Cours en Ligne DAT
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AFFAIRES
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PARTIE 1 : DROIT COMMERCIAL GENERAL
INTRODUCTION GENERALE
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D- Le tribunal de commerce et la cour d'arbitrage
Pour régler les différends commerciaux, l'Etat de Côte d'Ivoire et l’OHADA ont mis en place des
juridictions. Il s'agit du tribunal de commerce et de la CCJA.
1. Le tribunal de commerce
Le tribunal de commerce d'Abidjan est une juridiction autonome de premier degré. Il est chargé de
connaître en premier lieu des problèmes ou litiges entre commerçants ou entre un commerçant et un civil.
Il existe trois tribunaux de commerce en Côte D’Ivoire installés dans les villes d’Abidjan, de Bouaké et
Daloa
2. La CCJA
En vue de résoudre les différends qui lui seront exposés, l’OHADA a mis en place la Cour Commune de
Justice et d'Arbitrage (CCJA). Elle a pour mission :
De connaître des pourvois contre les décisions des juridictions nationales rendues en dernier
ressort et en cas de cassation jugé au fond,
De donner des avis sur l'application et l'interprétation du traité,
D'intervenir en matière d'arbitrage,
La CCJA se compose de 13 juges et son siège est à Abidjan-Plateau.
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ETATS MEMBRES DE L’OHADA
Depuis janvier 1998, plusieurs Actes Uniformes sont en vigueur. Nous citons par exemple :
o Acte Uniforme sur le Droit Commercial Général
o Acte Uniforme portant Droit des Sociétés Commerciales et du GIE
o Acte Uniforme sur les Sûretés
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o Acte Uniforme relatif aux Procédures simplifiées de Recouvrement et des Voies d’Exécution
o Acte Uniforme sur les Procédures Collectives d’Apurement du Passif
o Acte Uniforme portant Organisation et Harmonisation de la Comptabilité des Entreprises
o Acte Uniforme sur l’Arbitrage
o Acte Uniforme portant Contrats de Transport de Marchandises par Route.
Toutefois certaines réglementations nationales restent en vigueur et complètent les actes uniformes. Par
exemple en Côte d’Ivoire, les lois sur les prix et la concurrence, la loi relative aux Instruments de
paiement et de crédit (lettre de change, billet à ordre, chèque et cartes de paiement) sont toujours
applicables.
Dans le cadre du présent programme de 2ème année BTS, nous étudierons les matières suivantes : le Droit
Commercial Général et le Droit des sociétés commerciales.
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On distingue les actes de commerce suivants : les actes de commerce par nature, les actes de commerce
par la forme, les actes de commerce par accessoire et les actes mixtes.
AU PROFIT
DE
BENEFICIAIRE
(PERSONNE TIERCE
6 OU TIREUR LUI
MËME)
Le billet à ordre: c’est un engagement écrit par lequel une personne (le souscripteur) s'engage à
payer une somme d'argent déterminée pour une seconde personne (le bénéficiaire) à une date
déterminée (l'échéance).
ENGAGEMENT DE PAYER
SOUSCRIPTEUR BENEFICIAIRE
A ECHEANCE
(DEBITEUR) (CREANCIER OU
PERSONNE TIERCE)
Le warrant : c’est un titre de propriété délivré par des magasins généraux. En d’autres termes,
des entrepôts privés chargés du stockage ou du gardiennage d'objets et que l'on trouve
généralement dans les ports, gares, aéroport, marchés. Ce titre constate le dépôt par le bénéficiaire
de ses biens qui peuvent être des marchandises.
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o Acte de commerce par la forme
o Acte commercial par nature
o Acte mixte
o Acte civil
o Autres.
3. Issa contracte une dette auprès de son fournisseur. Il établit un écrit dans lequel il promet
rembourser et fixe la date de remboursement.
o Le chèque
o La lettre de change
o Acte de commerce par accessoire
o Le billet à ordre
o Autres.
4. Marcelle se rend au supermarché CDCI pour l'achat de fournitures pour son fils.
o Acte de commerce par la forme
o Acte composé
o Acte mixte
o Acte de commerce par nature
o Autres.
5. Toclo, grand commerçant à Adjamé, achète un ordinateur de bureau pour sa maison.
o Acte de commerce par accessoire
o Acte de commerce par ricochet
o Acte civil
o Acte de commerce par la forme
o Autres.
6. Le port autonome d'Abidjan, remet un titre à Alasco en garantie des biens qu'il a fait
stocker sur le site du port.
o Le warrant
o La lettre de change
o Le billet à ordre
o Le chèque
o Autres.
7. Bokolobango achète un véhicule pour le transport de ses marchandises.
o Acte civil
o Acte de commerce par nature
o Acte de commerce par accessoire
o Acte de commerce par la forme
o Autres.
8. Awa, somme sa cliente Affoué à travers un écrit de lui payer sa dette au plus tard le 23
décembre 2019.
o La lettre de crédit
o La lettre de dépôt
o La lettre de change
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o La lettre à ordre
o Autres.
9. Mario, fournit ses services de soudeur moyennant rémunération.
o Acte de commerce par le fond
o Acte de commerce par nature
o Acte de commerce par accessoire
o Acte mixte
o Autres.
10. Pupille, commerçante se rend au marché afin de ravitailler son stock de marchandises.
o Acte de commerce par la forme
o Acte de commerce par nature
o Acte civil
o Acte de commerce par accessoire
o Autres.
CHAPITRE 2 : LE COMMERÇANT
Toutes les personnes n’ont pas le droit de faire le commerce dans les Etats membres de l’OHADA. Car la
liberté de commerce et d'industrie ne doit pas faire perdre de vue que l'exercice de la profession
commerciale comporte des risques ou dangers, aussi bien pour le propriétaire du commerce que pour ses
partenaires. C'est pourquoi l’OHADA a fixé des conditions strictes d'exercice de la profession
commerciale, et des obligations spécifiques à la charge des commerçants.
I- Définition
Un commerçant est une personne physique qui accomplit des actes de commerce par nature à titre de
profession et de manière indépendante.
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Pour exercer en toute légalité le commerce dans un Etat membre de l’OHADA, la personne du
commerçant doit remplir les conditions suivantes :
Etre majeur c’est-à-dire âgé de 18 ans ou être un mineur émancipé à 16 ans ;
Jouir de toutes ses facultés mentales et de ses droits ;
Avoir une profession compatible avec l'exercice de l'activité commerciale ;
Ne pas avoir été déclaré interdit ou déchu d'exercer le commerce.
Ainsi, les personnes incapables, incompatibles, interdites ou déchues ne peuvent en aucun cas pratiquer le
commerce. Cependant, une précision est à faire pour les personnes mariées désireuses de devenir
commerçant.
1. Les incompatibilités
L’exercice de certaines professions a été déclaré incompatible avec l'exercice du commerce parce qu’elles
risquent d’enfreindre aux lois du commerce. Ainsi aux termes de l'Acte Uniforme, ne peuvent être
commerçants :
Les fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des entreprises à participation
publique ;
Les officiers ministériels et auxiliaires de justice : avocat, commissaire de justice, agent de
change, notaire, greffier, administrateurs et liquidateur judiciaire;
Les experts comptables agréé et comptables agréés, les commissaires aux comptes et aux apports,
les conseils juridique, les courtiers maritime ;
Les actes accomplis par une personne en situation d'incompatibilité restent cependant valables à l'égard
des tiers de bonne foi. Cette personne acquiert la qualité de commerçant de fait et doit en assurer toutes
les conséquences.
3. Les incapacités
Seules les personnes capables d'accomplir des actes de commerce peuvent se prévaloir de la qualité de
commerçant. Sont donc exclus les personnes dites incapables. Il existe deux sortes de personnes
incapables : les incapables mineurs et les incapables majeurs.
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o Accomplit les actes de commerce en son nom et pour son propre compte
o Accomplit les aces de commerce en son nom et pour le compte d’autrui
o En fait sa profession habituelle.
2. Qui sont les incapables juridiques :
o Les personnes âgées de moins de 18 ans
o Les personnes âgées de plus de 17 ans
o Les personnes dont les facultés intellectuelles sont gravement altérées
o Les personnes dont les facultés physiques sont gravement altérées.
3. La loi interdit aux incapables juridiques d’exercer le commerce parce que celui-ci est :
o Dangereux pour leur santé
o Dangereux pour leur patrimoine
o Dangereux pour leur famille
o Dangereux pour leur réussite économique.
4. Quelles sont les interdictions d’accès en tant que commerçant :
o Peine d’emprisonnement pour adultère
o Excès de vitesse
o Délit de fraude
o Délit de falsification
5. Quelles sont les incompatibilités d’exercices d’accès à la profession de commerçant
o Boulanger
o Avocat
o Notaire
o Fonctionnaire
o Courtier.
6. A quelle condition des époux peuvent diversement bénéficier de la qualité de commerçant ? :
o A condition d’avoir une activité conjointe
o A condition d’avoir une activité séparée
o A condition d’exercer le commerce dans le même local
7. La femme mariée doit avoir l’autorisation de son mari avant d’exercer le commerce :
o Vrai
o Faux.
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o Faux.
4. Le particulier qui vend des fruits de son verger tous les samedis sur un marché public.
o Vrai
o Faux.
5. Le taximan au service d’une société de taxi.
o Vrai
o Faux.
6. Le jardinier qui travaille seul, entretient les jardins et fourni les plants.
o Vrai
o Faux.
7. L’entreprise qui loue du matériel de chantier aux particuliers et aux entreprises.
o Vrai
o Faux.
8. Monsieur le maitre est sculpteur, il achète des blocs de pierre dont il fait des statues qu’il
vend.
o Vrai
o Faux.
9. La femme mariée qui exploite le restaurant de son défunt mari.
o Vrai
o Faux
10. Monsieur Kouadio, actionnaire dans une société de capitaux met sur le marché boursier ses
parts pour cession.
o Vrai
o Faux.
11. Un éditeur de livre.
o Vrai
o Faux.
12. Un éleveur de moutons, qui vend des bêtes qu’il nourrit à l'herbe.
o Vrai
o Faux.
13. Brice, propriétaire de plusieurs maisons qu'il met en location.
o Vrai
o Faux.
14. Saké, fonctionnaire, qui vend à ses heures perdues des draps.
o Vrai
o Faux.
15. M. KOKO fait de l’élevage de dindes depuis le mois d’avril 2015. Il nourrit ses dindes avec
des aliments achetés dans le commerce et destinés à engraisser les poulets.
o Vrai
o Faux.
16. Le pharmacien titulaire d’une officine
o Vrai
12
o Faux.
Les obligations qui concernent l'activité privée des commerçants sont principalement les suivantes :
l'Immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (IRCCM), la tenue des livres de
commerce et la loyale concurrence.
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Le livre d’inventaire, qui recense chaque année l’actif et le passif en vue de l’établissement d’un
tableau descriptif et estimatif,
Le grand livre, il tient un compte par client et par fournisseur.
Mais à côté de ces livres obligatoires, le commerçant peut tenir de façon facultative un livre de caisse, des
effets, brouillard etc... De façon générale, tous les livres qui paraissent être utiles au commerçant peuvent
être utilisés.
NB : ces livres doivent être tenues en dans le respect des règles comptables sans altération (rature), ni
blanc (Blanco) sous peine de sanctions allant d’un emprisonnement de 1 à 6 mois, à une amende de 50
000f à 1 000 000f CFA et même à l'interdiction de l'activité commerciale en cas de faux en écriture.
B- La concurrence déloyale
1. Définition
La concurrence déloyale est un détournement fautif de la clientèle d’un commerçant par des procédés
illégaux ou malhonnêtes et lui causant un préjudice. Les manifestations de la concurrence déloyale sont
nombreuses et peuvent provenir de diverses manières.
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De dénigrement, c’est le cas notamment lorsqu'un commerçant attaque un autre dans son
honorabilité, sa compétence. Le dénigrement peut aussi porter sur les produits fabriqués ou
vendus,
De désorganisation interne, c’est le cas lorsqu’il y'a incitation à la grève du personnel,
des menaces adressées aux clients du concurrent.
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o Le grand livre
5. Ayant commis une erreur dans son livre de caisse, Maria utilise du blanc pour la
rectification. En a-t-elle le droit ?
o Oui
o Non.
6. Quelle est la loi du commerce ?
o La concurrence déloyale
o L’économie du marché
o La loyale concurrence
o La royale concurrence.
7. Copier le nom commercial d’une personne est synonyme de concurrence déloyale :
o Vrai
o Faux.
8. Copier l’emblème de l’activité commerciale d’une personne n’est pas synonyme de
concurrence déloyale :
o Vrai
o Faux.
9. Pour se protéger contre la concurrence déloyale, les commerçants peuvent :
o Installer des fétiches à l’entrée de leurs magasins
o Passer une clause de non concurrence
o Passer un contrat d’exclusivité
o Embaucher des vigiles.
CHAPITRE 1 : L’ARTISAN
I- Définition
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Un artisan est une personne qui a un travail essentiellement manuel. Il n’est pas commerçant mais peut
exploiter son activité sous forme commerciale. L’artisan se distingue du commerçant par plusieurs
élément notamment la nature de l’activité, la participation à l’activité, et le droit applicable.
B- La participation à l’activité
L’artisan accomplit ses tâches professionnelles manuellement. A ce titre, celui-ci doit disposer d’un
savoir-faire personnel ou d’une qualification professionnelle dans le métier qu’il a choisi d’exercer.
Toutefois, il peut se faire aider par un personnel dont le nombre ne pas dépasser celui de 10 travailleurs et
peut utiliser des machines sans faire de production en série c'est-à-dire en grande quantité.
C- Le droit applicable
L’artisan est soumis aux règles de Droit civil dans l’exercice de son métier. Mais il bénéficie des règles
commerciales sur le bail à usage professionnel. Pour être reconnu et protégé dans l’exercice de son
métier, l’artisan est d’abord identifié par la Chambre Nationale des Métiers de Côte d’Ivoire (CNMCI).
Dans les 3 mois qui suivent cette identification, l’artisan a l’obligation de se faire immatriculer au
Répertoire des Métiers auprès de la CNMCI.
CHAPITRE 2 : L’ENTREPRENANT
Le statut de l’entreprenant constitue une des innovations apportées par l’OHADA. Il a été mis en place
afin de rendre formel les entreprises du secteur informel et à promouvoir l’entrepreneuriat.
I- Définition
L’entreprenant est une personne physique qui sur simple déclaration d’activité au Tribunal, exerce une
activité professionnelle de nature civile, commerciale, artisanale ou agricole, à l’exclusion des activités
industrielles.
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Pour avoir la qualité d’entreprenant, il faut d’abord déclarer au Registre du Commerce l’activité que l’on
projette exploiter. Contrairement au commerçant, il s’agit ici d’une simple déclaration sans
immatriculation. Et selon l’Acte Uniforme l’entreprenant ne peut commencer son activité qu’après
réception de son numéro de déclaration de d’activité auprès du Tribunal du lieu d’exercice de l’activité
choisie.
C- Condition liée à la nature de l’activité
L’OHADA prévoit un vaste domaine d’activités à entreprendre : il peut s’agir d’une activité
professionnelle de nature civile, commerciale, artisanale ou agricole. Toutefois, l’exploitation de toute
activité industrielle n’est pas autorisée aux entreprenants.
B- Obligations fiscales
La fiscalité fait partie des matières qui échappent à l’architecture juridique de l’OHADA. Elle est
exclusivement réservée à la législation interne des Etats. Il est donc du devoir de chaque Etat partie de
mettre en place un dispositif fiscal attrayant pour promouvoir le développement du statut de
l’entreprenant.
QCM : cochez la ou les bonnes réponses
1- Quelles sont les caractéristiques d'un artisan ?
o C'est un travailleur manuel.
o N'a pas plus de 15 salariés
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o Il est indépendant.
o L'activité est reconnue par décret.
2- Les artisans :
o Relèvent des juridictions civiles
o Relèvent du Code de commerce
o Relèvent du Code de l'artisanat
o Relèvent des juridictions de droit commun
3- Les artisans doivent s'immatriculer au registre des métiers :
o Dans un délai de 3 mois après le commencement de l'activité
o Dans un délai de 1 mois avant le commencement de l'activité
o Dans un délai de 15 jours avant le commencement de l’activité
o Ils n'ont pas besoin de s'immatriculer.
4- Le cumul d'une activité commerciale et artisanale :
o Est possible
o N'est pas possible
5- Le statut de l’entreprenant est dévolu aux :
o Personnes morales
o Personnes physiques
o Exploitants industriels
o Producteurs d’anacarde.
6- Un entreprenant exerçant dans le négoce réalise au cours de l’année dernière un chiffre
d’affaires de 35 millions. Conserve-t-il sa qualité d’entreprenant ?
o Vrai
o Faux
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Pour exercer son activité commerciale, tout commerçant a besoin de disposer d’un certain nombre de
biens, matériels ou immatériels, qui lui permettront d’atteindre ses objectifs. C’est schématiquement cet
ensemble que l’on appelle le fonds de commerce
I- Définition
Aux termes l’Acte Uniforme sur le Droit Commercial Général « le fonds de commerce est constitué par
un ensemble de moyens qui permettent au commerçant d'attirer et de conserver une clientèle ».
1- La clientèle et l'achalandage
La clientèle représente l’élément indivisible et principal du fonds de commerce. Elle désigne les
personnes qui sont liées au commerçant par un contrat (clientèle captive) mais aussi la clientèle attirée
c’est-à-dire celle qui s’adresse au commerçant habituellement.
En ce qui concerne l'achalandage, il désigne les clients qui s'approvisionnent de façon occasionnelle chez
un commerçant en ceci que le fonds est situé dans un endroit favorable. C’est la clientèle occasionnelle ou
de passage dans un espace géographique précis.
2- Le nom commercial
Le nom commercial est l'appellation sous laquelle le commerçant exerce son activité et qui sert à rallier la
clientèle. EX : Institut de Formation Sainte Marie.
3- L’enseigne
L’enseigne est un signe, un emblème, un moyen d’individualisation du fonds ou un nom qui permet de
distinguer le fonds. EX: le logo d’IFSM
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confère le droit au renouvellement du bail systématique lorsque celui-ci est à expiration, faute de
quoi, le bailleur devra verser une indemnité d’éviction au commerçant
Des propriétés intellectuelles, Ce sont entre les marques de fabrique et de commerce, les brevets,
les modèles, les dessins et tout autre droit de propriété intellectuelle nécessaire à l’exploitation du
fonds.
Des autorisations administratives, telles que les licences d’exploitation des débits de boissons,
agences de voyages etc…
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o La durée d'un contrat de bail commercial est de 3 ans
6- Le brevet d'invention...
o Donne un droit exclusif de l'invention pendant 30 ans
o Donne un droit exclusif de l'invention pendant 20 ans
o Donne un droit exclusif de l'invention pendant 10 ans
o Donne une protection contre les contrefaçons
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CHAPITRE 2 : LES OPERATIONS SUR LE FONDS DE COMMERCE
Trois opérations juridiques peuvent être réalisées sur le fonds de commerce. Il s’agit de : la location-gérance ; le nantissement et la cession.
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Définition C’est la vente du fonds par son propriétaire à une autre personne qui acquiert ainsi la propriété du fonds cédé.
Les parties contractantes : elles doivent avoir la capacité de contracter et donner librement leur consentement. S’agissant de l’acquéreur,
il doit avoir la capacité de commercer. Car l’exploitation du fonds cédé fera de lui un commerçant. Mais si le vendeur est un héritier mineur
du propriétaire du fonds, la vente sera faite par son représentant légal avec l’autorisation du juge des tutelles.
L’objet de la vente : selon l’Acte Uniforme sur le Droit Commerce, la cession du fonds de commerce implique obligatoirement la cession
Conditions de fond du fonds commercial (la clientèle et le nom commercial ou l'enseigne). Les autres éléments facultatifs cédés doivent être expressément cités
Conditions dans le contrat de vente.
Le prix du fonds : il est librement fixé par les parties sous réserve de la surenchère qui peut être faite par les créanciers du vendeur s'ils
estiment que prix fixé est trop bas par rapport à leur créance.
Conditions de
Forme écrite
forme
Mise du fonds à la disposition de l’acquéreur,
Propriétaire
Garantie contre les vices.
Obligations
Le paiement du prix,
Locataire
Immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier.
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QCM : cochez la ou les bonnes réponses
1. Quelles sont les conditions du fonds de la location gérance qui diffère des conditions d'un
contrat "normal" ?
o Le fonds de commerce doit exister
o Obligation précontractuelle d'information
o Le locataire de ne doit pas être frappé d'incapacité professionnelle
o Le propriétaire doit avoir exploité le fonds pendant au moins 2 ans
2. Un contrat de location gérance doit...
o Être effectué par acte sous-seing privé
o Être effectué par acte authentique
o Les deux formes peuvent être utilisées
o Respecter la publicité du contrat
3. Que doit faire le locataire gérant ?
o Il doit payer un loyer
o Il doit exploiter le fonds suivant les usages commerciaux
o Il ne doit pas détourner la clientèle à son profit
o Il doit maintenir les contrats de travail
4. Le propriétaire du fonds est solidaire vis-à-vis des dettes contractées par le locataire.
o Il n’est nullement lié par aucune dette
o Il est solidaire pendant une période de 6 mois
o Jusqu’à la publication du contrat de location gérance
o Jusqu’à la rupture du contrat de location gérance.
5. Le contrat de location gérance...
o Ne connaît pas de limite à la durée du contrat
o Peut permettre un renouvellement du contrat
o Peut être mis fin par les deux parties
o Peut prévoir une clause résolutoire
6. Quelles sont les conditions pour la vente d'un fonds de commerce ?
o Doit respecter les conditions du fonds du code civil
o Le chiffre d'affaire réalisé le dernier mois doit apparaître
o Le contrat doit mentionne les informations quant à la date au bail, et à sa durée
7. L'opération par lequel un établissement de crédit achète un bien et le loue s'appelle...
o Le nantissement
o Le crédit-bail
o La sous-location
o Cette opération n'existe pas
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CHAPITRE 2 : LE BAIL A USAGE PROFESSIONNEL
Le bail professionnel est donc la location d’immeuble bâti ou terrain nu à des fins professionnelles. Il est
distinct des baux civil et militaire conclus pour des besoins domestiques ou familiaux. Les bénéficiaires
du bail commercial sont donc : les commerçants, les artisans, entreprenants, les industriels et autres
travailleurs indépendants (Avocat, commissaire de justice, Notaire, Fondateur d’école, Expert-Comptable
agréé, etc…)
2. Conditions de forme
La durée : elle est librement fixée par le propriétaire et le locataire. Le bail commercial peut donc être
fait pour une durée déterminée ou indéterminée.
La forme : les lois n’ayant pas imposé de formalité contractuelle particulière, le bail commercial peut
donc être conclu par écrit ou verbalement selon la volonté des parties concernées.
2. Conditions de forme
Le locataire dont le droit au renouvellement est acquis c’est-à-dire qui remplit toutes les conditions
de fond, doit adresser une demande de renouvellement du bail par écrit au bailleur trois mois au moins
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avant l’arrivée du terme. Si le locataire ne fait pas la demande dans le délai imparti, il perd son droit au
renouvellement de son contrat. Le bailleur doit donner sa réponse un mois avant l’expiration du terme du
bail. Si le bailleur ne donne pas sa réponse dans ce délai, il est censé avoir consenti au renouvellement.
Un contrat de bail ne peut être renouvelé que pour une durée minimale de trois ans. Le renouvellement
peut donc porter sur une durée supérieure à trois ans, mais pas inférieure à trois ans.
B. Le droit de reprise
L’obligation pour le bailleur de verser une indemnité au locataire comporte quelques exceptions. En
effet, le bailleur peut s'opposer au droit au renouvellement du bail à durée sans avoir à régler une
indemnité d'éviction, dans les cas suivants :
S'il justifie d'un motif grave et légitime à l'encontre du locataire,
La démolition ou la rénovation de l'immeuble,
S'il envisage habiter les locaux.
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LECON 2 : LES CONTRATS ET INSTRUMENTS DE PAIEMENT COMMERCIAUX
B. La capacité à contracter
Le vendeur et l’acheteur doivent avoir la capacité de faire le commerce c’est-à-dire qu’ils doivent être
majeurs capables ou mineur émancipés. Ne participent donc à une vente commerciale que les personnes
commerçantes ou ayant la capacité commerciale, par exemple une société commerciale, un boutiquier.
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Pour le vendeur (l’offrant) : c’est le bien, la marchandise ou le service à vendre. L’objet offert
doit être déterminé et dans le commerce. Exemple : pièces de véhicule, eau minérale,
médicaments pharmaceutiques, ordinateurs, postes téléviseurs, DVD. Les choses hors du
commerce sont donc interdites de vente commerciale : armes à feu, drogues, grenades
lacrymogènes, organes humains.
Pour l’acheteur (l’acceptant) : c’est le prix à payer, il doit être réel, fixe et porté à la
connaissance de l’acheteur lors de l’offre.
b. L’obligation de garanties
Le vendeur doit éviter que ses créanciers réclament le bien vendu à l’acheteur. Sinon l’acheteur évincé est
en droit de demander des dommages et intérêts s’il a subi des préjudices.
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Le prix est la valeur marchande du bien vendu ; l’acheteur doit payer le prix convenu des marchandises
au vendeur dans les lieu, date et condition prévus au contrat de vente.
2. L’obligation de prise de livraison
L’acquéreur doit aussi accomplir tout acte nécessaire pour retirer les marchandises ou biens à lui livrés
par le vendeur. Si l’acheteur n’exécute pas ces obligations contractuelles, le vendeur est fondé à lui
demander des dommages intérêts. Le montant des dommages intérêts doit être égal aux pertes subies et
gains manqués. Il est également en droit de solliciter la résolution (la rupture) du contrat de vente devant
les juges.
QCM : COCHEZ LA OU LES BONNES REPONSES
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CHAPITRE 2 : LES EFFETS DE COMMERCE
I- Définition
Un effet de commerce est un titre négociable, payable à vue ou à court terme, représentant une créance
de somme d’argent. Il constate l’obligation prise par le débiteur (tiré ou souscripteur) de payer à vue ou à
échéance fixée et au profit de cette personne ou d’une autre personne. Il joue le rôle soit d’un instrument
de paiement et de crédit, soit d’un moyen de paiement uniquement.
A. La lettre de change
1. Définition
La lettre de change ou traite est un écrit par lequel un créancier (le tireur) donne l’ordre à son débiteur (le
tiré) de payer une certaine somme d’argent soit à lui-même, soit au profit d’une autre personne (le
bénéficiaire ou porteur) à une date déterminée (l’échéance).
La lettre de change étant un acte de commerce, la capacité commerciale est obligatoire. C’est pourquoi le
mineur et le majeur incapable sous tutelle ne peuvent pas signer une lettre de change. Toutefois, une lettre
de change dont l’un des signataires est incapable ne rend pas la lettre de change nulle, seul l’engagement
pris par l’incapable est nul.
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Endossement de garantie ou pignoratif: Il consiste à donner la lettre de change en gage (à un
banquier) sans perdre la qualité de propriété du titre.
B. Le billet à ordre
1. Définition
Le billet à ordre est un engagement écrit par lequel une personne (le souscripteur) s’engage à payer une
somme d’argent fixe à une autre personne (le bénéficiaire) et à une date déterminée (l’échéance).
Autrement dit c’est une reconnaissance de dette écrite par le débiteur d’une dette en faveur de son
créancier. Le billet à ordre étant un acte de commerce, la capacité commerciale est obligatoire. C’est
pourquoi le mineur et l’incapable majeur sous tutelle ne peuvent signer un billet à ordre.
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Il y a les garanties de paiement et les modalités de paiement ainsi que les incidents dans le paiement du
billet à ordre. La loi prévoit que l’on applique les mêmes règles que celles prévues pour la lettre de
change.
A. Le chèque
Le chèque est un ordre écrit donné par une personne titulaire d’un compte (le tireur) à sa banque (le tiré),
de payer une somme d’argent par prélèvement sur son compte à son profit ou pour une autre personne (le
bénéficiaire) à une date déterminée (l’échéance).
Un chèque émis « à ordre » peut être transmis à d’autres personnes par endossements successifs
contrairement au chèque barré.
Le chèque est payable à vue c’est-à-dire au jour de sa présentation au tiré. Les délais de présentation au
paiement en Côte d’Ivoire sont fixés par la Loi sur les instruments de paiement : 8 jours pour chèque
payable au lieu d’émission et 20 jours dans une autre localité ; 45 jours pour chèque émis à partir d’un
Etat de l’UMOA et 70 jours hors UMOA. Toutefois, le tiré doit payer le chèque même après expiration
du délai de présentation surtout si la provision existe.
Les garanties de paiement du chèque : l’aval, le visa, la certification, les cartes de garanties de
chèques.
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Conformément à la Loi sur les moyens de paiement, une carte de paiement est une carte émise par un
organisme financier habilité et permettant à son titulaire de retirer ou de virer des fonds. Et une carte de
retrait est une carte émise par un organisme financier habilité et qui ne permet à son titulaire que de
retirer des fonds.
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o Du créancier
o Du tiré
o Du bénéficiaire
4. La domiciliation de la lettre de change est obligatoire :
o Vrai
o Faux.
5. L’acceptation de la lettre de change est une sécurité pour le porteur de l’effet :
o Vrai
o Faux.
6. Un mineur peut émettre une traite :
o Vrai
o Faux.
7. L’avaliste est celui qui s’engage en cas d’impayé d’un effet de commerce :
o Vrai
o Faux.
8. Une lettre de change ou un billet à ordre ne peuvent être endossés :
o Vrai
o Faux.
9. Par définition, le billet à ordre est…
o Un engagement des deux parties à l’oral
o Un écrit
o Une relation où le débiteur s’engage à payer le créancier.
o À l’initiative du fournisseur afin de garantir le remboursement de la créance
10. L’endossement de l’effet consiste
o A nommer un nouveau bénéficiaire
o A l’utiliser sur un client pour régler un fournisseur
o A aucune incidence sur le tiré ou le souscripteur
o 1 des 3 premières questions est fausse
11. L’escompte…
o Est une opération où le fournisseur met à la disposition de son client le montant d’un effet
de commerce après son échéance, sous déduction d’une retenue appelée ‘créance’
o Est une opération où le banquier met à la disposition de son client le montant d’un
effet de commerce avant son échéance, sous déduction d’une retenue appelée ‘agio’
o Se calcule sur la valeur réelle et au prorata écoulé entre la remise à l’escompte et
l’échéance de l’effet
o Est un intérêt rémunérant la banque pour les fonds versés par anticipation
12. Qu’est-ce qu’un effet impayé ?
o Cet effet peut arriver en cas de problème de fond du débiteur
o Cet effet arrive quand le tiré n’a pas payé sa banque
o La banque peut prélever sur le compte du tireur les frais d’impayés
o Le client peut avoir une créance sur le débiteur
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36
PARTIE 2 : DROIT DES SOCIETES COMMERCIALES
INTRODUCTION GENERALE
Une société commerciale est constituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat
d’affecter à une activité commune des biens en nature, en numéraire ou d’industrie en vue de partager le
bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourrait en résulter. Elle est commerciale par la forme, que son
objet ou activité soit civil ou commercial. Il existe 5 catégories de sociétés commerciales que l’on classe
en trois grands groupes :
Les sociétés de personnes : la société en nom collectif (SNC) et la société en commandite simple
(SCS) ;
Les sociétés mixtes ou unipersonnelles : la société à responsabilité limitée (SARL) ;
Les sociétés de capitaux : la société anonyme (SA) et la société par actions simplifiées (SAS)
Les sociétés commerciales sont toutes assujetties à des règles communes de constitution, fonctionnement
et dissolution. Mais elles se distinguent par des règles spécifiques c'est-à-dire propres à chaque
société prévue par l’Acte Uniforme sur les Sociétés Commerciales et le GIE (AUSCGIE).
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SECTION 1 : LES REGLES COMMUNES AUX SOCIETES COMMERCIALES
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SOCIÉTÉ DE CAPITAUX
Il s'agit de société dont la constitution nécessite la
formation d'un capital minimum
L’acte créateur d’une société commerciale étant un contrat, il importe que la constitution d’une société
obéisse aux conditions générales de formation du contrat auxquelles se joignent des conditions
spécifiques
3. L’affectio societatis
Dans une société commerciale, les associés sont solidaires des gains et des pertes de celle-ci et s’engagent
à collaborer au succès de l’entreprise de manière égalitaire : c’est l’affectio societatis.
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QCM : cochez la ou les bonnes réponses
1. La société commerciale est créée par :
o Une convention
o Un acte sous seing privé
o Un acte unilatéral
o Une décision de justice
2. L’immatriculation n’est pas une obligation pour la constitution d’une société :
o Vrai
o Faux
3. Pour investir dans le capital de la société, un associé peut faire :
o Des apports en nature, financiers et industriels ;
o Des apports fonciers, capitaux et manufacturiers ;
o Des apports en numéraire, nature et industrie.
4. L’affectio societatis est :
o Ce sentiment d’affection par l’employé à l’égard de son entreprise ;
o La volonté de collaborer à une entreprise commune afin de participer aux bénéfices,
économies ou pertes ;
o Le contrat moral d’une société unipersonnelle à créer une société et à y donner son
consentement.
5. La création d’une société est contrainte à des formalités de statuts et de publicité :
o Vrai
o Faux.
6. En contrepartie de ses apports, l’associé reçoit des droits sociaux
o Vrai
o Faux
7. Dans une société commerciale, les bénéfices sont pour tous, quant aux pertes, elles ne sont
qu’à la charge de l’associé majoritaire :
o Vrai
o Faux
8. Le capital social est libre dans :
o Les sociétés par actions simplifiées
o Les SARL
o Les sociétés anonymes
o Les SCS.
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CHAPITRE 2 : LE FONCTIONNEMENT DES SOCIETES COMMERCIALES
Ce chapitre sera consacré à la découverte des organes de gestion d’une société commerciale ainsi que les
modes de transmission des parts.
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Quant au contrôle des sociétés, il est effectué à deux niveaux : par les commissaires aux comptes dans
les SARL, SA ou SAS et par les associés non dirigeants dans toutes les sociétés. Ils ont le droit de
déclencher la procédure d’alerte : c’est une procédure enclenchée, soit par le commissaire aux comptes
soit par les associés, qui consiste à adresser aux dirigeants sociaux une lettre de demande
d’explication sur tout fait de nature à compromettre la continuité de l’exploitation qu’ils ont relevé lors de
l’examen des documents qui leur sont communiqués ou dont ils ont connaissance pendant l’exercice de
leur mission.
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o Par décision unanime de tous les associés
o Par décision à la majorité relative des associés
o Par décision à la majorité absolue des associés
7. Les sociétés dans lesquelles les dirigeants peuvent engager la société en accomplissant des
actes qui ne relèvent pas de l’objet social ?
o Les sociétés de personnes
o Les sociétés anonymes
o Les sociétés en participation
o Tout type de société commerciale
8. Les parts sociales sont librement cessibles dans les sociétés de personnes :
o Vrai
o Faux
9. Un associé dans une SARL doit obtenir l’accord unanime des autres associés avant toute
cession de ses parts sociales :
o Vrai
o Faux
10. Dans quelles sociétés parle-t-on de dividendes ?
o Les sociétés de personnes
o Les sociétés de capitaux
o Les sociétés mixtes.
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CHAPITRE 3 : LA DISSOLUTION DES SOCIETES COMMERCIALES
C’est l’arrêt des activités assignées par les associés à leur entreprise commune. Plusieurs causes fondent
la dissolution des sociétés commerciales.
44
o Faux
4. La scission d’une société entraine le partage de ses biens entre les associés :
o Vrai
o Faux
45
SECTION 2 : LES REGLES SPECIFIQUES A CHAQUE SOCIETE COMMERCIALE
I. Définition
La société en nom collectif est celle dans laquelle tous les associés sont commerçants et répondent indéfiniment et solidairement des dettes
sociales. Le caractère solidaire de la responsabilité au passif social signifie que le créancier que la société ne parvient pas à désintéresser peut, à
son seul choix, poursuivre l’un quelconque des associés sur le patrimoine propre de ce dernier.
Le caractère indéfini de cette responsabilité veut dire que l’associé poursuivi peut l’être pour la totalité de la dette sociale sans égard à la hauteur
de sa participation au capital social. Un associé minoritaire peut ainsi être condamné à tout payer, mais il pourra ensuite se retourner contre ses
coassociés pour exiger de chacun d’eux une contribution à la dette sociale proportionnelle aux apports respectifs des uns et des autres.
La société en nom collectif est désignée par une dénomination sociale, à laquelle peut être incorporé le nom d’un ou plusieurs associés, et qui
doit être immédiatement précédée ou suivie en caractères lisibles des mots « société en nom collectif » ou du sigle « SNC ».Le capital social est
divisé en parts sociales de même valeur nominale.
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Nature des apports Apport en nature ; Apport en industrie ; Apport en numéraire
Caractère des parts En principe cession des parts avec consentement unanime des associés.
Non déterminé
Capital minimal
(Libre choix des associés)
2 conditions seulement :
1°) total du bilan supérieur à 250.000.000 f CFA ;
2°) chiffre d’affaires annuel supérieur à 500.000.000 f
Contrôle de la société /
CFA ;
nomination de commissaires
3°) effectif permanent supérieur à 50 personnes.
Responsabilité de l’associé Solidairement et indéfiniment des dettes sociales
Arrivée du terme ;
Annulation du contrat de société ;
Communes à toutes les
Dissolution volontaire des associés ;
sociétés
Décision judiciaire ;
Jugement de liquidation des biens
Causes de dissolution Décès d’un associé ;
Révocation du gérant associé statutaire ;
Décision de liquidation des biens ;
Spécifiques
Faillite ;
Incapacité d’un associé ;
Décision d’interdiction d’un associé d’exercer le commerce
Liquidation de la société pluripersonnelle ;
Transmission universelle du patrimoine unipersonnelle ;
Effets de dissolution
Dissolution de la société unipersonnelle
Paiement des dettes sociales par les associés commerçants
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QCM : Cochez la ou les bonnes réponses
1. La SNC est une société uniquement composée de commerçant :
o Vrai
o Faux
2. Deux époux quel que soit leur régime matrimonial peuvent être associés en nom :
o Vrai
o Faux
3. Un mineur peut être associé dans une SNC :
o Vrai
o Faux
4. Un capital minimum est exigé pour la constitution d’une SNC :
o Vrai
o Faux
5. La responsabilité des associés en nom est limitée à la valeur des apports :
o Vrai
o Faux
6. M. DAPA Roland ne peut pas prendre part à l’assemblée générale de l’entreprise HTK SNC
pour raison de maladie. Cette assemblée générale peut valablement délibérer sans la
participation de DAPA Roland :
o Vrai
o Faux
7. Le décès d’un associé dans une société en nom met fin à celle-ci :
o Vrai
o Faux
8. La clause léonine est applicable dans une SNC :
o Vrai
o Faux
9. Les apports en industrie ne sont admis dans une SNC :
o Vrai
o Faux
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CHAPITRE 2 : LA SOCIETE EN COMMANDITE SIMPLE
I. Définition
La société en commandite simple est celle dans laquelle coexistent un ou plusieurs associés indéfiniment et solidairement responsables des
dettes sociales, dénommés « associés commandités », avec un ou plusieurs associés responsables des dettes sociales dans la limite de leurs
apports, dénommés « associés commanditaires » ou « associés en commandite ».
Le nom d’un associé commanditaire ne peut en aucun cas être incorporé à la dénomination sociale, à défaut ce dernier répond indéfiniment et
solidairement des dettes sociales. Par contre, le nom des associés commandités peut figurer dans la dénomination sociale.
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QCM : Cochez la ou les bonnes réponses
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CHAPITRE 3 : LA SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE (SARL)
I. Définition
La société à responsabilité limitée est une société dans laquelle les associés ne sont responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs
apports et dont les droits sont représentés par des parts sociales. Elle peut être constituée par une seule personne physique ou morale, ou entre deux
ou plusieurs physiques ou morales. La SARL est une société mixte car elle est à la fois société de personne et société de capitaux.
2 conditions seulement :
Contrôle de la société / 1°) total du bilan supérieur à 125.000.000 f CFA ;
nomination de commissaires 2°) chiffre d’affaires annuel supérieur à 250.000.000 f CFA ;
3°) effectif permanent supérieur à 50 personnes.
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QCM : Cochez la ou les bonnes réponses
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LECON 2 : LES SOCIETES DE CAPI TAUX
I. Définition
La société anonyme se définit comme une société commerciale dans laquelle les associés appelés actionnaires ne sont responsables qu'à concurrence
du montant de leurs apports, et dont les droits des associés sont représentés par des actions. Par ailleurs il est à noter qu'une seule personne peut
désormais créer une société anonyme appelée société anonyme unipersonnelle.
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Annulation du contrat de société ;
à toutes les Dissolution volontaire des associés ;
sociétés Décision judiciaire ;
Jugement de liquidation des biens
Perte partielle d’actif ;
Spécifiques
Dissolution anticipée par volonté des associés
Liquidation de la société pluripersonnelle ;
Transmission universelle du patrimoine unipersonnelle ;
Effets de dissolution
Dissolution de la société unipersonnelle
Paiement des dettes sociales par les associés commerçants
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I. Définition
La société par actions simplifiées (SAS) est une société constituée par un ou plusieurs associés et dont les statuts prévoient librement l’organisation
et le fonctionnement.
II. Eléments caractéristiques de la SAS
Nature de la société Commercial en la forme quel que soit son objet
Qualité des associés Associés commerçants ou non
Mode d’administration Président
Qualification des parts Actions
Nature des apports Apport en nature ; Apport en industrie ; Apport en numéraire.
Caractère des parts Actions cessibles et transmissibles
Capital minimal Fixé librement par les associés
2 conditions seulement :
1°) total du bilan supérieur à 125.000.000 f CFA ;
Contrôle de la société / 2°) chiffre d’affaires annuel supérieur à 250.000.000 f CFA
nomination de commissaires 3°) effectif permanent supérieur à 50 personnes.
Responsabilité de l’associé Limitée aux apports
Arrivée du terme ;
Annulation du contrat de société ;
Communes à toutes les sociétés Dissolution volontaire des associés ;
Causes de dissolution
Décision judiciaire ;
Jugement de liquidation des biens
Spécifiques Aucune condition spécifique
Liquidation de la société pluripersonnelle ;
Transmission universelle du patrimoine unipersonnelle ;
Effets de dissolution
Dissolution de la société unipersonnelle
Paiement des dettes sociales par les associés commerçants
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