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mages sont issus de zones défavorisées où ils Depuis 1991, tous les produits AOC se
contribuent au maintien d’activités écono- retrouvent sous la tutelle administrative
miques. unique de l’Institut National des Appellations
L’AOC garantit que le produit possède des d’Origine (INAO) (tableau 1), qui a mis en
caractéristiques liées à un terroir déterminé. place trois Comités (vins, produits laitiers et
La qualité du produit est la conséquence de ce autres produits). Le Comité National des
qui est à l’origine de l’AOC, à savoir les Appellations d’Origine des Fromages
notions liées de terroir et de traditions (CNAOF) a disparu à la création du Comité
des produits laitiers. Les objectifs de la loi du
(usages locaux &dquo;loyaux et constants&dquo;, règles de 2 juillet 1990, qui est à l’origine de cette
fabrication), qu’il est nécessaire de faire res-
pecter si l’on veut maintenir et renforcer la restructuration, sont de développer un secteur
crédibilité des AOC tant en France qu’à de l’activité nationale qui tire sa richesse d’un
l’étranger. Mais il faut savoir que l’AOC en lien intime entre le produit et le terroir, de
tant que telle ne garantit pas un niveau de lutter contre la désertification dans des zones
qualité (Jolivet 1990). Certains professionnels fragiles en y permettant le maintien d’une
n’ont d’ailleurs voulu voir que la protection activité agricole spécifique, et enfin de mieux
qu’offre l’appellation d’origine vis-à-vis de la défendre les dossiers français à Bruxelles,
concurrence, et en ont sous-estimé les dans le débat communautaire sur la qualité
contraintes en termes de suivi de la qualité, ce des produits. Les Appellations sont souvent
qui a entraîné dans certains cas une dévalua- considérées par les Pays de l’Europe du Nord
tion de la crédibilité de l’AOC. D’une manière comme un instrument du protectionnisme. Et
générale, les professionnels se heurtent à la quand de plus les fromages sont fabriqués au
présence trop discrète de ces fromages dans lait cru, la contestation se fait parfois viru-
les grands circuits commerciaux nationaux, et lente, certains pays voyant une incompatibi-
à la faiblesse de leur notoriété hors de l’hexa- lité entre hygiène et lait cru.
gone. On considère donc que le succès des
AOC passera par la maîtrise de la qualité et Les labels
ne sera assuré à terme qu’au prix d’un impor-
agricoles (tableau 2)
tant effort de communication, que les Régions Le Label Rouge, label national, est une
devront très probablement prendre largement mention destinée à valoriser un produit qui
en charge. présente une qualité supérieure à la moyenne
-
pour la
qualité des produits. La reconnais-
sance mutuelle des réglementations tech-
L&dquo;Appellation Montagne&dquo; et la mention niques et des normes risque en effet de
&dquo;Provenance Montagne&dquo; constituent toutes l’entraîner vers un alignement progressif à la
deux des garanties de provenance. La pre- baisse, voire de déboucher sur une banalisa-
mière est réservée aux produits alimentaires tion des signes de qualité. La crainte de voir
faisant l’objet d’une certification (Label, cette politique favoriser la concurrence
Certification de conformité, AOC, mention déloyale reposant sur l’imitation plus ou
&dquo;Agriculture Biologique&dquo;). moins réussie de ces signes de qualité se justi-
Un produit portant l’une de ces deux men- fie en particulier par l’ouverture de l’Europe
aux pays de l’Est.
tions doit être élaboré avec des matières pre-
mières et des techniques de fabrication corres- -
enfin pour le développement des échanges
pondant à la zone de montagne mentionnée. intracommunautaires, en raison d’une part de
Les références géographiques spécifiques aux l’absence d’un système d’évaluation de la qua-
zones de montagne peuvent correspondre à un lité mutuellement reconnu et d’autre part du
massif, un sommet, une vallée, une commune risque de voir se multiplier les exigences par-
ou un département. ticulières des distributeurs.
Un seul produit bénéficie en pratique de
Aussi, suite à la décision de la Commission
l’Appellation Montagne : l’Agneau Gavot des Européenne permettant à chaque Etat-
Montagnes de Provence (Label Rouge). membre de fabriquer et commercialiser tout
Plusieurs produits, dont certains fromages,
bénéficient de la dénomination &dquo;Provenance
produit, sous sa dénomination d’origine, plu-
sieurs pays latins dont la France ont demandé
de Montagne&dquo;, par exemple le chevrotin des la mise en place de signes distinctifs de spéci-
Aravis. ficité. Quatre propositions de règlements com-
munautaires sont actuellement à l’étude :
Vers un label &dquo;Ecoproduit&dquo; ? *
L’Indication Géographique Protégée
De nombreux pays de la CEE, notamment (IGP) : référence géographique servant à dési-
l’Allemagne, la Suède et le Danemark ont mis gner un produit originaire du milieu consi-
en place un label qui identifie des produits
déré, auquel on peut attribuer un caractère de
respectueux de l’environnement, ou plus pré- qualité ou une réputation particulière. Les
cisément, dont la production minimise les produits bénéficiant d’un Label Régional ou
atteintes à l’environnement. d’une Appellation Montagne pourraient s’ins-
Un tel projet est à l’étude en France. Mais si crire sous cette procédure.
un accord semble avoir été trouvé pour les sec- *
normes pourra être réalisée à partir de para- d’autre part, en tenant compte des contraintes
normes ou de documents obligatoires. qu’impose le marché international.
*
les normes d’environnement de produits. Différenciation du produit et identifi-
La définition de ces normes ne concerne en cation de sa qualité aux yeux du
aucun cas d’éventuels effets sur l’environne- consommateur
ment au sens écologique du terme. Il s’agit de
normes de vocabulaire et de nomenclature,
L’évaluation de la qualité des produits faite
par le consommateur repose bien souvent sur
d’étiquetage, d’emballage, de stockage, de la notoriété des produits et sur les liens de
transport et de conditions de conservation, confiance établis grâce aux marques indivi-
ainsi que des normes d’hygiène et de sécurité
duelles. Or le nombre relativement important
des matériels destinés à l’agro-alimentaire.
de signes distinctifs de qualité montre qu’il
*
les normes de méthodes d’analyse et n’existe pas une voie unique pour la différen-
d’essais. On peut citer principalement les ciation des produits. Devant la difficulté crois-
normes d’échantillonnage, les normes d’ana- sante qu’il éprouve à décoder tous ces signes,
lyse physico-chimique, et les normes rela- tous ces messages, le consommateur souhaite
tives à l’examen microbiologique et à l’ana- de plus en plus que la confiance qu’il accorde
lyse sensorielle. à telle ou telle marque soit complétée par une
garantieémanant d’un tiers indépendant. La La normalisation aura un sens et une chance
norme devrait ainsi constituer un instrument de réussite si la stratégie adoptée est acceptée
d’aide à la différenciation. A partir des par le monde agro-alimentaire. Outre la
normes nationales, une norme européenne défense des produits spécifiques, elle peut trou-
pourrait être adoptée pour valoriser les spéci- ver sa place dans tous les domaines non cou-
ficités des produits dont les conceptions et les verts par la réglementation communautaire.
règles de fabrication sont comparables entre
Etats-membres. 2 /
2. L’Assurance-qualité
Toutefois, la différenciation des produits
reposant sur le couple normalisation/certifica- Définition et objectifs
tion ne peut être efficace que si elle s’accom- L’Assurance-qualité est définie par les
pagne d’une politiquede communication adé- normes internationales ISO (International
quate. Il faut d’une part que les signes de qua- Standard Organization) comme &dquo;l’ensemble
lité soient clairement accessibles et compré- des actions pré-établies et systématiques
hensibles pour les consommateurs et d’autre nécessaire pour donner la confiance en ce
part qu’une véritable campagne d’information qu’un produit ou service satisfera aux exi-
soit menée, avec des moyens suffisants. gences relatives à la qualité&dquo;.
Maintien et développement de la qualité C’est une méthode d’organisation de l’entre-
Les professionnels ressentent de plus en prise destinée à maîtriser la qualité de ses
plus le besoin de fixer dans un corpus les produits. Elle repose sur la mise en place d’un
certain nombre de procédures à tous les
&dquo;règles du jeu&dquo; nécessaires au maintien de la stades d’élaboration du produit. L’assurance-
qualité de leurs produits. Cela s’est concrétisé qualité garantit la qualité d’une entreprise,
par exemple dans le domaine de l’Emmental mais en aucun cas celle d’un produit particu-
par la mise en oeuvre d’une &dquo;Charte de qua-
lier. Trois &dquo;modèles&dquo; sont proposés :
lité&dquo;. La normalisation peut, dans le même
*
sens, contribuer à la mise en place de guides ISO 9001 : conception, développement,
de bonnes pratiques et de systèmes installation et service après-vente ;
L’assurance-qualité d’Assurance-Qualité. *
ISO 9002 : production et installation ;
est définie à
l’échelle d’une
Organisation *
ISO 9003 : contrôle et essais finaux.
entreprise : Cet objectif s’applique, selon le cas, à l’orga-
Le modèle 9002, qui couvre l’ensemble de la
des procédures de nisation interne d’une entreprise, aux rela-
tions d’une entreprise avec ses partenaires production depuis la maîtrise des matières
contrôle sont mises premières jusqu’aux méthodes de stockage et
en place à tous les (clients, fournisseurs), à l’organisation de à la logistique est le mieux adapté aux entre-
l’ensemble d’une filière, en vue d’améliorer la
stades d’élaboration prises agro-alimentaires.
du produit. qualité des produits et de permettre aux
consommateurs de bien l’identifier. Les objectifs de l’Assurance-qualité consis-
tent d’une part à donner confiance aux clients
Quelles stratégies de normalisation? de l’entreprise en leur démontrant sa capacité
à obtenir une qualité constante et régulière ;
La stratégie à mener doit être globale, de d’autre part à diminuer le coût d’obtention de
manière à intervenir simultanément sur tous les la qualité, le coût de la non-qualité et le coût
champs d’action d’une norme ; mais modulaire, des contrôles tout en garantissant une sécu-
car elle doit prendre en compte les situations rité maximale.
particulières au plan juridique, économique ou
technique de chaque secteur ; et surtout prag- La certification du système Assurance-qua-
matique : il faut tenir compte des acquis, ne pas lité a pour but d’attester que le système en
brûler les étapes et garder suffisamment de sou- vigueur dans l’entreprise est conforme aux
normes ISO. Elle est délivrée par un orga-
plesse aussi bien dans le contenu des normes
que dans les procédures de normalisation. nisme tiers indépendant, l’Association
Dans le secteur des produits laitiers, un
Française pour l’Assurance-Qualité (AFAQ),
suite à unaudit interne de l’entreprise. En
groupe constitué sous l’égide de la Fédération 1991, une seule entreprise laitière française
Nationale des Industries Laitières et de la (Isigny) était certifiée par L’AFAfI. Douze
Fédération nationale des Coopératives autres sont actuellement engagées dans le pro-
Laitières (FNIL/FNCL) a commencé à recen- cessus de certification de l’Assurance-qualité.
ser auprès des professionnels les besoins
potentiels de normalisation et a établi des Méthodes
contacts avec ses homologues italiens de la
Commission des produits laitiers de l’Union Le système Hazard Analysis Critical
Nationale Interprofessionnelle (UNI). Control Points (HACCP) et l’Analyse de la
Actuellement, dans ce secteur, le lait liquide Valeur constituent les principales méthodes
est le seul produit dont la qualité est définie choisies pour analyser la politique de qualité
dans des règlements communautaires de mar- de l’entreprise.
ché. Les matières grasses jaunes, beurre et
La démarche HACCP
margarines, viennent en outre de faire l’objet
d’une harmonisation verticale entre profes- Préconisée avant tout pour assurer la
sionnels au niveau européen. meilleure maîtrise possible des risques micro-
biologiques associés aux aliments (Jouve Normalisation (AFNOR), cette méthode vise
1988), cette méthode est applicable à tout &dquo;la satisfaction du besoin de l’utilisateur par
risque de déviation par rapport à une inten- une démarche spécifique de conception fonc-
tion définie. Cette démarche veut être préven- tionnelle, économique et pluridisciplinaire&dquo;.
tive, spécifique et responsabilisante. Elle Le déroulement chronologique de cette
implique les étapes suivantes (figure 2) : méthode est le suivant (Novotny 1985) :
*
*
la phase préliminaire, qui permet de déli- approche fonctionnelle. Elle consiste à
miter le champ d’action de la démarche décomposer la qualité d’un produit en fonc-
HACCP (tel risque, tel produit, tel procédé, tions (critères de qualité) et d’apprécier le
etc.) dans le contexte des objectifs de qualité poids des éléments intervenant dans l’élabora-
de l’entreprise, en précisant l’environnement tion de chaque fonction. Elle aboutit générale-
et les moyens de l’action. Ellese termine par ment à la rédaction d’un cahier des charges
la rédaction d’un diagramme de fabrication fonctionnel, dans lequel on s’efforce de laisser
très détaillé, décomposant les procédés dans ouverts les choix des solutions, afin de provo-
toutes leurs étapes et opérations associées quer une réflexion créative.
afin d’évaluer les entrées possibles des *
Remerciements
Conclusion
L’auteur remercie Geneviève Baud, Annie Soyeux et Egizio
Dans le contexte européen, maîtriser, amé- Valceschini, pour leur aide déterminante dans la recherche
liorer et garantir la qualité des produits, la des documents qu’elle a utilisés et leurs conseils construc-
promouvoir et la défendre, sont autant de tifs, Alain Gaye et Catherine Larrieu, pour les éclairages
priorités pour le monde de l’agro-alimentaire. qu’ils lui ont apportés à propos des démarches qualité, ainsi
Les filières de montagne le ressentent que Jean-Baptiste Coulon, Gérard Larrieu et Emmanuel
d’autant plus que la qualité est le seul moyen Mingasson, pour leur lecture critique. Merci enfin à Etienne
pour elles d’améliorer la compétitivité de leurs Landais, pour l’appui qu’il a fourni à la conception et à la
entreprises et que l’environnement monta- rédaction de ce texte.
gnard est associé étroitement à la conception
de la qualité de leurs produits. Les produits Ce travail a été réalisé dans le cadre du programme de
de montagne sont en effet des produits de Recherche-Développement des Alpes du Nord (GIS, 1 rue
haute qualité, bénéficiant le plus souvent du Château - 73000 Chambéry).
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Summary
Procedures developed to identify and guarantee the also for the guarantee of product quality. This
quality of products from the agro-food industry. An strategy is based on norms and quality assurance
example of their use in the milk-cheese section in systems. These procedures will have to be adapted
the Northen Alps. to the specific case of regional and local products
In France, a number of procedures are being deve- and their processing since these are often on a
loped such as &dquo;Appellations&dquo; to promote agro-food small scale production.
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same way, a global strategy is being set up for the mage des Alpes du Nord. INRA Prod. Anim., 5 (3), 179 -
denomination and the defence of products and 191.