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Exposé Management FINAL

Le document traite de l'école du contrôle externe dans le cadre de la formation préparatoire au diplôme d'expertise comptable, en mettant l'accent sur deux théories principales : la théorie de la dépendance des ressources et la théorie de l'écologie des populations. Il explore comment les organisations interagissent avec leur environnement externe et les stratégies qu'elles développent pour gérer leur dépendance vis-à-vis des ressources critiques. Enfin, le document aborde les critiques de ces théories et leur application dans le management.

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Exposé Management FINAL

Le document traite de l'école du contrôle externe dans le cadre de la formation préparatoire au diplôme d'expertise comptable, en mettant l'accent sur deux théories principales : la théorie de la dépendance des ressources et la théorie de l'écologie des populations. Il explore comment les organisations interagissent avec leur environnement externe et les stratégies qu'elles développent pour gérer leur dépendance vis-à-vis des ressources critiques. Enfin, le document aborde les critiques de ces théories et leur application dans le management.

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Ministère de l’Enseignement

Supérieur et de la Recherche
scientifique

FORMATION PREPARATOIRE AU DIPLOME D’EXPERTISE COMPTABLE

DECOGEF– UEMOA DE L’INP-HB

THEME

L’ECOLE DU CONTRÔLE EXTERNE

NOM DES ETUDIANTS NOM DU PROFESSEUR


-KONAN MOUAYE
M. N’GUESSAN
-KONAN TCHINKOU

Troisième Année Licence :


EXPERTISE COMPTABLE ET FINANCIERE
Année Académique : 2024-2025

1
SOMMAIRE

CONCEPTS CLES .............................................................................................................................3

INTRODUCTION ..............................................................................................................................4

I- L’ECOLE DU CONTROLE EXTERNE .........................................................................................5

A- LA THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES ....................................................5


B- LA THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS ......................................................... 10

II- LES CRITIQUES FAITES AUX THEORIES DE L’ECOLE DU CONTROLE EXTERNE ......... 15

A- LA THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES .................................................. 15


B- LA THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS ......................................................... 16

CONCLUSION ................................................................................................................................ 17

WEBOGRAPHIE ............................................................................................................................. 18

2
CONCEPTS CLES

 THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES

Dépendance : Ce concept désigne la relation où une organisation dépend d’autres entités pour
obtenir des ressources essentielles à son fonctionnement.

Contrôle externe : L'idée que les organisations sont influencées et parfois dominées par des
acteurs externes.

Interdépendance : Les organisations doivent établir des relations avec leurs parties prenantes
(fournisseurs, clients, régulateurs, etc.), et ces relations peuvent se traduire par des négociations,
des alliances ou des conflits.

Stratégies d’adaptation : Les organisations développent des stratégies pour réduire leur
dépendance ou mieux contrôler leurs relations avec leur environnement.

Pouvoir et influence : Les organisations exercent un pouvoir ou une influence sur d'autres
acteurs pour obtenir des ressources nécessaires à leur survie.

 THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS

Cyclicité des populations : Des fluctuations dans la taille des populations en fonction des
ressources disponibles et des interactions avec d'autres espèces ou facteurs environnementaux.

La naissance des organisations : Des nouvelles organisations émergent en fonction des


opportunités présentes dans l'environnement. Par exemple, quand une nouvelle technologie
apparaît, elle ouvre des opportunités pour de nouvelles entreprises.

La survie des organisations : Une fois créées, les organisations doivent faire face à la
concurrence, à la régulation, et à l'évolution des besoins des consommateurs. Celles qui ne
s'adaptent pas bien disparaissent.

Équilibre écologique dynamique : La notion que les écosystèmes et les populations ne sont
pas statiques, mais sont constamment influencés par une série d'interactions écologiques et de
changements environnementaux.

3
INTRODUCTION

L’école du contrôle externe s’inscrit dans une approche plus large des théories
organisationnelles qui mettent l’accent sur l’influence de l’environnement sur les entreprises.
Contrairement aux approches internes qui se concentrent sur la structure et la gestion des
ressources au sein des organisations, cette école considère que la survie et la performance des
entreprises dépendent en grande partie des forces externes qu’elles doivent gérer et auxquelles
elles doivent s’adapter.

Elle s’appuie notamment sur deux courants majeurs : la théorie de la dépendance des ressources
et la théorie de l’écologie des populations. La première, développée par Pfeffer et Salancik
(1978), postule que les organisations cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis des
ressources critiques contrôlées par d’autres acteurs , La seconde, portée par Hannan et Freeman
(1977), adopte une perspective plus déterministe et considère que les entreprises évoluent dans
un environnement marqué par la sélection naturelle.

Dans cette analyse, nous verrons dans un premier temps les fondements théoriques de l’école
du contrôle externe, puis nous examinerons les critiques faites au théories de l’école .

4
I- L’ECOLE DU CONTROLE EXTERNE

L'école du contrôle externe s'intéresse aux forces et aux facteurs externes qui influencent le
comportement des organisations. Cette école de pensée propose que les entreprises ne peuvent
pas simplement être comprises à travers leurs choix internes, mais qu'elles doivent aussi être
considérées sous l'influence de leur environnement externe. Les théories qui en découlent se
concentrent sur la manière dont les organisations s'ajustent aux exigences externes pour
survivre et se développer.

A- LA THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES

1- Présentation et principes de la théorie de la dépendance des ressources

a) Présentation de la théorie

La théorie de la dépendance envers les ressources, développée par PFEFFER et SALANCIK


postule que les entreprises cherchent à réduire l'incertitude liée à son environnement. Selon elle,
les organisations doivent identifier leurs dépendances vis-à-vis de leur environnement et
chercher à s'affranchir du contrôle exercé par différents acteurs au moyen d'actions d'initiatives.
D'après cette théorie, la vulnérabilité d'une organisation vis-à-vis de son environnement est liée
à la possibilité d'obtenir les ressources dont elle a besoin. Si l'on est dépendant de ces ressources,
l'environnement est effectivement contraignant par contre, si l'organisation contrôle les
ressources dont elle a besoin son environnement est moins contraignant.

Elle a pour objectifs de :

 Réduire l’incertitude liée à l’environnement.


 Gérer la dépendance vis-à-vis des ressources externes
 Maintenir l’activité organisationnelle à travers la maîtrise des relations avec les acteurs
clés.
 Développer des stratégies pour réduire cette dépendance, telles que l’acquisition, le
lobbying ou l’alliance.
 Minimiser la vulnérabilité de l’organisation en sécurisant l’accès aux ressources.

5
 Souligner l'importance de la maîtrise des ressources pour réduire la dépendance à
l’environnement.

b) Les principes

Les principes de cette théorie sont les suivants :

 Les organisations dépendent de leur environnement pour obtenir des ressources : Les
entreprises doivent s'engager dans des transactions avec d'autres acteurs (fournisseurs,
partenaires, etc.) pour accéder aux ressources nécessaires à leur survie et à leur
croissance.

 Les dépendances créent des asymétries de pouvoir : Lorsque certaines ressources sont
contrôlées par des acteurs spécifiques, cela peut créer des déséquilibres de pouvoir.
L'organisation qui dépend de ces ressources peut être dans une position plus faible par
rapport à celle qui les détient.

 Les organisations développent des stratégies pour gérer ces dépendances : Pour réduire
leur vulnérabilité, les entreprises cherchent à augmenter leur pouvoir de négociation en
diversifiant leurs activités, en créant des alliances, en augmentant leur taille ou en
influençant les conditions politiques ou économiques qui affectent l'accès aux
ressources.

 Les organisations sont influencées par leur environnement externe : Contrairement à la


vision classique des entreprises comme des systèmes fermés, la théorie de la
dépendance des ressources soutient que les organisations doivent s'adapter en fonction
des pressions et des opportunités créées par les autres acteurs et institutions dans leur
environnement.

 L'incertitude renforce la nécessité de gérer les dépendances : Plus l'incertitude est


grande dans l'environnement (changement des conditions économiques,
réglementations, etc.), plus les entreprises doivent développer des stratégies pour
sécuriser leurs ressources et réduire leurs dépendances.

6
2- Les auteurs et leurs apports

Jeffrey Pfeffer est professeur à Stanford et expert en management, notamment sur le pouvoir et
le leadership. Auteur de 16 ouvrages, il est reconnu internationalement et anime le podcast
Pfeffer on Power. Il a enseigné à l'Université de l'Illinois et à Berkeley avant de rejoindre
Stanford en 1979. Il a également siégé à plusieurs conseils d'administration et reçu de
nombreuses distinctions académiques.

Gerald Salancik (1943-1996) était professeur à Carnegie Mellon et spécialiste de la prise de


décision organisationnelle. Diplômé de Yale, il a étudié le pouvoir et l’adaptation des
organisations aux changements. Ses travaux avec Pfeffer ont marqué la recherche sur le contrôle
externe des entreprises. Il a enseigné à l'Université de l'Illinois avant de devenir professeur à
Carnegie Mellon.

Sur une décennie, Jeffrey Pfeffer et Gerald Salancik ont co-signé plus de quinze articles dans
les plus grandes revues, offrant ainsi une des collaborations les plus fructueuses que l’on puisse
identifier en management. Le point culminant de cette collaboration est cependant constitué par
un ouvrage-clé, THE EXTERNAL CONTROL OF ORGANIZATIONS en 1978, qui présente
la théorie de la dépendance des ressources, et qui reste l’apport fondamental de de cette
collaboration.

a- Les idées communes des deux auteurs fondateurs

 La dépendance à l'environnement : Ils s'accordent tous deux sur l'idée que les
organisations ne peuvent pas fonctionner de manière isolée et qu'elles sont
constamment influencées par les ressources externes, comme les fournisseurs, les
clients, ou même les régulations gouvernementales.

 Le contrôle des ressources : Pfeffer et Salancik soutiennent que la gestion des


ressources et la réduction de la dépendance à l'environnement sont cruciales pour la
survie et la performance des organisations.

 Le pouvoir et l'influence : Ils considèrent également que l'environnement exerce un


pouvoir sur les organisations, et que celles-ci doivent négocier et gérer leurs
relations pour maintenir leur autonomie.

7
Pour Pfeffer et Salancik, aucune entreprise n'est complètement sous son propre contrôle. En
cela, leur pensée est conforme à la logique dominante de l'époque. Ils relèvent la
méconnaissance des interdépendances qui existent entre l’entreprise et certains groupes
d’acteurs. Ils considèrent notamment que les organisations sous-estiment les demandes des
groupes externes et les relations complexes qui se nouent avec d’autres organisations. Selon ces
auteurs, il est primordial de reconnaître que l’environnement contraint ou affecte les
organisations. Ces organisations ne sont pas autonomes, mais plutôt contraintes par un réseau
de liens avec d’autres organisations pour l’obtention des ressources nécessaires à leur survie.
La firme apparaît tributaire de lieux de décision situés en dehors de ses frontières juridiques et
en mesure de la contrôler.

b- Différences subtiles dans leurs approches

 Jeffrey Pfeffer met davantage l'accent sur le pouvoir organisationnel. Il considère que
les relations entre les organisations et leurs environnements sont des relations de pouvoir
et de domination, où l'organisation cherche à réduire sa vulnérabilité en contrôlant les
ressources.

 Gerald Salancik, quant à lui, se concentre plus sur la gestion des incertitudes et des
dépendances. Il explore comment les organisations peuvent naviguer et répondre aux
exigences de l'environnement pour minimiser les risques liés à ces dépendances.

3- Avantages et inconvénients de la théorie de la dépendance des ressources

a) Les avantages
 Compréhension des relations externes : La TDR offre un cadre théorique utile pour
comprendre les relations entre une organisation et son environnement.

 Stratégies d’alliances et partenariats : La théorie encourage les entreprises à chercher à


établir des partenariats pour sécuriser leurs ressources, ce qui peut être très bénéfique
pour leur développement à long terme.

8
 Réduction des risques : En diversifiant les sources de ressources et en négociant les
termes de leurs relations avec les parties prenantes, les organisations peuvent réduire
leurs vulnérabilités et sécuriser leur avenir.

b) Les inconvénients
 Complexité des relations externes : Les relations avec l'environnement sont souvent
complexes et dynamiques, ce qui rend difficile la gestion de la dépendance.

 Risques de conflits : Les stratégies de réduction de la dépendance, comme


l’augmentation du pouvoir de négociation ou l’adoption de stratégies de domination,
peuvent entraîner des conflits avec les parties prenantes externes.

 Dépendance excessive : Une organisation peut tomber dans une dépendance excessive
à un fournisseur ou à un partenaire clé, ce qui peut l'exposer à des risques importants
en cas de rupture de la relation.

4-Application de la théorie en management

Stratégies d'influence et de contrôle : Les entreprises cherchent à influencer les acteurs qui
contrôlent leurs ressources critiques (clients, fournisseurs, régulateurs, investisseurs).
Exemples : lobbying, alliances stratégiques, intégration verticale.

Gestion des relations avec les parties prenantes : la TDR montre l'importance de gérer les
relations avec les parties prenantes clés pour réduire l'incertitude.
Exemples : négociation de contrats à long terme avec les fournisseurs, partenariats avec des
gouvernements ou ONG.

Diversification des sources d’approvisionnement : Une entreprise trop dépendante d’un seul
fournisseur ou marché est vulnérable.
Exemples : multinationales diversifiant leurs chaînes d’approvisionnement pour éviter les
risques géopolitiques.

Fusions et acquisitions stratégiques : Une entreprise peut racheter un fournisseur ou un


distributeur pour sécuriser son accès aux ressources essentielles.
Exemples : Tesla développant sa propre production de batteries pour réduire sa dépendance aux
fabricants externes.

9
Recrutement et conseil d'administration : Engager des dirigeants ou administrateurs ayant
des connexions avec des ressources clés (ex. : experts en réglementation, banquiers influents).
Exemples : entreprises technologiques recrutant d’anciens responsables gouvernementaux pour
naviguer dans les régulations.

B- LA THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS

1- Présentation et principes de la théorie

a) Présentation de la théorie

L'écologie des populations est une théorie qui s'intéresse à l'étude des populations d'organismes
dans leur environnement. Cette théorie examine les interactions entre les individus d'une
population et entre les populations elles-mêmes, ainsi que leurs relations avec l'environnement
dans lequel elles évoluent. Elle étudie les dynamiques des populations (croissance, mortalité,
migration, interactions) et comment elles sont influencées par des facteurs écologiques
(ressources, compétition, prédateurs, etc.).

Les Objectifs de l'écologie des populations d'organisations sont :

 Comprendre comment les organisations interagissent avec leur environnement et


comment celles-ci sont influencées par celui-ci.
 Identifier comment les organisations et leurs dirigeants doivent s'adapter aux évolutions
imprévisibles et aux défis du marché.
 Étudier les changements dans les structures organisationnelles, les rôles des dirigeants,
et les mentalités face aux défis du chaos et de l'incertitude.
 Expliquer comment les organisations peuvent évoluer dans un environnement
dynamique et imprévisible grâce à des stratégies d'adaptation et de flexibilité.

b) Les Principes de la théorie de l écologie des populations

Les principes de cette théorie sont :

 Principe de la dynamique des populations :

10
L'écologie des organisations se concentre sur les dynamiques des populations d'organisations
plutôt que sur celles des organisations individuelles. Les organisations partagent une "forme"
commune au sein de populations (par exemple, les constructeurs automobiles) et leur succès et
survie sont influencés par les interactions internes et externes au sein de ces populations.

 Principe de la sélection comme moteur du changement :

Le changement dans la diversité organisationnelle est principalement conduit par des pressions
de sélection plutôt que par des processus d’adaptation comme l’apprentissage ou l’imitation.
Les organisations développent des routines stables pour répondre aux besoins des acteurs
externes, mais cette inertie empêche un changement rapide, rendant la sélection (survie des
organisations adaptées) essentielle dans les changements à long terme.

 Principe de la documentation des histoires de vie des organisations :

L’étude des histoires de vie de toutes les organisations au sein d’une population permet de
mieux comprendre la diversité des organisations, en documentant leur création, fusion et
dissolution. Cette approche permet de saisir l'impact des conditions environnementales sur les
succès et échecs des organisations tout au long de leur existence, évitant ainsi les biais associés
à l'étude exclusive des organisations prospères.

2- Les auteurs et leurs apports

Michael T. Hannan est un sociologue américain né en 1943. Il a obtenu son doctorat en


sociologie à l'Université de Stanford en 1970. Sa carrière académique a été marquée par des
contributions significatives dans les domaines de la sociologie organisationnelle et de l'écologie
des populations. Hannan a enseigné à l'Université de Stanford, où il a également occupé des
postes de recherche et de direction.

John Freeman est également un sociologue américain, né en 1944. Il a obtenu son doctorat en
sociologie à l'Université de Chicago en 1971. Comme Hannan, Freeman a consacré une grande
partie de sa carrière à l'étude des organisations et des dynamiques de population. Il a enseigné
à l'Université de Stanford et a collaboré étroitement avec Hannan sur plusieurs projets de
recherche.

11
Michael Hannan et John Freeman sont les deux auteurs principaux qui ont formalisé cette
théorie dans leur ouvrage "Organizational Ecology" publié en 1989. Ils ont appliqué des
concepts de biologie à la gestion des organisations pour expliquer pourquoi certaines entreprises
réussissent tandis que d'autres échouent.

a- Les idées communes des deux auteurs fondateurs

L’école de « l’écologie des populations » représentée par Hannan et Freeman (1977) considère
que le changement dans les organisations et dans les ensembles d’organisations, appelés
populations, est principalement dû à un processus de sélection effectué par l’environnement.
Selon eux, les organisations ne peuvent pas véritablement influer sur leurs chances de survie.
À chaque changement de l’environnement vont survivre les organisations qui sont les mieux
adaptées à ce nouveau contexte.

Les auteurs considèrent que les organisations ont généralement du mal à concevoir et mettre
en œuvre des changements suffisamment rapides pour répondre aux demandes de
l’environnement. La sélection naturelle va donc éliminer les entreprises les moins performantes.
Cette école s’est donc intéressée aux taux de création et de disparition des organisations pour
rendre compte de la diversité des populations d’organisations.

Pour Hannan et Freeman (1977), trois familles de variables jouent un rôle dans la probabilité
de survie des organisations :

– les caractéristiques des organisations qui ne peuvent être changées, comme l’âge ou l’ordre
d’entrée sur un marché (acteur pionnier, suiveurs, imitateurs…)

– les variables extérieures aux organisations mais propres à l’environnement, comme le


contexte politique, la situation économique, les liens institutionnels qui peuvent exister au
moment de la création des entreprises.

b) Différences subtiles dans leurs approches

 Michael Hannan a introduit l'idée que les organisations ont tendance à devenir rigides
à mesure qu'elles grandissent, ce qui limite leur capacité à s'adapter rapidement aux
changements de leur environnement.

12
 John Freeman, de son côté, a travaillé sur la dynamique entre la croissance des
organisations et les contraintes imposées par leur environnement, mettant l'accent sur la
façon dont la concurrence entre entreprises influe sur la survie des plus faibles.

En plus de ces deux auteurs on peut aussi citer Howard Aldrich.

Howard Aldrich est professeur de sociologie à l’Université de Caroline du Nord à Chapel


Hill. Il a obtenu son doctorat en philosophie. en 1969 à l’Université du Michigan, puis est
parti enseigner à Cornell, où il a passé treize ans. Il enseigne la théorie des organisations et la
pédagogie. Au-delà de l’évolutionnisme, il s’intéresse à l’entrepreneuriat, l’émergence
d’industries, mais aussi aux différences entre genres dans la gestion et à la pédagogie.

Howard Aldrich a contribué à la théorie de l'écologie des populations en appliquant les


principes de la sélection naturelle aux organisations. Il met en avant l'idée que les
organisations ne s'adaptent pas activement à leur environnement, mais que les moins adaptées
disparaissent et sont remplacées par de nouvelles formes.

Il a aussi élargi cette approche en intégrant des éléments de l’évolutionnisme, permettant


d’analyser les mécanismes de variation, sélection et rétention au sein des populations
d’organisations. Il a notamment exploré le rôle de l’entrepreneuriat et de la création de
nouvelles entreprises dans ces processus. Son approche offre ainsi une vision dynamique des
organisations, où le changement est principalement déterminé par des forces externes plutôt
que par des ajustements internes.

3- Avantages et inconvénients de la théorie de l’écologie des populations

a) les Avantages

 Une Approche globale : Permet d’analyser les organisations dans un cadre plus large en
prenant en compte leur interaction avec l’environnement.

 Une Explication du taux de création et de disparition : Met en évidence les facteurs qui
influencent l’émergence et la disparition des organisations.

13
 Une Perspective empirique : Basée sur des données statistiques et des observations de
populations organisationnelles sur le long terme.

 L’Importance des contraintes environnementales : Montre que les entreprises doivent


évoluer dans un environnement dynamique et concurrentiel.
Inconvénients de la théorie de l’écologie des populations

b) Les inconvénients

 Un Manque de prise en compte des capacités d’adaptation : Ne reconnaît pas


suffisamment le rôle des stratégies et des décisions managériales dans l’adaptation des
organisations.

 Une Vision déterministe : Considère que les entreprises ne peuvent pas influencer leur
propre survie, ce qui minimise l’innovation et la flexibilité stratégique.

 Négligence de l’impact des technologies : Ne prend pas en compte le rôle des avancées
technologiques dans l’évolution des entreprises.

 Ignorance les stratégies collaboratives : Se focalise sur la concurrence et oublie


l’importance des alliances, partenariats et coopérations inter-entreprises.

4- Application de la théorie de l’écologie des populations en management

L'écologie des populations peut être appliquée au management dans le sens où elle permet
d'analyser les dynamiques internes et externes au sein d'une organisation. Les concepts de
compétition, d'interactions, de ressources limitées et de croissance peuvent être utilisés pour
comprendre la gestion des ressources humaines, la gestion des équipes, ou encore l’évolution
du marché. Les entreprises peuvent être vues comme des "populations" en interaction constante
avec leurs environnements (concurrence, changement des tendances de consommation,
régulations, etc.).

14
Les managers peuvent utiliser des modèles inspirés de l'écologie des populations pour prévoir
l'impact des changements environnementaux, ajuster leurs stratégies de développement,
optimiser l’allocation des ressources, et gérer les interactions entre différentes équipes
ou départements.

II- LES CRITIQUES FAITES AUX THEORIES DE L’ECOLE DU


CONTROLE EXTERNE

A- LA THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES

La théorie de la dépendance des ressources, développée par Jeffrey Pfeffer et Gerald Salancik,
a été l'objet de diverses critiques de la part de chercheurs notables. Voici les principales critiques
associées à ces auteurs :

1-Elinor Ostrom

Politologue et économiste américaine et première femme à recevoir le Prix Nobel d’économie


en 2009, elle critique la théorie de la dépendance des ressources pour négliger les facteurs
internes comme la culture organisationnelle et la structure interne. Elle met en avant la capacité
des communautés à gérer collectivement les ressources et insiste sur l’importance des facteurs
internes dans la gouvernance des biens communs.

2-André Gunder Frank

Économiste germano-américain, Il souligne la difficulté de mesurer la dépendance d’une


organisation vis-à-vis de ses ressources externes. En s’appuyant sur sa propre théorie de la
dépendance en relations internationales, il estime que cette approche peut être trop générale et
ne pas assez analyser les disparités entre les pays du Sud.

3-Samir Amin

Samir Amin était un économiste franco-égyptien connu pour ses analyses du développement
économique et des inégalités mondiales. Il reproche à la théorie de ne pas accorder assez

15
d’attention aux dynamiques de pouvoir et aux stratégies politiques internes aux organisations.
Selon lui, certaines approches sous-estiment l’influence des structures sociales et des relations
de pouvoir sur le développement économique.

B- LA THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS

Plusieurs chercheurs ont exprimé des critiques à l'égard de la théorie de l'écologie des
populations, notamment en ce qui concerne son accent sur les facteurs environnementaux et sa
tendance à minimiser le rôle des agents individuels dans la dynamique organisationnelle.

1. Murray Bookchin

Philosophe et écologiste social, Bookchin s'est opposé à la vision productiviste qui sépare
l'intelligence humaine de la nature, la considérant comme une ressource à transformer. Il a
également rejeté l'idée, présente dans l'écologie profonde, selon laquelle l'humanité devrait se
résorber dans la nature en tant qu'espèce animale parasite. Selon lui, ces perspectives négligent
les rapports de domination et d'exploitation au sein des sociétés humaines.

2. Jacques Blondel

Biologiste français spécialisé en écologie, Blondel a critiqué certaines approches de l'écologie


des populations. Bien que ses travaux se concentrent sur la biologie des populations et la
diversité biologique, il a remis en question certaines méthodologies utilisées dans l'étude des
dynamiques des populations d'organisations, soulignant la nécessité d'une approche plus
nuancée.

3. Joan Roughgarden

Écologue et biologiste de l'évolution, Roughgarden est connue pour sa critique de la théorie du


"gène égoïste" et de la sélection sexuelle de Darwin. Elle a proposé la "théorie de la sélection
sociale", suggérant que la coopération, et non la compétition, est le moteur principal de
l'évolution. Cette perspective s'oppose à l'idée que les individus agissent principalement dans
leur propre intérêt, une notion qui peut influencer la compréhension des dynamiques
organisationnelles.

16
CONCLUSION

L'école du contrôle externe met en avant l'impact des facteurs externes sur le fonctionnement et la
performance des organisations. Contrairement aux approches internes, elle considère que les entreprises
ne contrôlent pas totalement leur destin, mais doivent s’adapter aux contraintes et opportunités de leur
environnement.
Les pressions économiques, réglementaires, technologiques et sociales influencent directement leurs
décisions et stratégies. Ainsi, la réussite d'une organisation repose sur sa capacité à interagir avec ses
parties prenantes, à anticiper les évolutions du marché et à répondre aux exigences externes.
Cette approche souligne donc l'importance d'une gestion souple et proactive, où l’adaptation à
l’environnement devient un levier essentiel de compétitivité et de pérennité.

17
WEBOGRAPHIE

Gerald R. Salancik—Wikipedia. (s. d.). Consulté 21 mars 2025, à l’adresse


[Link]
Jeffrey Pfeffer. (s. d.). Consulté 21 mars 2025, à l’adresse [Link]
research/faculty/jeffrey-pfeffer
La théorie de la dépendance aux ressources : Une théorie du pouvoir. (s. d.). Consulté 17 mars 2025,
à l’adresse [Link]
th%C3%A9orie-pouvoir.yj7r8gj6
Les thÉories du contrÔle externe de l organisation par l environnement—Organismes de gestion.
(s. d.). Consulté 21 mars 2025, à l’adresse [Link]
gestion/467/[Link]
Les théories du contrôle externe de l’entreprise—Les théories du contrôle externe de l’entreprise—
Studocu. (s. d.). Consulté 21 mars 2025, à l’adresse [Link]
jean-monnet-saint-etienne/economie-droit-des-entreprises/les-theories-du-controle-externe-de-
lentreprise/8098971
(PDF) Howard E. Aldrich. De l’écologie des populations à l’évolutionnisme : Vers une théorie
intégrative du changement organisationnel. (s. d.). ResearchGate. Consulté 18 mars 2025, à l’adresse
[Link]
ons_a_l'evolutionnisme_vers_une_theorie_integrative_du_changement_organisationnel
(PDF) Howard E. Aldrich. De l’écologie des populations à l’évolutionnisme : Vers une théorie
intégrative du changement organisationnel. (s. d.). Consulté 21 mars 2025, à l’adresse
[Link]
ons_a_l'evolutionnisme_vers_une_theorie_integrative_du_changement_organisationnel
Présentation générale des théories des organisations—Introduction. (s. d.). Consulté 8 mars 2025, à
l’adresse [Link]
Théorie de la dépendance envers les ressources. (s. d.). Consulté 17 mars 2025, à l’adresse
[Link]
d%C3%A9pendance-envers-les-ressources
Théories des organisations—Centre de Ressources en Économie-Gestion. (s. d.). Consulté 21 mars
2025, à l’adresse [Link]

18
CONCEPTS CLES .............................................................................................................................3
INTRODUCTION ..............................................................................................................................4
I- L’ECOLE DU CONTROLE EXTERNE .........................................................................................5
A- LA THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES ....................................................5
1- Présentation et principes de la théorie de la dépendance des ressources ............................5
a) Présentation de la théorie ..................................................................................................5
b) Les principes .....................................................................................................................6
2- Les auteurs et leurs apports ..................................................................................................7
a- Les idées communes des deux auteurs fondateurs ...........................................................7
b- Différences subtiles dans leurs approches ........................................................................8
a) Les avantages ..................................................................................................................8
b) Les inconvénients ..............................................................................................................9
B- LA THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS ......................................................... 10
1- Présentation et principes de la théorie................................................................................ 10
a) Présentation de la théorie ................................................................................................ 10
b) Les Principes de la théorie de l écologie des populations ............................................... 10
2- Les auteurs et leurs apports ........................................................................................ 11
a- Les idées communes des deux auteurs fondateurs ......................................................... 12
b) Différences subtiles dans leurs approches ..................................................................... 12
3- Avantages et inconvénients de la théorie de l’écologie des populations ............................. 13
a) les Avantages .................................................................................................................. 13
b) Les inconvénients ............................................................................................................ 14
4- Application de la théorie de l’écologie des populations en management ........................... 14
II- LES CRITIQUES FAITES AUX THEORIES DE L’ECOLE DU CONTROLE EXTERNE ......... 15
A- LA THEORIE DE LA DEPENDANCE DES RESSOURCES .................................................. 15
1-Elinor Ostrom ...................................................................................................................... 15
2-André Gunder Frank ........................................................................................................... 15
3-Samir Amin .......................................................................................................................... 15
B- LA THEORIE DE L’ECOLOGIE DES POPULATIONS ......................................................... 16
1. Murray Bookchin ................................................................................................................ 16

19
2. Jacques Blondel ................................................................................................................... 16
3. Joan Roughgarden .............................................................................................................. 16
CONCLUSION ................................................................................................................................ 17
WEBOGRAPHIE ............................................................................................................................. 18

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