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FRA 130 Français de Communication DR DOGBATSE

L'unité d'enseignement FRA 130 à l'Université de Lomé vise à développer les compétences en communication écrite et orale des étudiants. Elle couvre des thèmes tels que les règles grammaticales, les pléonasmes, les barbarismes, et les fonctions de la communication à travers 12 séances. Les modalités d'évaluation incluent un travail personnel, un devoir surveillé, et un examen semestriel.

Transféré par

Shaggy Cyril Komi
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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FRA 130 Français de Communication DR DOGBATSE

L'unité d'enseignement FRA 130 à l'Université de Lomé vise à développer les compétences en communication écrite et orale des étudiants. Elle couvre des thèmes tels que les règles grammaticales, les pléonasmes, les barbarismes, et les fonctions de la communication à travers 12 séances. Les modalités d'évaluation incluent un travail personnel, un devoir surveillé, et un examen semestriel.

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Université de Lomé

Domaine : LLA
Parcours : Licence
Etablissement : FLLA
Code et intitulé de l’UE : FRA 130/ Français de communication
Crédits : 02
Public cible : Tout étudiant du département d’Anglais ou non, inscrit à cette unité
d’enseignement et ayant besoin de développer des compétences en expression orale et écrite, et
se préparer pour l’évaluation en FRA 130.
Semestre : 2
Prérequis : maîtrise des outils grammaticaux de base
Enseignant responsable de l’UE : Dr. DOGBATSE K. Well / Littératures Africaines /
91584550/ gatienawomvi@[Link]
Disponibilité pour échanger avec les étudiants par RESCOUL : Vendredi / 7h30- 9h 30
Objectif général
Cette unité d’enseignement vise à rendre les étudiants aptes à une communication efficace dans
la vie courante et dans la vie professionnelle.
Objectifs spécifiques
- Appliquer les règles orthographiques et grammaticales
- Produire correctement le discours.

Contenu de l’unité d’enseignement


Le français de communication est une unité d’enseignement qui s’étale sur 12 séances et
comportent :
– les cours théoriques
– les exercices
– les travaux pratiques
Plan du contenu d’enseignement et objectifs spécifiques

Séance Plan du contenu Objectifs spécifiques


n° d’enseignement
1 Les conditions de la - Donner correctement une définition de la
communication communication, identifier ses facteurs, ses
fonctions et en faire un bon usage.

1
2 Les pléonasmes/ Les - Définir clairement un pléonasme, un
barbarismes/ Les solécismes barbarisme, un solécisme
- Identifier correctement les pléonasmes,
les barbarismes et les solécismes.
3 Les pléonasmes/ Les - Définir clairement un pléonasme, un
barbarismes/ Les solécismes barbarisme, un solécisme
(Suite et fin) - Identifier correctement les pléonasmes,
les barbarismes et les solécismes.
4 Les impropriétés - Définir clairement l’impropriété.
- Identifier correctement l’impropriété pour
les éviter dans une situation de
communication.
5 Les registres de langue - Identifier distinctement et employer
correctement les registres de langue selon
les situations de communication.
6 L’adjectif verbal et le - Différencier correctement l’adjectif
participe présent verbal et le participe passé, et bien faire
l’accord.
7 Les pronoms, leurs places et - Identifier clairement le groupe nominal et
leur rôle le remplacer convenablement par un
pronom

8 L’accord du participe passé : - Appliquer correctement les règles


les différents cas d’accord du participe passé selon chaque
cas
9 L’accord du participe passé : - Appliquer correctement les règles
les différents cas (Suite et fin) d’accord du participe passé selon chaque
cas
10 Les homonymes et les - Définir clairement les homonymes et
paronymes paronymes
- Différencier clairement les homonymes
et les paronymes.

11 La négation : termes et - Utiliser correctement les termes de la


constructions négation
- Produire sans erreurs une phrase négative
12 La négation : termes et - Utiliser correctement les termes de la
constructions (Suite et fin) négation
- Produire sans erreurs une phrase négative
Modalités d’évaluation :
 Travail personnel (1/4 des crédits)
 DST ou travail de recherche obligatoire (1/4 des crédits)
 Examen semestriel (1/2 des crédits)
Bibliographie
 Ouvrages
– BAYLON C. ET FABRE P., Grammaire systématique de la langue française, 3ème éd.
Revue et augmentée, Nathan, Paris, 1995

2
– BESCHERELLE (le nouveau), 3, La Grammaire pour tous, Paris, Hatier, 1984.
– GREVISSE M. ET GOOSSE A., Nouvelle grammaire française, 3ème éd. Paris,
Louvain-la-Neuve, 1995
– GREVISSE M., Le Bon usage (BU), Grammaire française, 15è édition revue, Paris,
Louvain-la-Neuve, 2011
– THOMAS (A.V.), Dictionnaire des difficultés de la langue française, Paris, Larousse,
1956
– GAILLARD Bénédicte, Pratique du français de A à Z, Paris, Hatier, 1995.
– DUBOIS Jean (Sous la dir.), Larousse. Orthographe, Paris, Larousse, 2004.
– CLAUSTRES Françoise, Bien écrire facilement, Paris, Ellipses Editions Marketing,
2009.
 Quelques sites
[Link]
[Link]

3
Séance 1 : Les conditions de la communication
Objectifs pédagogiques
- Définir clairement la communication
- Identifier clairement les facteurs et les fonctions de la communication.

Exercice de découverte

Emetteur Situation de communication Récepteur


Qui parle ? De quoi ? Quand ? Où ? Comment et A qui parle-
par quel t-il ?
moyen ?

Questions
a- Complétez le tableau suivant en prenant pour exemple de base un journaliste de la TVT
présentant le journal de 20 h.
b- Nommez respectivement chacun des éléments de réponse du tableau.
c- Les facteurs de communication sont au nombre de combien ?
d- Comment peut-on définir la communication ?

1- Définition
La communication est l’échange entre un locuteur et un interlocuteur. En sociologie et
en linguistique, c’est l’action de transmettre une information à un ou plusieurs autres individus
à l’aide du langage ou d’autres codes. Le langage humain se définit comme la possibilité
d’émettre des signes vocaux articulés pour communiquer. Cette faculté innée, à la fois
physiologique et psychique, se révèle à travers les langues, dont l’élaboration, le développement
et la transmission sont culturels : un enfant apprend sa langue par répétition et imitation.
2- Caractéristiques
La communication peut se fonder sur un langage non verbal et tenir à des considérations
sonores (cloche d’une église, sonnerie à un passage à niveau, sifflet d’un arbitre ou d’un agent
de police…), mais aussi à des considérations visuelles (panneau routier, feux tricolores, geste
d’un agent de police, grade militaire, langage gestuel des sourds-muets, etc.). La
communication assure plusieurs fonctions, et les fonctions sont intimement liées aux facteurs
qui les caractérisent.
a- Les facteurs de la communication

Six facteurs conditionnent les fonctions de la communication à l’écrit tout comme à


l’oral
Facteur 1 : l’émetteur ou le destinateur. C’est celui qui parle ou rédige un message (un policier
établissant un constat, un journaliste.). Pour le trouver, on répond à la question : qui ?

4
Facteur 2 : le récepteur ou le destinataire. C’est celui à qui est destiné le message (le public
particulier, la société). Pour le trouver, on répond à la question : à qui ?
Facteur 3 : le message. De type structural, le message peut être oral ou se donner à lire à travers
diverses formes. Pour le trouver, on répond à la question : de quoi ?
Facteur 4 : le canal. C’est le support matériel ou non de la communication. (Feuille
dactylographiée d’un livre, d’un journal, une affiche publicitaire, signaux visuels, onde sonore
de la parole, radio…). Pour le trouver, on répond à la question : par quel moyen ?
Facteur 5 : Le code. Il est conçu comme un système conventionnel d’éléments pourvus de sens,
il peut être visuel s’il porte sur l’écriture (la langue). Pour le trouver, on répond à la question :
comment ?
Facteur 6 : le référent (Personnes et objets présents au moment de la communication). Il peut
être oral ou textuel. Le référent textuel diffère du référent oral puisque dans le cadre du premier,
le récepteur est généralement absent au moment de la rédaction du message. Pour le trouver, on
répond à la question : quoi ou qui est présent ?
NB : Pour trouver le lieu ou l’espace et le moment (temps) de la communication, on répond aux
questions : où et quand ?
b- Les fonctions de la communication

Elles sont au nombre de six tant au niveau de l’oralité que de l’écriture


Fonction 1 : fonction référentielle
La fonction référentielle est le substrat de tout message écrit (information objective
transmise). Elle se donne à lire d’une manière générale dans les écrits relatifs à la vie
professionnelle (compte rendu, procès-verbaux des réunions, notes de service… (On livre
l’information sans commentaire ou appréciation, on informe sur une situation ou expliquer les
données). Elle peut se reconnaître par l’emploi de la troisième personne (elle, il, elles, ils) et du
pronom neutre (ça, cela).
Fonction 2 fonction expressive ou émotive
Centrée sur l’émetteur ou le destinateur, cette fonction lui permet d’exprimer ou de
communiquer directement les réactions affectives ou émotives : peur, joie, admiration, douleur.
Sur le plan scriptural, la fonction expressive se caractérise par l’expression d’opinions, de
jugements, de sentiments et de réactions personnelles qui apparaissent les différents écrits.
Fonction 3 : fonction connotative ou impressive
Elle est orientée vers le récepteur ou le destinataire. Ici, on cherche à imposer à
l’auditeur une réaction donnée. (L’emploi de la deuxième personne « tu, vous » pour capter
l’attention, mode impératif, phrase interrogative…).
Exemple 1 : Garçon, deux verres de champagne, dépêchez-vous !
Exemple 2 : la négritude à travers le volet culturel, sa politique attendait inciter les colonisés à
prendre conscience de leur situation et à se révolter.
Fonction 4 : fonction phatique ou fonction de contact

5
Elle permet de maintenir le contact entre les interlocuteurs. Les mots vides de sens :
Allo, alors, euh, ben, hein, et bien, tu vois, n’est-ce pas, les formules de politesse : dites, si vous
voulez bien…, sont autant d’éléments de la communication orale qui permettent d’établir et de
maintenir le contact physique ou psychologique avec le récepteur. A l’écrit (notes de service,
revues de journaux, lettres officielles), il sera question de faciliter la lecture du récepteur en
soignant la présentation du message par le biais d’une orthographe et d’une ponctuation
correcte, mais aussi d’une écriture lisible).
Fonction 5 : fonction métalinguistique
Elle est axée sur le langage. Elle permet de définir le sens des termes que le récepteur
est censé ignorer. Elle permet de rendre les écrits plus explicites. Déclenchée par des
explications, la fonction métalinguistique apparaît après des expressions : c’est-à-dire, en
d’autres termes…
Fonction 6 : fonction poétique ou esthétique
Centrée sur le message, elle s’exerce dès lors que ce dernier est, dans sa forme, pris
comme objet de contemplation, que l’auditeur ou l’émetteur génère un certain plaisir et fait du
message une œuvre d’art. Elle vise à susciter chez l’auditeur un ravissement à partir des
sonorités, des cadences, des rythmes, des écarts de style, etc. Elle s’emploie à susciter ce que
Roland Barthes appelle le plaisir textuel.
Référent
Fonction référentielle

Ẻmetteur Message Récepteur

Fonction Fonction poétique Fonction


expressive Conative
Canal
Fonction phatique

Code

Fonction métalinguistique

Schéma de la communication

6
Exercice 1
Pour chaque énoncé, donnez le type de fonction de communication qui convient :
1-Le chien est un animal.
2-Hélas !
3-Allô, ne quittez pas !
4-Viens ici !
5-Je lui ai téléphoné hier seulement.
6-Cueillez vos roses car pourpres le matin, fanés le soir.

Exercice 2
1- Le code est l’instrument utilisé pour communiquer : vrai ou faux ?
2- La fonction conative est centrée sur le destinateur : vrai ou faux ?
3-La fonction métalinguistique ne se reconnaît pas à l’emploi de « c’est -à-dire » : vrai ou faux ?
4-La fonction phatique permet d’embellir le message : vrai ou faux ?
5-Le destinataire est celui qui envoie le message : vrai ou faux ?
6-On distingue 8 fonctions de communication : vrai ou faux ?
7-Pour trouver le message, on répond à la question par quel moyen ? : vrai ou faux ?
8- Pour trouver le référent, on répond à la question quand ? : vrai ou faux ?

7
Séances n° 2 & 3 : Les pléonasmes/ barbarismes/ solécismes/
Objectifs pédagogiques
- Définir clairement un pléonasme, un barbarisme, un solécisme
- Identifier clairement un pléonasme, un barbarisme, un solécisme.

Exercice de découverte
Précisez les types de fautes contenues dans les phrases suivantes et corrigez-les :
1-Il a utilisé une paire de ciseaux. / 2-Bien qu’il pleut, il est sorti. / 3-Je vous serais gré. /4- Il
s’agit là d’une disgression. /5- Malgré qu’il soit fatigué. /6- Il a découvert pour la première fois
le site.
1-Le pléonasme dit deux fois la même chose. Il est l’emploi côte à côté de termes de même
sens faisant double emploi. Il constitue généralement une faute.

Incorrect Correct
Ajourner à plus tard Ajourner ou remettre à plus tard
Au jour d’aujourd’hui Aujourd’hui ou à ce jour
S’avérer vrai S’avérer
Car en effet Car ou en effet
Collaborer ensemble Collaborer ou travailler ensemble
Consensus commun Consensus
Complètement achevé Achevé
Découvrir pour la première fois Découvrir
Descendre en bas Descendre
Différer à une date ultérieure Différer ou remettre à une date ultérieure
Donc par conséquent Donc ou par conséquent
Enfin pour conclure Enfin ou pour conclure
Futur projet Projet
Monter en haut Monter
Prévoir à l’avance Prévoir
Reculer en arrière Reculer
Succéder les uns aux autres Succéder
Monopole exclusif Monopole
Solidaires les uns des autres Solidaires

NB : on retrouve parfois les pléonasmes dans les écrits des auteurs qui s’accordent des
licences pour mettre en relief un fait ou une idée. C’est dire qu’il peut être un procédé de style
volontaire à valeur d’insistance.
2-Le barbarisme est l’emploi d’une forme qui n’existe pas en principe dans la langue, et
jugée grossière ou du moins inélégante. Il provient d’une erreur de lexique ou de morphologie
ou d’une ignorance de la conjugaison.

8
Incorrect Correct
Un espèce de Une espèce de
En définitif En définitive
Soit-disant Soi-disant
Je mourirai Je mourrai
Dilemme Dilemme

3-Le solécisme correspond à une erreur de syntaxe. Une phrase dont la construction n’est pas
correcte donne lieu à un solécisme, même si tous les mots utilisés sont corrects.
Incorrect Correct
Remercier pour avoir fait quelque chose Remercier d’avoir fait quelque chose
Je vais au coiffeur Je vais chez le coiffeur
Touche-moi pas Ne me touche pas
C’est à ma mère à qui je parle C’est à mère que je parle
C’est de cela dont il est question C’est de cela qu’il est question
Se rappeler de quelque chose Se rappeler quelque chose
Malgré qu’il soit Bien qu’il soit

Exercice Ecrivez correctement les phrases suivantes


1-C’est à ma mère à qui je parle. / 2-Je vous serais gré de me répondre au plus vite. / 3-Il s’est
remémorer de sa déception. /4- Jules s’est rappelé de son erreur. /5-Les étudiants remercient le
professeur pour les conseils prodigués. /6-Je vais au coiffeur pour me faire beau. / 6-L’affaire
a été ajournée à plus tard à cause de l’absence des témoins. /7-C’est une nécessité impérieuse
de trouver une solution. / 8-Berth a commis une erreur volontaire dans son intervention. / 9-Au
jour d’aujourd’hui les étudiants sont démotivés. / 10-Nous lui avions envoyé une information
rédigée par écrit. /11-Quelle est votre perspective d’avenir ? / 12-Ce produit est le monopole
exclusif de cette société. / 13-Achever complètement le travail demandé est un signe
d’abnégation. /14-Le public a prévu des questions à l’avance. / 15-Il se sont réunis ensemble
pour prendre une décision. / 16-Le joueur a répété son geste de nouveau. / 17- Mutuellement,
les ouvriers s’entraident pour faire avancer le travail.

9
Séance 4 : Les impropriétés
Objectifs pédagogiques
- Définir clairement l’impropriété.
- Identifier correctement les impropriétés pour les éviter dans une situation de
communication.
Exercice de découverte
Parmi les mots mis entre parenthèses, choisissez le mot juste
a-(J’amène, j’emmène) les enfants au cinéma.
b-(J’apporte, j’emporte) ces jouets qui encombrent le tapis.
c-(A cause de, grâce à) sa persévérance, Marie a réussi son examen.

L’impropriété consiste à utiliser un mot qui existe, mais auquel on prête un sens qu’il n’a pas.
Pour éviter les impropriétés, il faut :
1- Connaître les sens des préfixes et des suffixes, par le jeu desquels les mots prennent un
sens bien particulier :
 Le préfixe « in- » indique l’entrée, le préfixe « e- » (ou ex-), la sortie
Exemple : une irruption (= entrée violente) n’est donc pas une éruption (= sortie brutale :
éruption volcanique, éruption de boutons…) ;
 Le préfixe « ad- » (a-) indique lui aussi un mouvement vers un lieu : amener signifie
« mener auprès de » (lieu où l’on va), emmener indique le mouvement inverse (lieu
d’où l’on vient)
Exemple : Marie amène sa petite sœur à l’école, et l’emmène après les cours.
Remarque : On ne confondra pas les verbes amener/emmener, qui indiquent que l’on
mène une personne, un animal ou même un objet qui peuvent se déplacer par eux-mêmes,
avec les verbes apporter/emporter, qui indiquent que l’on doit déplacer, porter soi-même
la chose (et, rarement, l’être !)
2- Savoir que l’emploi de certaines prépositions est spécialisé :
 Grâce à implique une conséquence positive, à cause de, une conséquence négative.
Exemples : La voiture a dérapé à cause du mauvais état de la route.
Il a triomphé grâce à son dévouement.
 Le verbe aller est suivi de la préposition à (ou en dans certains cas) s’il s’agit d’un lieu,
d’un spectacle (aller à Avignon, en Provence, au Maroc, en Tunisie, au théâtre), de la
préposition chez s’il s’agit d’une personne (aller chez le docteur, chez le coiffeur, chez
Tante Niam) ;
 La préposition vers implique un déplacement.
Exemple : l’enfant court vers sa grand-mère

10
 Le complément circonstanciel de moyen, quand il s’agit d’un transport, est
généralement introduit par la préposition en s’il s’agit d’un véhicule qui enferme au
moins partiellement son utilisateur, par à dans les autres cas :
Exemple : On se déplace en voiture, en train, en barque,
mais
On se déplace à bicyclette, à motocyclette, à cheval, à dos de chameau ;
 La préposition après ne peut avoir qu’un sens temporel.
Exemple : Après le dessert, nous avons pris du café ;
 Le verbe commencer suivi de la préposition à signifie « se mettre à »
Exemple : Commencez à écrire
Mais suivi de la préposition par, il signifie « faire en premier lieu »
Exemple : Commencez par trouver les idées, vous écrirez ensuite.

Exercice
Corrigez les phrases suivantes :
a-Je suis fâché après Jean.
b-La clef est après la serrure
c-Il demande après sa mère.
d-Je suis vers Jules.
e-J ’emporte mes crayons en classe.

11
Séance 5 : Les registres de langue
Objectifs pédagogiques
- Identifier clairement les niveaux de langue
- Utiliser correctement les registres familier, courant et soutenu.
Exercice de découverte
– Comment tu vas ?
– Est-ce que tu vas bien ?
– Comment vous portez-vous ?
Questions
a -Analysons les interrogations dans les trois cas ci-dessus et classons-les selon les registres
familier, courant, soutenu.
b-Comment peut-on définir un registre de langue ?

Les différentes situations de communication

La langue offre plusieurs registres de langue qui permettent d’exprimer différemment un


même message. Selon la situation de communication dans laquelle on se trouve (conversation,
discours, mémoire, rapport, lettre, roman…), on utilise tel ou tel niveau de langue. Les
principaux sont : les registres familier, courant et soutenu. Ils sont reconnaissables aux mots
(lexique) et aux constructions (syntaxe) employés.
1- Le registre familier
Il s’emploie uniquement entre amis ou en famille. Ses caractéristiques sont :
 Vocabulaire
– Il est relâché, il utilise des noms abrégés : mon pote, c’est chouette, truc, bouffer, prof,
télé.
– Il fait usage des interjections (mot ou locution utilisés pour traduire l’émotion de la
personne qui parle) et onomatopées (mots ayant pour origine l’imitation d’un son ou
bruit) : oh la la !, hélas !, Pong !, pan !
 Grammaire et syntaxe
Les règles ne sont pas respectées :
– On exprime souvent l’interrogation sans inverser le sujet, c’est-à-dire sans le placer
après le verbe : Tu viens ?, Tu vas où ?, Où tu vas ?
– Le registre familier omet « ne » de la négation : je veux pas.
 Phonétique
– Il ne prononce pas toutes les syllabes : Je l’ai apler, y a du pour et du contre.

12
2- Le registre courant
Le registre courant, appelé aussi « français standard », est la forme la plus usuelle de la
langue, celle dont on doit se servir pour communiquer dans la plupart des situations de la vie
(professionnelle, scolaire...). Ses caractéristiques sont :
 Vocabulaire
– Courant, connu de tous, le vocabulaire ne présente aucune difficulté majeure.
 Grammaire et syntaxe
Les règles sont respectées :
– On utilise soit la forme « Est-ce que » (Est-ce que tu viens ?), soit l’inversion du sujet
(Viens-tu ?).
– Le registre courant utilise « ne » de la négation : Je ne veux pas.
 Phonétique
– Le registre courant prononce toutes les lettres : il y a du pour et du contre.
3- Le registre soutenu
Le registre soutenu est utilisé dans la majorité des textes littéraires, les circonstances
officielles et dans les milieux sociaux élevés. Ses caractéristiques :
 Vocabulaire
– Recherchés, les mots sont souvent peu ou mal connus du grand public : déguster
(savourer), se sustenter (se nourrir).
– Le registre soutenu est souvent riche en images : La fortune leur a souri.
 Grammaire et syntaxe
Les règles sont respectées :
– les phrases sont souvent longues et complexes : je ne suis pas dans une disposition
d’esprit qui me permette de vous répondre.
– Le registre soutenu refuse l’emploi de « Est- ce que ». Seule l’interrogation avec
inversion, plus élégante, est recommandée : Comment vous portez-vous ?
 Conjugaison
– Le registre soutenu utilise l’imparfait du subjonctif : il aurait été préférable qu’on
n’abordât pas ce sujet.
 Phonétique
– La phonétique est respectée. Toutes les liaisons sont faites à l’oral.
Remarques
 Les dissertations, les devoirs… exigent le registre courant et ne peuvent accepter le
registre familier.
 On rassemble sous le terme de registre vulgaire un ensemble de termes grossiers
relevant de la scatologie, de la sexualité.
Exemple : chier, cul, putain…
 Quant au registre populaire, il concerne des emplois de mots ou de tournures propres à
ceux pour qui les mécanismes de langue ne sont pas bien acquis.
Exemple : T’as vu comment que tu parles ?
 L’argot n’est pas un registre, mais une langue, à l’origine celle des malfaiteurs.
Aujourd’hui, une grande partie de son lexique est entrée dans le registre familier.

13
Exemple : Une tire. (= une voiture)

Exercice 1 Complétez le tableau


Familier Courant
Je ne sais pas.
Demandons-le-lui.
Qu’est-ce qu’il a dit ?
C’est en rapport avec son travail.
Tu as tout compris.

Exercice 2 Répondez par vrai ou faux


1- Le registre soutenu utilise les termes vulgaires : vrai ou faux ?
2-Le registre familier est riche en images : vrai ou faux ?
3-Le registre courant utilise des termes peu connus du public : vrai ou faux ?

Exercice 3 : Complétez le tableau


Courant Familier Soutenu
Cheval
Etre fatigué de
Ennuyer
Beaucoup de
Très
Comment
Oui

Exercice 4 : Complétez le tableau

Soutenu Courant

Viendra-t-il ?

Dès les premiers rayons du


soleil, ils partirent travailler.

Il aimait qu’on le sollicitât.

14
Séance 6 : L’adjectif verbal et le participe présent
Objectif pédagogique
- Différencier correctement l’adjectif verbal et le participe passé, et bien faire l’accord
Exercice de découverte
Pour les participes présents suivants, indiquez les adjectifs verbaux et les noms
correspondants :
Somnolant, suffoquant, convergeant, précédant, fatiguant, coïncidant, adhérant, vaquant,
provoquant.
Identification et règles d’emploi
a- L’adjectif verbal
 On appelle adjectif verbal l’adjectif formé sur le participe présent d’un verbe (amusé :
amusant)
 Il exprime un état, une qualité. Il peut toujours être remplacé par un autre adjectif. (un
regard pétillant : un regard vif)
 Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte (un résultat
encourageant : des notes encourageantes)
 Les adjectifs dérivés de verbes en « -guer » s’écrivent « -gant » (un travail fatigant
(adj)// un travail fatiguant : p. présent)
 Certains adjectifs dérivés de verbes en « -quer » s’écrivent « -cant » (des gestes
provocants : adj// des gestes provoquant : [Link]ésent)
 Certains adjectifs s’écrivent « -ent » (la page précédente : adj. // la page précédant :
part. présent)

b- Le participe présent
 Le participe présent a valeur de verbe : il exprime une action (les élèves désirant
s’inscrire= les élèves désirent s’inscrire)
 Il est invariable (les personnes parlant fort sont-elles mieux écoutées ?)

Exercice
Trouvez la forme juste des verbes mis en italique.
1-Qui ne connaît le principe des vases communiquer ? /2-Il était chez lui, vaquer à ses
occupations habituelles. /3-Elle a postulé pour le poste vaquer. /4-Cette odeur suffoquer faisant
fuir tout le monde. /5-L’auteur fait du lecteur son allié, le convaincre du bien-fondé de sa
théorie. /6-Il est catholique mais non pratiquer.

15
Séance 7 : Les pronoms, leurs places et rôle
Objectif pédagogique
- Identifier le groupe nominal et le remplacer convenablement par un pronom.
Exercice de découverte
Sur le modèle suivant, remplacez les groupes nominaux soulignés
J’ai mangé la tarte : je l’ai mangée.
1-Marie a reçu ta lettre. 2- Elle a pensé à sa retraite ces derniers jours. 3-Elle a souri à son patron
ce matin. 4-La poste a coupé la ligne téléphonique à Antoine. 5-Les vagues ont renversé les
enfants. 6-Maman a téléphoné aux enfants. 7-Le professeur pense à son étudiant. 8-Prête ta
voiture à Nicole. 9-Nous admirons le cheval. 10-Je prête ma voiture à Nicole. 11-Jean se lave
les mains. 12-Le rat est sorti de son trou. 13-Victor me donne sa photo.
Définition et règles d’emploi
Le pronom est un mot variable qui remplace généralement (avec les mêmes fonctions possibles)
un nom, un groupe nominal. Dans la phrase, le pronom personnel complément doit parfois
obligatoirement se situer à une place différente de celle qu’aurait occupée le nom qu’il
remplace :
- Le pronom C.O.D précède le verbe au lieu de le suivre (9)
- Le pronom COI se place après le verbe aux temps simples (présent, futur simple,
imparfait) (7), avant l’auxiliaire aux temps composés (6)
- Le pronom C.O.S précède normalement le nom ou le pronom C.O.D (13), sauf si
ce pronom C.O.S. est lui ou leur (qui se placent après les pronoms COD) (4, 10)
- A l’impératif, les pronoms COD se placent avant les pronoms COS (8), sauf nous
où le C.O.S peut précéder le C.O.D. (Prête-la-nous : cod + cos ou Prête-nous-la :
cos+cod) ; des traits d’union relient le verbe et les compléments.
- Le pronom C.O.D. d’un verbe pronominal s’insère entre le pronom réfléchi et le
verbe. (11)
 Les pronoms COD (verbes transitifs directs : le, la, les, l’devant un mot commençant
par une voyelle ou un « h » muet) et COI (verbes transitifs indirects : lui, leur, à elle,
à eux, à elles) sont choisis en fonction du genre (masc ou fém) et du nombre (sing ou
plur) du nom qu’il remplace

 Les pronoms adverbiaux « en et y »


- Le pronom « y » remplace un groupe nominal non humain (ne peut représenter une
personne), COI, précédé de la préposition « à » et parfois « dans » ou « en » (à lui, à
elle, à elle, à eux, à elles, à cela, dans cela, en cela). (2)
- Le pronom « en » remplace un groupe nominal non humain, COI, précédé de la
préposition « de » (de lui, d’elle, d’eux, d’elles, de cela ». (12)

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Séances 8 & 9 : L’accord du participe passé
Objectif pédagogique
- Bien accorder les participes passés selon les différents cas

Exercice de découverte
Trouvez la forme juste des mots mis entre parenthèses.
1-Des batailles (gagner). 2-Les efforts que ce travail m’a (coûter). 3-Elles se sont (blesser). 4
Ils se sont (blesser) à la main. 5-Les années se sont (succéder). 6-Elles ont (remporter) le match.
7-Je n’oublierai jamais les 5000 F que ce voyage m’a (coûter). 8-Cette symphonie, je l’ai déjà
(entendre) jouer. 9-La pianiste que j’ai (entendre) jouer. 10-Les idées qu’il a (avancer) ne sont
pas mauvaises.
1- Le participe passé employé avec l’auxiliaire « être »
Exemples
 Les armoires sont fermées.
 Les souris ont été mangées par le chat. (Attention : il s’agit du verbe « manger »
conjugué au passé composé passif).

Règle
Le participe passé employé avec l’auxiliaire « être » s’accorde dans tous les cas en genre
et en nombre avec le sujet.
2- Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir »
Exemples
 Pourquoi avez-vous souri en le voyant ?
 Ils ont très bien interprété la pièce.
 J’ai poussé la grille et je l’ai ouverte sans difficulté.
 La proposition que vous lui aviez faite est intéressante.
Règles
Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » :
– ne s’accorde jamais avec le sujet
– s’accorde avec le complément d’objet direct (COD), si ce complément précède le
participe.

3- Cas des verbes impersonnels


Exemples
 Que d’efforts il nous a fallu pour le convaincre !
 Les chaleurs qu’il a fait cette année ont rendu les récoltes mauvaises.

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Règle
Le participe passé des verbes impersonnels et des constructions impersonnelles est toujours
invariable.

4- Cas des verbes tels que : peser, coûter, valoir, vivre, courir, mesurer, reposer,
etc. (tantôt intransitifs, tantôt transitifs)
Exemples
 Les 100 kilos qu’il aurait pesé.
 Les fruits que le commerçant a pesés.
Règles
 Si le participe passé est précédé d’un complément circonstanciel de mesure, de durée,
de valeur, de prix…, il ne s’accorde pas (ils répondent à la question combien ?)
 Si le participe est précédé d’un COD, il s’accorde en genre et en nombre avec ce COD.

5- Participe passé suivi d’un infinitif


Exemples
 Cette symphonie, je l’ai déjà entendu jouer (j’ai entendu quelqu’un jouer cette
symphonie).
 Les enfants que j’ai entendus jouer (j’ai entendu les enfants qui jouaient).

Règles
– Certains verbes admettent comme complément un adjectif : il y a accord avec le COD
s’il précède le participe passé (mais il faut s’assurer qu’il s’agit bien du COD du
participe passé, et non de l’infinitif)
– Si l’on a affaire au COD de l’infinitif, il ne peut commander l’accord du participe passé
qui reste alors invariable.

6- Participe passé employé seul (c’est-à-dire sans auxiliaire) posant un


problème : attendu, excepté, ci-joint, ci-inclus, compris, entendu, passé, vu…

Exemples
 La situation vue sous cet angle n’est pas catastrophique.
 Passé dix heures, il sera trop tard
 Etant donné la situation, nous pouvons envisager une reprise.
 Les feuilles ci-annexées
 Vous trouverez ci-inclus une lettre de votre père.
 Veuillez trouver ci-joint copie de la lettre.
Règles

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– Le participe passé sans auxiliaire a la même valeur qu’un adjectif épithète : il s’accorde
toujours en genre et en nombre avec le nom ou pronom auquel il se rapporte.
– Quand il a la valeur de préposition ou d’adverbe devant un groupe nominal, il ne
s’accorde pas.

7- Participe passé des verbes pronominaux


7.1 Les verbes essentiellement pronominaux et les verbes pronominaux passifs
Exemples
 Elles se seront absentées quelques instants.
 Cette collection s’est bien vendue.
Règle
Le participe passé des verbes essentiellement pronominaux et des verbes pronominaux
passifs s’accorde toujours avec le sujet.
7.2. Les verbes pronominaux réfléchis et les verbes pronominaux réciproques
Exemples
 Colette s’est regardée dans la glace (= a regardé elle-même).
 Ils se sont téléphoné (= ils ont téléphoné « à eux »).
 Ils ne s’étaient pas vus depuis plusieurs années (= ils n’avaient pas vu « eux »).
Règles
– Quand le pronom réfléchi ou à sens réciproque est COD, le participe passé s’accorde
avec ce pronom.
– Quand le pronom réfléchi ou à sens réciproque est COI, le participe passé ne s’accorde
pas.

NB : Pour savoir comment accorder les verbes pronominaux, on tente de les transformer en
utilisant l’auxiliaire « avoir » :
– Si « se » ou « s » représente un COD, on accorde avec le COD : ils se sont regardés (se
= COD donc accord).
– Si « s’ » ou « se » représente un COI, on n’accorde pas : ils se sont plu, ils se sont prêté
un livre (se = COI donc pas d’accord).
– La transformation n’est pas possible
On accorde avec le sujet : elle s’est aperçue de son erreur, les livres se sont vendus, elle
s’est méfiée.

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Exercice
Faites accorder les verbes en italique
1-Il y a bien longtemps que les oiseaux ne sont plus passer par ici. 2-La phrase qu’il a prononcer
est pour toujours graver dans ma mémoire. 3- Elle m’a dit que la lettre que tu lui avais lire
l’avait beaucoup intéresser. 4-Elle s’est laisser aller à cause de la musique qu’elle a entendre
jouer la nuit dernière. 5-La porte s’est ouvrir avec fracas et Colette s’est précipiter vers moi. 6-
Cette âme vive et pure s’est laisser égarer par les récits atroces qu’on lui a faire de moi 7-La
chute que cet échec lui a coûter. 8-Les deux cent mille francs que les meubles ont coûter sont
rembourser. 9-Les chaleurs qu’il a faire cette saison ont détruire les récoltes. 10-La misère, la
faim et la déception se sont répandre au sein de la population. 11- Ils se sont succéder et se sont
nuire par la démagogie.

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Séance 10 : Les homonymes et les paronymes
Objectifs pédagogiques
- Définir clairement les homonymes et paronymes
- Différencier clairement les homonymes et les paronymes.
Exercice de découverte
1- Parmi les mots mis entre parenthèses, choisissez celui qui convient. Comment appelle-
t-on ces types de mots ?
a-Réfléchis bien avant d’entreprendre (quoi que, quoique) ce soit. b- (Quand, qu’en, quant)
viendras-tu me voir ?/ c- Je pense (qu’en, quand, quant) fait, il n’est pas disposé à nous
accompagner.
2- Certains mots semblent répétés dans les phrases suivantes. Repérez-les et trouvez leur
signification. Comment appelle-t-on ces types de mots ?
a-Les poules du couvent couvent./ b-Jules travaille à la ferme. Au retour chez lui, après le
manger, il ferme la porte et se couche sur un matelas ferme.

Identification
1- Les mots de sens différent dont l’orthographe et la prononciation sont identiques sont
appelés des homonymes.

NB : On parle d’homographes quand seule l’orthographe est semblable (Le mousse


gratte la mousse de la coque), d’homophones quand seule la prononciation l’est (le
mot ver placé en position finale ne permet pas d’avoir un vers de 12 syllabes).

2- Les mots de sens différent dont l’orthographe et /ou la prononciation sont proches
(mais pas semblables) sont appelés des paronymes.
Exemples : perpétrer (un crime) : commettre, et perpétrer (une tradition) : rendre
perpétuel, permanent.

Exercice 1
Choisissez le mot juste.
1-Combien de (pair, paire) de chaussettes y a-t-il dans ce lot ?/ 2-Dans tout travail, rigueur et
précision vont de (pair, paire)./3- Au (fond, fonds), tout cela l’arrange bien./4- Sans ce (fonds,
fond) de roulement, il serait gêné par le moindre retard de paiement./ 5-Ses radios du ( fois,
foie, foi), n’ont rien révélé d’anormal./ 6-La prochaine (foie, fois, foi), les candidats devront
envoyer leur profession de (fois, foie, foi) une semaine avant les élections./ 7-Son espoir est
(différend, différent) du mien./ 8-Jamais il n’avait eu de (différent, différend) avec ses frères./
9-Elle a obtenu sa licence à la (cession, session) de juin./ 10-Le contrat de location peut autoriser
la (session, cession) ou la sous-location du bail./ 11-Ce projet n’est pas (censé, sensé), nous ne
pouvons pas l’accepter./ 12-Que fais-tu ici ? N’étais-tu pas (censé, sensé) rentrer après le

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cours ? /13-Il était arrivé à deux heures et (demi, demie) et avait travaillé une (demie, demi)
heure./14 (Ce, se) monsieur va (ce, se).
Exercice 2
Elaborez 6 phrases avec deux homographes chacune.
Exercice 3
Choisissez celui des mots proposés qui convient à la définition. N’oubliez pas les accords de
grammaire et la conjugaison par endroits :
a-(L’injonction, l’injection)……est l’action d’…….., ou encore l’ensemble du liquide………./.
L’……est un commandement impératif auquel il est indispensable d’obéir : l’automobiliste est
tenu de se soumettre aux ………..de la police de la route.
b-(Emerger, immerger) ………est, au sens propre, le contraire de plonger : c’est sortir, se
montrer au-dessus de l’eau / ….…une mine, c’est la plonger entièrement dans l’eau.
c-(Colorer, colorier)………. , c’est donner une couleur, artificielle ou naturelle : l’émotion
vive………le visage ou le fait pâlir………est appliquer de couleur : sur un dessein, un croquis,
une carte de géographie par exemple.
d-(Epandre, répandre)………quelque chose, c’est l’étaler volontairement, de façon égale et
régulière/ ……..un liquide, c’est de façon volontaire, l’étaler en abondance, avec plus ou moins
de violence.
e-(Infester, infecter)………un organisme, une plaie, c’est y introduire des microbes qui
engendreront une maladie, une suppuration/ ………., c’est ravager, de façon durable ou
périodique.
f-(Agonir, agoniser) Lutter en vain contre la mort :….…/ Accabler d’injures ou de
sottises :……

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Séances 11 & 12 : La négation : termes et constructions
Objectifs pédagogiques
- Utiliser correctement les termes de la négation
- Produire sans erreurs une phrase négative
Exercice de découverte
a-Cette citation ne présente………intérêt si on ne la replace……..dans son contexte.
b-……..il n’acceptera une telle offre.
c-C ’est à n’y……..comprendre.
d-…..…un seul candidat n’a échoué.
Questions
a- Remplacez les pointillés en choisissant dans la liste les termes appropriés : pas, rien,
jamais, aucun, nul, nullement, guère, aucunement.
b- Quel nom donne-t-on aux termes introduits ?
Règles d’emploi
 Ne négligez pas le ne, même à l’oral.
Exemple : Je ne l’ai pas vu.
 Pas ne peut jamais être employé en même temps que jamais, aucun, nul…
Exemple : Il ne veut s’engager sous aucun prétexte.
 Certains termes propres aux phrases affirmatives changent quand on passe à la forme
négative.
Exemples :
Affirmative Négative
Aussi Non plus
Beaucoup guère (ou pas beaucoup)
Déjà Pas encore
Encore Plus
Et Ni
Quelqu’un Personne
Tout Rien, etc.

 Les corrélatifs sont employés sans ne dans les propositions sans verbe.
Exemples : Tout était silence. Pas un bruit alentour.
Qui est intéressé ? – Personne.
 Pas, jamais, guère s’emploient également sans ne quand ils sont devant un adjectif.
Exemples : C’est un homme blond, pas très grand et assez trapu.
Des résultats toujours espérés, jamais atteints.
 Jamais, personne, rien, aucun, peuvent être renforcés par plus.
Exemples : Il n’y a plus personne.
Je ne le verrai plus jamais (ou jamais plus).
 Personne, rien, aucun, peuvent être renforcés par jamais.

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Exemple : Jamais personne ne vient me voir.
 Les préfixes « in-», « dé- », « mé- » peuvent remplacer avantageusement une forme
négative.
Exemple : Il n’est pas capable de lui répondre = Il est incapable de lui répondre.
 Ne…pas, ne…plus, ne…guère, ne…point encadrent le verbe à un temps simple,
l’auxiliaire à un temps composé.
Exemple : N’ayant rien vu, je ne dirai rien.
 Ne se place avant les pronoms qui précèdent le verbe.
Exemple : Je ne le lui donne pas.
 Ne pas, ne jamais…se placent devant l’infinitif.
Exemple : Il fait cela pour ne pas oublier ses rendez-vous.
– « Ne » en emploi absolu
 En emploi soutenu, ne négatif peut s’employer seul (sans corrélatif) avec les verbes
savoir, pouvoir, cesser, oser ou après si introduisant une condition.
Exemples : Je ne saurais vous dire ce qu’il attend de vous.
Il ne cesse de répéter les mêmes arguments.
 Dans une phrase interrogative ou exclamative introduite par que (registre soutenu),
l’emploi de pas est exclu.
Exemple : Que ne l’a-t-il dit plus tôt !
 Certaines locutions figées sont construites avec ne seulement : n’empêche,
n’importe…, si ce n’est…, ne vous déplaise, etc.
Exemples : N’importe quelle autre solution aurait convenu.
Cela n’a rien de difficile, si ce n’est la mémorisation.
– La double négation
 Deux négations peuvent s’annuler ou se renforcer. Il faut réfléchir à ce que l’on veut
dire avant d’employer une principale et une subordonnée toutes deux à la forme
négative.
Exemples : Je ne pense pas qu’il n’en soit pas capable. = je pense qu’il en est capable
(les négations s’annulent)
Je ne dis pas que ce n’est pas important, je dis seulement que ce n’est pas de mon
ressort. ≠ je dis que c’est important. (les négations ne s’annulent pas)
 La double négation est souvent utilisée avec sans.
Exemple : Ce n’est pas sans intérêt.
– Ni : quel emploi ?

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 Dans une phrase négative, les mots ou groupes de mots qui ont la même fonction ne
sont pas coordonnés par et, ils le sont par ni.
Exemple : Il n’a pas oublié ses clefs ni son chéquier.
 Si ni est répété devant chaque membre coordonné, la négation se construit sans pas,
mais jamais, plus sont possibles.
Exemple : Il n’a pu joindre ni son père ni ses sœurs.
Il n’a jamais pu joindre ni son père ni ses sœurs.
 Si ni coordonne des mots ou groupes de mots qui précèdent le verbe, il faut le répéter.
Exemple : Ni hier ni aujourd’hui il n’a fait beau.
 Si ni coordonne deux verbes, il faut répéter la négation ne devant le second verbe.
Exemple : Il ne boit ni ne fume.
 On n’utilise pas ni devant le premier complément d’objet direct s’il est introduit par
de, déterminant.
Exemple : Il n’écoute pas de jazz ni de blues.
ou
Il n’écoute ni jazz ni blues.

Exercice 1 Complétez le tableau


Négation (forme soutenu) Négation (forme courant)
Il n’ose pas s’approcher.
Je ne sais pas qui sera là.
Fais-le si ce n’est pas déjà fait.

Exercice 2
Mettez les phrases suivantes à la forme négative en donnant toutes les solutions possibles.
a-Il a eu beaucoup de chance jusqu’à présent./ b-J ’ai vu quelqu’un entrer./ c-As-tu tout
compris ?/ d-J’en ai encore./ e-Qui a déjà répondu ?/ e-Il souhaite partir.
Exercice 3
Mettez les phrases suivantes à la forme négative en employant ni.
a-Il ressemble à son père et à sa mère./ b-Elle prend le train et le bus pour aller travailler./ c-
Je comprends et parle l’anglais./ d- Il fait chaud, sec et beau.

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