Lycée Newton – PT CN - AN1 - Modélisation physique
Capacités numériques – AN no 1
Modélisation physique
Dérivation
Exercice 1 Dérivation numérique d’un signal bruité
On cherche à calculer des fonctions dérivées et à tracer ces fonctions. Pour cela, on utilise les bibliothèques
numpy et matplotlib.
1.1. Écrire trois fonctions derivee_plus(y,x), derivee_moins(y,x) et derivee_moy(y,x) avec entrée
y et x deux listes représentant y = f (x) avec f une fonction quelconque et qui retournent une liste
correspondant à la dérivée numérique de f . Pour estimer le nombre dérivée d’indice i, la première
fonction fera le calcul à partir des valeurs indicées i et i + 1, la seconde les valeurs indicées i − 1 et i
et la troisième les valeurs indicées i − 1 et i + 1.
Pour tester les fonctions de dérivation, on utilise la fonction f : x 7→ sin(kx) avec k = 2π.
1.2. Tracer sous python la dérivée analytique attendue de cette fonction entre x = −2 et x = 2 ainsi que
les trois courbes correspondantes aux différentes façon d’évaluer la dérivée.
Les signaux réels sont toujours bruités. Cela signifie que pour chaque point de mesure, une erreur aléatoire
est présente. Pour simuler ce phénomène, on utilise la bibliothèque random.
1.3. Copier les lignes de codes suivantes dans un script puis l’exécuter pour différentes valeurs de a :
1 x = np . linspace ( -2 , 2 , 300)
2 a = 0.1
3 y_bruit = np . sin ( k * x ) + a * np . random . rand ( len ( x ) )
4
5 plt . plot (x , y_bruit , ’r’, label = ’ signal bruit é ’ )
6 plt . show ()
1.4. Calculer et tracer la dérivée numérique de y_bruit à l’aide de la fonction derivee_moy définie dans
la partie précédente.
1.5. Pour amoindrir le problème des fluctuations aléatoires dues au bruit, écrire une fonction lissage(y,k)
qui prend en entrée une liste y et un entier k et qui renvoie en sortie une liste dont l’élément i corres-
pond à la moyenne glissante de y entre les éléments i − k et i + k. Visualiser sur un graphique l’effet
du lissage pour k = 3 et k = 5.
1.6. Calculer et tracer la dérivée numérique de lissage(y_bruit,k) pour k = 3 et k = 5 à l’aide de
la fonction derivee_moy définie dans la partie précédente. Refaire le tracé pour plusieurs valeurs de
l’amplitude du bruit a.
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Équations différentielles – méthode d’Euler
Résolution d’équation différentielle du premier ordre : la
Exercice 2
charge du condensateur
Présentation du problème : On étudie théoriquement le montage électrique de la figure 1. On précise
que la tension E0 = 5 V est une fonction constante, l’interrupteur initialement ouvert est fermé au temps
t = 0 et le condensateur est initialement déchargé.
E0 C uC (t)
Figure 1 – Schéma électrique de la charge du condensateur.
L’équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants de la charge d’un condensateur
est
duC 1 E0
+ uC (t) = (1)
dt τ τ
où τ = RC = 5 s est le temps caractéristique de la charge et de la décharge du condensateur.
En tenant compte des conditions initiales, la solution exacte de cette équation est
uc (t) = E0 (1 − exp(−t/τ )) (2)
2.1. Écrire une fonction python u_prime(u,t) qui prend en entrée deux nombres u et t et qui renvoie
la valeur de duC (t)/dt pour u = uC , t et τ fixés selon l’équation différentielle (1). Le paramètre τ
doit être représenté par une variable globale.
2.2. Écrire une fonction python euler_explicite(f,y0,t0,tmax,n) qui prend en entrée une fonction
f, trois flottants y0, t0, tmax et un entier n. Cette fonction doit renvoyer deux listes dont la première
représente la liste des y représentant la résolution numérique utilisant l’algorithme de la méthode
d’Euler explicite avec y ′ (t) = f (y(t), t) et y(t0 ) = y0 tandis que la seconde représente la liste des t
correspondants, compris entre t0 et tmax et comprenant n points.
2.3. Pour n = 50, résoudre numériquement l’équation différentielle (1) de la charge du condensateur
pour des temps compris entre t = 0 et tmax = 10τ et tracer la solution obtenue.
2.4. Tracer sur un même graphique la solution exacte de l’équation différentielle (2) ainsi que différentes
résolutions numériques de l’équation pour des valeurs différentes de n. Comparer le pas de résolution
h au temps caractéristique de l’équation différentielle τ et en déduire comment choisir de façon
raisonnable le pas h (et donc le nombre n).
2.5. Résoudre l’équation différentielle à l’aide de la fonction odeint de la bibliothèque [Link]
et comparer le résultat avec une résolution à l’aide de la méthode d’Euler explicite.
2.6. Vérifier que la résolution est cohérente pour la décharge du condensateur, soit avec les conditions
initiales uC (0) = 5 V et E0 = 0 V.
Résolution d’équation différentielle du second ordre : le
Exercice 3
pendule simple
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Présentation du problème : L’équation différentielle vérifiée par l’angle θ(t) dans le cas d’oscillations
où les frottements sont négligés est
θ̈(t) + ω02 sin θ(t) = 0 (3)
»
avec ω0 = g/ℓ. Pour tout cet exercice, on prendra ω0 = 1 rad/s.
Cette équation n’a pas de solution analytique simple accessible à notre niveau.
θ ℓ
eθ
er
x
Figure 2 – Le pendule simple.
Mise en forme du problème et première résolution
3.1. En réalisant le changement de variable adéquat, montrer que l’équation différentielle (3) d’ordre 2
peut se ramener à un système de deux équations différentielles d’ordre 1. Préciser les variables.
3.2. Écrire une fonction python pendule(y,t) qui prend en entrée une liste y de deux flottants repré-
sentant θ et θ̇ et un flottant t et qui renvoie les valeurs de θ̈(t) et θ̇(t) sous forme de liste pour le
système différentiel défini à la question précédente.
3.3. La fonction odeint de la bibliothèque [Link] permet de résoudre numériquement des
équations différentielles. Après avoir défini la fonction pendule, la pulsation propre omega0 ainsi que
les conditions initiales theta0 et thetapoint0, entrez les commandes suivantes :
1 omega0 = 1 # rad / s
2 theta0 = pi /5
3 thetapoint0 = 0
4
5 y0 = [ theta0 , thetapoint0 ]
6 t0 = 0
7 tmax = 10*2* pi / omega0
8
9 t = np . linspace ( t0 , tmax , 1000)
10 sol_ode = odeint ( pendule , y0 , t )
Le tableau sol_ode contient dans sa première colonne les valeurs de θ(t) et dans sa seconde colonne
les valeurs de θ̇(t) = ω(t).
3.4. Tracer θ(t) pour les conditions initiales θ̇0 = 0 rad/s et θ0 = kπ/5 avec k = 1, 2 et 3.
Prise en compte des frottements
3.5. On prend maintenant en compte les frottements. L’équation différentielle du pendule devient
ω0
θ̈(t) + θ̇(t) + ω02 sin θ(t) = 0
Q
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Modifier les fonctions précédentes pour prendre en compte le terme d’amortissement. Tracer les
solutions pour les mêmes conditions initiales que précédemment pour Q = 5.
Intégration
Exercice 4 Périodes d’oscillation du pendule
Le mouvement pendulaire est régi par l’équation différentielle non linéaire
θ̈ + ω02 sin θ = 0
On peut montrer que la période d’une oscillation du pendule, dont les conditions initiales sont θ(0) = j0
et θ̇(0) = 0, est donnée par la relation
√ ˆ
2T0 θ0 dθ
T = √
π 0 cos θ − cos θ0
avec T0 la période des petites oscillations du pendule.
4.1. Calculer avec python T /T0 par la méthode des rectangles.
4.2. Calculer ce même rapport à l’aide de la fonction qquad de la bibliothèque [Link].
4.3. Comparer les résultats et montrer graphiquement que, pour les angles suffisamment faibles, le rap-
port T /T0 est compatible avec la formule de Borda
T 1 11 4
= 1 + θ02 + θ
T0 16 3072 0
La période d’oscillation du pendule dépend des conditions initiales, on dit que les oscillations ne sont
pas isochrones.
Équations algébriques – méthode dichotomique
Détermination du courant et de la tension d’un dipôle non
Exercice 5
linéaire
Une diode est un dipôle passif, non symétrique (elle a un sens dans un montage) et non linéaire (sa
caractéristique statique n’est pas une droite).
L’équation de la caractéristique pour un courant positif est dans les limites de fonctionnement usuel est
Å Å ã ã
u
i(u) = I0 exp −1
u0
où la tension u0 et I0 dépendent de la diode et de la température. On prendra u0 = 26 mV et I0 = 25 nA.
Cette diode est placée en série avec un générateur de tension réel de tension constante E0 = 5 V et une
résistance de protection de 100 Ω. Le point de fonctionnement du circuit correspond au couple courant-
tension effectif dans le circuit. D’un point de vue pratique, c’est l’intersection de la courbe u(i) avec la
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courbe u = E0 − Req i imposée par le générateur et les résistances.
5.1. En prenant en compte la résistance interne du générateur de 50 Ω, quelle est la résistance totale du
circuit ?
5.2. Réaliser un schéma de ce circuit équivalent.
5.3. Tracer les courbes tension/courant permettant de définir le point de fonctionnement du système.
5.4. À l’aide d’un code python permettant la résolution numérique d’équation basé sur la méthode
dichotomique, en déduire le point de fonctionnement du circuit.
Exercice 6 Un modèle mécanique de transition de phase
Transitions de phase
Les transitions de phase, c’est-à-dire des changements d’état comme par exemple la fusion, le changement
de structure cristalline de la matière ou les transitions d’aimantation, peuvent être modélisées par le
modèle de Landau, pour lequel l’énergie E d’un système est exprimée comme un polynôme :
E = A(T − Tc )X 2 + BX 4
A et B sont des coefficients positifs, Tc la température de transition et X le paramètre pertinent pour
cette transition, par exemple l’aimantation d’un système magnétique.
6.1. Chercher les solutions de cette équation, et préciser si celles-ci sont stables ou instables.
Ainsi, à Tc , l’on obtient une transition, en-dessous de laquelle X est non nul (Si X est l’aimantation,
cela signifie que le matériau a une aimantation permanente : c’est un aimant) et au-dessus de laquelle X
est nul (un aimant perd son aimantation au-dessus d’une certaine température.) C’est un comportement
très général et le modèle mécanique proposé ci-dessous vise à produire un comportement similaire dans
un système simple.
Description du modèle mécanique
er
Le modèle mécanique proposé consiste en une
bille de masse m astreinte à se déplacer dans
un tube en verre recourbé vers le bas et de
rayon de courbure l. La bille sépare de façon eθ
étanche le tube en deux parties qui contiennent
chacune x moles d’un gaz parfait. La section ℓ
du tube est S, la température T est considérée
θ
comme uniforme et constante. Le segment qui
θ0
lie le centre du cercle à la bille fait un angle
θ avec la verticale, ce qui permet de repérer la
position de la bille. L’ouverture totale du tube Figure 3 – Modèle mé-
est 2θ0 (−θ0 < θ < θ0 ). canique d’une transition de
phase.
6.2. Déterminer l’équation du mouvement en appliquant le principe fondamental de la dynamique à la
bille.
6.3. En déduire la condition d’équilibre.
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Lorsque la température augmente, les deux positions d’équilibre tendent vers θéq = 0. Au delà d’une
certaine température - la température critique Tc - l’unique position d’équilibre n’évolue plus.
On se propose de résoudre numériquement ce problème dans le cas général à l’aide d’une méthode de
recherche de zéro, en cherchant les solutions de l’équation :
sin θ 2 γT
(θ0 − θ2 ) − 2 = 0 (4)
θ ω0
où on à posé :
g 2xR
ω02 = et γ =
l ml2
Données : g = 9,81 m · s−2 , l = 0,1 m, m = 6 × 10−3 kg, R = 8,32 J · mol−1 ·K−1 , θ0 = 1 rad, S = 1 cm2 .
Le nombre de moles x est donné par le fait que le tube est rempli à une pression de 200 Pa et à une
température de 300 K.
Implémentation
6.4. Par une méthode dichotomique, résoudre l’équation (4) à une température donnée, par exemple
T = Tc /2.
6.5. Modifier le programme afin de tracer la courbe θeq (T ).
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