 ∂x ∂t
∂f ∂f
Nous avons appliqué ces identités à la fonction f , mais on peut aussi les appliquer à ∂x et ∂x afin
∂ 2F
de calculer ∂ u∂ v :

∂ 2F ∂ ∂F
=
∂ u∂ v ∂u ∂v
∂ 1∂ f 1∂ f
‹
= − +
∂u 2∂x 2 ∂t
1 ∂ ∂f 1 ∂ ∂f
=− +
2 ∂ u ∂ x 2 ∂ u ∂ t
1 1 ∂ ∂f 1 ∂ ∂f 1 1 ∂ ∂f 1 ∂ ∂f
‹  ‹
=− + + +
2 2∂x ∂x 2∂t ∂x 2 2∂x ∂t 2∂t ∂t
1∂ f 2
1∂ f
2
=− +
4∂x 2 4 ∂ t2

9
(On a utilisé f de classe C 2 , pour simplifier les dérivées croisées.) D’où pour que f satisfasse l’équa-
tion (1) il faut et il suffit que F satisfasse l’équation (2).
2. Supposons que F satisfasse l’équation (2). Alors la fonction ∂∂ Fu est une fonction, disons h1 , dépen-
dant seulement de la variable u et la fonction ∂∂ Fv est une fonction, disons h2 , dépendant seulement
de la variable v. Par conséquent, F (u, v) = g1 (u) + g2 (v) où g1′ = h1 et g2′ = h2 .
3. On remarque que u = x + t et v = t − x. La solution générale de (1) s’écrit alors

f (x, t) = g1 (u) + g2 (v) = g1 (x + t) + g2 (t − x).

En considérant x comme la variable de position et t la variable de temps, la fonction g1 décrit une


onde qui se déplace vers la droite et la fonction g2 décrit une onde qui se déplace vers la gauche.
4. Enfin, pour trouver la solution unique satisfaisant aux conditions initiales (3) nous constatons que
les conditions initiales entraînent les égalités :

f (x, 0) = g1 (x) + g2 (−x) = sin x


∂f
(x, 0) = g1′ (x) − g2′ (−x) = cos x
∂x
∂f
(x, 0) = g1′ (x) + g2′ (−x) = − cos x
∂t
d’où g1′ (x) = 0 et g2′ (−x) = − cos x, c’est-à-dire g2 (x) = sin(−x). Par conséquent, la solution unique
cherchée f s’écrit
f (x, t) = sin(x − t).

4 Laplacien & co
Exercice 9 – Laplacien, gradient, divergence, rotationnel
Le laplacien de f : Rn → R est :
n
X ∂2f
∆ f (x) = (x).
i=1
∂ x i2
1. Montrer ∆ f (x) = div(grad f (x)).
Cela justifie l’écriture ∆ f (x) = ∇ · ∇ f (x) = ∇2 f (x).
2. Montrer div(rot F (x)) = 0 pour F : R3 → R3 dont les composantes sont de classe C 2 .
3. Montrer rot(grad f (x)) = (0, 0, 0) pour f : R3 → R de classe C 2 .

Indications 9 –
f : Rn → R : ∂f 
∂ x 1 (x)
.. 
grad f (x) =  . .

∂f
∂ x (x)
n

F = ( f1 , . . . , f n ) : R → R
n n

n
X ∂ fi
div F (x) = (x).
i=1
∂ xi

F = ( f 1 , f 2 , f 3 ) : R3 → R3
∂ f3 ∂ f2
 
(x, y, z) − (x, y, z)
∂ y ∂z 
 ∂ f1 ∂ f3
 

 ∂ z (x, y, z) −
rot F (x, y, z) = 
∂x
(x, y, z)
.
 
∂ f
2 ∂ f1 
(x, y, z) − (x, y, z)
∂x ∂y

10
Correction 9 – 1. On rappelle que pour f : Rn → R :
∂f 
∂ x 1 (x)
.. 
grad f (x) =  . .

∂f
∂ x (x)
n

Et pour F = ( f1 , . . . , f n ) : Rn → Rn :
n
X ∂ fi
div F (x) = (x).
i=1
∂ xi

Donc la divergence du gradient est :


∂f 
∂ x1 (x)
 . 
div(grad f (x)) = div  .. 
∂f
∂ x (x) n

∂ ∂f ∂ ∂f
= (x) + · · · + (x)
∂ x1 ∂ x1 ∂ xn ∂ xn
∂2f ∂2f
= (x) + · · · + (x)
∂ x1
2 ∂ x n2
= ∆ f (x).

2. Soit F = ( f1 , f2 , f3 ) : R3 → R3 . On rappelle que :


∂ f3 ∂ f2
 
(x, y, z) − (x, y, z)
∂ y ∂z 
 ∂ f1 ∂ f3
 

 ∂ z (x, y, z) −
rot F (x, y, z) = 
∂x
(x, y, z)
.
 
∂ f
2 ∂ f1 
(x, y, z) − (x, y, z)
∂x ∂y

∂ ∂ f3 ∂ f2 ∂ ∂ f1 ∂ f3 ∂ ∂ f2 ∂ f1
 ‹  ‹  ‹
div(rot F (x)) = − + − + −
∂x ∂y ∂z ∂ y ∂z ∂x ∂z ∂ x ∂y
∂ 2 f3 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1 ∂ 2 f3 ∂ 2 f2 ∂ 2 f1
= − + − + −
∂ x∂ y ∂ x∂ z ∂ y∂ z ∂ y∂ x ∂ z∂ x ∂ z∂ y
= 0.

On a utilisé que les dérivées croisées sont égales car chaque f i est de classe C 2 .
3. Soit f : R3 → R de classe C 2 .
∂ ∂f ∂ ∂f
 
∂ f  ∂ y ∂z − ∂z ∂ y  
∂x   0
∂f  ∂f ∂ ∂f 
rot(grad f (x)) = rot  ∂ y  =  ∂∂z ∂ x − ∂ x ∂z  =
0 .
∂f  
0
∂z ∂ ∂f ∂ ∂f
∂x ∂y − ∂y ∂x

Exercice 10 – Laplacien en dimension n


Soit f une application de classe C 2 de R∗+ dans R. On définit une application F de Rn \ {0} dans R par :
€q Š
F (x 1 , . . . , x n ) = f x 12 + · · · + x n2 . Calculer le laplacien de F en fonction de f .

Indications 10 –
∂F
Dériver la composition F = f ◦ r par rapport à x i . Puis dériver ∂ xi une seconde fois. Il faut trouver :
n−1 ′ ′′
∆F = r f (r) + f (r).

11
q
Correction 10 – 1. On note r = x 12 + · · · + x n2 à la fois comme un nombre réel et une fonction r :
Rn → R. On a donc F = f ◦ r.
On va appliquer la formule « J F = J f × J r », sachant que

∂F ∂F ∂r ∂r
€ Š € Š x1 xn 
JF = ∂ x1 ... ∂ xn J f = f ′ (r) Jr = ∂ x1 ... ∂ xn = r ... r

Ainsi :
∂F xi
= · f ′ (r).
∂ xi r
Autrement dit, on a une identité d’opérateurs :

∂ xi d
= · .
∂ xi r dr

2. Dérivons G = f ′ (r) = f ′ ◦ r par rapport à x i , en appliquant la même formule obtenue (avec f ′ à la


place de f ) :
∂ f ′ (r) xi
= · f ′′ (r).
∂ xi r
∂F xi
3. On peut maintenant dériver ∂ xi = r · f ′ (r) par rapport à x i :

∂ 2F ∂ ∂F
=
∂ x i2 ∂ xi ∂ xi
∂ x i ′

= · f (r)
∂ xi r
xi
∂ r x i ∂ f ′ (r)
= · f ′ (r) + ·
∂ xi r ∂ xi
x i2
r− r x i2
= · f ′ (r) + · f ′′ (r)
r2 r2
r − x i2
2
x i2
= · f ′ (r) + 2 · f ′′ (r)
r3 r

4. On somme les équations précédentes :

∂ 2F ∂ 2F
∆F = + ··· +
∂ x 12 ∂ x n2
nr 2 − (x 12 + · · · + x n2 ) ′
x 12 + · · · + x n2
= · f (r) + · f ′′ (r)
r3 r2
nr 2 − r 2 ′ r 2 ′′
= · f (r) + · f (r)
r3 r2
n−1 ′
= · f (r) + f ′′ (r).
r
Conclusion :
n−1 ′
∆F = f (r) + f ′′ (r).
r

Exercice 11 – Laplacien en coordonnées polaires


Soit f : R2 \ {(0, 0)} −→ R une fonction de classe C 2 et soient r et θ les coordonnées polaires standard
dans le plan de telle sorte que l’association

Φ : ]0, +∞[×[0, 2π[−→ R2 \ {(0, 0)}, (r, θ ) 7−→ (x, y) = (r cos θ , r sin θ ),

12
soit un changement de variables. Soit F la fonction définie par

F (r, θ ) = f (r cos θ , r sin θ ).

C’est « l’expression de f en coordonnées polaires ». Le but de l’exercice est de prouver :

∂2f ∂2f ∂ 2F 1∂F 1 ∂ 2F


(x, y) + (x, y) = (r, θ ) + (r, θ ) + (r, θ ).
∂ x2 ∂ y2 ∂ r2 r ∂r r2 ∂ θ 2

Cette formule s’appelle l’expression du « laplacien en coordonnées polaires ».


1. Calculer les dérivées partielles de F par rapport à r et θ en fonction des dérivées partielles de f par
rapport à x et y et obtenir les identités d’opérateurs :

∂ x ∂ y ∂ ∂ ∂ ∂
= · + · et = −y · +x· .
∂r r ∂x r ∂y ∂θ ∂x ∂y

∂ 2F ∂F
2. Calculer ∂ r2
en dérivant ∂r par rapport à r et en utilisant que x/r et y/r ne dépendent pas de r.
2
∂ F ∂F ∂x ∂y
3. Calculer ∂ θ2
en dérivant ∂θ par rapport à θ et en montrant que ∂θ = − y et ∂θ = x.
4. Conclure.

Indications 11 –
L’exercice ne dépend pas de la connaissance du Laplacien.
1. On a F = f ◦ Φ, puis appliquer la formule « J F = J f × JΦ ».
∂ ∂F x ∂f y ∂f
2. Il s’agir d’appliquer ∂r à ∂r = r ∂x + r ∂ y.
∂ ∂F ∂f ∂f
3. Il s’agir d’appliquer ∂θ à ∂θ = −y ∂ x + x ∂ y .

Correction 11 – 1. On a F = f ◦ Φ.
 
∂F ∂F
 €
∂f ∂f
Š cos θ −r sin θ
JF = ∂r ∂θ Jf = ∂x ∂y JΦ = .
sin θ r cos θ

Par la formule « J F = J f × JΦ », on obtient :

∂F ∂f ∂f x∂f y∂f
= cos θ · + sin θ · = + .
∂r ∂x ∂y r ∂x r∂y
∂ ∂ ∂
Ainsi on passe de l’opérateur ∂r aux opérateurs ∂x, ∂ y par l’identité :

∂ x ∂ y ∂
= +
∂r r ∂x r∂y

Et on obtient aussi :
∂F ∂f ∂f ∂f ∂f
= −r sin θ + r cos θ = −y +x ,
∂θ ∂x ∂y ∂x ∂y
d’où :
∂ ∂ ∂
= −y +x .
∂θ ∂x ∂y

13
∂ 2F ∂F x y
2. Pour calculer ∂ r2
, on part de ∂r = r fx + r f y , et on dérive cette expression de nouveau par rapport
à r.

∂ 2F ∂ ∂F
=
∂r 2 ∂r ∂r
∂ x y 
= fx + f y
∂r r r
x ∂ fx y ∂ fy x y
= + car = cos θ et = sin θ ne dépendent pas de r
r ∂r r ∂r r  r
∂ ∂ ∂ y ∂ fy


x x f x y f x
‹
y x f y
= + + +
r r ∂x r ∂y r r ∂x r ∂y
1
= 2 x 2 f x x + 2x y f x y + y 2 f y y

r

3. Commençons par remarquer que :

∂x ∂ r cos θ
= = −r sin θ = − y
∂θ ∂θ
et
∂y ∂ r sin θ
= = r cos θ = x.
∂θ ∂θ
∂ 2F ∂F
Pour calculer ∂ θ2
, on part de ∂θ = − y f x + x f y , et on dérive cette expression par rapport à θ .

∂ 2F ∂ ∂F
=
∂ θ2 ∂θ ∂θ
∂ 
= − y fx + x f y
∂θ
∂y ∂ fx
‹ 
∂x ∂ fy
 
= − fx − y + fy + x
∂θ ∂θ ∂θ ∂θ
∂ fx ∂ fx
‹‹  ∂ fy ∂ fy
   
= −x f x − y − y +x + −y fy + x −y +x
∂x ∂y ∂x ∂y
= −x f x − y f y + x 2 f y y − 2x y f x y + y 2 f x x

4. Il s’agit de faire une somme à partir des trois égalités obtenues :

∂F ∂ 2F ∂ 2F
r + r2 2 +
∂r ∂r ∂ θ2
= x fx + y f y
+ x 2 f x x + 2x y f x y + y 2 f y y
− x f x − y f y + x 2 f y y − 2x y f x y + y 2 f x x
= (x 2 + y 2 )( f x x + f y y )
= r 2( f x x + f y y )

D’où l’égalité recherchée.

Corrections : Arnaud Bodin, Stephan de Bièvre. Relecture : Axel Renard.

14

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