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Pièce n° 5:
TERMES DE REFERENCES (TDR)
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SOMMAIRE
I- CONTEXTE ET JUSTIFICATION
II- CONSISTANCE DES TRAVAUX
III- DESCRIPTION DES PRESTATIONS DE CONTROLE
IV- RAPPORT DE CONTROLE DES TRAVAUX
V- PAIEMENT DES ETUDES
VI- DELAIS
VII- RESPONSABILITES
VIII- OBLIGATIONS SPECIFIQUES DU CHEF DE MISSION
IX- MOYENS MATERIELS
X- RESPONSABILITES DE L’ADMINISTRATION
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Termes de Références pour la réalisation et l’actualisation
des études de dangers et plans d’urgence des sites industriels
SODECOTON
Réalisation : Parc Auto, Atelier Pitoa, Maintenance Garoua 2, Gouna,
Tchabbal et Godola
Actualisation : Huileries Maroua et Garoua ; Egrenages Garoua, Maroua,
Guider, Kaélé, Tchatibali, Ngong, Mayo-Galké, Homé et Touboro
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TABLE DES MATIÈRES
TABLE DES MATIÈRES _____________________________________________________ 74
I- INTRODUCTION ________________________________________________________ 75
II- CONTEXTE ____________________________________________________________ 75
II.1 Localisation géographique et administrative des sites SODECOTON .................... 75
II.2 Contexte juridique, Institutionnel et Environnemental ............................................ 76
II.2.1 Contexte juridique 76
II.2.2 Contexte institutionnel 77
II.2.3 Contexte socio-économique 78
III- OBJECTIF ET PORTÉE DE L’ÉTUDE DE DANGERS ________________________ 79
III.1 Objectif de l’étude ................................................................................................. 79
III.2 Description du processus de production dans les usines d’égrenages et d’huilerie .. 79
III.3 Identification et évaluation des risques ................................................................... 82
III.4 Mesures préventives .............................................................................................. 83
III.5 Élaboration du plan d’urgence ............................................................................... 83
III.6 Coût estimatif pour la réalisation de l’étude des dangers ........................................ 84
IV- ÉCHÉANCIER DE L’ÉTUDE DES DANGERS ET COMPOSITION DE L’ÉQUIPE
D’EXPERTS ________________________________________________________________ 84
IV.1 Échéancier ............................................................................................................. 84
IV.2 Composition de l’équipe du consultant .................................................................. 84
V- CONTENU INDICATIF DU RAPPORT ET COÛT DE L’ÉTUDE ________________ 85
VI- ANNEXES ______________________________________________________________ 86
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INTRODUCTION
Afin d’être en conformité avec la réglementation des établissements classés dangereux, insalubres
ou incommodes et en droit ligne avec le décret n° 99/818/PM du 09 novembre 1999 portant sur les
établissements classés, qui stipule que tout établissement de première classe doit faire l’objet d’une
autorisation d’implémentation et d’exploitation. La Société de Développement du Coton du Cameroun
(SODECOTON) a lancé un projet visant à réaliser les études de dangers pour ses nouveaux sites (Parc
Auto, Atelier Pitoa, Maintenance Garoua 2, Gouna, Tchabbal et Godola) et à actualiser les études pour
ses anciens sites (Huileries Maroua et Garoua ; Égrenages Garoua, Maroua, Guider, Kaélé, Tchatibali,
Ngong, Mayo-Galké, Homé et Touboro). Les sites actualisés seront soumis à l’autorisation
d’implanter et d’exploiter.
Les présents Termes de Références sont élaborés en vue d’amorcer le processus de réalisation de
l’étude des dangers et du plan d’urgence préalable à l’obtention de l’autorisation d’implantation et
d’exploitation.
La SODECOTON, promoteur de cette étude, est une société anonyme d’économie mixte à
participation publique majoritaire avec conseil d’administration. Créée en 1974, au capital de 1 510
000 000 Francs CFA, son siège social est basé à Garoua. Elle a pour vocation principale le
développement de la production cotonnière (coton graine) et de toute culture entrant en assolement
avec le coton, la transformation du coton graine en produits semi‐finis (fibre de coton, graines,
semences) et finis (huile de table et tourteaux de coton) et leur
valorisation commerciale.
L’étude de dangers sera confiée, après appel d’offre, à un cabinet agréé par le Ministère des
Mines de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) et ayant une expérience
reconnue dans ce domaine.
CONTEXTE
Localisation géographique et administrative des sites SODECOTON
Figure 1 : Plan de localisation des sites concernés par le projet
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Contexte juridique, Institutionnel et Environnemental
Contexte juridique
Sur le plan juridique, les présents termes de référence ont été préparés conformément aux lois,
décrets et arrêtés suivants :
o Loi N°98/015 du 14 juillet 1998, relative aux établissements classés dangereux, insalubres ou
incommodes ;
o Loi N°96/12 du 12 août 1996, portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement ;
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o Loi N°86/016 du 06 décembre 1986, portant réorganisation générale de la protection civile.
Selon l’article 1 de cette loi, « la protection civile consiste à assurer en permanence la
protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les risques d’accidents
graves, de calamités ou de catastrophes, ainsi que contre les effets de ces sinistres. La
protection civile comporte les mesures de prévention, de protection et d’organisation des
secours en cas de sinistre » ;
o Loi N°64-LF-23 du 13 Novembre 1964, portant protection de la santé publique ;
o Loi N°892/007 du 14 août 1992, portant code du travail ;
o Loi N°77-11 du 13 juillet 1977, portant réparation et prévention des accidents de travail et des
maladies professionnelles ;
o Décret N°2011/2582/PM du 23 août 2011, fixant les modalités de protection de l’atmosphère
;
o Décret N°2001/165/PM du 08 Mai 2001, précisant les modalités de protection des eaux de
surface et des eaux contre la pollution ;
o Décret N°2001/167/PM du 08 Mai 2001, précisant les modalités et conditions de prélèvement
des eaux de surface et des eaux souterraines à des fins industrielles ou commerciales ;
o Décret N°2011/2583/PM du 23 août 2011, portant réglementation des nuisances sonores et
olfactives ;
o Arrêté N°013/MINMEE/DGM/SG du 19 Avril 1977, portant nomenclature des
établissements classés au Cameroun ;
o Arrêté N°039/MTPS/IMT du 26 Novembre 1984, fixant les mesures générales d’hygiènes et
de sécurité sur les lieux de travail ;
o Arrêté N°079/CAB/MINMIDT du 19 juillet 2007, fixant les modalités de réalisation des
études des dangers. Ce décret exige notamment le dépôt des termes de référence pour la
réalisation d’une étude des dangers auprès de l’administration compétente et du ministère en
charge des établissements classés. S’agissant d’un projet agro-industriel, la compétence revient
au MINMIDT.
Contexte institutionnel
Sur le plan institutionnel, le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement
Technologique (MINMIDT) est l’administration responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre
de la politique minière et industrielle du Gouvernement et des stratégies de développement
technologique dans les différents secteurs de l’économie nationale. Dans le cadre de la présente étude,
le MINMIDT est chargé de :
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la surveillance administrative et du contrôle technique des établissements classés
dangereux, insalubres ou incommodes, sous l’angle de la santé, de l’hygiène, de la
salubrité et de la sécurité, en liaison avec les administrations concernées ;
des études relatives aux risques inhérents aux établissements classés dangereux,
insalubres ou incommodes ;
des plans d’urgence relatifs aux risques industriels, en liaison avec les administrations
concernées.
D’autres administrations sont également concernées par la réalisation de la présente étude. Il
s’agit notamment :
o Du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement
Durable (MINEPDED)
o Du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MINADT) à
travers la Direction de la protection Civile ;
o Du Ministère de la Défense (MINDEF) ;
o De la Délégation Générale à la Sureté Nationale (DGSN) ;
o Du Ministère de la Santé (MINSANTE) ;
o Du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale (MINTSS) ;
o Du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) ;
o etc.
Le consultant identifiera et effectuera une brève présentation des domaines d’intervention et
des compétences de chaque administration ou structure concernée.
Contexte socio-économique
La SODECOTON assure le développement de la culture cotonnière et la modernisation des
pratiques agricoles en faveur des cultures qui y sont associées (sorgho, maïs, arachide, et niébé). Ce
développement se fait à travers le financement de la recherche agricole, la modernisation des pratiques
culturales, la formation technique des producteurs, la fourniture à crédit des intrants et des
équipements agricoles nécessaires, enfin l’appui à l’organisation professionnelle des agriculteurs et à
leur structuration au niveau des arrondissements, des départements et des régions.
Ces cultures sont actuellement réalisées exclusivement en agriculture familiale par plus de
200 000 exploitants agricoles faisant vivre directement près de 1,5 millions d’habitants, dans les
régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua.
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En outre, la SODECOTON emploie plus de 2000 salariés permanents et environ 3000 salariés
saisonniers, tant pour les fonctions d’encadrement agricole, d’organisation de la production et de la
collecte du coton graine, que pour le fonctionnement de ses 9 usines d’égrenage et de ses 2 huileries.
Outre la création de richesses, la SODECOTON permet la redistribution de revenus monétaires
conséquents au bénéfice des populations rurales du septentrion.
OBJECTIF ET PORTÉE DE L’ÉTUDE DE DANGERS
Objectif de l’étude
L’objectif global de cette étude est d’identifier selon les différentes origines internes ou
externes, les dangers et risques potentiels liés à l’exploitation des sites, d’évaluer les impacts afin
d’envisager les moyens à mettre en œuvre pour la prévention et juguler la probabilité d’occurrence et
la gravité des accidents susceptibles de survenir.
De manière spécifique cette étude vise à :
- Identifier, quantifier et hiérarchiser les dangers susceptibles de causer des dommages
sur l’environnement, les personnes, les biens et matériels ;
- Analyser les risques générés par les activités, les installations et les équipements ;
- évaluer l’efficacité des mesures de prévention des risques ou d’atténuation
existante ;
- Proposer des mesures pour prévenir ou éliminer les dangers ;
- Élaborer un plan d’urgence applicable en cas de danger majeur.
Description du processus de production dans les usines d’égrenages et d’huilerie
Processus de l’usine d’égrenage
L’égrenage consiste essentiellement à séparer la fibre de la graine du coton-graine et à les
conditionner en balles de fibre, en sacs ou modules de graine dans des conditions de nettoyage
et d’hygrométrie bien précises.
Pour assurer cet égrenage, cinq fonctions industrielles essentielles sont mises en œuvre à
savoir l’énergétique (fourniture et régulation de l’énergie électrique nécessaire aux divers
traitements), l’électrique et l’automatisme (transformation de l’énergie électrique en énergie
mécanique avec régulation et automatisation des divers mouvements générés), la mécanique,
l’aéraulique (transport du coton-graine et ses produits dérivés d’une séquence à une autre),
l’hydraulique (Pressage des balles).
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Le processus de production de l’usine d’égrenage de la SODECOTON est successivement
constitué de quatre (04) phases :
Phase 1 : Nettoyage du coton graine
Le coton graine est chargé dans les containers (caisses) amovibles transportés par des camions
« poly benne » SODECOTON pour son acheminement à l’usine. A l’arrivée, le camion fait son
plein de réservoir et passe à la pesée au pont bascule. Après la pesée, le container plein est
stocké dans l'attente de l'égrenage du produit qu'il contient.
Le coton graine est déversé sur le tapis à module à vitesse variable pour alimenter l’usine. A la
sortie du tapis à module, le coton graine passe dans un dessableur à la sortie duquel, il est aspiré
sur deux lignes parallèles indépendantes l’une de l’autre et passe sur un ROCK CATCHER
(épierreur) qui intercepte les corps lourds. Le coton arrive sur des nettoyeurs inclinés aspirants
ou TRASH MASTER au sortir desquels il est reparti sur les trémies des feeders où on lui
injecte de la vapeur d’eau pour rendre sa fibre moins cassante. Au sortir des feeders, le coton
graine rentre dans les égreneuses pour subir les opérations d'égrenage proprement dites.
Phase 2 : Egrenage du coton
De chaque égreneuse sort de la fibre brute, des graines et des déchets.
Phase 3 : Nettoyage de la fibre
La fibre est ensuite envoyée dans un nettoyeur statique SUPERJET. Une fois nettoyée, elle
continue son chemin sur les nettoyeurs fibres ou LINT CLEANER, puis la fibre est récupérée
dans un gros tuyau ou LINT FLUE.
Phase 4 : Conditionnement et mise en balle
La fibre arrive au niveau du condenseur humidificateur (MCC). Elle est humidifiée à la vapeur
d’eau. Elle est pressée et mise en balle. De chaque balle, un échantillon est prélevé et analysé
pour être gradé aux standards internationaux.
Processus de l’usine d’huilerie
L’extraction et le raffinage de l’huile de coton comprend Cinq (05) phases décrites
sommairement ci-dessous :
Phase 1 : Réception graine
- Réception graine
Les camions chargés de graines en provenance des usines d’égrenages sont pesés sur le pont
bascule puis déchargés dans la vis d’alimentation des silos et la trémie journalière. Les graines
provenant de l’usine d’égrenage de Garoua III parviennent par un transporteur à chaine.
Phase 2 : Nettoyage - Décorticage
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- Nettoyage
Opération préalable à tout autres afin d’éliminer les impuretés et les corps étrangers entrainés
par les graines.
- Délintage
Ici, on sépare mécaniquement les graines d’une partie de linter (provisoirement arrêté à cause
des difficultés d’écoulement du linter)
- Décorticage/séparation
La graine nettoyée est brisée pour libérer les amandes, qui sont ensuite séparées des coques.
Pour faciliter l’arrosage et la percolation du solvant à l’atelier d’extraction, on laisse en
moyenne 12% de coques dans les amandes.
Phase 3 : Préparation de l’amande
- Battage des coques
On récupère ici les amandes qui auraient pu être entrainées par les coques.
- Aplatissage
Les amandes sont aplaties pour faciliter la cuisson.
- Conditionnement thermique des amandes aplaties
Par une alternance chauffage humide et cuisson sèche, les cellules oléifères se dilatent et les
membranes se fragilisent ; cette opération améliore l’extraction de l’huile.
- Formation des collets
Ici, les amandes cuites passent dans l’expandeur qui forme les collets. Les collets ainsi formes
vont être refroidis et envoyés à l’atelier d’extraction par solvant.
- Pression
Une autre possibilité consiste à presser les amandes cuites. Par compression de volume dans la
presse, les cellules oléifères éclatent et laissent échapper de l’huile brute. A la sortie de la
presse on recueille deux produits :
▪ De l’huile brute ;
▪ Des tourteaux gras (ce qui reste des amandes après l’extraction par pression
mécanique de l’huile brute).
Phase 4 : Extraction par solvant – Neutralisation
- L’Extraction par solvant
L’huile contenue dans les collets ou dans le tourteau gras issu de la pression sera extraite par
l’action d’un solvant : l’hexane. Le principe d’extraction est simple. Les tourteaux sont mis en
contact avec l’hexane. Dans l’extracteur, les tourteaux et l’hexane circulent en sens inverse, le
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système fonctionnant en continu, on élimine le solvant qui subsiste dans les tourteaux en les
chauffant dans un désolvantiseur. Le tourteau en sort sous forme de farine pulvérulente,
déshuilée et désolvantisée. Cette farine est utilisée pour la fabrication de l’aliment bétail.
-La Neutralisation en phase miscella
Le miscella contenant l’huile d’extraction et le solvant, est mélangé à l’huile brute obtenue par
pression dans le cas où on a utilisé les presses pour le conditionnement de la farine. Pour le
miscella obtenu à partir des collets, il n’y a pas d’apport d’huile brute.
Le miscella contient des acides gras libres dont la présence donne un gout acide à l’huile et nuit
à sa conservation. La neutralisation alcaline à la solution de soude permet non seulement de
précipiter les acides gras libres par saponification mais aussi les mucilages, les substances
colorantes et les traces des métaux. Les pates de neutralisation sont ensuite éliminées par
centrifugation.
Le miscella neutre obtenu après la neutralisation est distille pour éliminer le solvant. L’hexane
dont la température d’évaporation est comprise entre 65 et 70 degrés C est récupérée par
condensation puis recyclée vers le circuit d’extraction.
Phase 5 : Raffinage
Cette opération comprend deux phases : la décoloration et la désodorisation.
La décoloration : Son but est d’éliminer la couleur foncée de l’huile de coton : cette opération
se fait par l’action des terres décolorantes. L’huile est laissée en contact avec la terre à 90
degrés C environ sous un vide partiel, la terre décolorante fixe alors par absorption les pigments
responsables de la couleur. La terre est ensuite séparée de l’huile par filtration.
La désodorisation : L’huile de coton présente une odeur caractéristique qu’il faut éliminer. Le
procédé consiste à la distiller sous vide a une température voisinant 220 degrés C. Dans ces
conditions les produits odorants et sapides (les aldéhydes, cétones, etc.…) deviennent volatiles.
Ils sont alors éliminés par injection de vapeur sèche.
Energie
Il est à noter que la combustion des coques fournis à l’huilerie l’énergie nécessaire à son
fonctionnement (la production de la chaleur pour la distillation, la production de vapeur pour le
process, la production du courant électrique à l’aide d’une turbine).
Identification et évaluation des risques
Sur la base des données disponibles qui seront complétées par des observations quantitatives et
qualitatives, l’étude des dangers décrira les composantes pertinentes du risque, par rapport aux enjeux
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et impacts d’exploitation des sites. Cette description fera ressortir l’état initial de chaque site, le
consultant proposera une méthodologie d’identification et d’évaluation des dangers dont l’objectivité
sera fondée sur des analyses de terrain et la recherche bibliographique et documentaire. À cet effet, le
consultant présentera :
Les dangers géophysiques (vent, foudre, soleil, etc.) ;
Les dangers liés aux produits (graines, fibres, etc.) ;
Les dangers liés aux installations et équipements (équipements électriques et mécaniques) ;
Les dangers liés aux opérations (manutention, soudure, dépotage, etc.) ;
Les dangers liés aux matières dangereuses (gazole, kérosène, soude)
En outre, compte tenu des risques graves d’incendie et d’explosion présentés par le site, le
consultant vérifiera la couverture en besoins (matériels, humains et organisationnels) et envisagera des
mesures palliatives aux manquements.
Mesures préventives
L’étude recherchera, proposera et justifiera les mesures permettant de prévenir les dangers ou de
limiter les éventuelles conséquences. Pour chaque mesure préventive envisagée, le consultant fera une
estimation du coût raisonnable de leur mise en œuvre.
Élaboration du plan d’urgence
L’étude des dangers sera accompagnée d’un Plan d’Urgence pour chaque site comprenant les
actions à mettre en œuvre, les estimations budgétaires, le calendrier de mise en œuvre, les besoins en
terme de personnel, et tout autre soutien requis pour la mise en œuvre des mesures d’atténuation ou de
prévention.
Besoins institutionnels pour la mise en œuvre du PU
L’étude examinera les mandats des différentes administrations sectorielles et instructions au
niveau local et prescrira les étapes d’intervention requises pour renforcer l’efficacité de la mise en
œuvre du Plan d’urgence.
Programme de surveillance et mise en œuvre des mesures préventives
L’étude proposera un programme de mise en œuvre des mesures. À cet effet, elle procédera à la
classification des mesures d’élaboration par ordre de priorité sera accordée aux mesures se rapportant
aux dangers immédiats et à court terme.
Estimation des coûts
En vue de permettre la mise en œuvre du Plan d’urgence, l’étude proposera une estimation des
coûts des mesures d’atténuation et de prévention préconisée. L’étude précisera également les mesures
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d’accompagnement requises (formation, matériel et renforcement institutionnel) permettant la mise
œuvre du programme de suivi et de surveillance.
Coût estimatif pour la réalisation de l’étude des dangers
Le coût de l’étude sera arrêté à l’issue du dépouillement des offres financières.
ÉCHÉANCIER DE L’ÉTUDE DES DANGERS ET COMPOSITION DE L’ÉQUIPE
D’EXPERTS
Échéancier
Le délai d’exécution de l’étude des dangers est prévu pour une durée maximale de cent vingt (120)
jours ouvrables. Il appartiendra au consultant d’élaborer un chronogramme précis et cohérent pour le
déroulement de la mission. À la fin de son travail, le consultant remettra au promoteur un exemplaire
du rapport provisoire, assorti du plan d’urgence sur format papier et une version électronique pour
chaque site. Après les observations de ce dernier, le consultant les intègrera pour produire le rapport
final, assorti du plan d’urgence par site. Le rapport final de chaque site sera ensuite multiplié en cinq
(05) exemplaires, avec un CD‐Rom contenant la version électronique dudit rapport et son plan
d’urgence sous format PDF qui sera soumis au MINMIDT pour approbation. Le rapport d’étude des
dangers sera rédigé en langue française.
Composition de l’équipe du consultant
Conformément à la réglementation en vigueur, l’étude des dangers sera réalisée par un cabinet
agréé à la réalisation des études de dangers par le MINMIDT. Ce cabinet aura le libre choix pour la
composition de l’équipe chargée de réaliser cette étude mais pour s’assurer de la bonne exécution de
l’étude, cette équipe devra être pluridisciplinaire et inclure au minimum les profils suivants :
Un chef de mission, expert en analyse des risques industriels ayant une expérience
avérée dans la réalisation des études des dangers et dans l’élaboration des plans
d’urgence pour les établissements classés ; il devra avoir mené au moins cinq (05) études des
dangers pour des projets agro-industriels. Il doit justifier d’une expérience générale de dix (10)
ans.
Un ingénieur Qualité Hygiène Sécurité Environnement (QHSE) ayant participé à au moins
trois (03) études des dangers et ayant une expérience générale de cinq (05) ans.
Un ingénieur industriel ayant participé à au moins trois (03) études des dangers et ayant une
expérience générale de cinq (05) ans.
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CONTENU INDICATIF DU RAPPORT ET COÛT DE L’ÉTUDE
Le rapport de l’étude de dangers devra faire ressortir les risques majeurs et mineurs du projet avec
les mesures de les maitrisées. Il sera assorti d’un Plan d’Urgence rédigé et approuvé conformément à
la réglementation en vigueur.
Le rapport de l’étude de dangers devra comporter les chapitres suivants :
1. Le Résumé en langage simple, en français et en anglais ;
2. La description et l’analyse du site et de son environnement ;
3. La description détaillée de l’installation ;
4. L’identification des risques d’accidents et leur classification selon leur nature ou leur cause
immédiate et l’évaluation des situations accidentelles ou de leurs combinaisons les plus
redoutées ;
5. L’évaluation des conséquences possibles dans l’environnement notamment les effets à
redouter de chacun des accidents, en tenant compte de l’environnement tel qu’il a été décrit, et
la classification par ordre d’importance des différents scénarii d’accidents ;
6. La justification des mesures retenues pour prévenir les dangers ;
7. La description des méthodes et moyens d’intervention en cas d’accidents notamment les
mesures particulières, les moyens, le traitement de l’alerte, l’information des riverains ;
8. Les références bibliographiques ;
9. Les termes de références de l’étude ;
10. La composition de l’équipe qui a réalisée l’étude.
Le coût de l’étude sera détaillé en intégrant :
Les déplacements et les hébergements dans la zone cotonnière incluant Ngaoundéré sont prises
en charge par la SODECOTON ;
Les coûts d’organisation des réunions ou des rencontres nécessaires à la réalisation de l’étude
sont prises en charge par le consultant ;
Le coût de production de tous les rapports est pris en charge par le consultant ;
Les frais administratifs relatifs à la validation des études de danger et plans d’urgence d’une
part et à la validation des autorisations d’exploiter des sites industriels sont à la charge du
prestataire.
Pour la rédaction et la remise du rapport final, le consultant procédera de la manière suivante :
Rédaction d’un projet de rapport ;
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Présentation du projet de rapport à la Direction Générale de la SODECOTON pour analyse,
discussions et amendements éventuels ;
Rédaction du rapport définitif ;
Reproduction du rapport ;
Dépôt du rapport auprès de l’Administration compétente et suivi du dossier jusqu’à obtention
du certificat d’approbation de l’étude de dangers et des plans d’urgence.
VII- Modalités de paiement
Lot1 : Réalisation des études de danger des nouveaux sites industriels
A la réception de la décharge de dépôt des TDR 30%
A la réception de la décharge du dépôt de rapports Etude de dangers et plans d’urgence 40%
A la réception de lettre de validation des rapports Etude de dangers et plans d’urgence 30%
Lot2 : Actualisation études de dangers et Autorisation d’implanter et d’exploiter
A la réception de la décharge de dépôt des TDR 30%
A la réception de la décharge du dépôt de rapports Etude de dangers, plans d’urgence et la
réception de lettre de validation des rapports Etude de dangers et plans d’urgence 50%
A la validation des des autorisations d’implanter et d’exploiter des sites industriels 20%.
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ANNEXES
Annexe 1 : Schéma du processus d’égrenage du coton graine
Annexe 2 : Schéma du processus d’extraction et du raffinage d’huile de coton à l’huilerie de Garoua
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Annexe 3 : Schéma du processus d’extraction et du raffinage d’huile de coton à l’huilerie de Maroua
POUR L’AD-QHSE AVIS DU DAG
ACCORD DU DG