COMPLEMENTS
POUR
LA
SEANCE
4
–
POUR
LE
GROUPE
DU
JEUDI
SOIR
(SURTOUT)
Principe
de
territorialité
:
Aucune
loi
nationale
n'a
d'effet
hors
de
son
territoire:
un
rattachement
est
nécessaire
pour
permettre
l'application
d'une
loi
à
une
situation
donnée.
Un
élément
d’extranéité
?
Alors
application
du
droit
international
privé.
C’est
la
branche
du
droit
qui
étudie
le
règlement
des
différends
de
droits
privés
présentant
au
moins
un
caractère
d'extranéité,
-‐ conflits
de
juridictions
-‐ conflits
de
lois
DOCUMENT
N°2
:
1-‐ L’accroche
L’arrêt
rendu
par
la
1ère
chambre
civile
le
28
janvier
2015
concerne
la
relation
entre
l’ordre
public
international
et
une
règle
de
conflit
d’origine
conventionnelle.
2-‐ Exposé
des
faits
pertinents
En
l’espèce,
deux
hommes,
l’un
de
nationalité
française
et
l’autre
de
nationalité
marocaine
souhaitent
se
marier.
Afin
de
célébrer
leur
union,
il
leur
fallait
passer
devant
l’officier
d’état
civil
de
la
commune
savoyarde
où
ils
étaient
domiciliés.
Le
ministère
public
s’est
néanmoins
opposé
à
ce
mariage.
En
effet,
la
loi
marocaine
fait
de
la
différence
de
sexe
des
futurs
époux,
une
condition
de
fond
du
mariage.
Or,
le
ministère
public
estimait
que
l’article
5
de
la
convention
franco-‐
marocaine
prévoit
que
les
conditions
de
fond
du
mariage
sont
régies
pour
chacun
des
époux
par
la
loi
dont
il
a
la
nationalité.
Donc
loi
>
convention
[Ministère
public
est
contre
le
mariage,
car
la
loi
marocaine
est
contre
le
mariage
homosexuel]
En
ce
sens,
le
ministère
public
dit
que
la
convention
franco-‐marocaine
est
supérieure
aux
articles
202-‐1
du
Code
civil
(loi
validant
le
mariage
homosexuel)
Loi
ici
?
L’article
202-‐1
du
Code
Civil.
Que
dit
la
loi
?
Deux
personnes
de
même
sexe
peuvent
contracter
mariage
lorsque,
pour
au
moins
l’une
d’elles,
soit
sa
loi
personnelle,
soit
la
loi
de
l’Etat
sur
le
territoire
duquel
elle
a
son
domicile
ou
sa
résidence
le
permet.
1
3-‐ Procédure
antérieure
à
la
décision
commentée
Les
futurs
mariés
ont
alors
saisi
le
tribunal
de
grande
instance
de
Chambéry
qui
a
ordonné
la
mainlevée
de
l’opposition
(donc
a
accepté
le
mariage)
Sur
appel
du
ministère
public,
la
Cour
d’appel
de
Chambéry
(22
octobre
2013)
a
confirmé
le
jugement
(donc
a
accepté
le
mariage)
Motivation
de
la
Cour
d’appel
:
Les
juges
ont
décidé
«
d’écarter
l’application
de
la
convention
franco-‐
marocaine
au
profit
des
principes
supérieurs
du
nouvel
ordre
public
international,
instaurés
par
la
loi
du
17
mai
2013
»
(en
faveur
du
mariage
homosexuel).
En
conséquence,
les
juges
ne
reconnaissent
pas
en
l’espèce,
une
supériorité
du
traité
sur
la
loi,
car
à
première
vue,
LOI
>
traité.
Autrement
dit
:
violation
de
l’article
55
de
la
Constitution.
Que
«
dit
»
l’article
55
?
Traité
>
loi.
C’est
ce
qui
a
motivé
le
pourvoi
en
cassation
du
ministère
public.
4-‐ Question
de
droit
ou
problématique
L’ordre
public
international
est-‐il
un
instrument
de
promotion
des
valeurs
du
for
–
au
détriment
d’une
règle
de
conflit
d’origine
conventionnelle
?
(oui)
5-‐ Solution
Par
le
présent
arrêt,
la
Cour
de
Cassation
a
répondu
de
manière
positive
à
cette
question
en
rejetant
le
pourvoi.
– Question
:
a-‐t-‐on
un
article
pour
l’ordre
public
international
?–
Non
pas
explicitement.
Mais
implicitement,
l’article
3
du
c.
civ.
Même
si
le
pourvoi
est
rejeté
dans
son
entier,
la
Cour
de
Cassation
n’approuve
pas
la
motivation
de
l’arrêt
d’appel,
puisqu’elle
procède
par
substitution
de
motif.
La
CCA
raisonne
en
deux
temps
:
1-‐ L’article
4
de
la
convention
prévoit
que
la
loi
désignée
par
la
Convention
peut
être
écartée
par
les
juridictions
de
l’autre
Etat
si
elle
est
«
manifestement
incompatible
avec
l’ordre
public
»
2
2-‐ Elle
estime
dans
un
second
temps,
que
la
loi
marocaine
désignée
par
la
Convention
était
contraire
à
l’ordre
public
(international)
dès
lors
que
pour
au
moins
l’une
d’entre
elles,
soit
la
loi
personnelle,
soit
la
loi
de
l’Etat
sur
le
territoire
duquel
elle
a
son
domicile
ou
sa
résidence
le
permet.
Conclusion
:
Oui,
car
le
mariage
pour
tous
est
accepté
au
nom
de
l’ordre
public
international
de
proximité.
6-‐ Annonce
du
plan
du
commentaire
I-‐ Ordre
public
international
II-‐ Ordre
public
instrumentalisé
DOCUMENT
N°3:
1-‐ L’accroche
L’arrêt
en
date
du
10
mai
2006
concerne
d’une
part,
le
respect
des
droits
fondamentaux
et
d’autre
part,
les
règles
de
conflit
de
juridictions
et
de
lois.
2-‐ Exposé
des
faits
pertinents
En
l’espèce,
une
jeune
femme
majeure
et
de
nationalité
nigériane
a
été
engagée
en
temps
qu’
«
employée
de
maison
»
par
un
homme
de
nationalité
britannique,
au
Nigéria
et
a
accompagné
ce
dernier
en
France.
Elle
a
finalement
abandonné
son
emploi.
3-‐ Procédure
antérieure
à
la
décision
commentée
[Vous
pouvez
préciser
ici
la
procédure
et
indiquer
les
dates]
Mécontente
de
ne
pas
avoir
obtenu
le
paiement
de
l’ensemble
de
son
salaire,
elle
a
fait
convoquer
son
employeur
devant
le
conseil
de
prud’hommes.
L’arrêt
attaqué
a
tranché
en
faveur
de
la
jeune
femme
et
c’est
pourquoi,
son
employeur
a
fait
une
demande
en
pourvoi
en
cassation.
4-‐ Question
de
droit
ou
problématique
Le
respect
des
droits
fondamentaux
doit-‐il
permettre
de
déclencher
à
lui
seul
la
compétence
du
juge
et
de
la
loi
française
?
3
5-‐ Solution
Réponse
:
non.
Par
le
présent
arrêt,
la
Cour
de
Cassation
a
répondu
de
manière
négative
à
cette
question
en
rejetant
le
pourvoi.
L’ordre
public
international
s’oppose
à
ce
qu’un
employeur
puisse
se
prévaloir
des
règles
de
conflit
de
juridictions
et
de
lois
pour
décliner
la
compétence
des
juridictions
nationales
et
évincer
(écarter)
l’application
de
la
loi
française
dans
un
différend
qui
présente
un
rattachement
avec
la
France.
(Cela
fait
penser
à
l’ordre
public
international
de
proximité)
6-‐ Annonce
du
plan
du
commentaire
I-‐ Le
conflit
de
juridictions
et
de
lois
A-‐
Juridiction
française
ou
juridiction
nigériane
B-‐ Loi
française
ou
nigériane
II-‐ Le
respect
des
droits
fondamentaux
A-‐ Principes
de
justice
universelle
(ordre
public
international)
a-‐ Atteinte
à
la
liberté
individuelle
b-‐ Atteinte
à
la
dignité
humaine
(pas
de
rémunération)
B-‐ Ordre
public
de
proximité
(lien
particulier
avec
la
France)
(Travail
en
France
sans
avoir
été
déclarée)
4