Cours D'ecologie
Cours D'ecologie
CONTENU MINIMUM
CONTENU MINIMUM……………………………………………………………………………………………….1
ECOLOGIE......................................................................................................................................................... 3
0. INTRODUCTION ................................................................................................................................... 3
0.1. Définition .................................................................................................................................................. 3
0.2. Objectifs du cours ..................................................................................................................................... 3
0.3. L’écologie et les autres sciences ............................................................................................................... 4
0.4. Subdivision de l’écologie.......................................................................................................................... 4
0.5. Application de l’écologie .......................................................................................................................... 5
CHAPITRE PREMIER ................................................................................................................................... 6
FACTEURS ECOLOGIQUES...................................................................................................................... 6
1.1. DEFINITION ............................................................................................................................................ 6
1.2. CLASSIFICATION DES FACTEURS ECOLOGIQUES ....................................................................... 6
1.3. FACTEURS LIMITANT .......................................................................................................................... 6
1.4. LOI DU MINIMUM OU DE LIEBIG. ..................................................................................................... 7
1.5. LOI DE TOLERANCE ............................................................................................................................. 7
1.6. VALENCE ECOLOGIQUE ..................................................................................................................... 7
1.7. ADAPTATION AUX FACTEURS ECOLOGIQUES ............................................................................. 8
CHAPITRE DEUXIEME ............................................................................................................................ 10
ACTION DES PRINCIPAUX FACTEURS ECOLOGIQUES ....................................................... 10
2.1. FACTEURS CLIMATIQUES ................................................................................................................ 10
2.2. TYPES D’ORGANISMES SUIVANT LES FACTEURS ECOLOGIQUES......................................... 12
2.3. LES FACTEURS EDAPHIQUES .......................................................................................................... 13
2.4. FACTEURS BIOTIQUES ...................................................................................................................... 15
CHAP TROISIEME ...................................................................................................................................... 16
NOTIONS DE LA BIONOSE DE L’E COSYSME ............................................................................ 16
2.1. LA BIOSPHERE .................................................................................................................................... 16
2.2. LES BIOCENOSES ET LES ECOSYSTEMES..................................................................................... 16
2.3. TYPE DE BIOCENOSE ......................................................................................................................... 17
2.4. CARACTERISTIQUE DES BIOCENOSES .......................................................................................... 18
2.5. NOTIONS DES SERIES ET DES CLIMATS ....................................................................................... 20
2.6. NOTION DE LA NICHE ECOLOGIQUE ............................................................................................. 20
2.7. LA CHAINE TROPHIQUE OU ALIMENTAIRE................................................................................. 21
CHAPITRE QUATRIEME ......................................................................................................................... 23
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMNT ............................................................................................ 23
4.1. DEFINITION .......................................................................................................................................... 23
4.2. DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT ...................................................................................... 23
4.3. COEXISTENCE DES ETRES VIVANTS ............................................................................................ 25
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Notice : Ces notes de cours constituent un guide scientifique et non une fin en soi. Elles peuvent subir
des modifications selon l’exigence et la méthodologie adoptée par l’enseignant tout en restant dans
les limites du Curriculum des Humanités Techniques Agricoles, notre référentiel. Le lecteur et l’utilisateur
de ce syllabus devront user de leur intellect et savoir pour apporter des correctifs aux différents mots
mal orthographiés ou dont leurs sens ou significations ont été erronés.
Toute reproduction des présentes notes doit être autorisée par son auteur avant tout !
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ECOLOGIE
0. INTRODUCTION
0.1.Définition
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0.3.L’écologie et les autres sciences
L’écologie : est une science interdisciplinaire qui repose sur trois éléments
fondamentaux :
o Intersection des compétences qui amène à la convergence des domaines
habituellement séparés.
o L’intégration des connaissances
o Elaboration d’un langage commun
0.4.Subdivision de l’écologie
1. L’autoécologie
Est la branche de l’écologie qui étudie le rapport existant entre les individus d’une
espèce donnée et leur environnement.
Elle définit essentiellement les limites de tolérance et de préférence vis-à-vis des
facteurs écologiques. Elle examine aussi l’action du milieu sur la morphologie, la physiologie
et le comportement de l’espèce.
2. La synécologie
Cette branche de l’écologie qui étudie la structure, le fonctionnement de
l’évolution des écosystèmes. Elle analyse le rapport existant entre une communauté
d’individus qui appartient à différentes espèces d’un groupement et leur milieu environnant.
On l’appelle aussi biocénotique.
3. La démoécologie
Cette branche de l’écologie décrit la structure, la dynamique d’une population et
la relation existant entre cette population et son environnement.
4. Écophysiologique
Cette partie de l’écologie étudie les relations entre les processus physiologiques et
les facteurs environnementaux.
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5. Écologie globale
Cette branche étudie à l’échelle de l’écosphère ou de la biosphère (tous les
milieux occupés par les êtres vivants).
6. Economie de l’environnement
Elle étudie la consommation des ressources naturelles et les incitations
économiques pour rationaliser leurs consommations et la population environnementale.
On peut distinguer :
L’écologie animale : étudie les animaux.
L’écologie végétale : étudie les végétaux.
L’écologie marine : étudie les mers, océans.
0.5.Application de l’écologie
L’écologie est une science qui est appelée à évaluer les conséquences des activités
de l’homme sur son milieu (les pluies, acides, les famines et des perturbations des équilibres
biographiques à l’échelle du globe, aménagement anarchique du territoire, la disparition des
espèces,…).
Elle permet de gérer les populations d’organismes utilisés par l’homme de
manière optimale. L’écologie fournie également les connaissances et les méthodes permettant
à lutter contre les prédateurs ou les parasites.
Elle intervient de plus à plus pour limiter ou réparer les dégradations causés par
l’homme à son milieu, gérer les populations sauvages d’espèces menacées d’extinction,
aménager l’espace à conciliant le développement humain et le maintien de la biodiversité sont
également des préoccupations qui requièrent le savoir-faire des écologistes.
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CHAPITRE PREMIER
FACTEURS ECOLOGIQUES
1.1. DEFINITION
D’une manière générale, on peut distinguer les facteurs abiotiques et les facteurs
biotiques.
- Les facteurs abiotiques : ce sont des facteurs physicochimiques du milieu tels que
les éléments du climat, du sol,… qui exercent une influence sur les êtres vivants. Ils
sont de nature chimique ou physique, hydrologique, climatologique et édaphique.
- Les facteurs biotiques : il s’agit de facteurs écologiques qui se manifestent au sein de
la population et qui influencent leur démographie, par exemple l’effet de groupe et
de masse, la compétition, le parasitisme. Ils dépendent donc des organismes vivants.
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1.4. LOI DU MINIMUM OU DE LIEBIG.
Découverte dès 1840 par Liebig, cette loi concernait initialement l’influence
respective des différents éléments minéraux indispensables aux plantes cultivées. Elle stipule
que « le rendement d’une récolte dépend uniquement de l’élément nutritif qui est présent dans
le milieu en moindre quantité » A d’autres termes, ce sont des éléments déficitaires dans le
sol qui conditionnent la production des cultures.
Selon cette loi, pour tout facteur écologique, il existe un intervalle de tolérance à
l’intérieur duquel tout processus écologique dépendant de ce facteur s’exprime normalement.
De part et d’autre, des limites de cet intervalle de tolérance, on a des zones létales
c.à.d. où on observe la mort de l’organisme. Cela résulte respectivement d’un défaut ou d’un
excès du facteur considéré. Au sein d’un intervalle de tolérance, il existe une valeur
intermédiaire optimale appelée préférendum pour laquelle la réponse aux facteurs
écologiques est maximale.
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1.7. ADAPTATION AUX FACTEURS ECOLOGIQUES
Les individus, les populations, et les communautés des êtres vivants ne subissent
pas de façon passive l’influence de facteurs écologiques. Ils représentent à des degrés variés
une élasticité écologique leur permettant de s’adapter aux fluctuations des facteurs limitant
dans les milieux auxquels ils sont inféodés. La variabilité des facteurs écologiques implique
l’aptitude pour chaque organisme de s’adapter.
On distingue alors trois types d’adaptation du facteur écologique :
- L’acclimatation ou adaptation physiologique : c’est une adaptation qui résulte de
l’existence chez les êtres vivants de mécanisme de régulation provoquant des
modifications métaboliques compensatrices qui permettent aux êtres vivants de maintenir
constante et à une valeur optimale leur conditions internes face à un changement du
milieu ambiant. Un des exemples classique d’acclimatation tient à l’accoutumance à
l’altitude chez l’espèce humaine. Les individus vivant en plaine ont des difficultés
d’oxygénation au cours d’un effort physique lorsqu’il arrive en région montagneuse. Ses
malaises disparaissent au bout d’une semaine environ dans ce milieu suite à un
accroissement du nombre de globule rouge dans son organisme. En effet, en montagne, il
y a moins d’oxygène que dans la plaine et il faut pour cela beaucoup de globules rouges
dans le sang pour pouvoir s’adapter.
- L’accommodation ou adaptation phénotypique : certains entres vivants, les plantes
surtout, pour se mettre en harmonie avec les conditions du milieu développant de
caractères nos héréditaires. Ces caractères non-inscrits sur le matériel (D.N.A) sont
appelés modification. Les individus ayant subi ses modifications sont des accommodants.
L’exemple de la sagittaire est extraordinaire. Cette plante lorsqu’elle se développe en
milieu terrestre présente des feuilles rigides de forme lancéolée et aplatie ainsi qu’un
système racinaire puissant. Si elle croit en milieu aquatique à environnement émergé, elle
possède des feuilles allongées flexibles et sans cuticule épaisse propre aux accommodants
terrestres afin d’absorber directement les sels minéraux dissouts dans l’eau. Ce système
racinaire est également réduit à demi immerger, elle présente simultanément trois types
de feuilles : les feuilles propre au milieu terrestre et aquatique et des feuilles de types
intermédiaire flottant à la surface de l’eau et ayant une limbe aplatie et élargie
curieusement quand on cultive ces trois accommodats sur un même milieu. Ils
présentent tous les mêmes types de feuilles cela montre que l’accommodation n’est pas
génotype mais elle est plutôt phénotypique
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- Adaptation génotype : c’est la forme d’adaptation la plus parfaite d’une espèce aux
conditions écologiques locale. Elle se caractérise par l’acquisition génétique ou
héréditaire des modifications lorsque les graines.
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CHAPITRE DEUXIEME
ACTION DES PRINCIPAUX FACTEURS ECOLOGIQUES
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2.1.1.2.1. La photopériode et les végétaux
Les plantes sont adaptées non seulement à l’intensité lumineuse mais aussi à la
photopériode (Photopériodisme est important lorsque les plantes passant aux stades végétatifs
(croissance et développement), au stade reproductif (floraison, formation des tubercules).
En d’autre terme, la photopériode joue un essentiel dans la nature car elle contrôle
la germination des végétaux leur croissance et floraison. La floraison représente un des
aspects les plus spectaculaires du photopériodisme.
Si on considère l’influence de la photopériode sur les animaux, on peut
distinguer :
Plantes des jours courts (les nyctipériodiques) : ce sont des végétaux dont la floraison
nécessité que la scotophase soit prédominante
Exemple : le riz, mais, la canne à sucre
Plantes de jours longs (héméropériodiques) : ce sont des plantes qui exigent une
photophase prédominance.
Ex : il s’agit de céréales des printemps, la betterave, le céleri…
Un éclairement insuffisant (moins de 12 heures) inhibe la floraison de ces plantes.
Elles restent alors petites et fleurissent. Celles-ci ne sont pas influencées par la photopériode ;
Ex : Tournesol
2.1.1.2.2. La photopériode et les animaux
La photopériode joue également un rôle très important dans l’écologie des
animaux. Elle conduit chez les animaux des systèmes biologiques journaliers ou saisonniers.
2.1.2 La température
2.1.2.1 Les plantes et la température
La température représente un facteur limitant de toute première importance car
elle contrôle l’ensemble des phénomènes métaboliques et conditionne la répartition des
espèces dans la biosphère. Les plantes qui supportent un large écart de température sont dites
eurythermes. Celles qui ne supportent pas ses fortes variations de température tel que l’hévéa
brésilien (H. Brasiliensis) sont des sténothermes.
2.1.2.2. Action de la température sur les animaux
Chez les animaux, la température influe sur le métabolisme et l’activité vitale, la
quantité d’aliment consommée, la fécondité et l’activité sexuelle.
Si on considère la température, on peut subdiviser les animaux en espèces homéothermes et
poïkilothermes ou hétérothermes. Les homéothermes se caractérisent par une température
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interne conservant et indépendante de celle de milieu ambiant : les poïkilothermes ou
hétérothermes.
Par contre, ont une température interne variable. Ils peuvent être réparties en
organisme héliothermes (ex : lézard qui pour adopter la température s’étalent au soleil et en
organismes chimiothermes (ex : papillon qui effectuent souvent beaucoup des mouvements
pour relever la température corporelle. Les animaux meurent plus rapidement par la chaleur
que par le froid. Avant de mourir, ils passant par une période presque inactive dite de torpeur.
2.1.2.4 Les animaux et les températures escrômes
Les animaux présentent aussi des adaptations aux températures extrêmes. La
quiescence est une interruption momentanée du développement ou de l’activité observée chez
certaines espèces animales dans le but de lutter contre soit un froid intense, soit à une sorte
intense de chaleur ou une période de sècheresse très marquée.
2.1.3. L’humidité
L’humidité et la pluviométrie constituent des facteurs écologiques liées et
d’importances pour le fonctionnement et la respiration des écosystèmes. On peut distinguer
les organismes xérophytes adaptés aux milieux secs, des organismes hydrophiles ayant
besoin d’un très fort taux d’humidité de l’air pour survivre et des organismes mésophiles qui
nécessitent un taux moyen d’humidité de l’air. On peut aussi avoir des organismes
amphibiens qui préfèrent vivre dans les endroits humides à côté d’un cours d’eau et des lacs
ainsi que des organismes hydrophiles ou aquatiques.
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On les retrouve dans les milieux dont le sol est rarement inondé mais
l’hygrométrie de l’air qui élevé et proche de la saturation. Les plantes épistyles des forêts
tropicales, des invertébrés du sol. De nombreux gastéropodes et amphibiens
2.2.4. Organismes amphibiens
Ils se trouvent près d’un cours d’eau ; il s’agit de certains insectes : les mollusques
et la plus part des amphibiens (grenouille, crapaud).
2.2.5. Organismes hydrophiles
Ce sont des organismes aquatiques comme les plantes des mangroves, poison…
2.2.6. Les plantes des milieux sans adaptation
Certains végétaux de milieux secs sont sans adaptation à la sècheresse, ils peuvent
être regroupés en 2 catégories :
Les plantes éphémères ou thérophytes : ce sont des plantes qui ont une vie très brève
et qui profitent de très petite quantité de pluie pour se former, croître et donne
rapidement des graines souvent en forte longévité. La vitesse de germination de ces
plantes est exceptionnelle.
La luminosité : la lumière est un facteur écologique à milieu aquatique car grâce à elle
les végétaux aquatiques réalisent la photosynthèse,
La pression est un autre facteur du milieu aquatique qui conditionne les organismes
marins. Elle s’accroit au fur et à mesure qu’on descend dans l’eau.
Les facteurs édaphiques ou pédologiques sont des facteurs écologiques liés aux
caractéristiques physiques et chimiques du sol. Il s’agit de la texture, de la structure, de la
porosité, la teneur en eau. Du degré d’actualité et de teneur en éléments minéraux du sol.
Selon la pédologie, le sol comporte des constituants minéraux provenant de la désagrégation
de la roche mère (roche située à la surface de la croûte terrestres) par l’effet combiné des
facteurs climatiques biologiques et des constituants dérivant des êtres vivants (humus
provenant de la décomposition des végétaux).
2.3.1. La texture des sols
La texture des sols dépend de la nature des fragments de la roche mère c’est-à-dire
de la fraction minérale.
La texture du sol présente une grande importance agronomique car la circulation
de l’eau et de l’air dans le sol dépend elle.
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2.3.2. La structure du sol
Elle correspond à l’état d’association des colloïdes du sol. Un sol peut avoir une
structure particulière lorsque les particules sont dispersées en granuleuses, en agrégats lorsque
les particules fines sont des follicules et cimentent les éléments de plus grande taille.
2.3.3. La porosité du sol
La porosité est un paramètre physique du sol correspondant au pourcentage
d’espaces libres dans un volume donné du sol. Un sol très particulièrement dépourvu de sable
est asphyxiant car ni l’eau, ni le gaz ne peuvent y circuler.
On distingue la macroporosité qui correspond aux pores grossiers de diamètre>
8 et dont dépend la circulation de gaz et de l’eau dans le sol et la microporosité correspond
aux pores des petites dimensions et qui retient l’eau par leur capillarité (par écoulement
gravitaire).
2.3.4. L’hygrométrie des sols
Chaque sol contient de l’eau ; la capacité de retenir de l’eau d’un sol varie
beaucoup en fonction de la porosité. L’eau se trouve généralement dans les pores. Selon la
façon dont l’eau retenue dans le sol, en peut distinguer 4 types d’eau :
L’eau hygroscopique : c’est une eau qui provient de l’humidité atmosphérique et qui
forme une mince couche autour des particules du sol. Elle est très énergétiquement
retenue et ne peut être utilisée ni pas la faune ni par la flore du sol.
L’eau capillaire non absorbable : c’est une eau qui occupe les pores d’eau à diamètre
< à 0,2 ; les racines des plantes ne peuvent l’extraire.
L’eau capillaire absorbable : elle occupe les pores de 0,2 à 8 de diamètre. Elle peut
être extraite et utilisée par plantes grâces à leurs racines.
L’eau de gravité : c’est une eau qui occupe temporairement les pores les plus gros du
sol et qui s’écoule après sous l’action à la pesanteur vers les nappes aquifères.
2.3.5. Le PH du sol
Selon le PH de l’eau contenue dans les pores ce sol peut être acide, neutre ou
alcalin. Selon la plus au moins grande amplitude de pH toléré. On distingue les organismes
euryioniques
Les organismes sthéniques
Les organismes euryionique sont des organismes qui tolèrent plusieurs valeurs de pH.
Les organismes sténoioniques : sont des organismes qui se développent dans les
conditions de PH plus au moins fixer. Parmi ces organismes sténo ionique il existe :
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Les acidiphiles : qui préfèrent le sol acide
Les neutrophiles : qui vivent dans le sol neutre.
Les basiphiles : qui préfèrent de sol alcalins riches en calcium.
2.3.6. Les éléments minéraux
Dans le sol. On retrouve beaucoup d’élément chimique dont les plus importants
sont l’azote, le phosphore et le potassium. De ces trois éléments dépend la survie des
végétaux. A part ces trois éléments, on peut encore signaler car le mg, le si et be d’autres
éléments indispensables mais qui se trouvent dans les sols à l’état des traces (oligo-éléments).
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CHAP TROISIEME
NOTIONS DE LA BIONOSE DE L’E COSYSME
2.1. LA BIOSPHERE
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Le concept écosystème date de l’année1877 avec les écrits de FORBES et
MOBIUS. Ils considèrent que l’unité d’étude en écologie doit inclure à la fois les planètes,
les animaux et leurs environnements physiques. C’est à partir de ces idées que TRANSLEY
en 1935 proposa le terme écosystème qui d’après lui peut se traduire par la relation suivante:
ECOSYSTEME = BIOTOPE + BIOCENOSE
Un écosystème désigne l’ensemble formé par une communauté animale et
végétale (biocénose) et le milieu que cette communauté occupe (Biotope)
Les divers écosystèmes de la biosphère peuvent être reportés à un ou deux groupes d’après
leur nature.
Les écosystèmes terrestres : associés ou continent émergent
Les écosystèmes aquatiques : dépendent de l’hydrosphère et qu’on peut subdiviser en
écosystèmes limniques (lacs, étangs, fleuves, marins) littoraux lacunes estuaires,
embouchure mangroves) et les marins ou océaniques. D’après l’étendue, on peut
distinguer :
Le micro-écosystème peu étendue comme un tronc d’arbre mort, une flaque d’eau.
Le méso-écosystème : étendu moyen. Ne pas comme une forêt, un étang
Le micro-écosystème : très grand étendu : les océans.
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Les synusies : il s’agit des micro-associations ou des fragments des biocénoses par
exemples un cadavre en décomposition, un tronc d’arbre mort, une surface d’une
roche hébergeant des communautés très restreintes ou synusies.
H’= log 2
E=
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incendies, les déforestations, l’introduction des nouvelles espèces (espèces exotiques)
dans un milieu constituent quelques-unes des interventions humaines capables de faire
évoluer les biocénoses.
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La niche écologique d’une espèce désigne à la fois une localisation et une
fonction. A chaque espèce correspond une niche écologique qui se distingue de son biotope.
La niche écologique d’un animal par exemple est sa place dans l’environnement abiotique
(biotope), des relations avec sa nourriture et ses ennemis. La connaissance des notions sur la
riche écologique permet de comprendre la structure. Pour l’organiser des écosystèmes, on doit
répondre aux questions suivantes :
Comment ou et de quoi se nourrit-elle espèce ?
Par qui est-elle mangée ?
Comment et où se pose-t-elle ?
Comment se produire-elle ?
Pour bien comprendre cette notion de la niche, il faut distinguer les trois axes
suivants :
Un axe spatial : qui prend en compte l’habitat de l’espèce
Un axe trophique : qui caractérise le régime alimentaire.
Un axe temporel qui montre comment l’espèce utilise l’espace et la nourriture en
fonction du temps (rythme d’activité)
Structure trophique d’un écosystème
Par définition, c’est une suite d’êtres vivants dans lesquelles les uns mangent ceux
qui les précèdent dans la chaîne avant d’être mangés par suite des suivants. Dans un
écosystème, un animal peut faire partie des plusieurs chaînes alimentaires et y occuper des
niveaux différents qui relie entre eux tous les êtres vivants de l’écosystème.
Un réseau trophique est un ensemble des relations alimentaires entre les êtres vivants d’un
écosystème. Dans une chaîne trophique, on trouve 3 catégories d’être vivant :
Les producteurs : organismes fabriquant les matières organiques à partir de matière
minérale ;
Les consommateurs : être vivants qui trouvent de la matière organique dans son
alimentation ;
Les décomposeurs (bactéries ou insectes) : qui assurent la transformation de la
matière organique morte en éléments minéraux.
Ces trois catégories dépendant étroitement les uns des autres trois types de chaîne
trophique sont habituellement distingue :
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Les chaînes trophiques de prédateurs : elle se caractérise par la taille, la croissance des
espèces qui la composent.
Ex : cotonnierpuceron coccinelleles oiseauxrapaces
Des chaînes trophiques des parasites : elles portent des organismes de grandes tailles
vers les êtres de petite taille.
Ex : Herbemammifèreherbivorepucecleptomanes.
Les chaînes des saprophytes : ici on retrouve spécialement le détritivores comme les
invertébrés les bactéries et les champignons.
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CHAPITRE QUATRIEME
PROTECTION DE L’ENVIRONNEMNT
4.1. DEFINITION
4.2.1. Pollution
La pollution peut se concevoir dans le cadre de la rupture d’équilibre de l’ordre
naturel des choses sous l’influence des éléments exogènes.
Dans cet ordre idée, est considérée comme pollution tout contact des substances
qui altèrent le fonctionnement naturel des écosystèmes et la qualité de vie. Le terme pollution
peut paraître inconnu dans ces milieux ou l’équilibres naturels ne sont pas encore en
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dommages par les actions destructrices de l’homme. Ces milieux gardant encore un peu leur
aspect, sauvage, l’exploitation qui s’y effectue ne vise que la satisfaction des besoins
primaires pour la survie. C’est généralement le cas des régions du tiers monde par opposition
aux régions industrialisées.
Il existe deux sortes de pollutions : la pollution atmosphérique et la pollution des
eaux
A. Pollution atmosphérique
A1. Pollution A2. Origine
Particules en suspension Gaz d’échappement, les industries, les
incinérations des déchets, la production
de chaleur et d’électricité et les différents
réactions des gaz polluants dans
l’atmosphère
Plomb (PB) Gaz d’échappement et fonderies
Oxydes d’azote (NO) Gaz d’échappement et production de
chaleur et d’électricité
Oxydants photo-chimiques (azote, nitrate Réaction des oxydes d’azote des
de péroxyacetyle) hydrocarbures et de la lumière
Hydro carbures au très que méthane, Gaz d’échappement ; évaporations des
l’éthane éthylène propane butanes solvants, procèdes, industrie, élimination
des déchets solides
Gaz carbonique (CO2) Toute forme de combustion
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circulation des eaux. Comme pour dire qu’à chaque actions négatives de l’homme sur les sols
s’ensuit un impact négatif direct et indirect, surtout celui lié sur la circulation de l’eau
ACTION IMPACT LES SOLS IMPACT SUR LA CIRCULATION
DE L’EAU
Déforestation Erosions Ruissellement rapide
Ravinement
Monoculture intensive Sols nus Ruissellement rapide
Surpâturage Sol rodé et raviné Ruissellement rapide
Bitume Sol couvert Ruissellement rapide
Asphaltage Absence d’infiltration Ruissellement rapide
Dans les relations de cohabitation, les êtres vivants ont toujours profité de
l’absence des uns ou de la présence des autres. Il s’agit de la manière dont chacun tire profit
de l’autre avec lequel il partage le même biotope ; le profil à tirer peut être positif ou négatif.
A. Coexistence positive
Dans la coexistence positive l’un des partenaires de profite de la présence de
l’autre ; ainsi le profit est réciproque.
a.1. Le commensalisme
Le commensalisme (du latin cum « avec » et messa « table ») a sa particularité :
c’est le fait que le commensal ne suit pas l’espèce dont profite il « s’installe à la même table »
il consomme ses restes de nourritures.
a.2 Le mutualisme
Dans le mutualisme, les deux partenaires tirent avantages de l’association.
a3. La symbiose
Ce mot vient de deux mots grecs : cum = avec et bios=vie
La symbiose est une relation entre deux ou plusieurs êtres vivants d’espèce différente,
bénéfique à chacun des partenaires.
B. Coexistence négative
Contrairement à la coexistence positive, est qualifiée de négative, l’association ne
profite qu’un des partenaires.
KASEREKA KADEU Joseph, Cours d’Ecologie Générale, Butembo, 2020. Contact : +243990359699 ; 817369111
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b.1. Parasitisme
Parasitisme, en biologie relation entre deux êtres vivants d’espèces différentes
dont l’un appelé parasite vit au dépend de l’autre appelé « hôte »
b.2 La prédation
C’est l’ensemble des activités liées à la capture et à l’infection des proies vivantes
spécialement chez les animaux à régime carnivore. La prédation, la consommation d’un
organisme vivant, animal et végétal par un autre permet la transmission de l’énergie et des
nutriments entre les divers niveaux trophiques.
C. La compétition
Deux êtres vivants entrent en compétition lorsqu’ils se disputent une même
ressource. Qui par ailleurs se trouve en quantité insuffisante dans le milieu. La ressource qui
est disputée peut être une alimentation, un lieu de modification. Cas des oiseaux ou des
rongeurs mangeurs des graines qui se disputent les graines dans les régions ou la production
est faible. Les oiseaux qui font leur nid dans les arbres creux se disputent les cavités
disponibles lorsque les arbres morts qui en sont pourvus sont rares.
KASEREKA KADEU Joseph, Cours d’Ecologie Générale, Butembo, 2020. Contact : +243990359699 ; 817369111