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Redefinition Des Fonctions de Production

Cette étude évalue l'impact de l'évapotranspiration réelle sur la modélisation pluie-débit dans des bassins versants semi-arides en Côte d'Ivoire, en testant quatre fonctions de production basées sur la réserve en eau du sol. Les résultats montrent que ces fonctions, en particulier celles qui ne se réfèrent pas à l'évapotranspiration potentielle, offrent de meilleures performances que les méthodes traditionnelles. Les calages effectués révèlent une bonne qualité des hydrogrammes reconstitués, soulignant l'importance de l'évapotranspiration dans la gestion des ressources en eau.

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Thèmes abordés

  • Évaluation des modèles,
  • Données hydrométriques,
  • Modélisation pluie-débit,
  • Évapotranspiration,
  • Analyse des données,
  • Hydrologie,
  • Systèmes de modélisation,
  • Critère de Nash,
  • Couvert végétal,
  • Évaluation des données
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Redefinition Des Fonctions de Production

Cette étude évalue l'impact de l'évapotranspiration réelle sur la modélisation pluie-débit dans des bassins versants semi-arides en Côte d'Ivoire, en testant quatre fonctions de production basées sur la réserve en eau du sol. Les résultats montrent que ces fonctions, en particulier celles qui ne se réfèrent pas à l'évapotranspiration potentielle, offrent de meilleures performances que les méthodes traditionnelles. Les calages effectués révèlent une bonne qualité des hydrogrammes reconstitués, soulignant l'importance de l'évapotranspiration dans la gestion des ressources en eau.

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  • Données hydrométriques,
  • Modélisation pluie-débit,
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FRIEND 2002—Regional Hydrology: Bridging the Gap between Research and Practice (Proceedings ofthe

Fourth International FRIHND Conference held at Cape Town, South Africa. March 2002). I A I IS Publ. no. 274. 2002.
197

Redéfinition des fonctions de production des


modèles globaux de relation pluie-débit en
milieu semi-aride africain

S A N D R A A R D O I N , A L A I N DEZETTER, ERIC S E R V A T &


CLAUDE BOCQUILLON
Institut de Recherche pour le Développement, UMR Hydrosciences, BP 5045,
F-34032 Montpellier Cedex 1, France
e-mail: [email protected]

Résumé En zone semi-aride, l'évapotranspiration est un processus important


du cycle hydrologique. Sa prise en compte est, donc, essentielle dans le cadre
de la modélisation pluie-débit. Afin de valider une approche permettant le
calcul de l'évapotranspiration réelle, quatre fonctions de productions sont
testées en privilégiant la réserve en eau du sol. Ces tests sont réalisés au moyen
du modèle conceptuel GR3J du CEMAGREF, sur treize bassins versants du
nord Côte d'Ivoire. Les résultats obtenus soulignent l'intérêt de cette
démarche: les calages effectués sont de bonne qualité et les hydrogrammes
sont correctement reconstitués. L'utilisation de fonctions de production, en
référence à la quantité d'eau disponible dans le sol, donne des résultats qui
sont au moins du même niveau que les formulations utilisées classiquement.
Mots clefs Côte d'Ivoire; évapotranspiration; modélisation pluie-débit; fonctions de production
Key words Ivory Coast; évapotranspiration; rainfall-runoff modelling; loss functions

INTRODUCTION

Classiquement l'évapotranspiration potentielle intervient au sein des fonctions de


production des modèles pluie-débit pour déterminer une évapotranspiration réelle.
Cependant, l'évapotranspiration potentielle n'est pas une variable mesurée mais le
résultat d'un modèle combinant diverses variables climatiques. Son utilisation est
essentiellement agronomique et les formules ont souvent été mises au point dans des
conditions particulières, à l'échelle de la parcelle, en considérant des couverts végétaux
homogènes. L'utilisation de telles données, à l'échelle du bassin versant, qui présente
une forte hétérogénéité spatiale, n'est pas forcément pertinente dans le cadre d'une
modélisation pluie-débit. C'est pourquoi, l'objectif de cette étude est de tester et de
valider une approche permettant de s'affranchir de l'évapotranspiration potentielle
dans le calcul de l'évapotranspiration réelle, en privilégiant la réserve en eau du sol.

D O N N E E S , M O D E L E ET F O N C T I O N S D E P R O D U C T I O N

Données

Cette étude concerne 13 bassins versants du nord-ouest de la Côte d'Ivoire, choisis au


regard des séries de données hydrométriques disponibles et sur lesquels la répartition
198 Sandra Ardoin et al.

des postes pluviométriques permet une estimation acceptable de la pluie moyenne sur
ces bassins. Les données hydrométriques et pluviométriques sont extraites de la thèse
de Dezetter (1991). Ces données avaient été collectées par TIRE) (ex-ORSTOM) et
complétées par les services nationaux de Côte d'Ivoire. Nous disposons également de
valeurs moyennes mensuelles d'évapotranspiration potentielle, calculées au moyen de
la formule de Penman. Les bassins occupent des superficies comprises entre 120 et
2
4700 k m et se répartissent sur les hauts bassins du Niger (30%), du Sassandra (15%)
et du Bandama (55%). Les données utilisées comme variables d'entrée dans les modèles
couvrent la période 1968-1986. Cette période se trouve marquée par deux années
exceptionnellement sèches, 1983 et 1984. Par conséquent, les précipitations annuelles
y présentent une forte variabilité. Il en va de même pour les lames écoulées correspon-
dantes avec des coefficients d'écoulement qui restent souvent très faibles (Tableau 1).

Tableau 1 Caractéristiques des bassins versants étudiés.

Nom du bassin Surface Période étudiée Lame précip. Lame écoulée Coeff. écoul.
2
(km ) moy. (mm) moy. (mm) moy. (%)
Bou à Boron 3710 1981-1985 1106 63 5.3
Bandama à Seguekiele 368 1981-1985 1139 77 6.1
Baniftng à Ziemougoula 7990 1978-1985* 1310 231 17.8
Bagoé à Kouto 4700 1968-1985* 1423 180 12.5
Doundian à Wahire 650 1980-1984 1244 141 10.8
Douni à Pt. 398 120 1983-1986 1097 143 13.0
Lafigue à Rte Badikaha 443 1981-1984 1154 127 10.5
Lokpoho à Namboukaha 772 1983-1985 926 77 7.5
Sien à Massadougou 1510 1981-1986 1243 111 8.8
Sien àNafana 1325 1977-1984 1434 177 6.7
Solomougou à Ziebatago 615 1983-1986 1225 95 7.2
Yani à Madji 1013 1980-1981 1220 94 7.2
Yoreloro à Kategue 338 1982-1984 1117 37 3.3
* Période incomplète.

L e modèle utilisé

Le lien "évapotranspiration réelle-réserve en eau du sol" a été testé au travers de la


modélisation conceptuelle de la relation pluie-débit. Le modèle utilisé repose sur le
modèle GR3J développé au C E M A G R E F (1991). L'architecture de cet algorithme
repose sur deux réservoirs et un hydrogramme unitaire (Fig. 1). Le réservoir sol (ou
sous-modèle de rendement) représente le stock d'eau présent dans le bassin versant et
commande la répartition de la pluie nette entre lui-même et le sous-modèle de routage.
Il n ' a comme seule sortie que le prélèvement occasionné par l'évapotranspiration
potentielle. Le sous-modèle de routage est composé de la succession d'un
hydrogramme unitaire, qui décrit la propagation des débits depuis leur formation à
partir de la pluie nette, et d'un réservoir eau gravitaire, ayant comme unique sortie le
débit de la rivière et une loi de vidange du type quadratique. D'après Edijatno &
Michel (1989), cet ensemble de trois opérateurs semble être le schéma le plus simple
pour rendre compte de façon acceptable de la transformation pluie-débit. De manière
classique, les fonctions de production et de transfert sont relativement indépendantes
Des fonctions de production des modèles globaux de relation pluie-débit en Afrique 199

P
Evapotranspiration potentielle Pluie

P' = max (0,P - E )


p

r P'
Hydrogramme unitaire
de coefficient C
Réservoir sol de
capacité A k = S/A

Rétention maximale journalière


du réservoir eau gravitaire B

Débit Q =
R+B

Fig. 1 Schéma conceptuel du modèle GR3J du CEMAGREF.

dans les modèles GR du C E M A G R E F . De ce fait, les calages s'effectuent sur la partie


production du modèle, puisque c'est à ce niveau qu'interviennent les fonctions de
calcul de l'évapotranspiration réelle.

Fonctions de p r o d u c t i o n

Le développement des techniques scientifiques a permis d'améliorer sans cesse les


connaissances sur les termes du bilan hydrique, dont l'évapotranspiration est un
terme prépondérant, notamment dans les aspects de gestion des ressources en eau.
Par voie de conséquences, l'évapotranspiration réelle est souvent considérée comme
le facteur déterminant de la production agricole (Droogers, 2000), car elle
correspond à l'évaporation d'un couvert végétal lorsque l'alimentation en eau n'est
pas assurée de façon optimale. Ceci constitue un problème complexe car la nature du
sol et le type de la végétation interviennent alors au m ê m e titre que le climat. Il
existe dans la littérature, un très grand nombre de fonctions de production, mais il
n'entrait pas dans nos intentions d'en mener une étude exhaustive. Nous en avons
donc étudié trois, construites en tenant compte des diverses considérations citées
préalablement. Ces fonctions de calcul de l'évapotranspiration réelle (ETR), qui font
abstraction d'une référence à l'évapotranspiration potentielle (ETP) mais qui
s'appuient sur les disponibilités en eau du sol, sur les variations spatiales du
couvert végétal et la répartition des précipitations (Eagleman, 1971; Linacre, 1973;
Ri ou, 1984), sont donc testées ici et comparées à la formulation initiale, fonction de
l'ETP.
200 Sandra Ardoin et al.

La fonction de production de référence, nommée GR3prod, dérive de celle du


modèle de base. Elle est définie comme suit:

siP' = 0 alors ETR = ETP BV x ^/tauxS (1)

si F + 0 alors ETR = ETP BV (2)


où P' représente la pluie neutralisée par l'ETP (mm) et où "taux S" correspond au taux
de remplissage du réservoir sol.
La première fonction de production testée tient directement compte de l'état de la
réserve en eau du sol, telle que calculée par le modèle. Nommée grprod2, elle est
définie par:
ETR = taux S x Evap lim (3)
où "Evap lim" est le taux d'évaporation maximum (mm). Il s'agit, cette fois, d'une
variable calée dans le modèle, et directement reliée à l'état de la réserve en eau du sol.
La seconde fonction de production testée est une forme pondérée de la précédente.
Cette pondération est fonction de la répartition des précipitations P entre le jour et la
nuit telle qu'elle a été observée à partir des données disponibles et en considérant
schématiquement que l'évapotranspiration est essentiellement un phénomène diurne.
Nommée grprodw, elle est définie par:

ETR = w x Evap lim x taux S (4)


où si P = 0 alors w = 1 et si P i± 0 alors w = 0.4.
La troisième et dernière fonction de production fait également intervenir une
pondération, qui a été choisie, cette fois, comme fonction de la variation de la
couverture végétale en cours d'année. Nommée grprodv, elle se définit comme:
ETR = v x Evap lim x taux S (5)
où v varie entre 0.4 (en saison sèche) et 1 (saison humide) selon une fonction
asymétrique (Fig. 2) liée à la croissance de la végétation de savane arbustive dans le
nord-ouest de la Côte d'Ivoire.

1 30 59 88 117 146 175 204 233 262 291 320 349


jours
Fig. 2 La fonction de pondération v en fonction du temps.

Ces trois fonctions de production ont été utilisées en phase de calage avec le modèle
présenté. Nous disposons, par l'utilisation d'un module d'évaluation systématique, des
Des fonctions de production des modèles globaux de relation pluie-débit en Afrique 201

données permettant d'apprécier les performances de telle ou telle fonction de


production.

RESULTATS DES CALAGES

Les calages des modèles ont été réalisés au pas de temps journalier, en considérant un
décalage bimestriel, décalage établi après une étude des corrélations et auto-
corrélations entre la lame mensuelle écoulée et la lame mensuelle précipitée.
Cependant, les tracés des lames des hydrogrammes observés et calculés sont effectués
au pas de temps mensuel. L'ensemble des valeurs prises par la fonction critère
proposée par Nash & Sutcliffe (1970) à l'issue du calage des différents algorithmes est
présenté dans le Tableau 2. Plusieurs remarques s'imposent: le critère de Nash varie de
2.6 à 98.8%; une interprétation simple des valeurs du critère semble donc difficile. Les
faibles valeurs du critère prouvent que les algorithmes choisis (et donc la fonction de
production concernée) ne répondent pas à la relation pluie-débit étudiée. Dans 8 0 %
des cas étudiés, l'utilisation d'une fonction de production sans référence à
l'évapotranspiration potentielle donne de meilleurs résultats, notamment avec les
fonctions grprod2 et surtout grprodw.
Si la valeur du critère permet de retenir certaines fonctions de production, l'examen
des tracés des séries hydrologiques observées et calculées est un élément d'appréciation
supplémentaire permettant de juger de la qualité des hydrogrammes calculés. Dans
l'ensemble, l'examen des hydrogrammes observés et calculés donne des résultats
équivalents (Figs 3 et 4). Les performances des algorithmes utilisés sont satisfaisantes,
notamment en matière de dynamique d'hydrogramme. On note une certaine difficulté à
reproduire correctement les étiages avec des lames écoulées sous-estimées en fin de
décrue. Les premières crues sont souvent mal reproduites et souvent surestimées. Au
vu de ces tracés, on s'aperçoit mieux des difficultés inhérentes au calage sur un courte

Tableau 2 Valeurs des critères de Nash bimestriels.

Bassin versant Période GRiprod grprod2 grprodw grprodv


Bou 1981--1985 0.768 0.810 0.822* 0.769
Bandama 1981--1985 0.805 0.888 0.889 0.905
Banifing 1978--1980 0.708 0.709 0.352 0.572
1984--1985 0.681 0.026 0.700 0.156
Bagoé 1968--1971 0.324 0.456 0.536 0.381
1973--1976 0.601 0.581 0.618 0.616
1981--1985 0.742 0.625 0.694 0.508
Doundian 1980- 1984 0.656 0.668 0.714 0.578
Douni 1983--1986 0.523 0.635 0.639 0.605
Lafigue 1981--1984 0.638 0.864 0.894 0.877
Lokpoho 1983--1985 0.988 0.872 0.890 0.840
Sien (Mass.) 1981--1986 0.925 0.657 0.931 0.886
Sien (Naf.) 1977--1984 0.506 0.809 0.665 0.634
Solomougou 1983--1986 0.838 0.904 0.820 0.760
Yani 1980--1981 0.709 0.718 0.758 0.480
Yoreloro 1982--1984 0.302 0.109 0.265 0.079
Moyenne - 0.688 0.646 0.699 0.603
En gras, le meilleur critère.
202 Sandra Ardoin et al.

Lam
• e observée Lame grprod2 Lame grprodw
— Lame grprodv Lame GR3prod

Jan- May- Sep- Jan- May- Sep- Jan- May- Sep- Jan-
81 81 81 82 82 82 83 83 83
Fig. 3 Comparaison des lames mensuelles écoulées et calculées par les différents
modèles, exemple du Lafigue à Route de Badikaha.

période exceptionnellement sèche, spécialement observée en 1983 et en 1984. Il est


aisé de mesurer le biais important qu'introduisent ces années dans le calage des
modèles et l'importance vraisemblable de l'évapotranspiration dans ces régions.

CONCLUSION

Malgré des difficultés bien connues que présente la modélisation hydrologique en zone
semi-aride, notamment en raison de la faible part des ruissellements, de la forte
Des fonctions de production des modèles globaux de relation pluie-débit en Afrique 203

variabilité spatio-temporelle des précipitations et de la faible disponibilité des


observations (en densité et en fiabilité), cette première approche est concluante. Partant
du principe que dans ces régions le facteur limitant est principalement la quantité d'eau
disponible dans le sol, il était légitime de tester des fonctions de productions ne faisant
pas référence à l'évapotranspiration potentielle. La prise en compte de telles fonctions
n'altère en rien la restitution des hydrogrammes fournis par les algorithmes, voire les
améliore, ce qui conforte les résultats obtenus en terme de critère numérique. Des
développements supplémentaires, renforcés par des analyses de sensibilité, viendront
prochainement apporter des éléments de justification complémentaires au choix de
telles formulations dans ces zones géographiques.

REFERENCES

CEMAGREF (1991) Hydrologie Appliquée aux Petits Bassins Ruraux, Première Partie. CEMAGREF, Division
Hydrologie groupement d'Antony.
Dezetter, A. (1991) Modélisation globale de la relation pluie-débit. Application en zone de savanes soudanaises (nord-
ouest de la Côte d'Ivoire). Thèse de Docteur-Ingénieur en Mécanique, Génie Mécanique-Génie Civil, Université des
Sciences et Techniques du Languedoc, Montpellier.
Droogers, P. (2000) Estimating actual évapotranspiration using a detailed agro-hydrological model. J. Hydrol. 229, 50-58.
Edijalno & Michel, C. (1989) Un modèle pluie-débit journalier à trois paramètres. La Houille Blanche 2, 113-121.
Eagleman, J. R. (1971 ) An experimentally derived model for actual évapotranspiration. Agric. Met. 8, 385-394.
Linacre, E. T. (1973) A simpler empirical expression for actual évapotranspiration rates. Agric. Mel. 11, 451-452.
Nash, .1. E. & Sutcliffe, .1. V. (1970) River tlow forecasting through conceptual models. Part I—A discussion of principles.
J. Hydrol. 10,282-290.
Riou, C. (1984) Experimental study of potential évapotranspiration (PET) in central Africa.,/. Hydrol. 72, 275-288.

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