Bulletin Officiel de La Principauté: 8.211 1,90 Vendredi 6 Février 2015
Bulletin Officiel de La Principauté: 8.211 1,90 Vendredi 6 Février 2015
ABONNEMENT
1 an (à compter du 1er Janvier)
INSERTIONS LEGALES
tarifs toutes taxes comprises :
Monaco, France métropolitaine
sans la propriété industrielle ..................................72,00 € la ligne hors taxes :
avec la propriété industrielle ................................116,00 € Greffe Général - Parquet Général, Associations
Etranger (constitutions, modifications, dissolutions) ...............8,00 €
sans la propriété industrielle ..................................85,00 € Gérances libres, locations gérances........................8,50 €
avec la propriété industrielle ................................137,00 € Commerces (cessions, etc…)...................................8,90 €
Etranger par avion Sociétés (Statuts, convocations aux assemblées,
sans la propriété industrielle ................................103,00 € avis financiers, etc…)................................................9,30 €
avec la propriété industrielle ................................166,00 €
Annexe de la “Propriété industrielle”, seule ......55,00 €
Ordonnance Souveraine n° 5.170 du 15 janvier 2015 portant Ordonnance Souveraine n° 5.183 du 30 janvier 2015 portant
nomination et titularisation du Secrétaire Général Adjoint nomination et titularisation d’un Vérificateur Technique au
du Ministère d’Etat (p. 240). Contrôle Général des Dépenses (p. 243).
238 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Ordonnance Souveraine n° 5.185 du 30 janvier 2015 portant Arrêté Ministériel n° 2015-38 du 28 janvier 2015 fixant les
nomination et titularisation d’un Attaché au Secrétariat taux de redevances perçues à l’occasion de la mise en
Particulier du Ministre d’Etat (p. 243). fourrière des véhicules (p. 253).
Ordonnance Souveraine n° 5.186 du 30 janvier 2015 portant
nomination d’un Chargé de Mission « vie scolaire et Arrêté Ministériel n° 2015-39 du 29 janvier 2015 modifiant
numérique » pour l’enseignement à la Direction de l’arrêté ministériel n° 2002-434 du 16 juillet 2002 portant
l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports (p. 244). application de l’ordonnance souveraine n° 15.321 du 8 avril
2002 relative aux procédures de gel des fonds aux fins de
Ordonnance Souveraine n° 5.187 du 30 janvier 2015 portant lutte contre le terrorisme, modifié (p. 253).
nomination et titularisation d’une Secrétaire d’Intendance
dans les établissements d’enseignement (p. 244).
Arrêté Ministériel n° 2015-40 du 29 janvier 2015 portant
Ordonnance Souveraine n° 5.188 du 30 janvier 2015 portant application de l’ordonnance souveraine n° 15.321 du 8 avril
nomination et titularisation d’un Technicien dans les 2002 relative aux procédures de gel des fonds aux fins de
établissements d’enseignement (p. 245). lutte contre le terrorisme (p. 255).
Ordonnance Souveraine n° 5.189 du 30 janvier 2015 portant Arrêté Ministériel n° 2015-41 du 29 janvier 2015 autorisant la
nomination et titularisation d’un Professeur des Ecoles dans modification des statuts de la société anonyme monégasque
les établissements d’enseignement (p. 245). dénommée « [Link] » au capital de 380.000 € (p. 255).
Ordonnance Souveraine n° 5.190 du 30 janvier 2015 autorisant
la création d’une fondation (p. 246). Arrêté Ministériel n° 2015-42 du 29 janvier 2015 autorisant la
modification des statuts de la société anonyme monégasque
Ordonnance Souveraine n° 5.191 du 30 janvier 2015 autorisant dénommée « COMPTOIR MONEGASQUE DE BIOCHIMIE » au
la modification des statuts d’une fondation (p. 246). capital de 11.325.000 € (p. 256).
Ordonnance Souveraine n° 5.192 du 30 janvier 2015 portant
retrait d’une autorisation accordée à une fondation (p. 247). Arrêté Ministériel n° 2015-43 du 29 janvier 2015 autorisant la
modification des statuts de la société anonyme monégasque
Ordonnance Souveraine n° 5.193 du 30 janvier 2015 relative dénommée « COMPTOIR PHARMACEUTIQUE MEDITERRANEEN »,
à la Commission d’évaluation du handicap (p. 247). en abrégé « C.P.M. », au capital de 380.000 € (p. 256).
Ordonnance Souveraine n° 5.194 du 30 janvier 2015 relative
à la Commission d’orientation des travailleurs handicapés Arrêté Ministériel n° 2015-44 du 29 janvier 2015 autorisant la
(p. 249). modification des statuts de la société anonyme monégasque
dénommée « G & G Private Finance » au capital de
Ordonnance Souveraine n° 5.195 du 30 janvier 2015 abrogeant 450.000 € (p. 257).
l’ordonnance souveraine n° 9.864 du 23 juillet 1990 portant
nomination d’un Consul Général honoraire de la Principauté
à New Delhi (Inde) (p. 250). Arrêté Ministériel n° 2015-45 du 29 janvier 2015 autorisant la
modification des statuts de la société anonyme monégasque
Ordonnance Souveraine n° 5.196 du 4 février 2015 portant dénommée « SOCIETE D’ETUDES ET DE REALISATIONS
cessation des fonctions du Conseiller de Gouvernement pour INFORMATIQUES », en abrégé « S.E.R.I. », au capital de
les Relations Extérieures et la Coopération et lui conférant 152.400 € (p. 257).
le titre de Ministre Plénipotentiaire (p. 251).
Ordonnance Souveraine n° 5.197 du 4 février 2015 portant Arrêtés Ministériels n° 2015-66 et n° 2015-67 du 2 février 2015
nomination du Conseiller de Gouvernement pour les maintenant, sur leur demande, deux fonctionnaires en
Relations Extérieures et la Coopération (p. 251). position de disponibilité (p. 258).
Arrêté Ministériel n° 2015-36 du 28 janvier 2015 modifiant Arrêté Ministériel n° 2015-70 du 2 février 2015 relatif à
l’arrêté ministériel n° 2003-415 du 31 juillet 2003 fixant le l’hémovigilance et à la sécurité transfusionnelle (p. 297).
montant des prestations en nature dues par la Caisse de
Compensation des Services Sociaux, modifié (p. 252).
Arrêté Ministériel n° 2015-71 du 2 février 2015 relatif à la
Arrêté Ministériel n° 2015-37 du 28 janvier 2015 modifiant distribution et à la délivrance des produits sanguins labiles
l’arrêté ministériel n° 2003-416 du 31 juillet 2003 fixant le (p. 319).
montant des prestations en nature dues par la Caisse
d’Assurance Maladie, Accident et Maternité des Travailleurs
Indépendants, modifié (p. 252).
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 239
MINISTÈRE D’ÉTAT
MAIRIE
Secrétariat Général - Journal de Monaco.
Avis de vacance d’emploi n° 2015-004 d’un poste d’Analyste
Mise en vente de l’ouvrage « La Principauté de Monaco - Programmeur au Service Informatique (p. 338).
l’Etat, Son Statut International, Ses Institutions » (p. 326).
Avis de vacance d’emploi n° 2015-005 de quatre postes
Mise en vente de l’ouvrage « The Principality of Monaco - d’Auxiliaire de Puériculture à la Crèche de l’Ile aux Bambins
State - International Status - Institutions » (p. 326). de la Section « Petite Enfance » dépendant du Service
d’Actions Sociales (p. 338).
Direction des Ressources Humaines et de la Formation de la Avis de vacance d’emploi n° 2015-006 d’un poste d’Auxiliaire
Fonction Publique. de Puériculture à la Crèche de l’Olivier de la Section « Petite
Enfance » dépendant du Service d’Actions Sociales (p. 339).
Avis de recrutement n° 2015-25 d’un Surveillant Rondier au
Stade Louis II (p. 326).
Direction de l’Habitat.
Débats du Conseil National - 754e séance. Séance publique du
Offres de location en application de la loi n° 1.235 du 11 juin 2014 (p. 9267 à p. 9296).
28 décembre 2000, modifiée, relative aux conditions de
location de certains locaux à usage d’habitation construits
ou achevés avant le 1er septembre 1947 (p. 328).
240 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
M. Marc VASSALLO, Adjoint au Secrétaire Général Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services
du Ministère d’Etat, est nommé en qualité de Secrétaire Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés,
Général Adjoint du Ministère d’Etat et titularisé dans chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la
le grade correspondant, à compter du 1er janvier 2015. présente ordonnance.
Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services Donné en Notre Palais à Monaco, le quinze janvier
Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés, deux mille quinze.
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la
présente ordonnance. ALBERT.
Donné en Notre Palais à Monaco, le quinze janvier Par le Prince,
deux mille quinze. Le Secrétaire d’Etat :
J. BOISSON.
ALBERT.
Par le Prince,
Le Secrétaire d’Etat : Ordonnance Souveraine n° 5.172 du 15 janvier 2015
J. BOISSON. portant nomination et titularisation d’un Conseiller
Technique au Secrétariat du Département de
l’Intérieur.
Ordonnance Souveraine n° 5.171 du 15 janvier 2015
portant nomination et titularisation du Chef du ALBERT II
Service du Droit International, des Droits de PAR LA GRACE DE DIEU
l’Homme et des Libertés fondamentales relevant de
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
la Direction des Affaires Juridiques.
Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut
ALBERT II des fonctionnaires de l’Etat, modifiée ;
PAR LA GRACE DE DIEU
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO Vu l’ordonnance souveraine n° 6.364 du 17 août
1978, modifiée, déterminant les emplois supérieurs
Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut visés par l’article 4 de la loi n° 975 du 12 juillet 1975,
des fonctionnaires de l’Etat, modifiée ; modifiée, susvisée ;
Vu Notre ordonnance n° 3.037 du 17 décembre 2010 Vu Notre ordonnance n° 4.296 du 2 mai 2013
portant nomination d’un Chargé de Mission au Service portant nomination d’un Chargé de Mission au
« Entités Internationales » ; Secrétariat du Département de l’Intérieur ;
Ordonnance Souveraine n° 5.182 du 28 janvier 2015 Vu Notre ordonnance n° 4.126 du 11 janvier 2013
portant nomination d’un Consul honoraire de la portant nomination d’un Administrateur Principal à
Principauté à Rostov-sur-le-Don (Fédération de l’Administration des Domaines ;
Russie).
Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en
ALBERT II date du 21 janvier 2015 qui Nous a été communiquée
par Notre Ministre d’Etat ;
PAR LA GRACE DE DIEU
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO Avons Ordonné et Ordonnons :
Vu la Constitution ; Mme Nada DJORDJEVIC, épouse LORENZI,
Administrateur Principal à l’Administration des
Vu l’ordonnance du 7 mars 1878, modifiée, et Domaines, est nommée en qualité de Vérificateur
l’ordonnance souveraine n° 862 du 9 décembre 1953, Technique au Contrôle Général des Dépenses et
portant organisation des Consulats ; titularisée dans le grade correspondant, à compter du
23 janvier 2015.
Vu l’ordonnance souveraine n° 8.001 du 9 mai 1984,
modifiée, portant classification des postes Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services
diplomatiques et consulaires à l’étranger ; Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la
Avons Ordonné et Ordonnons : présente ordonnance.
M. Andrei MYSHKOVETS est nommé Consul honoraire Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier
de Notre Principauté à Rostov-sur-le-Don (Fédération deux mille quinze.
de Russie.
ALBERT.
Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services
Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés, Par le Prince,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la Le Secrétaire d’Etat :
présente ordonnance. J. BOISSON.
Donné en Notre Palais à Monaco, le vingt-huit
janvier deux mille quinze. Ordonnance Souveraine n° 5.185 du 30 janvier 2015
portant nomination et titularisation d’un Attaché au
ALBERT. Secrétariat Particulier du Ministre d’Etat.
Par le Prince,
Le Secrétaire d’Etat : ALBERT II
J. BOISSON. PAR LA GRACE DE DIEU
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
Ordonnance Souveraine n° 5.183 du 30 janvier 2015 Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut
portant nomination et titularisation d’un Vérificateur des fonctionnaires de l’Etat, modifiée ;
Technique au Contrôle Général des Dépenses.
Vu l’ordonnance souveraine n° 6.365 du 17 août
ALBERT II 1978 fixant les conditions d’application de la loi
n° 975 du 12 juillet 1975, modifiée, susvisée ;
PAR LA GRACE DE DIEU
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO Vu Notre ordonnance n° 3.184 du 7 mars 2011
portant nomination d’une Secrétaire-
Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut sténodactylographe dans les établissements
des fonctionnaires de l’Etat, modifiée ; d’enseignement ;
Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier
deux mille quinze. deux mille quinze.
ALBERT. ALBERT.
Ordonnance Souveraine n° 5.188 du 30 janvier 2015 Ordonnance Souveraine n° 5.189 du 30 janvier 2015
portant nomination et titularisation d’un Technicien portant nomination et titularisation d’un Professeur
dans les établissements d’enseignement. des Ecoles dans les établissements d’enseignement.
ALBERT II ALBERT II
PAR LA GRACE DE DIEU PAR LA GRACE DE DIEU
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut
des fonctionnaires de l’Etat, modifiée ; des fonctionnaires de l’Etat, modifiée ;
M. Lorenzo GERTALDI, Mécanographe dans les Mme Jacqueline GINOCCHIO, Institutrice dans les
établissements d’enseignement, est nommé en qualité établissements d’enseignement, est nommée en qualité
de Technicien dans les établissements d’enseignement de Professeur des Ecoles dans les établissements
et titularisé dans le grade correspondant, à compter d’enseignement et titularisée dans le grade
du 1er janvier 2015. correspondant.
Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services
Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés, Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés,
246 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier
deux mille quinze. deux mille quinze.
ALBERT. ALBERT.
Ordonnance Souveraine n° 5.190 du 30 janvier 2015 Ordonnance Souveraine n° 5.191 du 30 janvier 2015
autorisant la création d’une fondation. autorisant la modification des statuts d’une
fondation.
ALBERT II
ALBERT II
PAR LA GRACE DE DIEU
PAR LA GRACE DE DIEU
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
Vu l’article 4 de la loi n° 56 du 29 janvier 1922
sur les fondations ; Vu l’article 22 de la loi n° 56 du 29 janvier 1922
sur les fondations ;
Vu l’avis publié au Journal de Monaco du 16 mai
Vu l’ordonnance souveraine n° 4.533 du 30 octobre
2014 ;
2013 autorisant la Fondation « FRANCIS BACON MB
ART FOUNDATION » ;
Vu l’avis formulé par la Commission de Surveillance
des Fondations ; Vu la délibération du 7 mai 2014 du Conseil
d’Administration de ladite Fondation ;
Vu l’avis formulé par le Conseil Communal ;
Vu l’avis de la Commission de Surveillance des
Notre Conseil d’Etat entendu ; Fondations du 10 octobre 2014 ;
Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services Notre Secrétaire d’Etat, Notre Directeur des Services
Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés, Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés,
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 247
Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier
deux mille quinze. deux mille quinze.
ALBERT.
ALBERT.
Par le Prince,
Par le Prince, Le Secrétaire d’Etat :
Le Secrétaire d’Etat : J. BOISSON.
J. BOISSON.
La Commission comprend, en outre, quatre autres Les avis sont adoptés à la majorité des voix
membres, savoir : exprimées. En cas de partage égal des voix, celle du
Président est prépondérante.
- un médecin spécialiste désigné par le Directeur
de l’Action Sanitaire et Sociale ; ART. 5.
Cet examen est pratiqué par le Président. Celui-ci Vu la loi n° 1.410 du 2 décembre 2014 sur la
ne peut s’adjoindre un ou plusieurs médecins protection, l’autonomie et la promotion des droits et
spécialistes sans le consentement préalable du des libertés des personnes handicapées ;
demandeur ou, le cas échéant, celui de son ou de ses
représentants légaux. Vu l’ordonnance souveraine n° 3.509 du 1er mars
1966 créant une Direction de l’Action Sanitaire et
En cas de refus, la Commission le mentionne dans Sociale, modifiée ;
son avis.
Vu l’ordonnance souveraine n° 3.634 du 8 septembre
ART. 9. 1966 fixant les attributions du médecin-inspecteur de
l’Action Sanitaire et Sociale, modifiée ;
Le demandeur ou, le cas échéant, son représentant
légal peut obtenir, auprès d’un travailleur social de la Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en
Direction de l’Action Sanitaire et Sociale, l’aide date du 28 janvier 2015 qui Nous a été communiquée
nécessaire à la constitution de son dossier administratif par Notre Ministre d’État ;
sur la base d’un formulaire dont le modèle est fixé
par arrêté ministériel. Avons Ordonné et Ordonnons :
Son aide peut également être obtenue pour constituer ARTICLE PREMIER.
le dossier administratif en vue de l’attribution de l’une
des allocations prévues par la loi n° 1.410 du La Commission d’orientation des travailleurs
2 décembre 2014, susvisée, ou de la délivrance de handicapés, instituée par l’article 26 de la loi n° 1.410
l’une des cartes prévues par ladite loi. du 2 décembre 2014, susvisée, est présidée par un
médecin-inspecteur de la Direction de l’Action
ART. 10. Sanitaire et Sociale désigné par son Directeur.
Notre Secrétaire d’État, Notre Directeur des Services La Commission comprend, en outre, sept autres
Judiciaires et Notre Ministre d’Etat sont chargés, membres, savoir :
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la - un médecin du travail désigné par le Directeur de
présente ordonnance. l’Office de la médecine du travail ;
Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier - le Directeur du travail ou son représentant ;
deux mille quinze.
- le Délégué en charge des personnes handicapées ;
ALBERT.
- un représentant de l’organisation syndicale
Par le Prince, représentative du plus grand nombre d’entreprises de
Le Secrétaire d’Etat : la Principauté ;
J. BOISSON.
- le Directeur des Ressources Humaines et de la
Formation de la Fonction Publique ou son représentant ;
Ordonnance Souveraine n° 5.194 du 30 janvier 2015
relative à la Commission d’orientation des - un représentant d’un établissement adapté à
travailleurs handicapés. l’emploi de personnes ayant le statut de travailleur
handicapé désigné par le Président de la Commission ;
ALBERT II
- un travailleur social de la Direction de l’Action
PAR LA GRACE DE DIEU Sanitaire et Sociale désigné par son Directeur ;
PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
- une personne désignée par le Président de la
Vu la Constitution ; Commission en raison de ses compétences en matière
sociale.
Vu la loi n° 335 du 19 décembre 1941 portant
création d’un Office d’assistance sociale, modifiée ; ART. 2.
Vu la loi n° 1.334 du 12 juillet 2007 sur l’éducation, Lorsque le Directeur de l’Action Sanitaire et Sociale
modifiée ; est saisi d’une demande d’attribution du statut de
250 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
travailleur handicapé, il transmet un exemplaire du demande tout document permettant d’attester de son
dossier complet au Président de la Commission statut de personne handicapée en application de sa loi
d’orientation des travailleurs handicapés. nationale ou de la loi de son lieu de résidence.
L’avis de la Commission est transmis par son ART. 7.
Président au Directeur de l’Action Sanitaire et Sociale
dans un délai de trois mois. Le Président de la Commission d’orientation des
travailleurs handicapés ne peut soumettre le demandeur
ART. 3. à un examen médical qu’après avoir recueilli son
consentement ou, le cas échéant, celui de son
Le Président de la Commission d’orientation des représentant légal.
travailleurs handicapés peut solliciter l’avis de toute
personne susceptible d’éclairer utilement les travaux Cet examen est pratiqué par le médecin du travail,
de la Commission et l’inviter aux séances de celle-ci. membre de la Commission, qui s’assure, préalablement,
du maintien du ou des consentements requis.
ART. 4.
Ce médecin ne peut s’adjoindre un ou plusieurs
La Commission d’orientation des travailleurs
médecins spécialistes sans le consentement préalable
handicapés se réunit sur convocation de son Président.
du demandeur ou, le cas échéant, celui de son
La Commission ne peut valablement délibérer sur représentant légal.
une demande d’avis que si la moitié au moins de ses
membres assistent à la séance. En cas de refus, la Commission le mentionne dans
son avis.
Les avis sont adoptés à la majorité des voix
exprimées. En cas de partage égal des voix, celle du ART. 8.
Président est prépondérante.
Notre Secrétaire d’État, Notre Directeur des Services
ART. 5. Judiciaires et Notre Ministre d’État sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la
Le secrétariat de la Commission d’orientation des présente ordonnance.
travailleurs handicapés est assuré par du personnel de
la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale. Donné en Notre Palais à Monaco, le trente janvier
deux mille quinze.
ART. 6.
ALBERT.
Toute demande d’attribution du statut de travailleur
handicapé est accompagnée d’un certificat médical Par le Prince,
permettant d’évaluer l’aptitude au travail et les Le Secrétaire d’Etat :
éventuelles restrictions. J. BOISSON.
Ce certificat doit être daté de moins de trois mois
et dressé par le médecin spécialiste assurant le suivi Ordonnance Souveraine n° 5.195 du 30 janvier 2015
du demandeur. abrogeant l’ordonnance souveraine n° 9.864 du
23 juillet 1990 portant nomination d’un Consul
Ce certificat est joint à la demande, sous pli Général honoraire de la Principauté à New Delhi
confidentiel portant la mention « certificat médical ». (Inde).
Ce pli est transmis en l’état par le Directeur de l’Action
Sanitaire et Sociale au Président de la Commission
ALBERT II
d’orientation des travailleurs handicapés, laquelle est
tenue d’indiquer dans son avis que le certificat médical PAR LA GRACE DE DIEU
satisfait ou non aux conditions prévues par les PRINCE SOUVERAIN DE MONACO
dispositions de l’alinéa précédent.
Vu la Constitution ;
Lorsque la demande d’attribution du statut de
travailleur handicapé est effectuée en application du Vu l’ordonnance souveraine n° 9.864 du 23 juillet
deuxième alinéa de l’article 32 de la loi n° 1.410 du 1990 portant nomination d’un Consul Général
2 décembre 2014, susvisée, le demandeur joint à sa honoraire de la Principauté à New Delhi (Inde) ;
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 251
- Honoraires de Dispensation complexe ......................... 0,51 € Chaque jour de gardiennage commencé est dû.
Ces tarifs entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2015. » Ces tarifs sont également applicables en matière de fourrière
administrative.
ART. 2.
ART. 2.
Le Conseiller de Gouvernement pour les Affaires Sociales et
la Santé est chargé de l’exécution du présent arrêté. Le présent arrêté prend effet au 1er février 2015, date à laquelle
l’arrêté ministériel n° 2011-112, susvisé, est abrogé.
Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le vingt-huit janvier
deux mille quinze. ART. 3.
Le Ministre d’Etat, Le Conseiller de Gouvernement pour l’Intérieur et le Conseiller
M. ROGER. de Gouvernement pour l’Equipement, l’Environnement et
l’Urbanisme sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l’exécution du présent arrêté.
Arrêté affiché à la porte du Ministère d’Etat le 4 février 2015. Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le vingt-huit janvier
deux mille quinze.
Le Ministre d’Etat,
Arrêté Ministériel n° 2015-38 du 28 janvier 2015 fixant M. ROGER.
les taux de redevances perçues à l’occasion de la
mise en fourrière des véhicules.
Arrêté affiché à la porte du Ministère d’Etat le 30 janvier 2015.
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
Vu la loi n° 815 du 24 janvier 1957 concernant les épaves
terrestres ; Arrêté Ministériel n° 2015-39 du 29 janvier 2015
Vu l’ordonnance souveraine n° 1.691 du 17 décembre 1957 modifiant l’arrêté ministériel n° 2002-434 du
portant réglementation de la circulation routière (Code de la Route), 16 juillet 2002 portant application de l’ordonnance
modifiée ; souveraine n° 15.321 du 8 avril 2002 relative aux
Vu l’arrêté ministériel n° 2011-112 du 3 mars 2011 fixant les
procédures de gel des fonds aux fins de lutte contre
taux de redevances perçues à l’occasion de la mise en fourrière le terrorisme, modifié.
des véhicules ;
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
12 janvier 2015 ; Vu l’ordonnance souveraine n° 15.319 du 8 avril 2002 rendant
exécutoire la Convention internationale pour la répression du
Arrêtons : financement du terrorisme du 9 décembre 1999 ;
d’identification fiscale). Adresse : Tunisie. Renseignements Vu l’arrêté ministériel n° 2013-378 du 1er août 2013 portant
complémentaires : a) expulsé d’Italie vers la Tunisie le 28.2.2004, application de l’ordonnance souveraine n° 15.321 du 8 avril 2002
b) purge actuellement une peine de prison de douze ans en Tunisie relative aux procédures de gel des fonds aux fins de lutte contre
pour appartenance à une organisation terroriste à l’étranger depuis le terrorisme ;
janvier 2010, c) arrêté en Tunisie en 2013, d) a officiellement
changé de nom de famille en 2014, abandonnant Ben Soltane pour Vu l’arrêté ministériel n° 2014-30 du 23 janvier 2014 portant
Hamdi. » application de l’ordonnance souveraine n° 15.321 du 8 avril 2002
relative aux procédures de gel des fonds aux fins de lutte contre
7) La mention « Sami Ben Khamis Ben Saleh Elsseid [alias le terrorisme ;
a) Omar El Mouhajer, b) Saber]. Adresse : 6 rue Ibn Al-Haythman,
Manubah, Tunis, Tunisie. Né le 10.2.1968, à Menzel Jemil, Bizerte, Vu l’arrêté ministériel n° 2014-428 du 24 juillet 2014 portant
Tunisie. Nationalité : tunisienne. Passeport tunisien n° K929139, application de l’ordonnance souveraine n° 15.321 du 8 avril 2002
délivré le 14.2.1995, arrivé à expiration le 13.2.2000. relative aux procédures de gel des fonds aux fins de lutte contre
N° d’identification nationale : 00319547 (attribué le 8.12.1994). le terrorisme ;
Renseignements complémentaires : a) numéro italien d’identification
fiscale : SSDSBN68B10Z352F, b) nom de sa mère : Beya al-Saidani, Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
c) expulsé d’Italie vers la Tunisie le 2.6.2008. », qui figure sous 28 janvier 2015 ;
la rubrique « Personnes physiques », est remplacée par les données
suivantes : Arrêtons :
« Sami Ben Khamis Ben Saleh Elsseid [alias a) Omar El
ARTICLE PREMIER.
Mouhajer, b) Saber]. Né le 10.2.1968, à Menzel Jemil, Bizerte,
Tunisie. Nationalité : tunisienne. Passeport n° : a) K929139 Les mesures prescrites par l’arrêté ministériel n° 2013-378 du
(passeport tunisien délivré le 14.2.1995, arrivé à expiration le 1er août 2013, susvisé, prises à l’encontre de GHANNOUY Wahib,
13.2.2000), b) 00319547 (passeport tunisien délivré le 8.12.1994), né le 21 juillet 1995, de nationalité française, sont renouvelées
c) SSDSBN68B10Z352F (numéro italien d’identification fiscale). jusqu’au 19 septembre 2015.
Adresse : 6, rue Ibn Al-Haythman, Manubah, Tunis, Tunisie.
Renseignements complémentaires : a) nom de sa mère : Beya al-
Saidani, b) expulsé d’Italie vers la Tunisie le 2.6.2008, c) emprisonné ART. 2.
en Tunisie en août 2014. » Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur à la date
8) La mention « Mohamed Aouani [alias a) Lased Ben Heni, de sa publication au Journal de Monaco.
b) Al-As’ad Ben Hani, c) Mohamed Ben Belgacem Awani,
d) Mohamed Abu Abda, e) Abu Obeida]. Né le a) 5.2.1970, ART. 3.
b) 5.2.1969. Nationalité : tunisienne. Né à : a) Tripoli, Libye,
b) Tunis, Tunisie. Renseignements complémentaires : a) professeur Le Conseiller de Gouvernement pour les Finances et l’Economie
de chimie, b) expulsé d’Italie vers la Tunisie le 27.8.2006. », qui est chargé de l’exécution du présent arrêté.
figure sous la rubrique « Personnes physiques », est remplacée par
les données suivantes : Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le vingt-neuf
janvier deux mille quinze.
« Mohamed Lakhal [alias a) Lased Ben Heni, b) Al-As’ad Ben
Hani, c) Mohamed Ben Belgacem Awani, d) Mohamed Aouani, Le Ministre d’Etat,
e) Mohamed Abu Abda, f) Abu Obeida]. Né le a) 5.2.1970, M. ROGER.
b) 5.2.1969, à a) Tripoli, Libye, b) Tunis, Tunisie. Nationalité :
tunisienne. Passeport n° W374031 (numéro d’identité national
tunisien attribué le 11.4.2011). Renseignements complémentaires :
a) professeur de chimie, b) expulsé d’Italie vers la Tunisie le Arrêté Ministériel n° 2015-41 du 29 janvier 2015
27.8.2006, c) a officiellement changé de nom de famille en 2014, autorisant la modification des statuts de la société
abandonnant Aouani pour Lakhal. » anonyme monégasque dénommée « [Link] » au
capital de 380.000 €.
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
Arrêté Ministériel n° 2015-40 du 29 janvier 2015
portant application de l’ordonnance souveraine Vu la demande présentée par les dirigeants de la société anonyme
n° 15.321 du 8 avril 2002 relative aux procédures monégasque dénommée « [Link] » agissant en vertu des
de gel des fonds aux fins de lutte contre le terrorisme. pouvoirs à eux conférés par l’assemblée générale extraordinaire
des actionnaires de ladite société ;
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
Vu le procès-verbal de ladite assemblée générale extraordinaire
Vu l’ordonnance souveraine n° 15.319 du 8 avril 2002 rendant tenue à Monaco, le 26 novembre 2014 ;
exécutoire la Convention internationale pour la répression du
financement du terrorisme du 9 décembre 1999 ; Vu les articles 16 et 17 de l’ordonnance du 5 mars 1895 sur
les sociétés anonymes et en commandite par actions, modifiée ;
Vu l’ordonnance souveraine n° 15.321 du 8 avril 2002 relative
aux procédures de gel des fonds aux fins de lutte contre le Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
terrorisme ; 28 janvier 2015 ;
256 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Arrêtons : ART. 2.
- l’article 22 des statuts (exercice social) ; Ces résolutions et modifications devront être publiées au Journal
de Monaco après accomplissement des formalités prévues par le
résultant des résolutions adoptées par l’assemblée générale troisième alinéa de l’article 17 de l’ordonnance du 5 mars 1895,
extraordinaire tenue le 22 octobre 2014. modifiée, susvisée.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 257
ART. 3. ART. 3.
Le Conseiller de Gouvernement pour les Finances et l’Economie Le Conseiller de Gouvernement pour les Finances et l’Economie
est chargé de l’exécution du présent arrêté. est chargé de l’exécution du présent arrêté.
Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le vingt-neuf Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le vingt-neuf
janvier deux mille quinze. janvier deux mille quinze.
Arrêté Ministériel n° 2015-44 du 29 janvier 2015 Arrêté Ministériel n° 2015-45 du 29 janvier 2015
autorisant la modification des statuts de la société autorisant la modification des statuts de la société
anonyme monégasque dénommée « G & G Private anonyme monégasque dénommée « SOCIETE
Finance » au capital de 450.000 €. D’ETUDES ET DE REALISATIONS INFORMATIQUES », en
abrégé « S.E.R.I. », au capital de 152.400 €.
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
Vu les demandes présentées par les dirigeants de la société
anonyme monégasque dénommée « G & G Private Finance » Vu la demande présentée par les dirigeants de la société anonyme
agissant en vertu des pouvoirs à eux conférés par l’assemblée monégasque dénommée « SOCIETE D’ETUDES ET DE REALISATIONS
générale extraordinaire des actionnaires de ladite société ; INFORMATIQUES », en abrégé « S.E.R.I. », agissant en vertu des
pouvoirs à eux conférés par l’assemblée générale extraordinaire
Vu les procès-verbaux desdites assemblées générales des actionnaires de ladite société ;
extraordinaires tenues à Monaco, les 20 novembre et 2 décembre
Vu le procès-verbal de ladite assemblée générale extraordinaire
2014 ;
tenue à Monaco, le 22 octobre 2014 ;
Vu les articles 16 et 17 de l’ordonnance du 5 mars 1895 sur Vu les articles 16 et 17 de l’ordonnance du 5 mars 1895 sur
les sociétés anonymes et en commandite par actions, modifiée ; les sociétés anonymes et en commandite par actions, modifiée ;
Vu la loi n° 1.338 du 7 septembre 2007 sur les activités Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
financières ; 28 janvier 2015 ;
Vu l’ordonnance souveraine n° 1.284 du 10 septembre 2007 Arrêtons :
portant application de ladite loi ;
ARTICLE PREMIER.
Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
28 janvier 2015 ; Sont autorisées les modifications de :
Arrêté Ministériel n° 2015-66 du 2 février 2015 Vu la requête de Mme Elysia RICHELMI, épouse ROSSI, en date
maintenant, sur sa demande, une fonctionnaire en du 2 décembre 2014 ;
position de disponibilité. Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
8 janvier 2015 ;
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
Arrêtons :
Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut des
fonctionnaires de l’Etat, modifiée ;
ARTICLE PREMIER.
Vu l’ordonnance souveraine n° 6.365 du 17 août 1978 fixant
Mme Elysia RICHELMI, épouse ROSSI, Secrétaire-
les conditions d’application de la loi n° 975 du 12 juillet 1975,
sténodactylographe à la Compagnie des Sapeurs-Pompiers, est
modifiée, susvisée ;
maintenue, sur sa demande, en position de disponibilité, jusqu’au
Vu l’ordonnance souveraine n° 2.689 du 22 mars 2010 portant 7 août 2015.
nomination d’un Attaché Principal à la Commission de Contrôle
des Informations Nominatives ; ART. 2.
Vu l’arrêté ministériel n° 2014-78 du 4 février 2014 plaçant, Le Secrétaire Général du Ministère d’Etat et le Directeur des
sur sa demande, une fonctionnaire en position de disponibilité ; Ressources Humaines et de la Formation de la Fonction Publique
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du
Vu la requête de Mme Emilie CAMPILLO, épouse BRASIELLO, en présent arrêté.
date du 3 novembre 2014 ;
Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le deux février
Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du deux mille quinze.
3 décembre 2014 ;
Le Ministre d’Etat,
Arrêtons : M. ROGER.
ARTICLE PREMIER.
Mme Emilie CAMPILLO, épouse BRASIELLO, Attaché Principal à Arrêté Ministériel n° 2015-68 du 2 février 2015 fixant
la Commission de Contrôle des Informations Nominatives, est
maintenue, sur sa demande, en position de disponibilité, jusqu’au les principes de bonnes pratiques transfusionnelles.
10 février 2016.
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté,
ART. 2. Vu la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002 sur l’utilisation
Le Secrétaire Général du Ministère d’Etat et le Directeur des thérapeutique du sang humain, de ses composants et des produits
Ressources Humaines et de la Formation de la Fonction Publique, sanguins labiles, modifiée, notamment son article 12 ;
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du
présent arrêté. Vu la loi n° 1.254 du 12 juillet 2002 sur le médicament à usage
humain ;
Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le deux février
deux mille quinze. Vu l’arrêté ministériel n° 2003-167 du 3 mars 2003 relatif aux
conditions d’ouverture, de modification et de fonctionnement des
Le Ministre d’Etat, établissements pharmaceutiques, modifié ;
M. ROGER.
Vu l’arrêté ministériel n° 2003-575 du 10 novembre 2003
définissant les principes de bonnes pratiques dont doit se doter le
centre de transfusion sanguine ;
Arrêté Ministériel n° 2015-67 du 2 février 2015
maintenant, sur sa demande, une fonctionnaire en Vu l’arrêté ministériel n° 2014-644 du 18 novembre 2014 fixant
position de disponibilité. la liste et les caractéristiques des produits sanguins labiles ;
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté, Vu l’avis du Comité de la Santé Publique en date du 5 novembre
2014 ;
Vu la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut des
fonctionnaires de l’Etat, modifiée ; Vu l’avis de la Commission de Contrôle des Informations
Nominatives, par délibération n° 2014-167 du 11 décembre 2014 ;
Vu l’ordonnance souveraine n° 6.365 du 17 août 1978 fixant
les conditions d’application de la loi n° 975 du 12 juillet 1975, Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du
modifiée, susvisée ; 21 janvier 2015 ;
Vu l’ordonnance souveraine n° 2.826 du 13 juillet 2010 portant Arrêtons :
nomination et titularisation d’une Secrétaire-sténodactylographe à
la Compagnie des Sapeurs-Pompiers ; ARTICLE PREMIER.
Vu l’arrêté ministériel n° 2014-433 du 24 juillet 2014 plaçant, Les principes de bonnes pratiques transfusionnelles sont définis
sur sa demande, une fonctionnaire en position de disponibilité ; en annexe.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 259
Le présent arrêté a pour objectif de définir les principes de - une « ligne directrice » complémentaire relative aux systèmes
bonnes pratiques transfusionnelles dont doivent se doter d’information, applicable à toutes les étapes précitées.
l’établissement de transfusion sanguine (ETS), conformément aux Glossaire et Abréviations
dispositions de l’article 12 de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002,
susvisée, et les établissements de santé autorisés à conserver et Les définitions données ci-dessous s’appliquent aux termes
distribuer ou délivrer des produits sanguins labiles (PSL). utilisés dans cet arrêté. Ces termes peuvent avoir d’autres
significations dans d’autres contextes.
Il constitue un des outils visant à garantir la sécurité de la
chaîne transfusionnelle. Sa conception permet d’intégrer l’évolution Algorithme décisionnel : description d’une suite d’opérations
des connaissances et des techniques. organisées comprenant la prise en compte d’informations de
manière à aboutir à une décision ou à un résultat.
Cet arrêté s’applique à la collecte et à la qualification du sang
et des composants sanguins quelle que soit leur destination, ainsi Analyse : ensemble des opérations visant à mesurer un caractère
qu’à la préparation, la distribution et la délivrance des PSL à quantifiable ou qualifiable du produit ou d’un échantillon.
finalité thérapeutique, y compris les PSL utilisés dans le cadre de
recherches biomédicales. Il est applicable sans préjudice de la Analyses biologiques de qualification biologique du don
législation et de la réglementation en vigueur ou des (QBD) : en transfusion, les analyses biologiques visent, d’une part,
recommandations applicables aux activités homologues et le dépistage des maladies transmissibles et, si nécessaire, les
autologues. analyses complémentaires concourant au diagnostic et, d’autre part,
les analyses immuno-hématologiques réalisées en vue d’assurer la
La qualité et la sécurité du sang, des composants sanguins et compatibilité vis-à-vis du receveur.
des PSL reposent sur :
Archivage : stockage des données sur un support, en vue de
- une grande rigueur dans l’exécution des activités de collecte, leur conservation, garantissant leur intégrité pendant la durée légale
de préparation, de qualification biologique du don, de distribution de conservation obligatoire.
et de délivrance ;
Assurance de la qualité : composante du système de
- une démarche de qualité incluant tous les partenaires, et en management de la qualité visant à garantir que le sang, les
particulier les donneurs de sang, les candidats à la transfusion composants sanguins et les PSL de la collecte à la délivrance sont
autologue, les prescripteurs et les établissements de santé. de la qualité requise pour l’usage auquel ils sont destinés.
260 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Audit : examen méthodique, indépendant et documenté, dont Dépôt de sang : unité d’un établissement de santé qui conserve
le but est de déterminer si les procédures et les résultats relatifs et qui délivre, sous l’autorité d’un médecin ou d’un pharmacien,
à la qualité sont de nature à permettre l’atteinte des objectifs fixés. les PSL destinés exclusivement à être administrés dans les services
de l’établissement de santé et fait effectuer, le cas échéant, des
Bonnes pratiques transfusionnelles : tous les éléments d’une tests de compatibilité.
pratique éprouvée qui concourent collectivement à l’obtention de
PSL satisfaisant systématiquement à des spécifications prédéfinies Dérogation : autorisation de s’écarter des exigences spécifiées
et au respect de réglementations définies. à l’origine, pour un domaine et une durée définie et dans un cadre
spécifié.
Candidat au don : toute personne se présentant pour donner
Dispositif clos : contenant ou ensemble de contenants permettant
son sang (y compris en vue d’un bilan pré-don).
le prélèvement du sang et des composants sanguins et la préparation
des PSL sans altération de la stérilité. Cette définition recouvre
Caractéristiques des PSL : chaque produit cité dans la liste les systèmes physiquement clos et ceux fonctionnellement clos
des PSL fait l’objet de caractéristiques spécifiques. Celles-ci sont (connexion stérile par exemple).
fixées par arrêté ministériel.
Distribution : fourniture de PSL par un ETS à d’autres ETS,
Compétence : ensemble de savoir, savoir-faire, savoir-être, aux établissements de santé gérant des dépôts de sang et aux
directement utiles et mis en œuvre dans le contexte particulier fabricants de produits de santé dérivés du sang humain ou de ses
d’une situation de travail. composants.
Composant sanguin : un constituant du sang qui comprend le Document informatisé : document affiché ou édité par le
plasma, les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. système informatique permettant de disposer d’informations
contenues dans la mémoire informatique en évitant toute erreur de
Conseil transfusionnel : aide apportée au choix de la retranscription.
thérapeutique transfusionnelle, à la prescription de PSL, à la
réalisation de l’acte transfusionnel, au suivi des receveurs et à Domaine de compétence : ensemble des sujets ou fonctions
l’application des conditions de conservation et de transport des attribués par un employeur à un salarié dans le cadre d’une
PSL. organisation (hiérarchique ou fonctionnelle).
Contrôle de la qualité : composante du système de management - donneur : tout candidat au don pour lequel du sang ou un
de la qualité. Il contribue, par l’exploitation des résultats de (des) composant(s) sanguin(s) a été prélevé même si le don a été
contrôle, à la maîtrise des processus et des produits. Sa réalisation écarté à la suite des examens biologiques ou d’une information
se réfère à des caractéristiques réglementaires, à des spécifications post-don.
préétablies ou à un cahier des charges. Les candidats au don pour lesquels seul un prélèvement destiné
à des analyses biologiques (sans poche prélevée) a été réalisé ne
Conformité : conclusion dans le sens de la satisfaction des sont pas considérés comme donneur ;
exigences spécifiées : caractéristiques réglementaires et/ou
spécifications internes et externes. - nouveau donneur : tout donneur qui est prélevé pour la
première fois dans l’ETS ;
Contrôle ultime prétransfusionnel : contrôle réalisé en
présence du malade. Il comporte deux étapes : - donneur connu : tout donneur ayant déjà été prélevé au moins
une fois par l’ETS.
- le contrôle ultime de concordance entre l’identifiant du patient,
l’identifiant du produit et des documents afférents à la délivrance ; Echantillon : fraction représentative d’une entité ou fraction
représentative d’une population.
- le contrôle ultime de compatibilité ABO du patient et du
Echantillonnage : processus de prélèvement ou de constitution
produit pour les concentrés de globules rouges.
d’un échantillon.
Critique : qualifie un dispositif, un matériel, une opération ou Effet indésirable : réaction nocive survenue chez les donneurs
un processus dont la défaillance peut affecter in fine la santé des et liée ou susceptible d’être liée aux prélèvements de sang, ou
personnes, la qualité ou la disponibilité du sang, des composants survenue chez les receveurs et liée ou susceptible d’être liée à
sanguins et des PSL. l’administration d’un PSL.
Délivrance : mise à disposition de PSL sur prescription médicale Enregistrement : document présentant des résultats obtenus ou
en vue de leur administration à un patient déterminé. la preuve de la réalisation d’une activité.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 261
Etalonnage : ensemble des opérations établissant, dans des Mission : charge donnée à quelqu’un d’accomplir une action
conditions spécifiées, la relation entre les valeurs de la grandeur ou un ensemble d’actions.
indiquées par un appareil de mesure ou un système de mesure,
ou les valeurs représentées par une mesure matérialisée ou par un Mode opératoire : description détaillée de la façon de réaliser
matériau de référence, et les valeurs correspondantes de la grandeur une activité.
réalisées par des étalons.
Niveau de qualité requis : toute mesure relative de qualité à
Exigence : besoin ou attente formulé, habituellement implicite laquelle doit répondre un ensemble de PSL permettant de définir
ou imposé. un niveau de conformité limite ou acceptable.
Fonction : ensemble de tâches connexes exercées par un salarié.
Pérennité des données : objectif du processus assurant
Gestion des accès informatiques : processus d’autorisation l’accessibilité et l’intangibilité des données pendant la durée légale
d’accès au(x) système(s) d’information(s) et de publication des de conservation. Il comprend les migrations périodiques qui
données. permettent la lisibilité au travers des migrations technologiques
informatiques.
Hémovigilance : ensemble des procédures de surveillance et
d’évaluation des incidents, ainsi que des effets indésirables survenant Personne habilitée : personnel possédant les qualifications
chez les donneurs ou les receveurs de PSL. Elle porte sur l’ensemble requises par la réglementation en vigueur et reconnue par son
de la chaîne transfusionnelle, allant de la collecte des PSL jusqu’au responsable fonctionnel, capable d’accomplir les tâches qui lui sont
suivi des receveurs. L’hémovigilance comprend également le suivi confiées.
épidémiologique des donneurs.
Plan d’échantillonnage (ou plan de contrôle) : plan spécifique
Identifiant du don : identifiant unique non réutilisable, constitué définissant l’effectif de l’échantillon à utiliser et les critères associés
de numéros en clair et en code permettant d’établir un lien entre pour l’acceptation de la population considérée.
les dossiers, les différents produits issus du sang et les échantillons
obtenus lors d’un don. Population : totalité des entités prises en considération.
Identifiant du PSL : identifiant unique non réutilisable, constitué Prélèvement autologue : le sang ou les composants sanguins
de l’identifiant du don associé au code produit, en clair et en code. prélevés chez un individu et destinés uniquement à une transfusion
différée au profit du même individu ou dont les applications
Identifiant du donneur : identifiant unique et non réutilisable, humaines sont destinées au même individu.
constitué de numéros en clair et en code attribué à un donneur.
Incident : incident lié aux prélèvements de sang, à la Préparation : ensemble des opérations visant à l’obtention de
qualification biologique du don, à la préparation, à la conservation, PSL à partir du sang et des composants sanguins, matières premières
à la distribution, à la délivrance ou à l’utilisation de PSL, dû à ou intermédiaires, incluant les préparations primaires et secondaires,
un accident ou une erreur, susceptible d’affecter la sécurité ou la l’étiquetage, la conservation ainsi que les contrôles correspondants.
qualité de ce produit et d’entraîner des effets indésirables.
Préparation primaire : toutes les opérations concernant le
Indicateur qualité : variable ayant pour objet de mesurer et traitement du sang ou de ses composants depuis leur réception
d’apprécier un état, une évolution. jusqu’à l’obtention du PSL final.
Libération : processus qui permet de lever la quarantaine en Préparation secondaire ou transformation : toutes les
recourant à des systèmes et procédures de manière à garantir que opérations permettant d’obtenir un PSL figurant dans la liste des
l’élément libéré satisfait aux spécifications nécessaires pour cette caractéristiques à partir d’un autre PSL figurant dans la liste des
libération. caractéristiques.
Livrable : objet d’une livraison (dossier, logiciel...). Procédure : manière spécifiée d’effectuer une activité ou un
processus.
Logiciel : ensemble de programmes, de procédés et règles, et
éventuellement de la documentation, relatifs au fonctionnement Procédure d’échantillonnage : instructions opérationnelles
d’un ensemble de traitement de l’information. concernant la mise en œuvre d’un plan d’échantillonnage, c’est-
à-dire la méthode planifiée de sélection de prélèvement et de
Management de la qualité : activités coordonnées visant à préparation des échantillons à partir d’une population pour en
diriger et à contrôler une organisation en ce qui concerne la qualité déduire les caractères de cette population.
à tous les niveaux au sein de l’établissement.
Maintenance : ensemble des actions maintenant ou rétablissant Processus : ensemble d’activités corrélées ou interactives qui
une entité dans un état lui permettant d’accomplir une fonction transforment des éléments d’entrée en éléments de sortie.
attendue.
Produit : résultat d’un processus.
Maîtrise statistique des processus : méthode de contrôle de
la qualité d’un produit ou d’un processus, fondée sur un système Produit sanguin labile (PSL) : produit préparé à partir du sang
d’analyse d’un échantillon de taille appropriée sans devoir procéder humain ou de ses composants, notamment le sang total, le plasma
au mesurage de chaque produit du processus. et les cellules sanguines d’origine humaine.
262 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Protocole transfusionnel : ensemble de dispositions à respecter (les automatismes, les systèmes d’acquisition de données,
dans le cadre d’une stratégie thérapeutique impliquant un acte d’enregistrement, de régulation, les alarmes et les sécurités)
transfusionnel et intégrées dans une démarche globale de sécurité fonctionnent de façon reproductible dans les plages de performance
transfusionnelle. prévues par l’utilisateur dans le cahier des charges, à la
documentation du fournisseur et aux limites établies par les
Qualification : opération destinée à démontrer l’aptitude d’un spécifications.
matériel, d’un système, d’un dispositif, d’une installation, à
satisfaire les exigences de qualité et de sécurité spécifiées. La Cette qualification doit succéder à la qualification d’installation.
qualification d’un de ces éléments nécessite que soient réalisés le
processus de qualification de conception si nécessaire ainsi que Qualification de performance : la qualification de performance
les processus de qualification d’installation, de qualification a pour objet de :
opérationnelle et de performance. Dans tous les cas, les opérations
de qualification peuvent être réalisées par des tiers, mais l’attestation - vérifier et prouver que le matériel ou le système dans son
de la qualification ne peut être établie que par l’utilisateur. ensemble et dans des conditions réelles d’utilisation fonctionne
correctement et de façon reproductible et répond aux besoins
Qualification de conception : la qualification de conception a exprimés dans le cahier des charges de l’utilisateur ;
pour objet de :
- vérifier et prouver à l’aide des tests appropriés que le système
- vérifier que les données du processus sont bien définies pour dans son ensemble et dans des conditions réelles d’utilisation
que le concepteur réponde au projet conformément aux exigences ; fonctionne correctement et de façon reproductible et que le produit
obtenu est conforme.
- vérifier que tous les besoins du processus sont pris en compte
dans le projet proposé par le concepteur et les fournisseurs ; La qualification de performance suit la qualification
opérationnelle ou est pratiquée conjointement à la qualification
- formaliser l’évaluation en regard des critères d’acceptation opérationnelle.
préétablis sur les aspects conceptuels et fonctionnels.
Qualité : aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques
Elle est réalisée si l’objet de la qualification a été conçu à satisfaire des exigences.
spécifiquement et sous une commande de l’établissement acquéreur.
Quarantaine : situation du sang ou de ses composants ou des
Qualification d’installation : la qualification d’installation a PSL, matériel, dispositifs médicaux ou dispositifs médicaux de
pour objet de : diagnostic in vitro, isolés physiquement ou par d’autres moyens
efficaces, pendant un laps de temps variable, dans l’attente d’une
- vérifier que le système est correctement installé. Elle est décision sur leur conformité ou leur statut.
réalisée selon un protocole qui décrit les responsabilités, les
objectifs, les critères d’acceptation liés à la phase de qualification Réclamation : contestation émanant d’un organisme ou d’une
d’installation. Les documents sont les scripts d’installation, le personne extérieure à l’ETS ou au dépôt de sang et faisant état
rapport de qualification d’installation, les fiches d’incident ; de ce qu’une prestation ne répond pas à ses besoins et attentes,
- fournir la démonstration sur la base du cahier des charges, voire n’est pas conforme aux règles en vigueur.
du bon de commande et de la norme NFX 60-200 (relative à la
documentation à remettre par le fournisseur aux utilisateurs lors Référentiel : document élaboré par l’ETS et visant à préciser
de l’achat d’un système ou équipement), que la documentation du les modalités d’application des principes de bonnes pratiques.
fournisseur, à savoir les documents d’études, le plan d’implantation
Restauration des données : restitution d’une sauvegarde
d’ensemble, le schéma de principe et les notes de calculs, la
compatible avec le système d’exploitation en cours.
documentation technique de ses composants (documentation
d’exploitation et de maintenance, les rapports de montage et
Retour : renvoi de PSL à l’ETS ou au dépôt de sang.
d’essais, les certificats d’étalonnage) sont complets et utilisables
par l’utilisateur ; Sang : élément du corps humain.
- vérifier par la documentation qu’un matériel, local ou système
a été construit, assemblé, mis en place et raccordé conformément Sauvegarde : opération permettant de garantir une restauration
aux spécifications réglementaires et à celles du cahier des charges des données.
et que les recommandations du fournisseur ont été prises en compte.
Spécifications : document formulant des exigences. Elles
Qualification opérationnelle : la qualification opérationnelle a incluent pour les PSL leurs caractéristiques et celles propres aux
pour objet de : processus utilisés. Il est souhaitable que les exigences soient
exprimées numériquement, avec leurs unités convenables et en
- vérifier l’adéquation entre la réponse du prestataire et les précisant les limites au-delà et en deçà desquelles la valeur du
fonctionnalités du système. Elle est réalisée selon un protocole qui paramètre concerné ne doit pas se situer.
décrit les responsabilités, les objectifs, les critères d’acceptation
liés à la phase de qualification opérationnelle. Les documents sont Système : ensemble d’éléments corrélés ou interactifs.
les scénarios de tests, le rapport de qualification opérationnelle,
les fiches d’incident ; Traçabilité : aptitude à retrouver l’historique, la mise en œuvre
ou l’emplacement de ce qui est examiné. La traçabilité d’un PSL
- fournir la démonstration, étayée par les documents désigne l’établissement, du lien entre le donneur, le don, les
précédemment définis lors de la qualification d’installation, que produits, leur cheminement et leur devenir, qu’ils aient été ou non
les composants du système ou du matériel à tester ou à mesurer utilisés.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 263
Transfusion autologue programmée : transfusion dans laquelle 1.2. Cette démarche implique l’ensemble du personnel. L’ETS
le donneur et le receveur sont la même personne et dans laquelle et les établissements de santé disposant de dépôts de sang initient
sont utilisés des PSL obtenus par prélèvement antérieur. et pilotent la démarche en fixant les objectifs à atteindre dans leur
politique qualité.
Urgence transfusionnelle : trois niveaux sont définis :
Ceci est formalisé par un engagement écrit communiqué et
- urgence vitale immédiate : situation où la délivrance des PSL compris de tous.
est réalisée sans délai. Les PSL peuvent éventuellement être délivrés
avant la connaissance des résultats des analyses immuno- L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts de
hématologiques prétransfusionnelles réglementaires chez le sang mettent en œuvre cet engagement.
receveur ;
- urgence vitale : situation où le délai d’obtention des PSL est 1.3. Les objectifs ainsi définis sont mesurables et cohérents
inférieur à 30 minutes. Les concentrés de globules rouges sont avec la politique énoncée. A cette fin, la disponibilité des ressources
délivrés dans la mesure du possible avec deux déterminations de nécessaires à la réalisation des missions est assurée. L’ETS et les
groupage sanguin, éventuellement avant la connaissance des établissements de santé disposant de dépôts de sang planifient les
résultats de la recherche d’anticorps irréguliers si ceux-ci ne sont actions à entreprendre et évaluent leur efficacité.
pas encore disponibles ;
1.4. L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts
- urgence relative : situation où le délai d’obtention de PSL est de sang adaptent leur politique en fonction des données recueillies,
le plus souvent de deux à trois heures, ce qui permet la réalisation des actions entreprises et, de manière générale, de l’évolution des
de l’ensemble des analyses immuno-hématologiques processus relatifs à la transfusion sanguine.
prétransfusionnelles transfusionnelles réglementaires chez le
receveur ; les concentrés de globules rouges délivrés seront ABO
compatibles, au besoin compatibilisés (selon le résultat de la 1.5. Une personne, nommée au sein de l’ETS et des
recherche d’anticorps irréguliers). établissements de santé disposant de dépôts de sang, a autorité
pour gérer le système de management de la qualité.
Validation : confirmation par des preuves tangibles que les
exigences pour une utilisation spécifique ou une application prévue 1.6. Le système de management de la qualité repose sur :
ont été satisfaites.
1.6.1. L’analyse et la maîtrise des processus :
Vérification : confirmation par un examen et établissement de
la preuve que les exigences spécifiées ont été satisfaites. Cette analyse permet la mise en évidence de points critiques
tant au niveau des processus que de leurs interactions. Elle est
CHAPITRE PREMIER documentée. Le système de management de la qualité garantit que
tous les processus critiques sont spécifiés dans des instructions
Système de management de la qualité appropriées et sont mis en œuvre selon des spécifications
déterminées.
Principe
L’analyse des processus et des points critiques permet la mise
Ce chapitre a pour but de préciser les moyens organisationnels en place de dispositions ou d’indicateurs qualité pertinents dont le
mis en place, les ressources engagées et les responsabilités définies suivi et l’exploitation sont réalisés. En cas de modification d’un
pour garantir la qualité et la sécurité des produits et des services. processus, une analyse des impacts sur la qualité des produits est
préalablement réalisée et documentée. Par dérogation, cette analyse
Le système de management de qualité peut être réalisée a posteriori.
Il comprend le management de la qualité, l’assurance de la
qualité, le contrôle de la qualité et l’amélioration continue de la 1.6.2. Les audits :
qualité.
L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts de
Il concerne l’ensemble des processus impliqués dans les activités sang mènent des audits internes sur les différents aspects des
transfusionnelles. processus en vue de s’assurer du respect des règles en vigueur.
Ils sont réalisés par des personnes désignées et formées,
Il s’appuie notamment sur le rappel des produits, les contrats indépendantes des activités auditées, selon une périodicité établie
avec des prestataires, les audits internes et externes, la gestion des de façon à déterminer si le système de management de la qualité
non-conformités. est :
Le système de management de la qualité est revu par la direction - conforme aux dispositions planifiées ;
de l’établissement à intervalles réguliers pour vérifier son efficacité
et introduire des actions d’amélioration si nécessaire. - mis en œuvre et entretenu de façon efficace.
1.1. L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts
de sang définissent, documentent, mettent en œuvre et entretiennent Ces audits font l’objet d’enregistrements permettant la mise en
un système de management de la qualité adapté aux spécificités évidence d’actions d’amélioration.
transfusionnelles. Ils s’appuient, pour cela, sur une organisation
interne et, pour les établissements de santé disposant de dépôts de 1.6.3. La gestion des non-conformités, des actions correctives
sang, sur une organisation propre à l’établissement de santé. et préventives.
264 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Pour assurer l’amélioration du système, l’ETS et les Des personnes autorisées évaluent la nécessité d’un rappel de
établissements de santé disposant de dépôts de sang recueillent les PSL, initialisent et coordonnent les actions nécessaires. Une
non-conformités, les évaluent, mettent en œuvre les actions procédure de rappel efficace détaillant les responsabilités et les
appropriées et assurent leur suivi. mesures à prendre est établie. Parmi ces mesures, figure la
notification à la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale.
En utilisant ces données, l’analyse des processus et les éléments
fournis par des veilles réglementaires et scientifiques, chaque fois 1.12. Les gestions des contrats :
que nécessaire, des actions préventives sont également mises en
œuvre, documentées et régulièrement suivies. Les opérations sous-traitées font l’objet d’un contrat écrit
spécifique et sont régulièrement évaluées.
1.6.4. Le système de management de la qualité repose sur un
système documentaire qui répond aux dispositions décrites au
CHAPITRE II
chapitre V.
Contrôle de la qualité
1.7. L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts
de sang fixent une liste de consommables critiques pour lesquels Principe
des exigences auront été définies. Les fournisseurs de ces
consommables font l’objet d’une évaluation et d’une sélection Le contrôle de la qualité est une composante du système de
préalables. management de la qualité. Il contribue, par l’exploitation des
résultats de contrôle, à la maîtrise des processus et des produits.
1.8. Les dérogations : Il est réalisé en référence à des caractéristiques réglementaires ou
à des spécifications préétablies ou à un cahier des charges.
L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts de
sang prévoient, dans un document, la possibilité de déroger aux 2.1. Champ d’application.
exigences du système qualité pour des techniques, produits ou
services considérés comme non conformes, dans des cas où il faut Le contrôle de la qualité concerne l’ensemble des produits ainsi
répondre à une situation non prévue, lorsque cette dérogation permet que les matières premières, les échantillons, les consommables, les
d’obtenir un bénéfice supérieur au risque éventuel. Ce document produits intermédiaires, les dispositifs médicaux de diagnostic in
définit les modalités qui encadrent ces dérogations. Les dérogations vitro, les locaux et matériels entrant dans leur processus de
doivent être enregistrées et validées par les personnes autorisées qualification, préparation et de prélèvement.
à exercer cette fonction.
Les processus de collecte et de préparation sont réalisés dans
1.9. Libération du sang, des composants sanguins et des PSL : des conditions appropriées garantissant la maîtrise de la sécurité
bactériologique des PSL.
Avant libération, le sang, les composants sanguins et les PSL
sont bloqués physiquement et informatiquement. 2.2. Le contrôle de la qualité comprend :
Un système sécurisé est en place afin d’empêcher une libération - la mise en œuvre des contrôles, l’analyse des résultats et la
de PSL avant que toutes les exigences réglementaires soient conclusion d’acceptation ou de refus ;
remplies. L’ETS est en mesure de démontrer que la libération de
chaque PSL a été formellement effectuée par une personne autorisée. - l’établissement des spécifications internes des produits ;
Les enregistrements indiquent que tous les éléments d’admissibilité
administrative, médicale et les contrôles satisfont à l’ensemble des - l’élaboration et le suivi des plans de contrôle ;
critères d’admission, avant qu’un PSL soit libéré.
- les méthodes de contrôle et leur validation ;
1.10. Les réclamations :
- la mise en œuvre de dispositions qui garantissent que les
Toute réclamation ou autre information concernant notamment contrôles nécessaires et appropriés ont bien été effectués.
les effets indésirables graves survenus chez les donneurs, les effets
indésirables survenus chez des receveurs et les incidents graves, Les PSL, les matières premières et les consommables critiques
qui peuvent suggérer qu’un PSL défectueux a été délivré ou ne sont pas utilisables tant que leur conformité au(x) référentiel(s)
distribué, est documentée et fait l’objet d’une enquête pour applicable(s) n’a pas été démontrée.
déterminer les causes de ce défaut. Une procédure précise les
dispositions prises pour leur notification à la Direction de l’Action Organisation des contrôles
Sanitaire et Sociale.
2.3. Dès lors que le procédé peut être standardisé, une méthode
1.11. Produits non libérés et rappels de produits : de maîtrise statistique des processus est mise en œuvre. Des
contrôles réguliers sont mis en place à des étapes critiques des
Au cas où du sang, un composant sanguin ou un PSL ne fait procédés afin de s’assurer de leur maîtrise par le respect des
pas l’objet d’une libération en raison d’un résultat final positif, il spécifications.
y a lieu de mettre en œuvre des actions permettant de garantir
que les autres poches de sang, de composants sanguins et des PSL 2.4. La vérification de la conformité d’un ensemble de produits
provenant du même don ou de dons précédents du même donneur issus d’un même procédé peut être établie sur la base d’un plan
sont identifiés. Le dossier du donneur est immédiatement mis à de contrôle par échantillonnage définissant effectifs et fréquence
jour. et établi selon des règles statistiques pertinentes.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 265
2.5. Le plan de contrôle des PSL prend en compte le niveau 3.5. Les membres du personnel qui assument des responsabilités
de qualité requis défini pour chaque type de produit ainsi que les sont investis de l’autorité nécessaire pour les exercer. Leurs
résultats des contrôles précédents. Ce niveau de qualité doit être fonctions peuvent être déléguées à des remplaçants désignés et
défini pour les paramètres ou valeurs mentionnés dans les possédant les qualifications adéquates.
caractéristiques réglementaires et doit se reporter à une norme ou
un référentiel validé. Ils organisent les activités exercées sur le site, s’assurent du
respect des règles d’hygiène et de sécurité, organisent l’information
2.6. L’échantillonnage du sang, des composants sanguins et des et la formation du personnel.
PSL est réalisé de sorte qu’il ne présente aucun risque pour le
produit. Ils connaissent et mettent en application les principes de bonnes
pratiques, procédures ou modes opératoires liés à leur activité.
2.7. Les contrôles effectués en zone de prélèvement ou de
préparation par du personnel de ces secteurs ou par le personnel 3.6. L’ensemble des membres du personnel est soumis au secret
du contrôle de la qualité sont réalisés selon des procédures. professionnel.
2.8. Le contrôle à réception des consommables, des dispositifs
médicaux de diagnostic in vitro et des matières premières identifiés Formation
comme critiques est maîtrisé et documenté. Il peut être établi en
partenariat avec le fournisseur, dans la mesure où l’objectivité de 3.7. Les personnels d’encadrement s’assurent de la qualification
la conclusion de conformité est assurée. requise et de la formation initiale du personnel. Le personnel reçoit
une formation théorique et pratique d’adaptation à l’emploi.
2.9. Le laboratoire se dote de moyens de contrôle de la qualité
interne et externe : mise en place d’échantillons contrôle qualité,
Cette formation est documentée et porte notamment sur les
abonnements à des contrôles qualité périodiques, échanges et
bonnes pratiques, la qualité et sur les mesures d’hygiène et de
confrontations interlaboratoires.
sécurité concernant le personnel, les produits et l’environnement.
2.10. Les données relatives au produit contrôlé, à la réalisation
des contrôles, aux résultats obtenus et aux décisions d’acceptation Elle conduit à une décision d’habilitation prise sur la base de
ou de refus sont enregistrées. l’évaluation du personnel à assurer les tâches et responsabilités
figurant dans le document décrivant ses fonctions, à l’exception
des personnels des dépôts de sang soumis à une réglementation
Résultats spécifique. Les établissements de santé disposant de dépôts de sang
s’assurent de la qualification des professionnels qui suivront ces
2.11. Les résultats des contrôles sont disponibles rapidement formations continues ou d’adaptation à l’emploi.
pour permettre, le cas échéant, l’application de mesures correctives
adaptées ou le blocage du produit. 3.8. Une formation continue qui inclut les bonnes pratiques est
assurée et son efficacité périodiquement évaluée.
2.12. Les résultats et leur interprétation font l’objet d’une
diffusion régulière auprès du personnel concerné, dans un délai 3.9. Le plan de formation de l’établissement est disponible et
adapté à la maîtrise du procédé. approuvé par son directeur. Les documents attestant des formations
suivies par le personnel sont disponibles.
CHAPITRE III
3.10. Les responsables des différentes activités se tiennent
Personnel informés régulièrement des développements technologiques
concernant leur domaine d’activité.
Principe
3.1. L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts Hygiène et sécurité du personnel
de sang disposent, pour chaque site et pour chaque activité
transfusionnelle, d’un personnel qualifié et en nombre suffisant
3.11. Des mesures d’hygiène, de sécurité, d’habillage du
pour mener à bien toutes les tâches qui lui incombent.
personnel et d’élimination des déchets sont mises en œuvre dans
3.2. Les missions et fonctions individuelles sont clairement chaque secteur. Elles sont documentées, comprises et respectées
comprises par les intéressés, mises par écrit et actualisées. L’étendue par l’ensemble du personnel. Ces instructions écrites en matière
des fonctions et missions conférées à une seule personne n’entraîne de sécurité et d’hygiène sont adaptées aux activités à effectuer et
pas de risque pour la bonne exécution de celles-ci. conformes à la législation et à la réglementation en vigueur
applicables à la sécurité et la santé des travailleurs.
3.3. Un organigramme nominatif détaillant les différentes
activités est établi. Il met en évidence les postes à responsabilité, 3.12. Toute personne pénétrant dans une zone d’accès contrôlé
sans lacune ni double emploi inexpliqué. Il garantit l’indépendance porte des vêtements protecteurs appropriés aux opérations qui s’y
des postes de responsabilité concernant la qualité et évite les conflits déroulent.
d’objectifs, en particulier pour ce qui concerne le contrôle de la
qualité et la préparation. 3.13. Le personnel non autorisé et les visiteurs n’accèdent
qu’aux zones d’accueil et de prélèvement.
3.4. Un document définit précisément les domaines de
compétence et de responsabilité de chaque personne. Une évaluation L’accès aux autres zones, lorsque cela est nécessaire, impose
régulière de la compétence du personnel est réalisée et permet que ces personnes soient accompagnées et que les mesures
l’actualisation de ce document d’habilitation. d’hygiène et de protection appropriées soient respectées.
266 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
3.14. Les risques de contamination du sang, de ses composants 4.6. Les tuyaux et les robinets inamovibles sont clairement
ou des PSL du fait d’une personne souffrant d’une maladie identifiés pour indiquer leur contenu et, le cas échéant, le sens du
contagieuse ou présentant une plaie ouverte sont évalués, et des courant.
mesures adaptées sont mises en œuvre.
4.7. Les installations d’eau distillée et désionisée sont entretenues
3.15. Dans les zones d’activités transfusionnelles, il est interdit et contrôlées conformément à des procédures.
au personnel de manger, de boire, de garder de la nourriture ou
des boissons à usage du personnel ou de fumer. Toute pratique
non hygiénique est prohibée. Zones de conservation
Les locaux et les matériels destinés à des opérations essentielles Zones de laboratoire
pour la qualité et la sécurité du sang, des composants sanguins et
des PSL font l’objet d’une qualification préalable à leur première 4.11. Les zones réservées aux activités de laboratoire sont situées
utilisation, qui est maintenue en état de validité. dans un espace individualisé de toute zone d’activité transfusionnelle
et dans un environnement compatible avec l’activité d’analyses
Les matériels répondent aux exigences des textes en vigueur biologiques.
concernant la protection des personnes, en particulier vis-à-vis des
risques électriques, mécaniques et incendie. 4.12. Une zone de conservation est prévue pour les échantillons
biologiques.
Locaux : Généralités
Zones annexes
4.1. Les locaux et les installations fixes sont entretenus
soigneusement ; les réparations ne présentent aucun risque pour la 4.13. Les zones de repos et de restauration du personnel sont
qualité des produits. Les locaux sont nettoyés et, le cas échéant, séparées des autres zones.
désinfectés selon des procédures écrites.
4.14. Les vestiaires et sanitaires du personnel sont facilement
4.2. L’éclairage, la température, l’humidité et la ventilation sont accessibles et adaptés au nombre d’utilisateurs. Les toilettes ne
appropriés afin de ne pas affecter, directement ou indirectement, communiquent pas directement avec les zones de préparation et
ni les produits durant leur préparation et leur conservation, ni le de conservation.
bon fonctionnement du matériel, ni les résultats des analyses
réalisées sur les échantillons. 4.15. Les ateliers de maintenance sont séparés des zones
d’activités transfusionnelles.
4.3. L’intrusion des insectes et des autres animaux est limitée
par des mesures appropriées aux activités exercées. Les végétaux 4.16. Les animaleries sont séparées des autres zones, avec un
sont interdits, sauf dans les zones d’accueil et administratives. accès distinct pour les animaux et une installation individuelle de
traitement d’air.
4.4. Les locaux sont disposés selon l’ordre logique des opérations
de traitements du sang, des composants sanguins et des PSL et 4.17. Une zone est affectée au stockage des déchets avant
des échantillons et selon les niveaux de propreté appropriée. l’élimination sécurisée des déchets et du matériel à usage unique
utilisé pendant la collecte, le contrôle, la qualification biologique
4.5. La documentation est rangée dans des zones réservées et du don et la préparation, ainsi qu’au sang, aux composants sanguins
accessibles. et aux PSL rejetés.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 267
5.8. Les documents internes sont validés par les personnes • par les établissements de santé disposant de dépôts de sang
autorisées, lors de leur création et de leur mise à jour. De plus, et par l’ETS, lorsqu’il délivre des PSL, de :
tout document qui a une influence sur la qualité et la sécurité des
produits est validé à intervalles réguliers. - l’identification de l’établissement fournisseur du PSL, s’il est
différent de l’établissement de transfusion sanguine producteur ;
Archivage - l’identification du PSL délivré ;
5.9. L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts - l’identification du receveur transfusé ;
de sang s’assurent de la pérennité des données et de la gestion
réglementaire des archives. - pour les PSL non transfusés, la confirmation de la destination
ultérieure ;
5.10. L’ETS et les établissements de santé disposant de dépôts
de sang sélectionnent leur système d’archivage de manière que les - la date de la transfusion ou d’autre destination
données puissent être correctement conservées pendant les périodes (jour/mois/année) ;
requises et restituées dans un délai convenable de façon lisible et
selon une procédure. - le numéro de lot du PSL, s’il y a lieu.
5.11. L’ensemble des documents permet de répondre aux 5.12. Archivage sous-traité à un prestataire :
enquêtes et est tenu à la disposition des autorités compétentes.
Avant toute externalisation de données, il est nécessaire de
Selon les activités exercées, les durées de conservation suivantes s’assurer que l’organisme hébergeur est à même de répondre aux
doivent être respectées : dispositions de l’article 17 de la loi n° 1.165 du 23 décembre 1993
relative à la protection des informations nominatives, modifiée.
a) Conservation pendant au moins quinze ans :
- des données de l’activité de collecte relatives aux informations LIGNE DIRECTRICE RELATIVE A L’ACTIVITE DE
à fournir aux donneurs, aux informations que fournissent les COLLECTE DE SANG HOMOLOGUE
donneurs, y compris leur identification, leurs antécédents médicaux ET DE SES COMPOSANTS
et leur signature ; aux exigences concernant l’admissibilité des
donneurs de sang et de plasma et le dépistage pratiqué sur les Principe
dons de sang ;
Cette ligne directrice s’applique à l’ETS.
- du rapport annuel des activités de l’ETS qui comprend le
nombre total de donneurs, le nombre total de dons, la liste mise Elle a pour objet de fournir un cadre à l’organisation et à la
à jour des dépôts de sang qui font l’objet de distribution ou de réalisation :
délivrance, le cas échéant le nombre total de dons non utilisés, le
nombre de PSL produits, distribués et délivrés par type de PSL, - de l’information et de l’accueil du donneur ;
la fréquence et la prévalence de marqueurs d’infections
transmissibles par transfusion, le nombre de poches de sang, de - de l’identification du donneur et du don, afin d’en assurer le
composants sanguins et de PSL rejetés ainsi que le nombre lien ;
d’incidents graves et d’effets indésirables graves signalés chez un
donneur et les effets indésirables signalés chez un receveur ; - de la sélection, du prélèvement et de la surveillance du
donneur.
- des résultats des analyses pratiquées par le laboratoire de
qualification biologique du don. Ces activités, effectuées dans l’intérêt du receveur, respectent
la sécurité du donneur et sont conformes aux principes éthiques
du bénévolat et de l’anonymat du don, du consentement du donneur
b) Conservation pendant au moins trente ans : et de l’absence de profit.
• par l’ETS de :
I. - Personnel
- l’identification de l’établissement de transfusion sanguine
producteur ; Le personnel de collecte assure la prise en charge de tout
candidat au don de son arrivée à son départ.
- l’identification du donneur de sang ;
Les effectifs sont fonction du nombre de prélèvements ainsi
- l’identification du don ; que du type de don.
- les établissements auxquels les PSL sont distribués, délivrés Chaque équipe de prélèvement est placée sous la responsabilité
ou leur destination ultérieure. d’une personne clairement identifiée.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 269
II. - Locaux, matériel et documents médico-administratifs Le dossier ou la partie du dossier mis à disposition sur le lieu
de collecte contient les informations nécessaires liées à la sécurité
1. Locaux des donneurs et des produits.
Les locaux et véhicules de collecte comprennent des zones Le dossier du donneur est consulté, vérifié et complété à chaque
distinctes : présentation du candidat au don.
- une zone d’accueil ;
3.2. Questionnaire.
- une ou plusieurs zones adaptées à l’entretien et à l’examen
Les renseignements indispensables pour la sélection des donneurs
pré-don disposées et aménagées en vue d’en assurer la
sont recueillis, à l’aide d’un questionnaire prévu par la
confidentialité ;
réglementation en vigueur.
- une zone adaptée au prélèvement ; Il permet de préparer chaque entretien et de susciter d’éventuelles
- une zone de repos adaptée permettant d’allonger un donneur questions du donneur.
sous réserve de dispositions particulières adaptées aux véhicules Les informations et questions qu’il contient permettent
de collecte ; d’identifier les contre-indications médicales au don du sang.
- une zone de collation.
3.3. Fiche de prélèvement.
Pour les collectes mobiles, les véhicules et les salles mises à
disposition répondent au minimum aux notions suivantes : propreté, Une fiche de prélèvement informatisée destinée à suivre le
ventilation, luminosité, sécurité, espace suffisant. donneur pendant les différentes phases du prélèvement sert de
support aux éléments d’identification du donneur ainsi qu’aux
consignes de prélèvement.
2. Matériel
Elle est complétée par les informations générées à l’occasion
L’équipe de collecte dispose du matériel nécessaire à l’examen
du don devant être intégrées au dossier du donneur.
pré-don, au prélèvement et aux soins médicaux, permettant une
prise en charge des donneurs au cours et à l’issue des prélèvements.
3.4. Carte de donneur.
Les boissons ou denrées alimentaires nécessaires à la collation
sont stockées et conservées dans un dispositif de stockage spécifique. Cette carte est établie par l’ETS lors d’un deuxième don après
validation des données immuno-hématologiques.
Les dispositifs de prélèvement utilisés pour le prélèvement de
sang ou des composants sanguins sont marqués CE. Le donneur y est identifié par son nom patronymique, complété,
s’il y a lieu, par son nom d’usage, son ou ses prénom(s), son
Les numéros de lot des dispositifs de prélèvement sont tracés sexe, sa date de naissance, son lieu de naissance, son identifiant
pour chaque poche de sang, de composants sanguins ou de PSL de donneur et, éventuellement, son adresse personnelle.
soit à l’étape du prélèvement, soit à celle de la préparation.
III. - Information, accueil et identification des donneurs
Toute équipe de collecte dispose d’un moyen de communication
avec l’ETS. 1. Information et accueil
3. Documents médico-administratifs Avant le don, lors de l’accueil, une information est fournie au
candidat au don de sang.
3.1. Dossier du donneur.
Elle comporte au minimum les exigences définies ci-dessous :
Les éléments d’identification du donneur sont consignés dans
le dossier informatisé du donneur, où est notamment retracé - des données didactiques précises, compréhensibles par tous,
l’historique des dons avec les informations suivantes : sur les caractéristiques essentielles du sang, sur la procédure du
don de sang, sur les produits dérivés des dons de sang total et
- la date, le type et le numéro de chaque don ; d’aphérèse et sur tous les bénéfices importants apportés aux
patients ;
- les éventuelles contre-indications au don temporaires ou
définitives, indiquées de façon codée ; - les raisons qui justifient l’examen médical, la demande des
antécédents de santé médicaux et le contrôle des dons et la
- les éventuels effets indésirables survenus pendant ou après le signification du consentement éclairé ;
don ;
- l’auto-exclusion, l’exclusion temporaire et permanente et les
- les résultats des analyses biologiques et tests de dépistage raisons de s’abstenir de donner du sang ou des composants sanguins
effectués à l’occasion de dons antérieurs ; lorsqu’il y a un risque pour le receveur ;
- et, le cas échéant, les données participant au suivi médical et - les raisons pour lesquelles le donneur est exclu, qui tiennent
biologique du donneur. à la protection de sa santé ;
En vue d’assurer la confidentialité de ces données, leur contenu, - des informations sur la protection des informations nominatives,
leur mode d’utilisation et le personnel autorisé à les modifier ou notamment celles devant être communiquées en application de
à les consulter sont définis dans une procédure. l’article 14 de la loi n° 1.165 du 23 décembre 1993 relative à la
270 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
protection des informations nominatives, modifiée, ainsi que le fait - le numéro de téléphone personnel et, s’il y a lieu, professionnel.
qu’il n’y aura pas de divulgation non autorisée de l’identité du
donneur, des informations relatives à sa santé, ni des résultats des Une procédure précise les moyens mis en œuvre pour recueillir
examens pratiqués ; et vérifier les informations saisies dans le dossier du donneur, dans
la perspective notamment de permettre sa convocation pour un
- des informations spécifiques sur la nature des procédures que nouveau don, un contrôle ou une enquête.
comportent le don de sang et les risques respectifs qui y sont liés ;
Lors d’un premier don, l’exactitude des éléments d’identification
- la mention de la possibilité qu’ont les candidats de renoncer du candidat au don est vérifiée et un identifiant lui est attribué.
au don avant le début de celui-ci ou de la possibilité de se retirer
ou de s’auto-exclure à tout moment au cours du processus de don Sa procédure d’affectation garantit son caractère unique, non
sans gêne, ni embarras ; réutilisable au sein de l’ETS.
- les raisons pour lesquelles il importe que les donneurs Pour tout candidat au don ainsi que pour tout donneur convoqué
informent l’ETS de tout événement ultérieur pouvant rendre tout pour un contrôle biologique, un identifiant du don ou du prélèvement
don antérieur impropre à la transfusion ; est attribué et enregistré sur la fiche de prélèvement. Le caractère
unique et non réutilisable de l’identifiant est garanti.
- le fait que l’ETS informe le donneur, par une procédure
appropriée, si les résultats des tests révèlent une anomalie pouvant Les identifiants du donneur et du don sont constitués de numéros
avoir des conséquences pour le donneur ; en clair et codés.
- la mention que les résultats des tests de dépistage des La procédure utilisée pour l’apposition des étiquettes portant
marqueurs des virus tels que le VIH, les virus de l’hépatite B et les numéros de don sur la fiche de prélèvement est conçue de
C ou d’autres agents microbiologiques transmissibles par le sang manière à éviter tout risque d’erreur d’identification et de confusion.
entraîneront l’exclusion du donneur et la destruction de l’unité
prélevée ;
IV. - Sélection des donneurs
- la mention de la possibilité qu’a le donneur de poser des
questions à tout moment. Des mesures sont mises en place pour éviter des lieux de
collecte :
En outre, cette information attire l’attention des candidats au
don sur : - où l’exercice du volontariat peut être entravé ;
- les principaux facteurs de risque associés aux maladies - où le don du sang est susceptible d’attirer une population
transmissibles par la transfusion sanguine ; davantage motivée par la perspective d’un dépistage, d’un examen
médical ou d’une collation que par le don.
- l’importance, pour la sécurité transfusionnelle, des questions
qui seront posées lors de l’entretien pré-don et de la sincérité des Les dispositions du présent chapitre s’appliquent sans préjudice
réponses qui seront faites ; des autres textes réglementaires fixant les critères de sélection des
donneurs.
- la conservation d’un échantillon de sang en vue de contrôles
ultérieurs.
1. Entretien et examen pré-don
Cette information est complétée en particulier en ce qui concerne
les conditions du don (limite d’âge et fréquence des dons). Chaque don est obligatoirement précédé d’un entretien, d’une
durée suffisante, avec le candidat au don et de son examen. Ces
L’identification du candidat au don est vérifiée et les documents deux étapes, essentielles en termes de sécurité transfusionnelle,
administratifs constitués ou mis à jour. sont orientées sur la recherche :
Le candidat au don dispose avant le don du temps suffisant et - d’une affection contre-indiquant le prélèvement, dans un souci
d’un espace lui permettant de remplir le questionnaire dans un de protection du donneur ;
contexte de confidentialité adapté.
- d’une affection transmissible par la transfusion, dans un souci
2. Identification du donneur et du don de protection du receveur.
L’identification du donneur requiert les informations suivantes : A cette fin, les conditions dans lesquelles se déroulent l’entretien
et l’examen assurent la confidentialité propice à l’établissement
- son nom patronymique ; d’une relation de confiance et au respect du secret médical.
- prénom(s) ; La sélection des candidats au don s’effectue par la personne
habilitée au regard d’une documentation médico-technique
- nom d’usage ; actualisée.
- sexe ;
Au cours de l’entretien, la personne habilitée pour la sélection
- date et lieu de naissance (ville, département, à défaut pays). des candidats au don :
- évalue l’aptitude au don et la tolérance au prélèvement, en Une numération formule sanguine est réalisée et disponible
particulier en cherchant les données relatives à la sélection du avant chaque don par aphérèse de granulocytes.
donneur incluant les contre-indications au don ;
Un bilan de l’hémostase est disponible avant le premier don
- informe le candidat au don de la possibilité de compléter ou par aphérèse de granulocytes, puis renouvelé à l’occasion de chaque
modifier ses réponses au-delà de l’examen et du prélèvement ; don.
- lors d’un premier don, informe le candidat au don de la 2.5. Dispositions spécifiques au don par aphérèse simple de
technique et de ses conditions de réalisation. globules rouges.
Le candidat au don jugé inapte est informé des motifs de son Une numération globulaire et plaquettaire est réalisée à l’occasion
exclusion et orienté, lorsque cela s’avère nécessaire, vers une de chaque don.
structure de prise en charge médicale. Lorsque le don impose la
modification des caractéristiques du sang, avant le prélèvement, le Un dosage de la ferritine est effectué à l’occasion du premier
médecin informe préalablement le donneur en vue de recueillir don. Si la concentration sanguine en ferritine sur le premier don
son consentement écrit. est inférieure à 20 ng/ml, le donneur est exclu définitivement du
don de globules rouges par aphérèse.
A la fin de l’entretien, le candidat au don appose sa signature
sur la partie du questionnaire prévue à cet effet. Le médecin de prélèvement évalue la nécessité de réaliser un
bilan de l’hémostase.
La personne habilitée à procéder à la sélection des donneurs
contresigne ce document. 3. Règles de prélèvement
2. Contrôles biologiques à l’occasion du don Selon les différents types de dons, la fréquence et l’intervalle
entre deux dons et le volume des prélèvements sont respectées
Dans les cas prévus ci-après, des contrôles biologiques sont conformément à la réglementation en vigueur.
réalisés pour confirmer l’aptitude au don.
Toutefois, à titre exceptionnel, des prélèvements sont effectués
Ces contrôles se distinguent des analyses biologiques et tests en dehors des règles ci-dessus et des différentes contre-indications
de dépistage effectués lors de la qualification du don fixés par médicales, chez les sujets dont le sang ou ses composants présentent
arrêté ministériel pris en application de l’article 10 de la loi n° 1.263 des propriétés ayant un intérêt particulier.
du 23 décembre 2002, modifiée, susvisée.
Les conditions dans lesquelles ces dérogations sont mises en
Ils diffèrent selon le type de don et sont destinés à assurer la œuvre tout en respectant la sécurité du donneur sont définies
protection des donneurs ainsi que la qualité des produits sanguins conformément à la réglementation en vigueur.
préparés à partir de leur prélèvement.
Le don dirigé reste exceptionnel. Seule la nécessité thérapeutique
2.1. Dispositions communes aux dons de sang total et des peut être invoquée pour justifier le non-respect du principe de
composants sanguins cellulaires. l’anonymat du don du sang :
Une mesure permettant de définir la concentration en - groupes rares ;
hémoglobine du candidat au don est effectuée avant chaque don.
- immunisation complexe.
2.2. Dispositions spécifiques au don par aphérèse simple ou
combiné de plaquettes. Le médecin autorisé apprécie au cas par cas les conditions qui
rendent cette opération nécessaire au traitement du malade.
Une numération plaquettaire est disponible avant le premier
don par aphérèse plaquettaire puis au tout début du don pour tous Toute décision de prélever dérogeant aux règles de prélèvement
les dons suivants. est prise par le médecin de prélèvement et enregistrée par lui dans
le dossier du donneur.
Le médecin de prélèvement évalue la nécessité de réaliser un
bilan d’hémostase.
V. - Prélèvement
2.3. Dispositions spécifiques au don par aphérèse simple de
plasma. Des mesures sont prises afin d’éviter :
Un dosage des protéines totales est effectué à l’occasion du - une contamination accidentelle des prélèvements ;
premier don par aphérèse de plasma, puis au moins une fois par
an. La teneur en protéines totales est au minimum de 60 g/l. Les - une dissémination du sang hors du système clos de recueil ;
résultats sont disponibles pour le don suivant. Toute anomalie de
la protéinémie est explorée par électrophorèse des protéines - un incident ou un accident chez le donneur, le personnel ou
plasmatiques. ultérieurement chez le receveur.
- la réalisation de l’entretien et de l’examen pré-don. - remise en cause des réponses apportées aux questions posées
lors de l’entretien pré-don ;
Tout changement de place du donneur impose un nouveau
contrôle. - survenue de symptômes évoquant une maladie ;
Le personnel de prélèvement rappelle au donneur de l’avertir - information qu’il juge utile de transmettre au médecin de
sans retard de toute sensation désagréable survenant au cours du prélèvement.
prélèvement.
La prise en compte, par l’ETS, de l’information post-don est
assurée de façon permanente.
2. Prélèvement et surveillance
5. Incidents et effets indésirables
Le personnel de prélèvement assure la prise en charge du
donneur et la surveillance du bon déroulement du prélèvement. Il Lorsqu’un incident, un effet indésirable survenant au cours ou
est en particulier attentif à l’apparition de signes cliniques à l’issue d’un prélèvement ou une nouvelle information transmise
manifestant une intolérance au don. par le donneur sont susceptibles de mettre en cause la sécurité du
donneur, du personnel ou du sang, des composants sanguins et des
La présence d’un médecin à proximité est indispensable. PSL préparés à partir des différents dons du donneur, une procédure
précise la suite à donner afin que les décisions qui s’imposent
Chaque poche constituant le dispositif de prélèvement et chaque
soient prises dans les délais appropriés.
échantillon biologique sont identifiés pendant le don à l’aide de
l’identifiant unique du don, après vérification de l’adéquation des
identifiants donneur/don. 6. Circuit des produits issus du prélèvement et des échantillons
biologiques
La procédure utilisée pour l’apposition des étiquettes portant
Les produits issus du prélèvement, séparés en fonction de leur
les numéros de don sur les poches de sang et les échantillons de
statut et nature, et les échantillons biologiques sont placés dans
laboratoire est conçue de manière à éviter tout risque d’erreur
des récipients de transport réservés à cet usage.
d’identification et de confusion.
Les produits issus du prélèvement sur lesquels ont été constatées
L’organisation de l’ETS permet que soit assuré le lien des anomalies devant entraîner leur destruction sont isolés, afin
informatique entre l’identifiant du donneur et l’identifiant du don d’être par la suite détruits selon un procédé répondant à la
figurant sur la fiche de prélèvement, les poches prélevées et les réglementation en vigueur.
échantillons biologiques.
Le contenu des échantillons biologiques, prélevés au moment VI. - Comptes rendus d’activité
du don, destinés à la qualification biologique du don et à la
biothèque, ne provient pas de la poche principale de recueil du 1. Comptes rendus de collecte
prélèvement. Les échantillons biologiques sont conservés de
manière adéquate avant la qualification du don. Ces documents permettent au personnel de relater les conditions
de déroulement de chaque collecte et d’établir des tableaux de
A l’arrêt du prélèvement, la poche est soudée avant son bord d’activité pouvant servir à améliorer l’organisation des
conditionnement pour le transport. collectes et la qualité de la sélection des donneurs.
Les comptes rendus, réalisés par le médecin responsable de
3. Repos et collation l’équipe de collecte, comprennent notamment une évaluation du
déroulement et des conditions sanitaires de la collecte. Cette
Après le prélèvement, le donneur observe un temps de repos évaluation ainsi que d’autres facteurs tels que des résultats de
médicalement déterminé, au cours duquel une collation lui est qualification du don ou des données de veille sanitaire permettent
offerte. Ce délai est destiné à prolonger le temps de surveillance le cas échéant de reconsidérer le maintien de la collecte concernée.
du donneur après le prélèvement.
Par ailleurs, la cohérence entre chaque don et les poches
Le lieu de repos n’est pas éloigné du médecin afin de permettre prélevées doit être vérifiée et documentée.
son intervention rapide en cas d’incident.
Le personnel affecté à la collation reçoit une formation lui 2. Comptes rendus de prélèvement par aphérèse
permettant de détecter les premiers signes de malaise, de répondre Pour tout prélèvement par aphérèse, un compte rendu fait
aux éventuelles questions des donneurs et de les orienter vers le apparaître au minimum les points suivants :
médecin dès que leur santé ou la sécurité transfusionnelle sont en
jeu. - l’identifiant du don ;
Ce personnel reçoit également une formation sur l’hygiène - le matériel et les consommables utilisés (nature et le numéro
alimentaire. de lot des solutions injectées) ;
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 273
- l’identité de la personne ayant effectué l’aphérèse ; - l’éventualité d’une exclusion et les raisons pour lesquelles la
procédure de prélèvement ne pourrait être exécutée en cas de risque
- le déroulement de l’aphérèse. pour la santé de l’individu, en sa qualité de donneur ou de receveur
de sang ou de PSL autologues ;
LIGNE DIRECTRICE RELATIVE AUX ACTIVITES - la protection des informations nominatives ; à cet effet lui
EN RAPPORT AVEC UN PROTOCOLE sont notamment communiqués les informations prévues par l’article
DE TRANSFUSION AUTOLOGUE 14 de la loi n° 1.165 du 23 décembre 1993 relative à la protection
des informations nominatives, modifiée, et le fait qu’il n’y aura
Cette ligne directrice s’applique à l’ETS et aux établissements pas de divulgation non autorisée de son identité, des informations
de santé autorisés à conserver et distribuer ou délivrer des PSL. relatives à sa santé ni des résultats des examens biologiques et
des tests de dépistages pratiqués ;
Elle a pour objectif de fournir un cadre à l’organisation générale
des activités de prescription de prélèvement, de prélèvement, de - la nature des procédures que comportent le prélèvement de
préparation, de qualification biologique et de délivrance des PSL sang autologue, les bénéfices, les effets indésirables, les risques
autologues. fréquents ou graves, normalement prévisibles, et les inconvénients
de la transfusion autologue programmée ;
Les autres modalités de la transfusion autologue, dont la
transfusion péri-opératoire, sont exclues du champ de ces lignes - l’éventualité que les PSL autologues ne puissent suffire aux
directrices. exigences de la transfusion autologue prévue, la possibilité
d’indisponibilité des poches prélevées et la possibilité de transfusion
homologue en cours d’intervention ;
I. - Généralités
- les raisons pour lesquelles le sang, ses composants ou les PSL
Les modalités d’application de cette ligne directrice sont établies autologues non utilisés sont écartés et ne pourront servir pour la
selon des protocoles écrits, impliquant les prescripteurs et l’ETS. transfusion d’autres patients ;
Une collaboration étroite entre l’équipe médicale de l’ETS et - l’utilité des analyses biologiques et tests de dépistage préalables
l’équipe médico-chirurgicale de l’établissement de santé est ou à l’occasion des prélèvements et la mention que les résultats
essentielle pour assurer l’information des patients et poser peuvent entraîner son exclusion du processus du prélèvement et
l’indication de la transfusion autologue programmée et du protocole la destruction des poches de sang, des composants sanguins et des
adapté à chaque patient. PSL autologues prélevés.
Des mesures sont mises en œuvre dans les différentes étapes Ces informations donnent lieu à la remise d’une fiche permettant
des activités transfusionnelles en vue d’une transfusion autologue de recueillir le consentement libre et éclairé, écrit et exprès, du
dans l’ETS et dans les établissements de santé, pour éviter les patient ou de son représentant légal au niveau de l’ETS.
risques de confusion entre les PSL autologues et homologues.
Chaque prélèvement est obligatoirement précédé d’une
Les PSL autologues sont strictement réservés à la personne consultation médicale afin d’évaluer la tolérance et l’aptitude au
prélevée et ne peuvent en aucun cas être utilisés pour autrui. Aussi, prélèvement et de rechercher une affection contre-indiquant le
ils sont clairement identifiés comme tels, transportés et délivrés, prélèvement.
séparément des dons de sang homologues de manière à empêcher
la transfusion de ces produits à d’autres patients. Les critères d’admissibilité des donneurs de sang homologue
ne sont pas applicables aux candidats au prélèvement pour
transfusion autologue programmée pour ce qui concerne l’âge, le
II. - Personnel poids, la concentration en hémoglobine, la concentration en
protéines totales et la concentration en plaquettes.
Le personnel assurant les prélèvements autologues dispose de
qualifications prévues par la réglementation en vigueur. Les dispositions du présent chiffre s’appliquent sans préjudice
des autres textes réglementaires fixant les critères de sélection des
patients candidats au prélèvement pour une transfusion autologue
III. - Locaux et matériels programmée.
L’organisation des activités dans l’ETS permet de séparer, de Au cours de la consultation, le médecin de prélèvement :
façon physique et/ou temporelle, les circuits du sang, des composants
sanguins et des PSL autologues de ceux du sang, des composants - s’assure de l’identité du patient, de sa concordance avec les
sanguins et des PSL homologues. informations recueillies ;
A l’issue de l’entretien, le candidat au prélèvement autologue relatives aux analyses biologiques et tests de dépistage fixés par
signe le questionnaire prévu à cet effet. Ce questionnaire est arrêté ministériel pris en application de l’article 10 de la loi n° 1.263
contresigné par la personne habilitée à procéder à la sélection du du 23 décembre 2002, modifiée, susvisée.
candidat au prélèvement autologue qui a obtenu les renseignements
relatifs à l’état de santé et aux antécédents médicaux du donneur. Des algorithmes décisionnels spécifiques à cette qualification
sont mis en œuvre.
Il convient de s’assurer préalablement de la réalisation d’une
numération formule sanguine et, le cas échéant, d’un bilan martial,
lorsque aucun résultat biologique de ce type n’est disponible. VIII. - Distribution et délivrance
La décision définitive de prélever en vue de la transfusion
autologue programmée est une décision médicale du médecin de La délivrance des PSL autologues n’est effectuée que par le
l’ETS fondée sur les données cliniques et paracliniques mises à service de délivrance de l’établissement. Les dépôts de sang
sa disposition. Tout refus ou difficulté dans l’acceptation du n’assurent la mise à disposition des produits autologues qu’en
protocole fera l’objet d’une concertation entre le médecin de l’ETS activité de dépôt de sang relais, après délivrance par l’ETS. Avant
et le médecin prescripteur. de recourir à la délivrance des produits homologues, l’ETS s’assure
qu’aucun PSL autologue dans son stock n’est encore disponible
Le médecin prescripteur et le patient concerné sont informés pour le patient.
dans les plus brefs délais de l’existence d’une contre-indication et
des motifs d’interdiction ou d’interruption du protocole. Les dispositions prévues dans la présente Annexe limitant les
conditions de prescription et de délivrance du plasma frais congelé
V. - Prélèvement homologue ne s’appliquent pas aux plasmas frais congelés
autologues.
Le prélèvement relève de la compétence de l’ETS. Il est réalisé
dans ses locaux. 1. Au niveau de l’ ETS
Les patients et les donneurs ne se trouvent pas simultanément
dans les mêmes zones lors du prélèvement. Les PSL autologues sont délivrés à l’établissement de santé où
se déroule l’intervention chirurgicale du patient. La délivrance est
A l’occasion du premier prélèvement, un identifiant est attribué effectuée à réception de la confirmation de la demande du
au patient inclus dans un protocole de prélèvement. Sa procédure prescripteur.
d’affectation garantit son caractère unique non réutilisable dans
l’ETS. La délivrance est réalisée après contrôle portant sur la
concordance de l’identité du patient, de son identifiant et de
A l’occasion de chaque prélèvement, un identifiant est attribué l’identifiant du prélèvement, entre les mentions indiquées sur la
à celui-ci. Sa procédure d’affection garantit son caractère unique poche de PSL autologue et la prescription. Toute discordance
non réutilisable. empêche la délivrance.
Les identifiants du patient et des prélèvements permettent
d’établir clairement leur caractère autologue de manière à empêcher L’ETS rappelle sur la fiche de délivrance que le statut autologue
tout risque de confusion avec les donneurs et les PSL homologues. d’un PSL n’exonère pas le personnel de la réalisation du contrôle
ultime prétransfusionnel au lit du malade avant toute transfusion
Les dispositifs médicaux de prélèvement du sang et des de concentrés de globules rouges autologues.
composants sanguins autologues ont une présentation permettant
de les différencier de ceux utilisés pour le sang et les composants Concernant les plasmas frais congelés autologues, il convient
sanguins homologues. de les retirer du stock de délivrance à la date de péremption des
concentrés globulaires issus des mêmes prélèvements, excepté en
VI. - Préparation cas de protocole particulier établi entre l’ETS et les médecins
prescripteurs.
La préparation des PSL repose sur l’application de la ligne
directrice relative à la préparation dans le respect des principes de 2. Au niveau de l’établissement de santé
séparation entre le sang, les composants sanguins et les PSL
autologues et les produits homologues.
La transfusion ou la non-transfusion de tout ou une partie des
La cryoconservation des PSL autologues fait l’objet d’un PSL autologues fait l’objet d’une décision médicale.
protocole précis établi entre le médecin prescripteur et l’ETS dans
l’intérêt du patient, face à des situations immunologiques ou L’établissement de santé est tenu de confirmer à l’ETS ayant
pathologiques particulières. réalisé la délivrance la transfusion effective du PSL autologue au
patient.
Les PSL autologues, produits finis, répondent aux caractéristiques
réglementaires. En liaison avec l’ETS, le comité de sécurité transfusionnelle et
d’hémovigilance des établissements de santé disposant de dépôts
VII. - Qualification biologique de sang approuvent les mesures choisies pour assurer la sécurité
du circuit des PSL autologues jusqu’à l’acte transfusionnel. Ces
La qualification biologique repose sur l’application de la ligne mesures définissent aussi les moyens à mettre en œuvre pour
directrice relative à la qualification biologique du don dans le assurer la traçabilité des PSL autologues et l’intégration du mode
respect des dispositions spécifiques à la transfusion autologue de transfusion dans le dossier transfusionnel du receveur.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 275
LIGNE DIRECTRICE RELATIVE A L’ACTIVITE DE L’ensemble des équipements et tous les dispositifs techniques
PRÉPARATION sont utilisés conformément à des procédures validées.
Principe
II. - Préparation
Cette ligne directrice s’applique à l’ETS et, le cas échéant pour
les opérations de décongélation de plasma thérapeutique, aux 1. Généralités
établissements de santé autorisés à conserver et distribuer ou
délivrer des produits sanguins labiles. Elle fournit un cadre à La préparation comporte différents processus qui sont validés
l’organisation générale de la préparation des PSL et s’applique de selon les PSL à obtenir. Des mesures destinées à éviter le risque
la réception des produits issus des prélèvements à la conservation de contamination et de prolifération microbienne sont prises.
des PSL pour délivrance ou distribution.
Lorsque de nouvelles technologies ou de nouveaux concepts
Les méthodes utilisées pour la préparation, le contrôle et la sont utilisés, ceux-ci font l’objet d’une validation par l’ETS et, en
conservation permettent d’obtenir des PSL conformes aux ce qui concerne les PSL, d’une évaluation en vue d’une inscription
spécifications définies dans les caractéristiques des PSL. Certaines par l’autorité compétente désignée par ordonnance souveraine sur
opérations de préparation primaire et secondaire sont réalisées dans la liste fixée par arrêté ministériel pris en application de l’article 11
les secteurs de prélèvement, de délivrance ou de distribution. de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002, modifiée, susvisée.
Elles peuvent alors être placées sous la responsabilité des Pour toutes les techniques standardisées de préparation, les
personnes en charge de ces secteurs qui appliquent les dispositions limites pour chacune des variables susceptibles d’affecter l’efficacité
du présent arrêté. de la préparation et les modes opératoires normalisés sont validés
dans les conditions d’utilisation.
Lorsqu’une opération de préparation d’un produit ne peut être
réalisée techniquement en circuit clos, des mesures particulières Les préparations des PSL de nature différente sont séparées de
sont prises pour éviter les contaminations, en particulier lorsque façon physique ou temporelle.
cette opération est accompagnée d’un mélange de plusieurs dons
en circuit ouvert. Il apporte un niveau de qualité et de sécurité Toutes les poches de sang, de composants sanguins et de PSL
équivalant aux exigences de la ligne directrice de fabrication des aux différents stades de la préparation font l’objet d’un étiquetage
médicaments stériles et de la ligne directrice de fabrication des permettant l’identification du don.
médicaments dérivés du sang des Bonnes Pratiques de Fabrication
prévues à l’article 8 de la loi n° 1.254 du 12 juillet 2002, susvisée. Par ailleurs, la description documentée du process permet
l’identification de toutes les poches de sang, des composants
sanguins et des PSL quelle que soit l’étape à laquelle ils se trouvent.
I. - Locaux
Toutes les précautions sont prises afin de préserver l’intégrité
Les flux du sang, des composants sanguins et des PSL associés et la lisibilité de l’identifiant du don apposé lors du prélèvement.
aux différentes opérations de préparation sont clairement établis,
respectent l’ordre chronologique des différentes phases de traitement Lorsque du sang, des composants sanguins ou des PSL sont
et ne génèrent aucun risque lié à des croisements. transférés dans un nouveau contenant, la traçabilité de ceux-ci est
assurée avant la désolidarisation.
Zone de livraison :
Chaque service où est réalisée une opération de préparation
Une zone est réservée à la livraison du sang et des composants dispose de la liste exhaustive des PSL qui y sont préparés.
sanguins issus du prélèvement. Elle est accessible au personnel
extérieur au service. 2. Produits issus du prélèvement
Zone de réception : Les PSL sont préparés soit à partir de sang total, soit en cours
de prélèvement en recourant à la technique de l’aphérèse.
Une zone est réservée à la réception du sang et des composants
sanguins. Cette zone n’est accessible qu’au personnel autorisé. La préparation et le devenir des PSL dépendent notamment du
volume recueilli, de la durée du prélèvement, du délai et des
Si ces deux zones sont utilisées comme zone de conservation
températures de transport et de conservation entre le prélèvement
dans l’attente de traitement des produits, les conditions de
et la préparation.
conservation du sang et des composants sanguins, en particulier
de température, sont maîtrisées. L’ETS assure la maîtrise de la conservation des produits issus
du prélèvement selon des modalités validées répondant aux
Les zones de livraison et de réception peuvent être situées dans
impératifs de la production, en fonction des opérations devant être
le même local.
effectuées.
Zone de préparation :
Certaines des opérations de préparation nécessitent, selon leur
Cette zone n’est accessible qu’au personnel autorisé. nature, un matériel et un environnement adéquats.
Une zone pour le prélèvement des échantillons en vue des Le texte ci-dessous se limite à la description des opérations les
contrôles de la qualité est individualisée. plus critiques.
276 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Cette opération comporte : Le lien entre les identifiants des dons et l’identifiant du mélange
est assuré.
- un contrôle de cohérence avec les données issues du
prélèvement ; 3.9. Déplasmatisation.
- un contrôle unitaire du sang et des composants sanguins afin La déplasmatisation consiste à éliminer de façon aseptique la
de s’assurer de leur conformité avec les spécificités établies pour majeure partie du plasma d’un composant sanguin cellulaire.
la préparation.
La méthode, le choix et le volume de la solution de lavage
3.2. Séparation. sont adaptés aux spécifications du produit à traiter.
3.5. Connexion stérile. Pour cela, il est fait appel à des opérations :
La congélation des PSL s’effectue selon les exigences détaillées L’étiquetage des PSL est conforme aux dispositions décrites
dans les caractéristiques fixées par arrêté ministériel pris en dans les caractéristiques fixées par arrêté ministériel pris en
application de l’article 11 de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002, application de l’article 11 de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002,
modifiée, susvisée. modifiée, susvisée.
IV. - Contrôle de cohérence Ces différents flux sont décrits dans un document.
La cohérence entre les produits issus du prélèvement et ceux Le nettoyage, les aménagements et les réparations ne présentent
issus de la préparation est contrôlée. aucun risque pour la qualité des analyses biologiques et le traitement
des résultats.
LIGNE DIRECTRICE RELATIVE A L’ACTIVITE La zone d’analyse est organisée en postes de travail disposés
DE QUALIFICATION BIOLOGIQUE DU DON selon l’ordre logique des opérations à réaliser afin de prévenir tout
Principe risque d’erreur et de contamination dans le déroulement des étapes
de l’analyse. Une aire de travail est aménagée pour permettre le
Cette ligne directrice s’applique à l’ETS. traitement des données et des résultats.
- l’ensemble des analyses biologiques obligatoires, systématiques Les méthodologies mises en œuvre pour la qualification
ou non, effectuées sur des échantillons provenant de l’activité de biologique du don imposent, chaque fois que c’est possible,
collecte ; l’automation et l’informatisation des analyses.
- le traitement d’informations disponibles liées au don ou au Lorsque l’informatisation et l’automation ne sont pas possibles,
donneur utiles à la qualification biologique, notamment les données des procédures spécifiques précisent les modalités techniques
administratives et biologiques du donneur, les données de l’entretien d’exécution manuelle des analyses et de saisie des résultats.
pré-don, les informations post-don, les données de vigilance et les
résultats du suivi de la qualité ; En cas de panne des automates ou du système informatique,
le recours à des procédures spécifiques d’exécution manuelle des
- les autres analyses non obligatoires qui permettent de compléter analyses est strictement limité à l’urgence.
les qualifications de PSL, afin de répondre à des utilisations
thérapeutiques spécifiques. L’automation et l’informatisation concernent :
L’ensemble de ces données concourt à l’établissement du statut - le traitement des informations utiles à la qualification biologique
du don. du don liées au don et au donneur ;
La qualification biologique vise plusieurs objectifs : - la gestion, le fonctionnement, la connexion et le contrôle des
automates ;
- assurer la sécurité du receveur vis-à-vis des risques liés à la
compatibilité immuno-hématologique et aux maladies transmissibles
- le contrôle de qualité et les validations des résultats d’analyse ;
par le sang ;
- participer à l’information du donneur lorsque des anomalies - la gestion des données concourant à l’établissement du statut
ou des particularités sont mises en évidence à l’occasion de ces du don et à la mise à jour des informations concernant le donneur ;
analyses ;
- la traçabilité.
- participer au moyen des résultats biologiques recueillis à des
missions de santé publique.
IV. - Gestion des échantillons
I. - Personnel 1. Généralités
Les domaines de compétence spécifiques du responsable du L’échantillon est caractérisé en termes de contenant et de
laboratoire concernent notamment : contenu.
- la conformité aux normes requises par la législation et la Le contenant garantit l’intégrité du contenu, la sécurité du
réglementation en vigueur applicables aux dispositifs de diagnostic personnel et de l’environnement. Il est validé pour le processus
in vitro ; analytique dont il fait l’objet. Il est identifié par un numéro de
don.
- le suivi du contrôle de la qualité et la mise en œuvre des
mesures correctives, si nécessaire. Le format d’identification des échantillons permet de différencier
les échantillons des donneurs, des témoins et des contrôles de
II. - Locaux qualité et ceux des patients, le cas échéant, afin de prévenir tout
risque de confusion.
Les locaux sont organisés de façon à garantir, en particulier :
La prise en charge des échantillons ou des supports permet
- un ordre logique afin de minimiser les contaminations des d’éviter les erreurs techniques et humaines et de minimiser les
échantillons ; risques encourus par le personnel et l’environnement.
- le principe des flux à sens unique : matériel propre/sale, Pour toute analyse automatisée, l’identification positive des
échantillon non testé/testé, dispositifs en stock/dispositifs en cours échantillons à tester est réalisée. La lecture de l’identifiant est
d’utilisation. contrôlée et autovalidée.
278 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
La phase préanalytique englobe les événements partant de la La validation des méthodes vise à établir et garantir les
réception des échantillons au laboratoire jusqu’à la mise à disposition performances du processus analytique.
pour le processus analytique. Les conditions de transport,
conservation et traitement des échantillons durant la phase pré- Avant leur mise en œuvre, les processus de qualification
analytique sont définies et validées pour les analyses à réaliser. biologique des dons sont validés pour un consommable, un réactif,
un matériel donné, une informatique et son paramétrage dans un
Une procédure précise les contrôles à la réception des environnement donné, conformément à un protocole.
échantillons et prévoit l’attitude à adopter en cas de non-conformité.
Toute modification fait l’objet d’une validation qui, dans ce
cas, peut porter sur un ou plusieurs paramètres selon le type et
3. Conditions de conservation l’importance de la modification apportée. Toute validation fait
l’objet d’un rapport signé, daté et archivé.
Un échantillon de chaque don est conservé au minimum jusqu’à
l’étiquetage des produits issus de ce don.
3. La validation analytique
Les conditions de conservation (température, durée) sont validées
pour chaque analyse. La validation analytique est réalisée par le personnel technique
au moyen d’un système automatisé de validation. Elle est tracée
et :
V. - Analyses biologiques
- garantit que les conditions techniques de réalisation des
1. Concept général analyses sont conformes aux procédures ;
Les analyses biologiques à réaliser sur les prélèvements effectués - vérifie que le fonctionnement des processus analytiques est
à l’occasion du don de sang sont fixées par arrêté ministériel pris en conformité avec le système qualité mis en place au sein du
en application de l’article 10 de la loi n° 1.263 du 23 décembre laboratoire.
2002, modifiée, susvisée.
La méthode de maîtrise statistique des processus participe à la
Le don est qualifié sur la base des résultats des analyses validation analytique.
biologiques obligatoires, si nécessaire des analyses complémentaires
La qualité des tests de laboratoire est régulièrement évaluée,
après prise en compte du statut immuno-hématologique du donneur
par la participation à un système de contrôle de qualité externe.
et des résultats antérieurs de la qualification biologique du don ou
du prélèvement de contrôle antérieur, lorsqu’ils existent.
4. La validation biologique
Les modalités techniques de mise en œuvre des analyses et les
algorithmes décisionnels qui les organisent sont respectées. La validation biologique est l’étape ultime de la qualification
qui permet l’étiquetage du produit et la mise à jour des antériorités
Des procédures et algorithmes clairement définis déterminent du statut du donneur. La responsabilité de la validation biologique
la conduite à tenir en cas de discordance avec l’antériorité ou en est assumée par le responsable du laboratoire, au moyen d’un
cas de résultat réactif répétable. Dans ce dernier cas, les dons système automatisé de validation. Cette validation fait l’objet de
concernés sont exclus de l’usage thérapeutique. En outre, une procédures.
exploration complémentaire comprenant des tests de confirmation
appropriés est effectuée. Pour chaque type d’analyse, le résultat interprété issu de la
mise en œuvre de l’algorithme de qualification est confronté avec
Des procédures et des modes opératoires sont rédigés pour les données disponibles rattachées au donneur.
chaque analyse.
En cas d’événement susceptible de remettre en question un
Des procédures de contrôle de détermination du groupe sanguin résultat déjà transféré, une procédure permet le blocage immédiat
décrivent des modalités adaptées à des groupes spécifiques de du sang, des composants sanguins et des PSL correspondant à ce
donneurs (par exemple, personnes effectuant leur premier don). don afin d’empêcher leur distribution, leur délivrance et leur
utilisation.
En cas d’anomalie identifiée sur le lien don-donneur portant
soit sur le don en cours, soit sur le don antérieur, une procédure VI. - Traçabilité
décrit la conduite à tenir pour qualifier le don et définir le statut
du donneur. Le système de traçabilité permet :
Une procédure définit pour chaque analyse les informations qui - par l’identifiant unique du don, de faire le lien entre le don
sont délivrées au donneur en cas de résultat anormal ou de et le résultat d’analyse d’une part, et d’autre part, le donneur et
particularités biologiques. La communication de cette information les résultats des analyses pratiquées sur les dons antérieurs ;
implique notamment le responsable du laboratoire et le médecin
responsable des prélèvements. - d’associer en clair à chaque identifiant unique du don le
résultat interprété de l’analyse mais aussi toutes les données
La qualification biologique du don nécessite la preuve que ce intermédiaires et les identifications des contrôles, témoins,
processus analytique permet d’atteindre les résultats escomptés, à dispositifs critiques et opérateurs ayant participé à la production
savoir : de ces données.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 279
Cette partie s’applique à l’ETS et aux établissements de santé - l’identification de l’établissement de santé demandeur et du
autorisés à conserver et distribuer ou délivrer des PSL. service ;
L’activité de délivrance des PSL est placée sous l’autorité d’un - la signature du prescripteur ;
docteur en médecine ou d’un pharmacien autorisé à exercer en
- l’identification du patient : nom patronymique complété, s’il
Principauté de Monaco.
y a lieu, du nom d’usage, prénom(s), date de naissance, sexe ;
Le personnel possède les qualifications prévues par la
- la date de la prescription ;
réglementation en vigueur.
- la date et l’heure souhaitées pour la délivrance des produits ;
2. Locaux
- le type, la quantité, la qualification et la (les) transformation(s)
Les zones de délivrance et de conservation sont clairement des PSL ;
identifiées et réservées à ces activités et, le cas échéant, aux
activités de distribution et de transformation. - le degré d’urgence transfusionnelle.
La zone de délivrance est située à proximité des lieux de Elle est accompagnée, le cas échéant, des informations cliniques
conservation des PSL. et biologiques utiles en respectant la confidentialité de celles-ci ou
l’existence de protocoles transfusionnels.
Elle fait l’objet d’une signalétique claire pour les usagers et
est aisément accessible. Toute discordance entre la prescription et le protocole établi,
toute indisponibilité d’un PSL fait l’objet d’une concertation entre
La zone de délivrance est organisée de manière à assurer : le service de délivrance et le service de soins. Les modifications
de prescription initiale, hors celles faisant l’objet d’un protocole
- l’accueil pour les personnes étrangères au service ;
transfusionnel validé par l’établissement de santé, seront
- la réception des prescriptions PSL ou des commandes formellement validées par un médecin.
d’approvisionnement ;
Des dispositions sont prises par les établissements de santé afin
- la préparation des commandes de PSL ; de limiter les situations de délivrance en urgence. Les situations
immunologiques complexes font l’objet d’une information au
- les opérations de transformation et, le cas échéant ; service de délivrance afin de prévoir des solutions adaptées.
- la réception de PSL qui entrent en stock ou font l’objet de 3.1.2. La sélection des PSL en vue de la délivrance.
rappel ou de retour.
Pour cette sélection, les résultats des deux déterminations de
Cette zone dispose de moyens de communication rapides adaptés groupage ABO-RH1 (RhD) et phénotype RH-KEL 1 (RhK) réalisées
à l’activité et à l’urgence. sur deux actes de prélèvement différents sont obligatoires.
280 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Les résultats des analyses immuno-hématologiques sont En cas de présence d’anticorps irréguliers antiérythrocytaires
accessibles selon des modalités fixées par la réglementation en dans le concentré de globules rouges ou de plaquettes, les produits
vigueur. sont délivrés selon une procédure permettant d’assurer la sécurité
immunologique de la transfusion.
Le contrôle de la concordance entre les données de l’ordonnance,
des résultats immuno-hématologiques et de l’historique du patient, 3.3. Sélection de concentrés de globules rouges.
lorsqu’il existe, est assuré.
La transfusion de concentrés érythrocytaires est réalisée dans
Les modalités de ce contrôle sont décrites dans un document
le respect de la sécurité immunologique des groupes érythrocytaires.
établi en concertation entre les prescripteurs et le service de
délivrance. Un résultat d’analyse de recherche d’anticorps antiérythrocytaires
est obligatoire pour la sélection de concentrés érythrocytaires. A
Toute discordance entre ces données bloque la sélection et
défaut, un échantillon biologique permettant de réaliser cet examen
impose de contacter le service prescripteur.
accompagne la prescription.
L’historique des transfusions et des résultats immuno-
hématologiques ayant servi à la délivrance est tenu à jour par Le délai habituel de validité de la recherche d’anticorps
l’ETS ou le dépôt de sang. antiérythrocytaires est de trois jours. Sur indication formelle du
prescripteur ou dans le cadre d’un protocole transfusionnel préétabli,
La sélection est assurée selon les modalités décrites dans le en l’absence d’antécédents transfusionnels ou d’autres épisodes
paragraphe 3, à l’aide d’un système informatisé de traitement de immunisants (grossesse, greffe,...) dans les six mois précédents, le
l’information, qui permet de sécuriser la sélection des produits en délai de validité d’une recherche d’anticorps antiérythrocytaires
confrontant : négative peut être porté à vingt et un jours. Des protocoles de
fonctionnement sont établis entre le prescripteur et le laboratoire
- les caractéristiques immuno-hématologiques du patient ; réalisant les épreuves de compatibilité.
- les caractéristiques du PSL à attribuer ; Il est recommandé que les recherches d’anticorps irréguliers
post-transfusionnelles soient réalisées entre un mois et trois mois
- les protocoles transfusionnels, lorsqu’ils existent. après la transfusion.
Une procédure permet d’assurer, en mode dégradé, la sécurité
de la sélection et la traçabilité dans les cas suivants : 3.4. Sélection de concentrés plaquettaires.
Elle rappelle le caractère obligatoire des deux temps du contrôle 3.5. Sélection de concentrés de granulocytes.
ultime prétransfusionnel en présence du malade :
Les indications restrictives de ces produits imposent une étude
- le contrôle ultime de concordance des documents ; du dossier clinique en concertation avec le prescripteur. Ces produits
sont systématiquement irradiés.
- le contrôle ultime de la compatibilité en présence du patient.
La transfusion de tout PSL débute au plus tard dans les six 3.6. Sélection de plasma thérapeutique.
heures qui suivent l’heure de sa réception dans le service de soins,
dans les limites de sa péremption en s’assurant des bonnes De manière générale, la transfusion de plasma thérapeutique
conditions de transport. La date et l’heure de la délivrance sont obéit aux règles de la compatibilité ABO adaptée aux plasmas.
clairement notifiées au service de soins. L’utilisation de plasma thérapeutique est réglementée. Ses
indications font l’objet de recommandations professionnelles et
3.2. Cas particuliers. figurent sur l’ordonnance.
Dans certains cas, les PSL délivrés font l’objet d’une préparation Sauf circonstance exceptionnelle, le plasma thérapeutique est
secondaire ; cette opération est réalisée en conformité avec la ligne délivré décongelé. La délivrance suit immédiatement la
directrice de préparation. décongélation conformément aux caractéristiques des PSL.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 281
4. Transfusion néonatale et pédiatrique La zone de distribution est située à proximité des lieux de
conservation des PSL et est organisée de manière à assurer :
Jusqu’à l’âge de trois mois, la transfusion tient compte du statut
immunitaire de l’enfant et des particularités physiologiques à la - la réception des commandes de distribution ;
période néonatale : ces transfusions sont compatibles avec les
anticorps de la mère et les antigènes érythrocytaires de l’enfant. - la préparation des commandes de PSL.
6. Contrôle et remise des PSL Dans tous les cas, la fonction de conseil transfusionnel est
exercée par une personne aux conditions fixées par la réglementation
Lors de la délivrance, une dernière vérification est faite portant en vigueur.
sur la cohérence entre la prescription médicale, la fiche de
délivrance, les résultats d’immuno-hématologie et les produits Le responsable de la délivrance conjointement avec le
délivrés. La date et l’heure de la délivrance sont enregistrées. responsable du conseil transfusionnel (si cette fonction n’est pas
assurée par la même personne) définissent les modalités d’exercice
En cas de réservation préalable de PSL en vue d’une délivrance, pratique du conseil transfusionnel.
une procédure précise les modalités de cette réservation et les
contrôles à effectuer avant la remise des produits au personnel de
l’établissement de santé ou au prestataire en charge du transport. IV. - Contrôle et gestion des PSL
La remise des PSL à la personne qui assure le transport de ces 1. PSL en stock
produits est réalisée sur la base de tout document (ordonnance,
Une composition des stocks comprenant un seuil minimum est
copie de l’ordonnance, carte de groupe, bon de transport...)
définie en fonction des besoins. Des états et des inventaires sont
permettant l’identification du receveur. En urgence vitale et urgence
établis selon des périodicités prédéfinies.
vitale immédiate, il peut être dérogé à cette exigence.
Si un réseau de transport automatisé relie l’ETS et l’établissement 2. Retour des produits restés conformes
de santé, ce dispositif fait l’objet d’une qualification. Le document
décrivant l’architecture du système doit être tenu à jour. La remise en stock de PSL distribués ou délivrés n’est possible
qu’avec la preuve de leur maintien dans des conditions de
conservation réglementaires.
II. - Distribution
Pour les dépôts de sang, la convention précise les conditions
Cette partie s’applique à l’ETS. de reprise de ces produits. La remise en stock de ces produits
engage la responsabilité des partenaires et fait l’objet d’une
1. Personnel procédure.
Le personnel possède les qualifications prévues par la 3. Retour des produits devenus non conformes
réglementation en vigueur.
Il s’agit de PSL périmés, altérés, détériorés, souillés, non utilisés
2. Locaux dans les délais réglementaires.
Les zones de distribution et de conservation sont clairement Ces produits sont à retourner à l’ETS à fin de destruction.
identifiées et réservées à ces activités et, le cas échéant, aux
activités de préparation secondaire ou de délivrance. A réception, l’ETS enregistre ce retour et la cause correspondante.
282 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
A défaut, l’établissement de santé communique à l’ETS - la validation initiale et celle des évolutions, conjointement
l’identification (numéro et nature du produit), la cause et la date avec le responsable de l’activité transfusionnelle concernée ;
de destruction du produit. Ce dernier prend, en concertation avec
les responsables concernés et notamment le comité de sécurité - l’organisation des moyens physiques et logiques garantissant
transfusionnelle et d’hémovigilance, les mesures adaptées pour la sécurité du système d’information ;
réduire le nombre des produits détruits.
- la documentation et l’assistance aux utilisateurs,
4. Rappel des produits et garantit(ssent) que les fonctions du système d’information
permettent le respect de la réglementation en vigueur.
Des produits peuvent être retournés à l’ETS ou au dépôt de
sang à sa demande. Suivant la cause du rappel ils sont remis en 2. Fournisseurs
stock, mis en quarantaine ou détruits.
Lorsqu’il est fait appel à une entreprise extérieure pour une
5. Confirmation de la transfusion prestation de service dans le domaine informatique, un accord écrit
précise entre autres :
Le lien entre le produit délivré et le receveur effectif est établi
par la personne ayant effectué la transfusion. La confirmation de - que le personnel intervenant de cet organisme est soumis aux
la transfusion consiste à enregistrer ce lien ou le devenir du produit règles du secret professionnel ;
non transfusé.
- que les moyens nécessaires sont mis en œuvre pour assurer
Cette information est enregistrée et transmise selon des modalités la protection et la confidentialité des données ;
définies entre l’établissement de santé et l’ETS.
- que chaque intervention effectuée sur place ou à distance par
La finalité de cette opération est la mise à jour des fichiers télémaintenance est réalisée, à la demande du responsable du
receveurs de l’établissement de santé et de l’ETS. Cette opération système d’information, par du personnel autorisé et identifié. Elle
de traçabilité peut être réalisée par des moyens informatiques. est documentée, comporte l’identification de l’intervenant et est
adressée au responsable du système.
Le système d’information intègre, par nature, toutes les données - dans le cas où les informations nominatives peuvent être
informatiques de l’organisation. Les données du système impactées, les dispositions prévues aux troisième, quatrième et
d’information non informatisées agissent sur le système informatique cinquième alinéas de l’article 17 de la loi n° 1.165 du 23 décembre
par le biais des utilisateurs. 1993 relative à la protection des informations nominatives, modifiée,
sont respectées.
Le système d’information participe aux activités transfusionnelles
(prélèvement, préparation, qualification biologique du don,
distribution et délivrance) et permet les articulations entre ces II. - Locaux
activités et celles, d’autres domaines, imposées par la Le matériel est installé dans des locaux permettant de garantir
réglementation. la sécurité physique et logique des équipements et des données.
Une procédure est établie pour l’octroi, le retrait et le changement La validation débute lorsque la décision d’acquérir un nouveau
de l’autorisation d’introduire, de transférer, de modifier ou de système ou de mettre en œuvre un nouveau processus est prise.
détruire les données, y compris pour la modification des mots de
passe personnels. Elle inclut les étapes suivantes :
Le système permet un contrôle de saisie des données. 1. La rédaction du cahier des charges
Le système enregistre l’identité des opérateurs qui introduisent, Il s’agit de la description précise des spécifications exprimées
transfèrent, modifient ou détruisent toute donnée. Toute modification par les utilisateurs.
de données est tracée.
2. Le choix du système
2. Disponibilité des données
Ce choix est réalisé après envoi du cahier des charges aux
La pérennité des données est garantie. fournisseurs, analyse de leurs réponses et, le cas échéant, des
rapports d’audit. La garantie que les matériels, logiciels (applications
La disponibilité des données est compatible avec l’exercice des et systèmes d’exploitation) ont été conçus et produits conformément
activités transfusionnelles. à un système d’assurance de la qualité est recherchée. Un protocole
de qualification de conception est établi. Ce protocole est un
Chaque fois qu’une donnée est acquise, transférée ou élément du plan de validation.
transformée, le système met en jeu des contrôles de cohérence
entre la donnée initiale, d’une part, et la donnée acquise, transférée 3. L’analyse de risques
ou transformée, d’autre part.
Il s’agit de l’évaluation documentée et argumentée des risques
Les données sont protégées contre les dommages accidentels associés au système.
ou volontaires.
L’analyse des risques comprend et distingue :
Les données stockées sont contrôlées en vue de garantir leur
accessibilité et leur intégrité. Si des modifications de l’équipement - les risques informatiques ;
informatique ou de ses programmes sont proposées, les contrôles
susmentionnés sont effectués à une fréquence appropriée au support - les risques processus.
du stockage de l’information.
L’analyse des risques définit des niveaux de gravité, les impacts
Le système est capable de restituer en clair toutes les entrées, sur la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données.
transferts, modifications et destructions de données. Les procédures
de sauvegarde et de restauration sont régulièrement soumises à un L’analyse des risques comporte également une analyse d’impact
contrôle de fiabilité. La procédure de sauvegarde prévient toute relative à la protection des informations nominatives au regard des
perte ou détérioration de données en cas d’indisponibilités ou de dispositions de l’article 17 de la loi n° 1.165 du 23 décembre 1993
défaillances de fonctions tant prévues qu’imprévues. relative à la protection des informations nominatives, modifiée.
Section III : De la fréquence des prélèvements Pour les prélèvements en aphérèse simple de globules rouges,
le volume de sang total du donneur est égal ou supérieur à 5 litres.
ART. 4.
Sur une période de douze mois, avec une tolérance de quinze Section VI : Des caractéristiques biologiques du donneur
jours, le nombre de dons, tout type confondu, est inférieur ou égal
à vingt-quatre. ART. 7.
Le nombre d’unités de concentrés de globules rouges prélevés Le taux d’hémoglobine est au minimum de :
en sang total et/ou par aphérèse est inférieur ou égal à six par an
pour les hommes et quatre par an pour les femmes. - 120 g/l pour les femmes et 130 g/l pour les hommes pour
tout don cellulaire ;
Le nombre de dons de concentrés plaquettaires par aphérèse
est inférieur ou égal à douze par an pour les hommes et les - 140 g/l pour les hommes et les femmes pour les dons en
femmes. aphérèse simple de globules rouges ;
Le nombre de dons de plasma est inférieur ou égal à vingt-
quatre par an pour les hommes et les femmes. - 120 g/l pour les femmes et 130 g/l pour les hommes pour
les dons de plasma et, en dessous de ces valeurs, le prélèvement
Le nombre de dons de granulocytes par aphérèse est inférieur est laissé à l’appréciation du médecin de l’établissement de
ou égal à deux pour les hommes et les femmes et peut être porté transfusion sanguine.
à quatre en cas de nécessité thérapeutique, appréciée par le médecin
de l’établissement de transfusion sanguine. Pour le don de plaquettes, la numération plaquettaire est
supérieure ou égale à 150 × 109 /l, avec une dérogation possible
Section IV : Du volume des prélèvements pour les donneurs HLA et HPA compatibles, selon l’appréciation
du médecin de l’établissement de transfusion sanguine.
ART. 5.
Le taux de protides est supérieur ou égal à 60 g/l pour les
Lors d’un prélèvement de sang total, le volume prélevé, hors dons de plasma et les dons de plaquettes.
échantillons et anticoagulants, est inférieur ou égal à 13 % du
volume sanguin total estimé du donneur, sans toutefois dépasser La poursuite des dons en aphérèse simple de globules rouges
500 ml. ne peut être effectuée que si la ferritinémie réalisée à l’occasion
du premier don en aphérèse simple de globules rouges est supérieure
Lors d’un prélèvement d’aphérèse cellulaire, le volume total à 20 ng/ml.
des constituants sanguins prélevés, hors échantillons et
anticoagulants, est inférieur ou égal à 13 % du volume sanguin
total estimé du donneur, sans toutefois dépasser 650 ml. Section VII : Dispositions spécifiques aux prélèvements de
plasma destiné au fractionnement
Lors d’un prélèvement d’aphérèse plasmatique, le volume
prélevé, hors échantillons et anticoagulants est inférieur ou égal à ART. 8.
16 % du volume sanguin total estimé du donneur, sans toutefois
dépasser 750 ml. Les contre-indications indiquées à l’Annexe III par un astérisque
(*) ne sont pas applicables aux prélèvements de plasma destiné
Pour tout prélèvement, au-delà de 40 ml, le volume au fractionnement.
supplémentaire d’échantillons est soustrait du volume total prélevé.
Section V : Des caractéristiques cliniques du donneur Section VIII : Dispositions spécifiques aux prélèvements
de sang rare
ART. 6.
ART. 9.
Lors de l’entretien préalable au don, il appartient à la personne
habilitée à procéder à la sélection des donneurs d’apprécier la Un prélèvement peut être effectué à titre exceptionnel :
possibilité d’un don au regard des contre-indications et de leur
durée, de leur antériorité et de leur évolution, grâce à des questions - pour des motifs d’urgence thérapeutique et lorsque la
complémentaires au questionnaire préalable au don prévu à l’article compatibilité tissulaire l’exige ;
premier.
- pour assurer notamment la couverture transfusionnelle de
Le prélèvement n’est pas autorisé si le défaut de compréhension certains patients présentant une immunisation complexe ou un
du candidat au don présente un risque de réponse insuffisante ou phénotype rare, lorsque la recherche de produits adaptés pour ces
inadaptée. patients a conduit à sélectionner des donneurs présentant certaines
contre-indications ;
Le candidat est ajourné du don s’il présente une contre-
indication mentionnée dans l’un des tableaux figurant en annexe III.
- pour les phénotypes érythrocytaires rares, et les besoins
En fonction de situations épidémiologiques particulières ou de exprimés par l’organisme de conservation de phénotypes rares.
données de l’hémovigilance, des contre-indications au don de sang
peuvent être modifiées, ajoutées ou supprimées. Ces cas constituent des éléments d’appréciation de la nécessité
à déroger aux règles de prélèvement et aux critères de sélection
Un poids minimum de 50 kg est requis pour tout type de don. des donneurs définis au chapitre I et en annexe III.
286 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Le médecin en charge des prélèvements définit au cas par cas - les prélèvements destinés à la recherche en laboratoire, hormis
les dérogations aux règles de prélèvement qu’il autorise, en matière la recherche sur les personnes : les donneurs sont sélectionnés en
de limite d’âge, de volume de prélèvement, du poids du candidat fonction des besoins exprimés dans une convention spécifique
et de l’intervalle entre les dons, en respectant les règles rappelées passée entre l’établissement de transfusion sanguine et le laboratoire
ci-dessous : concerné, dans le respect de la sécurité du donneur.
- en dehors des limites d’âge, du volume et de l’intervalle des
dons prévu au chapitre I et en annexe II, la possibilité de prélever ART. 11.
un candidat au don est laissée à l’appréciation du médecin de Les candidats au don sont soumis à une procédure d’accueil
l’établissement de transfusion sanguine et est appréciée en fonction identique à celle mise en place pour un don à usage thérapeutique.
de la tolérance clinique et biologique du candidat au don. Pour un
mineur, le consentement des titulaires de l’autorité parentale est Les critères d’acceptation du don de sang à usage non
requis, le refus du mineur faisant obstacle au prélèvement ; thérapeutique peuvent être élargis en fonction de la destination du
- le prélèvement des donneurs pesant moins de 50 kg est laissé prélèvement.
à l’appréciation du médecin de l’établissement de transfusion
sanguine, à condition que, pour un don de sang total, le volume ART. 12.
prélevé ne dépasse pas 13 % du volume sanguin estimé.
La fréquence, l’intervalle entre les dons et les volumes prélevés
Lorsque la dérogation concerne l’identification d’un possible sont identiques à ceux réalisés dans le cadre du don homologue.
risque de maladie transmissible, des procédures spécifiques précisent
les conditions de prélèvement, de préparation, de qualification, de En cas de prélèvement fractionné, inférieur au volume
conservation, de transport et de délivrance des produits sanguins habituellement prélevé chez un donneur de sang, le volume total
labiles. prélevé sur une période donnée ne doit jamais être supérieur à
celui autorisé pour les dons à usage thérapeutique sur une même
Dans ce cas, chaque fois qu’une dérogation d’utilisation du période. Ces dispositions s’appliquent aux dons de sang total, par
produit sanguin labile est envisagée, la décision de prélever est plasmaphérèse et par aphérèse cellulaire.
prise conjointement par le médecin responsable du prélèvement de
l’établissement de transfusion sanguine, le médecin responsable de Par dérogation aux dispositions prévues au chapitre I, au cas
la distribution et de la délivrance et, le cas échéant, par le où il est envisagé de prélever des sujets de moins de 50 kg, le
correspondant de l’organisme de conservation de phénotypes rares. volume maximum de sang total prélevé ne dépasse jamais 13 %
du volume sanguin total estimé à partir du poids du donneur. Le
Un contrôle post-don, biologique ou clinique adapté, lorsqu’il
prélèvement de ces donneurs est laissé à l’appréciation du médecin
est possible ou indiqué, est réalisé chez le donneur ayant présenté
responsable du prélèvement de l’établissement de transfusion
un facteur de risque de maladie transmissible. Les résultats sont
sanguine.
transmis, le cas échéant, à l’organisme de conservation de
phénotypes rares.
ART. 13.
En dehors des contre-indications visées au paragraphe précédent,
toute autre contre-indication peut être examinée au cas par cas, si Les contre-indications au don destinées à protéger la santé du
celle-ci toutefois ne met pas en cause la sécurité du donneur. La donneur, figurant en annexe III, s’appliquent aux prélèvements à
décision de prélever dans un cadre dérogatoire est prise usage non thérapeutique. Cependant, le médecin responsable du
conjointement par le médecin en charge du prélèvement et le prélèvement de l’établissement de transfusion sanguine tiendra
médecin responsable du prélèvement de l’établissement de compte, pour son appréciation, du volume prélevé, de la nature et
transfusion sanguine, après évaluation de l’aptitude clinique et/ou de la fréquence.
biologique du candidat au don.
Les contre-indications au don destinées à protéger la santé du
Section IX : Dispositions spécifiques aux prélèvements receveur, figurant en annexe III, ne s’appliquent pas au prélèvement
non thérapeutiques à usage non thérapeutique.
ART. 10. Les donneurs présentant un marqueur positif des virus VIH,
VHC, VHB (antigène HBs) sont contre-indiqués pour le don à
Les prélèvements non thérapeutiques concernent tout type de usage non thérapeutique.
produits sanguins labiles et échantillons issus d’un don de sang
homologue, prélevés par l’établissement de transfusion sanguine,
quels que soient leurs modes de conditionnement. ART. 14.
On distingue trois types de prélèvements non thérapeutiques : Par dérogation aux dispositions des articles 11 à 13, pour des
raisons d’intérêt scientifique et/ou d’obtention de réactifs, en cas
- les prélèvements destinés à l’enseignement : les donneurs sont de marqueurs positifs des virus VIH, VHC, VHB (antigène HBs),
sélectionnés de la même manière que pour un don à usage certains prélèvements peuvent, de manière exceptionnelle, être
thérapeutique ; réalisés dans le cadre de procédures et de conventions spécifiques
qui définissent précisément les conditions :
- les prélèvements destinés à la fabrication de dispositifs
médicaux de diagnostic in vitro ou à la réalisation de tests et - de sélection des donneurs ;
d’analyses de biologie médicale : ces prélèvements sont gérés par
les dispositions de la présente section, à l’exception de celles - de l’information du donneur et du recueil éclairé de son
relatives aux prélèvements dérogatoires prévues à l’article 14 ; consentement ;
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 287
En cas de maladie cardiaque, le médecin de l’établissement de a) La détermination du groupe ABO et du groupe Rh(D), ce
transfusion sanguine apprécie la possibilité de prélever en fonction dernier étant encore dénommé Rh 1 (RH1) ;
du contexte clinique de prélèvement de sang.
b) La détermination du phénotype Rh : C(RH2), E(RH3), c(RH4)
et e(RH5) et Kell(KEL1) lors des deux premiers dons ;
En cas d’infection bactérienne, le prélèvement est contre-indiqué
pendant une période laissée à l’appréciation du médecin de
2. La recherche des anticorps anti-érythrocytaires pouvant avoir
l’établissement de transfusion sanguine.
une incidence clinique transfusionnelle ;
La contre-indication en cas d’anémie est laissée à l’appréciation 3. La détection des anticorps anti-A et anti-B immuns ;
du médecin de l’établissement de transfusion sanguine.
4. Le dosage de l’hémoglobine ;
Il est également contre-indiqué de manière permanente en cas
de décompensation neurologique et pathologie d’hémostase et 5. Les tests et analyses biologiques suivants en vue du dépistage
coagulopathie. de maladies transmissibles :
Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à a) Le dépistage sérologique de la syphilis ;
l’application des dispositions des articles 24 et 25.
b) La détection de l’antigène HBs ;
Section XI : Dispositions relatives aux donneurs porteurs
d’hémochromatose génétique c) La détection des anticorps anti-VIH 1 et anti-VIH 2 ;
- le prélèvement est fait sur un site transfusionnel comprenant i) La détection des anticorps anti-Trypanosoma cruzi, en fonction
un centre de santé ; des facteurs de risque recherchés lors de l’entretien prévu à l’article
premier .
- le prélèvement est fait en collaboration avec l’équipe médicale
assurant le suivi du patient ; ART. 18.
- le don respecte les critères de sélection fixés au chapitre I. Le sang ou ses composants ne peuvent être utilisés en vue de
Le médecin de l’établissement de transfusion sanguine peut décider préparer des produits sanguins labiles destinés à un usage
de déroger aux dispositions relatives aux intervalles entre deux thérapeutique direct que si les résultats des tests de dépistage prévus
dons et au nombre de dons par an. au 5 de l’article 17 sont négatifs.
288 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Section II - En vue de la préparation de produits intermédiaires - test de détection des anticorps anti-HBc, mentionné au g du
ou de médicaments dérivés du sang 5 de l’article 17, à condition que ce prélèvement présente un
résultat positif pour le dépistage des anticorps anti-HBs.
ART. 19.
La décision d’effectuer le prélèvement est prise conjointement
L’établissement de transfusion sanguine collectant le sang et ses par le médecin prescripteur et par le médecin responsable des
composants, qui prépare, outre des produits sanguins labiles à usage prélèvements de l’établissement de transfusion sanguine. Elle est
thérapeutique direct, des produits sanguins labiles destinés à la prise après évaluation des antécédents du patient et compte tenu
préparation de produits intermédiaires ou de médicaments dérivés des données diagnostiques complémentaires de son examen clinique
du sang, applique à tous les prélèvements correspondants l’ensemble et biologique.
des dispositions des articles 17 et 18.
ART. 24.
Le sang ou ses composants ne peuvent être utilisés aux fins
mentionnées au précédent alinéa que si les résultats des tests de Par dérogation aux dispositions des articles 17 et 18 et à la
dépistage au 5 de l’article 17 sont négatifs. seule condition que le patient se trouve dans une situation d’impasse
thérapeutique, peut être prélevé, en vue de préparer des produits
sanguins labiles destinés à la transfusion autologue, le sang ou ses
Section III - En vue de la préparation des dispositifs médicaux composants pour lesquels le résultat des tests de dépistage ci-après
de diagnostic in vitro est positif :
- au niveau de l’établissement de santé, le circuit des produits l’exception des tests de détection des anticorps anti-VIH-1 et anti-
autologues concernés, les conditions de transport, la réception, la VIH-2, qui doivent toujours être effectués et dont le résultat doit
conservation des produits et les conditions de l’acte transfusionnel ; être négatif :
- le retour systématique des produits sanguins labiles autologues 1. Le prélèvement de sang ou de ses composants doit présenter
non utilisés par l’établissement de santé à l’établissement de un groupe sanguin caractérisé par l’absence d’un antigène de
transfusion sanguine. fréquence élevée dans la population dès lors que la fréquence du
groupe sanguin ainsi caractérisé est inférieure à 4 p. 1 000 ;
Cette procédure identifie deux responsables de la mise en œuvre
de la procédure, médecins ou pharmaciens, l’un dans l’établissement 2. Aucun produit équivalent n’existe ou n’est disponible dans
de transfusion sanguine, l’autre dans l’établissement de santé. des délais compatibles avec l’état du malade ;
Cette procédure individuelle doit être cosignée par le directeur 3. L’administration du produit sanguin labile préparé à partir du
de l’établissement de santé et par le directeur de l’établissement prélèvement doit impérativement répondre à un besoin thérapeutique
de transfusion sanguine concernés. Le correspondant dont l’urgence et la gravité sont appréciées par le médecin
d’hémovigilance doit en être informé. prescripteur ;
ART. 26.
ART. 30.
Peut être utilisé pour préparer des concentrés de granulocytes
d’aphérèse un prélèvement de composants du sang sur lequel le Par dérogation à l’article 20, un dispositif médical de diagnostic
résultat du dépistage génomique viral du VIH1 et du VHC n’est in vitro peut être fabriqué à partir d’un prélèvement contenant un
pas encore connu. ou plusieurs anticorps ou antigènes recherchés par les tests et
analyses mentionnés audit article et nécessaires à l’usage de ce
dispositif médical de diagnostic in vitro, à condition que le
ART. 27. prélèvement ait subi une inactivation virale.
Peut être utilisé pour préparer des concentrés plaquettaires ayant
un phénotype spécifique dans le système plaquettaire ou dans le CHAPITRE III
système HLA un prélèvement de sang ou de ses composants, sur
lequel le résultat du dépistage génomique viral du VIH-1 et du
DISPOSITIONS FINALES
VHC n’est pas encore connu.
ART. 31.
ART. 28.
Les conditions ci-après sont requises pour les utilisations de Sont abrogés :
sang ou de ses composants prévues aux articles 26 et 27 :
- l’arrêté ministériel n° 97-215 du 23 avril 1997, modifié,
1. Aucun produit équivalent n’existe ou n’est disponible dans susvisé, à l’exception de ses dispositions en tant qu’elles concernent
des délais compatibles avec l’état du malade ; les cellules souches hématopoïétiques ou les cellules somatiques
mononucléées destinées à la réalisation de préparations cellulaires ;
2. L’administration du produit sanguin labile préparé à partir du
prélèvement doit impérativement répondre à un besoin thérapeutique - l’arrêté ministériel n° 97-216 du 23 avril 1997, modifié,
dont l’urgence et la gravité sont appréciées par le médecin susvisé ;
prescripteur ;
- l’arrêté ministériel n° 97-217 du 23 avril 1997, susvisé.
3. Le médecin prescripteur ne peut administrer le produit sanguin
labile préparé à partir du prélèvement qu’après avoir recherché,
ART. 32.
dans toute la mesure du possible, le consentement éclairé du malade
ou, à défaut, de sa famille. Le Conseiller de Gouvernement pour les Affaires Sociales et
la Santé est chargé de l’exécution du présent arrêté.
ART. 29.
Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le deux février
Peut être utilisé pour préparer des produits sanguins labiles à deux mille quinze.
usage thérapeutique direct, sous réserve que les conditions prévues
ci-après soient respectées, un prélèvement de sang ou de ses Le Ministre d’Etat,
composants sur lequel n’ont pas été effectués tous les tests M. ROGER.
mentionnés au 5 de l’article 17, ou pour lesquels les résultats de
ces tests ne sont pas connus ou ne sont pas tous négatifs, à
290 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
ANNEXE I
ANNEXE II
Don Plasma 2 2 2 2 2 2 2 2
G¶DSKpUqVH Granulocytes 4 4 2 4 4 4 4 4
simple
Aphérèse
16 4 2 4 16 4 16 16
simple de GR
Plaquettes +
4 4 2 4 4 4 4 4
Plasma
Don
G¶DSKpUqVH Plaquettes +
8 4 2 4 8 4 8 8
combinée GR
Plasma + GR 8 4 2 4 8 4 8 8
294 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
ANNEXE III
6. L’évaluation et l’exploitation des signalements et déclarations différents intervenants et veille au respect des procédures de
mentionnés aux 1, 2, 3 et 4 ci-avant en vue de tirer les conséquences surveillance organisées par la présente section. Elle prend, le cas
de ces incidents, effets ou informations ; échéant, les mesures appropriées en vue d’assurer la sécurité
transfusionnelle ou saisit les autorités compétentes.
7. La réalisation de toutes études ou tous travaux concernant
les incidents ou les risques d’incidents, les effets indésirables et Pour l’exercice de cette mission, la Direction de l’Action
les informations post-don liés aux activités précitées. Sanitaire et Sociale est destinataire des documents et informations
suivants :
Elle comporte en outre le recueil, la conservation et l’accessibilité
des informations relatives à l’épidémiologie des donneurs de sang 1. Dans les conditions prévues aux articles 28 et 29, des
et des candidats à la transfusion autologue programmée. déclarations d’incident grave, d’effet indésirable grave survenu chez
les donneurs de sang et d’effet indésirable survenu chez les
ART. 2. receveurs de produits sanguins labiles ainsi que des déclarations
Pour l’application de la présente section, on entend par : d’informations post-don ;
1. Effet indésirable : la réaction nocive survenue chez les 2. De toute information recueillie, lors des différentes étapes de
donneurs et liée ou susceptible d’être liée aux prélèvements de la chaîne transfusionnelle, susceptible de compromettre la qualité
sang ou survenue chez les receveurs et liée ou susceptible d’être et la sécurité des produits sanguins labiles ;
liée à l’administration d’un produit sanguin labile ;
3. Des données issues de la surveillance épidémiologique des
2. Effet indésirable grave : l’effet indésirable entraînant la mort donneurs de sang et des candidats à la transfusion autologue
ou mettant la vie en danger, entraînant une invalidité ou une programmée.
incapacité, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation ou
tout autre état morbide ; La Direction de l’Action Sanitaire et Sociale procède, en outre,
ou fait procéder à des enquêtes épidémiologiques, à des études
3. Incident : l’incident lié aux prélèvements de sang, à la relatives au prélèvement, à la qualification biologique du don, à
qualification biologique du don, à la préparation, à la conservation, la préparation et aux conditions d’utilisation des produits sanguins
au transport, à la distribution, à la délivrance, à la réalisation des labiles et à toute recherche utile à l’hémovigilance.
analyses prétransfusionnelles ou à l’utilisation de produits sanguins
labiles, au retard ou à l’absence de leur transfusion, dû à un ART. 5.
accident ou une erreur, susceptible d’affecter la sécurité ou la
qualité de ces produits et d’entraîner des effets indésirables ; les La Direction de l’Action Sanitaire et Sociale communique à
dysfonctionnements associés aux systèmes d’information et à l’établissement de transfusion sanguine les informations relatives
l’identification des patients sont également des incidents dès lors à la sécurité et à la qualité des produits sanguins labiles provenant
qu’ils sont susceptibles d’affecter la sécurité ou la qualité des du système d’hémovigilance et des autres systèmes de vigilance.
produits et d’entraîner des effets indésirables ;
4. Incident grave : l’incident susceptible d’entraîner des effets ART. 6.
indésirables graves ; La Direction de l’Action Sanitaire et Sociale établit annuellement
5. Information post-don : information concernant le donneur ou un rapport de synthèse relatif à l’hémovigilance et à la sécurité
le don, découverte après un don et susceptible de compromettre transfusionnelle, lequel est adressé au Ministre d’Etat au plus tard
la qualité ou la sécurité des produits sanguins issus de ce don ou le 30 juin de l’année suivante.
de dons antérieurs.
Section IV - Du rôle de l’établissement de transfusion sanguine
Section II - Du système national d’hémovigilance
et de sécurité transfusionnelle ART. 7.
ART. 3. L’établissement de transfusion sanguine est tenu de recueillir et
de conserver, pour chaque unité de produit sanguin labile dont il
Le système national d’hémovigilance et de sécurité assure la préparation, les informations suivantes :
transfusionnelle comprend :
- la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale ; 1. L’identification du don de sang ou de composants du sang
dont sont issues l’unité et l’identification du donneur ;
- l’établissement de transfusion sanguine ;
2. Les résultats des analyses biologiques et des tests de dépistage
- les établissements de santé ; auxquels il a été procédé sur le don ;
- tout professionnel de santé.
3. L’identification de l’établissement de transfusion sanguine
destinataire de l’unité préparée, lorsque celle-ci a été distribuée à
Section III - Du rôle de la Direction de l’Action Sanitaire un autre établissement de transfusion sanguine.
et Sociale
ART. 4. ART. 8.
La Direction de l’Action Sanitaire et Sociale assure la mise en L’établissement de transfusion sanguine est tenu de recueillir et
œuvre de l’hémovigilance et de la sécurité transfusionnelle. Elle de conserver, pour chaque unité de produits sanguins labiles, dont
en définit les orientations, anime et coordonne les actions des il assure la distribution ou la délivrance, les informations suivantes :
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 299
1. L’identification de l’établissement de santé auquel des unités 6. Le signalement à la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale
de produits sanguins labiles ont été distribuées ou délivrées ainsi de toute difficulté susceptible de compromettre la sécurité
que, lorsqu’un établissement de santé délivre un produit sanguin transfusionnelle ;
labile pour un patient hospitalisé dans un autre établissement de
santé, les circonstances de cette délivrance et l’identification de 7. Les investigations à entreprendre en cas d’urgence suite à
ce dernier ; des effets indésirables, des incidents graves ou des informations
post-don. Dans ce cas, il informe sans délai la Direction de l’Action
2. L’identification du prescripteur et l’identification du patient Sanitaire et Sociale, qui décide de la poursuite ou de l’interruption
auquel a été administrée l’unité ou, le cas échéant, la date de de ces investigations.
destruction de l’unité ou de sa restitution à l’établissement de
transfusion sanguine. Le correspondant d’hémovigilance de l’établissement de
transfusion sanguine est nommé par la personne responsable de la
direction de l’établissement de transfusion sanguine.
ART. 9.
Il doit être médecin ou pharmacien. Des conditions particulières
L’établissement de transfusion sanguine transmet à la Direction de qualification et de formation de ce correspondant peuvent être
de l’Action Sanitaire et Sociale les données nécessaires à la imposées par la réglementation en vigueur.
surveillance épidémiologique des donneurs de sang et des candidats
à la transfusion autologue programmée. Le nom du correspondant est communiqué sans délai par
l’établissement à la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale et
ART. 10. aux établissements de santé.
A la demande de la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale, Section V - Du rôle des établissements de santé
l’établissement de transfusion sanguine recueille et conserve toutes
les informations nécessaires à l’hémovigilance et à la sécurité
transfusionnelle auxquelles il a accès et qui portent sur : ART. 13.
Chaque établissement de santé, public ou privé, est tenu de
1. Les transfusions autologues programmées auxquelles recueillir et de conserver, pour chaque unité de produit sanguin
l’établissement a participé ; labile qui lui est distribuée ou délivrée pour un patient hospitalisé,
les informations suivantes :
2. Les examens prétransfusionnels et, le cas échéant, post-
transfusionnels pratiqués sur le patient ; 1. Le numéro d’identification de l’unité préparée conformément
aux dispositions de l’arrêté ministériel pris en application de
3. La conservation, aux fins d’analyses ultérieures, d’échantillons l’article 11 de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002, modifiée,
biologiques prélevés sur le don du sang. susvisée ;
1. Les transfusions autologues programmées ; Le nom du correspondant est communiqué sans délai par
l’établissement à la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale et
2. Les examens prétransfusionnels et, le cas échéant, post- à l’établissement de transfusion sanguine.
transfusionnels pratiqués sur le patient ;
3. L’administration, dans le cadre d’un même traitement, d’un ART. 18.
médicament dérivé du sang et d’un produit sanguin labile ;
Dans chaque établissement de santé, un comité de sécurité
4. La conservation, aux fins d’analyses ultérieures, d’échantillons transfusionnelle et d’hémovigilance réunit le Directeur de cet
biologiques prélevés sur le patient. établissement et la personne responsable chargée de la direction
de l’établissement de transfusion sanguine ou leurs représentants
ART. 15. ainsi que les correspondants d’hémovigilance de ces deux
établissements. Sont notamment représentés les principaux services
L’établissement de transfusion sanguine fait parvenir aux prescripteurs de transfusion sanguine de l’établissement de santé.
établissements de santé, les informations relatives aux 1 et 2 de
l’article 13 et, le cas échéant, au 2 de l’article 14.
ART. 19.
ART. 16. Le comité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance a
Au sein de chaque établissement de santé, un correspondant notamment pour mission de contribuer par ses études et ses
d’hémovigilance et de sécurité transfusionnelle est chargé d’assurer : propositions à l’amélioration de la sécurité des patients transfusés
dans les établissements de santé où il est constitué.
1. La déclaration, dans les conditions et selon les modalités
prévues aux articles 23 à 25, de tout effet indésirable survenu chez Il veille à la mise en œuvre des règles et procédures
un receveur de produits sanguins labiles ainsi que de tout incident d’hémovigilance et de sécurité transfusionnelle prévues par la
grave ; présente section et notamment à la coordination des actions
d’hémovigilance et de sécurité transfusionnelle entreprises en ce
2. Le recueil et la conservation des informations mentionnées domaine au sein de l’établissement de santé.
aux articles 13 à 15, en veillant à la qualité et à la fiabilité de
ces informations ; A ce titre :
3. La communication à la Direction de l’Action Sanitaire et
Sociale des informations qu’elle sollicite ; 1. Il est saisi de toute question relative à la collaboration des
correspondants d’hémovigilance et de sécurité transfusionnelle de
4. La transmission à l’établissement de transfusion sanguine des l’établissement de transfusion sanguine et de l’établissement de
informations mentionnées au premier alinéa de l’article 11 ; santé, et plus généralement de toute question portant sur les circuits
de transmission des informations, en vue d’améliorer l’efficacité
5. Le signalement à la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale de l’hémovigilance et de la sécurité transfusionnelle ;
de toute difficulté susceptible de compromettre la sécurité
transfusionnelle ; 2. Il se tient informé des conditions de fonctionnement des
dépôts de sang ;
6. Les investigations à entreprendre en cas d’urgence à la suite
des effets indésirables survenus chez les receveurs de produits 3. Il est averti des incidents graves survenus dans l’établissement
sanguins labiles ou des incidents graves. Dans ce cas, il informe de santé, ainsi que des effets indésirables survenus chez les
sans délai la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale, qui décide receveurs, et propose toute mesure destinée à y remédier ;
de la poursuite ou de l’interruption de ces investigations.
Par dérogation au premier alinéa, l’établissement de santé, qui 4. Il est averti des informations post-don ayant une relation avec
ne réalise pas de transfusion sanguine, peut passer une convention l’activité transfusionnelle de l’établissement de santé ;
avec un établissement qui réalise des transfusions sanguines situé
à proximité pour désigner un correspondant d’hémovigilance et de 5. Il présente au Directeur ou au représentant légal de
sécurité transfusionnelle conjoint aux deux établissements. l’établissement un programme de formation en sécurité
transfusionnelle destiné aux personnels concernés ;
Le correspondant d’hémovigilance et de sécurité transfusionnelle
doit être médecin ou pharmacien. Des conditions particulières de 6. Il élabore et remet au Directeur ou au représentant légal de
qualification et de formation de ce correspondant peuvent être l’établissement un bilan annuel relatif à l’hémovigilance et à la
imposées par la réglementation en vigueur. sécurité transfusionnelle.
Le signalement doit être effectué sans délai et au plus tard dans Les dysfonctionnements de la chaîne transfusionnelle ayant pour
les huit heures. En particulier, tout incident survenant dans un conséquence un effet indésirable chez un receveur de produit
établissement de santé et pouvant avoir un impact sur la qualité sanguin labile sont déclarés au moyen de la fiche de déclaration
et la sécurité des produits sanguins labiles de l’établissement de d’effet indésirable survenu chez un receveur de produit sanguin
transfusion sanguine nécessite l’information immédiate de ce labile définie en annexe III. Le correspondant d’hémovigilance
dernier. coche la case « dysfonctionnement associé » du paragraphe 3.9,
saisit, dans le champ prévu à cet effet, le numéro de la fiche de
Cette information peut se faire par tous les moyens disponibles déclaration d’incident grave et joint cette fiche de déclaration afin
localement. d’expliciter les causes du dysfonctionnement.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 307
A la demande de la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale 4. Conservation de la fiche de déclaration d’incident grave
ou de la propre initiative du correspondant d’hémovigilance de
l’établissement de santé ou de transfusion sanguine dans lequel a La fiche d’incident grave est conservée, sous forme papier ou
eu lieu l’incident grave, une analyse des causes racines peut être électronique, conformément à la réglementation en vigueur :
réalisée et documentée. La Direction de l’Action Sanitaire et Sociale
apporte son soutien à la mise en œuvre de cette analyse en tant - par le correspondant d’hémovigilance de l’établissement de
que de besoin. Elle s’informe de la mise en œuvre des actions transfusion sanguine, par le correspondant d’hémovigilance de
préventives ou correctrices proposées au décours de l’analyse, au l’établissement de santé ou par les deux, selon l’étape de la chaîne
sein des établissements concernés et assure la conduite ou où est survenu l’incident grave ;
l’accompagnement des investigations nécessaires.
- par la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale.
ANNEXE II
FICHE DE DÉCLARATION D’EFFET INDESIRABLE GRAVE SURVENU CHEZ UN DONNEUR DE SANG
I- FORME ET CONTENU DE LA FICHE D’EFFET INDESIRABLE GRAVE DONNEUR
308 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 309
1. Finalité du signalement et de la déclaration d’un effet Grade 4 : décès du donneur survenu dans les sept jours suivant
indésirable le don.
La rédaction de la fiche de déclaration d’effet indésirable est Seuls les grades 2, 3 et 4 doivent être déclarés.
obligatoire pour les effets indésirables graves survenus chez un
donneur de sang tels que définis au point 2. Elle a pour objet le
constat de l’effet indésirable grave et une analyse relative à son 2.2. Pour chaque déclaration d’effet indésirable grave en lien
imputabilité, dans le but d’en connaître la cause et d’en prévenir avec une procédure d’aphérèse, les dispositifs médicaux utilisés
la répétition. sont précisés dans la fiche de déclaration d’effet indésirable
La survenue d’un effet indésirable grave peut conduire à évaluer 2.3. Niveaux d’imputabilité
l’organisation et le fonctionnement de la collecte de sang et de
composants sanguins et plus largement la sécurité au cours des Pour chaque déclaration d’effet indésirable grave, une analyse
différentes étapes de la chaîne transfusionnelle pouvant présenter devra permettre d’établir le lien de causalité entre le prélèvement
des conséquences sur le donneur. de sang ou de composant sanguin et la survenue de l’effet
indésirable grave. Les niveaux d’imputabilité sont classés selon les
Les investigations nécessaires à l’évaluation d’un effet indésirable
critères suivants :
grave sont effectuées par le correspondant d’hémovigilance de
l’établissement de transfusion sanguine dans lequel a été prélevé
Imputabilité 0 - Exclue ou improbable : lorsque les éléments
le produit.
probants ne peuvent être mis en doute et permettent d’attribuer
l’effet indésirable à d’autres causes que le don de sang ou de
2. Contenu de la fiche de déclaration d’effet indésirable grave composants sanguins ou lorsque les éléments d’appréciation
disponibles incitent clairement à attribuer l’effet indésirable à des
Les rubriques de la fiche concernent les effets indésirables causes autres que le don de sang ou de composants sanguins.
graves immédiats apparus au cours du processus de don et les
effets indésirables graves apparus postérieurement. Imputabilité 1 - Possible : lorsque les éléments d’appréciation
disponibles ne permettent d’attribuer clairement l’effet indésirable
Pour chaque effet indésirable grave survenu chez un donneur ni au don de sang ou de composant sanguin ni à d’autres causes.
de sang, les grades de sévérité et les niveaux d’imputabilité doivent
être renseignés sur la fiche. Imputabilité 2 - Probable : lorsque les éléments d’appréciation
disponibles incitent clairement à attribuer l’effet indésirable au don
2.1. Grades de sévérité de sang ou de composant sanguin.
Imputabilité NE - Non évaluable : lorsque les données sont Toute modification d’une fiche rendue nécessaire par les
insuffisantes pour évaluer l’imputabilité. résultats de l’investigation sur le cas ou son évolution est
immédiatement transmise selon les mêmes modalités de la
L’imputabilité spécifiée ne concerne que l’effet indésirable lui- déclaration initiale.
même, et ne s’applique pas aux séquelles ni aux complications de
celui-ci.
4. Conservation de la fiche d’effet indésirable grave donneur
3. Modalités de signalement et de déclaration
La fiche d’effet indésirable grave donneur est conservée, sous
3.1. Modalités de signalement forme papier ou électronique, conformément à la réglementation
en vigueur :
Tout professionnel de santé qui constate ou a connaissance de
la survenue d’un effet indésirable grave chez un donneur de sang - par le correspondant d’hémovigilance de l’établissement de
le signale sans délai et au plus tard dans les huit heures au transfusion sanguine dans lequel le candidat au don s’est présenté ;
correspondant d’hémovigilance de l’établissement de transfusion
sanguine dans lequel le candidat au don s’est présenté.
- par la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale.
Cette information peut se faire par tous les moyens disponibles
localement. En outre, l’établissement de transfusion sanguine conserve dans
le dossier du donneur, les données permettant d’identifier la fiche
3.2. Modalités de déclaration d’effet indésirable grave des donneurs.
En cas de problèmes susceptibles de mettre en jeu la sécurité Si un incident grave est associé à la survenue de l’effet
transfusionnelle, la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale est indésirable grave, une fiche d’incident grave est remplie et
avertie, dans les plus brefs délais, par le correspondant conservée avec la fiche d’effet indésirable grave selon les modalités
d’hémovigilance de l’établissement de transfusion sanguine. décrites au 4.
ANNEXE III
FICHE DE DÉCLARATION D’EFFET INDESIRABLE GRAVE
SURVENU CHEZ UN RECEVEUR DE PRODUIT SANGUIN LABILES
I- FORME ET CONTENU DE LA FICHE D’EFFET INDESIRABLE GRAVE RECEVEUR
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 313
314 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 315
Pour chaque déclaration d’effet indésirable, une analyse au cas 3.2. Modalités de déclaration
par cas devra permettre d’établir le lien de causalité entre la
transfusion de produits sanguins labiles et la survenue de l’effet Le correspondant d’hémovigilance de l’établissement de santé,
indésirable. Les niveaux d’imputabilité sont classés selon les critères en concertation avec le correspondant d’hémovigilance de
suivants : l’établissement de transfusion sanguine qui lui a distribué ou délivré
le produit sanguin labile, dispose d’un délai maximum de quinze
Imputabilité 4 : Certaine : les bilans prouvent l’origine
jours pour déclarer la fiche d’effet indésirable grave receveur par
transfusionnelle de l’effet indésirable.
le moyen le plus adéquat (télédéclaration, télécopie, courriel,
Imputabilité 3 : Vraisemblable : l’effet indésirable ne semble pas courrier postal).
pouvoir être expliqué par une cause intercurrente, et il est retenu
des éléments d’orientation en faveur de l’origine transfusionnelle Les fiches d’effet indésirable « signalées » sont déclarées dans
de l’incident. un délai de 48 heures ouvrables suivant la survenue de l’effet
indésirable par le moyen le plus adéquat (télédéclaration, télécopie,
Imputabilité 2 : Possible : l’effet indésirable pourrait être expliqué courriel, courrier postal).
soit par une origine transfusionnelle soit par une cause intercurrente
sans qu’il soit possible de trancher en l’état de l’enquête. En cas de problèmes susceptibles de mettre en jeu la sécurité
Imputabilité 1 : Douteuse : l’effet indésirable ne semble pas transfusionnelle, la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale est
pouvoir être complètement expliqué par l’administration du produit avertie, dans les plus brefs délais, par l’un des correspondants
sanguin labile, sans qu’on puisse totalement l’exclure. d’hémovigilance concernés.
ANNEXE IV
FICHE D’INFORMATION POST-DON
I– FORME ET CONTENU DE LA FICHE D’INFORMATION POST-DON
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 317
318 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Arrêté Ministériel n° 2015-71 du 2 février 2015 relatif Section II - Des dépôts de sang
à la distribution et à la délivrance des produits
sanguins labiles. ART. 5.
Les établissements de santé conservent des produits sanguins
NOUS, Ministre d’Etat de la Principauté, labiles destinés à une utilisation thérapeutique directe dans des
unités dénommées dépôts de sang.
Vu la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002 sur l’utilisation
thérapeutique du sang humain, de ses composants et des produits Un dépôt de sang est une unité qui conserve et délivre, sous
sanguins labiles, modifiée ; l’autorité d’un médecin ou d’un pharmacien, les produits sanguins
labiles destinés exclusivement à être administrés dans les services
Vu l’arrêté ministériel n° 2014-644 du 18 novembre 2014 fixant
de l’établissement de santé et fait effectuer le cas échéant des tests
la liste et les caractéristiques des produits sanguins labiles ;
de compatibilité. Il conserve également des produits sanguins labiles
Vu l’arrêté ministériel n° 2015-69 du 2 février 2015 relatif à délivrés par l’établissement de transfusion sanguine en vue de
la qualification biologique du don du sang ; l’administration à des patients de l’établissement de santé.
Vu l’arrêté ministériel n° 2015-68 du 2 février 2015 fixant les Un établissement de santé ne peut délivrer un produit sanguin
principes de bonnes pratiques transfusionnelles ; labile pour un patient hospitalisé dans un autre établissement de
santé qu’en cas d’urgence vitale transfusionnelle.
Vu l’avis émis par le Comité de la Santé Publique en date du
5 novembre 2014 ; Les produits délivrés dans les conditions mentionnées au
précédent alinéa ne peuvent être ultérieurement délivrés pour un
Vu l’avis de la Commission de Contrôle des Informations autre patient.
Nominatives, par délibération n° 2014-167 du 11 décembre 2014 ;
Les personnels affectés à la délivrance des produits sanguins
Vu la délibération du Conseil de Gouvernement en date du labiles possèdent les qualifications requises par la réglementation
21 janvier 2015 ; en vigueur.
Arrêtons : ART. 6.
Section I - Dispositions générales L’autorisation de dépôt de sang, prévue par l’article 4 de la loi
n° 1.263 du 23 décembre 2002, modifiée, susvisée, est attribuée
ARTICLE PREMIER. au titre de l’une des catégories ci-après :
Pour l’application du présent arrêté, on entend par : 1. Dépôt de délivrance : dépôt qui conserve des produits sanguins
labiles distribués par l’établissement de transfusion sanguine et les
1. Distribution de produits sanguins labiles : la fourniture de délivre pour un patient hospitalisé dans l’établissement de santé ;
produits sanguins labiles par un établissement de transfusion
sanguine à d’autres établissements de transfusion sanguine, aux 2. Dépôt d’urgence : dépôt qui conserve seulement des concentrés
établissements de santé gérant des dépôts de sang et aux fabricants de globules rouges de groupe O et des plasmas de groupe AB
de produits de santé dérivés du sang humain ou de ses composants ; distribués par l’établissement de transfusion sanguine et les délivre
en urgence vitale pour un patient hospitalisé dans l’établissement
2. Délivrance de produits sanguins labiles : la mise à disposition de santé. Le nombre maximum d’unités de produits sanguins labiles
de produits sanguins labiles sur prescription médicale en vue de qui peuvent être conservées et délivrées par un dépôt d’urgence
leur administration à un patient déterminé. Elle est effectuée en est fixé dans la convention prévue à l’article 8, passée entre
veillant à la compatibilité immunologique, dans le respect de la l’établissement de santé et l’établissement de transfusion sanguine ;
prescription médicale et de la mise en œuvre des règles
d’hémovigilance et de sécurité transfusionnelle. 3. Dépôt relais : dépôt qui conserve des produits sanguins labiles
délivrés par l’établissement de transfusion sanguine en vue de les
ART. 2. transférer à un patient hospitalisé dans l’établissement de santé.
La distribution et la délivrance des produits sanguins labiles Un dépôt de délivrance autorisé peut exercer les activités d’un
nécessaires aux besoins des établissements de santé sont assurées dépôt d’urgence, ainsi que celles d’un dépôt relais, sans demander
par un établissement de transfusion sanguine. une nouvelle autorisation au Ministre d’Etat.
320 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
ART. 7. ART. 9.
Pour être autorisé, un dépôt de sang respecte les conditions La demande d’autorisation ou de renouvellement d’autorisation
mentionnées au présent article. de dépôt de sang ou de modification d’autorisation relative à un
changement de catégorie de dépôt ou à un changement de locaux
Le dépôt de sang et les activités qui y sont pratiquées répondent est adressée par le Directeur de l’établissement de santé au Ministre
aux exigences fixées par les principes de bonnes pratiques d’Etat, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception
transfusionnelles définis par arrêté ministériel, pris en application postal.
de l’article 12 de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002, modifiée,
susvisée, et à celles relatives à la liste et aux caractéristiques des Le dossier accompagnant la demande comprend les éléments
produits sanguins labiles prévues à l’article 11 de ladite loi. ci-après :
Toutefois, les exigences relatives au local du dépôt peuvent être 1. Un document précisant les justifications de la demande :
adaptées selon la catégorie à laquelle appartient le dépôt objet de géographique, démographique, activité de l’établissement, volume
la demande d’autorisation. annuel et nature des produits sanguins labiles utilisés ;
Le dépôt de sang dispose : 2. Le projet d’établissement ;
1. D’un médecin ou d’un pharmacien justifiant des qualifications
prévues par la réglementation en vigueur ; 3. Un document indiquant la catégorie du dépôt pour laquelle
est demandée l’autorisation (délivrance, relais ou urgence) et un
2. D’une personne au moins justifiant des qualifications prévues dossier technique précisant :
par la réglementation en vigueur et appartenant à l’une des
catégories ci-après : a) les modalités de fonctionnement du dépôt de sang :
- les personnes remplissant les conditions pour exercer en qualité - description du local (plan, ventilation, température) ;
de technicien de laboratoire médical ;
- matériels de conservation et de décongélation des produits
- les personnes titulaires d’une licence de biologie. sanguins labiles ;
Le dépôt de sang assure la continuité du service vingt-quatre - qualification du matériel et contrat de maintenance ;
heures sur vingt-quatre. Toutefois, il peut être prévu pour le dépôt
relais, en fonction des activités de l’établissement de santé, des - modalités de maintenance, entretien et hygiène du matériel et
plages horaires de fonctionnement réduites. du local ;
Dans un dépôt de délivrance, le volume annuel minimal de - procédure d’urgence vitale (3 niveaux) et réapprovisionnement
produits sanguins labiles est fixé à 500 unités. Toutefois, dans des sans délai du stock d’urgence.
situations particulières et après avis de la Direction de l’Action
Sanitaire et Sociale, une dérogation peut être accordée s’agissant
de ce seuil. b) les modalités de sécurisation du dépôt et des produits sanguins
labiles conservés :
Le dépôt de délivrance dispose de moyens de réception des
analyses d’immuno-hématologie respectant les règles de bonne - modalités et conditions de reprise, par l’établissement de
exécution des analyses de biologie médicale. transfusion sanguine, des produits sanguins labiles lorsque ces
produits n’ont pas été utilisés ;
Le dépôt relais et le dépôt de délivrance disposent d’un système
informatisé permettant d’assurer la gestion et la traçabilité des - modalités de destruction et d’élimination des déchets en cas
produits sanguins labiles et répondant aux exigences résultant des de destruction in situ ;
principes de bonnes pratiques transfusionnelles définis par arrêté
ministériel, pris en application de l’article 12 de la loi n° 1.263 - conduite à tenir en cas d’incident ou de dysfonctionnement
du 23 décembre 2002, modifiée, susvisée. dans le dépôt ;
- transports planifiés ou en urgence, effectués par l’établissement - à la nomination d’un nouveau responsable de dépôt ;
de transfusion sanguine, par une société de service avec une
convention de transport ou assurés par l’établissement de santé ; - à un changement des matériels ci-après : matériels de
conservation des produits sanguins labiles, système informatisé et
- modalités de contrôle à réception des produits sanguins labiles décongélateur à plasma.
(destinataire, conformité à la commande, conformité du transport) ;
La déclaration est faite, par lettre recommandée avec demande
- modalités de gestion du stock (enregistrement des entrées et d’avis de réception postal, au plus tard dans le mois suivant la
des sorties, rangement des produits sanguins labiles). mise en œuvre des modifications. Elle est accompagnée d’un
courrier exposant l’objet et les incidences éventuelles de la
d) les modalités de délivrance des produits sanguins labiles par modification sur les activités autorisées.
le dépôt de sang :
Le Ministre d’Etat peut demander toute information
- modalités de prescription et de délivrance, respectant, pour les complémentaire sur la déclaration.
dépôts de délivrance, les règles de bonne exécution des analyses
de biologie médicale ; ART. 11.
- modalités de décongélation des plasmas frais congelés PFC ; L’arrêt de fonctionnement d’un dépôt de sang est déclaré, dans
le délai d’un mois à compter de cet arrêt, au Ministre d’Etat.
- modalités de la traçabilité des produits sanguins labiles
conservés et délivrés par le dépôt de sang ; ART. 12.
- modalités d’archivage (disques d’enregistrement, procédures Les dépôts de sang font l’objet d’au moins une inspection
de contrôle, dossier transfusionnel...) ; pendant la durée de validité de l’autorisation, dans les conditions
fixées par l’article 16 de la loi n° 1.263 du 23 décembre 2002,
- procédure de transfert d’un patient par une équipe urgentiste modifiée, susvisée.
avec ses produits sanguins labiles ;
ART. 13.
- convention de délivrance en urgence vitale à un autre
établissement de santé ; Le Conseiller de Gouvernement pour les Affaires Sociales et
la Santé est chargé de l’exécution du présent arrêté.
- modalités de délivrance à un autre patient d’un produit sanguin
labile délivré mais non utilisé. Fait à Monaco, en l’Hôtel du Gouvernement, le deux février
deux mille quinze.
e) les modalités de transfert des produits sanguins labiles par
le dépôt relais dans les unités de soins : Le Ministre d’Etat,
M. ROGER.
- modalités de réception et de conservation ;
- modalités de transfert des produits sanguins labiles délivrés à ANNEXE
un patient ;
MODÈLE DE CONVENTION TYPE
- modalités de la traçabilité des produits sanguins labiles dans
le dépôt de sang et vers l’établissement de transfusion sanguine ; Convention portant création d’un dépôt de sang
- modalités d’archivage (supports d’enregistrement, procédures au sein de l’établissement de santé de : ...........................................
de contrôle...) ;
L’établissement de santé de : .......................................................
4. La convention prévue à l’article 8. représenté par son Directeur :.......................................................
Le Ministre d’Etat notifie sa décision au Directeur de Et l’établissement de transfusion sanguine de : .........................
l’établissement de santé dans un délai de quatre mois à compter
de la date de réception de la demande accompagnée d’un dossier représenté par son Directeur :.......................................................
complet et recevable.
Conviennent de ce qui suit :
A défaut de réponse à l’expiration de ce délai, l’autorisation
est réputée refusée. ARTICLE PREMIER.
L’autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans. Elle
Catégorie et localisation du dépôt de sang
précise la catégorie à laquelle appartient le dépôt de sang autorisé.
L’établissement de transfusion sanguine de ...............................
La modification de l’autorisation ne prolonge pas la durée de
l’autorisation initiale. approvisionne l’établissement de santé de .................................
ART. 10. en produits sanguins labiles (PSL), pour son dépôt de.............
(catégorie).
Sont soumises à déclaration au Ministre d’Etat, les modifications
relatives : Le dépôt de sang est localisé dans ............................................
322 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
ART. 2. ART. 5.
La liste des personnes assurant le fonctionnement du dépôt de Au moins une fois par an, l’établissement de transfusion
sang, leurs qualifications et formations et la liste de leurs sanguine assure une visite de suivi en présence du responsable du
remplaçants, leurs qualifications et formations sont précisées en dépôt et du Directeur de l’établissement de santé ou de son
annexe n° 1. représentant.
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 323
A cette occasion une vérification de l’application de la convention Dans le cas spécifique de PSL délivrés par l’établissement de
et de ses annexes est effectuée. transfusion sanguine, cette reprise peut être conditionnée au
versement d’une indemnité par l’établissement de santé pour chaque
Un compte rendu est rédigé à l’issue de cette visite. Si PSL repris. Elle ne peut pas dépasser le coût moyen estimé d’une
nécessaire, l’établissement de transfusion sanguine effectue des opération de délivrance et de reprise par l’établissement de
visites supplémentaires, en particulier à la suite de transfusion sanguine, précisé en annexe n° 5.
dysfonctionnements pouvant mettre en jeu la sécurité des PSL
(annexe n° 2).
ART. 14.
De manière générale, l’établissement de transfusion sanguine
doit pouvoir à tout moment rappeler un PSL pour des motifs liés Conseil transfusionnel
à la sécurité transfusionnelle.
L’établissement de transfusion sanguine s’engage à répondre
ART. 10. dans les meilleurs délais aux demandes d’assistance et de conseil
transfusionnel de l’établissement de santé et ce, 24 h/24.
Conduite à tenir en cas d’incident au sein du dépôt de sang
TITRE IV
En cas d’incident survenant dans le dépôt, l’établissement de
santé applique la procédure en annexe n° 2 et prévient le responsable ENGAGEMENT DE L’ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ
du service de la distribution et de la délivrance du site transfusionnel ENVERS L’ÉTABLISSEMENT DE TRANSFUSION
de l’établissement de transfusion sanguine. SANGUINE
Les produits déclarés non conformes en concertation entre
l’établissement de santé et le site de l’établissement de transfusion ART.15.
sanguine font l’objet d’une destruction au niveau de l’établissement
de santé ou d’un retour sur le site de l’établissement de transfusion L’utilisation interne des PSL
sanguine pour contrôle et/ou destruction comme précisé en annexe
n° 2. Un établissement de santé ne peut délivrer un PSL pour un
patient hospitalisé dans un autre établissement de santé qu’en cas
d’urgence vitale immédiate et d’urgence vitale.
TITRE III
En ce qui concerne l’établissement de santé, une convention
ENGAGEMENT DE L’ÉTABLISSEMENT DE TRANSFUSION jointe en annexe n° 4 liant les deux établissements de santé définit
SANGUINE ENVERS L’ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ les modalités de cette délivrance.
ART. 11. La délivrance des PSL obéit aux principes de bonnes pratiques
tranfusionnelles définies par la réglementation en vigueur.
Approvisionnement du dépôt de sang
Un PSL délivré mais non utilisé peut être délivré une seconde
L’établissement de transfusion sanguine s’engage à fournir des fois pour un autre patient.
PSL préparés et conservés dans des conditions conformes à la
législation et la réglementation en vigueur. Cette seconde délivrance se fait conformément audits principes
de bonnes pratiques.
Les règles d’approvisionnement sont précisées dans l’annexe
n° 3. Pour un dépôt relais, la seconde délivrance est effectuée par
l’établissement de transfusion sanguine sans que le PSL ne quitte
ART. 12. physiquement le dépôt. Elle fait l’objet d’une procédure établie
entre l’établissement de santé et l’établissement de transfusion
Composition du stock sanguine précisant les conditions de transmission à l’établissement
de transfusion sanguine, par un système de transfert de données
La composition du stock est précisée en annexe n° 3 qui définit approprié, du numéro de la poche et des données nécessaires à la
pour chaque PSL un stock cible et un stock minimum. délivrance, figurant à l’annexe n° 4 de la présente convention.
(Ces valeurs sont définies en concertation et peuvent être
révisées à la demande de l’une ou l’autre des deux parties.) ART. 16.
Reprise des PSL restés conformes et non utilisés L’établissement de santé assure la conservation des PSL dans
des conditions conformes aux principes de bonnes pratiques
Dans le but de réduire la péremption des PSL, l’établissement transfusionnelles, aux caractéristiques ainsi qu’aux règles
de transfusion sanguine tend à assurer la reprise des PSL non d’hémovigilance définies par la législation et la réglementation en
utilisés en vue de leur remise en stock. vigueur.
L’annexe n° 4 précise les conditions et modalités pratiques de L’établissement de santé s’engage à ce qu’au sein de .............
cette reprise, et en particulier les éléments permettant d’assurer la ..............................................................................................................
conformité des conditions de conservation des PSL, dans le respect du dépôt de sang il ne soit procédé à aucune transformation de
d’un délai suffisant avant péremption. PSL ni à aucune modification de l’étiquetage que seul
324 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
l’établissement de transfusion sanguine peut réaliser, en dehors de Elle peut être dénoncée trois mois avant la date de son échéance
la décongélation des plasmas préalablement à leur délivrance par lettre recommandée avec demande d’avis de réception postal.
(annexe n° 4). La dénonciation prend effet à l’échéance.
- à signaler les incidents graves pouvant survenir au sein du (Les annexes sont à élaborer par les parties à la convention)
dépôt dans le respect des délais réglementaires ;
- à signaler les effets indésirables sur des receveurs de PSL Annexe 1 : Fonctionnement du dépôt.
dont il aurait eu connaissance conformément à la réglementation
en vigueur. Annexe 2 : Sécurité du dépôt.
L’établissement de santé s’engage à ce que les personnels du Annexe 5 : Transports des PSL.
dépôt bénéficient d’une formation à la gestion du dépôt et s’assure
qu’ils reçoivent une formation continue dans leur domaine de Annexe 6 : Facturation des prestations assurées par
compétence et d’activité, conformément à la réglementation en l’établissement de transfusion sanguine.
vigueur.
ART. 19.
Le tableau des conférences du stage est annexé au présent 4 mars 2015 M. Jérôme FOUGERAS L’instance pénale
arrêté. à 10 h LAVERGNOLLE
11 mars 2015 Premier juge au Tribunal
Fait à Monaco, au Palais de Justice, le deux février deux mille à 14 h 30 de Première Instance
quinze.
11 mars 2015 M. Eric SENNA Le fonctionnement
Le Ministre Plénipotentiaire, à 10 h Conseiller à la Cour général de la cour
Directeur des Services Judiciaires, d’Appel d’Appel et la
Ph. NARMINO. chambre du Conseil
326 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
13 avril 2015 MM. Pierre KUENTZ et Le juge d’instruction Les conditions à remplir sont les suivantes :
à 10 h Loïc MALBRANCKE
Juges d’instruction - présenter de sérieuses références en matière de surveillance
et de gardiennage d’un établissement recevant du public ;
14 avril 2015 M. Laurent ANSELMI La constitution et - des formations en matière de prévention incendie et/ou de
à 10 h Délégué aux Affaires l’organisation des secourisme seraient appréciées. Toutefois, les candidats ne disposant
Juridiques pouvoirs publics pas de celles-ci devront s’engager, dans un délai de six mois, à
suivre ces formations ;
12 mai 2015 Mme Emmanuelle NARDO La responsabilité de
à 10 h Chef du Service des la puissance - être de bonne moralité ;
Affaires Contentieuses publique
- être apte à travailler en équipe ;
30 juin 2015 Mme Emmanuelle NARDO Le Tribunal Suprême
à 10 h Chef du Service des - posséder des connaissances en matière informatique ;
Affaires Contentieuses
- avoir une bonne présentation, s’exprimer correctement et avoir
le sens des relations avec le public ;
N.B. : Les conférences du stage se tiendront dans les bureaux
des intervenants concernés ou en Chambre du Conseil du Tribunal - maîtriser la langue française (lu, écrit, parlé) ;
de Première Instance.
- la connaissance d’une langue étrangère (anglais, italien ou
espagnol) serait appréciée ;
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 327
- être en bonne condition physique pour pouvoir assurer des Avis de recrutement n° 2015-27 d’un Chef de Division
rondes quotidiennes ; au Service d’Information et de Contrôle sur les
- être apte à assurer un service de jour comme de nuit, par
Circuits Financiers.
rotation, week-ends et jours fériés compris et accepter les contraintes
horaires liées à l’emploi. La Direction des Ressources Humaines et de la Formation de
la Fonction Publique fait savoir qu’il va être procédé au recrutement
d’un Chef de Division au Service d’Information et de Contrôle
sur les Circuits Financiers pour une durée déterminée, la période
d’essai étant de six mois.
Avis de recrutement n° 2015-26 d’un Administrateur
L’échelle indiciaire afférente à la fonction a pour indices majorés
à la Direction des Communications Electroniques. extrêmes 533/679.
La Direction des Ressources Humaines et de la Formation de Les conditions à remplir sont les suivantes :
la Fonction Publique fait savoir qu’il va être procédé au recrutement
d’un Administrateur à la Direction des Communications - être titulaire, dans les domaines financiers ou économiques
Electroniques pour une durée déterminée, la période d’essai étant ou juridiques, d’un diplôme national sanctionnant cinq années
de trois mois. d’études supérieures ou reconnu équivalent par une autorité
compétente dans le pays d’obtention ;
L’échelle indiciaire afférente à la fonction a pour indices majorés
extrêmes 412/515. - posséder une expérience professionnelle bancaire d’au moins
six années, notamment dans le domaine de la conformité, de l’audit
Les conditions à remplir sont les suivantes : ou de la gestion du risque ;
- être de bonne moralité ;
- disposer, dans le domaine informatique, d’un diplôme national
sanctionnant quatre années d’études supérieures ou d’un diplôme - maîtriser parfaitement les langues française et anglaise (lu,
reconnu équivalent par une autorité compétente dans le pays écrit, parlé), la pratique de l’italien serait souhaitée ;
d’obtention ;
- être apte à la rédaction de compte-rendus et rapports ;
- être Élève-fonctionnaire titulaire ou, à défaut, disposer d’une
expérience professionnelle d’au moins deux années dans le domaine - maîtriser les outils informatiques (Access, Word, Excel,
du développement système et réseau dans des environnements Internet…) ;
s’appuyant notamment sur des systèmes Linux, bases de données,
langages de scripts ; - disposer d’un bon esprit d’analyse et de synthèse ;
- faire preuve d’autonomie et de discrétion.
- être de bonne moralité ;
Les candidats s’engagent, à la demande de l’Administration, à Direction de l’Habitat, 10 bis, quai Antoine 1er, au plus tard quinze
produire notamment un extrait de casier judiciaire de moins de jours après la publication de la présente insertion.
trois mois.
Monaco, le 6 février 2015.
Conformément à la loi, la priorité d’emploi sera réservée aux
candidats de nationalité monégasque.
219 OULD-AOUDIA Thierry Anesthésie réanimation I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
222 VAN HOVE Albert Chirurgie maxillo-faciale C.H.P.G., Service d’oto-rhino-laryngologie libérale/publique
223 BERMON Stéphane Médecine du sport I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
224 GHREAGAJLOU Matthieu Chirurgie orthopédique C.H.P.G., Service d’orthopédie libérale/publique
226 RENUCCI Patrick Médecine générale C.H.P.G., Service d’imagerie médicale publique
227 CANIVET Sandrine Oto-rhino-laryngologie 2, rue de la Lüjerneta libérale
C.H.P.G., Service d’oto-rhino-laryngologie libérale/publique
228 AFRIAT Philippe Médecine du sport 2, rue de la Lüjerneta libérale
229 EKER Armand Chirurgie thoracique C.C.T.M., 11 bis, avenue d’Ostende libérale
230 IACUZIO-CIVAIA Laura Cardiologie C.C.T.M., 11 bis, avenue d’Ostende libérale
231 LAZREG Mokhtar Chirurgie thoracique et cardiaque C.C.T.M., 11 bis, avenue d’Ostende libérale
232 CHAILLOU-OPTIZ Sylvie Médecine interne C.H.P.G., Service de court séjour gériatrique - publique
Centre Rainier III
234 BOUREGBA Mohammed Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
235 CARUBA-VERMEERS Sandrine Médecine générale C.H.P.G., Service des urgences publique
236 FERRARI Charles Chirurgie générale et digestive C.H.P.G., Département Médico-Chirurgical libérale/publique
des maladies de l’appareil digestif
237 BERTRAND Sandra Radiodiagnostic et imagerie médicale C.H.P.G., Service d’imagerie médicale publique
238 THEISSEN Marc-Alexandre Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
239 ROUSSET Olivier Médecine générale 20, boulevard d’Italie libérale
242 ROUSSEL Jean-François Anatomie et cytologie pathologiques C.H.P.G., Service d’anatomie pathologique publique
243 MAESTRO Michel Chirurgie orthopédique I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
245 MASCHINO Xavier Anesthésie réanimation I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
246 PARISAUX Jean-Marc Réadaptation et rééducation fonctionnelles I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
247 RAFFERMI Giancarlo Médecine générale I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
248 CAMPI Jean-Jacques Médecine générale I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
249 KUENTZ Philippe Médecine du sport A.S.M. Football Club, avenue des Castelans
252 PUTETTO-BARBARO Marie-Pierre Gériatrie C.H.P.G., Service de gériatrie - moyen publique
et long séjour
253 DI PIETRO Guy Endocrinologie C.H.P.G., Service de médecine polyvalente- publique
endocrinologie
254 PORASSO-GELORMINI Pascale Médecine générale C.H.P.G., Service de gériatrie publique
255 FISSORE-MAGDELEIN Cristel Biologie médicale C.H.P.G., Laboratoire d’analyses médicales publique
256 JACQUOT Nicolas Chirurgie orthopédique I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
257 ROCETTA Thierry Médecine générale C.H.P.G., Service de médecine polyvalente publique
258 BAUDIN Catherine Médecine générale C.H.P.G., Service des urgences publique
259 ROUISON Daniel Hépato-gastro-entérologie C.H.P.G., Centre de dépistage anonyme et gratuit publique
260 YAÏCI Khelil Cardiologie et médecine des affections vasculaires C.H.P.G., Service de cardiologie libérale/publique
262 MICHELOZZI Giuliano Radiodiagnostic et imagerie médicale 11, rue du Gabian libérale
C.H.P.G., Service d’imagerie médicale publique
263 SAUSER Gaël Médecine générale 1, avenue St. Laurent libérale
264 AMBROSIANI Nicoletta Chirurgie générale et digestive C.H.P.G., Service de chirurgie générale publique
et digestive
265 JIRABE Marc Soubhi Pédiatrie C.H.P.G., Service de pédiatrie publique
266 MAGDELEIN Xavier Médecine générale C.H.P.G., Service des urgences publique
267 MARMORALE Anna Chirurgie générale et digestive C.H.P.G., Service de chirurgie générale publique
et digestive
268 ZAHI Basma Pédiatrie C.H.P.G., Service de pédiatrie publique
269 GOSTOLI Bruno Anesthésie réanimation C.C.T.M., 11 bis, avenue d’Ostende libérale
270 LOUCHART-DE LA CHAPELLE Sandrine Psychiatrie C.H.P.G., Service de psychiatrie libérale/publique
272 HEBEL Kamila Radiodiagnostic et imagerie médicale C.H.P.G., Service d’imagerie médicale publique
273 ARMANDO Guy Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
274 MENADE Ruyade Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
276 MISSANA Marie-Christine Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique C.H.P.G., Service de chirurgie générale libérale/publique
et digestive
277 BETIS Frédéric Ophtalmologie C.H.P.G., Service d’ophtalmologie libérale/publique
278 ORBAN-MINICONI Zuzana Gérontologie C.H.P.G., Service de gériatrie - moyen et publique
long séjour
279 GERVAIS Bruno Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
280 SCHLATTERER Bernard Chirurgie orthopédique I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
281 REPIQUET Philippe Médecine générale I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
282 DEMARQUAY Jean-François Hépato-gastro-entérologie C.H.P.G., Service d’hépato-gastro entérologie libérale/publique
283 GARCIA Pierre Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
286 ROTH Stéphanie Médecine interne C.H.P.G., Service de court séjour gériatrique - publique
Centre Rainier III
332 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
361 CATINEAU Jean Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
362 LOBONO-BEETZ Eva-Maria Psychiatrie C.H.P.G., Service de psychiatrie libérale/publique
365 TURAN Ibrahim Chirurgie orthopédique I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
366 DUVAL Hélène Anatomie et cytologie pathologiques C.H.P.G., Service d’anatomie pathologique publique
367 ORTHOLAN-NEGRE Cécile Radiothérapie C.H.P.G., Service de radiothérapie libérale/publique
368 DIF Mustapha Médecine du travail O.M.T., 24, avenue de Fontvieille
369 TAYLOR Jean Chirurgie orthopédique I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
370 ASPLANATO Massimo Cardiologie et médecine des affections vasculaires
2, boulevard du Jardin Exotique libérale
371 MOLINATTI Emmanuelle Médecine générale C.H.P.G., Service des urgences publique
372 FARAGGI Marc Médecine nucléaire C.H.P.G., Service de médecine nucléaire libérale/publique
373 STOÏAN Sofia Psychiatrie C.H.P.G., Service de psychiatrie publique
374 BONNET Laure Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
375 HUGUES Nicolas Cardiologie et médecine des affections vasculaires
C.C.T.M., 11 bis, avenue d’Ostende libérale
376 CAUCHOIS Coralie Médecine générale 57, rue Grimaldi libérale
377 RAGAGE Florence Anatomie et cytologie pathologiques C.H.P.G., Service d’anatomie pathologique publique
378 HUGONNET Florent Médecine nucléaire C.H.P.G., Service de médecine nucléaire libérale/publique
379 LEMARCHAND Philippe Médecine générale I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
380 RITTER Eric Médecine du travail O.M.T., 24, avenue de Fontvieille
382 SABATIER Michel Cardiologie C.C.T.M., 11 bis, avenue d’Ostende libérale
383 DEMETRESCU Elena Gynécologie-Obstétrique C.H.P.G., Service de gynécologie-obstétrique publique
385 CLAESSENS Yann-Erick Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service des urgences publique
386 CHARACHON Antoine Hépato-gastro-entérologie C.H.P.G., Service d’hépato-gastro-entérologie libérale/publique
387 KECHAOU Maher Chirurgie urologique C.H.P.G., Service d’urologie publique
388 CURSIO Raffaele Chirurgie urologique C.H.P.G., Service d’urologie publique
390 BENCHORTANE Mickaël Médecine du sport 2, rue de la Lüjerneta libérale
391 ENICA Adrian Médecine interne C.H.P.G., Service de court séjour gériatrique - publique
Centre Rainier III
392 SZEKELY David Psychiatrie C.H.P.G., Service de psychiatrie libérale/publique
393 KILLIAN Thomas Médecine générale 1, avenue St. Laurent libérale
394 CURIALE Vite Gériatrie C.H.P.G., Service de court séjour gériatrique - publique
Centre Rainier III
395 AMODEO Jean-Marie Médecine générale C.H.P.G., Service de spécialités médicales publique
396 FIGHIERA-KOLECKAR Martine Radiodiagnostic et imagerie médicale 11, rue du Gabian libérale
397 BERROS Philippe Ophtalmologie 2, rue de la Lüjerneta libérale
398 GUERIN Jean-Philippe Anesthésie réanimation C.H.P.G., Service d’anesthésie réanimation libérale/publique
399 FLAMANT Patrick Médecine du sport A.S.M. Football Club, avenue des Castelans
400 EL HOR Hicham Médecine du sport I.M.2.S., 11, avenue d’Ostende libérale
401 BERLIOZ-BAUDOIN Michèle Pédiatrie C.H.P.G., Service de pédiatrie libérale/publique
402 CHASTANET Sylvain Chirurgie vasculaire 2, boulevard Rainier III libérale
403 PITTALUGA Paul Chirurgie vasculaire 2, boulevard Rainier III libérale
404 CHALLALI Karim-Maxime Chirurgie orthopédique C.H.P.G., Service d’orthopédie libérale/publique
405 MERCIER Bertrand Neurologie C.H.P.G., Service des spécialités médicales libérale/publique
406 THIERY Eric Médecine générale C.H.P.G., Service des urgences publique
407 BUN Sok-Sithikun Cardiologie et médecine des affections vasculaires C.H.P.G., Service de cardiologie publique
408 LINHARES SOARES Leandro Felipe Radiodiagnostic et imagerie médicale C.H.P.G., Service d’imagerie médicale publique
409 RAPS Hervé Médecine générale Centre Scientifique de Monaco publique
410 ABREU Eléonora Psychiatrie C.H.P.G., Service de psychiatrie publique
411 BERMON Jeanne-Marie Médecine scolaire Inspection Médicale des scolaires, 57, rue Grimaldi
412 JOGUET Valérie Médecine scolaire Inspection Médicale des scolaires, 57, rue Grimaldi
414 FURDERER Corinne Médecin généraliste C.H.P.G., Service de court séjour gériatrique - publique
Centre Rainier III
Liste établie en conformité des dispositions de l'arrêté ministériel n° 88-449 du 12 août 1988
relatif à la qualification des chirurgiens-dentistes.
SECTION «A»
SECTION «B»
146. SEITE Pascale Laboratoires FORTE PHARMA - 41, avenue Hector Otto 10.07.2009
149. CASTEL Isabelle Laboratoire THERAMEX - 6, avenue Albert II 27.05.2010
150. RAKOTOBE ANDRIANTOMPONARIVO Michaël Laboratoires TECHNI-PHARMA - 7, rue de l’Industrie 02.12.2010
151. LE MORZADEC Claire Laboratoire DISSOLVUROL - 1, avenue des Castelans 29.11.2011
153 PERUSSEL Elodie Laboratoire ADAM - 3, avenue Albert II 04.04.2013
154 FERRANDO Tiziana Laboratoire DENSMORE - 7, rue Millo 03.05.2013
129* KOHLER Stéphanie Laboratoire S.E.R.P. - 5, rue du Gabian 24.09.2014
157 GOGAND Julien Laboratoire S.E.R.P. - 5, rue du Gabian 08.10.2014
Nota : Les pharmaciens assumant la responsablilité des Industries Pharmaceutiques sont indiqués par un astérisque (*)
SECTION «C»
5. Orthophonistes :
Avis de vacance d’emploi n° 2015-005 de quatre postes
NICOLAO Gisèle, Epouse BELLONE.................. 06.10.1971 d’Auxiliaire de Puériculture à la Crèche de l’Ile
TOESCA Danièle, Epouse NIVET ...................... 02.08.1974
aux Bambins de la Section « Petite Enfance »
HANN Françoise, Epouse FOURNEAU............... 02.02.1979
- Collaborateur : DURAND Arnauld ................ 04.12.2003
dépendant du Service d’Actions Sociales.
CUCCHIETTI Sylviane, Epouse CAMPANA......... 02.02.1984
- Collaborateur : DURAND Arnauld ................ 04.12.2003 Le Secrétaire Général de la Mairie, Directeur du Personnel des
WATTEBLED Anne, Epouse FARAGGI ................ 12.01.1993 Services Municipaux, fait connaître que quatre postes d’Auxiliaire
de Puériculture à la Crèche de l’Ile aux Bambins de la Section
- Collaborateur : CREPY Fanny, Epouse LEROY 28.07.2014 « Petite Enfance » dépendant du Service d’Actions Sociales sont
vacants.
6. Orthoptistes :
LEPOIVRE Faustine ............................................ 28.10.1997 L’échelle indiciaire afférente à la fonction a pour indices
- Collaborateur : SABOT Xavier...................... 22.10.2009 extrêmes 244/338.
Avis de vacance d’emploi n° 2015-006 d’un poste Yamada. A 16h, en prélude au concert, présentation des œuvres
d’Auxiliaire de Puériculture à la Crèche de l’Olivier par André Peyrègne, Directeur du Conservatoire à Rayonnement
Régional de Nice.
de la Section « Petite Enfance » dépendant du
Service d’Actions Sociales. Le 20 février, à 18 h 30,
Concert de musique de chambre par une sélection de musiciens
Le Secrétaire Général de la Mairie, Directeur du Personnel des de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo composée de
Services Municipaux, fait connaître qu’un poste d’Auxiliaire de Alexandre Guerchovitch, violon & alto, Eric Thoreux et Isabelle
Puériculture à la Crèche de l’Olivier de la Section « Petite Enfance » Josso, violons, Thierry Amadi, violoncelle, Slava Guerchovitch,
dépendant du Service d’Actions Sociales est vacant. piano, Olga Singayivska, soprano. Au programme : Tchaikovsky,
Dargomyzski, Rimsky-Korsakov, et Borodine.
L’échelle indiciaire afférente à la fonction a pour indices
Le 21 février, à 20 h 30,
extrêmes 244/338.
Concert symphonique par l’Orchestre Philharmonique de Monte-
Les conditions à remplir sont les suivantes : Carlo sous la direction de John Axelrod avec Viktoria Mullova,
violon. Au programme : Brahms, Wagner et Tchaikovsky. A 19 h 30,
- être titulaire du diplôme d’Auxiliaire de Puériculture ; en prélude au concert, présentation des œuvres par André Peyrègne,
Directeur du Conservatoire à Rayonnement Régional de Nice.
- être titulaire d’une attestation de formation aux premiers
secours ; Opéra de Monte-Carlo - Salle Garnier
- justifier d’une expérience professionnelle en établissement Les 19 (gala), 25 et 28 février, à 20 h,
d’accueil collectif de petite enfance. Le 22 février, à 15 h,
Opéra « Une Tragédie Florentine » d’Alexandre von Zemlinsky
avec Zoran Todorovich, Samuel Youn, Barbara Haveman et
l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de
ENVOI DES DOSSIERS Pinchas Steinberg et « Pagliacci » de Ruggero Leoncavallo avec
Marcelo Álvarez, María José Siri, Leo Nucci, Enrico Casari,
ZhengZhong Zhou, le Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, la
En ce qui concerne les avis de vacances visés ci-dessus, les Maîtrise de l’Académie de Musique Rainier III et l’Orchestre
candidats devront adresser, au Secrétariat Général de la Mairie, Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Pinchas
dans un délai de dix jours à compter de leur publication au Journal Steinberg.
de Monaco, un dossier comprenant :
Théâtre Princesse Grace
- une demande sur papier libre ;
Le 12 février, à 21 h,
- un curriculum-vitae ; Pièce de théâtre « L’affrontement » de Bill C. Davis avec Francis
- deux extraits de l'acte de naissance ; Huster et Davy Sardou.
Le 19 février, à 21 h,
- un certificat de nationalité (pour les personnes de nationalité
monégasque) ; Pièce de théâtre « Mécanique Instable » de Yann Reuzeau avec
Salima Boutebal, Emmanuel de Sablet, Laurent Orry, Morgan Perez,
- un extrait du casier judiciaire de moins de trois mois de date ; Leila Séri et Sophie Vonlanthen.
- une copie certifiée conforme des titres et références présentés. Espace Léo Ferré
Conformément à la loi, la priorité d’emploi sera réservée aux Le 28 février, à 16 h,
candidats de nationalité monégasque.
« Mayflower Country Show » (stages country et stages country
wheelchair). A 19 h 30, Bal-Soirée Country et Show
Wheelchairdancers.
INFORMATIONS Théâtre des Variétés
Le 6 février, à 18 h 30,
Conférence organisée par l’Association Monégasque pour la
La Semaine en Principauté Connaissance des Arts sur le thème « Le corps dans tous ses
états » - « Le corps sublimé, de l’amour charnel à l’amour divin »
Manifestations et spectacles divers à travers François Boucher, Vermeer, Georges de La Tour, Picasso,
par Serge Legat, Conférencier des Musées Nationaux, Professeur
Auditorium Rainier III à l’Ecole Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine.
Le 8 février, à 17 h, Le 9 février, à 18 h 30,
« Jeanne d’Arc au Bûcher » - Oratorio dramatique d’Arthur Conférence sur le thème « Pensées en chemin : l’itinéraire
Honegger avec Marion Cotillard, Eric Genovese, Anne-Catherine pédestre d’un chercheur » par Axel Kahn organisée par la Fondation
Gillet et Simone Osborne, sopranos, Faith Sherman, contralto, Prince Pierre de Monaco.
Thomas Blondelle, ténor, Steven Humes, basse, Christian Gonon,
narrateur, le Chœur de l’Orchestre de Paris, le Chœur d’enfants Le 13 février, à 20 h,
de l’Académie de musique Fondation Rainier III et l’Orchestre MRS : Abats en concert (concert performance) organisé par
Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Kazuki l’Association Le Logoscope.
340 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Galerie Marlborough
E
Jusqu’au 13 février, de 10 h 30 à 18 h 30, (du lundi au vendredi),
« H-Hour », exposition du peintre et sculpteur russe Grisha
Bruskin. EE
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 341
Pour extrait :
Le Procureur Général,
PARQUET GENERAL J.P. DRENO.
Pour extrait :
P/Le Procureur Général, EXTRAIT
Le Premier Substitut,
M. BONNET.
Par ordonnance en date de ce jour, Madame Patricia
HOARAU, Juge commissaire de la cessation des
paiements de la SARL VF CURSI, a prorogé jusqu’au
(Exécution de l’article 374 30 avril 2015 le délai imparti au syndic M. Christian
du Code de Procédure Pénale) BOISSON pour procéder à la vérification des créances
de la cessation des paiements précitée.
vérification des créances de la cessation des paiements Oppositions s’il y a lieu, en l’Etude de Maître
précitée. AUREGLIA-CARUSO, dans les dix jours de la
présente insertion.
Monaco, le 30 janvier 2015.
Monaco, le 6 février 2015.
Signé : N. AUREGLIA-CARUSO.
EXTRAIT
CUCINELLI MONACO, au capital de 150.000 €, avec Une expédition de chacun desdits actes a été déposée
siège social à Monaco, 17, avenue des Spélugues, à au Greffe Général des Tribunaux de Monaco pour y
Monte-Carlo, le droit au bail d’un local portant les être affichée conformément à la loi, le 6 février 2015.
nos 134 et 135 dépendant du Centre Commercial du
Métropole, 17, avenue des Spélugues à Monte-Carlo. Monaco, le 6 février 2015.
Oppositions, s'il y a lieu, en l'Etude de Me Henry Signé : H. REY.
REY, notaire soussigné, dans les dix jours de la
présente insertion.
Monaco, le 6 février 2015.
Signé : H. REY. Etude de Me Henry REY
Notaire
2, rue Colonel Bellando de Castro - Monaco
Extrait publié en conformité des articles 49 et I.- Aux termes d’une assemblée générale
suivants du Code de Commerce. extraordinaire du 30 octobre 2014, les actionnaires de
Suivant acte du 2 décembre 2014, complété par la société anonyme monégasque « ARCORA
acte du 28 janvier 2015, reçus par le notaire soussigné, GESTION MONACO S.A.M. », ayant son siège
il a été constitué une société à responsabilité limitée 24, avenue de la Costa, à Monte-Carlo, ont décidé de
dont les principales caractéristiques sont les suivantes : modifier l’article 4 (objet social) des statuts qui
devient :
Dénomination : « QUICKFIX MONACO S.A.R.L. ».
« ART. 4.
Objet : « Aide et l’assistance en matière informatique,
sélection du matériel, installation, dépannage, formation Objet
(sans délivrance de diplôme), conseils en informatique,
à titre accessoire et dans le cadre de l'activité, la La société a pour objet :
fourniture de matériels informatiques,
La réception et la transmission d’ordres sur les
Et généralement, toutes opérations de quelque nature marchés financiers, portant sur des valeurs mobilières
que ce soit se rattachant à l'objet social ci-dessus. » ou des instruments financiers à terme, pour le compte
de tiers.
Durée : 99 années à compter du 20 janvier 2015.
Le conseil et l’assistance :
Siège : 6, Lacets Saint Léon, à Monte-Carlo.
Capital : 15.000 euros, divisé en 100 parts de - dans la gestion, pour le compte de tiers, de
150 euros. portefeuilles de valeurs mobilières ou d’instruments
financiers à terme,
Gérants : M. Pierre MUNIER, domicilié
17, boulevard du Larvotto, à Monte-Carlo ; - dans la réception et la transmission d’ordres sur
les marchés financiers, portant sur des valeurs
et M. Jef DJANDJI, domicilié 6, Lacets Saint mobilières ou des instruments financiers à terme, pour
Léon, à Monte-Carlo. le compte de tiers.
344 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
La gestion pour compte de tiers, de portefeuilles reviendra à meilleure fortune, en cas de Règlement
de valeurs mobilières ou d’instruments financiers à Judiciaire.
terme.
Monaco, le 6 février 2015.
Et plus généralement, toutes opérations
commerciales, immobilières et financières se rattachant
directement au présent objet social. »
II.- Les résolutions prises par l’assemblée susvisée,
ont été approuvées par arrêté ministériel du BIANCO S.A.R.L.
18 décembre 2014.
III.- Le procès-verbal de ladite assemblée et une
ampliation de l’arrêté ministériel, précité, ont été CONSTITUTION D’UNE SOCIETE
déposés, au rang des minutes de Me REY, le 28 janvier A RESPONSABILITE LIMITEE
2015.
IV.- Une expédition de l’acte précité, a été déposée
au Greffe Général de la Cour d’Appel et des Tribunaux Extrait publié en conformité des articles 49 et
de Monaco, le 6 février 2015. suivants du Code de Commerce monégasque.
Monaco, le 6 février 2015. Aux termes d’un acte sous seing privé en date du
15 septembre 2014, enregistré à Monaco le
Signé : H. REY. 22 septembre 2014, Folio Bd 150 R, Case 1, il a été
constitué une société à responsabilité limitée dont les
principales caractéristiques sont les suivantes :
Cette production devra avoir lieu dans les quinze Un exemplaire de l’acte précité a été déposé au
jours de la présente insertion ; ce délai est augmenté Greffe Général des Tribunaux de Monaco, pour y être
de quinze jours pour les créanciers domiciliés hors la transcrit et affiché conformément à la loi, le 26 janvier
Principauté. 2015.
A défaut de production dans les délais, les créanciers Monaco, le 6 février 2015.
seront exclus de la procédure. Ils recouvreront
l’exercice de leurs droits à la clôture de la procédure,
en cas de Liquidation des Biens et lorsque le débiteur
Vendredi 6 février 2015 JOURNAL DE MONACO 345
Extrait publié en conformité des articles 49 et Extrait publié en conformité des articles 49 et
suivants du Code de Commerce monégasque. suivants du Code de Commerce monégasque.
Aux termes d’un acte sous seing privé en date du Aux termes d’un acte sous seing privé en date du
5 novembre 2014, enregistré à Monaco le 10 novembre 1er avril 2014, enregistré à Monaco le 2 octobre 2014,
2014, Folio Bd 166 R, Case 3, il a été constitué une Folio Bd 19 R, Case 2, il a été constitué une société
société à responsabilité limitée dont les principales à responsabilité limitée dont les principales
caractéristiques sont les suivantes : caractéristiques sont les suivantes :
- Maison d’édition musicale ainsi que toutes La location, de courte et longue durée, de véhicules
prestations audiovisuelles y relatives ; sans chauffeur.
- Commercialisation sur tout type de support des
œuvres concernées ainsi que toute activité de promotion Et plus généralement, toutes opérations mobilières
commerciale et de publicité en rapport avec l’activité ; et immobilières de quelque nature que ce soit se
rattachant à l’objet social ci-dessus ».
- Et généralement, toutes opération civiles,
commerciales, mobilières ou immobilières se rattachant
Durée : 99 ans, à compter de l’autorisation du
aux objets ci-dessus et de nature à en favoriser
Gouvernement Princier.
l’extension ».
Suivant actes sous seing privé en date du Un exemplaire du procès-verbal de ladite assemblée
20 novembre 2014, il a été procédé à la transformation a été déposé au Greffe Général des Tribunaux de
de la société en commandite simple « SCS Monaco, pour y être transcrit et affiché conformément
MODDERMAN & CIE » en société à responsabilité à la loi, le 28 janvier 2015.
Limitée « DOLFINANCE S.A.R.L. ».
« La société a pour objet tant à Monaco qu’à Un exemplaire du procès-verbal de ladite assemblée
l’étranger : conception, organisation d’évènements a été déposé au Greffe Général des Tribunaux de
culturels, sportifs, pour ceux-ci sous réserve de l’accord Monaco, pour y être transcrit et affiché conformément
des organismes et de fédérations sportives concernées à la loi, le 28 janvier 2015.
et à l’exclusion des missions réservées à l’Automobile
Club de Monaco, économiques et touristiques destinés
aux professionnels et au grand public ainsi que toutes Monaco, le 6 février 2015.
prestations de service s’y rapportant et dans ce cadre
toutes activités de communication, de relations
publiques, et à l’exclusion de toute activité réglementée.
348 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
NOMINATION DE COGERANTS
NOMINATION D’UN COGERANT CHANGEMENT DE DENOMINATION SOCIALE
TRINITY
S.A.M. « MORAVIA YACHTING »
Société Anonyme Monégasque
Société Anonyme Monégasque
au capital de 8.600.000 euros
au capital de 150.000 euros
Siège social : 7, boulevard des Moulins - Monaco
Siège social : 8, quai Antoine 1er - Monaco
- de nommer comme Liquidateur Monsieur Marcin - Rapport du Conseil d’Administration sur l’activité
SZTREMER avec les pouvoirs les plus étendus pour de la Société pendant l’exercice ;
la durée de la liquidation ;
- Rapports des Commissaires aux Comptes sur les
- de fixer le siège de la liquidation au 20, boulevard comptes dudit exercice ;
Princesse Charlotte à Monaco (Cabinet DL - Lecture du Bilan et du compte de Pertes et Profits
CORPORATE & REGULATORY). établis au 31 décembre 2013. Approbation de ces
comptes et quitus à donner aux Administrateurs pour
Un exemplaire du procès-verbal de ladite assemblée leur gestion ;
a été déposé au Greffe Général des Tribunaux de
Monaco, pour y être transcrit et affiché conformément - Affectation des résultats ;
à la loi, le 26 janvier 2015.
- Approbation du montant des honoraires alloués
Monaco, le 6 février 2015. aux Commissaires aux Comptes ;
- Approbation des opérations visées à l’article 23
de l’ordonnance du 5 mars 1895 ;
352 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
- Approbation des indemnités allouées au Conseil - décision à prendre sur la poursuite de l’activité
d’Administration ; malgré la perte des 3/4 du capital social.
Valeur liquidative
Dénomination Date Société Dépositaire au
du fonds d’agréments de gestion à Monaco 30 janvier 2015
Azur Sécurité Part C 18.10.1988 Barclays Wealth Asset Management S.A.M. Barclays Bank PLC 7.744,96 EUR
Azur Sécurité Part D 18.10.1988 Barclays Wealth Asset Management S.A.M. Barclays Bank PLC 5.263,98 EUR
CFM Court Terme Euro 08.04.1992 Monaco Gestions FCP C.F.M. 283,81 EUR
Capital Obligation Europe 16.01.1997 M.M.S. Gestion [Link]. Martin Maurel Sella 4.844,52 EUR
Banque Privée Monaco
Capital Sécurité 16.01.1997 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 2.120,86 EUR
Banque Privée Monaco
CFM Court Terme Dollar 18.06.1999 Monaco Gestions FCP C.F.M. 1.339,04 USD
Valeur liquidative
Dénomination Date Société Dépositaire au
du fonds d’agréments de gestion à Monaco 30 janvier 2015
Capital Croissance Europe 13.06.2001 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 1.153,21 EUR
Banque Privée Monaco
Capital Long Terme 13.06.2001 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 1.433,01 EUR
Parts P Banque Privée Monaco
CFM Actions Multigestion 10.03.2005 Monaco Gestions FCP C.F.M. 1.399,54 EUR
Capital Long Terme 18.02.2010 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 62.291,52 EUR
Parts M Banque Privée Monaco
Capital Long Terme 18.02.2010 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 636.366,62 EUR
Parts I Banque Privée Monaco
Objectif Croissance 06.06.2011 EDR Gestion (Monaco) Banque de gestion 1.401,19 EUR
Edmond de Rothschild
Objectif Maturité 2018 21.01.2013 EDR Gestion (Monaco) Banque de gestion 1.069,17 EUR
Edmond de Rothschild
Capital Private Equity 21.01.2013 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 1.028,67 USD
Banque Privée Monaco
Capital ISR Green Tech 10.12.2013 M.M.S. Gestion S.A.M. Martin Maurel Sella 1.080,96 EUR
Banque Privée Monaco
354 JOURNAL DE MONACO Vendredi 6 février 2015
Valeur liquidative
Dénomination Date Société Dépositaire au
du fonds d’agréments de gestion à Monaco
Fonds Paribas Monaco Obli Euro 30.07.1988 BNP Paribas Asset Management Monaco B.N.P. PARIBAS 608,27 EUR
Natio Fonds Monte-Carlo 14.06.1989 BNP Paribas Asset Management Monaco B.N.P. PARIBAS 3.881,07 EUR
Court Terme