COURS ESTHÉTIQUE GÉNÉRALE UGB-CRAC/MAC
Université Gaston Berger
Faculté des Civilisations, Religions, Arts et Communication
Département des Métiers des Arts et de la Culture (MAC)
Saint-Louis/Sénégal
Esthétique générale (20 H)
PLAN DU COURS
Séance 1 : Bibliographie sélective et définition du mot Esthétique
Séance 2 : L’art comme imitation du réel : la mimésis selon Aristote
Séance 3 : Application (Les réalistes et les naturalistes ; Le théâtre classiques. Cantiques des Météores)
Séance 4 : Littérature et art pictural (l’Ut pictura poesis selon Horace)
Séance 5 : L’artiste : un démiurge
Séance 6 : L’art comme recréation du réel (le libéralisme en art)
Séance 7 : Application : Baroque ; surréalisme ; nouveau roman ; nouveau théâtre)
Séance 8 : Littérature et musique
Séance 9 : Littérature, scupture et cinéma
Séance 10 : Littérature et danse
Monsieur Diokel SARR
Enseignant-chercheur
Maître-Assistant
Université Gaston Berger
Saint-Louis/Sénégal
Année académique : 2023-2024
Séance 1
1
COURS ESTHÉTIQUE GÉNÉRALE UGB-CRAC/MAC
Bibliographie sélective
Anne Cauquelin, Les théories de l’art, Paris, PUF 1998
Aristote, Poétique, traduction entièrement nouvelle d’après les dernières recensions du texte
par Ch. Emile Ruelle, Bibliothécaire à la bibliothèque Sainte-Geneviève, Librairie Garnier
Frères, 1922
Hegel, Esthétique, troisième volume, Paris, Flammarion, 1979
Kare Lunden, Mémoires du monde volume 6. L’Europe en crise (1300-1500)., Brepols,
Belgique, 1994
Louis Hebert et Lucie Guillemette, Intertextualité, interdiscursivité et intermédialité, Canada,
Les Presses de l’Université Laval, 2009
Marie-Anne Michaux, Histoire de la Renaissance, Paris, Editions Eyrolles, 2007
Michelle Morin, De la création en art et littérature, Paris, Harmattan, 2017
Michel Puech, La philosophie en clair, Troisième édition, Paris, Ellipses, 2012
Jacques Stehman, Histoire de la musique européenne, Belgique, Editions Gérard & C°,
Verviers, 1964
Passerelles Philosophie Terminale, (à consulter dans le site [Link]
libre/4597894
Traités de poétique et de rhétorique de la Renaissance, Introduction, notices et notes de
Francis Goyet, Paris, Librairie Générale Française, 1990
Webographie
[Link]
[Link]
Séance 2
2
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Esthétique générale : Essai de définition
esthétique
adjectif
(latin aesthetica, du grec aisthêtikos, de aisthanesthai, sentir)
1. Qui a rapport au sentiment du beau, à sa perception : Il n'a pas le sens esthétique.
2. Qui a une certaine beauté, de la grâce, de l'élégance ; agréable à voir, artistique,
harmonieux : Décoration esthétique.
Synonymes :
artistique - beau - coquet - décoratif - harmonieux - joli
Contraires :
disgracieux - inesthétique - laid
3. Qui entretient ou développe la beauté du corps : Soins esthétiques.
esthétique
nom féminin
1. Caractère esthétique d'une forme d'art quelconque ; harmonie, beauté : L'esthétique
d'une construction.
Synonyme :
beauté
2. Principes esthétiques à la base d'une expression artistique, littéraire,
etc. : L'esthétique romantique.
3. Théorie philosophique qui se fixe pour objet de déterminer ce qui provoque chez
l'homme le sentiment que quelque chose est beau.
esthétique
3
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adjectif
Chirurgie esthétique,
partie de la chirurgie plastique consacrée à améliorer l'aspect extérieur du corps, et plus
spécialement du visage.
Doctrine esthétique,
selon Nietzsche, doctrine qui a pour objectif de réconcilier l'art et la vie en se plaçant d'un
point de vue actif.
Jugement esthétique,
chez Kant, jugement qui considère les formes des choses de manière à en tirer un sentiment de
plaisir.
Médecine esthétique,
ensemble des actes médicaux qui visent à améliorer l'aspect plastique d'une partie du corps,
ou à lutter contre les effets visibles de l'âge.
ESTHÉTIQUE
adjectif et nom féminin
Étymologie :xviiie siècle. Emprunté du latin philosophique aesthetica, « science du beau »,
du grec aisthêtikos, « qui a la faculté de sentir ; qui peut être perçu par les sens ».
I.
I. Adjectif.
1. Qui se rapporte à la connaissance ou au sentiment du beau ; qui est relatif au beau et, par
extension, qui est relatif à l’art. Émotion esthétique, sentiment particulier produit par le
beau. Jugement esthétique. Doctrine, théorie esthétique. Cet homme a un grand sens
esthétique, un sens esthétique très développé. Il n’a aucun sens esthétique. Cet architecte ne
s’embarrasse guère de considérations esthétiques.
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Titre célèbre : Curiosités esthétiques, de Charles Baudelaire (1868).
2. Qui a un certain caractère de beauté, d’harmonie, qui est agréable à voir. Attitudes
esthétiques. Gestes esthétiques. Ces pylônes ne sont pas très esthétiques.
3. Qui répond à des préoccupations de beauté corporelle. Soins esthétiques. Chirurgie
esthétique.
II.
II. Nom féminin.
1. Marque de domaine : philosophie. Théorie de l’art et des conditions du beau. Traité
d’esthétique. L’esthétique de Platon, de Kant, de Hegel, de Baudelaire. L’esthétique
classique, baroque.
2. Par extension. Ensemble des formes considérées dans leur rapport au beau, à
l’harmonie. L’esthétique du corps humain. L’esthétique d’un monument. L’esthétique d’un
paysage.
3. Spécialement. Esthétique corporelle, ensemble des procédés utilisés pour entretenir la
beauté du corps. Esthétique industrielle, recherche visant à donner un caractère de beauté aux
objets produits industriellement.
Dans l’introduction de l’ouvrage Esthétique volume 3, Hegel, il est écrit : « le concept du
beau exige qu’il s’objective également pour la contemplation directe et extérieure, pour
les sens et la représentation sensible, seule matière pour le beau d’affirmer son exigence,
en tant que beauté et idéal véritables, il nous reste encore à envisager l’œuvre d’art dans
sa réalisation sensible », p. 5.
Séance 2 : Le point de vue de quelques théoriciens
5
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À la Renaissance, le mot « lettre » ne distinguait pas « les Lettres des sciences » et recouvrait
les écrits traitant de « philosophie, d’histoire, de géographie, de mathématique, de
médecine ». Cette idée nous permet de comprendre avec Anne Cauquelin que la
conceptualisation des « théories ambiantales » répondent à une ferme volonté de fonder un
horizon théorique (ce n’est pas à proprement parler une théorie). C’est ainsi qu’il faut
comprendre la naissance de la science, de la raison, de la sagesse et de l’art découlant de la
philosophie. En effet, Alain Viala nous édifie sur la « différence de démarche et de
finalité » entre la philosophie et la littérature de la manière suivante :
« La philosophie procède par concepts : elle vise à éliminer le plus possible le flou, les
incertitudes, les ambivalences des termes. La littérature procède par représentation, par
images : avec lesquelles elle joue. La philosophie vise une connaissance sensible. L’attente
d’une proposition philosophique, c’est que tout un chacun dise « je reconnais que c’est vrai » ;
tandis que devant une œuvre littéraire, c’est « je sens que cela m’attire »1.
Tout en souscrivant à l’idée d’Alain Viala, à propos de la littérature, nous jugeons nécessaire
d’avancer l’idée selon laquelle la littérature a intrinsèquement partie liée avec le trope que
des auteurs définissent comme une
« Figure de signification, par laquelle un mot n’est pas pris totalement dans son sens
ordinaire, mais grâce aux alliances qu’il contraste avec le contexte, est apte à se charger d’une
signification nouvelle. Le sens est donc « tourné », comme l’indique l’étymologie du mot, du
verbe grec trepo, tourner »2.
1-1- LA TRADITION PLATONICIENNE
Dans ses écrits, Platon parle par moment de la pratique de certains arts, mais aussi de
l’idée de Beau. La caractérisation platonicienne de l’art est dépréciative sinon péjorative. La
1
La culture littéraire, Paris, PUF, p.198.
2
Joëlle Gardes-Tamine, Marie-Claude Hubert, Dictionnaire de critique littéraire, Paris, Armand Colin/Masson,
1996, Cérès, 1998, p. 319.
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poésie, la peinture, la musique procèdent par improvisation. Ces arts ne bénéficient d’aucune
faveur chez lui parce que faisant fi de la raison, du calcul, de la mesure et de la règle. Il faut
comprendre par-là la justification de l’exclusion du poète de la cité, de l’idée selon laquelle la
musique languit le corps ainsi que celle de l’éloignement de la raison de l’œuvre d’art, son
succès ou encore son utilité en dehors même des idées de Vrai et de Bien.
Platon considère que l’Art n’est pas envisageable en dehors de la triade que constituent le
Beau, le Bien et la Vérité. Pour lui, les composantes de cette triade sont indissociables. Anne
Cauquelin explicite l’idée comme suit : « Rien ne peut être dit beau qui ne soit vrai, aucun
bien ne peut exister en dehors de la vérité »3. Le rapport qu’entretiennent ces éléments
assure au monde son harmonie et demeure la voie qui mène vers le domaine de l’intelligible.
Anne Cauquelin nous dit que cette unicité n’est pas concevable « dans le divers, le bariolé,
le mélangé, le sensible, le phénomène, ni, bien sûr, dans l’art tel qu’il se pratique »4.
« Seul l’exercice de l’intellect permet de [la] viser », lui-même étant le moyen d’accès à la
lumière de la sagesse (phronesis), à l’intelligence (nous).
Selon Platon, l’art n’est rien s’il ne s’évertue pas à quêter dans les choses matérielles
l’intelligible. Il n’est possible s’il n’envisage pas « une « poursuite » de la vérité, du bien et du
beau, les formes ou Idées qui sont la source et en même temps la fin de toute présence au
monde »5. L’art, la littérature en particulier, qui peine à conduire convenablement ce rapport
triadique, semble révéler son charme trompeur.
Les néoplatoniciens innovent ou renouvellent la perception platonicienne de l’art. « Au lieu
d’être tenu dans la soumission la plus absolue à la triade des Idées, l’art sera hissé au
niveau des formes ; détaché des activités pratiques inférieures, il entrera dans le
royaume des Idées »6. La triade platonicienne est alors disséquée et le beau qui accède à la
dimension d’Idée est livré à l’art. Dès lors, l’accès au beau nécessite plus le recours à la
dionoia (intelligence) qui traverse). Cette nouvelle conception de l’art est clairement
explicitée par Anne Cauquelin comme suit :
L’ « accès au royaume des Idées par la voie de l’art sera privilégié : l’art est le moyen le plus
direct de s’unir à l’Un, au principe de toute chose. En lui, par lui, se conjuguent en effet le
3
Les théories de l’art, op. cit., p.16.
4
Ibid., p.16.
5
Les théories de l’art, op. cit., p.16.
6
Ibid., p.17.
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sensible et l’idée, un lien qui du monde des perceptions va droit à l’âme de l’univers. L’art
ouvre sur une vision du tout. La beauté est la clef de la compréhension »7.
Dans son ouvrage Idea, Gallimard, 1983, Erwin Panofsky préconise le dépassement du
point de vue de Platon. Panofsky considère que Cicéron est l’initiateur du fait de livrer le
beau à l’art dans son discours « L’orateur ». À cet effet, le domaine artistique rompt avec les
apparences pour traduire une Nature idéalisée.
Anne Cauquelin renseigne sur ces deux conceptions anti-platoniciennes de l’art comme suit :
« Avec le premier- si on se fie à La naissance de la Tragédie – on passe d’un art naïf, qui ne
se réfléchit pas dans l’intellect, à un art tout de mesure, de proportion et de géométrie qui se
méfie de l’inspiration, exorcise le démon de l’irrationnel, et ne peut être évalué qu’à se
mesurer à la vérité, c’est là l’introduction de l’intelligible comme principe. Avec le second, dû
cette fois à une traduction proprement renversante de la thèse platonicienne sur l’art, cet art
quelque peu malmené par Platon lui-même, subit une métamorphose et se voit promu comme
paradigme, non seulement de toute activité spirituelle, mais encore du cosmos »8.
Dans le chapitre, « Du beau », du livre I d’Ennéades, Plotin considère la nature comme un
espace d’évolution, modèle ou spécimen des pratiques artistiques. Une idée que résume
Anne Cauquelin qui précise que « L’univers est une œuvre de beauté, où rayonne l’Idée ».
Saint Thomas et Saint Augustin adhèrent au point de vue de Plotin. C’est ce que souligne
excellemment Anne Cauquelin dans le passage suivant :
« Le beau devient la forme idéale, manifesté dans l’art, et, présente dans l’esprit de l’artiste
qui tente de lui donner un corps, contribue à l’élévation de l’esprit ; argument pour l’existence
d’un Dieu lui-même artiste. La sphère de la métaphysique entoure désormais les œuvres de
l’art, qui s’y déploient et y trouvent leur définition »9.
Force est donc de constater que la théorie dite « ambiantale » sur le beau a sans doute
donné le coup d’envoi, ou, si l’on peut dire, frayé le chemin à celles qui lui ont succédé. Ces
dernières lui sont, pour beaucoup, redevables. Anne Cauquelin note à ce propos :
« Ces traces, comme l’ombre portée d’une philosophie fondatrice, sont dispersées sur tout le
territoire où s’exerce l’activité artistique. Elles balisent l’opinion commune tout autant que les
7
Ibid., p.18.
8
Les théories de l’art, op. cit., pp. 18-19.
9
Ibid., p. 19.
8
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théories plus élaborées ; peu échappent à leur emprise, même à y apporter des retouches, ou à
en critiquer les éléments »10.
C’est dire que c’est de la théorie fondatrice de la philosophie platonicienne que provient
l’opinion quasi unanime selon laquelle l’artiste se situe à une position supérieure par
rapport aux communs des mortels parce qu’acquérant un don divin. L’idée se retrouve
dans les Lettres de Dürer, les poèmes de Michel-Ange et les « Carnets » de Loénard de Vinci.
À la Renaissance, la réappropriation de la théorie platonicienne de l’art ou du beau trouve
toute sa vigueur dans la poésie de la Pléiade et dans celle de l’école Lyonnaise. La lecture de
la Canzonière de Pétrarque, des Amours de Ronsard, de L’Olive de Du Bellay, de Délie de
Maurice Scève, de l’œuvre poétique de Louise Labé et des Rymes de Pernette du Guillet,
permet de s’en convaincre.
2-2- L’Art comme imitation du réel : la mimesis selon Aristote
L’œuvre littéraire s’inspire habituellement de l’Histoire, des faits réels qui ponctuent
la vie de l’homme au quotidien. C’est la raison pour laquelle le roman tient beaucoup au
principe de la vraisemblance, c’est-à-dire quand le discours littéraire imite la réalité.
Cependant, la littérature demeure toujours de la fiction. Elle est un art qui doit sa spécificité
au fait de miser sur l’esthétique (science se rapportant aux règles beau dans l’art). Cette
dernière peut imiter le réel comme il peut volontairement le heurter ou s’en écarter. Par
exemple, le roman, la nouvelle et le théâtre traditionnel tiennent beaucoup au culte de la
vraisemblance, contrairement à la poésie fondée essentiellement sur l’écart (le discours
imagé) conçu suivant les exigences de la Rhétorique qu’Antoine Fouquelin définit comme
« l’art de bien et élégamment parler ». Le conte et l’épopée semblent réussir la confluence
entre la vraisemblance et la fiction à travers le recours au merveilleux.
Bref, retenons que la littérature, qui vise l’esthétique, dispose de procédés spécifiques
permettant de produire un énoncé difficile d’accès. L’œuvre littéraire (fiction) se veut donc
une recréation de la vie réelle.
10
Ibid., p.20.
9
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Anne Cauquelin écrit à ce propos : « [Le but de l’art est] d’ajouter à la nature telle qu’elle
se présente à nous. L’art en effet « achève la nature », il l’augmente par ce monde de
possibilités, cette virtualité que la fiction ajoute aux choses comme elles sont »11.
Dans le même ordre d’idées, Nicolas Corread écrit :
« L’obliquité, caractère de ce qui n’est pas droit ou perpendiculaire, de ce qui va d’un
point à un autre par un détour, en ce sens constitutive de certaines esthétiques, mais
aussi, peut-être, du discours littéraire en général, qui prend des voies indirectes pour
transmettre son information »12.
Henri Bénac corrobore cette idée en octroyant un caractère « protéiforme » [à la littérature].
Il s’inscrit dans une logique de caractérisation visant à spécifier ledit domaine, ceux qui
procèdent par écrit en particulier. Il écrit à ce propos :
« La littérature (du latin « litteratura » : écriture) pourrait se distinguer de l’ensemble de
la production écrite pour un souci esthétique. Le terme « lettres désigne tout ce qui a
rapport à la culture de l’esprit, sans être information, science, art, ou technique et sans
création »13.
Par ailleurs, Alain Viala écrit, pour nous édifier sur la « différence de démarche et de
finalité » entre la philosophie et la littérature :
« La philosophie procède par concepts : elle vise à éliminer le plus possible le flou, les
incertitudes, les ambivalences des termes. La littérature procède par représentation, par
images : avec lesquelles elle joue. La philosophie vise une connaissance sensible.
L’attente d’une proposition philosophique, c’est que tout un chacun dise « je reconnais
que c’est vrai » ; tandis que devant une œuvre littéraire, c’est « je sens que cela m’attire ».
Tout en souscrivant au propos d’Alain Viala, à propos de la littérature, nous jugeons
nécessaire d’avancer l’idée selon laquelle la littérature a intrinsèquement partie liée avec le
trope que des auteurs définissent comme une
« Figure de signification, par laquelle un mot n’est pas pris totalement dans son sens
ordinaire, mais grâce aux alliances qu’il contraste avec le contexte, est apte à se charger
11
Les Théories de l’art, Paris, PUF, 1998, p. 47
12
« Littérature sério-comique et discours oblique à la Renaissance », in L’oblique et le crypté, Revue de l’école
Doctorale Arts, Lettres, Langues, n°3, janvier 2020, pp. 17-18
13
Guide des idées littéraires, Paris, Hachette, 1988, p.289.
10
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d’une signification nouvelle. Le sens est donc « tourné », comme l’indique l’étymologie
du mot, du verbe grec trepo, tourner »14.
Contrairement au philosophe Platon, qui a le plus théorisé sur le Beau pour en arriver à un
jugement dépréciatif de l’art, Aristote, lui, s’est davantage rapproché du concret. C’est juste
dire qu’il œuvre dans un champ réel, assez bien circonscrit, à partir duquel il « [dégage) les
principes de fonctionnement »15. Sa fameuse Poétique, qui évoque « tous les discours de
fiction (..) (du] domaine de l’art en général »16 s’attarde beaucoup sur « les fondements
théoriques et pratiques de la Tragédie. La Poétique d’Aristote a véritablement impressionné
les auteurs classiques du XVIIe siècle. Dans cet écrit théorique, il nous apprend que la
tragédie doit se conformer à la règle des trois unités, elle doit inspirer pitié et crainte ; montrer
des personnages de haut rang (nobles, aristocrates).
Par ailleurs, Aristote y parle de la vraisemblance, de la mimésis, de la vérité, de la réception
esthétique ou encore du rapport du narratif et de l’image, de la liberté de l’auteur confronté
aux contraintes du genre.
En littérature, la taxinomie des genres, qui s’apparente à la méthode de classification (genre
et espèce) très usitée en biologie, permet sans doute leur autonomisation. En effet, la tragédie
est une espèce qui fait partie du genre narratif. Il faut aussi noter que la tragédie bénéficie
d’une grande faveur chez Aristote. C’est d’ailleurs ce qui pousse Cauquelin à dire que
« Cette espèce particulière [la tragédie] est le paradigme de toutes les autres espèces et,
finalement du genre lui-même, qui est celui de la fiction. Les espèces (…) se distinguent entre
elles par un plus ou moins, un ajout ou une privation à l’intérieur d’un genre ; le genre, lui,
regroupe les traits communs aux espèces »17.
Partant du postulat selon lequel l’espèce est plus saisissable que le genre et cela par souci de
précision, Aristote enfreint la logique en parlant d’abord de l’espèce d’abord, ensuite du
genre. Il inscrit l’espèce (la tragédie) dans les pratiques quotidiennes des hommes.
14
Joëlle Garde-Tamine, MariE-Claude Hubert, Dictionnaire de critique littéraire, Paris, Armand Colin/Masson,
1996, Cérès, 1998, p. 319
15
Les théories de l’art, op. cit., p. 38.
16
Les théories de l’art, op. cit., p. 38.
17
Les théories de l’art, op. cit., p. 39.
11
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Ainsi, fait-il fie de la « hiérarchisation d’ordre éthique, (…) (mais aussi de l’] évaluation
par rapport à un principe supérieur »18. Considérant « les activités humaines comme un
« genre »19, Cauquelin colle à l’art l’étiquette d’une de leurs « espèces ». C’est alors pour en
venir à la distinction entre l’art, une « espèce d’activité qui produit en vue d’une fin
extérieure »20 et « d’autres activités dont la fin est inhérente à l’action »21. De là, elle énonce
une définition de l’art qui résume et rend très explicite le point de vue aristotélicien sur l’art.
Elle écrit : « L’art est bien alors « une disposition à produire (poièsis) accompagnée de
règles »22. Produire c’est « amener à l’existence une des choses qui sont susceptibles d’être
ou de ne pas être, et dont le principe d’existence réside dans l’artiste »23.
Selon Aristote, l’œuvre d’art n’a que faire de la transcendance, encore moins de l’idéal.
Elle « vise [cette] fin extérieure » qui découle d’une activité assujettie au respect strict de
règles précises. Cauquelin note à ce propos : « Une production se juge à se conformité aux
règles « vraies »24. C’est alors tout le sens de la Poétique d’Aristote. Ce dernier y « [énonce
des] règles vraies (…) pour mesurer les moyens et la matière de la production aux fins
qu’elle est censée poursuivre »25. Ainsi, s’évertue-t-il à « classer les fins » et à se prononcer
que la manière d’ « Articuler les genres et les espèces ».
En guise d’illustration, le tableau ci-dessous édifie sur les spécificités des espèces du
« genre » discours.
Titre : La classification du genre discours
Espèces…………………………………………………..visées
Philosophie bien, vrai, beau
Rhétorique bien, vraisemblable
Histoire vrai, (bien, beau, un peu)
18
Les théories de l’art, op. cit., p. 39.
19
Les théories de l’art, op. cit., p. 40.
20
Les théories de l’art, op. cit., p. 40.
21
Les théories de l’art, op. cit., p. 40.
22
Les théories de l’art, op. cit., p. 40.
23
Ethique à Nicomaque.
24
Les théories de l’art, op. cit., p. 40.
25
Les théories de l’art, op. cit., p. 40.
12
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Anne Cauquelin déduit de sa pertinente analyse que « l’art [peut être] défini comme espèce
d’un genre »26, mais également que « l’activité de production » « comme [un] genre pour
les espèces qu’il englobe »27.
L’art de la mimésis équivaut, dans une certaine mesure, à une théorie de la fiction. Anne
Cauquelin, dans ses pertinents rapprochements, assimile « l’art de la mimésis » à un « genre
[qui] englobe des espèces »28 que l’on désigne sous les noms « d’écart ; de vraisemblable (en
rapport avec la doxa) ; de topoï (lieux communs) ; de plaisir (catharsis).
Précisons que la mimésis (imitation) au sens aristotélicien du terme ne signifie pas
reproduction ou copie pure et simple d’un quelconque objet émanant de la nature. Dès
lors, la réglementation voudrait que, dans sa conception, l’œuvre d’art ressemble tant soit
peu à ce modèle sans en être à proprement parler la reproduction parfaite. Le point de
vue d’Aristote s’oppose en ce sens à celui de Platon. Cela fait dire à Anne Cauquelin que
« La mimésis n’est pas copie d’un modèle, pâle décalque de l’idée, éloigné de la vérité de
plusieurs degrés, comme c’était le cas chez Platon. Elle est avant tout fabrication, affirmative,
autonome. Si elle répète ou imite, ce qu’elle répète n’est pas un objet, mais un processus : la
mimèsis produit la nature, avec des moyens analogues, en vue de donner l’existence à un
objet ou à un être ; la différence tient à ce que cet objet sera un artefact, que cet être sera être
de fiction »29.
Le même auteur reconnait que ce sont les critères d’évolution qui diffèrent, mais quand
même « Le produit d’une fiction est tout aussi réel que le produit de la nature ». Pour
être plus claire, elle précise : « Elle sait ce qu’elle fait et le fait bien, ses règles de production
sont immanentes (…). Il n’en est pas de même avec les êtres de fiction, ce qui est processus
intérieur dans la nature est, dans l’artefact, soumis à l’extériorité, et donc à la contingence »30.
La conception d’une œuvre d’art nécessite, à l’instar de la nature, l’acquisition
« d’éléments, de moyens, et d’un but ou fin »31, en vue d’une adaptation du produit au
monde d’accueil. En effet, l’écart constitue un impératif dans la fiction. Le destinataire (le
lecteur etc.) doit nécessairement se dire au sujet du produit « ça ressemble beaucoup à la
26
Les théories de l’art, op. cit., p. 41.
27
Les théories de l’art, op. cit., p. 41.
28
Les théories de l’art, op. cit., p. 41.
29
Les théories de l’art, op. cit., p. 42.
30
Les théories de l’art, op. cit., p. 42.
31
Les théories de l’art, op. cit., p. 42.
13
COURS ESTHÉTIQUE GÉNÉRALE UGB-CRAC/MAC
réalité » objet de la nature), mais quand même il ne l’est pas ». C’est pourquoi Cauquelin
affirme : « il y a donc écart nécessaire dans toute fiction, car la production ne peut être
qu’un analogon du processus naturel »32.
De là apparaît la matière à établir la différence entre l’Histoire (plus apparentée à la nature) et
la poésie (similaire) à la fiction). Le tableau ci-dessus nous a permis de comprendre que
l’Histoire, qui se soucie peu du beau et du bien, érige le vrai en vedette. Elle s’attache à relater
ou à restituer les faits tels qu’ils se sont produits. Le principe est tout autre aux yeux de
Cauquelin qui stipule, pour la distinguer explicitement de la poésie : « L’histoire répète le
plus exactement possible, elle est guidée par un souci de vérité. La fiction, elle, ne répète pas,
elle compose, et son souci est le vraisemblable, non pas la vérité »33. L’idée est davantage
explicitée comme suit : « [l’histoire] ne parle que de ce qui est déjà arrivé, alors que la poésie,
(la fiction) parle de ce qui va arriver, du possible »34. C’est dire que contrairement à la
théorie platonicienne, la mimésis comme fiction n’a pas, chez Aristote, pour finalité le
beau, mais le vraisemblable intrinsèquement lié à l’écart que Cauquelin définit comme
« la possibilité que les choses soient autres qu’elles ne sont », c’est-à-dire « un univers du
possible que la fiction instaure »35. Un rapport de similitude provient alors des critères
définitoires de la fiction poétique. Cette dernière qui « traite du général, d’une somme
d’actions possibles » est plus philosophique et se distingue de manière flagrante de
« l’histoire qui ne s’occupe que du singulier, du particulier, de l’événementiel »36.
Qu’est-ce que la vraisemblance ?
L’œuvre d’art est conforme au principe de la vraisemblance lorsqu’on y est en phase avec le
possible, c’est-à-dire quand on a l’impression que ce qu’elle révèle a eu lieu ou aura lieu.
Autrement dit, le possible vraisemblable équivaut à l’apparence du vrai auquel croit
l’usager. Selon Cauquelin « le vraisemblable se trouve au cœur de la jouissance
esthétique que procure la fiction »37. Néanmoins, il est (le vraisemblable) inconcevable en
dehors de nos croyances et à la doxa, c’est-à-dire l’opinion commune. C’est la raison pour
laquelle, dans sa Poétique, Aristote parle de tout ce qui peut enfreindre la conformité de
l’œuvre d’art au principe du respect de la doxa. En d’autres termes, il met en garde l’artiste
32
Les théories de l’art, op. cit., p. 42.
33
Les théories de l’art, op. cit., p. 43.
34
Les théories de l’art, op. cit., p. 43.
35
Les théories de l’art, op. cit., p. 43.
36
Les théories de l’art, op. cit., p. 44.
37
Les théories de l’art, op. cit., p. 44.
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contre tout ce qui peut détourner son produit d’un possible vraisemblable pour
l’orienter vers l’impossible. Il s’agit :
-Des rencontres ou reconnaissances inattendues
-Du merveilleux
-Des péripéties trop nombreuses
-Du langage incompréhensible parce ce que trop recherché
-Du langage trop proche du vulgaire au point d’ignorer l’écart inhérent à la fiction.
Dans une œuvre de fiction, il y a quelque chose à l’interne qui accroche l’usager, se saisit de
lui, mais n’est possible sans la présence de ce qu’il connait véritablement. La pertinente Anne
Cauquelin nous dit à ce propos : « Ce qui procure du plaisir, c’est de se retrouver en milieu
connu, dont quelque arrangement intérieur nous ravisse par sa nouveauté, sans toutefois nous
exclure de son intimité. L’articulation entre réalité triviale et fiction captivante est délicate »38.
Il incombe alors aux usagers du discours littéraire de trouver les moyens nécessaires pour
faire la distinction entre l’échange, le discours ou la discussion (oral (e) écrit (e) quotidien
(ne), qui relève de la vie réelle (ce qui est, ce qui existe, visible, palpable, concret, vrai) à
l’instar de l’histoire (le travail de l’historien étant de répéter des faits qui ont réellement
existé) et le texte littéraire qui, lui, se rapporte au domaine de la littérature, domaine de
l’irréel, de la fiction) c’est-à-dire de ce qui est créé, ce qui va arriver, le possible qui se dit
vraisemblable. Le « possible [est] crédible » s’il est conforme à nos croyances, à l’opinion
commune qu’on peut appeler la doxa.
Le discours littéraire se situe entre la « réalité triviale » et la « fiction captivante », d’où la
nécessité de recourir aux tropes ou figures de langage et aux topoï ou lieux communs (les faits
connus de tous).
Le discours littéraire a intrinsèquement partie lié avec le trope défini comme une « Figure de
signification, par laquelle un mot n’est pas pris totalement dans son sens ordinaire, mais grâce
aux alliances qu’il contracte avec le contexte, est apte à se charger d’une signification
nouvelle. Le sens est donc « tourné » comme l’indique l’étymologie du mot, du verbe trepo,
tourner »39. Catherine Fromilhague ne dit pas le contraire quand elle affirme que « Les tropes
38
Les théories de l’art, op. cit., pp. 44-45.
39
Dictionnaire de critique littéraire, op. cit., p. 319.
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sont plus communément appelés figures de sens ; ont les définit en effet classiquement
comme de détournements de sens (tropos = [dé] tour : dans le trope, il y a, dit-on
généralement, transfert du sens propre au sens figuré »40.
Dans sa Rhérotique, Antoine Fouquelin abonde dans le même sens lorsqu’il écrit : « Trope41,
est une élocution, par laquelle la propre et naturelle signification du mot est changée en une
autre : ce que déclare ce mot Trope qui signifie en français mutation »42.
Par exemple, la figure d’analogie, que constitue la métaphore, nous permet de comprendre
que le discours littéraire vise (ou est marqué par) l’écart par rapport au langage ordinaire,
vulgaire ou trivial. Néanmoins, l’écart ne doit pas être trop grand. Selon Anne Cauquelin, la
métaphore est « Le transport à une chose d’un nom qui en désigne un autre »43. Elle [utilise
des mots connus. Elle garde alors une] parfaite clarté tout en s’écartant de la banalité ».
Quand le poète Diokel SARR écrit dans son recueil poétique Cantiques des Météores, parlant
de son collègue que « Jean-Marie est un Professeur-nourrisson », il est compris parce qu’il
utilise des mots connus de tous ceux qui parlent français,
Jean-Marie ; Professeur ; nourrisson,
Ce qui peut dérouter, c’est peut-être l’association des mots « Professeur ; nourrisson » : les
deux cas de figure montrent que le littéraire « reste clair pour tout le monde en [s’écartant de
l’image habituelle »44.
Anne Cauquelin a donc raison de dire que « la métaphore (…) lie la langage banal au
langage élevé, tisse des liens inattendus entre les choses »45.
Nous pouvons en déduire que le discours littéraire est en phase avec l’art de la mimésis
qu’Aristote définit comme le fait de « préférer l’impossible vraisemblable au possible
invraisemblable ».
Par ailleurs, c’est dans l’optique de l’exigence de la conformité au principe du « possible
vraisemblable » qu’Aristote considère que l’intrigue de la tragédie doit puiser dans les lieux
communs ou topoï, c’est-à-dire parler des faits qui se rapportent à « la mémoire d’un passé
40
Les figures de style, p. 56.
41
Synecdoque ; métonymie ; Ironie ; Métaphore.
42
Traités de poétique et rhétorique de la Renaissance, p. 323.
43
Définition empruntée par Cauquelin dans Les théories de l’art, op ; cit., p .45.
44
Les théories de l’art, op. cit., p. 45.
45
Les théories de l’art, op. cit., p. 45.
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commun »46, c’est-à-dire connus. Le poète est plus libre sur ce plan, quand bien même le
merveilleux auquel il faut recourir doit être crédible.
Dans une perspective autre, notons que le discours comme œuvre d’art, c’est-à-dire la
fiction a essentiellement une finalité esthétique ou encore le plaisir qu’en tire l’usager,
qu’Aristote appelle la catharsis. C’est quand
« Le plaisir, propre à l’art de la mimésis, à la tragédie, plus délicat à décrire, qui consiste à
suspendre un moment les affections de l’âme, par où elle pâtit le plus souvent, telles que
l’effroi, la crainte, ou la pitié, qui quotidiennement nous assaillent au spectacle des malheurs
du monde. Ressentir ces émotions tout en ne les ressentant pas vraiment : tel est l’effet de la
fiction. Les péripéties, les coups du sort, les malheurs, les crimes et les larmes des
personnages de la tragédie nous émeuvent, certes, mais en même temps nous savons qu’ils
sont fictifs : l’écart voulu par la mimèsis fonctionne ici sur nos sentiments à la manière d’un
remède, d’un soulagement. Le terme catharsis, qui est un terme médical désignant l’épuration
du mal (comme la purgation soulage l’estomac) précise l’action opérée par l’écart : il rend,
l’espace d’un moment, tout destin tragique à son illusion »47.
Considéré sous cet angle, l’art n’est plus appréhendé en vertu de sa dimension moralisatrice,
encore moins par rapport à son degré de proximité par rapport à la vérité, mais
fondamentalement sa fin ; ce que Cauquelin appelle « la jouissance esthétique ».
La pertinente Anne Cauquelin a bien reconnu le mérite d’Aristote en le considérant comme
celui qui, contrairement aux auteurs des théories « ambiantales » a pu circonscrire le domaine
de l’art. Elle considère l’Art poétique d’Aristote comme « un modèle » ayant une vocation
« injonctive »48. Elle considère aussi Aristote comme l’initiateur de beaucoup de choses
remaniées dans la critique à travers les siècles. Elle précise cela comme suit :
« La sphère de l’art qui est instaurée comporte tous les éléments de sa vie future : l’âge
classique suivra les règles de la tragédie sticto sensu (unité, étendue), les siècles modernes
développeront les aspects tantôt psychologiques (la catharsis, les passions et émotions, la
sublimation), littéraires (la fiction, l’écart) et même linguistiques (la métaphore). Pour ne rien
46
Les théories de l’art, op. cit., p. 46.
47
Les théories de l’art, op. cit., pp. 47-48.
48
Les théories de l’art, op. cit., p. 48.
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dire de la sociologie de la réception, amorcée par l’introduction de l’opinion (doxa) sur la
scène de l’art. Sur tous ces points, l’invention aristotélicienne est sans égale »49.
Séance 3 : Application (Les réalistes et les naturalistes ; Le théâtre classiques. Cantiques des
Météores)
Les réalistes
Les naturalistes
Le théâtre classique (extrait Poétique, N. Boileau)
La poésie (Les tragiques ; Cantiques des météores)
49
Les théories de l’art, op. cit., p. 49.
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