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Developpement Rural

Les notes de cours sur le développement rural abordent des concepts clés tels que le développement communautaire, la vulgarisation agricole, et l'agriculture durable. Elles soulignent l'importance de la participation des communautés dans leur propre développement et les défis rencontrés dans les pays en développement. Ce document sert de guide scientifique et peut être modifié selon les besoins pédagogiques.

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Developpement Rural

Les notes de cours sur le développement rural abordent des concepts clés tels que le développement communautaire, la vulgarisation agricole, et l'agriculture durable. Elles soulignent l'importance de la participation des communautés dans leur propre développement et les défis rencontrés dans les pays en développement. Ce document sert de guide scientifique et peut être modifié selon les besoins pédagogiques.

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KASEREKA KADEU Joseph, Notes de cours DEVELOPPEMENT RURAL, Butembo, 2020.

Contact : +243990359699 ; 817369111

CONTENU MINIMUM
CONTENU MINIMUM………………………………………………………………………………1
DEVEPPEMENT RURAL .................................................................................................................. 4
0. INTRODUCTION ..................................................................................................................... 4
CHAPITRE PREMIER ........................................................................................................................ 5
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ..................................................................................... 5
1.1. DEFINITION ......................................................................................................................... 5
1.2. QUELQUES MOTS CLES UTILISES EN D.C ............................................................ 5
1.3. RAISONS JUSTIFIANT LE RECOURS AU D.C ......................................................... 6
1.4. HISTORIQUE DE DC EN AFRIQUE ............................................................................. 7
1.5. OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ..................................... 8
1.6. HYPOTHESE ET PRINCIPE DE BASE DE D.C ....................................................... 9
1.7. CARACTERISTIQUES DU D.C....................................................................................... 9
CHAPITRE DEUXIEME .................................................................................................................. 13
LA VULGARISATION AGRICOLE ................................................................................................ 13
2.1. INTRODUCTION ............................................................................................................... 13
2.2. BUT DE LA VULGARISATION AGRICOLE ............................................................... 13
2.3. LA CONNAISSANCE DU MILIEU AGRICOLE ......................................................... 13
2.3.1. La pauvreté rurale ................................................................................................... 13
2.3.2. Quelques causes de l’appauvrissement ........................................................... 14
2.3.3. Le milieu physique .................................................................................................. 15
2.3.4. Les activités agricoles ............................................................................................. 16
2.4. LA COMMUNAUTE VILLAGEOISE ............................................................................. 19
2.5. LES ACTIVITES AU VILLAGE ...................................................................................... 23
2.6. ANIMATION........................................................................................................................ 23
2.6.1. Notion d’animation .................................................................................................. 23
2.6.2. Nature de l’animation ............................................................................................. 24
2.6.3. Méthodes d’animation rurale ............................................................................... 25
2.6.4. De la vulgarisation Agricole en monde paysan .............................................. 27
2.7. COMPORTEMENT HUMAIN FACE A L’INNOVATION .......................................... 29
2.8. ETAPES D’ADOPTION D’UNE INNOVATION........................................................... 31
2.9. FEED BACK....................................................................................................................... 32
2.10. LE GROUPE ................................................................................................................... 32
2.11. LEADERSHIP ................................................................................................................ 33

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CHAPITRE TROISIEME ................................................................................................................. 36


AGRICULTURE DURABLE............................................................................................................ 36
3.1. DEFINITION ....................................................................................................................... 36
3.2. OBJECTIF POURSUIVIS ............................................................................................... 36
3.3. PRINCIPES DE L’AGRICULTURE DURABLE .......................................................... 37
3.4. ORGANISATION DE L’AGRICULTURE DURABLE EN FILIERE INTEGREE . 38
3.5. PREVENTION DE RISQUES ......................................................................................... 38
3.6. VALORISATION DE LA BIOMASSE ET TRAÇABILITE ........................................ 39
3.7. LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE (PAC) ........................................................ 40
3.8. ADAPTATION DE L’AGRICULTURE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ......... 40
CHAPITRE QUATRIEME................................................................................................................ 41
ANIMATION ET VULGARISATION AGRICOLE EN R.D.C ................................................... 41
4.1. REGARD SUR L’APPLICATION DES PRINCIPES GENERAUX EN RDC......... 41
4.2. INTERRACTION ENCADREUR-PAYSAN................................................................... 43
4.3. SYNTHESE DE VULGARISATION AGRICOLE........................................................ 44

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Notice : Ces notes de cours constituent un guide scientifique et non une fin en soi. Elles peuvent subir
des modifications selon l’exigence et la méthodologie adoptée par l’enseignant tout en restant dans
les limites du Curriculum des Humanités Techniques Agricoles, notre référentiel. Le lecteur et l’utilisateur
de ce syllabus devront user de leur intellect et savoir pour apporter des correctifs aux différents mots
mal orthographiés ou dont leurs sens ou significations ont été erronés.
Toute reproduction des présentes notes doit être autorisée par son auteur avant tout !

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DEVEPPEMENT RURAL

0. INTRODUCTION

Le développement est une évolution positive et complète d’un


individu, d’une région ou d’un pays.
Le développement agricole, dans le pays de tiers monde en général
est difficile suite à plusieurs facteurs : techniques, psychologiques sociaux.
Ce sont toutes les relations qui existent entre l’homme, son milieu, son
environnement qui doit être prise en considération.
Ainsi, les responsables de développement agricole sont souvent des
personnes possédant une formation agronomique, ou dans le domaine
similaire ayant des procédés de production des biens de consommation.

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CHAPITRE PREMIER
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

1.1. DEFINITION
Le développement communautaire (DC) est un processus de
transformation sociale, des coopérations volontaires, l’entraide et des
constructions des liens sociaux entre les résidents et les institutions d’un
milieu local. Il vise l’amélioration des conditions de vie de l’homme sur le
plan physique, social et économique.

1.2. QUELQUES MOTS CLES UTILISES EN D.C

1. Processus : c’est un cheminement, un progrès, une démarche vers un


objectif. Le DC c’est un processus car il fait passer d’une étape à une
autre, d’un état de vie moins désiré vers un état positif et souhaité.
2. La base : Il s’agit des couches de la population qui accède aux niveaux le
plus bas de service, de santé, de nutrition, d’habitation, de
scolarisation,… dans une communauté ou société donnée.
3. Programme : est un ensemble cohérent et coordonnée des décisions,
stratégies d’intervention sur un secteur, une région,… Cet ensemble
consiste à organiser les moyens disponibles et ceux qu’il faudra
rechercher, pour réaliser les actions identifiées viables et réalisables ;
4. Action communautaire : c’est une action entreprise par une communauté
pour le bien de tous.
5. Innovation : c’est l’action d’innover, introduire du niveau c’est – à dire des
techniques d’organisation, des façons de faire, des connaissances,
6. Participation : c’est l’action de prendre part, d’avoir part à quelque chose
ou à une action.
7. Pôle de développement : c’est une région où se trouvent concentrés les
différents éléments qui, lorsqu’ils sont combinés permettent de susciter
un progrès accéléré. Cette région doit exercer une influence positive de
propagation et stimulant les environs ;

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8. Poche de développement : région en forte densité de population ayant une


activité économique intense mais sens influence des propagations et de
stimulation dans les environs ;
9. Autopromotion : est une démarche par laquelle une communautaire
décide de résoudre elle-même ses problèmes en comptant sur ses propres
démarches : c’est le self help qui cherche à satisfaire les besoins
essentiels aussi bien matériels, culturel que religieux de la population ;
10. Commuté villageois de développement : groupe des villageois capables de
penser, de réaliser et de diriger ses actions communautaires ;
11. Le leader est une personne qui a une influence sur les autres et qui peut
les embarquer facilement dans une action (affaire) et les conseiller avec
sagesse.

1.3. RAISONS JUSTIFIANT LE RECOURS AU D.C

1. Le développement communautaire permet immédiatement


d’augmenter efficacement le niveau de vie et de mobiliser les
ressources matérielles et humaines moins employées dans les milieux
ruraux ; il vise aussi la hausse du genre de vie : santé, nutrition,
éducation, logement, loisir… ;
2. Le DC apporte à un programme national ce qui lui manque, à savoir,
la disponibilité humaine une fois les objectifs et les capitaux à investir
sont libérés. Il suscite et diffuse l’esprit d’entreprendre ;
3. Le DC signifie pour la population participante, le passage de la
stagnation au progrès, le début du changement de mentalité. Le
programme n’est pas ici imposant car les gens eux-mêmes sont les
artisans de la transformation ;
4. Le DC organise la base, crée ainsi une des conditions majeures du bon
fonctionnement de la démocratie caractérisée par la présence à la base
des institutions et associations, ONG au sein desquelles les citoyens
peuvent élaborer librement des décisions qui les concernent, gérer en
toutes responsabilités les affaires en actions communes, résoudre tous
les problèmes conformément à leur volonté éclairée ;

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5. Le D.C est moyen d’intégration des populations dans la vie du pays et


une véritable école d’éducation civique ;
6. Le D.C fait aussi participer les humains à l’orientation et à la
construction de leurs opinions, transmet leur proposition, fait
respecter leur volonté (de la base au gouvernement), explique aux
membres les mesures prises, organise leur collaboration, aux projets
nationaux, offre un instrument d’exécution pour le programme
d’intérêt public.

1.4. HISTORIQUE DE DC EN AFRIQUE


La D.C est né en Afrique à l’Est après la 2é guerre mondiale,
précisément en Ouganda et cela en 1948 au Ghana. Il a été crée dans les
pays sous domination britannique par les services d’assistance sociale.

L’objectif premier était d’établir les liens entre l’administration


régionale ou nationale et les villageois. Les actions menées étaient
diverses :

- L’éducation des masses par l’alphabétisation (éducation des femmes,


les clubs de jeunes,…) ;
- La campagne de vulgarisation agricole.
- Les travaux communautaires pour équiper les villageois sur le plan
social.

Le D.C repose alors sur trois principes ci-dessous:

 Il faut aider les gens à s’aider eux –mêmes ;


 Si possible, les initiatives doivent venir de la population ;
 Si non, on doit utiliser les méthodes adaptées pour que la
communauté prenne en main son propre développement.

Ces principes furent définis en 1954 à Cambridge et élargis en


1960 par les Nations Unis au niveau international. Pour cette organisation, il
ne peut y avoir de développement communautaire pour l’Afrique que si les
gouvernements des Etats soutiennent l’action des communautés locales.

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Dans le pays d’expression française, on parle d’animation rurale.


Celle-ci a été lancée en 1955 et est surtout après les indépendances,
notamment au Sénégal, au Niger. Elle présente des points communs avec le
développement communautaire. Cependant, à l’origine, elle mettait
d’avantage l’accent sur l’aspect économique du développement des villageois
que sur l’aspect éducatif, culturel et social.

1.5. OBJECTIFS DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

[Link] généraux du développement communautaire

Le développement communautaire vise généralement un triple


objectif : social, économique et politique c'est-à-dire que, par le
développement communautaire, on s’efforce l’intérêt non seulement de
satisfaire les besoins matériels et d’augmenter les ressources (objectif
économique) mais aussi de le faire de manière à rehausser les valeurs moins
tangibles de la vie communautaire (objectifs social) et de permettre à chaque
citoyen de participer à la construction de son pays par l’exercice de la
démocratie (objectif politique). De ce fait, le niveau de vie est une unité
organique qui comporte à la fois des aspects matériels et immatériels. Le
niveau de vie n’exprime pas seulement une consommation de biens et des
services matériels (quantité) mais représente aussi un étant d’esprit, une
participation aux aspects de la culture (qualité).

[Link] spécifique du développement communautaire

Le processus du développement communautaire à pour objet :

- De changer les attitudes et les pratiques qui font obstacles au progrès


économique et social et culturel,
- De créer une atmosphère favorable à ce progrès,
- De rendre les individus plus enclins à accepter un nouvel état de
chose.

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Ceci veut dire qu’il faut accoutumer la population à apprécier les


conséquences de son action, à fixer le but à atteindre, à adopter les
innovations, à s’adapter aux changements.

1.6. HYPOTHESE ET PRINCIPE DE BASE DE D.C

Le DC se fonde sur l’hypothèse selon laquelle « un changement


social et économique voulu ne peut être réalisé facilement que par des efforts
de la population ». Son principe de base est « la mobilisation et la
participation consciente de cette population ».

1.7. CARACTERISTIQUES DU D.C

Il est à considérer 4 caractéristiques du D.C ci-contre:

1. Le D.C est un « processus historique » car il passe par des stades, d’un
état à une autre. Il implique une progression de changement d’un
moment à un autre.
2. Le DC est une « méthode » car c’est moyen utilisé en vue de travailler afin
d’atteindre un certain but. Le DC veut la réalisation d’un but : le bien être
pour tous par la méthode « self help » (aider à s’aider soi –même).
3. Le D.C est un « programme » parce qu’il vise par la méthode self –help à
l’obtention d’un certain nombre de buts et à l’exécution d’un ensemble de
tâches et d’activités spécifiques bien programmées à travers le temps et
l’espace.
4. Le D.C est un «mouvement, une croisade» ; c’est une cause vis–à–vis à
laquelle on s’engage.

Il est compris comme mouvement car il n’est pour ou contre un


objectif, mais porte une valeur émotionnelle et même d’idéologique. On est
pour ou contre lui.

1.8. VALEUR ET PRINCIPES DU D.C

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Les valeurs et principes habituellement associés aux


programmations de développement communautaire sont :

- Respect de la démocratie : la volonté de la majorité doit être


respectée, mais seulement après que toutes les voies ont été entendues
et prises en considération et que la protection des droits des minorités
est assurée.
- Inclusion : il existe de nombreux obstacles à la participation dans la
société ; la pureté, les handicaps, l’âge, la race et l’ethnicité sont
d’autres caractéristiques qui entraînent souvent la marginalisation :
une communauté en santé embrasse la diversité et reconnait que tous
ses membres ont le droit d’être entendus et de participer aux processus
qui ont une incidence sur leur vie.
- Structure horizontale: il ya les moins de structures hiérarchiques
possibles ; les participants sont tous reconnus comme étant égaux et
ayant droit de parole.
- Auto détermination de la communauté: les membres de la
communauté se réunissent pour discuter de leurs préoccupations,
évaluer des différentes options et tirer leurs propres conclusions. Ils
peuvent demander conseil à des « experts ».
- Prise en charge par la communauté : Les communautés sont
florissantes lors qu’elles mettent valeurs à leurs propres atouts, mais
aussi lors qu’elles mettent en charge leurs problèmes et leurs enjeux.
Lors que les communautés acceptent la responsabilité de leurs
problèmes, elles sont davantage en mesure de travailler en concertation
pour trouver une solution qui sera plus adéquate qui si elle avait été
proposée uniquement par un expert externe.
- Renforcement des capacités et des réseaux existants : Chaque
communauté possède des forces qui lui sont propres, par exemple, des
réseaux et des systèmes des soutiens sociaux informels ou encore des
personnes possédant des talents particuliers ou qui sont en mesure
d’aider les gens qui en ont besoin.

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- Justice sociale et équité : Il s’agit là d’éléments fondamentaux du


développement communautaire qui font implicitement partie de toute
action dans ce domaine, même s’ils ne sont pas explicitement énoncés
dans le but du programme.
- Universalité : les services sont offerts à tous, sans égard ou revenu ou
aux besoins.
- L’intégration des services : Les services offerts aux personnes dans le
besoin sont vit fragmentés de sorte que les fournisseurs des services ne
soient pas conscients des services disponible ou déjà offerts, ce qui
donne bien à des lacunes, au double emploi et, parfois, à des conseils
au traitement contradictoire.

1.9. METHODES DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

Le Professeur MARRAY ROSS propose trois codes applicables sur


le terrain selon la nature des problèmes rencontrés et la spécificité de
chaque milieu :

- La méthode de la fonction unique (par un seul secteur)


- La méthode de la fonction multiple (on part des plusieurs secteurs)
- La méthode des ressources internes.

1°) La méthode de la fonction unique

C’est une méthode d’action du développement communautaire qui part


d’une activité spécifique pour développer tous les autres aspects de la vie des
membres des la communauté, d’un village, d’une collectivité sociale, d’un
homme,…

Ex : A partir d’une coopération ou de l’agriculture, on va développer le


niveau de la vie des coopérateurs, et de la collectivité ; c’est-à-dire on
développe en même temps l’économie, le social et le culturel,…

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2°) La méthode de la fonction multiple

C’est une méthode par la quelle une équipe polyvalente est


multidisciplinaire (animateur, agronome, vétérinaire, agent sanitaire, agent
territorial….) aide une communauté donnée à faire son développement mais
en s’occupant à la fois et en même temps de plusieurs problèmes (éducation
de base, alphabétisation, planteurs indépendants, action sociale,
l’artisanat, …). Il faut en tout prix une bonne communication, compensions
et coordination ; Un vrai dialogue entre la population et l’équipe des agents
administratifs, politiques, animateurs ; un vrai dialogue sur les objectifs, les
priorités, les moyens, les actions, évaluation….afin d’atteindre le
développement souhaité par tous.

30) la méthode de ressources internes

Elle apparait ainsi la meilleure méthode du développement


communautaire car elle cherche l’effort de la population par elle-même, la
population est animée à connaitre ses propres besoins, à les définir, les
exprimer et à chercher les moyens disponibles localement (humains
financiers, matériels,…) pour les satisfaire.

Cette méthode met l’accent sur :

- Le self-hep : s’y mettre soi-même, ne pas attendre une intervention


problématique de l’Etat, retrousser les marches ;
- Le feld needs : partir des besoins réellement ressentis pour préparer
son avenir.
- Le self management : dirige soi-même l’opération, utiliser des
animateurs pris dans la communauté locale, soumettre chaque
initiative et chaque entreprise au conseil et au contrôle
communautaire, prendre en main la direction de ses propres affaires,
mener soi-même le projet jusqu’au bout, consacrer toutes les
ressources locales (têtes, mains, cœur, matériaux, moyens financiers
et de transport, etc.

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- Le volontary leadership : s’offrir bénévolement, spontanément pour


se dévouer et mener à bonne fin le projet entrepris.

CHAPITRE DEUXIEME
LA VULGARISATION AGRICOLE

2.1. INTRODUCTION

Le développement agricole dans les pays du monde en


développement et en Afrique particulièrement est difficile, suite à plusieurs
techniques, psychologiques et sociales. La vulgarisation se présente comme
une synthèse intéressante entre la théorie et les expériences vécues sur le
terrain, en vue de maintenir un dialogue constant entre la population et les
agents de développement. D’où, la vulgarisation fait parti de l’animation
socioculturelle.
On fait l’animation quand on entreprend une action qui porte sur
une collectivité ou une communauté. Cette action vise à développer la
communication sociale en recourant à des méthodes directives.
A quoi consiste l’animation ? L’animation permet l’évolution
sociale l’adaptation aux nouvelles formes de la vie sociale, elle aide au
développement individuel et surtout collectif.

2.2. BUT DE LA VULGARISATION AGRICOLE

La vulgarisation agricole vise à faire participer la population rurale


et agricole aux programmes de développement de son milieu. Elle aide
l’apprenant à connaitre une démarche structurée de la conduite de
l’animation et l’encadrement technique des paysans.

2.3. LA CONNAISSANCE DU MILIEU AGRICOLE

[Link] pauvreté rurale

La pauvreté est l’insatisfaction des besoins essentiels d’un humain.


Le seuil de pauvreté mondiale est estimé à 1$ par jour pour un humain. Cela
étant, il est difficile de définir ce que pour soit même correspond à la

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pauvreté à partir duquel stade va qualifier les autres des pauvres. C’est ainsi
que, l’homme doit réfléchir sur les causes de la pauvreté après avoir précisé
de quelle forme de pauvreté il s’agit.
La pauvreté se fait observée à partir des inégalités sociales, c’est
ainsi qu’on a créé deux concepts suivants : « Droits de l’homme et besoins
essentiels » Ces deux concepts servent à déterminer le seuil limité au delà
duquel l’exploration et l’expression humaine doivent être compaties. Si l’on
prend le terme ‘’satisfaction des besoins essentiels’’ et ‘’ défense des droit de
l’homme (D.D.H)’’ au sent large, on peut considérer que notre monde est
peuplé en majorité d’individus pauvres.
Pour ce fait, le terme « pauvreté » est défini d’après le degré et le
stade de son évolution. On distingue alors 3 niveaux de pauvreté.
 La pauvreté primitive stationnaire : se rencontre dans les milieux
où il y a absence de ce qu’on appelle « marché mondial » permettant de
recadrer le prix des produits. Les individus ou groupe d’individus vivant ce
niveau des pauvretés utilisent les techniques rudimentaires ou élémentaires
pour subvenir à leurs besoins ;
 La paupérisation : C’est l’expression désignant un abaissement
sensible du niveau de vie d’un individu ou d’un groupe d’individu ou d’une
région.
 La misère : Est un état dans le quel l’être met à péril la survie d’un
individu ou d’un groupe d’individu ou population tout en entière. Elle
menace l’autodétermination de la population concernée.

[Link] causes de l’appauvrissement

Il y a plusieurs causes de l’appauvrissement. La cause principale


de la pauvreté et la paupérisation réside dans l’aggravation d’inégalités
extrêmes entre groupe sociaux et individus. L’absence des porte-paroles
efficaces caractérise la situation générale des pays et leurs positions socio-
économiques dans la plus part de régions.

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Souvent, quelques personnes influentes seules utilisent dans leurs


propres intérêts les mesures d’encouragement venant de l’extérieur et les
services communicateurs obligatoires.
Le problème du supplément se pose dans le cas où l’intensification
de la production et la migration ne suffisent pas. Sur le marché intérieur,
l’offre forte que la demande provoque une pression sur prix et cela
inversement. Ainsi, la volonté politique pour exercer un contrôle du prix
favorisant la production ne se fait pas sentir.

[Link] milieu physique


a. La route et piste
Une piste est un chemin de terre tracé par les passages répétés les
hommes en pieds ou des véhicules. Une piste est peu ou pas entretenue.
Une route est une voie terrestre aménagée pour permettre la circulation des
véhicules à roues. Les routes et les pistes sont d’importance capitale, en
voici quelques raisons :
- Communication avec les villages et l’extérieur
- Approvisionnement réguliers en produits de consommation ou de 1ère
nécessité.
- Visite régulière de la région pour les structures d’appui à l’agriculture.
Une région qui ne possède pas des routes et des pistes, est une
région enclavée car il n’y a pas échange de la région avec l’extérieur.
Ainsi, il est intéressant de connaître les principaux sentiers de la région
pour :
- Retrouver les paysans dans leur champ
- Aller plus vite lorsqu’on est en pieds
- Rattraper ou aller devant quelqu’un dont on a besoin de rencontrer.
La connaissance de la distance entre les villages est d’importance
capitale afin d’organiser les tournés et pour pouvoir mieux le situé.
b. Le cours d’eau
Il joue un rôle essentiel dans la vie du village. La proximité d’un
cours d’eau, la qualité de ses eaux, la régularité de son débit sont des

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critères importants qui ont été prise en compte dans la fixation ou


l’installation des populations et de la localisation dans des villages.
Pour l’agent de développement, le cours d’eau est souvent la source
de difficultés au sens qu’il peut submerger le pont ou l’emporter ; inonder et
embourber la route ou piste, constituer des marins, impropres pour les
cultures, milieu infestation parasitaire aux plantes cultivées le long de ce
cours d‘eau.
Il est donc nécessaire de connaître les réseaux hydrographiques
d’une région en vue de s’approvisionner et de connaître les limites bien
naturelles de la région où l’on se trouve et pour bien mener ses activités
dans énormes difficultés.
c. Le relief
Les vallées sont des voies naturelles de pénétration et de
communication, lorsqu’elles ne sont pas envahies par des marécages ou par
une végétation abondante. Les lignes des crêtes constituent au contraire des
obstacles naturels à la communication. Les points hauts sont des lieux
d’observation qui, lorsqu’ils sont bien choisis, permettent de voir d’un seul
coup d’œil toute une partie de la zone.
d. Le climat
La qualité et l’abondance des récoltes sont conditionnées par la
pluie et la température qui apportent aux plantes l’eau et la chaleur
nécessaires. Cependant, elles peuvent également avoir un effet le plus
nuisible.
En pratique, il est difficile à agent de développement d’intervenir
sur ces éléments et comment ceux-ci vont intervenir afin d’agir en
conséquence. D’où, l’importance de l’existence du calendrier agricole.

[Link] activités agricoles


1°) Le sol
La qualité du sol est l’un sol des principaux facteurs de la richesse
agricole d’une région. La connaissance de la qualité du sol permet de choisir
les cultures qui conviennent les mieux et d’intervenir pour l’amélioration du

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sol. Les populations rurales connaissent bien le sol qu’elles cultivent et


peuvent donner d’utiles renseignements en condition de savoir les écouter.
L’homme peut modifier les caractéristiques du sol. Il peut travailler
le sol et lui apporter les éléments qui l’améliorent. Mais aussi, il peut être la
cause d’une détérioration du sol.
Les travaux des paysans varient avec les saisons et en fonction des travaux à
réaliser. Il est cependant évidant de planifier un calendrier cultural.
Dans le cadre des différents projets de développement agricole, les
paysans sont incités à effectuer un certain nombre de travaux traditionnels.
En cas des surcharge de travail, les paysages peuvent choisir les tâches ou à
remettre certaines d’entre elles au plus tard.
2° La conservation du sol
Les conséquences de l’érosion peuvent être graves car c’est la
couche superficielle la plus riche au pont de vue agricole qui est touchée.
L’agent de développement doit se poser plusieurs questions sur les risques et
la gravité de l’érosion dans la région où il a planifié des activités agricoles.
Pour se développer, chaque plante consomme un certaine quantité
d’éléments nutritifs contenus dans le sol. Normalement, les éléments
consommés par les plantes sont restitués au sol d’une manière naturelle par
la jachère et d’une manière artificielle par les techniques culturales
appropriées, notamment la fertilisation organique et minérale. Mais, lorsque
les exigences de la population augmentent, les cultures sont de plus
intensives ; ont des besoins de plus en plus gros et le temps réservé à la
jachère a tendance à disparaître ou à diminuer.
L’homme peut intervenir pour favoriser la restitution en utilisant
les engrais verts et engrais minéraux. L’agent de développement se
préoccupera aussi des différentes formes de fumures organiques et
minérales qui sont pratiquées dans le sélecteur agricole.
3° La rotation des cultures
La plante ne consomme pas tous les mêmes éléments nutritifs du
sol. Ainsi, en faisant varier les cultures sur une même parcelle, on évite
d’épuiser le sol en un élément donné.

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4° La répartition des travaux agricoles


Comme pour les travaux domestiques, les travaux agricoles sont
repartis entre les communautés villageoises. Cet ainsi que, certaines
cultures sont prises en charge par une catégorie d’habitats c’est-à-dire
l’homme, la femme ou les enfants. Ces travaux peuvent être paysans en
gratuits. Il faut donc songer à ne pas remettre la même culture ou celle
ayant les mêmes exigences sur un même.
5° Les matériels
L’exploitation agricole peut utiliser du matériel de culture, de
traction, de transport, stockage, de traitement de la récolte, etc.
Au village, il est bon de faire un inventaire du matériel. Tous ces matériels
constituent une richesse pour les cultivateurs. L’achat ou la constitution de
ces matériels peut être fait individuellement ou collectivement et leur usage
peut faire un sujet de règlement.
6° Les animaux
Ils sont nourris à partir des produits issus de champ ou marché.
D’autre part, les animaux nécessitent des soins. Dans beaucoup
des régions, les animaux sont une source de prestige. L’agriculture et
l’élevage peuvent avoir des relations d’interaction.
7° But de la culture
Pour chacune des cultures, la plante est cultivée pour satisfaire les
besoins des paysans en particulier et de la population urbaine en générale.
D’autre part, certaines plantes sont destinées à la vente pour avoir
de l’argent, du médicament, etc.
8°Ecologie
L’observation ou la constatation de l’adaptation de la plante aux
conditions du milieu doit être de stricte rigueur (sol, pluviométrie,
luminosité, température,…). Pour l’agriculteur, il est intéressant de cultiver
une plante dans un sol qui lui convient. D’où, il faut faire l’analyse
pédologique du sol avant d’installer une culture.
9°Choix du terrain
L’agriculteur n’a pas toujours de choix du terrain quand il veut
installer une culture. Les choix des zones de culture est parfois fait au

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niveau de la collectivité villageoise et il détermine les zones du terroir. La


collectivité villageoise, les paysans, l’agent de développement ont chacun de
certain nombre des critères et de mettre telle culture à tel endroit mais aussi
à telle période.
10°La préparation du sol
L’agent de développement devra se poser un certain nombre de
question parmi lesquelles, nous pouvons citer :
 Que pensent les paysans du labour ?
 Quel outil emploi – t- on pour labourer ?
 A quel profondeur travail-ils le sol ?
 Y à-t-il une coutume, croyance concernant les travaux tel
que le défrisement, l’incinération ?
11° Semis et entretien des cultures
L’agent de développement récoltera les données en propos des
variétés à semer, du mode de semis, de l’exécuteur de la tâche, etc.
Pour l’entretien, il notera les techniques faisables et non
faisables ; Comment elles seront exécutées et identifier les ennemis possibles
de la culture.
12° La récolte
On pourra se poser des questions suivantes :
Quels sont les critères qu’ont les villageois ou paysans pour déterminer
quand il faut récolter ? Récolte-t-on toute une seule fois ou fait-on plusieurs
paysages ? Qui récolte et comment le fait-il ?,… La récolte est fonction de
chaque culture et parfois selon les besoins des agriculteurs.

2.4. LA COMMUNAUTE VILLAGEOISE

1. Découvrir le village

Le village est une communauté des personnes, des agents qui


vivent ensemble unis par le présent et le passé. Le village cumule plusieurs
fonctions : Il est à la fois un voisinage, un centre de service et le siège
d’institutions et des groupements. Chaque communauté locale a plus au
moins sa personnalité propre. Le village constitue une unité très importante,

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chaque individu y a ses racines même s’il y a habite plus, cela détermine en
partie sa façon de vivre.
Pour se repérer dans la région, pour parler aux gents, pour
organiser le travail, il faut pouvoir nommer et situer chaque village
(physique, sociologique, économique,…) dans la région.
Il ya donc des relations à établir entre le fait d’observer et les
informations recueilles qui permettent de comprendre un peu et mieux la
réalité secrète de chaque village et de mieux prendre en compte en travers
les actions entreprises pour le développement.
2. La population villageoise
Un village n’intéresse l’agent de développement que dans la
mesure où il est peuplé.

Son importance dépend des habitants.

Dans il village ; on peut distinguer des groupes : les hommes et les


femmes, les vieux, les jeunes, les actifs et les passifs, etc.

Les hommes se trouvent souvent entre eux sans les femmes ou soit
l’inverse. Hommes et femmes n’ont pas les mêmes activités, les mêmes
problèmes et pas toujours les mêmes droits. Ainsi, il est généralement plus
difficile pour un agent de développement d’établir des relations de travail
avec des personnes qui ne sont pas du même sexe que lui.

Les vieux ont l’expérience, le prestige, l’autorité et souvent l’argent.


Les jeunes sont attachés des moins au passé; plus curieux de l’avenir, plus
attirés vers le changement et le progrès. Ils sont plus mobiles et souvent plus
instables.

L’appartenance d’un village à un groupe ethnique et la


superposition des plusieurs ethnies dans un même village peuvent
s’expliquer par :

- Les différences qui existent entre les groupes dans les genres de vie et
dans les modalités du travail ;

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- La formation des quartiers, dans les villages, les alliances, les rivalités
et les phénomènes de domination de certains individus sur les autres.
Un agent de développement répondra aux questions suivantes :
 Quelle est la proportion d’actifs et de l’inactif dans un village ?
 Quelles sont les ethnies représentées dans leur répartition ?
 Quelle est leur importance et leur répartition ?
3. Les paysans dans la communauté rurale

Le monde rural vit en communauté plus au moins ouverte


(autarcique) tant sur la plan économique que psychosociologique, mais tous
les membres se sentent solidaires. Ils vivent l’entraide mutuelle.

Cette autarcie répond à un besoin essentiel de l’homme, celui de


sécurité, besoin qu’il ne peu se satisfaire que parmi ses semblable et ses
paires (Il y à une bonne relation avec les autres). Cette sécurité suppose
donc une communauté vivant en équilibre interne et celui dicté par
l’environnement mais également par les statuts qui lient les membres entre
eux, avec l’application stricte des conséquences de certain nombres des
normes de la communauté.

Communauté rurale

Droits à l solidarités Exigence et devoir


exigences à la sécurité discipline, entraide
Paysans

La coutume règle aussi les alliances entre famille, le mariage, la


dote. Elle sert des bois et il existe souvent des tribunaux coutumiers au
village. Elle contient aussi toue une série des règles à respecter au niveau de
la famille, égales qui déterminent les relations qui pouvant exister entre les
enfants, le mari et la femme.

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4. La terroir
C’est un espace géographique situé autour du village et exploité
par les villageois. L’organisation du terroir par zone autour du village, la
rotation des cultures, la disposition des terres obéissent à des bois précises
qui ont permis jusqu’aux époques récentes de préserver un certain équilibre
entre le sol, l’homme et l’environnement. Ainsi, ce terroir est subdivisé en
trois zones dont l’une est réservée aux cultures vivrières, au jardin de cases,
et aux parcelles des femmes, l’autre est exploitée pour les cultures de rentes
et pour des jachères et l’autre peut servir comme parcours pour les bovins.
La disposition des parcelles est assurée par un système
traditionnel qui permet à chacun de recevoir chaque année ou
définitivement des parcelles à cultiver selon ses droits qui ses mesurent par
exemple en fonction :

 De la situation sociale,
 De l’âge
 Du nombre des femmes ou d’enfants,
 De l’appartenance à l’ethnie,
 De la présence ou non d’une famille, etc.

Toute intervention dans le système de culture devra tenir compte


de l’organisation et la répartition du terroir. La propriété du terroir peut être
collective ou individuelle. Dans se cas le conseil du village décide de
l’attribution de la terre à une tiers personne ou à un groupe d’individus. Elle
peut être individuelle c'est-à-dire, la terre appartient à un individu jusqu’ à
sa mort. Elle sera partie de son héritage. Mais celui qui possède la terre n’est
pas toujours celui qui la travaille. A l’intérieur du terroir, son mis à part les
terres agricoles et les pâturages ; d’autres ressources qui sont également
disponibles pour la population. Il faut ainsi distinguer les ressources
renouvelables et non renouvelables.

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2.5. LES ACTIVITES AU VILLAGE

Les activités d’hommes ou gens au village sont variées. Il suffit de


se demander ce que fait l’homme ou une femme fait pendant une journée
pour s’en rendre compte. Il y a des gens dans les villages qui ont des
activités bien déterminées ; ils ont donc un métier. Il est soit agriculteur,
commerçant, infirmier, instituteur,…. L’agriculture et l’élevage sont pour la
grande partie des villageois leurs principales activités. Elle fera l’objet d’une
étude particulière par l’agent de développement. Le commerce permet de
faire un échange, de vendre ce que l’on a en trop et d’acheter ce que l’on
désir avoir. L’abondance et la nature des échanges du village avec l’extérieur
mesurent bien l’attitude au progrès et au développement.

L’artisanat offre un débouché aux matières premiers produits ou


récoltes au village. La présence d’un artisan dans un village favorise
l’utilisation d’outils plus perfectionnés ainsi que le commerce. Il est aussi
intéressant de se préoccuper du système alimentaire des villageois par ce
qu’il constitue des débouchés de tout un secteur de l’agriculture du village ;
les paysans cultivent les plantes et les variétés qui correspondent à leurs
habitudes alimentaires.

2.6. ANIMATION

[Link] d’animation

On accorde plusieurs définitions au mot « Animation ». Certaines la


considèrent comme une méthode d’organisation pour occuper le temps
libre ; un mouvement d’émancipation en vue d’expression d’une culture
populaire et d’autres disent que c’est un succès donné de l’idéologie
participationniste, il est considéré comme un instrument de subvention.
L’animation aide à l’auto-organisation des individus dans un groupe ; il est
question d’une prise de conscience de l’individu et toute communauté de
leur propre histoire face aux problèmes préoccupant le milieu.

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Il y a deux soucis qui sont à la base de l’animation :

- On constate dans la société, des relations sociales, formelle,


hiérarchisée qu’il faut casser et remplacer par des relations
horizontales et égalisant.
- Le souci de médiation dans le phénomène de diffusion ou d’une
organisation.
L’idéal de l’animation rurale est le développement
endogène en s’opposant à la domination externe. Le rôle de l’animation
est de donner et d’avoir. Elle peut susciter au groupe ciblé, la capacité
créative.

Ainsi, l’animateur doit en tout pris proposer les solutions aux problèmes de
la population (en cherchant la participation active de cette population).

Il y a lieu de distinguer 3 procédures conjointes de


l’animation.

- Le processus de dévoilement : c'est-à-dire révéler à lui-même et aux


autre les grandes lignes de développement communautaire ;
- Le processus de mis en relation des groupes entre eux et leurs
conditions socio-économiques ;
- Le processus de créativité, c'est-à-dire, les individus doivent
s’interroger sur leurs droits ; entourage et leurs responsabilités.
L’animation consiste à organiser avec les groupes, par les groupes et
pour les groupes.

[Link] de l’animation

L’animation est égale à la conscientisation. Elle vise une prise de


conscience des paysans dans les nécessité des développer leur milieu. Sans
cette prise de conscience, les actions peuvent se révéler veines ou sans effet.

L’animation rurale est donc une animation socioculturelle


appliquée en milieu rurale. Celle-ci nécessite l’adhésion de la population au
programme de développement de leur milieu, sans cette adhésion, la réussite

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pourra être compromise. On découvre parfois les motivations de la


population par leur volonté et leur aspiration à se prendre en charge.

On conseille que l’animateur rurale ne doit pas être quelqu’un issu


de l’extérieur du milieu. Ainsi, il doit avoir les qualités suivantes :

- Il doit avoir un esprit ouvert au progrès


- Avoir un pouvoir d’influencer les autres

On peut former un animateur comme un vulgarisateur. Tout cela


doit reposer sur la monographie (connaissance culturelle de la population
locale) avec un accent particulier sur la technique et la relation sociale. D’où
il est important de s’intéresser aux paysans sensibles, c'est-à-dire les chefs
d’opinion.

2.6.3.Méthodes d’animation rurale

a. Campagne ou campagne éducative

Elle doit engendrer les relations à chaines. La campagne agricole


est un système l’utilisation concertée des méthodes différentes de
l’information dans le but d’attirer l’attention des agriculteurs sur un
problème spécifique et sans solution. Il faut que le projet de développement
envisage ne subisse pas modifications majeures du côté des paysans.

1°. Préparation de la campagne

 Procédés

Création d’un comité : Il est composé d’un directeur et d’une unité


d’organisation. Il faut qu’il ait des techniciens d’organisation, d’information
et des agents de vulgarisation et d’animation.

- Définition des objectifs : Ici, on montre le but et le résultat escompté


(souhaité) de la campagne. Si les objectifs sont nettement définis, on
peut élaborer les budgets et organiser ainsi la meilleure méthode
d’enseignement ou de vulgarisation et animation.

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- La détermination d’un calendrier des activités : On doit planifier le


calendrier de déroulement des activités. Un bon calendrier est celui
auquel il faut adapter la date limite des activités. La durée de la
campagne doit être quelque mois. Le rythme des activités est aussi
important à connaître par ce qu’il y a des travaux à profondeur, ceux
critiques ou des travaux complémentaires.
- Le choix des moyens : Il faut pour chaque phase disposer des moyens
conséquents (appropriés, pour sa réalisation).
- L’établissement du budget : c’est la répartition des moyens financiers,
leurs provenances pour accomplir les activités prévues. Dès que le
budget est établi et voté, il doit être directement affecté à la campagne.
- L’établissement d’un rapport : Il regroupe toute la documentation
utile ou nécessaire concernent la campagne. Dans ce rapport, il faut
réaliser les points suivants :
 Objectif,
 Moyens,
 Résultats détaillés sur la campagne
 Liste des matériels didactiques disponibles (film, photo, camera,..).

2°. Préparation des la participants et leurs tâches


Cette phase a comme importance de conscientiser les paysans sur
la nécessité de participer au développement à rechercher l’adhésion. Pour
que les paysans adhérent au projet, il faut :

- Les encourager au désir au désir de formation du personnel administratif ;

- La campagne doit être officialisée,

- la formation des animateurs techniques et psycho-sociales voulus ;

- La production des matériels nécessaires. Avant d’acheter les matériels, il


faut être en contact avec les paysans bénéficiaires, animateurs et autres
personnes clefs faisant parties prenantes.

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- Lancement de la campagne : A ce niveau, on distingue les documents


nécessaires, les mobiliser, les informations par des réunions s’assurer, de
tout ce que les paysans ont besoin pour donner un bon rendement.

B. L’incitation

On cherche à motiver, à créer le vouloir chez autrui


(paysan bénéficiaire)

C.L’information : Comme nous l’avons dit à l’incitation, informer c’est


augmenter chez autrui le niveau du savoir ;

D. La formation à réflexion : Former quelqu’un à réflexion, c’est lui donner


le moyen de se décider, d’analyser avant d’agir

E. La sensibilité à l’entourage : Il faut s’adresser à l’ensemble de


l’environnement (toutes couches de la population par ex) afin qu’il saisisse le
projet et d’en faire le sien.

[Link] la vulgarisation Agricole en monde paysan

1. De l’expérience de la vulgarisation en monde paysan

Souvent, on constate que la participation du paysan se fait


seulement au niveau de l’exécution, alors que la participation, doit se faire à
tous les niveaux possibles du projet qui sont :

- La définition des objectifs


- La définition des politiques agricoles ;
- L’élaboration du plan d’action
- La décision ;
- L’exécution du plan ;
- L’évaluation ou le contrôle ;
- La production.

La population bénéficiaire des connaissances des techniques leurs


enseignés doit faire preuve de sa capacité et de sa détermination : se prendre

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en charge afin de quitter de l’agriculture d’auto-assistance à celle du marché


ou du marché.

Ainsi, la modernisation de l’agriculture paysanne se présente


comme l’un des stratégies peut faciliter ou améliorer les conditions de la
population rurale. Cependant, quand on cherche à faire appliquer les
innovations, on se heurte à la résistance qui d’ailleurs se présente comme
un phénomène naturel.

2. Méthodes et principes de vulgarisation


a. Méthodes :
 Choix des méthodes
 Respecter la culture locale et essayer de la charger en cas de nécessité.
Certaines personnes opposent souvent la « tradition et le
modernisme ». Ces deux faits peuvent coexister, se compléter et même
aller naturellement ensemble.

- Maintenir le programme flexible : le plan de développement peut être


élaboré à Kinshasa ou en Allemagne et être appliquée soit en RDC ou
partout ailleurs. Le projet peut être modifie ainsi en collaboration avec le
milieu et selon les modalités du terrain.

- L’utilisation des concours de spécialisation des différentes disciplines.

- Eviter le dirigisme ou la didactique en employant les procédés


démocratiques pour faire adopter les innovations ou des idées de
changement positif.

Dans le monde des organisations non gouvernementales de développement,


la démocratie est comprise comme étant un système d’organisation socio-
économique qui permet la participation active de la base à son
développement.

- La formation professionnelle : vise à faire acquérir un savoir faire chez les


bénéficiaires pour renforcer les processus de l’apprentissage social ;

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- Le suivi : méthode d’apprentissage caractériser par une prise de contact


plus au moins régulière entre les vulgarisateurs et les paysans,

- La démonstration : pour le paysan, il comporte celui des « voir pour croire


ou « voir avant d’accepter l’innovation ».

Ainsi, la démonstration est importante et doit occuper la place de


choix dans la vulgarisation agricole pour une acceptation facile d’une
nouveauté agricole.

- L’éducation : ici, on doit faire de sorte que l’on traite les autres de
partenaires plutôt que des subalternes. Tout le monde, qu’il soit agent de
développement ou paysan a les mêmes droits et devoirs face au
développement d’un milieu ou d’une région.
b. Principe général de la vulgarisation

Rappelons que la vulgarisation signifie rendre accessible une


connaissance au public, la faire connaitre et la propager. On met ainsi
l’accent sur « la diffusion d’une connaissance au plus grand nombre ».

Lors de la vulgarisation, on a le souci de faire adopter l’innovation


technique qui, est un élément qui présente l’aboutissement d’un programme
de la vulgarisation agricole.

- Le vulgarisé doit alors changer son comportement vis-à-vis de


l’innovation apportée.

Le changement des comportements du sujet (vulgarisé) est fonction.

- De la connaissance de son milieu ou son écologie


- De son aptitude à accepter l’innovation qui est sous l’influence des
facteurs endogènes et exogènes (internes et externes).

2.7. COMPORTEMENT HUMAIN FACE A L’INNOVATION

La connaissance du comportement des paysages face l’innovation


est fondamentale pour le vulgarisateur car elle permet de connaître
l’aptitude des agriculteurs pour accepter l’innovation. Les comportements

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face à l’innovation sont sous la dépendance des motivations individuelles ou


collectives. Ces comportements peuvent être cachés ou extériorisés. Il faut
donc avoir des stratégies pour les découvrir et les interprétés.

Pour ce fait, l’innovation sera adoptée si elle répond au besoin des


paysans. Elle peut être refusée par un individu ou collectivement pour des
causes diverses.

Les agriculteurs sont répartis normalement à cinq catégories :

- Les novateurs : représentant environ 2,5% de la communauté. Ces


agriculteurs sont prêts à accepter et à adopter toute innovation même
avant qu’elle soit vulgarisée. C’est parmi eux qu’on trouve les fameux
« paysans pilotes » qui s’excluent eux –mêmes de la communauté et
vivent en extérieur du village.
- Les chefs d’opinions : représentant 13,5% de la communauté. Ils ont
une attitude positive face à l’innovation et au changement. Ils ne
croient que si elle est compatible avec leur système de valeur ou s’ils
croient être capables de la mettre en œuvre ou si la communauté leur
autorise à tenter l’expérience.
- Les agriculteurs ouverts : constituent 34% de la population et sont
également dénommés « agriculteur suiveurs ». Ils s’alignent le plus
souvent derrière les chefs d’opinions. Ils assurent donc la diffusion
progressive de l’innovation.
- Les agriculteurs attentistes : constituent 34% de la population
comme des agriculteurs suiveurs. Ils n’adopteront une innovation que
sur la pression du nombre.
- Les réfracteurs : ils représentent 16% de la population et se
distinguent par leur position particulière dans la communauté, celle de
s’opposer de façon systématique à tout changement.

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2.8. ETAPES D’ADOPTION D’UNE INNOVATION

2.8.1.L’approche individuelle

Elle considère que, l’agriculteur est un homme libre, autonome et


indépendant. La 1ere démarche de la vulgarisation agricole serait donc de
provoquer « le vouloir » par la démonstration ayant pour but de mettre en
évidence les avantages de l’innovation.

Pour mettre en œuvre l’innovation, l’agriculteur devra posséder un


certain nombre des connaissances et des capacités : « c’est le savoir» qui
permet d’adopter des réponses techniques à l’application de l’innovation au
niveau de l’exploitation familiale.

Enfin, pour adopter l’innovation, l’agriculteur doit disposer les


moyens afin de mettre en œuvre l’innovation : « c’est le pouvoir»

2.8.2.L’approche participative

Elle se base sur l’engagement d’un réel dialogue non avec les
individus sélectionnés de l’extérieur mais avec les communautés existantes
pour proposer un développement rural qui assurera la survie du groupe et
qui ne laissera personne à l’écart.

L’approche participative est subdivisée en trois phases :

- La phase d’auto analyse : permet de donner la parole à la population


elle-même afin qu’elle face une analyse de leur propre situation ; de
leur façon de concevoir les choses. Elle se passe pratiquement sous
formes des discussions ouvertes.
- La phase d’auto programmation : permet aux techniciens de montrer
des solutions aux problèmes soulevés, solutions qui prendront la forme
d’une stratégie d’ensemble cohérant. Cette phase permet de déterminer
en premier lieu les nouvelles techniques proposées et de préciser par
où commencer ;
- La phase d’auto–évaluation : permet aux délégués à l’innovation de
rendre compte les résultats qu’ils ont obtenus. L’avantage de la

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démarche est d’intéresser dès le départ les autres agriculteurs aux


objectifs de la démonstration. Elle permet également à mettre en
évidence les obstacles subjectifs et objectifs à l’adoption générale des
solutions proposées.

2.9. FEED BACK

C’est un processus consistant à recevoir et évaluer des


informations relatives à notre comportement face à un changement. Il donne
en particulier les informations sur la manière dont notre comportement
affecte les autres. Exploiter efficacement le feed-back nous aide à obtenir
les informations sur la manière dont nous affectons les autres et nous
permet de mieux nous connaitre.

Le feed-back peut être :

- Intentionnel ou non intentionnel


- Verbal ou non verbal (écrit)

La qualité des informations, la personne qui donne les


informations et les aptitudes à recevoir les informations permettent à ce que
le feed-back soit utile.

2.10. LE GROUPE

Le groupe est le maillon primordial reliant des individus pris


isolement et les structures organisés de la société. On parle du groupe
quand un nombre déterminé d’individu entre régulièrement en contact pour
essayer de réaliser les objectifs communs. L’appartenance à un groupe est
liée à chaque individu. Dans une certaine mesure, cette appartenance
soumet l’individu à des obligations spécifiques et lui donne aussi la
responsabilité et la possibilité de satisfaire les aspirations personnelles et de
participer aux avantages qu’apporte un groupe. Les contraintes principales
sont l’adaptation le développement d’un sentiment communautaire et la
représentation extrême. Chaque membre doit se mettre au pas. S’il garde

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une attitude marginale, il devra quitter le groupe. C’est pourquoi, on trouve


dans le groupe une tendance à l’unification.

2.11. LEADERSHIP

2.11.1. Notion du leadership

Le leader indique la personne tandis que le leadership désigne le


charisme, les qualités que possède la personne pour diriger les autres. Le
leadership évoque le pouvoir, l’autorité, l’honneur. Un leader est celui qui
entrevoie une grande idée, il maitrise le but de la vie, ainsi que l’œuvre du
groupe ou l’organisation. Le leader peut être décrit par 3 mots ; car il est un
mot anglais :

- Conduite (dans le sens de diriger)


- Qualité de chef
- Commander

Le leadership est la clé pour atteindre le résultat le plus élevé et le


plus durable possible dans tout ce que nous entreprenons seul ou en
groupe.

2.11.2. Fonctions du leader

Le leadership à un impact considérable sur le performance des


gens dans l’organisation et sur la productivité. Le leader fournit de l’énergie,
les signaux et l’exemple nécessaire au maintien d’une activité coopérative ou
communautaire. C’est ainsi que, le :

- Leader est un guide : il dirige, contrôle le groupe ou l’association ou


l’entreprise. Il doit ainsi tracer le plan à suivre avec des stratégies y
relatives sur son aboutissement.
- Leader contrôle : il évalue la performance par rapport au projet
- Leader est mobilisateur : quand le leader parle ; il faut que le monde
écoute. Le véritable leader détient le pouvoir, cela s’observe par
l’observation des suiveurs car ceux-ci adhérent d’abord à la personne
du leader avant d’adhérer à ce qu’il dit. Donc, le dirigeant doit d’abord

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façonner sa personnalité ; incarner certaines qualités, avoir la force des


caractères.
2.11.3. Lois de leadership

1. La loi du respect : « Les gens suivent toujours les leaders plus forts
qu’eux » c'est-à-dire, le respect ne vient pas de la proclamation, mais
de la réalisation d’une personne de sorte qu’il s’impose à tout ceux là
qui regardent la personne.
2. La loi de l’attraction : le leader efficace est toujours efficace et est
toujours à la recherche de d’un bon collaborateur.
3. La loi du contact : le leader s’adresse au cœur et touche d’abord le
cœur avant de demander le coup de main. Plus la relation et le contact
avec les individus sont forts, plus il y a des chances que les suiveurs
aient le souci d’aider le leader.
4. La loi de la reproduction : On doit être leader pour encadrer d’autres
leaders et nous enseignons ce que nous sommes.
5. La loi du sacrifice : un leader doit être capable de renoncer pour
monter ; sacrifier ; c’est se donner pour servir les autres.
6. La loi de l’héritage : le leader doit transmettre la succession comme
héritage, il porte son regard sur « demain » au même temps qu’il exerce
sa fonction de sorte que son ne vienne pas compromettre le bon
fonctionnement de l’organisation et de ses membres.
2.11.4. Profil idéal d’un leader

Le profil d’un leader repose sur les qualités au point de vue


connaissance, attitude et aptitude.

[Link]. Connaissance (Tête)

- Etre informé
- Maîtriser les connaissances avant de les transmettre aux autres
- Connaître son organisation
- Etre créatif et avoir l’esprit d’initiative ;
- Connaître ses membres ;

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- Savoir lire et écrire ;…

[Link]. Attitude (Le cœur)

- Etre sage, modéré, patient, social, honnête, généreux, impartial,


collaborant, courtois, unificateur, tolérant, attentif, ouvert ; démocrate,
crédible,… ;

- Avoir l’esprit du changement et de partage, de sacrifice, d’écoute ;

- Avoir une bonne conduite, vie et mœurs

[Link]. Aptitude (les mains et pieds)

- Savoir délégué ; être courageux, - être disponible

- Etre, disponible, pragmatique ou pratique que parleur

- Etre disponible et actif

- Etre réaliste, - savoir faire le suivi,

- Savoir communiquer, avoir des capacités de transmettre les connaissances,


- Avoir un esprit de synthèse

- Respecter le temps ;

- Etre objectif et engagé

- Savoir gérer une réunion, un conseil et être médiateur.

Un leader doit ainsi faire l’introspection et sa cotation individuelle


en mettant un signe devant chaque qualité.

Ex : ++ : Très fort 0= Neutre - : Faible

- - : Très faible +=Fort

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CHAPITRE TROISIEME
AGRICULTURE DURABLE

3.1. DEFINITION

L’agriculture durable est l’application à l’agriculture des principes


de développement durable ou soutenable. Il s’agit d’un système de
production agricole qui vise à assurer une production pérenne des
nourritures, du bois et des fibres en respectant les limites écologiques,
économiques et sociales qui assurent la maintenance dans le temps de cette
production.
L’agriculture durable vise à réduire les impacts du secteur en
matière environnementale et sociale. C’est notamment une agriculture qui
protège mieux la biodiversité (vie des organismes), l’eau et le sol qui lui sont
nécessaire et qui les utilise mieux via les auxiliaires de l’agriculture et les
services éco-systémiques.

3.2. OBJECTIF POURSUIVIS

L’agriculture durable se focalise sur la création des richesses


pérennes et d’emplois par unités de production sur une base plus équitable.
Ces principes sont basés sur la reconnaissance du fait que les ressources
naturelles ne sont pas uniformes et qu’elles doivent être utilisées de façon
judicieuse (rationnelle) pour garantir durablement la rentabilité
économique, le bien-être social et le respect de l’environnement (trois piliers
du développement durable).
Concrètement et dans l’idéal, l’agriculture durable vise :
 L’utilisation des biens et services fournis par la nature, en premier lieu
de l’eau comme intrant fonctionnel. Pour cela, elle utilise les processus
naturels et régénérateurs comme les précipitations, les cycles nutritifs, la
fixation biologique de l’azote, la reconstitution des sols et les ennemis
naturel des ravageurs ;

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 A limiter la contribution du secteur à l’effet de serre (réchauffement


climatique suite à une forte accumulation du dioxyde de carbone rejeté
dans l’atmosphère) ;
 A réduire la reproduction des déchets non réutilisés en créant des
interdépendances avec d’autres activités économiques, dans un objectif des
plus grandes efficacités globales et favorise l’utilisation des sous produits
de l’activité agricole ou de toute autre activité ;
 A utiliser les pratiques limitant l’érosion et la dégradation des sols,
réduire l’usage d’intrants pour prolonger les ressources en eau ;
 A ne pas porter atteinte à l’intégrité des personnes et des autres êtres
vivants.
L’agriculture durable limite d’usage des pesticides qui peuvent
nuire à la santé des agriculteurs ; elle vise à protéger la biodiversité.

3.3. PRINCIPES DE L’AGRICULTURE DURABLE

Pour être durable, l’agriculture doit respecter quelques principes


suivants :
- La conservation du sol : l’agriculture devra limiter la perte du sol sur
tous les plans pour pérenniser la production agricole. Il faudra limiter les
érosions ;
- La conservation des ressources en eau : on constate que, à l’échelle
mondiale, les ressources en eau sont surexploitées, de suite que le niveau
des nappes phréatiques baisse presque partout, et notamment dans les
grandes régions céréalières de Chine, des Etats-Unis et d’Inde. Pour la
bonne croissance et un meilleur développement de la plante, l’eau sera
disponible à volonté ;
- La conservation des ressources génétiques et de la biodiversité : le
matériel végétal de qualité est à conserver pour assurer une production
soutenue ;
- L’aménagement durable des pâturages naturels : Il convient de
signaler que l’élevage a besoin d’un bon pâturage et aussi pour permettre
un bon environnement ;

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- La lutte contre la désertification : L’agriculture devra favoriser la


plantation des arbres, l’aménagement des réserves forestières à des buts
utilitaires pour l’homme et pour toute l’humanité.

3.4. ORGANISATION DE L’AGRICULTURE DURABLE EN FILIERE


INTEGREE

L’agriculture durable doit être intégrée c’est-à-dire caractérisée par


des pratiques agricoles en utilisant les moyens naturels moins coûteux sous
la préservation de l’environnement. Tous les agents économiques doivent
être en interaction, de la fourche à la fourchette (du producteur au
consommateur) en incluant les parties prenante concernée par :
- La limitation des nuisances olfactives et sonores ;
- La limitation des pollutions génétiques liées aux OGM (organisme
génétiquement modifiés)
- La limitation de l’appauvrissement de la diversité agricole liée aux
techniques de sélection, d’hybrides stériles.

3.5. PREVENTION DE RISQUES

L’agriculture durable dans sa pratique a des risques sociaux,


économiques, environnementaux. Ces risque doivent être prévenus avant
que le pire n’arrive tant pour l’homme, l’environnement que pour l’économie.
Il existe plusieurs risques qui touchent l’intégrité de l’homme par
exemple : les pollutions sonores, l’usage des produits chimiques, les
accidents du travail,… Aussi ; en écologie et/ou environnement, on peut
enregistrer les risques de pollution des eaux et de l’atmosphère, l’exploitation
abusive de la forêt ; la production des déchets non dégradables etc. En
écologie, on peut observer des pates importantes des ressources financières
par exemple : le coût de production est élevé.

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3.6. VALORISATION DE LA BIOMASSE ET TRAÇABILITE

[Link] de la biomasse

La biomasse a deux significations selon les domaines : en énergie


et en écologie.
En énergie par exemple, la biomasse désigne l’ensemble des
matières organiques d’origine végétale, animale ou fongique pouvant donner
une source d’énergie par combustion (bois, biogaz, agro carburant, … Cette
énergie est renouvelable et soutenable tant qu’il n’y a pas surexploitation de
la ressource mis en péril de la fertilité du sol et tant qu’il n’y a pas
compétition excessive pour l’usage des ressources (terre arable, eau etc.) ni
impact excessifs sur la biodiversité.
En écologie par contre, la biomasse est la masse totale
d’organismes vivants dans un biotope (milieu de vie) bien déterminé en un
moment donné. Elle peut être estimée par unité de surface lorsqu’il s’agit
d’un milieu terrestre ou bien par unité de volume s’il s’agit d’un milieu
aquatique.
Par extension, on appelle aussi biomasse, la quantité d’individus
de chaque étape des chaine alimentaire nécessaire pour que le mangeur final
prenne une unité de poids.
Selon les principes de l’agriculture durable, la valorisation de
biomasse n’est pas réservée exclusivement à l’alimentation humaine. Les
produits agricoles, ainsi que les déchets et résidus de l’activité agricole,
peuvent avoir d’autres utilisations.

3.6.2. Traçabilité agricole

Pour assurer la sécurité sanitaire des aliments, il faut mettre en


place un suivi le long de toute chaine alimentaire : du producteur au
consommateur final. L’agriculture durable s’appuie sur les preuves
certifiées des produits alimentaires. Les denrées alimentaires devront être
indemnes des toutes impuretés.

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3.7. LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE (PAC)

L’agriculture durable débouchant au développement durable est


régie par différents règlements. Ainsi a été mise au point la politique agricole
commune (PAC) pour établir la façon dont l’exploitation agricole et/ou
forestière sera pratiquée. Les financements des mesures agro-
environnementales proviennent des Etats-membres.
La conditionnalité à la PAC est de soumettre le versement des
certaines aides sous respect des exigences de base en matière
d’environnement et de santé.
Elle garantie une agriculture plus durable et favorise aussi une
meilleure acceptable de la PAC par l’ensemble des citoyens. Ce dispositif
soumet le versement de certaines aides communautaires au respect
d’exigences en matière des bonnes conditions agricoles et
environnementales, de santé et de protection animale.

3.8. ADAPTATION DE L’AGRICULTURE AU CHANGEMENT


CLIMATIQUE

Pour l’agriculture, l’adaptation se passera par la modification de


l’utilisation du sol, du mode de cultures, des variétés utilisées, ainsi que par
une meilleure gestion des ressources en eau.
Les conséquences de réchauffement climatique devront être prise
en compte dans de la politique agricole et des aides à l’agriculture. La
création d’un forum d’échange d’informations entre l’administration et les
professions agricoles sur les changements climatiques permettre une
meilleure estimation des conséquences et une amélioration de la politique
l’adaptation.

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CHAPITRE QUATRIEME
ANIMATION ET VULGARISATION AGRICOLE EN R.D.C

4.1. REGARD SUR L’APPLICATION DES PRINCIPES GENERAUX EN


RDC

Dans cette partie, nous allons parler des quelques résultats de la


recherche agronomique en milieu rural congolais et leur applicabilité en
vulgarisation agricole. Nous allons voir quelle a été l’approche utilisée
respectivement par les responsables coloniaux Belges et les Congolais dans
leur effort pour changer le comportement du paysan congolais. Cette
question constitue la pièce maitresse de cet exposé.
Selon les autorités coloniales Belges de cette époque, le progrès de
l’agriculture paysanne pourrait se faire de 3 façons :

A. Par l’influence des besoins factrices (artificiels) créés par l’étalage dans
les magasins des marchandises européennes (savon, habits, armes,
sucres) ; et d’autres produits recherchés par les autochtones.

Cette influence devrait inciter les paysans à travailler la terre pour


satisfaire les besoins artificiels par l’étalage des marchandises européennes.
Cette méthode n’est pas adaptée par les autorités coloniales qui estimaient
que l’indigène est un réfracteur aux changements.

B. Par un enseignement agricole simple et essentiellement pratique donné


dans les écoles de mission ou de l’Etat.

Cette 2e option fut malheureusement déconsidérée par les


responsables coloniales. Le professeur LAPLAE (père du développement
congolais) devrait écrire « le développement de l’agriculture indigène au
Congo, par cette méthode exigerait un grand nombre d’écoles par district, un
enseignement agricole assez consistant pour escompter des résultats

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importants qu’à une échéance reculée par exemple (1/4 de siècle) ». Cette
déclaration du responsable Belge chargé de l’agriculture dans la colonie se
passe de tout commentaire.

C. Enfin, la 3e option qui consistait à introduire les cultures et les méthodes


agricoles nouvelles dans tout le village et dans toutes les familles par un
système d’obligation fut adoptée. Ces cultures et méthodes agricoles
nouvelles étaient imposées aux paysans par l’Etat.

Ce système a donné des résultats rapides aux responsables Belges.


Ainsi, la Belgique a pu disposée pour la 1ère fois des données importantes et
pratiques sur la culture paysanne au Congo. Les données de cette enquête
ont des services de base pour l’établissement du 1er service de propagande
agricole.
En 1917, les premiers essais pratiques du développement de
cultures indigènes furent organisés dans la Province Orientale et dans la
Province de SANKOURU dans le Kasaï. Ils portèrent sur la culture du riz et
du coton. Les résultats de cette 1ère vulgarisation furent largement
satisfaisants de telle sorte que le riz est devenu un des aliments de base
pour la population congolaise (problème de rationalité entre le riz et le coton.
D’où, le riz est rationnel.
Si le riz a fini d’être accepté par les paysans, la culture du coton a été
pratiquée ou exécutée grâce à la contrainte administrative. L’extension de
cette culture à l’époque coloniale était largement due à un réseau important
des vulgarisateurs couplés à un système de contrainte administrative bien
organisée. L’importance économique du coton pour la Belgique était
considérable face aux cultures vivrières. Ainsi la Belgique a disposé
plusieurs cultures industrielles (le palmier à huile, l’hévéa, le caféier, le
cotonnier, le théier,…).
Les Belges étaient intéressés par les résultats économiques et
n’avaient aucun intérêt à créer un type nouveau de paysan congolais. Cette
situation de diffusion a évolué jusqu’à la veille de la prolifération des
paysans (NGANDAJIKA-TURUMBU- BAPIRI). La RDC a été classée parmi les

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grands producteurs mondiaux des produits suivants : Arachide, l’huile de


palme, Hévéa, coton, le café et la création en 1933 de Centre de Recherche
de l’INERA YANGAMBI, en 1936 de l’INEAC en NGANDAJIKA. Avec
l’accession du pays à l’indépendance, le départ massif des experts Belges a
conduit à l’effondrement du système de production. Ainsi, le Congo jadis 1er
producteur d’une gamme variée a vu son rang remplacé et même s’effacé par
d’autres nations plus performantes.

4.2. INTERRACTION ENCADREUR-PAYSAN

L’interaction « encadreur- paysan » doit aboutir à ce que les


paysans changent leurs attitudes face à l’innovation. Ainsi, les éléments de
la crédibilité de l’encadreur agricole, l’attitude et le comportement des
paysans face au cadre matériel, le changement renforceur sont les points
que nous allons décrire brièvement.
[Link]éments de crédibilité de l’encadreur Agricole

La représentation du vulgarisateur influence l’interaction. Ainsi,


l’interaction influence aussi la représentation. Il ya aussi la dialectique entre
l’encadreur et le chargement d’attitude. Pour que l’encadreur soit crédible, il
faut qu’il ait :
- Le niveau d’instruction et d’habileté se manifestant par sa compétence ;
- La personnalité et le niveau social
- L’éducation en famille
- L’instruction à l’école
- L’aspect technique : personnalité
- La capacité d’influencer positivement les autres
- La désirabilité sociale (connaitre le désir de la société).
[Link]és et comportement des pays face au cadre matériel

Pour adopter l’innovation, il faut que l’encadreur soit crédible, mais


cela ne suffit pas. En plaçant un bon cadre matériel, les comportements

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vont suivre. Il faut noter que l’attitude suit les comportements, si non c’est
un cas pathologique.

[Link] facteurs de changement d’attitude chez les paysans

La crédibilité et le cadre matériel ne suffisent non plus à changer


l’attitude du paysan seul, il faut d’autres facteurs, notamment :
 Les autres attitudes peuvent changer ou même faciliter les
changements envisagés ;
 Une attitude périphérique peut facilement changer l’attitude centrale.
 Le changement renforceur et le changement passif c.à.d. avec le
développement endogène, l’autodétermination, le développement
communautaire.
Bref, ceux-ci cadrent avec l’indépendance économique :
- Endogène : baser sur les besoins du milieu (auto-analyse)
- Communautaire : la contribution locale d’abord avant l’aide extérieure
- Intègre : l’initiation vient de l’Etat.

4.3. SYNTHESE DE VULGARISATION AGRICOLE

Il est extrêmement difficile de regrouper les très nombreuses


structures de vulgarisation agricole en un système bien définis. En Afrique
subsaharienne par ex, nous pouvons présenter et caractériser les systèmes
suivants :

1. En tenant compte de l’activité à accomplir, nous avons :


 Le système des cultures de rente
 Le système des cultures industrielles
 Les cultures privées (autoconsommation).
2. Selon les types d’approches
 Approche centrée sur une culture de rente
 Approche de développement communautaire (vulgarisation)
 Approche de l’innovation technique

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 Approche des systèmes de formation et des visites


 Approche Participative.
3. Une 3e typologie des systèmes basés sur leurs descriptions succinctes.
 Système des formations et des visites
 Système de base sur une culture de rente
 Système de base sur la recherche-système
 Système des bases sur les associations villageoises ou les
regroupements des producteurs.

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