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Cours D'ecologie

Le document présente un cours d'écologie générale, abordant la définition, les objectifs et les subdivisions de l'écologie, ainsi que les facteurs écologiques influençant les êtres vivants. Il décrit également les interactions entre les organismes et leur environnement, ainsi que l'importance de la protection de l'environnement. Enfin, il souligne la nécessité d'une compréhension des principes écologiques pour maintenir l'équilibre naturel.

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Cours D'ecologie

Le document présente un cours d'écologie générale, abordant la définition, les objectifs et les subdivisions de l'écologie, ainsi que les facteurs écologiques influençant les êtres vivants. Il décrit également les interactions entre les organismes et leur environnement, ainsi que l'importance de la protection de l'environnement. Enfin, il souligne la nécessité d'une compréhension des principes écologiques pour maintenir l'équilibre naturel.

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1

CONTENU MINIMUM
CONTENU MINIMUM……………………………………………………………………………………………….1
ECOLOGIE......................................................................................................................................................... 3
0. INTRODUCTION ................................................................................................................................... 3
0.1. Définition .................................................................................................................................................. 3
0.2. Objectifs du cours ..................................................................................................................................... 3
0.3. L’écologie et les autres sciences ............................................................................................................... 4
0.4. Subdivision de l’écologie.......................................................................................................................... 4
0.5. Application de l’écologie .......................................................................................................................... 5
CHAPITRE PREMIER ................................................................................................................................... 6
FACTEURS ECOLOGIQUES...................................................................................................................... 6
1.1. DEFINITION ............................................................................................................................................ 6
1.2. CLASSIFICATION DES FACTEURS ECOLOGIQUES ....................................................................... 6
1.3. FACTEURS LIMITANT .......................................................................................................................... 6
1.4. LOI DU MINIMUM OU DE LIEBIG. ..................................................................................................... 7
1.5. LOI DE TOLERANCE ............................................................................................................................. 7
1.6. VALENCE ECOLOGIQUE ..................................................................................................................... 7
1.7. ADAPTATION AUX FACTEURS ECOLOGIQUES ............................................................................. 8
CHAPITRE DEUXIEME ............................................................................................................................ 10
ACTION DES PRINCIPAUX FACTEURS ECOLOGIQUES ....................................................... 10
2.1. FACTEURS CLIMATIQUES ................................................................................................................ 10
2.2. TYPES D’ORGANISMES SUIVANT LES FACTEURS ECOLOGIQUES......................................... 12
2.3. LES FACTEURS EDAPHIQUES .......................................................................................................... 13
2.4. FACTEURS BIOTIQUES ...................................................................................................................... 15
CHAP TROISIEME ...................................................................................................................................... 16
NOTIONS DE LA BIONOSE DE L’E COSYSME ............................................................................ 16
2.1. LA BIOSPHERE .................................................................................................................................... 16
2.2. LES BIOCENOSES ET LES ECOSYSTEMES..................................................................................... 16
2.3. TYPE DE BIOCENOSE ......................................................................................................................... 17
2.4. CARACTERISTIQUE DES BIOCENOSES .......................................................................................... 18
2.5. NOTIONS DES SERIES ET DES CLIMATS ....................................................................................... 20
2.6. NOTION DE LA NICHE ECOLOGIQUE ............................................................................................. 20
2.7. LA CHAINE TROPHIQUE OU ALIMENTAIRE................................................................................. 21
CHAPITRE QUATRIEME ......................................................................................................................... 23
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMNT ............................................................................................ 23
4.1. DEFINITION .......................................................................................................................................... 23
4.2. DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT ...................................................................................... 23
4.3. COEXISTENCE DES ETRES VIVANTS ............................................................................................ 25

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Notice : Ces notes de cours constituent un guide scientifique et non une fin en soi. Elles peuvent subir
des modifications selon l’exigence et la méthodologie adoptée par l’enseignant tout en restant dans
les limites du Curriculum des Humanités Techniques Agricoles, notre référentiel. Le lecteur et l’utilisateur
de ce syllabus devront user de leur intellect et savoir pour apporter des correctifs aux différents mots
mal orthographiés ou dont leurs sens ou significations ont été erronés.
Toute reproduction des présentes notes doit être autorisée par son auteur avant tout !

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ECOLOGIE
0. INTRODUCTION

0.1.Définition

Etymologiquement, le terme écologique vient de deux mots grecs : oikos :


habitat (maison) et logos : sciences (étude). Donc, l’écologie est la science de l’habitat.
 L’écologie : est la science qui étudie le milieu et les conditions d’existences des êtres
vivants ainsi que les rapports qui s’établissent entre eux et leur environnement. Selon
le Biologiste ERNEST HEICKEL (1866), l’écologie est la science qui étudie les
relations entre les organismes avec le monde environnant, c’est-à-dire dans un sens
large, c’est la science étudiant les conditions d’existence dans un environnement
donné.
 Un écologue : est un spécialiste de l’écologie.
 Un écologiste : est un défenseur de la nature et des équilibres biologiques.
 Ecologisme ou environnementalisme : Est la doctrine, le courant de penser des
mouvements à faveur de la protection de l’environnement et des équilibres naturels.
Les principales préoccupations de l’environnementalisme sont :
 Le respect et la protection de l’environnement
 La conservation des ressources naturelles
 La préservation des écosystèmes naturels et leur restauration nécessaire.
0.2.Objectifs du cours

L’importance des questions traitées en écologie et que pose l’environnement


permet de penser que toute personne lettrée ou non doit être informée.
L’homme faisant partie de la nature doit comprendre comment fonctionne cette
dernière et les phénomènes écologiques qui s’y présentent. Cette étude doit aussi permettre à
toute personne de savoir qu’il existe un équilibre naturel permanant entre les différentes
composantes de l’environnement. Cet équilibre est régi par des principes écologiques.
Dès lors, l’homme doit savoir respecter les principes, et s’il doit les exploiter pour
vivre qu’il ne les déséquilibre pas. C’est dans cette optique que ce cours nous permettra
d’expliquer les problèmes divers que nous observons régulièrement sur le terrain et dans la
vie courante.

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0.3.L’écologie et les autres sciences

L’écologie : est une science interdisciplinaire qui repose sur trois éléments
fondamentaux :
o Intersection des compétences qui amène à la convergence des domaines
habituellement séparés.
o L’intégration des connaissances
o Elaboration d’un langage commun

0.4.Subdivision de l’écologie

On subdivise généralement l’écologie en six branches :


L’autoécologie, la synécologie, la démonologie, l’écophysiologie, l’écologie globale
et l’économie de l’environnement.

1. L’autoécologie
Est la branche de l’écologie qui étudie le rapport existant entre les individus d’une
espèce donnée et leur environnement.
Elle définit essentiellement les limites de tolérance et de préférence vis-à-vis des
facteurs écologiques. Elle examine aussi l’action du milieu sur la morphologie, la physiologie
et le comportement de l’espèce.

2. La synécologie
Cette branche de l’écologie qui étudie la structure, le fonctionnement de
l’évolution des écosystèmes. Elle analyse le rapport existant entre une communauté
d’individus qui appartient à différentes espèces d’un groupement et leur milieu environnant.
On l’appelle aussi biocénotique.
3. La démoécologie
Cette branche de l’écologie décrit la structure, la dynamique d’une population et
la relation existant entre cette population et son environnement.
4. Écophysiologique
Cette partie de l’écologie étudie les relations entre les processus physiologiques et
les facteurs environnementaux.

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5. Écologie globale
Cette branche étudie à l’échelle de l’écosphère ou de la biosphère (tous les
milieux occupés par les êtres vivants).
6. Economie de l’environnement
Elle étudie la consommation des ressources naturelles et les incitations
économiques pour rationaliser leurs consommations et la population environnementale.
On peut distinguer :
 L’écologie animale : étudie les animaux.
 L’écologie végétale : étudie les végétaux.
 L’écologie marine : étudie les mers, océans.

0.5.Application de l’écologie

L’écologie est une science qui est appelée à évaluer les conséquences des activités
de l’homme sur son milieu (les pluies, acides, les famines et des perturbations des équilibres
biographiques à l’échelle du globe, aménagement anarchique du territoire, la disparition des
espèces,…).
Elle permet de gérer les populations d’organismes utilisés par l’homme de
manière optimale. L’écologie fournie également les connaissances et les méthodes permettant
à lutter contre les prédateurs ou les parasites.
Elle intervient de plus à plus pour limiter ou réparer les dégradations causés par
l’homme à son milieu, gérer les populations sauvages d’espèces menacées d’extinction,
aménager l’espace à conciliant le développement humain et le maintien de la biodiversité sont
également des préoccupations qui requièrent le savoir-faire des écologistes.

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CHAPITRE PREMIER
FACTEURS ECOLOGIQUES
1.1. DEFINITION

Un facteur écologiste est avant tout un paramètre physicochimique ou biologique


capable d’agir directement sur les êtres vivants durant au moins une phase de leur cycle de
vie. Cette définition ne considère pas les éléments comme l’altitude et la profondeur car ils
n’agissent pas directement.
En effet, l’altitude agit par l’intermédiaire de la température, de l’ensoleillement et
de la pression atmosphérique. De même, la profondeur agit sur les animaux et les végétaux
aquatiques par l’intermédiaire de l’augmentation de la pression et de la dimension de
l’éclairement.
Les facteurs écologiques agissent différemment sur les êtres vivants :
- En éliminant certaines espèces de territoire dont les caractéristiques ne leur sont pas
favorables
- En modifiant le taux de fécondité et de mortalité des diverses espèces (action sur le cycle
de développement et sur les migrations des animaux).
- En modifiant l’apparition de modifications adaptatives

1.2. CLASSIFICATION DES FACTEURS ECOLOGIQUES

D’une manière générale, on peut distinguer les facteurs abiotiques et les facteurs
biotiques.
- Les facteurs abiotiques : ce sont des facteurs physicochimiques du milieu tels que
les éléments du climat, du sol,… qui exercent une influence sur les êtres vivants. Ils
sont de nature chimique ou physique, hydrologique, climatologique et édaphique.
- Les facteurs biotiques : il s’agit de facteurs écologiques qui se manifestent au sein de
la population et qui influencent leur démographie, par exemple l’effet de groupe et
de masse, la compétition, le parasitisme. Ils dépendent donc des organismes vivants.

1.3. FACTEURS LIMITANT

Un facteur écologique est limitant lorsqu’il est absent ou réduit en dessous du


minimum critique ou s’il excède le niveau maximum de tolérance. C’est le cas de la
température lorsqu’elle est trop basse ou très forte. Elle agit négativement sur les êtres vivants
et peut même les détruire.

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1.4. LOI DU MINIMUM OU DE LIEBIG.

Découverte dès 1840 par Liebig, cette loi concernait initialement l’influence
respective des différents éléments minéraux indispensables aux plantes cultivées. Elle stipule
que « le rendement d’une récolte dépend uniquement de l’élément nutritif qui est présent dans
le milieu en moindre quantité » A d’autres termes, ce sont des éléments déficitaires dans le
sol qui conditionnent la production des cultures.

1.5. LOI DE TOLERANCE

Selon cette loi, pour tout facteur écologique, il existe un intervalle de tolérance à
l’intérieur duquel tout processus écologique dépendant de ce facteur s’exprime normalement.
De part et d’autre, des limites de cet intervalle de tolérance, on a des zones létales
c.à.d. où on observe la mort de l’organisme. Cela résulte respectivement d’un défaut ou d’un
excès du facteur considéré. Au sein d’un intervalle de tolérance, il existe une valeur
intermédiaire optimale appelée préférendum pour laquelle la réponse aux facteurs
écologiques est maximale.

1.6. VALENCE ECOLOGIQUE

On appelle valence écologique, la possibilité qu’a une espèce de se développer


dans le milieu différent caractérisé par des variations plus ou moins grandes de facteur
écologique. Une espèce à faible valence écologique ne supporte que des variations limitées de
facteurs écologiques. Son intervalle de tolérance à un facteur donné est réduit. Une telle
espèce est dite sténoèce par contre, si elle est capable de se développer normalement et
résister dans le milieu aux conditions très différentes ou très variées, on l’appelle une espèce
euryèce. Elle s’accommode à des faibles et fortes variations du facteur écologique considéré
mais réagis toujours de façon optimale à son préférendum. On constate que les espèces qui
ont des grandes valences écologiques ont une large distribution géographique. C’est le cas
d’un arbre comme le pin, qui tolère les températures variant de −45°C à 30°C et qui se
développe par conséquent partout au monde. Les espèces en faibles valences écologique sont
très localisées à un milieu très spécial. Selon le facteur considéré de termes spécifiques
montrant la largeur de la valence écologique sont utilisés.
En titre d’exemple, le terme eurytherme et sténotherme sont utilisés pour la
température tandis que les termes euryhygre et sténohygre pour l’humidité, les termes
euryhalin et sténohalin pour la salinité de l’eau sont utilisées.

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1.7. ADAPTATION AUX FACTEURS ECOLOGIQUES

Les individus, les populations, et les communautés des êtres vivants ne subissent
pas de façon passive l’influence de facteurs écologiques. Ils représentent à des degrés variés
une élasticité écologique leur permettant de s’adapter aux fluctuations des facteurs limitant
dans les milieux auxquels ils sont inféodés. La variabilité des facteurs écologiques implique
l’aptitude pour chaque organisme de s’adapter.
On distingue alors trois types d’adaptation du facteur écologique :
- L’acclimatation ou adaptation physiologique : c’est une adaptation qui résulte de
l’existence chez les êtres vivants de mécanisme de régulation provoquant des
modifications métaboliques compensatrices qui permettent aux êtres vivants de maintenir
constante et à une valeur optimale leur conditions internes face à un changement du
milieu ambiant. Un des exemples classique d’acclimatation tient à l’accoutumance à
l’altitude chez l’espèce humaine. Les individus vivant en plaine ont des difficultés
d’oxygénation au cours d’un effort physique lorsqu’il arrive en région montagneuse. Ses
malaises disparaissent au bout d’une semaine environ dans ce milieu suite à un
accroissement du nombre de globule rouge dans son organisme. En effet, en montagne, il
y a moins d’oxygène que dans la plaine et il faut pour cela beaucoup de globules rouges
dans le sang pour pouvoir s’adapter.
- L’accommodation ou adaptation phénotypique : certains entres vivants, les plantes
surtout, pour se mettre en harmonie avec les conditions du milieu développant de
caractères nos héréditaires. Ces caractères non-inscrits sur le matériel (D.N.A) sont
appelés modification. Les individus ayant subi ses modifications sont des accommodants.
L’exemple de la sagittaire est extraordinaire. Cette plante lorsqu’elle se développe en
milieu terrestre présente des feuilles rigides de forme lancéolée et aplatie ainsi qu’un
système racinaire puissant. Si elle croit en milieu aquatique à environnement émergé, elle
possède des feuilles allongées flexibles et sans cuticule épaisse propre aux accommodants
terrestres afin d’absorber directement les sels minéraux dissouts dans l’eau. Ce système
racinaire est également réduit à demi immerger, elle présente simultanément trois types
de feuilles : les feuilles propre au milieu terrestre et aquatique et des feuilles de types
intermédiaire flottant à la surface de l’eau et ayant une limbe aplatie et élargie
curieusement quand on cultive ces trois accommodats sur un même milieu. Ils
présentent tous les mêmes types de feuilles cela montre que l’accommodation n’est pas
génotype mais elle est plutôt phénotypique

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- Adaptation génotype : c’est la forme d’adaptation la plus parfaite d’une espèce aux
conditions écologiques locale. Elle se caractérise par l’acquisition génétique ou
héréditaire des modifications lorsque les graines.

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CHAPITRE DEUXIEME
ACTION DES PRINCIPAUX FACTEURS ECOLOGIQUES

2.1. FACTEURS CLIMATIQUES

Parmi les facteurs climatiques, on peut distinguer les facteurs énergétiques


constitués par la lumière et la température ; les facteurs hydrauliques (précipitations et
humidité de l’air) et les facteurs mécaniques (le vent).
2.1.1 La lumière
La lumière joue un rôle primordial dans la plus part des phénomènes écologiques
son intensité conditionne l’activité photosynthétique. La durée de l’éclairement au cours d’un
cycle de 24 heures ou photopériode de contrôler la croissance et la floraison des plantes mais
aussi l’ensemble de cycle vital des espèces animales.
2.1.1.1. Adaptation des végétaux à l’éclairement
En fonction de l’intensité de lumière pour laquelle l’activité photosynthétique est
maximale, on peut distinguer deux sortes des plantes :
 Les héliophiles et les sciaphyles
 Les héliophiles ou plantes de lumière : sont des végétaux dont la croissance est maximale
sous forts éclairements et qui ne tolèrent pas l’ombre d’autres individus.
Les plantes cultivées en général et les arbres des forêts claires sont des héliophiles.
 Les sciaphyles ou plantes d’ombre sont des végétaux dont la croissance nécessite une
ombre forte ou très dense. C’est le cas des végétaux du sous-bois (fougères, mousses) et
les jeunes stades de la plus part des espèces d’ombre forêt c’est dans le milieu aquatique
que l’on rencontre les plus de scaphiles des végétaux. Leur activité photosynthétique est
optimale sous une cinquantaine de lux de l’unité de l’intensité de la lumière. Le degré de
sciaphyle ou d’héliophile d’une espèce peut varier au cours de son cycle vital pour ces
nombreuses espèces d’arbres. Le stade jeune est sciaphile alors que le stade adulte est
héliophyle.
2.1.1.2 La photo période
Le terme photopériode est utilisé en physiologie végétale pour désigner la durée
de la phase d’éclairement au cours d’un cycle de 24 heures. La photopériode joue un rôle dans
l’écologie des êtres vivants. On distinguer la photo période courte caractérisée par la
prédominance de la phase obscure (xotophase) est la photo période longue pour laquelle la
photo phase ou phase d’éclairement est plus longue que la scotophase ou encore phase
éclairement est plus longue que la xotophase.

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2.1.1.2.1. La photopériode et les végétaux
Les plantes sont adaptées non seulement à l’intensité lumineuse mais aussi à la
photopériode (Photopériodisme est important lorsque les plantes passant aux stades végétatifs
(croissance et développement), au stade reproductif (floraison, formation des tubercules).
En d’autre terme, la photopériode joue un essentiel dans la nature car elle contrôle
la germination des végétaux leur croissance et floraison. La floraison représente un des
aspects les plus spectaculaires du photopériodisme.
Si on considère l’influence de la photopériode sur les animaux, on peut
distinguer :
 Plantes des jours courts (les nyctipériodiques) : ce sont des végétaux dont la floraison
nécessité que la scotophase soit prédominante
Exemple : le riz, mais, la canne à sucre
 Plantes de jours longs (héméropériodiques) : ce sont des plantes qui exigent une
photophase prédominance.
Ex : il s’agit de céréales des printemps, la betterave, le céleri…
Un éclairement insuffisant (moins de 12 heures) inhibe la floraison de ces plantes.
Elles restent alors petites et fleurissent. Celles-ci ne sont pas influencées par la photopériode ;
Ex : Tournesol
2.1.1.2.2. La photopériode et les animaux
La photopériode joue également un rôle très important dans l’écologie des
animaux. Elle conduit chez les animaux des systèmes biologiques journaliers ou saisonniers.
2.1.2 La température
2.1.2.1 Les plantes et la température
La température représente un facteur limitant de toute première importance car
elle contrôle l’ensemble des phénomènes métaboliques et conditionne la répartition des
espèces dans la biosphère. Les plantes qui supportent un large écart de température sont dites
eurythermes. Celles qui ne supportent pas ses fortes variations de température tel que l’hévéa
brésilien (H. Brasiliensis) sont des sténothermes.
2.1.2.2. Action de la température sur les animaux
Chez les animaux, la température influe sur le métabolisme et l’activité vitale, la
quantité d’aliment consommée, la fécondité et l’activité sexuelle.
Si on considère la température, on peut subdiviser les animaux en espèces homéothermes et
poïkilothermes ou hétérothermes. Les homéothermes se caractérisent par une température

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interne conservant et indépendante de celle de milieu ambiant : les poïkilothermes ou
hétérothermes.
Par contre, ont une température interne variable. Ils peuvent être réparties en
organisme héliothermes (ex : lézard qui pour adopter la température s’étalent au soleil et en
organismes chimiothermes (ex : papillon qui effectuent souvent beaucoup des mouvements
pour relever la température corporelle. Les animaux meurent plus rapidement par la chaleur
que par le froid. Avant de mourir, ils passant par une période presque inactive dite de torpeur.
2.1.2.4 Les animaux et les températures escrômes
Les animaux présentent aussi des adaptations aux températures extrêmes. La
quiescence est une interruption momentanée du développement ou de l’activité observée chez
certaines espèces animales dans le but de lutter contre soit un froid intense, soit à une sorte
intense de chaleur ou une période de sècheresse très marquée.
2.1.3. L’humidité
L’humidité et la pluviométrie constituent des facteurs écologiques liées et
d’importances pour le fonctionnement et la respiration des écosystèmes. On peut distinguer
les organismes xérophytes adaptés aux milieux secs, des organismes hydrophiles ayant
besoin d’un très fort taux d’humidité de l’air pour survivre et des organismes mésophiles qui
nécessitent un taux moyen d’humidité de l’air. On peut aussi avoir des organismes
amphibiens qui préfèrent vivre dans les endroits humides à côté d’un cours d’eau et des lacs
ainsi que des organismes hydrophiles ou aquatiques.

2.2. TYPES D’ORGANISMES SUIVANT LES FACTEURS ECOLOGIQUES

2.2.1. Organismes xérophiles


1°. Plantes xérophiles : ce sont des plantes qu’on retrouve dans les milieux où le taux
d’humidité est faible. Ce faible taux d’humidité est surtout dû à l’insuffisance de
précipitation.
2°. Les animaux xérophiles : ce sont des animaux vivants dans les milieux à faible
d’humidité (milieux secs. Ex : le dromadaire, chameau, rongeurs,….
2.2.2. Organismes mésophiles
A cette catégorie appartiennent la plus part des végétaux des milieux tempérés, les
plantes terrestres se concentrent d’une hygrométrie moyenne.
2.2.3. Organisme hygrophiles

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On les retrouve dans les milieux dont le sol est rarement inondé mais
l’hygrométrie de l’air qui élevé et proche de la saturation. Les plantes épistyles des forêts
tropicales, des invertébrés du sol. De nombreux gastéropodes et amphibiens
2.2.4. Organismes amphibiens
Ils se trouvent près d’un cours d’eau ; il s’agit de certains insectes : les mollusques
et la plus part des amphibiens (grenouille, crapaud).
2.2.5. Organismes hydrophiles
Ce sont des organismes aquatiques comme les plantes des mangroves, poison…
2.2.6. Les plantes des milieux sans adaptation
Certains végétaux de milieux secs sont sans adaptation à la sècheresse, ils peuvent
être regroupés en 2 catégories :
 Les plantes éphémères ou thérophytes : ce sont des plantes qui ont une vie très brève
et qui profitent de très petite quantité de pluie pour se former, croître et donne
rapidement des graines souvent en forte longévité. La vitesse de germination de ces
plantes est exceptionnelle.
 La luminosité : la lumière est un facteur écologique à milieu aquatique car grâce à elle
les végétaux aquatiques réalisent la photosynthèse,
 La pression est un autre facteur du milieu aquatique qui conditionne les organismes
marins. Elle s’accroit au fur et à mesure qu’on descend dans l’eau.

2.3. LES FACTEURS EDAPHIQUES

Les facteurs édaphiques ou pédologiques sont des facteurs écologiques liés aux
caractéristiques physiques et chimiques du sol. Il s’agit de la texture, de la structure, de la
porosité, la teneur en eau. Du degré d’actualité et de teneur en éléments minéraux du sol.
Selon la pédologie, le sol comporte des constituants minéraux provenant de la désagrégation
de la roche mère (roche située à la surface de la croûte terrestres) par l’effet combiné des
facteurs climatiques biologiques et des constituants dérivant des êtres vivants (humus
provenant de la décomposition des végétaux).
2.3.1. La texture des sols
La texture des sols dépend de la nature des fragments de la roche mère c’est-à-dire
de la fraction minérale.
La texture du sol présente une grande importance agronomique car la circulation
de l’eau et de l’air dans le sol dépend elle.

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2.3.2. La structure du sol
Elle correspond à l’état d’association des colloïdes du sol. Un sol peut avoir une
structure particulière lorsque les particules sont dispersées en granuleuses, en agrégats lorsque
les particules fines sont des follicules et cimentent les éléments de plus grande taille.
2.3.3. La porosité du sol
La porosité est un paramètre physique du sol correspondant au pourcentage
d’espaces libres dans un volume donné du sol. Un sol très particulièrement dépourvu de sable
est asphyxiant car ni l’eau, ni le gaz ne peuvent y circuler.
On distingue la macroporosité qui correspond aux pores grossiers de diamètre>
8 et dont dépend la circulation de gaz et de l’eau dans le sol et la microporosité correspond
aux pores des petites dimensions et qui retient l’eau par leur capillarité (par écoulement
gravitaire).
2.3.4. L’hygrométrie des sols
Chaque sol contient de l’eau ; la capacité de retenir de l’eau d’un sol varie
beaucoup en fonction de la porosité. L’eau se trouve généralement dans les pores. Selon la
façon dont l’eau retenue dans le sol, en peut distinguer 4 types d’eau :
 L’eau hygroscopique : c’est une eau qui provient de l’humidité atmosphérique et qui
forme une mince couche autour des particules du sol. Elle est très énergétiquement
retenue et ne peut être utilisée ni pas la faune ni par la flore du sol.
 L’eau capillaire non absorbable : c’est une eau qui occupe les pores d’eau à diamètre
< à 0,2 ; les racines des plantes ne peuvent l’extraire.
 L’eau capillaire absorbable : elle occupe les pores de 0,2 à 8 de diamètre. Elle peut
être extraite et utilisée par plantes grâces à leurs racines.
 L’eau de gravité : c’est une eau qui occupe temporairement les pores les plus gros du
sol et qui s’écoule après sous l’action à la pesanteur vers les nappes aquifères.
2.3.5. Le PH du sol
Selon le PH de l’eau contenue dans les pores ce sol peut être acide, neutre ou
alcalin. Selon la plus au moins grande amplitude de pH toléré. On distingue les organismes
euryioniques
 Les organismes sthéniques
 Les organismes euryionique sont des organismes qui tolèrent plusieurs valeurs de pH.
 Les organismes sténoioniques : sont des organismes qui se développent dans les
conditions de PH plus au moins fixer. Parmi ces organismes sténo ionique il existe :

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 Les acidiphiles : qui préfèrent le sol acide
 Les neutrophiles : qui vivent dans le sol neutre.
Les basiphiles : qui préfèrent de sol alcalins riches en calcium.
2.3.6. Les éléments minéraux
Dans le sol. On retrouve beaucoup d’élément chimique dont les plus importants
sont l’azote, le phosphore et le potassium. De ces trois éléments dépend la survie des
végétaux. A part ces trois éléments, on peut encore signaler car le mg, le si et be d’autres
éléments indispensables mais qui se trouvent dans les sols à l’état des traces (oligo-éléments).

2.4. FACTEURS BIOTIQUES

Ce sont des paramètres physico-chimiques biologiques qui découlent présence et


des butions des êtres vivants
Parmi ces facteurs, on peut distinguer :
 Les facteurs physico-chimiques
 Les facteurs trophiques ou alimentaires
 Les facteurs interspécifiques
 Les facteurs intra-spécifiques
2.4.1. Les facteurs physico-chimiques d’origine biologique
Les organismes exercent à chaque instant une influence mécanique ou climatique
sur leur milieu. Sont capables de modifier la composition chimique par leurs activités
métaboliques et par la sécrétion des substances naturelles favorables ou toxiques pour les
autres espèces.
2.4.2. Facteurs trophiques de nature biotique
Les sels minéraux nutritifs comme les nitrates dont le rôle est essentiel dans le
développement des végétaux sont des facteurs trophiques d’origine biotique car ils sont
libérés dans le sol ou dans l’eau sous l’action des micro-organismes appelés décomposeurs.
2.4.3. Les facteurs intra-spécifiques
Il s’agit des interactions qui se manifestent entre individus de même espèce c’est-
à-dire dans une population donnée, ces interactions sont liées à la densité et peuvent être
bénéfiques ou néfastes.
2.4.4. Les facteurs interspécifiques
Ce sont les interactions qui s’exercent entre individus d’espèces différentes.

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CHAP TROISIEME
NOTIONS DE LA BIONOSE DE L’E COSYSME
2.1. LA BIOSPHERE

Le terme biosphère crée par le géologue russe Vladmir Ivanovich VERNADSKY


peut être considéré au sens strict comme l’ensemble des organismes vivants animaux et
végétaux se retrouvant à la surface de la planète terre.
Il désigne aussi au sens large la partie du globe où se retrouvent les êtres vivants
et ou la vie est possible en permanence. Théoriquement, la limite supérieure de la biosphère
se situe entre 6000 et 1000 m d’altitude dans le fond de grandes fosses océaniques des Marins
qui se trouvent en 11000 m de profondeur en constitue la limite inférieure.
La biosphère prise au sens large peut se subdiviser en trois comportements de nature physique
différente :
 La lithosphère : formée des couches les plus superficielles de la terre
 L’hydrosphère : ou océan mondial
 L’atmosphère : qui est formée de la masse gazeuse de la planète

2.2. LES BIOCENOSES ET LES ECOSYSTEMES

Le terme biocénose a été créé par MOBUIS en 1877. La définition originale de la


biocénose est la suivante : « la biocénose est un groupement d’êtres vivants correspondant par
sa composition au nombre d’espèces et d’individus dans certaines conditions moyennes du
milieu à un groupement d’êtres vivants qui sont liés par une dépendance réciproque et qui se
maintiennent et se reproduisent dans certains endroits d’une façon permanente. »
Actuellement, on considère la biocénose comme l’ensemble des communautés
animales et végétales vivantes dans le milieu naturel déterminé. Le milieu dans lequel vivent
ces communautés est le biotype.
N.B : - La biocénose : est l’ensemble des êtres vivants du milieu. Elle comprend l’ensemble
des êtres d’un écosystème : les plâtres, les champignons les animaux et les micro-
organismes
 Un biotope : est le milieu physique et chimique dans lequel vivent les végétaux et les
animaux
Le biotope d’un étang comprend le sol, l’atmosphère la lumière et l’eau de
l’étang. La biocénose et le biotope sont deux éléments indissociables qui agissent l’un sur
l’autre pour former un système plus au moins stable dénomme écosystème.

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Le concept écosystème date de l’année1877 avec les écrits de FORBES et
MOBIUS. Ils considèrent que l’unité d’étude en écologie doit inclure à la fois les planètes,
les animaux et leurs environnements physiques. C’est à partir de ces idées que TRANSLEY
en 1935 proposa le terme écosystème qui d’après lui peut se traduire par la relation suivante:
ECOSYSTEME = BIOTOPE + BIOCENOSE
Un écosystème désigne l’ensemble formé par une communauté animale et
végétale (biocénose) et le milieu que cette communauté occupe (Biotope)
Les divers écosystèmes de la biosphère peuvent être reportés à un ou deux groupes d’après
leur nature.
 Les écosystèmes terrestres : associés ou continent émergent
 Les écosystèmes aquatiques : dépendent de l’hydrosphère et qu’on peut subdiviser en
écosystèmes limniques (lacs, étangs, fleuves, marins) littoraux lacunes estuaires,
embouchure mangroves) et les marins ou océaniques. D’après l’étendue, on peut
distinguer :
 Le micro-écosystème peu étendue comme un tronc d’arbre mort, une flaque d’eau.
 Le méso-écosystème : étendu moyen. Ne pas comme une forêt, un étang
 Le micro-écosystème : très grand étendu : les océans.

2.3. TYPE DE BIOCENOSE

En allant de la plus grande étendue à la plus petite dans la biocénose, on


distingue :
 Les communautés majeures : qui sont au nombre de trois : les communautés terrestres
(vivants sur la terre émergées), les communautés dulcicoles ou dulçaquicoles (qui
vivent dans l’eau douce) et les communautés marines.
 Les biomes formation ou complexes : le biome est un regroupement de physionomie
homogène qui s’étend sur une aire géographique assez grande et dont l’existence est
sous le contrôle du macroclimat.
 Les associations : ce sont des groupements d’espèces (ou communauté) plus ou moins
localisées et définissables avec précision. Ils constituent les biocénoses proprement
dites ; c’est le cas par exemples d’une palmeraie ou d’un champ qui constitue une
association avec sa faune et sa flore.

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 Les synusies : il s’agit des micro-associations ou des fragments des biocénoses par
exemples un cadavre en décomposition, un tronc d’arbre mort, une surface d’une
roche hébergeant des communautés très restreintes ou synusies.

2.4. CARACTERISTIQUE DES BIOCENOSES

Les biocénoses se définissent quantitativement comme un ensemble des


descripteurs qui permet en considération l’importance numérique des espèces qui les
constituent, la description de la structure de la biocénose ne peut se faire à travers les
paramètres tel que l’absence, la, richesse spécifique, la dominance, la diversité spécifique, la
fréquence.
 L’abondance : elle correspond au nombre d’individus par unité de surface ou
développement comme n’est pas facile d’évoluer exactement l’abondance des
espèces, des écologues se concentrent souvent d’établir des catégories d’après des
estimations plus au moins précisés et adaptent 6 classes d’abondance ; ils utilisent des
chiffres allant de 0 à 5 pour exprimer cette abondance ; selon que l’espèce est absente,
rare et dispersée, assez abondante, très abondante ou qu’il s’agit d’un peuplement puis
on a respectivement les coefficients 0.1.2.3.4.5.
 La diversité : c’est le descripteur qui désigne la richesse en espèces de deux
biocénoses. La diversité spécifique exprime la richesse d’un peuplement donné c’est-
à-dire le nombre plus au moins grandes espèces qui le compose. L’abondance relative
de ces différentes espèces appelée équitabilité. La diversité peut s’exprimer par
plusieurs indices dont le plus couramment utilisé est celui de SHANNON

H’= log 2

Ni = nombre d’individus de l’espèce i


N=nombre total d’individus
Connaissant l’indice de le SHANNON, on peut calculer l’équitabilité E

E=

H’ = indice de diversité de SHANNON


S = la richesse spécifique du peuplement
La valeur de l’équitabilité varie de 0 à 1.
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Elle est égale à 1 lorsque toutes les espèces ont la même abondance et tend vers 0
quand la quasi-totalité des effectifs sont concentrées sur une seule espèce.
 La dominance : c’est un paramètre d’ordre quantitatif qui sert à décrire la structure
d’un peuplement végétal. Le degré de dominance d’une espèce par rapport aux autres
et évalué à partir du recouvrement c’est-à-dire la surface du sol couverte par l’espèce.
 La structure : elle correspond à la disposition des individus de diverses espèces les
unes par rapport aux autres (structure vertical et horizontal).
 La fréquence : c’est le rapport entre ce nombre d’individus d’une espèce et d’effectif
total. Elle s’exprime en pourcentage.

 Evolution des Biocénoses


La biocénose évolue pour des causes diverses notamment : l’action, la réaction et
la coaction
 L’action : est une influence exercée par le biotope sur la biocénose. Elle se manifeste de
façon très diverse et des conséquences nous avons l’apparition des adaptations
morphologiques et écologiques, le maintien ou l’élimination des certaines espèces et la
régulation de leur abondance.
 La réaction : est l’influence exercée par une biocénose sur ce biotope. Elle peut se
manifester par la destruction, l’édification ou la modification du milieu.
 La coaction : est l’influence les organismes exerçant une influence les uns sur les autres
dans leur milieu naturel.
 Les facteurs climatiques : l’influence des facteurs climatiques est particulièrement
importante.
Les changements qui sont produits pendant les périodes glaciaires et
interglaciaires du quaternaire qui ont modifiés les distributions de la faune et de la flore dans
certaines régions du globe en constitue un bon exemple.
 Les facteurs géographiques et édaphiques : les phénomènes géographiques comme
l’érosion, les dimensions, le volcanisme peuvent modifier profondément les biotopes
pour provoquer un changement considérable dans la biocénose. L’évolution du sol
sous l’action combiner du climat et des organismes envoie une évolution parallèle de
la flore.
 Les facteurs biologiques : ce sont les plus rapidement que les autres facteurs. Les
facteurs biologiques sont les plus importants dans l’évolution des biocénoses. Les

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incendies, les déforestations, l’introduction des nouvelles espèces (espèces exotiques)
dans un milieu constituent quelques-unes des interventions humaines capables de faire
évoluer les biocénoses.

2.5. NOTIONS DES SERIES ET DES CLIMATS

Considérons un milieu qui n’a jamais été peuplé (place vide)


Les organismes qui s’installent en premier lieu sur cette place vide sont des pionniers. Les
biocénoses qui succèdent après sur ce milieu sont appelées des séries de succession. En
absence d’intervention humaine. La lidonose d’un écosystème doit évoluer progressivement
vers un stade terminal, ce stade terminal d’évolution s’appelle le climax.
La biocénose climax reste identique à elle-même pendant une durée qui
correspond à la pleine vie humaine. Si dans un milieu qui a déjà été peuplé, on diminue tous
les êtres vivants. On constate une apparition des successions, ce qui conduisent à un climax
mais qui est différent de celui qui existait primitivement. Ce nouveau climax est souvent
désigné par le terme sub-climax. Il existe aussi des successions qui ne se terminent pas par le
climat final. Ce sont des séries destructives comme ce qu’on observe dans ces cadavres
d’animaux. Des larves s’y forment mais évoluent négativement et finissent pas disparaitre.

2.6. NOTION DE LA NICHE ECOLOGIQUE

En principe deux espèces ayant exactement les mêmes besoins ne peuvent


cohabiter. Il y a forcement une compétition entre les deux (en principe), l’exclusion
compétitive des causes. Cependant, on trouve dans la nature des espèces voisines ayant
apparemment les mêmes exigences alimentaires qui habitent sans entrer en compétition.
Un exemple le plus connu est celui du carmasse noir et carmasse huppé. Ces deux
espèces d’oiseau vivent ensemble sur les mêmes falaises en Grande-Bretagne et pêchent dans
les mêmes eaux. En principe, ces espèces devraient entrer en compétition alimentaire mais
cela n’arrive pas car les proies capturées ne sont pas les mêmes et l’une pêche dans les eaux
de la surface et l’autre en profondeur. Cela a conduit à la notion de niche écologique
développée pour la première fois par ELTON en 1927.
La niche écologique est l’ensemble de l’habitat d’une espèce et ses relations avec
le milieu et les autres espèces peuvent se définir aussi comme l’ensemble des besoins requis
par un organisme pour vivre dans son biotope ainsi que les actions réalisées pour satisfaire
ses besoins.

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La niche écologique d’une espèce désigne à la fois une localisation et une
fonction. A chaque espèce correspond une niche écologique qui se distingue de son biotope.
La niche écologique d’un animal par exemple est sa place dans l’environnement abiotique
(biotope), des relations avec sa nourriture et ses ennemis. La connaissance des notions sur la
riche écologique permet de comprendre la structure. Pour l’organiser des écosystèmes, on doit
répondre aux questions suivantes :
 Comment ou et de quoi se nourrit-elle espèce ?
 Par qui est-elle mangée ?
 Comment et où se pose-t-elle ?
 Comment se produire-elle ?
Pour bien comprendre cette notion de la niche, il faut distinguer les trois axes
suivants :
 Un axe spatial : qui prend en compte l’habitat de l’espèce
 Un axe trophique : qui caractérise le régime alimentaire.
 Un axe temporel qui montre comment l’espèce utilise l’espace et la nourriture en
fonction du temps (rythme d’activité)
 Structure trophique d’un écosystème

2.7. LA CHAINE TROPHIQUE OU ALIMENTAIRE

Par définition, c’est une suite d’êtres vivants dans lesquelles les uns mangent ceux
qui les précèdent dans la chaîne avant d’être mangés par suite des suivants. Dans un
écosystème, un animal peut faire partie des plusieurs chaînes alimentaires et y occuper des
niveaux différents qui relie entre eux tous les êtres vivants de l’écosystème.
Un réseau trophique est un ensemble des relations alimentaires entre les êtres vivants d’un
écosystème. Dans une chaîne trophique, on trouve 3 catégories d’être vivant :
 Les producteurs : organismes fabriquant les matières organiques à partir de matière
minérale ;
 Les consommateurs : être vivants qui trouvent de la matière organique dans son
alimentation ;
 Les décomposeurs (bactéries ou insectes) : qui assurent la transformation de la
matière organique morte en éléments minéraux.
Ces trois catégories dépendant étroitement les uns des autres trois types de chaîne
trophique sont habituellement distingue :

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 Les chaînes trophiques de prédateurs : elle se caractérise par la taille, la croissance des
espèces qui la composent.
Ex : cotonnierpuceron coccinelleles oiseauxrapaces
 Des chaînes trophiques des parasites : elles portent des organismes de grandes tailles
vers les êtres de petite taille.
Ex : Herbemammifèreherbivorepucecleptomanes.
 Les chaînes des saprophytes : ici on retrouve spécialement le détritivores comme les
invertébrés les bactéries et les champignons.

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CHAPITRE QUATRIEME
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMNT
4.1. DEFINITION

Dans la conception actuelle de la conservation de la nature, la protection de


l’environnement doit tendre à devenir globalisante : la protection concernant non seulement
les espèces mais aussi toute la biodiversité et l’ensemble de la biosphère. Le concept
environnement a évoluer si hier ; il pouvait désigner les éléments physiques, chimiques
naturels et artificiels qui déterminent la présence et l’existence de tous les êtres vivants,
aujourd’hui avec l’évolution spectaculaire de l’histoire de l’homme et le développement des
technologiques du dernier siècle, l’environnement a vu son sens s’interpréter en fonction du
rapport qui doit s’établir entre l’homme et la nature en impliquant des notions de l’éducation
et de civisme ; on est en présence d’une nouvelle conception et l’environnement comme
soubassement du « développement durable » c’est-à-dire un développement qui répond aux
besoins des générations du passé et qui assure les processus des futures générations à
organiser les leurs.
Bien avant Rio, il y avait déjà en STOCKHOLM en 1972 une première
conférence des nations unies au cours de laquelle fut lancé le concept de l’éducation relative à
l’environnement, c’est une démarche visant à préparer l’homme à prendre une conscience du
danger qui l’attend au cas où il abuserait des ressources naturelles lui offertes par la nature.
A Rio de JANEIRO en 1992, le cri détresse est lancé au monde entier pour qu’il s’abstienne
de toutes les actions barbares sur l’environnement même au nom de l’inégalité des forces,
cette rencontre qualifiée « sommet de la terre » a réuni tous les décideurs du monde au
nombre desquels les plus grands pollueurs. Elle a eu aussi le mérite de mettre au point les
règles de bonne conduite ou principes acceptés et adaptés par tous les pays membres de
l’organisation des nations unies (ONU ; ces principes contenus dans ce que l’on
appelle « Agenda 21 ».

4.2. DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT

4.2.1. Pollution
La pollution peut se concevoir dans le cadre de la rupture d’équilibre de l’ordre
naturel des choses sous l’influence des éléments exogènes.
Dans cet ordre idée, est considérée comme pollution tout contact des substances
qui altèrent le fonctionnement naturel des écosystèmes et la qualité de vie. Le terme pollution
peut paraître inconnu dans ces milieux ou l’équilibres naturels ne sont pas encore en
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dommages par les actions destructrices de l’homme. Ces milieux gardant encore un peu leur
aspect, sauvage, l’exploitation qui s’y effectue ne vise que la satisfaction des besoins
primaires pour la survie. C’est généralement le cas des régions du tiers monde par opposition
aux régions industrialisées.
Il existe deux sortes de pollutions : la pollution atmosphérique et la pollution des
eaux
A. Pollution atmosphérique
A1. Pollution A2. Origine
Particules en suspension Gaz d’échappement, les industries, les
incinérations des déchets, la production
de chaleur et d’électricité et les différents
réactions des gaz polluants dans
l’atmosphère
Plomb (PB) Gaz d’échappement et fonderies
Oxydes d’azote (NO) Gaz d’échappement et production de
chaleur et d’électricité
Oxydants photo-chimiques (azote, nitrate Réaction des oxydes d’azote des
de péroxyacetyle) hydrocarbures et de la lumière
Hydro carbures au très que méthane, Gaz d’échappement ; évaporations des
l’éthane éthylène propane butanes solvants, procèdes, industrie, élimination
des déchets solides
Gaz carbonique (CO2) Toute forme de combustion

B. Pollution des eaux


 Polluant et origine
La pollution des eaux provient surtout des actions de l’homme. C’est le cas des
eaux liées, des déchets de commercialisation, des engrais et pesticides, du pétrole, des
minéraux et des déchets radioactifs. A la base il y a l’action des bactéries.
4.2.2. Dégradation des sols
Avec les besoins de l’humanité qui s’accroissent au jour le jour, la vitesse de la
dégradation du sol n’a pas de juste mesure avec les précautions de son maintien. Et aussi, il
faut noter que là où la dégradation des sols est accentuée, il y a une implication sur la

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circulation des eaux. Comme pour dire qu’à chaque actions négatives de l’homme sur les sols
s’ensuit un impact négatif direct et indirect, surtout celui lié sur la circulation de l’eau
ACTION IMPACT LES SOLS IMPACT SUR LA CIRCULATION
DE L’EAU
Déforestation Erosions  Ruissellement rapide
 Ravinement
Monoculture intensive Sols nus Ruissellement rapide
Surpâturage Sol rodé et raviné Ruissellement rapide
Bitume Sol couvert Ruissellement rapide
Asphaltage Absence d’infiltration Ruissellement rapide

4.3. COEXISTENCE DES ETRES VIVANTS

Dans les relations de cohabitation, les êtres vivants ont toujours profité de
l’absence des uns ou de la présence des autres. Il s’agit de la manière dont chacun tire profit
de l’autre avec lequel il partage le même biotope ; le profil à tirer peut être positif ou négatif.
A. Coexistence positive
Dans la coexistence positive l’un des partenaires de profite de la présence de
l’autre ; ainsi le profit est réciproque.
a.1. Le commensalisme
Le commensalisme (du latin cum « avec » et messa « table ») a sa particularité :
c’est le fait que le commensal ne suit pas l’espèce dont profite il « s’installe à la même table »
il consomme ses restes de nourritures.
a.2 Le mutualisme
Dans le mutualisme, les deux partenaires tirent avantages de l’association.
a3. La symbiose
Ce mot vient de deux mots grecs : cum = avec et bios=vie
La symbiose est une relation entre deux ou plusieurs êtres vivants d’espèce différente,
bénéfique à chacun des partenaires.
B. Coexistence négative
Contrairement à la coexistence positive, est qualifiée de négative, l’association ne
profite qu’un des partenaires.

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b.1. Parasitisme
Parasitisme, en biologie relation entre deux êtres vivants d’espèces différentes
dont l’un appelé parasite vit au dépend de l’autre appelé « hôte »

b.2 La prédation
C’est l’ensemble des activités liées à la capture et à l’infection des proies vivantes
spécialement chez les animaux à régime carnivore. La prédation, la consommation d’un
organisme vivant, animal et végétal par un autre permet la transmission de l’énergie et des
nutriments entre les divers niveaux trophiques.
C. La compétition
Deux êtres vivants entrent en compétition lorsqu’ils se disputent une même
ressource. Qui par ailleurs se trouve en quantité insuffisante dans le milieu. La ressource qui
est disputée peut être une alimentation, un lieu de modification. Cas des oiseaux ou des
rongeurs mangeurs des graines qui se disputent les graines dans les régions ou la production
est faible. Les oiseaux qui font leur nid dans les arbres creux se disputent les cavités
disponibles lorsque les arbres morts qui en sont pourvus sont rares.

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