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La Relation D'aide

La relation d’aide est un accompagnement psychologique visant à soutenir les personnes en détresse morale, en les aidant à exprimer leurs difficultés et à renforcer leur capacité à faire face. Elle repose sur des principes tels que l'empathie, la congruence, le respect et l'écoute active, permettant à l'aidant de comprendre et d'accompagner le patient sans jugement. L'intervenant agit comme un catalyseur pour aider la personne à trouver ses propres réponses et à développer un espoir face à ses difficultés.

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La relation d’aide est un accompagnement psychologique visant à soutenir les personnes en détresse morale, en les aidant à exprimer leurs difficultés et à renforcer leur capacité à faire face. Elle repose sur des principes tels que l'empathie, la congruence, le respect et l'écoute active, permettant à l'aidant de comprendre et d'accompagner le patient sans jugement. L'intervenant agit comme un catalyseur pour aider la personne à trouver ses propres réponses et à développer un espoir face à ses difficultés.

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UE 4.

2
« La relation d’aide »

Généralités
La relation d’aide se définit comme l’aide psychologique. C’est aussi
l’engagement dans la voie de l’accompagnement. La relation est le support
de l’aide. C’est le « prendre soin du sujet » = CARE
Définition
La relation d’aide consiste en un accompagnement psychologique pour les
personnes en situation de détresse morale. Elle permet de construire un lien
support avec le thérapeute (l’infirmière) et s’y référer en cas de difficultés.
Le besoin d’aide Le besoin d’aide apparait lorsque la personne, tout en ayant une capacité de
(Selon C. Rogers) réflexion et de communication, éprouve à un degré variable une
impuissance à comprendre et à se comprendre, à faire face, à s’en sortir.
La relation d’aide est fondée sur le principe que chaque personne possède
en elle-même les éléments de réponse à ses problèmes.
➔ L’intervenant n’est qu’un catalyseur externe pour aider la personne à
y voir plus clair

L’objectif est d’aider le patient à :


➔ Exprimer sa difficulté de manière à ce que l’aidant le comprenne.
Notions de base ➔ Mettre sa difficulté en mots afin qu’il se perçoive comme un
intervenant actif dans sa propre situation et non comme une
victime.
➔ Renforcer sa capacité à faire face à ses difficultés (douleur, perte,
deuil) à accepter et à suivre son traitement, à libérer les tensions
➔ Dédramatiser sa situation
➔ Développer un espoir à la mesure de sa situation.
Concepts
C’est la vraie capacité de percevoir la réalité à travers la perspective de
l’autre personne.

➔ La compréhension doit être centrée totalement sur le monde


émotif de la personne et non sur le contenu de la
Empathie communication c’est-à-dire la perception subjective de l’autre.
➔ Pour comprendre il faut laisser temporairement de côté sa
manière de voir les choses, sans pour autant en nier la présence
et la valeur pour soi et sortir de soi-même pour aller voir les
choses à travers les yeux de l’autre.
Consiste en la correspondance exacte entre ce que l’aidant sent et
pense intérieurement et ce qu’il communique à son aidé (congruence)
Congruence / ➔ Ce que je pense, ce que je dis, ce que je fais.
Authenticité
L’authenticité requiert que l’individu soit une personne dans sa relation,
sans se réfugier dans un rôle tout fait. Elle passe par l’utilisation du « je »,
et par l’adéquation entre le verbal et non verbal
Aussi significatif que la parole, il importe d’y porter une attention
particulière :
➔ Posture, tonus
➔ Mimiques, gestes
Le non-verbal ➔ Regard
➔ Ton et rythme de la voie
➔ Expression du visage
➔ Silences
➔ Respiration
Le non-jugement / Le respect est une attitude interne de l’individu par laquelle ce dernier
respect considère l’autre comme une personne à part entière.
En relation d’aide, l’écoute c’est prendre le temps d’aider l’autre à s’aider
lui-même

➔ Lorsqu’on écoute : On sélectionne, on interprète, on élimine ce


qu’on entend selon ses propres culture, passé, expérience
L’écoute en relation ➔ Donc : Ce qu’on entend n’est pas nécessairement ce que la
d’aide personne veut nous dire.

Ecouter c’est renoncer à :


- Parler, Expliquer
- Justifier, Convaincre, Répondre
Vise la vérification de la compréhension, communique un intense désir
de comprendre et incite à la clarification et à l’observation de soi.

➔ Reflet simple, Reformulation, Elucidation

L’écoute active Ce qu’il ne faut pas faire :


➔ Donner des ordres, avertissements ou des menaces, faire de la
moralisation ou sermonner, ridiculiser, faire des sarcasmes, se
moquer, abuser de l’usage de questions ainsi que changer le sujet
de conversation ou distraire l’attention de son interlocuteur en
minimisant la situation.
Il faut privilégier :
➔ L’intérêt et l’ouverture
➔ La non directivité
➔ Le non jugement
➔ L’intention authentique de comprendre le patient dans son
propre langage, son univers
➔ Faire des efforts continus pour rester objectif.

Intervention en écoute active :

➔ Interventions exploratoires : Encouragent, donnent de l’espace à


l’autre, incitent à la participation active et invitent à prendre des
responsabilités. Pour mieux comprendre la problématique du
patient, mieux cerner la difficulté et accompagner ainsi le patient
dans la précision du problème rencontré.
➔ Faire des questions ouvertes et des questions de clarifications
➔ Interventions affectives : S’adressent aux sentiment, aux
émotions et aux valeurs. Elles explorent aussi la tonalité et le non
verbal et incitent à la conscience de soi.
➔ La confrontation douce : Adapté au cas où le patient présente
une contradiction entre ce qu’il dit et ce qu’il fait ou manifeste.
Permet au patient de prendre conscience de ses agissements, de
l’illogisme et de l’irréalisme de ses propos ou de ses actions ou
encore de la distance qui existe entre ses paroles et son agir et
entre ce qu’il fait et les objectifs de vie qu’il se donne.

Pièges à éviter :
- Echange de propos ou d’opinion
- Débat
- Monologue du conseiller
- Interrogatoire.

- Puis-je arriver à être perçu par autrui comme étant digne de


confiance ?
- Suis-je capable d’éprouver des attitudes positives : chaleur,
attention, intérêt, respect ?
- Suis-je capable d’être indépendant de l’autre et lui permettre
Questions à se poser d’être indépendant de moi ?
- Puis-je me permettre d’entrer complètement dans l’univers
d’autrui, dans ses conceptions personnelles et les voir sous le
même angle que lui ?
- Suis-je capable d’accepter toutes les facettes d’autrui et le
prendre tel qu’il est ?
➔ Retentissement ou résonnance de l’autre sur moi
➔ Ressentiment, déception
➔ Insécurité de l’intervenant
➔ Désir de contrôle
Obstacle à l’écoute
Peur des silences :
➔ Peut-être attribuable à : Une angoisse, impression d’inefficacité,
perte de temps, peur du jugement, menace
Le silence peut indiquer :
➔ Blocage, colère retenue, cri de révolte, souffrance, honte,
autocensure, réflexion, prise de décision, murissement.

Peur de l’entretien :
➔ Peur de l’affectivité d’autrui, de nos propres réactions, de ne pas
savoir conduire un entretien
➔ Attribuable à un manque d’expérience, d’assurance, de méthode

Difficultés à dépasser :
➔ Dépendance au patient
➔ Dépendance à l’intervenant
➔ Création d’un faux sentiment amoureux

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