Cours Analuse 3
Cours Analuse 3
ii
Chapitre 1
Dérivée
1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Dérivée en un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.2 Fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Opérations sur les dériveés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.4 Dérivation de fonction réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 Propriétés globales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.2.1 Théorème de Rolle et Théorème des accroissements finis . . . 12
1.2.2 Applications du Théorème des accroissements finis . . . . . . 20
i
Chapitre 1
Dérivée
1.1 Généralités
1
1.1. Généralités
|x| − 0 −x |x| − 0 x
lim− = = −1 et lim+ = = 1.
x→0 x−0 x x→0 x−0 x
Exercice 1.1.1 Donner une expression de la somme
0 f (x) − f (x) 0
fg (x) = lim− = f/I∩]−∞,x] (x).
x→x x−x
2
1.1. Généralités
preuve.
0
Remarques 1.1.2 (i) Si f est dérivable à droite et à gauche en x ∈ ˚
I avec fd (x) 6=
0
fg (x), alors A(x, f (x)) est dit point angulaire.
(ii) La notion de dérivée est locale, autrement dit, si f et g sont egales au voisinage
d’un point x, alors ils ont les mêmes dérivées en x.
f (a + h) − f (h)
τ (h) = .
h
Lorsque h tend vers 0, le point M tend vers le point A et la corde (AM ) tend vers
la tangente à Cf en A, i.e. f 0 (a) = lim τ (h). Autrement dit, le nombre f 0 (a) est le
h→0
coefficient directeur de la tangente à Cf au point A d’abscisse a.
3
1.1. Généralités
f0 : D → K
(1.2)
x → f 0 (x)
0 d
est appelée fonction dérivée de f . On note aussi f = = Df .
dx
Exemples 1.1.2 (i) Les fonctions polynomiales, cos ,sin et exp sont dérivables
sur R.
n
ap xp est dérivable et sa derivée est donnée
P
(ii) La fonction définie par f (x) =
p=0
n
0
pap xp−1 .
P
par f (x) =
p=1
√ 0
(iii) f (x) = n
x dérivable sur ]0, +∞[ et on a f (x) = √1 .
n( n x)n−1
f (x) − f (x)
= f 0 (x) + ox (1) .
x−x
Par suite, f (x) − f (x) = f 0 (x) + o (x − x). Il suffit de prendre l = f 0 (x).
Réciproquement, si f (x) − f (x) = l (x − x) + o (x − x). Alors
f (x) − f (x)
= l + ox (1) .
x−x
f (x) − f (x)
Par conséquent, lim = l. Donc, f est dérivable au point x et on a
x→x x−x
l = f 0 (x).
4
1.1. Généralités
Par suite
lim f (x) = lim (Ψ(x)(x − x) + f (x)) = f (x).
x→x x→x
preuve. Soit x ∈ I.
(i) On a
(f + αg)(x) − (f + αg)(x) f (x) − f (x) g(x) − g(x)
= +α .
x−x x−x x−x
En passant à la limite on obtient
(ii) De même
(f g)(x) − (f g)(x) g(x) − g(x) f (x) − f (x)
= f (x) + g(x).
x−x x−x x−x
En passant à la limite on aura
5
1.1. Généralités
Proposition 1.1.5 Soient f, g ∈ D (I, K). Supposons que g ne s’annule pas sur I.
0 0
(i) 1
g
= − gg2 .
0 0
f g0
(ii) g
= f g−f
g2
.
6
1.1. Généralités
0 f −1 (y) − f −1 (y0 )
Remarque 1.1.1 Si f (x) = 0, alors lim = ∞ et donc la courbe
y→b x−x
de f −1 , présente une tangente verticale au point (x, f (x)).
7
1.1. Généralités
Définition 1.1.5 La fonction cos : [0, π] → [−1, 1] est une bijection et sa fonction
réiproque s’appelle Ar cos inus et est notée Arcos (x) .
Ar cos(y) = x ⇔ y = cos(x).
8
1.1. Généralités
preuve. Soit x ∈] − 1, 1[. Par définition, il existe un unique y ∈]0, π[ tel que x =
cos (y).
Observons que cos0 (y) = − sin (y) 6= 0, car y ∈]0, π[. Par suite
π π
Définition 1.1.6 La fonction tan :] − , [→ R est une bijection et sa fonction
2 2
réciproque s’appelle arctangente et est notée Arc tan (x).
9
1.1. Généralités
Exercice 1.1.2 Soient a et b deux réels tels que |b| ≤ |a|. Étudions la dérivabilité
de la fonction suivante.
√
a2 − b2 sin x
f (x) = Arc tan .
b + a cos x
Tout d’abord, remarquons que f est définie et dérivable pour cos x 6= − ab . Calculons
sa dérivée
√ cos x(b+a cos x)+a sin2 x
f 0 (x) = a2 − b 2 1
(b+a cos x)2 (a2 − b2 ) sin2 x
1+
(b + a cos x)2
√
a2 −b2 (b+a cos x)
= (b+a cos x)2 +(a2 −b2 ) sin2 x
√
a2 −b2 (b cos x+a)
= b2 cos2 x+a2 +2ab cos x
√
a2 −b2
= (b cos x+a)
.
ex − e−x
sh : x → sh (x) = .
2
Remarque 1.1.2 (i) ch et sh représentent respectivement la partie paire et la
partie impaire de la fonction exponentielle. En effet,
ex + e−x ex − e−x
ex = + .
2 2
(ii) En général, toute application f : R → R se décompose comme somme de deux
applications l’une paire et l’autre impaire comme suite :
f (x) + f (−x) f (x) − f (−x)
f (x) = + .
2 2
Propriétés 1.1.4 Soit x ∈ R.
(i) ch0 (x) = sh (x) et sh0 (x) = ch (x), th0 (x) = 1
ch2 (x)
= 1 − th2 (x).
10
1.1. Généralités
preuve.
(i) Soit x ∈ R. D’après Propriétés 1.1.4 (ii) on a ch2 (x) = 1 + sh2 (x). Posons
y = Argsh (x), donc x = Sh (y). On sait que sh (y) + ch (y) = ey . Par suite
ln (sh (y) + ch (y)) = y. Par conséquent,
p
Argsh (x) = ln x + 1 + sh2 (y)
√
= ln x + 1 + x2 .
= √ 1 .
1+x2
√
Proposition 1.1.12 (i) Pour tout x ∈ [1, +∞[ on a Argch (x) = ln x + x2 − 1 .
11
1.2. Propriétés globales
(ii) La fonction Argch est dérivable sur ]1, +∞[ et on a Argch0 (x) = √ 1
x2 −1
.
preuve. Soit x > 1. Posons Argch (x) = y ∈ [0, +∞[. D’après les régles de calcul
nous avons
0
Argch (x) = Argch0 (chy)
1
= ch0 (Argch(x))
1
= sh(Argch(x))
= √ 1
ch(Argch(x))2 −1
= √ 1 .
x2 −1
Proposition 1.1.13 (i) Pour tout x ∈] − 1, 1[ nous avons Argth (x) = 12 ln 1+x
1−x
.
(ii) La fonction Argth est dérivable sur ] − 1, 1[ et sa dérivée est donnée par
Argth0 (x) = 1
1−x2
.
(ii) On dit que f admet un minimum local ou relatif en x si, et seulement si, il
existe γ > 0 tel que
(iii) On dit que f admet un extrémum local en x, si et seulement si, elle admet un
maximum local ou un minimum local en x.
12
1.2. Propriétés globales
(ii) La fonction Argch est dérivable sur ]1, +∞[ et on a Argch0 (x) = √ 1
x2 −1
.
preuve. Soit x > 1. Posons Argch (x) = y ∈ [0, +∞[. D’après les régles de calcul
nous avons
0
Argch (x) = Argch0 (chy)
1
= ch0 (Argch(x))
1
= sh(Argch(x))
= √ 1
ch(Argch(x))2 −1
= √ 1 .
x2 −1
Proposition 1.1.13 (i) Pour tout x ∈] − 1, 1[ nous avons Argth (x) = 12 ln 1+x
1−x
.
(ii) La fonction Argth est dérivable sur ] − 1, 1[ et sa dérivée est donnée par
Argth0 (x) = 1
1−x2
.
(ii) On dit que f admet un minimum local ou relatif en x si, et seulement si, il
existe γ > 0 tel que
(iii) On dit que f admet un extrémum local en x, si et seulement si, elle admet un
maximum local ou un minimum local en x.
12
1.2. Propriétés globales
13
1.2. Propriétés globales
f (x) − f (x)
≤ 0 ∀x ∈ ]x, x + δ[ ∩ I. (1.6)
x−x
En passant à la limite on obtient
f (x) − f (x)
lim− ≤ 0. (1.7)
x→x x−x
Autrement dit, fg0 (x) ≤ 0.
La fonction f est dérivable en x, donc fd0 (x) = fg0 (x) = f 0 (x). Par suite
f 0 (x) ≥ 0 et f 0 (x) ≤ 0.
14
1.2. Propriétés globales
Remarque 1.2.1 La réciproque du théorème 1.2.1 est fausse. C’est à dire, la dérivée
peut s’annuler en un point donné sans qu’il soit un extrémum. En effet, considérons
la fonction f (x) = x3 . Nous avons f 0 (0) = 0 mais f n’admet pas d’extrémum en 0
car
∀x > 0, f (x) > f (0) et x < 0, f (x) < f (0) .
Théorème 1.2.2 (de Rolle) Soient a et b deux réels tels que a < b et Soit f :
[a, b] → R une fonction. Si
1. f est continue sur [a, b].
2. f est dérivable sur ]a, b[.
3. f (a) = f (b).
Alors, il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = 0.
preuve. f est continue sur [a, b], donc f est bornée et atteints ses bornes. Autrement
dit, f ([a, b]) = [m, M ]. Donc, il existe α et β dans [a, b] tels que :
et
f (β) = M = max f (x) .
a≤x≤b
15
1.2. Propriétés globales
• Si m = M , alors f est constante sur [a, b], donc ∀x ∈ ]a, b[ f 0 (x) = 0. n’importe
qu’il point de ]a, b[ convient.
• Supposons que m 6= M . Donc f n’est pas constante
1. Si α, β ∈ {a, b}. D’après les hypothèses f (a) = f (b) et donc f (α) =
f (β). Par suite f est une constante, absurde.
2. Si α ∈ {a, b} ou β ∈ {a, b}. Alors, d’après le Théorème 1.2.1
f 0 (α) = 0 ou f 0 (β) = 0.
Exemple 1.2.2 Soit f : [0, 4] → R une fonction continue sur [0, 4] et dérivable
sur ]0, 4[ tel que f (0) = 0 et f (4) = 4. Montrons qu’il existe c ∈ ]0, 4[ tel que
√ 0
cf (c) = 1.
√
En effet, Posons g (x) = f (x) − 2 x. Nous avons
1. g est continue sur [0, 4].
2. g est dérivable sur ]0, 4[.
√
3. g (0) = g (4). Car, g (0) = f (0) = 0 et g (4) = f (4) − 2 4 = 4 − 4 = 0.
D’après Rolle, il existe c ∈ ]0, 4[ tel que g 0 (c) = 0. Or, ∀x ∈ ]0, 4[ on a g 0 (x) =
√
f 0 (x) − √1x . Par suite f 0 (c) − √1c = 0. Donc, cf 0 (c) = 1.
16
1.2. Propriétés globales
(ii) Le théorème de Rolle n’est pas vrai pour une fonction à valeurs complexes. En
effet, considérons la fonction suivante
f : [0, 2π] → C
x → eix
f est continue sur [0, 2π], dérivable sur ]0, 2π[ et f (0) = f (2π) = 1 mais pour
tout x ∈ [0, 2π], on a f 0 (x) = ieix 6= 0.
Théorème 1.2.3 (des accroissements finis) Soient a et b deux réels tels que
a < b et Soit f : [a, b] → R une fonction. Si
1. f est continue sur [a, b].
2. f est dérivable sur ]a, b[.
Alors, il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (b) − f (a) = f 0 (c) (b − a).
f (b) − f (a)
g (x) = f (x) − x. (1.8)
b−a
Nous avons
1. g est continue sur [a, b].
17
1.2. Propriétés globales
f (b) − f (a)
g 0 (x) = f 0 (x) − ∀x ∈ ]a, b[. (1.9)
b−a
Par suite,
f (b) − f (a)
f 0 (c) − = 0. (1.10)
b−a
f (b) − f (a)
Par conséquent, il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = .
b−a
Remarques 1.2.3 (i) La conclusion du théorème précedent peut s’ecrire : sous la
forme :
0
∃t ∈]0, 1[: f (a + h) − f (a) = hf (a + th)
h = b−a, il suffit d’utiliser la définition de l’ensemble ]a, b[= {a + t(b − a) : t ∈]0, 1[} .
(ii) Graphiquement, le Théorème des accroissements finis signifie que le graphe Cf
de f admet, en un point M (c, f (c)), avec c ∈ ]a, b[ une tangente parallèle à la
droite (AB) où A (a, f (a)) et B (b, f (b)).
18
1.2. Propriétés globales
Exemple 1.2.4 A l’aide du Théorème des accroissements finis déterminons lim (x+
x→∞
1 1 1
1)e 1+x − xe . Fixons x > 0 et considérons l’application f : t 7→ te . f satisfait les
x t
Observons que lorsque x tend vers +∞ le point cx tend aussi vers +∞ (car x ≤ cx ).
cx−1 c1 1 1
Par suite, cx
ex tend vers 1. Par conséquent, lim (x + 1)e 1+x − xe x = 1.
x→∞
Nous avons
1. h est continue sur [a, b].
2. h est dérivable su r]a, b[.
19
1.2. Propriétés globales
Par suite,
f (b) − f (a) g 0 (c) − g (b) − g (a) f 0 (c) = 0.
(1.13)
Par conséquent, il existe c ∈]a, b[ tel que f (b) − f (a) g 0 (c) = g (b) − g (a) f 0 (c).
20
1.2. Propriétés globales
preuve. Supposons que f est strictement croissante, alors f est croissante. D’après
la Proposition 1.2.2, pour tout x ∈ ˚
I on a f 0 (x) ≥ 0. Maintenant, si Å 6= ∅, il existe
a et b (a 6= b) tels que ]a, b[⊂ A. Par suite, pour tout x ∈ ]a, b[, f 0 (x) = 0. Donc, la
fonction f est constante sur ]a, b[, ce qui est absurde.
Inversement, d’une part, d’après la Proposition 1.2.2, la condition ∀x ∈ ˚
I, f 0 (x) ≥ 0
assure que f est croissante sur l’intervalle I. D’autre part, supposons qu’il existe a
et b dans I tels que
a < b et f (a) = f (b) .
Alors, pour tout x ∈ ]a, b[, on a f (a) ≤ f (x) ≤ f (b). Or, f (a) = f (b), il s’en
suit que f (a) ≤ f (x) ≤ f (a). Par suite, f est constante sur [a, b]. Autrement dit,
0
f|[a,b] = 0 et par conséquent, [a, b] ⊂ A ce qui est absurde.
21
1.2. Propriétés globales
Exemple 1.2.5 Considérons l’application f définie sur R par f (x) = x − sin (x).
La fonction f est bijective, en effet f est continue et dérivable sur R et on a pour
tout x ∈ R, f 0 (x) = 1 − cos (x) ≥ 0. De plus,
A = {x ∈ R : f 0 (x) = 0}
= {2kπ : k ∈ Z}
est d’intérieur vide. D’près la Proposition 1.2.4, f est strictement croissante. Par
suite, f est bijective.
preuve. Fixons > 0. D’après l’hypothèse 3. il existe δ > 0 tel que pour tout
x ∈ [a, b[, on a
|x − b| ≤ δ =⇒ |f 0 (x) − l| ≤ . (1.15)
Proposition 1.2.5 Soient a et b deux réels tels que a < b et Soient f : [a, b] → K
et g : [a, b] → R deux fonctions. Alors
f et g continues sur [a, b]
f et g dérivables sur ]a, b[ =⇒ |f (b) − f (a) | ≤ g (b) − g (a) .
∀x ∈ ]a, b[ : |f 0 (x) | ≤ g 0 (x)
22
1.2. Propriétés globales
Donc, f + g est croissante sur [a, b] et f − g est décroissante sur [a, b]. Par suite
Théorème 1.2.6 (Règle de l’Hopitale) Soient a et b deux réels tels que a < b.
Fixons x ∈]a, b[ et soient f : [a, b] → R et g : [a, b] → R deux fonctions dérivables
sur ]a, b[. Supposons que
1. ∀x ∈]a, b[\{x}, g 0 (x) 6= 0.
f 0 (x)
2. lim 0 = l.
x→x g (x)
Alors,
f (x) − f (x)
lim = l.
x→x g (x) − g (x)
preuve. Soit x ∈ ]a, b[\{x} et soit > 0. D’une part, appliquons le théorème des
accroissements finis généralisé sur l’intervalle d’extrémité x et x. Donc, il existe un
point cx qui dépend de x et qui est compris entre x et x tel que
f (x) − f (x) f 0 (cx )
= 0 .
g (x) − g (x) g (cx )
D’autre part, utilisons la définition de la limite. Il existe donc δ > 0 tel que pour
tout v ∈ ]x − δ, x + δ[\{x}.
f 0 (v)
| − l | < .
g 0 (v)
En choisissons x ∈ ]x − δ, x + δ[\{x} on aura cx ∈ ]x − δ, x + δ[\{x}. Par suite
f 0 (cx )
| − l | < .
g 0 (cx )
23
1.2. Propriétés globales
Par conséquent,
f (x) − f (x)
| − l | < .
g (x) − g (x)
C’est à dire que
f (x) − f (x)
lim = l.
x→x g (x) − g (x)
ln(1+x)
Exemple 1.2.6 Montrer que f (x) = x
est prolongeable par continuité en 0.
Si F est son prolongement, montrer que F est dérivable en 0.
ln(1+x)
1. On a 0 n’est pas dans le domaine de définition de f . De plus lim x
= 1.
x→0
Donc, f est prolongeable par continuité en 0 et on a
(
ln(1+x)
x
x 6= 0
F (x) =
1 x = 0.
2. Pour x 6= 0,
ln(1+x)
F (x) − F (0) x
−1 ln (1 + x) − x
= = .
x−0 x−0 x2
Considérons les applications
f1 (x) = ln (1 + x) − x et g1 (x) = x2 .
24
Chapitre 2
Remarques 2.1.1 (i) L’existence de f (n) (x) de f néccessite l’existence des déri-
vées f 0 , · · · , f (n−1) sur un voisinage de x.
(ii) Si le fonction f est n-fois dérivable sur I, alors pour tout k ∈ {1, · · · , n − 1},
f (k) est continue sur I.
2
2.1. Dérivées Successives
3
2.1. Dérivées Successives
(
0 3x2 sin( x1 ) − x cos( x1 ), x=6 0
f (x) =
0, x = 0.
0
f 0 (x) − f (0)
I Le rapport = 3x sin( x1 ) − cos( x1 ) n’admet pas de limite. Donc, f
x−0
n’est pas de D2 sur R. Par suite, f est de classe C 1 sur R.
4
2.1. Dérivées Successives
f (x) = x et g (x) = ex .
5
2.2. Fonctions convexes
6
2.2. Fonctions convexes
Définition 2.2.1 Soit C une partie non vide du plan R2 . On dit que C est convexe
si pour tout A et B dans C, [A, B] ⊂ C.
x = αx1 + (1 − α) x2 et y = αy1 + (1 − α) y2 .
Nous avons,
7
2.2. Fonctions convexes
Définition 2.2.3 Soit f une fonction de I vers R. On dit que f est strictement
convexe si pour tout (x, y) ∈ I 2 et pour tout λ ∈]0, 1[ on a
|αx + (1 − α) y| ≤ |αx| + | (1 − α) y|
= α|x| + (1 − α) |y|.
αx2 + (1 − α)y 2 − (αx + (1 − α)y)2 = α(1 − α)x2 + α(1 − α)y 2 − 2α(1 − α)xy
= α(1 − α) (x2 + y 2 − 2xy)
= α(1 − α) (x − y)2
> 0.
(2.8)
Par suite, la fonction x → x2 est strictement convexe.
8
2.2. Fonctions convexes
p 2
(iii) Soient x, y dans R+ et α ∈ [0, 1]. Posons H (x, y) = αx + (1 − α)y −
√ √ 2
α x + (1 − α) y . On a
√
H (x, y) = αx + (1 − α)y − α2 x + (1 − α)2 y + 2α(1 − α) xy
√
= (α − α2 ) x + (1 − α) (1 − α) (1 − (1 − α)) y − 2α(1 − α) xy
√
= α(1 − α) x + y − 2 xy
√ √
= α(1 − α) x − y
≥ 0.
(2.9)
√
Par conséquent, x 7→ x est concave.
De plus, nous avons x1 ...., xn sont dans l’intervalle I qui est une partie convexe
n λ n λ
P i P i
de R et xi = 1, alors xi ∈ I. Or f est convexe, donc
i=1 α i=1 α
n+1
n λ
P P i
f λ i xi ≤ αf xi + (1 − α)f (xn+1 )
i=1 i=1 α
n λ
P i
≤ α f (xi ) + (1 − α)f (xn+1 ) hypothèse de récurrence
i=1 α
n+1
P
= λi f (xi ) .
i=1
D’où le résultat.
9
2.2. Fonctions convexes
Nous allons traiter un seule car les autres cas sont similaires. Supposons que x <
x < y. Donc, il existe λ ∈ ]0, 1[ tel que x = λx + (1 − λ) y. Puisque f est convexe
on obtient,
f (x) = f (λx + (1 − λ) y) ≤ λf (x) + (1 − λ) f (y) .
x−y
En tenant compte du fait que λ = x−y
, on déduit que
Par suite,
(y − x) f (x) + (x − x) f (y) ≥ (y − x) f (x) .
10
2.2. Fonctions convexes
Autrement dit
y−x x−x
f (x) + f (y) ≥ f (x) .
y−x y−x
y−x x−x
En observant que λ = y−x
et que 1 − λ = y−x
, on déduit que
ψb|]a,b[ : ]a, b[ → R
f (x)−f (b)
x → x−b
.
Puisque f est convexe, d’après la Proposition 2.2.2, la fonction ψb|]a,b[ est croissante.
Autrement dit,
∀s ∈]a, b[ ψb (s) ≤ ψb (t) ∀t ∈]b, c[.
Par suite, la fonction ψb|]a,b[ est majorée, et donc elle admet une limite réelle en
0
b− . Par conséquent, f admet une dérivée à gauche en b, avec ψb (a) ≤ fg (b) (car,
ψb (a) ≤ ψb (x)). De même, on montre que ψb|]b,c[ est minorée , donc admet une limite
réelle en b+ . Ceci entraine que f dérivable à droite en b d ’où
f (b) − f (a) 0 0 f (c) − f (b)
≤ fg (b) ≤ fd (b) ≤ .
b−a c−b
preuve. (=⇒) Supposons que f est convexe. Soient a et b tels que a < b et a, b ∈ I.
D’après la Proposition 2.2.3 on a
0 f (b) − f (a) 0
f (a) ≤ ≤ f (b).
b−a
11
2.2. Fonctions convexes
0
Par suite, f est croissante.
(⇐) Réciproquement, soient x et y dans I tels que x < y et soit λ ∈ ]0, 1[. Posons,
x = λx + (1 − λ)y. On a
x − x = (1 − λ) (y − x) et y − x = λ (y − x) .
Finalement,
f (x) ≤ λf (x) + (1 − λ)f (y).
Corollaire 2.2.1 Soit f : I → R une fonction deux fois dérivable. Alors, f est
convexe, si et seulement si, f 00 ≥ 0.
Remarque 2.2.1 La courbe reprśentative d’une fonction convexe est située au-
dessus de ces tangentes. c’est à dire
12
2.3. Formules de Taylor
13
2.3. Formules de Taylor
13
2.3. Formules de Taylor
Remarque 2.3.1 Sous les hypothèses du Théorème 2.3.1, on montre de même qu’il
existe c ∈ ]a, b[ tel que
n
X f (k) (b) (a − b)n+1 (n+1)
f (a) = (a − b)k + f (c).
k=0
k! (n + 1)!
x2
∀x > 0 : x − ≤ ln(1 + x) ≤ x.
2
Posons f (t) = ln(1 + t). Fixons x > 0 et appliquons La formule de Taylor Lagrange
entre 0 et x à l’ordre 3. Alors, il existe cx ∈]0, x[ tel que
2 f (k) (x) x3
k (3)
P
f (x) = x + f (cx )
k=0 k! 6
x2 x 3
= x− + f (3) (cx ) .
2 6
2
Comme, f (3) (x) = (1+x)3
. On a
x2 x3
f (x) − x − = > 0.
2 3(1 + Cx )3
x2
Finalement, x + < f (x).
2
Corollaire 2.3.1 (Formule de Mc Laurin ) Si f est dérivable à l’ordre n + 1 sur
I et si 0 ∈ I. Alors, pour tout x ∈ I, il existe θx ∈ ]0, 1[ tel que
0 xn xn+1
f (x) = f (0) + f (0)x + .... + f (n) (0) + f (n+1) (θx ) . (2.16)
n! (n + 1)!
14
2.3. Formules de Taylor
n f (k) (a)
(b − a)k est une valeur approchée de
P
Remarques 2.3.1 (i) La quantité
k=0 k!
(n+1) |b − a|n+1
f (b) avec une erreur inférieure ou égale à f ∞ (n + 1)!
.
(n+1) (x − a)n+1
f (c) .
(n + 1)!
n
X f (k) (x)
f (x) = f (x) + (x − x)k + (x − x)n ε(x). (2.17)
k=1
k!
et procédons par récurrence. Pour cela notons Pn l’assertion : pour toute fonction
f : I → R, n fois dérivable au point x, on a : lim ε (x) = 0.
x→x,x6=x
P1 est vraie, car c’est la définition de la dérivabilité. Supposons que Pn est vraie et
15
2.3. Formules de Taylor
et
g (u) = |u − x|n (u − x)
n+1
sont dérivables. D’après l’hypothèse de récurrence, on obtient
Remarque 2.3.2 La formule de Taylor young utilise des hypothèses moins fortes
sur f que celle de Taylor. Ici f (n) existe seulement au point x.
16
2.3. Formules de Taylor
n b
f (k) (a) (b − t)n (n+1)
X Z
k
f (b) = (b − a) + f (t)dt. (2.19)
k=0
k! n!
a
v 0 = (b − t)
n → (b − t)n+1
v = −
.
n! (n + 1)!
Nous avons
" #b Z
b
(b − t)n (n+1) (b − t)n+1 (n+1) b
(b − t)n+1 (n+2)
Z
f (t)dt = − f (t) + f (t)dt
a n! n+1 a (n + 1)!
a
(b − a)n (n+1) b
(b − t)n+1 (n+2)
Z
= f (a) + f (t)dt.
(n + 1)! a (n + 1)!
17
2.4. Applications
2.4 Applications
2.4.1 Approximations
√ √
a) Calculer la valeur approchée du réel 4, 001 à 10−6 prés. Posons f (x) = x et
−3
choisissons a = 4 et b = 4, 001. Donc, b − a = 10 .
Observons que f est de classe C ∞ sur ]0, +∞[. En appliquant la formule de
Taylor Lagrange à l’ordre 2 on obtient
0 (2) |b − a|2
|f (b) − f (a) − f (a)(b − a)| ≤ f ∞ (n + 1)!
avec, f (2) ∞
= M ax f (2) (x) . D’une part,
x∈[a,b]
0 √ 10−3 10−3
f (a) + f (a)(b − a) = 4+ √ =2+ .
2 4 4
D’autre part,
(2) (b − a)2 10−6
f ∞
= max √
2! 4≤t≤4,001 8 x3
10−6
≤ √
8 43
≤ 10−6 .
10−3 √
Donc, 2, 00025 = 2 + est une valeur approchée de 4, 001 à 10−6 prés.
4
b) Déterminons une valeur approchée de sin(0, 01). Posons, f (x) = sin(x). Les
dérivées successives de f sont
0 00
f (0) = 0, f (0) = 1, f (0) = 0 et f (3) (0) = −1.
18
2.4. Applications
|x|n+1
Pour x fixé, posons un = et remarquons que
(n + 1)!
un+1 |x|
= → 0.
un n + 2 n→∞
19
Chapitre 2
Développement limité et
Applications
14
2.1. Relations de domination
Exemples 2.1.1 1. sin (x) = Ox0 (x) car (∀x ∈ R, | sin (x) | 6 x).
2. 1 + x = Ox0 (ex ) pour tout x0 ∈ R.
3. 3x2 − x + 1 = O∓∞ (x2 ).
preuve.
• (⇒)
Supposons que f = Ox0 (g), par dénition, il existe λ ∈ R+ et V voisinage de
x0 tels que
| f (x) | ≤ λ | g (x) | pour tout x ∈ I ∩ V. (2.2)
Remarquer que si x ∈ I ∩V , g (x) = 0, alors f (x) = 0. Maintenant, considérons
l'application suivante :
si g (x) = 0,
(
0
h (x) = ⇐⇒ f (x)
g(x)
si g (x) 6= 0.
15
2.1. Relations de domination
16
2.1. Relations de domination
4. ex − 1 ∼0 x.
f ∼x0 g ⇒ f α ∼x0 g α .
En eet, posons f (x) = 3x2 +2x−1 et g (x) = 3x2 . On a 3x2 +2x−1 ∼+∞ 3x2 .
Mais 2
e3x +2x−1
lim = lim e2x−1 = +∞.
x→+∞ e3x2 x→+∞
17
2.2. Développement limité
2.
f ∼x0 g et h ∼x0 k ; f + h ∼x0 g + k.
Donc,
x2
cos (x) − 1 ∼0 − .
2
Par suite pour tout n et m dans N on a
m2 x2 n 2 x2
cos (mx) − 1 ∼0 − et cos (nx) − 1 ∼0 − .
2 2
En appliquant les propriétés P (2) et P (4) de la relation d'équivalence (voir Pro-
priétés 2.1.3) on aura
cos (mx) − 1 −m2 1 − cos (mx) n2
lim = et lim = .
x→0 x2 2 x→0 x2 2
Donc,
cos (mx) − cos (nx) n2 − m2
lim = .
x→0 x2 2
18
2.2. Développement limité
t2 2
1 π 2 π 2
cos (t) = 1 − + o0 t = 1 − x− + o2 x −
π .
2 2 2 2
Théorème 2.2.1 (Unicité du développement limité)
Soit f : I → R tel que 0 ∈ I et soit n ∈ N. Si f admet un développement limité
à l'ordre n au voisinage de 0, alors il existe un unique P ∈ Rn [X] tel que f (x) =
P (x) + o0 (xn ).
ici, Rn [X] désigne l'ensemble des polynômes de degré inférieur ou égale à n.
19
2.2. Développement limité
Par suite, P (x) − Q (x) ∼0 λxs . De plus, P (x) − Q (x) = o0 (xn ) (voir Propriétés
2.1.2 P (3)).
Par conséquent, λxs = o0 (xn ). C'est à dire que
λxs λ
lim n
= lim n−s = 0. (2.5)
x→0 x x→0 x
20
2.2. Développement limité
avec, lim x sin x1 = 0. Donc f admet un développement limité dL2 (0) à l'ordre 2
x→0
en 0 mais f (2) (0) n'existe pas.
x3 x2n+1
sin (x) = x − 3!
+ · · · + (−1)n (2n+1)!
+ o (x2n+1 ) .
x2 x2n
cos (x) = 1 − 2!
+ · · · + (−1)n (2n)!
+ o (x2n ) .
α (α − 1) · · · (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + · · · + x + o (xn ) .
n!
x2 x3 xn
ln (1 + x) = x − 2
+ 3
+ · · · + (−1)n n
+ o (xn ) .
1
= 1 − x + x2 + · · · + (−1)n xn + o (xn ) .
1+x
1
= 1 + x + x2 + · · · + xn + o (xn ) .
1−x
21
2.2. Développement limité
et
g (x) = Q (x) + o0 (xn ) . (2.9)
En combinant les deux équations (2.8) et (2.9) on obtient
Par conséquent,
f (x) + αg (x) = P (x) + αQ (x) + o0 (xn ) .
Exemple 2.2.2 Déterminons le dL3 (0) de la fonction f (x) = sin (x) + ln (1 + x).
Nous avons d'après les développements limités usuels
x3
sin (x) = x− 3!
+ o (x3 )
et ln (1 + x) = x − x2
2
+ x3
3
+ o (x3 ) .
Par suite,
x3 x2 x3
f (x) = x − 3!
+x− 2
+ 3
+ o (x3 )
x2 x3
= 2x − 2
+ 6
+ o (x3 ) .
et
g (x) = Q (x) + o0 (xn ) . (2.11)
22
2.2. Développement limité
n n
Posons, P (x) = ak xk et Q (x) = bk x k .
X X
k=0 k=0
En calculant le produit de f et g on obtient
n n
f (x) g (x) = P (x) + o0 (x ) Q (x) + o0 (x )
(2.12)
= P (x) Q (x) + P (x) o0 (xn ) + Q (x) o0 (xn ) + o0 (xn ) .
D'une part,
2n
(2.13)
X
P (x) Q (x) = ck x k ,
k=0
avec ck = ai b j .
X
k=i+j
D'autre part, on a
P (x) o0 (xn ) = xn o0 (1) P (x) = xn o0 (1) = o0 (xn ) (2.14)
de même
Q (x) o0 (xn ) = xn o0 (1) Q (x) = xn o0 (1) = o0 (xn ) . (2.15)
En substituant (2.13), (2.14) et (2.15) dans (2.12) et en tenant compte du fait que
pour tout k ≥ n + 1 xk = θ0 (xn ) on arrive à
n
X
f (x) g (x) = ck xk + o0 (xn ) .
k=0
Exemple 2.2.3 Donner le dL2 (0) de la fonction f (x) = ex cos (x). En utilisant les
développements limités usuels on aura
x2
ex = 1+x+ 2!
+ o (x2 )
et cos (x) = 1 − x2
2!
+ o (x2 ) .
Donc,
x2 x2
f (x) = 1+x+ 2!
1− 2!
) + o (x2 )
(2.16)
x2 x2 n
= 1− 2
−x+ 2
+ o (x )
= 1 − x + o (xn ) .
23
2.2. Développement limité
En eet,
1. On remplace sin (x) par son développement limité à l'ordre 2 on obtient
esin(x) = ex+o(x )
2
X2
= 1+X + 2
+ o (X 2 )
x2
= 1+x+ 2
+ o (x2 ) .
suivant pour α = 12
α (α − 1) · · · (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + · · · + x + o (xn ) ,
n!
24
2.2. Développement limité
nous obtenons
1
2
−1
x3 x3
p 1 1 2
1 + x2 + sin (x) = 1 + 2
x 2 + x2 −+ o (x ) + 6
3
2
x 2 x + x2 − 6
3
+ o (x )
2
3
1 −2
3
+ 12 12 − 1 2 x2 x + x2 − x6 + o (x3 )
6
= 1 + 2 x + 8 x − 14 x3 + o (x3 ) .
1 3 2
x3 4x5 x2 x4
3
− 120
1− 2
+ 24
x3 x5 7 x3
3
− 6
+ x72 x+ 3
16x5 x7 x2 x4
120
+ 72
1− 2
+ 24
x3 2x5
x+ 3
+ 15
25
2.2. Développement limité
nous obtenons
1
2
−1
x3 x3
p 1 1 2
1 + x2 + sin (x) = 1 + 2
x 2 + x2 −+ o (x ) + 6
3
2
x 2 x + x2 − 6
3
+ o (x )
2
3
1 −2
3
+ 12 12 − 1 2 x2 x + x2 − x6 + o (x3 )
6
= 1 + 2 x + 8 x − 14 x3 + o (x3 ) .
1 3 2
x3 4x5 x2 x4
3
− 120
1− 2
+ 24
x3 x5 7 x3
3
− 6
+ x72 x+ 3
16x5 x7 x2 x4
120
+ 72
1− 2
+ 24
x3 2x5
x+ 3
+ 15
25
2.2. Développement limité
et
g (x) = d0 + d1 x + · · · + dn xn + o (xn ) .
3. Si d0 = 0, on factorise par xk (où k est le plus petit indice tel que ak 6= 0) an
de se ramener aux cas précents.
x2 x3
ex = 1 + x + 2
+ 6
+ o (x3 ) .
x2 x3
− x2 + 3
+ 4
+ o (x3 )
= x2 x3
x+ 2
+ 6
+ o (x3 )
2
− 21 + x3 + x4 + o (x2 )
= .
x x2 2
1 + 2 + 6 + o (x )
26
2.2. Développement limité
x2 x2 x2 x2
= − 21 + x
4
+ 12
− 8
+ x
3
− 6
+ 4
+ o (x2 )
x2
= − 21 + 7
12
x + 12
+ o (x2 ) .
preuve. Par hypothèse, f 0 (x) = Q (x) + o0 (xn ). D'une part, d'après la formule de
Taylor-Young, on a o0 (xn ) = xn (x) avec lim (x) = 0.
x→0
D'autre part, puisque la fonction x 7→ xn (x) = f 0 (x) − Q (x) est continue, alors la
fonction ci-dessous est continue aussi
f 0 (x)−Q(x)
(
xn
, x 6= 0
(x) =
0, sinon.
Par suite Z x Z x Z x
0
f (t) dt = Q (t) dt + tn (t) dt. (2.18)
0 0 0
Sachant que
x
| x |n+1
Z
tn (t) dt ≤ sup | (t) |
0 t∈[min(0,t);max(0,t)] n+1
nous avons Z x
tn (t) dt = o0 xn+1 . (2.19)
0
En remplaçant (2.19) dans (2.18) on obtient
Z x Z x
0
Q (t) dt + o0 xn+1 . (2.20)
f (t) dt =
0 0
27
2.2. Développement limité
Par conséquent Z x
Q (t) dt + o0 xn+1 , (2.21)
f (x) − f (0) =
0
c'est à dire Z x
Q (t) dt + o0 xn+1 . (2.22)
f (x) = f (0) +
0
Donc, f admet un dévelopement limité dLn+1 (0) de partie régulière P dénie par
Z x
P (x) = f (0) + Q (t) dt.
0
= 1 − x + x2 + · · · + (−1)n xn + o (xn ) .
Par suite,
Z x
n n
2
1 − t + t + · · · + (−1) t dt + o xn+1 ,
f (x) = f (0) +
0
28
2.3. Développement limité au voisinage de l'inni et développement limité généralisé
limité d'ordre n en 0.
Remarque 2.3.1 Si f admet un développement limité d'ordre n au voisinage de
+∞, alors
F (X) = a0 + a1 X + · · · + an X n + o0 (X n ) .
Dans ce cas on aura
1 1 1
f (x) = a0 + a1 + · · · + an n + o+∞ .
x x xn
Dénition 2.3.2 Soit b ∈ R et Soit f :] − ∞; b[→ R une fonction dénie au voisi-
nage de −∞. On dit que f admet un développement limité d'ordre n au voisinage
de −∞, si en posant X = x1 , la fonction F (X) = f X1 admet un développement
limité d'ordre n en 0.
Exemples 2.3.1 Donner le développement limité à l'ordre 2 au voisinage de +∞
des fonctions ci-après .
1. f (x) = ln 2 + x1 . Remarquons que
1
f (x) = ln (2) + ln 1 + .
2x
Posons X = 1
x
On a
1
f (x) = f X
X
= ln (2) + ln 1 + 2
X X2
= ln (2) + 2
− 8
+ o0 (X 2 ) dL2 (0) .
En substituant X par 1
x
on arrive à
1 1 1 1
ln 2 + = ln (2) + − 2 + o+∞ .
x 2x 8x x2
29
2.3. Développement limité au voisinage de l'inni et développement limité généralisé
2. g (x) = cos 1
. Posons X = x1 , alors
x
1
g (x) = g X
= cos (X)
X2
= 1− 2
+ o0 (X 2 ) dL2 (0) .
En remplaçant X par 1
x
on arrive à
1 1 1
cos = 1 − 2 + o+∞ .
x 2x x2
Remarque 2.3.2 Soit f :]a; +∞[→ R une fonction dénie au voisinage de +∞.
Supposons que f admet un développement limité d'ordre n au voisinage de +∞, avec
1 1 1
f (x) = a0 + a1 + · · · + an n + o .
x x xn
Alors, lim f (x) = a0 . Si cette dernière condition n'est pas satisfaite, alors f
x→+∞
n'admet pas un développement limité d'ordre n au voisinage de +∞.
La même remarque reste valable dans le cas ou f :] − ∞; b[→ R est une fonction
dénie au voisinage de −∞ et admet un développement limité d'ordre n au voisinage
de −∞
Dénition 2.3.3 Soit f une fonction dénie au voisinage de 0, sauf peut être en 0,
et soient n et p deux entiers naturels non nuls. On dit que f admet un développement
limité généralisé d'ordre n − p au voisinage de 0, DLG, lorsque xp f (x) admet un
développement limité dLn (0) au voisinage de 0. Dans ce cas on écrit
xp f (x) = a0 + a1 x + · · · + an xn + o (xn )
ou bien
1
f (x) = p a0 + a1 x + · · · + an x + o xn−p .
n
x
Dénition 2.3.4 Soit f une fonction dénie au voisinage de +∞, et soient n et p
deux entiers naturels non nuls. On dit que f admet un développement limité généra-
lisé d'ordre n−p au voisinage de +∞, DLG, lorsque x1p f (x) admet un développement
limité dLn (+∞) au voisinage de +∞. Dans ce cas on écrit
1 1 1 1
p
f (x) = a0 + a1 + · · · + an n + o
x x x xn
30
2.3. Développement limité au voisinage de l'inni et développement limité généralisé
ou bien
p 1 1 1
f (x) = x a0 + a1 + · · · + an n +o .
x x xn−p
ou bien
p 1 1 1
f (x) = x a0 + a1 + · · · + an n +o .
x x xn−p
Théorème 2.3.1 Soient n, p et q trois entiers naturels tels que q > p. Supposons
que f et g ont respectivement des développements limités en 0 à l'ordre n + p et n + q
telles que
f (x) = ap xp + · · · + ap+n xp+n + o (xn+p ) avec ap 6= 0
et g (x) = bq x + · · · + bq+n x
q q+n
+ o (x n+q
) avec bq 6= 0.
ap + · · · + ap+n xn + o (xn )
=
bq + · · · + bq+n xn + o (xn )
et d'après les opérations sur les développements limités, le dernier quotient est un
développement limité au voisinage de 0 à l'ordre n.
31
2.4. Applications des développements limités
sin (x)
Exemple 2.3.1 Considérons la fonction dénie par f (x) = . Déter-
cos (x) − 1
minons le développement limité de f à l'ordre 1 au voisinage de 0. Nous avons
+ o (x2n ), et donc p = 1.
3 x2n+1
sin (x) = x − x6 + · · · + (−1)n (2n+1)!
+ o (x2n ), et donc q = 2.
2 x2n
cos (x) − 1 = − x2 + · · · + (−1)n (2n)!
De plus, n − (q − p) = 1, ce qui implique que n = 2. Donc
n+p=3 et n + q = 4.
Nous sommes amenés à développer la fonction sin à l'ordre 3 et cos (x) − 1 à l'ordre
4. Donc, on arrive à
x3
x− 6
+ o (x3 )
f (x) = 2 4
− x2 + x24 + o (x4 )
2
1 1 − x6 + o (x2 )
= ×
x − 12 + x242 + o (x2 )
1 x2 2
= −2+ 6
+ o (x )
x
= − x2 + x
6
+ o (x) .
32
2.4. Applications des développements limités
En posant (x) = ak+1
ak
(x − x0 ) + · · · + aank (x − x0 )n−k + ox0 (x − x0 )n−k , on peut
déduire facilement que lim (x) = 0.
x→x0
Puisque,
f (x) = ak (x − x0 )k (1 + (x)) .
x3
x − sin (x) ∼0 .
6
De même, le développement limité de la fonction cos au voisinage de 0 à l'ordre 3
est donné par
x2
cos (x) = 1 − 2
+ o (x2 ) ,
x2
1 − cos (x) ∼0 .
2
D'après les propriétés de l'équivalence ∼ on obtient
x3
x − sin (x) 6 x
∼0 x2
= .
1 − cos (x) 2
3
Finalement f (x) ∼0 x
3
.
33
2.4. Applications des développements limités
Donc,
ex − cos (x) − sin (x) x2 + o (x2 )
=
x2 x2
= 1 + o (1) .
Finalement,
ex − cos (x) − sin (x)
lim = 1.
x→0 x2
1 1
2. Calculons la limite suivante lim 2 − 2 . En eet,
x→0 x sin (x)
Posons
1 1
f (x) = 2
− 2 .
x sin (x)
Le développement limité de sin à l'ordre 4 est
x3
sin (x) = x − 6
+ o (x4 ) .
Nous avons,
1 1
f (x) = x2
− 2
3
x− x6 +o(x4 )
1 1
= x2
− x4
x2 −
3 +o(x4 )
1 1 1
= x2
− x2 2 .
(1− x3 +o(x2 )
1 1 x2 2
f (x) = x2
− x2
1+ 3
+ o (x )
= − 31 + o (x2 ) .
34
2.4. Applications des développements limités
f (x) = a0 + a1 (x − x0 ) + a2 (x − x0 )2 + o (x − x0 )2 . (2.26)
f (x) − (a0 + a1 (x − x0 )) = a2 (x − x0 )2 + o (x − x0 )2
> 0,
(2.27)
et donc, la courbe est au dessus de la tangente au voisinage de x0 .
2. Si a2 < 0, alors
f (x) − (a0 + a1 (x − x0 )) = a2 (x − x0 )2 + o (x − x0 )2
< 0,
(2.28)
et donc, la courbe est en dessous de la tangente au voisinage de x0 .
•• Si a2 = 0, on passe au développement limité à l'ordre 3.
• Si f admet un développement limité à l'ordre 3 au voisiange de x0 , avec a2 = 0,
on obtient
f (x) = a0 + a1 (x − x0 ) + a3 (x − x0 )3 o (x − x0 )3 . (2.29)
35
2.4. Applications des développements limités
f (x) = a0 + a1 (x − x0 ) + an (x − x0 )n + o ((x − x0 )n ) .
= ap (x − x0 )p (1 + o (1)) .
= ln (3 + 3h + h2 )
2
= ln 3 1 + h + h3
h2
= ln (3) + ln 1 + h + 3 .
ln (1 + u) à l'ordre 2 on obtient
2 2
h+ h3
2
2 h2 h2
ln (1 + x + x ) = ln (3) + h + 3
− 2
+o h+ 3
h2 2
= ln (3) + h + 3
− h2 + o (h2 )
1 2
= ln (3) + h − 6
h + o (h2 ) .
Maintenant, on remplace h par x − 1 et on arriver à
1
ln 1 + x + x2 = ln (3) + (x − 1) − (x − 1)2 + o (x − 1)2 .
6
36
2.4. Applications des développements limités
37
2.4. Applications des développements limités
Posons t = x1 . On a
1 1
f = ln (1 + t) .
t t2
Donc,
1
t2 f t
= ln (1 + t)
t2 t3
= t− 2
+ 3
+ o (t3 )
Au voisinage de +∞, on a
1 1 1 1 1
x2
f (x) = x
− 2x2
+ 3x3
+o x3
Par suite
f (x) = x − 12 + 1 1
3x
+o x
.
38
Chapitre 3
39
3.1. Fonctions à valeurs dans R2
eet, posons
1
x (t) = t et y (t) = .
t
Nous avons lim x (t) = 0, mais lim y (t) = ∞. C'est à dire que la composante
t→0 t→0
y diverge en 0.
2. Considérons la fonction vectorielle f (t) = ln(1+t) sint
t
, t . On a
ln (1 + t) sint
lim x (t) = lim =1 et lim y (t) = lim = 1.
t→0 t→0 t t→0 t→0 t
Par suite les deux composantes convergent vers 1 et donc f admet (1, 1) comme
limite en 0.
lim x (t) − x0 = 0
t→t0
et
lim y (t) − y0 = 0.
t→t0
q
Par suite, lim g (t) = lim (x (t) − x0 )2 + (y (t) − y0 )2 = 0.
t→t0 t→t0
Réciproquement, supposons que g tend vers 0 en t0 . Nous avons
40
3.1. Fonctions à valeurs dans R2
et
(y (t) − y0 )2 ≤ (x (t) − x0 )2 + (y (t) − y0 )2 .
Donc q
| x (t) − x0 | ≤ (x (t) − x0 )2 + (y (t) − y0 )2
et q
| y (t) − y0 | ≤ (x (t) − x0 )2 + (y (t) − y0 )2
Autrement dit,
41
3.1. Fonctions à valeurs dans R2
τ : I \ {t0 } −→ R2
f (t) − f (t0 ) (3.1)
t −→
t − t0
admet une limite lorsque t tend vers t0 et est égale à f 0 (t0 ).
preuve. Remarquons que les composantes de la fonction vectorielle τ sont données
par
xτ : I \ {t0 } −→ R yτ : I \ {t0 } −→ R
x (t) − x (t0 ) et y (t) − y (t0 ) (3.2)
t −→ t −→ .
t − t0 t − t0
42
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
= C (0, 1) .
Donc, f : t 7→ f (t) = (cos (t) , sin (t)) est une paramétrisation du circle trigo-
nométrique, i.e. : le cercle de centre 0 est de rayon 1.
2. L'application t 7→ f (t) = (2t − 3, 3t + 1) telle que t ∈ R est une paramétrisa-
tion de la droite passant par le point A (−3, 1) et de vecteur directeur →
−
u (3, 2).
43
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
= C (0, 1) .
Donc, f : t 7→ f (t) = (cos (t) , sin (t)) est une paramétrisation du circle trigo-
nométrique, i.e. : le cercle de centre 0 est de rayon 1.
2. L'application t 7→ f (t) = (2t − 3, 3t + 1) telle que t ∈ R est une paramétrisa-
tion de la droite passant par le point A (−3, 1) et de vecteur directeur →
−
u (3, 2).
43
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
les deux arcs paramétrés f et g sont distincts mais ils ont le même support
f ([−π, 2π]) = g ([0, 2π]) = C (0, 1).
2. Soit f : t → M (t) un arc paramétré. Du point de vue cinématique (en physique
c'est l'étude du mouvement )
I Le paramètre t s'interprète comme le temps.
I La courbe paramétré f s'appelle point en mouvement.
I Le support f (I) est la trajectoire et M (t) est la position du point M à
l'instant t.
De plus, les vecteurs f 0 (t) = (x0 (t) , y0 (t)) et f 00 (t) = (x00 (t) , y00 (t)) sont
appelés respectivement vecteur vitesse et vecteur accélération au point M (t).
44
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
1. On dit que M est un point simple de l'arc f s'il existe un unique paramètre t0
tel que M = f (t0 ).
2. On dit que M est un point multiple de l'arc f s'il existe au moins deux réels
t0 et t1 tels que M = M (t0 ) = M (t1 ).
Dans le cas ou il existe exactement deux points, on parle d'un point double.
t0 6= t1 et M (t0 ) = M (t1 ) .
Nous avons
M (t0 ) = M (t1 ) ⇔ x (t0 ) , y (t0 ) = x (t1 ) , y (t1 )
(
x (t0 ) = x (t1 )
⇔
y (t0 ) = y (t1 )
t0 t1
= 2
−1 t20
t1 − 1
⇔ 2
t0 t21
=
t0 − 1 t1 − 1
(
t0 (t21 − 1) = t1 (t20 − 1)
⇔
t20 (t1 − 1) = t21 (t0 − 1)
(
(t1 − t0 ) (t0 t1 + 1) = 0
⇔
(t1 − t0 ) (t0 + t1 + t0 t1 ) = 0.
45
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
46
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
3.
x0 (t0 ) x00 (t0 )
M (t0 ) est birégulier ⇔ 6= 0.
y 0 (t0 ) y 00 (t0 )
Exemples 3.2.2 1. On considère f (t) = t e , (t + 1) e . Nous avons
2 t t
( (
x0 (t) = 0 (2t + t2 ) et = 0
⇔
y 0 (t) = 0 (t + 2) et = 0 ⇔ t = −2.
et
00 00 00
f (t) = x (t) , y (t) = et , 4 .
Donc,
et et
= 4et (1 − t) .
4t 4
Le déterminant s'annule au point t = 1, donc f (1) = (e, 3) n'est pas un point
birégulier.
47
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
Remarque 3.2.1 Un arc paramétré peut avoir plusieurs tangentes en un point mul-
tiple.
Pour éviter ceci, il faut supposer que M (t0 ) soit un point simple de l'arc (I, f ).
Autrement dit, il faut que l'application t 7→ M (t) soit injective au voisinage de t0 .
Proposition 3.2.1 Soit f : t → (x (t) , y (t)) un arc paramétré de support f (I). Si
→
−
M (t0 ) est un point régulier (f 0 (t0 ) 6= 0 ), alors la tangente ∆ en M (t0 ) existe, et
elle est dirigée par le vecteur f 0 (t0 ).
L'équation de la tangente T en M (t0 ) est donnée par
x − x (t0 ) x0 (t0 )
M (x, y) ∈ T ⇔ =0
y − y (t0 ) y 0 (t0 ) (3.3)
0 0
⇔ y (t0 ) x − x (t0 ) − x (t0 ) y − y (t0 ) = 0.
48
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
→
−
un plus petit entier k ≥ 2 tel que f (k) (t0 ) 6= 0 . Alors la tangente ∆ en M (t0 ) existe,
et elle est dirigée par le vecteur f (k) (t0 ).
Remarques 3.2.4 Soit f : t → (x (t) , y (t)) un arc paramétré de support f (I).
y (t) − y (t0 )
Considérons µt = le coecient directeur de la droite (M (t0 ) M (t)).
x (t) − x (t0 )
Alors
1. Si lim µt = l ∈ R∗ , alors on a une tangente oblique d'équation
t→t 0
Y = l X − x (t0 ) + y (t0 ) .
Exemple 3.2.2 Soit l'arc paramétré déni par f (t) = (x (t) , y (t)), avec
t2 − t t2
x (t) = et y (t) = .
t2 + 1 t2 − t
Remarquons que
lim x (t) = lim y (t) = 1,
t→∓∞ t→∓∞
donc M (1, 1) est un point limite. D'autre part,
−t − 1 1 t 1
x (t) − 1 = ∼ ∞ − et y (t) − 1 = ∼∞ .
t2 + 1 t t2−t t
Par suite,
x (t) − 1
lim µt = = −1.
t→∓∞ y (t) − 1
La droite
Y = l X − x (t0 ) + y (t0 )
= − (X − 1) + 1
= −X + 2
est donc tangente au point M (1, 1).
Pour déterminer la position par rapport à la tangente on calcule Y + X − 2. ce qui
implique que
2 2
y (t) + x (t) − 2 = ∼ ∞ .
(t − 1) (t2 + 1) t3
49
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
f 0 (t0 ) = 0 ⇐⇒ t0 = 0.
Donc,
• t0 = 0, M (0) est un point stationnaire.
50
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
x − 3t20 6t0
M (x, y) ∈ T ⇔ =0
y− 2t30 6t20
(3.4)
⇔ 6t20 (x − 3t20 ) − 6t0 (y − 2t30 ) = 0
⇔ y = t0 x − t30 .
Par suite,
M (x, y) ∈ T ⇔ y = t0 x − t30 .
4. Tangente en M (0).
Pour déterminer la tangente en un point stationnaire, on calcul la pente de la
droite M (0) M (t). Fixons t 6= 0.
y (t) − y (0) 3t3
lim = lim 2 = 0.
t→0 x (t) − x (0) t→0 3t
D'après la Remarque 3.2.4 (2). La tangente en M (0) est la droite passant par
M (0) est de pente 0, c'est à dire la tangente est l'axe des abscisses .
51
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
x − 3t20 6t0
M (x, y) ∈ T ⇔ =0
y− 2t30 6t20
(3.4)
⇔ 6t20 (x − 3t20 ) − 6t0 (y − 2t30 ) = 0
⇔ y = t0 x − t30 .
Par suite,
M (x, y) ∈ T ⇔ y = t0 x − t30 .
4. Tangente en M (0).
Pour déterminer la tangente en un point stationnaire, on calcul la pente de la
droite M (0) M (t). Fixons t 6= 0.
y (t) − y (0) 3t3
lim = lim 2 = 0.
t→0 x (t) − x (0) t→0 3t
D'après la Remarque 3.2.4 (2). La tangente en M (0) est la droite passant par
M (0) est de pente 0, c'est à dire la tangente est l'axe des abscisses .
51
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
Les entiers p et q ainsi que les vecteurs correspondants f (p) (t0 ) et f (q) (t0 ) déter-
minent le comportement local de la courbe paramétrée au voisinage du point M (t0 ).
1. La courbe paramétrée admet en M (t0 ) une tangente de vecteur directeur
f (p) (t0 ).
2. Si on veut tracer la courbe en un point régulier ou stationnaire, nous avons
quatre possibilités (suivant la parité de p et q ).
I P impair et q pair.
La courbe continue dans le même sens sans traverser la tangente. Dans ce cas
M (t0 ) est dit point d'allure ordinaire.
I P impair et q impair.
La courbe continue dans le même sens en traversant la tangente. Dans ce cas
M (t0 ) est dit point d'inexion.
52
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
I P pair et q impair.
la courbe fait "demi-tour" en M (t0 ) en traversant sa tangente. M (t0 ) est un
point de rebroussement de première espèce.
I P pair et q pair.
la courbe fait "demi-tour" en M (t0 ) en restant du même côté que sa tangente.
On dit que M (t0 ) est un point de rebroussement de seconde espèce.
53
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
f (t) = 2t2 , t2 − t3 .
• Le vecteur dérivé est f 0 (t) = (4t, 2t − 3t2 ). Donc, M (0) = (0, 0) est un point
stationnaire.
• f 00 (t) = (4, 2 − 6t). Donc, f 00 (0) = (4, 2) 6= 0. Par suite, l'entier p = 2.
• f (3) (t) = (0, −6).
• Les vecteur f 00 (0) et f (3) (0) sont libres, car
Par suite, q = 3.
Finalement, puisque p est pair et q est impair M (0) est un point de rebroussement
de premier espèce.
54
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
ou
lim x (t) = −∞ ou lim y (t) = −∞.
t→t0 t→t0
55
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
et
lim y (t) = −∞ ou lim y (t) = +∞.
t→−1− t→−1+
1
lim− x (t) = et lim y (t) = −∞,
t→−1 2 t→−1−
L'équation x = 12 est une asymptote verticale pour cette branche innie qui va
vert le bas.
2. Branches en −1+ .
1
lim+ x (t) = et lim y (t) = +∞,
t→−1 2 t→−1+
L'équation x = 21 est une asymptote verticale pour cette branche innie qui va
vert le haut.
3. Branches en 1− .
on a
y (t) 3 3
lim− = lim− = .
t→1 x (t) t→1 t + 1 2
De plus
3 3
lim− y (t) − x (t) = − .
t→1 2 4
Par suite y = 32 x − 43 est une asymptote à cette branche innie.
4. Branches en 1+ .
on a
y (t) 3 3
lim− = lim− = .
t→1 x (t) t→1 t + 1 2
De plus
3 3
lim− y (t) − x (t) = − .
t→1 2 4
Par suite y = 32 x − 43 est une asymptote à cette branche innie.
56
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
D = Dx ∩ Dy .
D = I ∪ J, avec J = ψ (I) .
Dans ce cas I = D ∩ R+ ou I = D ∩ R− .
Deuxième cas
ψ : ]0, +∞[ → ]0, +∞[
1
t 7→ t
57
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
(
x (ψ (t)) = x (t)
2. ∀t ∈ I,
y (ψ (t)) = −y (t)
(
x (ψ (t)) = −x (t)
3. ∀t ∈ I,
y (ψ (t)) = y (t)
(
x (ψ (t)) = y (t)
5. ∀t ∈ I,
y (ψ (t)) = x (t)
t3
y (t) =
t4 + 1
Il est clair que D = R.
D'une part, on a
−t
x (−t) = 4 = −x (t)
t +1
−t3
= −y (t)
y (t)
=
t4 + 1
58
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
Donc, l'étude se fait sur ]0, 1] avec symétrie par rapport à ∆ : y = x. Pour le traçage
de la courbe
• On construit la courbe sur l'intervalle ]0, 1].
• On eectue la symétrie d'axe la première bissectrice.
• Et pour complèter la courbe, on eectue la symétrie centrale de centre 0.
Exemple 3.2.8
x (t) = sin (t)
sin (t)
y (t) =
2 + cos (t)
1. Le domaine de f est D = R, car les fonctions x et y sont dénies sur R.
2. Les fonctions x et y sont périodiques de période commune 2π.
3. Pour étudier la parité des fonctions x et y, on choisit l'intervalle D0 = [−π, π].
4. Pour tout t ∈ D0 , nous avons
La courbe est donc symétrique par rapport à l'origine. On eectue l'étude sur I =
[0, π], et on complètera par la symétrie par rapport à l'origine.
59
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
1. Domaine d'étude.
• x et y sont 2π périodique, on fait l'étude sur l'intervalle [−π, π].
• Nous avons x (−t) = −x (t) et y (−t) = −y (t), alors l'étude se fait sur
[0, π]. Symétrie par rapport à l'origine
• Remarquons que x (π − t) = −x (t) et y (π − t) = y (t), alors l'étude se fait
sur [0, π2 ]. Symétrie par rapport à l'axe (oy).
Nous commençons par tracer la courbe lorsque t ∈ [0, π2 ], puis nous obtenons
la courbe entière par la symétrie d'axe (oy) puis par la symétrie centrale de
centre O.
2. On calcul le vecteur dérivée.
f 0 (t) = (2 cos (2t) , 3 cos (3t)) .
60
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
• Tangente horizontal.
61
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
62
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
63
3.2. Courbes en coordonnées cartésiennes
64