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Philo Original

Le document présente une introduction à la philosophie, en explorant ses origines, définitions et les contributions de philosophes majeurs comme Socrate, Platon et Aristote. Il souligne l'évolution de la philosophie de l'étude de l'univers à celle de l'homme et de sa moralité, tout en détaillant les méthodes et doctrines de ces penseurs. Enfin, il aborde le passage à la philosophie moderne avec des figures comme Descartes, mettant en avant le rationalisme et la recherche de la vérité.

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Le document présente une introduction à la philosophie, en explorant ses origines, définitions et les contributions de philosophes majeurs comme Socrate, Platon et Aristote. Il souligne l'évolution de la philosophie de l'étude de l'univers à celle de l'homme et de sa moralité, tout en détaillant les méthodes et doctrines de ces penseurs. Enfin, il aborde le passage à la philosophie moderne avec des figures comme Descartes, mettant en avant le rationalisme et la recherche de la vérité.

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1

1. INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE
1.1. ORIGINE ET DEFINITION ETYMOLOGIQUE
1.1.1. ORIGINE
La philosophie est née à partir de l’étonnement de l’homme à propos
de tout ce qui existe :
D’où vient l’homme
Où va-t-il ?
Quelle est sa destinée ?
Quel est le sens de sa vie ?
Elle naquit dans la Grèce antique car la Grece antique avait de
l’admiration pour les sages.

1.1.2. DEFINITION ETYMOLOGIQUE


Le concept philosophie vient de deux mots grecs :
 philia= amour,
 sophia= sagesse.
La philosophie est donc l’amour de la sagesse
Son objet : son objet est tout ce qui existe,
sa méthode : est la réflexion critique
Son domaine : son domaine est l’invérifiable
son but : est l’acquisition de la sagesse
Le terme philosophie est attribuable à PYTHAGORE DE SAMOS, sage et
mathématicien grec du 6ème siècle (570-490) estima que le mot « sage » ne
convenait qu’à Dieu ; c’est ainsi qu’il inventa pour l’homme le mot
« philosophia ».
Donc le sens étymologique du mot « philosophie » souligne deux
choses :
 la philosophie est une tache noble et laborieuse
 le philosophe est celui qui aime la sagesse, qui recherche sans jamais
avoir la prétention de la posséder
dans son sens large, on peut dire que tout homme est philosophe car
tout homme a sa manière de voir les choses ou de donner sens à ce qui lui
arrive.
Dans son sens strict la philosophie a plusieurs définitions qui ne sont ni
les plus correctes ni les plus complètes ; elles sont données à titre indicatif.

1.2. Quelques définitions de la philosophie


 Pour THIBAUDET : la philosophie est non la science de tout mais la
science du tout c’est-à-dire c’est une réflexion sur tout et non une
connaissance de tout.
 Pour René le Senne : la philosophie est la réflexion sur l’expérience
totale
 Pour Karl Jaspers : la philosophie est la recherche passionnée de la
vérité
2

 Pour Aristote : la philosophie est une science certaine qui porte sur
les principes premiers et les causes premières
 Pour Mutuza : la philosophie c’est l’effort de l’homme pour rendre le
réel de chaque jour en vue de mieux l’expliciter, le schématiser
 Pour Tshiamalenga : la philosophie est l’ensemble des philosophies
historiquement attestée

1.3. LES PRESOCRATIQUES


Sont des philosophes qui ont précédés Socrate dont leurs études
étaient basée sur les phénomènes de l’univers.
Parmi eux nous citons :
 L’école de Milet, avec :
THALES : pour lui, la matière originelle c’est l’eau
ANAXIMANDRE : pour lui la matière originelle c’est l’infini ou
l’illimité
ANAXIMENE : pour lui c’est l’aire
 Le mouvement du Pythagorisme : selon Pythagore de Samos chef de
file, c’est le nombre qui explicite tout dans l’univers
 HERACLITE D’EPHESE : ce philosophe est surtout connu pour sa
« loi du devenir »
 PARMENIDE D’ELEE : il fonde l’école des ELEATES pour réfuter la
loi du devenir. Pour Parménide et ses disciples, tout est statique et le
mouvement n’est qu’apparent.
 LES SOPHISTES : ce sont les grands maitres qui vendaient leur
savoir à prix d’argent, traduisait le mal en bien, ils aimaient la raison

CHAP. I LES GRANDS PHILOSOPHES


1.1. PENDANT L’ANTIQUITE
I. SOCRATE
1. SA VIE
Il est né en 470 et mort en 399 Av. J.C à Athènes d’une famille pauvre.
Il était fils d’un sculpteur (Sophronisque) et d’une sage-femme
(Phénarète). De son père il a appris le métier de sculpteur pour gagner sa
vie ; de sa mère il a hérité la maïeutique (art d’accoucher) ; avec sa femme
Xantipe, il eut trois enfants, Lamproclès, Sophronisque et Menexene.
Sa vocation est Née à l’oracle de Delphes où il fut proclamé comme le
plus sage des hommes. Il s’en étonne, « je ne sais rien plus que les
autres hommes, bien des gens croient savoir quelque chose alors
qu’ils ne savent rien. Moi du moins, sais que je ne sais rien »

Frappé par le malheur de sa patrie, il s’engage dans la lutte pour la


conversion morale de ses concitoyens (à 40 ans).
3

Très célèbre, Socrate s’était attiré la haine des autorités en remettant


en cause certaines traditions religieuses.
Condamné pour impiété (il ne croit pas à la religion de l’Etat et il
introduit des dieux nouveaux dans la cité) et corruption de la jeunesse ;
Socrate boit la ciguë, après avoir passé ses dernières heures à disserter avec
ses amis sur l’immortalité de l’âme.

ŒUVRES : Socrate n’a laissé aucun écrit et c’est par ses disciples (surtout
PLATON, dans Apologie il raconte comment Socrate va au-devant de mort
avec courage, dans Phédon il traite sur l’âme. et XENOPHON dans le
mémorable il raconte la doctrine de Socrate) qu’on connait sa vie et sa
doctrine, ce qui pose un problème sur l’authenticité de sa doctrine. *

2. SA DOCTRINE
Sa doctrine est l’intellectualisme moral. Socrate est convaincu que si
l’homme commet le mal, c’est par ignorance du bien et qu’il suffirait de
connaitre le bien pour le faire nécessairement (pour lui, nul n’est méchant
volontairement, il suffit de connaitre le bien pour le faire ). C’est pourquoi il
assigne à sa philosophie un double objectif, d’une part aider les
interlocuteurs à se libérer de la servitude et de l’ignorance et d’autre part,
les aider à découvrir la vérité qui est en eux.
3. devise
Sa devise est le « Connais-toi, toi-même » est une devise que
Socrate a rencontrée à Delphes et qu’il intègre dans sa philosophie. Cette
devise veut dire tout homme possède un savoir inné des notions morales et il
doit apprendre à rentrer en lui-même pour découvrir le bien qui est en lui,
c’est-à-dire, écouter la voix de sa conscience pour connaitre le bien. Pour
Socrate, la philosophie est une morale rationnelle, une sagesse qui aide à
connaitre le bien à faire (la vertu).
Socrate est appelé « péripatéticien » parce qu’il enseignait en parcourant
les rues.

3. METHODE SOCRATIQUE
La méthode Socratique se conforme au double objectif qu’il assigne à sa
philosophie, c’est un dialogue (dialectique) en deux temps :
 La première partie est appelée « Ironie socratique ou méthode
négative » : Il commençait par s’ironiser, « toi tu sais, moi je ne sais
pas », l’ironie est un Dialogue interrogateur destiné à rendre
consciente une ignorance qui s’ignore. Elle consiste à détruire le faux
savoir ou le savoir apparent qui cache l’ignorance.
 La deuxième partie est appelée « Maïeutique ou méthode positive ou
constructive» c’est un Dialogue interrogateur, une dialectique

*
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
4

réflexive destinée à rendre conscient un savoir inconscient. qui aide à


accoucher la vérité, c’est la méthode positive ou constructive.

4. CONCLUSION
Socrate est le philosophe le plus connu et le plus célèbre. Avec lui la
philosophie connait une révolution. Elle cesse d’être l’étude de l’univers
(cosmologie) pour devenir la science de l’homme et de son bonheur. Socrate
a aussi tracé une voie pour un type d’homme nouveau (recherchant la vertu
et libéré du faux savoir) et pour une personnalité morale autonome. Il est
considéré comme le père de la philosophie grecque. Il a le mérite d’être le
premier martyr d’une pensée critique, libre et responsable.
On lui reproche cependant :
- Son intellectualisme moral : il exagère le rôle de l’intelligence en
négligeant le poids du mal, la liberté et la volonté. L’homme peut
délibérément commettre le mal.
- Le fait de n’avoir pas écrit : sa doctrine nous est parvenue par ses
disciples.†
II. PLATON (427-347)
1. VIE ET ŒUVRES
Disciple de Socrate, Platon est né à Athènes en 427 et est mort en 347.
Fondateur de la première école de philosophie (387) « Académie » où
Aristote reçu son enseignement.
Il a écrit :
- L’Apologie de Socrate : consacré au procès et à la condamnation de
Socrate.
- La République ; sur la cité idéale
- Le Banquet ou traité de l’amour
- Le Menon ; traité de la vertu
- Le Phédon : traité sur l’âme
- Le Phèdre : traité sur le beau

2. DOCTRINE
Sa doctrine est un idéalisme dualiste : dualiste parce qu’il considère
qu’il y a deux mondes distincts (le monde sensible ou monde des
apparences et le monde des idées ou monde intelligible). Idéalisme parce
qu’il invite ses interlocuteurs à la contemplation du monde des idées qui
est le véritable monde, monde du « Bien », de la « Justice » et de la véritable
« Beauté » :
Sa philosophie est appelée « Théorie des idées » parce qu’il recourt à
un procédé connu sous le nom de « allégorie ou mythe de la
caverne »
Sur la « théorie de la réminiscence » il nous dit que nous avons vécu
dans le monde des idées avant notre incarnation dans le corps actuel.


5

C’est l’âme qui constitue l’être profond de l’homme ; le corps est une
enveloppe.
3. COMPARAISON AVEC SOCRATE
Points de ressemblance
- Tous deux sont contre la dégradation morale, ils invitent à la recherche
de la vertu.
- Ils sont convaincus de la présence en l’homme des notions morales
capables de l’aider à tendre vers la vie véritable.
- Tous deux initient à la réflexion critique en vue d’une connaissance
véritable.
Points de divergence :

- Pour Socrate, la vertu c’est la connaissance du « Bien », tandis que


pour Platon, la vertu réside dans la contemplation de l’idée du Bien (Idée
suprême).
- La philosophie de Socrate est une science pratique, mais celle de
Platon est une véritable doctrine intellectuelle (métaphysique).

4. CONCLUSION
Platon est le père de l’idéalisme occidental et sa philosophie a influencé le
Christianisme. Sa grande faiblesse c’est le fait de vouloir ignorer
complètement la réalité du monde sensible.‡

III. ARISTOTE (384-322)


1.VIE : Né en 384 à Stagire, en Macédoine, Aristote est fils d’un médecin du
roi Philippe. Fondateur d’une école appelée Lycée. Esprit encyclopédique, il
a marqué tous les domaines du savoir, et c’est lui qui a constitué le plus
grand laboratoire de l’antiquité grecque. Elève préféré de Platon.

2.Doctrine : sa doctrine est par ailleurs radicalement opposée à celle de son


maître Platon : contre l’idéalisme, il défend le naturalisme, une doctrine
selon laquelle c’est dans la nature (et non dans le monde des idées) qu’il
convient de rechercher les conditions de la vérité. Aristote commet ainsi ce
qu’on a appelé « parricide », c’est-à-dire, l’anéantissement par un disciple
de la doctrine de son maître. Il enseignait en parcourant les rues c’est
pourquoi ses disciples sont appelés « péripatéticiens »
Il est le fondateur de la logique et le père de la métaphysique.

3.Œuvres : les traités d’Aristote sont des notes réunies en une


encyclopédie et repartie en 4 groupes :
-la logique : contenue dans l’Organ


Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
6

-les ouvrages de philosophie de la nature, en physique


-la recherche des causes premières, en métaphysique
-une morale pratique, en politique et Ethique

socrate Platon Aristote


7

Platon Socrate

1.2. LE TEMPS MODERNE


Le temps moderne est dominé par la tendance rationnelle. Nous retiendrons
ici les idées de Descartes, de Kant et de Comte.

1. RENE DESCARTES (1596-1650)


1.VIE
Descartes est né d’une famille noble de Touraine le 31/03/1596. Il fut
ses études au collège de la flèche tenue par les Jésuites où il apprend la
philosophie scolastique, la mathématique et l’Algèbre. Malgré la
qualité de ses maîtres, il affirme n’avoir pas trouvé dans le livre la vérité
absolue qu’il recherchait et se décide d’aller la rechercher dans « le grand
livre du monde ».
8

La philosophie scolastique n’aboutit selon lui à aucune vérité


indiscutable. Il s’engage dans l’armée et c’est dans sa chambre de soldat à
24ans qu’il mit au point sa célèbre « méthode ».
Accusé de détourner les jeunes de la visible et saine philosophie, il fut
inculpé et accusé de blasphème. Il s’exile en Suède où il se met au service
de la reine Christine pour lui apprendre quelque chose de sa philosophie.
Là, il meurt suite d’une pneumonie le 09 février 1650 à Stockholm. L’idée
fondamentale de sa philosophie est le problème de la valeur de notre
connaissance.
Sa devise est le « LARVATUS PRODEO » qui veut dire je m’avance
masqué.
La base de sa philosophie est le « problème de la valeur de notre
connaissance »

2.Œuvres : Descartes a laissé des écrits dans plusieurs domaines : en


physique, en géométrie, en mécanique, en logique, en morale. Mais, c’est le
« Discours de la méthode »(1637) qui reste son chef-d’œuvre. Il a aussi
écrit :
-Traité du mondé (1629)
-Dioprique et Météores (1637)
-Des passions (1649)§
-principe de philosophie et les méditations métaphysiques
3. DOCTRINE
Descartes est le père du rationalisme moderne, il met au centre de sa
philosophie « le cogito » et la recherche de l’idée claire et distincte. Son
projet philosophique est celui de fonder une science indubitable, c’est-à-dire,
arriver à une science universelle qui puisse élever la nature humaine à son
plus haut degré de perfection. Le cartésianisme est à la fois un rationalisme,
un idéalisme et un dualisme. Le cartésianisme est aussi un théisme et un
innéisme : Dieu est non seulement une idée claire et distincte innée dans
l’homme mais aussi source de toutes les idées claires et distinctes.

4. METHODE CARTESIENNE
a. le doute.
Le point de départ de sa philosophie est le doute qui a pour but de
mettre le vrai à l’épreuve, la recherche de la vérité.
La méthode cartésienne se résume dans un doute méthodique et
comprend cinq étapes :
 Le principe du doute : Descartes n’accepte pour vrai que tout ce qui
résiste au moindre doute. Les raisons sont : nos sens nous trompent
quelques fois, notre raison nous fait faire des fautes de raisonnement,
la conscience ne nous permet pas de tout distinguer.

§
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
9

Nature du doute : Son doute est méthodique, provisoire,


universel et hyperbolique mais le doute n’est pas Sceptique. Pour
justifier son doute hyperbolique (il doute même des évidences
mathématiques) ; il avance l’hypothèse du mauvais génie : c’est
l’hypothèse selon laquelle le mauvais peut s’infiltrer dans la pensée et
nous tromper.
 La première certitude (vérité fondamentale) :
Après avoir soumis tout au doute, Descartes se rend compte de l’évidence du
sujet qui doute
« Cogito ergo sum » (Je pense, donc je suis) ou par le fait que je pense, je
dois exister. Cela s’impose comme la première certitude.
 Le critère suprême (idée claire et distincte)
Ayant découvert une première certitude, il décide de n’accepter pour vrai
que ce qu’on pense clairement et distinctement, c’est-à-dire, qui est à l’abri
de tout doute.

 La véracité de Dieu :
Comme l’idée de Dieu (Etre parfait) se trouve en lui-même et par ce fait
même, Dieu doit exister. L’existence de Dieu s’impose comme deuxième
certitude ou deuxième vérité indiscutable.
 Les règles de la méthode : Toute la méthode cartésienne est
soutenue par quatre règles se résumant en EVIANASYNTHEDENO. Il
s’agit de :
1. La règle de l’évidence : ne rien accepter qui ne soit évident, c’est-à-dire
clair et distinct.
2. La règle de l’analyse : retrouver dans le donné complexe, les éléments
simples et les idées claires qui les expriment.
3. La règle de la synthèse : avoir une vue synthétique ou globale, chercher
les liens entre les différentes parties (ou les différents aspects) ;
4. La règle du dénombrement : faire une révision générale ou un dernier
contrôle pour ne rien omettre.
Le renom de cette méthode réside dans le fait qu’elle prône le libre examen
et le rationalisme. **
CONCLUSION
Descartes est fondateur de la Géométrie analytique qui permet de
résoudre par l’algèbre des problèmes de géometrie, père du rationalisme
moderne
1. FAIBLESSES DE DESCARTES
On lui reproche :
 son doute hyperbolique
 son hypothèse du mauvais génie
 sa preuve de l’existence de Dieu
 sa conception de l’homme

**
10

2. IMPORTANCE DE DESCARTES
 Descartes a mis fin à tous les dogmatismes et a réalisé une véritable
révolution de la pensée.
 Il a posé également dans toute son ampleur le problème critique.
 Il est aussi un véritable génie de la mathématique. Il a créé la
géométrie analytique qui permet de résoudre par l’algèbre des
problèmes de géométrie.

2. EMMANUEL KANT (1724-1804)


Philosophe allemand, appelé le « Copernic de la philosophie ». Il a
prouvé que ce n’est pas notre intelligence qui se règle sur les choses, mais
que ce sont les choses qui se règlent sur notre intelligence. Il a beaucoup
réfléchit sur la valeur de notre connaissance et sur l’agir humain.

Comme Descartes, Kant est un rationaliste, mais son rationalisme est


trop critique (criticisme) ; il insiste sur la critique de nos connaissances, de
nos jugements et même de notre agir. Sa philosophie est aussi une véritable
culture de l’esprit, un combat contre la paresse, le mensonge ou la
manipulation. Son bien suprême est une volonté bonne et un agir conforme à
la raison. Il est contre la mauvaise foi et le fait d’agir sentiment.

Il a écrit :
-Critique de la raison pure (1781)
-Critique de la raison pratique (1788)
-Critique de la faculté d’agir (1790)

3. AUGUSTE COMTE (1798-1857)


Grand professeur de philosophie de nationalité française. Grand prêtre d’une
nouvelle religion : la religion de l’humanité ou le Positivisme. Sa doctrine
réduit la réalité à ce qui peut être vérifié par le sens (en dehors des sens, il
n’y a rien). Il réagit contre l’idéalisme et contre le rationalisme.
Sa doctrine vise une réforme de la société, qui n’exclut pas la réforme
intellectuelle. Pour lui, il existe trois stades dans la connaissance des choses.
C’est ce qu’il appelle « la loi des trois états » :
 L’état théologique (tout s’explique par les puissances mystérieuses :
Dieu, ancêtres, sorciers,…)
 L’état métaphysique (les choses sont expliquées à partir des principes
abstraits)
 L’état positif (tout s’explique par les lois scientifiques).
Pour lui, l’évolution sociale est liée au niveau d’instruction et au changement
de mentalité.††

††
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
11

Défauts : ‡‡
-Il tombe dans le scientisme
-Sa doctrine est un catholicisme défiguré.
Il a écrit :
-Discours sur le positivisme (1848)
-Le catéchisme positiviste(1852). -cours de philosophie positive

René Descartes

1.3. EPOQUE CONTEMPORAINE. Le XXème siècle :


L’EXISTENTIALISME
1.Définition et Objet
La philosophie existentielle est celle qui réfléchit sur l’existence à
partir de l’expérience humaine.
Cette philosophie reste une philosophie de la subjectivité qui proclame
« la liberté de l’homme dans l’accomplissement de son destin » et dont la
méthode principale est la description phénoménologique.
Cette philosophie lutte contre le déterminisme et le totalitarisme. Elle a
évolué simultanément en Allemagne et en France. Le plus grand précurseur
de ce courant est le danois Soren Kierkegaard
-En Allemagne, les représentants sont : Karl Jaspers (1883-1969) ; Martin
Heidegger (1889-1976).
-En France, elle est représentée par Jean Paul Sartre (1905-1980) et Gabriel
Marcel (1889-1973).
Dans le cadre de ce cours, nous nous attèlerons sur l’existentialisme
français ; où nous distinguons deux tendances : la tendance athée avec
Sartre et la tendance chrétienne avec Gabriel Marcel.

I.JEAN-PAUL SARTRE

‡‡
12

Principe : « l’importance n’est pas ce qu’on a fait de nous mais ce que nous
faisons de ce qu’on a fait de nous »
1. VIE
Existentialiste Athée d’origine française. Sartre est né à Paris le 21 juin
1905 et est mort le 15 Avril 1980. d’une famille bourgeoise, il perd son père
à 1 ans, il sera élevé par sa mère et son grand père bourgeois dont l’autorité
traumatisé. Professeur au lycée de Toure à 20 ans, puis à l’université de
Paris. Il s’engage pour la cause des opprimés. On voulut lui discerner le prix
Nobel en 1964, il le refusa. Il s’est fait connaître par ses écrits
2.ŒUVRES
Il nous a laissé quelques écrits :
-L’Etre et le Néant -la critique de la raison dialectique -les mots-
réflexion sur la question juive -Age de la raison -Séquestre d’Altona -
putains respectueux
Il a aussi écrit les pièces de théâtre
Les pièces de théâtres sont :
 Les mouches
 Huis-clos
 Le diable et le bon Dieu
 Les mains sales
Et quelques Romans§§
la Nausée
les mûrs
chemins de la vérité
l’imaginaire
3. DOCTRINE
La doctrine sartrienne se résume dans les points ci-après :
 L’absurdité de l’existence : le fait de l’existence est selon lui
absurde, c’est-à-dire, non déductible par la raison ; tel est le principe
de base de la méthode de Sartre.
 L’existence précède l’essence : seul l’homme existe, il est un « en-soi
», c’est-à-dire, un être conscient et libre. Les choses existent mais
l’ignorent. Elles constituent un « pour-soi ».
Chez lui, l’existence précède l’essence. Cela signifie que l’homme existe
d’abord, se rencontre surgi dans le monde et s’y définit après. C’est lui qui
donne un contenu, une essence à sa vie.
 L’homme est entièrement libre ; l’existentialisme de Sartre est une
philosophie de la liberté : l’homme est libre par rapport au monde, par
rapport à lui-même, une liberté absolue. Il qualifie de « salaud » celui
qui nie sa liberté et s’arroge quelque supériorité au-dessus de lui ; et
même celui-ci qui transforme les autres en des choses utilisables. Nier
sa liberté ou celle des autres est un parti-pris de lâcheté.
 L’Athéisme de Sartre :

§§
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
13

Son athéisme est fondé sur le syllogisme :


Ou bien Dieu existe ou bien l’homme existe ; Or l’homme existe
Donc Dieu n’existe pas.
L’idée de Dieu est selon lui incompatible avec l’idée de la liberté de
l’homme. Si Dieu existe l’homme n’est pas libre. La conception de liberté est
exagérée ; Sartre conçoit Dieu comme un concurrent de l’homme qui limite
sa liberté alors que pour les croyants, Dieu est amour.

CONCLUSION
Ses mérites
Sa philosophie est une philosophie de la vie et de l’engagement, centré
sur la liberté, sa pensée est passée d’un pessimisme métaphysique du
désespoir au principe d’expérience.
Ses faiblesses
Sartre confond l’étape pour la fin, la libération pour la liberté, il a eu
tort d’opposer l’homme à Dieu.
II. GABRIEL MARCEL
1. VIE
Un existentialiste chrétien d’origine française, Né à Paris le 7 décembre
1889, mort en 1973. A vingt ans, il obtient son agrégation de philosophie.
Très tôt ; il abandonne l’enseignement pour se consacrer au journalisme, à la
critique littéraire, au théâtre et à une œuvre philosophique qui le classe
parmi les grands penseurs du 20è siècle. A 40 ans il rencontre Dieu qui
l’invite dans le catholicisme.
2. Œuvres
-En 1921, il publie « Le Journal Métaphysique » dans lequel il fait voir les
grands thèmes de sa philosophie de l’existence.
-un monde cassé (théâtre 1929).
-un homme de Dieu (Théâtre 1933)***
-Etre et Avoir (1935)
-Homo viator (1945)
-le mystère de l’être (1961)
-Existence et Objectivité
-Etre et existence
-Position et approches concrètes du mystère ontologique
-Du refus à l’invocation
-Les hommes contre l’humain.
-l’homme problématique

2. PHILOSOPHIE
Gabriel marcel est adversaire du rationalisme. Il entend philosopher sur
« l’expérience humaine ». Il est considéré comme un authentique

***
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
14

existentialiste. Son but est non seulement d’atteindre le réel mais de


l’étreindre. Pour GM, l’admiration est d’une importance capitale.
La philosophie de G. Marcel est basée sur l’existence, (pas le je pense
mais le j’existe). Et pour lui, exister, c’est se faire en se dépassant. L’homme
est appelé à un progrès continuel.†††
Cette existence s’exprime par :
 L’Etre-en-situation : l’homme n’existe que situé dans le temps et
dans l’espace. Il doit se trouver dans des situations matérielles,
psychiques et spirituelles dans lesquelles il agit. Ces situations
l’influencent.
 Les relations constitutives
G. Marcel découvre que l’existence est constituée de quatre relations
fondamentales :
- avec le monde (où j’occupe une place) ;
- avec moi-même (mon existence vouée à la mort) ;
- avec les autres (pour lui, l’autre n’est pas un envahisseur qui menace mon
être).
-avec Dieu (le plus prenant et le plus offrant).

SA METHODE
G. Marcel établit une distinction entre nos relations d’avoir et nos
relations d’être. Les premières impliquent les réalités-problème ; les
secondes entrainent les réalités-mystère.
a. La réalité-problème
C’est une réalité qui est devant moi ; je peux l’étudier du dehors,
l’analyser. Cette réalité implique la relation d’avoir, de possession.
b. La réalité-mystère
C’est une réalité telle que j’y suis moi-même impliqué. Il s’agit d’une
réalité que je ne peux objectiver, que je ne peux présenter devant moi. Ainsi
le moi pensant et existant, tout ce qui concerne ma vie, mes relations avec
les autres, sont d’ordre du mystère.

ETRE et AVOIR
EXISTENCE OBJECTIVITE
MYSTERE PROBLEME
RECUEILLEMENT SOLUTION
rationnelle
CONCLUSION
La philosophie de G Marcel est un humanisme chrétien, l’homme doit
passer de l’existence à l’être.

Remarque :

†††
15

Il convient de signaler qu’il y a eu d’autres attitudes philosophiques au


XXème siècle tel que l’Intuitionnisme d’Henri Bergson (1859-1941), le
Personnalisme de Mounier (1905-1950).
-Toute l’œuvre de Bergson est une protestation contre le scientisme, contre
un certain intellectualisme. Il distingue deux types de connaissance : la
connaissance scientifique (intelligence) et la connaissance philosophique
(intuition) qui permet de saisir directement son objet.
-Pour Mounier, l’intuition fondamentale est celle de la personne humaine.
Personne caractérisée par le fait d’être réalité subsistante, c’est-à-dire âme
immortelle. Personne qui se définit par sa liberté.
Jean Paul Sartre //// Sartre ///////// Gabriel Marcel

CHAP II. RAPPORTS PHILOSOPHIE - SCIENCES ET DIVISION DE LA


PHILOSOPHIE
2.1. Rapport philosophie et Science
a. Ressemblance
La ressemblance c’est le caractère scientifique : chacune se spécifie
par un objet formel (une méthode) et aspire à un degré élevé de la
connaissance. Ces deux tendances exigent de la part du chercheur l’amour
de la vérité, l’esprit critique, la rigueur dans la méthode, l’autonomie morale,
la probité intellectuelle et l’assiduité dans la recherche. La science s’occupe
du comment et la philosophie du pourquoi.
b. Différence
-l’esprit scientifique s’occupe de l’aspect mesurable, quantitatif et vérifiable
de la réalité ; c’est le niveau objectif qui diffère du niveau subjectif. L’homme
de science s’occupe d’un aspect particulier
-l’esprit philosophique envisage la réalité dans sa totalité c’est-à-dire sans
séparer le niveau objectif du niveau subjectif

2.2. Division de la philosophie


1. quelques divisions connues dans l’histoire
 La première subdivision est celle qui identifie toute la philosophie à la
métaphysique « philosophie première » cette subdivision définit la
philosophie comme la « science des premiers principes et des
premières causes »‡‡‡
 La deuxième identifie la philosophie à tout le savoir rationnel. C’est
la subdivision qui définit la philosophie comme l’ensemble de tout le

‡‡‡
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
16

savoir rationnel ou la « mère de toutes les sciences » elle est


soutenue par Descartes lorsqu’il définit la philosophie comme « un
arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique, et
les autres branches de ce tronc sont toutes les sciences
 La troisième retient comme branche philosophique : Esthétique,
Ethique, Logique
 D’autres retiennent trois branches : Logique, philo naturelle ou
physique, philo morale ou Ethique. Soit quatre branches : Logique,
physique, métaphysique, éthique.
 Une subdivision qui est plus proche de nous (19 ème , 20ème S) mais qui
est aussi dépassé parle de 6 branches : logique, philo des sciences,
psychologie, éthique, sociologie et métaphysique
2. Subdivision actuelle
Elle retient 4 branches :
1. Logique : traite les problèmes ayant trait à la valeur de notre
connaissance. Elle se divise en deux :
 Logique formelle : s’occupe de la validité de notre raisonnement
 logique matérielle : étudie la valeur de vérité de nos raisonnements.
Elle se subdivise aussi en : - Epistémologie : étude de la
connaissance en général ;
-Méthodologie : étude critique des méthodes utilisées par
les diverses sciences
2. Métaphysique : philosophie première ou science des premiers principes.
Elle se subdivise en :
 Métaphysique générale ou Ontologie : étude de l’être en tant qu’être
 Métaphysique Spéciale : étude de l’être sous divers aspects. Elle
regroupe :
-la cosmologie ou philo de la nature : l’étude de l’être de l’univers ;
-Anthropologie philosophique : étudie ce qui constitue l’être humain
-Théodicée : étudie l’esprit absolu ou Dieu
3. Ethique : s’occupe des principes qui doivent éclairer la conduite de
l’homme. Elle se subdivise aussi en :
 Ethique Générale : étude des principes généraux de la conduite
humaine ;
 Ethique Spéciale : étude de l’application des principes généraux.
4. Histoire de la Philosophique : étude de différentes doctrines
philosophiques dans le temps.
17

CHAP. III. LA PHILOSOPHIE BANTOUE


I.INTRODUCTION
Le terme bantou fait référence à un groupe ethnique bantu africain
habitant l’Afrique centrale et australe, ceux qui traduisent l’être humain par
le terme « Muntu », « Ntu », « bantu ». Pour notre part, nous nous bornerons
à la pensée bantoue et non à la pensée africaine ou philosophie en Afrique
parce que c’est une philosophie qui a pour origine la vision du monde propre
aux luba du Katanga, spécialement de Lwabo et Kamina.

2. PROBLEMATIQUE
Existe-t-il une philosophie bantoue ? L’appellation « philosophie
bantoue » est une œuvre du père Placide Tempels, publiée en 1945.
Placide Tempels a vécu de 1906 à 1977. Cet ouvrage a été une sorte de
réaction contre certains européens qui niaient l’existence d’une philosophie
chez les bantous. Le but était de libérer les colons de leurs préjugés racistes
et promouvoir le Nègre et l’aider à prendre conscience de sa dignité.
Depuis lors, la question de l’existence d’une philosophie bantoue s’est
posée avec acuité :
18

 Pour les uns, que nous appelons affirmateurs, tel que Placide Tempels
(belge), Paulin HOUTOUDJI (béninois), Théophile Obenga
(Brazzavillois), Lufulwabo (RDC), Alexis Kagame (Rwandais), la
philosophie africaine existe bel et bien, elle est contenue dans les
mythes, les proverbes et les coutumes ; car il n’existe pas un peuple
sans culture.

pour les autres. Nous remarquerons là des gens comme Levis Strauss

(Américain) ; Lewis Morgan (Américain), Charbonnier (belge) sont des
négateurs qui déclaraient que la philosophie africaine n’existe pas par
l’homme noir qui est un être sans raison, sans culture, sans civilisation.
Pour le belge Franz Crahay il faut que les conditions ci-après soient
remplies pour qu’on parle de l’existence d’une philosophie africaine :
1. Avoir des philosophes qualifiés en Afrique
2. Métissage culturel, c’est-à-dire contact avec la philo occidentale
3. Faire l’inventaire des valeurs à Sauver
4. Faire un décollage conceptuel
5. Eviter les « courts circuits » et le « culte de la différence »§§§

3.PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA PENSEE BANTOUE


Les bantous sont caractérisés par une aspiration enracinée, un attrait
irréductible vers un renforcement de vie infini. Cette tendance est appelée
« le pan-vitalisme ». Le muntu est donc caractérisé par un profond amour
de la vie, de toute vie, d’une vie sans limite, et il a peur de tout ce qui peut
diminuer cette vie. Il cherche tout ce qui peut accroitre sa vie : fécondité,
richesse, union aux vivants et aux morts ; par contre, il se protège contre
tout ce qui peut diminuer sa vie : maladie, mort, forces du mal.
Les bantous distinguent ainsi deux mondes : le monde visible et invisible.
•Le monde invisible est constitué des morts, esprits, Dieu, etc.
•Le monde visible : celui où nous vivons.
Il y a une compénétration entre les deux mondes. Le monde invisible veille
sur le monde visible afin de transmettre et de protéger la vie. La vie chez les
bantous est sacrée pourvu que les vivants obéissent aux coutumes, aux lois
laissées par les ancêtres comme le principe de la solidarité, la gérontocratie.

1) COURANTS ET DEFINITIONS DE LA PHILOSOPHIE AFRICAINE


1 Courant philosophique

1.1. Le courant idéologique


Ce courant vise libérer les noirs et anéantissement des préjugés
racistes. Ses partisans affirment l’existence d’une culture propre aux noirs :
l’âme nègre, la personnalité africaine ou la mystique africaine. Plus tard on
parlera du consciencisme de Kwame-Nkrumah, le socialisme Africain de

§§§
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
19

Julius Nyerere, le recours à l’authenticité de Mobutu, la négritude de


Senghor.
1.2. Le courant de l’ethnophilosophie
Il s’agit du courant de la reconnaissance d’une philosophie africaine
traditionnelle, il affirme l’existence d’une sagesse raffinée dans les
proverbes, les mythes et les coutumes des peuples appelés primitifs. Ce
courant a posé les jalons d’une véritable recherche philosophique en Afrique.
Le précurseur de ce courant est père Tempels. Les ténors sont Alexis
Kagame, les congolais Lufulwabo, Vincent Mulago, Tshiamalenga, Nkombe
Oleko…
1.3. Le Courant critique
Il se définit comme le courant qui s’oppose à l’ethnophilosophie. Les
critiques sont :
un manque de rigueur dans la terminologie.
un manque de rigueur dans la méthode
une confusion entre philosophie personnelle et philosophie collective.
un culte du passé et un oubli des défis actuels
Les représentants sont Franz Crahay, Marcien Towa, Paul Hountondji
1.4. Le courant synthétiques
Il s’agit des philosophes qui se consacrent à élaborer une pensée africaine
moderne, systématique et critique. Les ténors de ce courant sont : Ngoma
Binda (congolais), le père A.J. Smet, etc.

2 Quelques définitions de la philosophie africaine


-pour le professeur Tshiamalenga Ntumba : la philo négro-africaine
traditionnelle c’est l’ensemble des énoncés explicites de tradition orale des
négro-africains. Et la philosophie africaine moderne comme l’ensemble des
ébauches faites par les philosophes africains
-le béninois Paulin Hountondji : l’ensemble des textes écrits par des
africains et qualifiés par leurs auteurs eux-mêmes de philosophiques.
-Alexis Kagame : ensemble de conceptions communes à un groupe
d’africains.

2) QUELQUES THEMES DE LA PENSEE BANTOUE


A.LA NOTION DE L’ETRE SELON PERE TEMPELS
D’après Placide Tempels, l’être est conçu par les bantous comme une
force, l’être est force. Nous avons là une conception dynamique de l’être.
Ainsi, distingue-t-on la force divine et les forces célestes et terrestres, les
forces humaines, animales, végétales et même les forces matérielles et
minérales.
Hiérarchie des êtres ou des forces
20

Les êtres se répartissent selon une hiérarchie déterminée par le degré de


force :
1. Au sommet se situe Dieu, Esprit Créateur, qui accroit la force.
2. Après lui, les fondateurs du clan, qui sont les premiers parents à qui
Dieu communique sa force vitale. Ils participent en quelque sorte à la
force divine.
3. Après eux viennent les défunts du clan, selon leur degré de
primogéniture.
4. En-dessous des défunts se situent les vivants sur terre, hiérarchisés
suivant leur puissance vitale. Le chef occupe une place privilégiée : il
est à la fois le père, le maître et le roi. Avec lui, les vieux occupent
aussi une place de choix.
5. Après la classe des forces humaines, viennent enfin les forces
naturelles : forces animales, végétales et minérales.
N.B. Toute force peut se renforcer ou s’affaiblir. Les êtres étant liés
les uns aux autres, il existe entre eux un rapport de force.
Remarque critique
Cette notion de l’être comme force a été critiquée par plusieurs
philosophes. Nous retiendrons ici la critique de :
1. L’abbé MULAGO et Alexis Kagame: pour eux La force n’est pas
l’être, mais seulement une qualité de l’être. (Un visage africain du
christianisme).
2. Pour le camerounais Marcien towa et le béninois Paul
Houtondji : pour eux Tempels a fait de l’ethnophilosophie et non de la
philosophie au sens strict.

B.LA NOTION DE DIEU


Les bantous n’ont pas attendu l’arrivée des missionnaires pour
connaitre Dieu. Abbé MULAGO relève les qualités suivantes, après une large
enquête :****

1.Le Dieu de bantous est la source première de toute vie et de tout moyen
vital. C’est Dieu qui donne et accroit la force. En termes techniques, il est la
cause efficiente première de l’être.
2.Dieu est transcendant : il n’est pas à inclure dans la catégorie des
êtres.††††
3.Il est Providence : il s’intéresse à la vie de l’homme, créateur, il s’occupe
de ses créatures et s’intéresse à la marche générale du monde.‡‡‡‡
4.Il est Père : il est unique , immortel, tout puissant, source de toute vie et
de tous moyens vitaux. Les bantous aiment considérer Dieu comme Père.

Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale


****

††††

‡‡‡‡
21

Dire que Dieu est père, c’est beaucoup dire. Il est omnipotent, omniprésent,
omniscient. §§§§

C. L’HOMME ET SES RELATIONS AVEC LES AUTRES ETRES


1. Le muntu est un être de relation. Il ne s’épanouit que dans les
relations et la communion fraternelle avec les autres.
2. La fraternité cosmique : animaux, plantes, objets extérieurs sont des
moyens vitaux qui aident l’homme à vivre longtemps.
3. Le rôle de la danse : chez les bantous, la danse n’est pas un pur
divertissement, elle a une fonction communicationnelle : la communion.
4. Le rôle de la parole : elle est l’expression de la force vitale, elle est
très efficace. Les proverbes, les paroles venant de nos ancêtres portent
en eux la force de ceux-ci et font autorité
D. la mort et l’au-delà
a. définition :
La mort n’est pas une diminution de la vie, car libéré du corps, on entre
dans une hiérarchie supérieure.
b.les causes de la mort
Pour un muntu une bonne mort est celle qui intervient après une longue
vieillesse. Si l’homme meurt avant, c’est que cette mort a été causée. Pour se
protéger contre une telle mort, le muntu recourt à :
 La magie : technique pour accaparer les forces favorables et se
protéger contre les forces malveillantes ;
 Le fétichisme : recours à des objets matériels (statuettes, anneaux,
colliers…) considérés comme possédant un pouvoir magique pour se
protéger ou pour nuire ;
 La sorcellerie : recours à certaines pratiques magiques pour nuire à
autrui.
 La divination : chercher à détecter la cause de la mort, d’un accident
ou d’une maladie auprès d’un devin ou visionnaire
C. conséquences de la mort
-pour le défunt : séparation de l’âme et du corps, privation des plaisirs et
l’exemption des souffrances terrestres, l’angoisse d’un voyage vers l’inconnu.
-pour la famille : la mort crée un vide et diminue la force de la famille ou du
clan
d. Nature de l’au-delà : le muntu se présente l’au-delà comme un village
sous terre, « le village des ancêtres ».

§§§§
22

placide Tempel

CHAP. IV LA LOGIQUE
1.4. Définition et Division
-la Logique c’est la science ayant pour objet de déterminer les réels pour
conduire sa pensée vers la vérité ;
-Elle est une science normative on divise la logique en :

1. Logique formelle : science des règles pour bien conduire sa pensée en


général. Elle prétend régler à priori la forme du raisonnement ;
2. Logique matérielle ou logique des sciences : science des règles pour
bien conduire la pensée dans les domaines particuliers.

1.5. LOGIQUE FORMELLE


Elle envisage les opérations intellectuelles du point de vue de leur validité
en elle-même.
Ainsi, distingue-t-on trois opérations intellectuelles :
-L’appréhension : qui consiste à concevoir une idée, un concept ;
-Le jugement : consistant à affirmer ou nier un rapport entre deux idées ;
-Le raisonnement : opération par laquelle, de deux ou plusieurs jugements
donnés on tire un autre jugement qui en découle logiquement.

Expressions verbales : le raisonnement est lié au langage


 idée ou concept s’exprime par un Terme (mot) ;
 Le jugement s’exprime dans une proposition (phrase) ;
 Le raisonnement s’exprime dans l’argument.*****
1. L’appréhension et le Terme
-Le Terme est l’expression verbale d’un être concret ou d’un concept ;
-Le concept (ou idée) est le substitut mental de l’objet ; la représentation
présente à l’esprit quand on pense à quelque chose ; Ex. une chèvre.
Mais l’esprit forme aussi des concepts difficiles à représenter. Ex. Amour,
Justice, Paix…
*****
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
23

-L’appréhension est l’acte par lequel l’esprit conçoit une idée sans en rien
affirmer ni en rien nier.
a. Propriété du concept
La compréhension et l’extension.
1°. La compréhension : c’est l’ensemble des caractères que le concept
comprend.
Ex : Homme : être, vivant, sensible, raisonnable…
2°. L’extension : c’est l’ensemble d’individus auxquels s’étend le concept,
auxquels il convient.
Ex : Homme : trois milliards d’hommes sur la terre, africains, congolais
Règles
1. Tous les concepts peuvent être pris selon leur extension et selon leur
compréhension. C’est le sens qui permet la distinction ;
2. La compréhension d’un concept est en raison inverse de son extension.
Plus un terme est grand en extension plus il est petit en compréhension. †††††
b. Classification des Concepts
Suivant que le concept est pris dans la totalité de son extension ou selon
une partie de son extension, on distingue :
1.Le concept particulier : pris selon une partie de son extension
Ex : Quelques hommes, des arbres, trois tables.
2.Le concept universel : Celui qui est pris dans toute son extension.
Ex : tout homme, toutes les arbres..
On y ajoute aussi : -le concept collectif : qui s’applique à un ensemble
Ex : soldats du bataillon, équipe de Mazembe, complexe la
termitière
-le concept singulier : qui s’applique à un individu. Ex :
ARTHUR, GLORIA
NB : le concept collectif et singulier sont assimilés au concept universel

2. LE JUGEMENT ET LA PROPOSITION
•La proposition est l’expression verbale d’un jugement ;
•Le jugement est l’affirmation d’un rapport de convenance ou de
disconvenance entre deux termes ;
a. Composition du jugement.
Le jugement se compose :
 D’un sujet : l’être dont affirme ou nie quelque chose ;
 D’un prédicat (attribut) la chose que l’on affirme ou nie du sujet ;
 D’une copule : ce qui marque le rapport entre les deux concepts
(souvent le verbe « être ») ;

b. Classification des jugements


La classification se fait :

†††††
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
24

1. Du point de vue de la qualité : cela dépend de l’affirmation ou la


négation par le verbe (copule). ou aura :
 propositions affirmatives. Ex : tous les finalistes de la termitière sont
intelligents
 propositions négatives Ex : quelques élèves ne sont pas intelligents
2. Du point de vue de la quantité : selon l’extension du sujet de la
proposition, on pourra distinguer.
 la proposition universelle : quand le sujet est un concept universel
Ex : .Tout homme est mortel
. Arthur est prophète
 la proposition particulière : quand le sujet est un concept particulier.
Ex : certaines filles sont putes
En contribuant le point de vue de la qualité et celui de la quantité, on
obtient quatre espèces de jugements que l’on peut symboliser au moyen des
quatre premières voyelles :
 Université affirmative : ………………………………………… A
 Université négative : ………………………………………….. E
 Particulière affirmative : ………………………………………. I
 Particulière négative : …………………………………………. O
Ces propositions sont mises en opposition sur une figure appelée « Carré
logique »
C. Opposition des propositions dans le carré logique
On appelle « carré logique », le carré formé à l’aide de 4 types de
propositions (A,E,I,O) qui entretiennent des relations d’oppositions.
Ces oppositions sont : la contradiction, la contrariété, la subalternation,
la subcontrariété :
 Deux propositions sont contradictoires quand elles s’opposent en
quantité et en qualité (A et O, E et I) ne peuvent ni être vraies, ni être
fausses à la fois.
Ex : Tous les hommes sont bipèdes (A), Quelques hommes ne sont pas
bipèdes (O)
 Deux propositions sont contraires, quand elles sont toutes universelles
(A et E), mais s’opposent seulement en qualité
Ex : tous les hommes sont vertueux (A), Aucun homme n’est vertueux (E)
 Deux propositions sont subcontraires, quand elles sont toutes
particulières (I et O), mais s’oppose en qualité
Ex : quelques élèves ont réussi (I), quelques élèves n’ont pas réussi (O)
 Deux proposition qui diffèrent seulement en quantité sont subalternes
(A et I), (E et O)
Ex : -Tous les élèves sont en uniforme (A), quelques élèves sont en uniforme
(I)
-aucune fille de 6 ème n’est marié (E), quelques filles de l’école ne sont pas
mariées (O)
25

-tous sont Contraire


-les...sont A e E tous ne sont pas, Aucun n’est, Nul
n’est
-X est

Subalterne contradictoire Subalterne

-les un sont
nsss
-quelques sont I subcontraire O quelques ne sont pas, certains ne
sont pas
-certains sont
REMARQUE
1. Extension du prédicat (ou attribut)
L’extension (la quantité) d’un prédicat dépend toujours de la qualité de la
proposition
2. la définition
La définition est une courte proposition qui exprime la nature spécifique d’un
être ou d’un objet
Ex : l’homme est un animal raisonnable
3. LE RAISONNEMENT ET L’ARGUMENT
Le raisonnement est l’opération mentale par laquelle, à partir de deux ou
plusieurs jugements donnés, on obtient un autre jugement, c’est un
enchainement logique ou la synthèse de plusieurs propositions.
L’expression verbale en est l’argument.
Il existe plusieurs formes de raisonnement, notamment : l’induction, la
déduction, le raisonnement par analogie, le raisonnement par l’absurde, le
raisonnement ad hominem.

1. L’INDUCTION
L’induction est une opération mentale qui conclut du particulier au
général, de quelques cas à tous les cas, d’un fait à la loi.
Ex. Merveille est une congolaise de 18 ans
Or elle doit voter
Donc les congolaises de 18 ans peuvent voter.‡‡‡‡‡
L’induction peut être Complète si elle procède par l’énumération ou
l’inventaire de toutes les parties contenues dans le général ; elle est
incomplète ou amplifiante si elle se contente de vérifier quelques cas et
passe directement à la généralisation.

2. LA DEDUCTION

‡‡‡‡‡
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
26

La déduction est une opération ou argumentation qui part du général au


particulier, d’un principe intelligible à un autre qui en découle
nécessairement l’exemple le plus clair de la déduction est le syllogisme.
a. La déduction médiate ou syllogisme
1. Définition et composition du syllogisme.
Le syllogisme est un raisonnement composé de trois propositions
distinctes de telle sorte que la troisième, appelée conclusion, découle
logiquement de deux premières, appelées prémisses.
Exemple :
Tous les hommes sont mortels=prémisse majeure
Or Socrate est un homme= prémisse mineure
Donc Socrate est mortel= Conclusion.

 La première prémisse (majeure) est composée de : moyen terme (M) et


grand terme(T).
 La mineure de : Petit terme (t) et moyen terme (M)
 La conclusion : petit terme (t) et grand terme (T)
Ceci montre que le syllogisme est constitué de trois termes distincts.
2. les principes du syllogisme
1°) tout syllogisme régulier se compose toujours de 3 propositions
2°) la conclusion doit découler nécessairement des prémisses, c’est-à-dire
elle est déjà contenue dans les prémisses.
3°) tout syllogisme est fondé sur soit le principe de la compréhension ou
principe d’extension
3. Les règles du syllogisme
Il existe 8 règles dans la formulation d’un syllogisme :
1ère règle : Le syllogisme ne doit avoir que trois termes gardant le même
sens.

Ex2 : Tous les hommes sont sages


Or Arthur est un homme = correct
Donc Arthur est mortel

Ex3 : L’avocat est comestible


Or Paul est un avocat pèche contre la 1ère règle
Donc Paul est comestible
NB : le syllogisme oblique où les termes ne correspondent pas
convenablement et qui viole aussi cette règle.
2ème règle : Les termes ne doivent pas avoir une extension plus grande, dans
la conclusion que dans les prémisses.
Ex : Les paresseux sont punis
Tu n’es pas paresseux
Donc tu n’es pas puni
27

Valable mais invalide car puni a une extension plus grande dans la
conclusion.

3ème règle : le moyen terme ne peut pas figurer dans la conclusion.

Ex : Tout Kinois est sportif


Or Matampi est sportif
Donc Matampi est Kinois
Le moyen terme kinois est dans la conclusion. C’est un syllogisme invalide

4ème Règle : Le moyen terme doit être pris au moins une fois dans toute son
extension :
Ex : quelques hommes sont mortels
Or tout nègre est un homme
Donc tout nègre est mortel
Invalide parce que le moyen terme « homme » est pris deux fois
particulièrement.

5ème Règle : Deux prémisses négatives ne donnent pas de conclusion.


Ex : Arthur ne ressemble pas à Guelord
Or Norbert ne ressemble pas à Arthur
Donc….. impossible
6 ème
Règle : Deux prémisses affirmatives donnent toujours une conclusion
positive, jamais une conclusion négative.
7ème Règle : La conclusion sera toujours affectée du ou des caractères de la
prémisse la plus faible.
(On considère une proposition négative plus faible qu’une affirmative, et une
proposition particulière plus faible qu’une universelle).

8ème Règle : Deux prémisses particulières ne donnent pas de conclusion.

Ex : Certains hommes sont pauvres


Certains hommes sont savants
(Conclusion indéterminée)

4. Les figures et les modes du syllogisme


4.1. Les figures
Il existe 4 figures à analyser :
1. Première figure : le moyen terme est sujet dans la majeure et
prédicat dans la mineure
28

Ex : tous les hommes sont mortels


Or Socrate est un homme
Donc Socrate est mortel
2. Deuxième figure : le moyen terme est deux fois prédicat (majeure et
mineure)
Ex : Tous les mortels sont limités
Or l’homme est limité
Donc l’homme est mortel
3. Troisième figure : le moyen terme est sujet dans la majeure et sujet
dans la mineure (deux fois sujet) Ex : tous les hommes sont mortels
Or quelques hommes sont adolescents
Donc quelques adolescents sont mortels
4. Quatrième figure : le moyen terme est prédicat dans la majeure et
sujet dans la mineure
Ex : tous les kaminois sont congolais
Or les congolais sont des nègres
Donc tous les Cabindais sont des nègres
NB ; pour bloquer les figures on chante « su-pré, pré-pré, su-su, pré-su »

4.2. Les modes


Les modes sont les différentes combinaisons possibles des propositions
du carré logique à travers les différentes figures.
A l’aide de certains vers rythmés, les logiciens retiennent 19 à 15
modes corrects ; mais ils conseillent de ne pas rechercher les modes
compliqués.
Pour la première figure, c’est le vers : « Barbara Celarent Darii
Ferio »
En fixant les voyelles de différents termes, on peut donc dire que les modes
corrects pour cette Figure : AAA ; EAE, AII, AIO
EX : tous les congolais sont des nègres (A)
Or tous les kabongolais sont congolais (A)
Donc tous les kabongolais sont des nègres (A)
Ce syllogisme est de la première figure, c’est un « Barbara » (AAA)
Pour la deuxième figure : on recourt au vers « Cesar Camestres
Festino Baroco » cela signifie qu’on retient comme modes valides
ceux qui répondent aux combinaisons suivantes : EAE, AEE, EIO,
AOO
EX : tous les chrétiens sont charitables (A)
Or tu n’es pas charitable (E)
Donc, tu n’es pas chrétien (E)
Ce syllogisme est un Camestre (AEE) et c’est un mode valide
NB. En règle générale, les modes de la deuxième figure sont valides
quand la majeure est universelle et l’une des prémisses négative.
29

Pour la troisième figure, c’est le vers « Darapti Felapton Disantis


Datisi Bocardo Ferison » ; soit les modes qui ont pour combinaisons :
AAI, EAO, IAI, AII, OAO, EIO
EX. tous les hommes sont mortels (A)
Or quelques hommes sont adolescents (I)
Donc quelques adolescents sont mortels (I)
Ce syllogisme est un « Datisi » et c’est un mode valide
NB. Comme règle pour la validité des modes de la 3 ème figure, il faut
que la mineure soit affirmative et la conclusion particulière.
Pour la quatrième figure, on retient les modes ci-après : Bamalip,
Calemes, Fesapon, Fresison, Dimatis. AEE, IAA, IAI
EX. les lauréats seront boursiers (A)
Or les boursiers ne seront pas logés ( E)
Donc les lauréats ne seront pas logés (E)
Ce syllogisme est un « Calemes » (AEE)
Tableau des syllogismes valides

prémisses conclusio 1ère figure 2ème figure 3ème figure 4ème figure
n
Aa A–i Barbara 4 Darapti 4 Bamalip 4
Ae E–o 4 camestres 4 calemes
Ai -i- darii 2 Datisi 2
Ao ----o 4 Baroco 4 2
Ea -e-o Celarent Cesare Felapton fesapo
Ei ---o ferio Festion Ferison fresison
Ia ---o 2 2 Disamis Dimatis
Ie ---o 4 4 4 4
Oa ---o 2 4 Bocardo 4

5. Espèces du syllogisme
a. Syllogisme catégorique
C’est celui dont la majeure affirme ou nie purement et simplement. C’est un
syllogisme tout court où nous retrouvons les 3 termes

b. Syllogisme hypothétique
C’est un syllogisme dont la majeure lie ou oppose deux propositions sous
l’aspect d’une alternative. Il se présente sous 3 formes :
 Conditionnelle : la majeure est une proposition conditionnelle. Il y a
la condition et le conditionné.
Ex : Si Gloria est sage, son amie est irréprochable
Or Gloria est sage, donc son amie est irréprochable
 Disjonctive : la majeure est une disjonction ou une opposition entre
deux alternative (ou bien….. ou bien)
Ex : Ou Nenela est généreuse ou elle est égoïste ; Or Nenela est
généreuse, donc elle n’est pas égoïste.
30

Conjonctive : la majeure est une conjonction c’est-à-dire deux



propositions liées par un mot de coordination
Ex : Arthur enseigne et ne blague pas ; or il enseigne, donc il ne blague
pas.
Ici la majeure est toujours négative et la mineure affirmative.
c. Enthymème
C’est un syllogisme dont une des prémisses ou la conclusion restent sous-
entendue.
Ex : vous êtes politicien, donc vous êtes menteur.
d. Epichérème
Est un syllogisme dont chacune des prémisses est accompagnée d’une
justification
Ex : tous les chats sont voleurs parce qu’ils ne se rassasient jamais ; Or Milou
est un chat ; Donc Milou est un voleur.
e. Dilemme
Est un raisonnement dans lequel on accule l’adversaire à une alternative
dont chacune des parties conduit à la même conclusion.
Ex : Ou tu étais à ton poste ou tu n’y étais pas
Si tu y étais, tu as manqué à ton devoir
Si tu n’y étais pas, tu t’es enfui lâchement.
(donc dans les deux cas, tu restes coupable)
f. Polysyllogisme
C’est un syllogisme composé de plusieurs syllogismes enchainé de telle
sorte que la conclusion de l’un sert de prémisse au suivant.
Ex : Tout être humain est un être sacré
Or les femmes sont des êtres humains,
Donc les femmes sont des êtres sacrés ;
Or les filles sont des femmes
Donc les filles sont des êtres sacrés.
g. Le sorite : c’est un syllogisme dans lequel le prédicat de la première
prémisse devient sujet de la suivante et où la conclusion reprend le
sujet initial pour l’unir au dernier prédicat.
Ex : certains intellectuels sont kinois,
(Or)Les kinois sont des congolais
(Et) les congolais sont des africains
(Et) les africains sont des nègres
Donc, certains intellectuels sont des nègres. §§§§§

b. Déduction immédiate
Elle est celle dont l’antécédent est une seule proposition ou une seule
prémisse. On l’appelle aussi inférence. Les inférences les plus connues sont
1. Les oppositions du carré logique

§§§§§
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
31

Ex : A partir de la proposition « toutes les souris sont grises » (A). on peut


déduire ce qui suit :
-il est vrai que quelques souris sont grises (I)
-il est faux qu’aucune souris n’est grise (E)
-il est faux que quelques souris ne sont pas grises (0)

2. L’obversion
C’est une déduction qui modifie la qualité de la proposition sans
transposer les termes. La proposition gardera le même sens.
Ex : « tous les congolais sont africains » devient « aucun congolais n’est non-
africain »
« Aucun voleur n’est honnête » devient « tout voleur est malhonnête »
3. la conversion
C’est une inversion des termes d’une proposition effectué de manière à
exprimer la même vérité que dans la proposition initiale. Le sujet dans la
majeure devient prédicat dans la mineure, le prédicat dans la majeure
devient sujet dans la mineure.
Ex : Aucun homme n’est immortel ( E ) se convertit en Aucun immortel n’est
homme (E)
4.la contraposition
Ici on remplace d’abord les deux termes par leurs contradictoires et
ensuite on fait une conversion. C’est-à-dire on fait l’obversion, puis la
conversion, enfin une nouvelles obversion.
Ex : « toutes les religieuses sont ferventes » (A)
1ère étape (obversion) : Aucune religieuse n’est non-fervente
2ème étape (conversion) : Aucune non fervente n’est religieuse
3ème étape (obversion) : toute non-fervente est non-religieuse

3.LES AUTRES FORMES DE RAISONNEMENT


1. Raisonnement par l’absurde
C’est un raisonnement qui prouve la vérité d’une proposition par
l’absurdité de la proposition contradictoire.
Ex : la proposition « ces corbeaux ne peuvent pas voler ». pour montrer la
faussété de cette proposition, on peut passer par un raisonnement correct.
Tous les oiseaux peuvent voler, or les corbeaux sont des oiseaux, Donc les
corbeaux volent.
2. Argument ad hominem
C’est un raisonnement où l’on se sert des arguments de l’autre pour le
convaincre.
Ex : un ami se plaint de n’avoir pas mangé et un autre lui rétorque : « Tu as
toujours dit que l’homme ne meurt pas de faim, pourquoi alors te plaindre »
3. Raisonnement par analogie
32

C’est un raisonnement qui se fonde sur une ressemblance partielle


pour conclure à une ressemblance totale.
Ex : le paracétamol a guéri Paul de ses maux de tête, Jean peut aussi être
guéri par le paracétamol.

4.LES ERREURS DU RAISONNEMENT (SOPHISME)


1.Définition : le sophisme est un raisonnement apparemment valide mais
incorrect, développé avec intention de tromper. Lorsqu’il n’y a aucune
intention de tromper on le nomme « paralogisme » (faux raisonnement fait
de bonne foi).
L’erreur peut provenir du langage (mots) ou bien des idées dont le
raisonnement se compose.

a. Sophisme de mots
C’est quand dans le raisonnement on prend un même mot en plusieurs sens
différents.
Ex : Mputu est une vedette, Or une vedette est un bateau, Donc Mputu est un
bateau
NB. Quelques mots ayant plusieurs sens :
-Table : désigne un meuble, une liste, la nourriture, ect
-une vedette : un bateau ou un artiste
-Capitaine : un militaire, un poisson, joueur….
-Bière : boisson, cercueil
-Division : calcul, classement, unité militaire
b. Sophisme d’idée ou des choses
C’est quand on forme un jugement qui n’est pas en réalité correct.
Ex : tous les professeurs sont des incompétents
2.Réfutation des sophismes
Pour réfuter les sophismes des mots il faut « critiquer » le langage afin
de déterminer le sens du mot qu’on emploi ; pour réfuter les sophismes
d’idée il faut les examiner au point de vu de la matière et de la forme. ******

4.3.LA LOGIQUE MATERIELLE


1. CONNAISSANCE VULGAIRE ET CONNAISSANCE SCIENTIFIQUE
a. Connaissance Vulgaire
C’est le niveau primaire de la connaissance où le vrai et la faux sont
indissociable. Ses caractéristiques sont :
Elle est subjective, fabulatrice, confuse et limitée, elle est non-
critique, elle est superficielle.
Ex : devant un arrêt cardiaque, on pense à la sorcellerie.
b. Connaissance Scientifique

******
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
33

C’est celle qui dépasse les limites de la connaissance vulgaire et qui se


caractérise par la précision, un effort rationnel, un souci d’objectivité, la
possibilité de vérification.

2.LOGIQUE EN SCIENCES EXPERIMENTALES


Elles se fondent sur l’expérience, ce sont les sciences de la nature, qui
sont basé sur l’observation. Ex : géologie, physique, chimie...
Elles ont pour méthode la « méthode expérimentale » qui fut présenté par
le médecin français Claude Bernard (1813-1878). La méthode
expérimentale se présente comme un processus en 3 temps :
1. L’observation des faits
L’observation scientifique se fait seulement sur des faits scientifiques
2. L’hypothèse expérimentale
Le savant avance une hypothèse pour donner une explication provisoire et
qui devra encore être vérifiée.
3. La vérification expérimentale
C’est l’ensemble de procédés pour vérifier l’hypothèse.
En bref, pour Claude Bernard : le fait suggère l’idée ; l’idée dirige
l’expérience ; l’expérience juge ou confirme l’idée.
La loi embrasse un grand nombre de phénomène mais la théorie est
une vaste hypothèse qui rassemble et unifie un certain nombre de lois
scientifiques dans une unité supérieure.

3. LOGIQUE EN SCIENCES HUMAINES


Les sciences humaines étudient l’homme dans ses manifestations
extérieures en tant qu’individu, elles utilisent la méthode expérimentale
cas de l’éco-Pol, psycho, linguistique, géo, ethnologie, histoire, droit
politique, anthropologie. Mais elles posent un problème au niveau des faits,
de l’observation et au niveau du fondement de la méthode.
Fin du Cours en pédagogie générale, la suite concernera la
scientifique
34

LES MATIERES QUI SUIVENT CONCERNENT LA SCIENTIFIQUE

4. LOGIQUE EN SCIENCES MATHEMATHIQUES


Les sciences mathématiques sont celles qui ont pour objet les rapports entre
les quantités. Elles sont abstraite et déductives. La déduction mathématique
est :
-tautologique : parce qu’elle ramène la vérité à des propositions déjà
admises
-féconde : parce qu’elle recourt à des procédés et des artifices ingénieux
-généralisante : parce qu’elle peut s’étendre d’un cas à tous les cas
Ces principes sont des propositions posées :
 Les définitions : elles consistent à fixer le sens d’un terme en
énumérant ses caractères essentiels. Cas du « cercle » qui n’existe pas
dans la nature, mais qui est créé par sa définition mathématique
 Les postulats : ce sont des propositions qui ne sont ni évidentes ni
démontrables. Ex : le postulat d’Euclide contredit par celui le
Lobatchevski et ce dernier par celui de Riemann
 Les axiomes : sont des propositions nécessaires et indémontrables,
mais évidentes
35

 L’axiomatique : c’est l’ensemble des principes posés au début d’une


science déductive quelconque. Elle doit être compatible, indépendants
et suffisants.

5. NOTIONS DE PSYCHOLOGIE ET D’ETHIQUE


5.1. PSYCHOLOGIE
1) Définition
C’est l’étude de l’âme, elle a comme objet l’ « être mobile » la psychologie
est devenue usuel au 16ème siècle avec le penseur WOLF
2. La méthode
Deux méthodes sont à souligner : la méthode subjective et la méthode
objective. C’est-à-dire la méthode qui convient le mieux c’est donc la
phénomélogie descriptive, une approche à la fois objective et subjective.
3. Quelques thèmes
1. LA SENSATION
a. Définition
c’est un fait psycho-physiologique provoqué par l’excitation d’un organe
sensoriel
b . Etapes ou phases
la sensation passe par trois moments ou stades
-le stade physique : contact avec un excitant externe sur les terminaisons
nerveuses
-le stade physiologique : niveau où le nerf concerné conduit l’impulsion ou
l’influx au cerveau
-le stade psychologique : c’est la sensation proprement dite
Voici en synthèse dans un tableau

Sensibilité Sens Organe Nerf Excitant


Conducteur
Visuelle Vue Œil Optique Couleur, Lumière,
Formes
Auditive Ouïe Oreille Auditif ou Bruits, sons
acoustique
Olfactive Odorat Nez Olfactif Odeurs
Gustative Goût Langue Gustatif Saveurs
Cutanée Touch Peau Paucier Température
er douleurs
††††††

2 . LA PERCEPTION
La perception est la connaissance du monde extérieur par
l’intermédiaire des sens. Ex : j’entends le bruit de la sirène. Ses deux
dangers sont :

††††††
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
36

-l’illusion : perception erronée ou déformée de la réalité à causes des


certains facteurs physiologique
-l’hallucination : perception sans objet réel, c’est-à-dire le fait de percevoir
un objet ou une personne qui en réalité n’existe pas.
a. facteurs de la perception
5 facteurs pour une bonne perception : la nature de l’excitant, la qualité de
l’organe sensoriel, la personnalité tout entier du sujet, le système ou cadre
de référence de l’objet perçu, l’intérêt et l’attention orientés vers l’objet.
b . Types de perception
1. Perception globale ou syncrétique : c’est la vue globale de l’objet
2. Perception analytique : c’est la décomposition de l’objet en parties
3. Perception synthétique : c’est la reconstitution des éléments en un tout
ou une vue d’ensemble

3 .LA PENSEE OU CONNAISSANCE INTELLECTUELLE


La pensée est l’ensemble des activités cognitives de l’esprit humain.
Les idées proviennent des sens et de la raison.
a. Caractères et formation des idées
Les idées se forment par un triple processus
1°) L’abstraction : c’est l’opération mentale par laquelle nous considérons
séparément ce qui n’est pas dans la réalité
2°)la généralisation : opération mentale par laquelle nous réunissons en
une même représentation les caractères communs à tous les objets du même
genre.
3°) La dénomination : l’acte par lequel nous attribuons un nom à un objet
de pensée.
b. Différence entre une idée et une image
IDEE IMAGE
Réalité abstraite Réalité concrète
Symbole de l’objet Reflet de l’objet
Générale Particulière
Liée à l’essence des choses Liée à l’aspect physique (couleur,
forme)
Propre à l’homme Commune à l’homme et à l’animal

3 . TENDANCES ET MOTIVATIONS
a. Définition :
La tendance est une force ou une poussée interne de l’individu vers un objet.
Ex : un Soulard devant la boisson. Une tendance devenue consciente
s’appelle « Motivation » ou raison d’agir. Parmi les motivations, on
distingue :
-les mobiles ou raison d’ordre affectif (Ex : mobiles d’un crime)
-les motifs ou raison d’ordre intellectuel
b. Classification :
37

Du point de vue physiologique : il y a des tendances primaires qui



poussent à la satisfaction des biens primaires du corps (faim, soif,
sommeil…)
 Du point de vue psycho-social : il y a des tendances individuelles qui
poussent à la conservation et à la défense de soi ; des tendances
sociales qui ont pour objet l’autre et la société (amitié, patriotisme…)
et des tendances idéales qui visent le vrai, le beau, le bien, Dieu etc.
NB : l’instinct est une disposition naturelle et permanente alors que la
tendance peut s’acquérir.

4. L’HABITUDE
L’habitude est une disposition acquise par la répétition fréquente de mêmes
actes. Les différentes sortes sont :
-des habitudes organiques ou accoutumances : on s’habitue au climat, à
la nourriture, à la lumière…
-des habitudes motrices : en rapport avec le corps (gestes, tics, habileté)
-des habitudes intellectuelles ou mentales : le goût de la réflexion, esprit
d’analyse, la rigueur grammaticale
-des habitudes sociales : celles où la société joue un grand rôle. (esprit de
partage, hospitalité, esprit communautaire)‡‡‡‡‡‡
5. LA VOLONTE
La volonté est le pouvoir de se déterminer pour des motifs ou pour des
raisons.
L’acte volontaire passe par 4 moments :
 La conception du projet : représentation d’un résultat à obtenir ainsi
que des moyens pour l’obtenir
 La délibération : c’est un examen de motif d’agir ou de ne pas agir
 La décision : c’est quand on se détermine à agir ou à ne pas agir
 Exécution : le passage à l’action
Quelques termes utilisés ayant trait à la volonté :
-Aboulique : quelqu’un qui reste au stade de la délibération sans jamais se
décider (c’est un homme dépourvu de volonté).
-Velléitaire : quelqu’un qui a une volonté incomplète c’est-à-dire il décide
sans exécuter ou il exécute partiellement.
Quelques théories :
*le volontarisme : doctrine qui admet que la représentation et les fonctions
intellectuelles sont subordonnées à la volonté
*l’intellectualisme : c’est la tendance à tout subordonner à l’intelligence
*le sensualisme : théorie selon laquelle tout acte volontaire est l’expression
d’un désir absolu qui s’est imposé à tous les autres désirs et tendances qui se
disputent notre conscience.

‡‡‡‡‡‡
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
38

6. LA PERSONNALITE
La personnalité c’est la capacité où l’homme se détermine comme un
tout unique. Trois grandes idées sont dans le terme personnalité : celle
d’intégration, d’individualité, du dynamisme.
L’idée de la personnalité appelle celle de la « liberté » qui est définit
comme la condition de l’être qui s’autodétermine à agir.
On distingue plusieurs sortes de liberté : la liberté physique, civile,
morale, liberté de conscience, liberté politique, liberté de pensée.
5.2. L’ETHIQUE
Introduction
1. L’éthique ou philosophie morale est la science qui a pour objet le
jugement d’appréciation sur les actes qualifiés bons ou mauvais. Elle se
distingue de :
-L’éthologie ; science ayant pour objet la conduite des hommes
-La morale : l’ensemble des prescriptions admises à une époque et
dans une société déterminée.
2. La vie morale d’un homme c’est l’effort à se créer lui-même, à se
donner des valeurs pour faire sa vie
3. L’axiologie : c’est une branche philosophique qui s’occupe du
problème de la hiérarchie des valeurs

Fondement des valeurs morales


1. Fondement hétéronome
-pour des penseurs comme J.J. Rousseau la nature est le fondement de la
morale
-pour d’autres, c’est la société qui fonde la moralité d’un acte
-pour d’autres encore, c’est Dieu qui est le fondement de cette morale.
2. Fondement autonome ou conscience morale
C’est la conscience morale qui est la source de la vie morale
.Hiérarchisation et dégradation des valeurs morales
 Hiérarchisation des valeurs
Deux positions s’affrontent :
-pour les uns les valeurs varient selon les individus, le temps et le milieu
-pour les autres, il y a une hiérarchie objective des valeurs : les valeurs
spirituelles sont supérieurs aux valeurs morales, eux aussi supérieurs aux
valeurs intellectuelles, eux aussi aux valeurs matérielles.
 Dégradation des valeurs morales
La dégradation a deux traits caractéristiques :
-l’amoralisme : le fait de ne pas accepter ou de nier toute morale
-l’immoralisme ou perversion morale : attitude contraire à la morale.§§§§§§

QUELQUES FIGURES DE LA PHILOSOPHIE CONTEMPORAINE

§§§§§§
Arthur Lumbala « prophète de l’histoire » prof de culture générale
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-ARENDT (HANAH) (1907-1975) : femme allemande qui a marqué la


philosophie politique contemporaine. Il combat le Nazisme
-BACHELARD (Gaston) (1884-1962) : penseur français, pour lui la science
dit-il, avance à travers les saccades de la discontinuité ; elle nous met en
présence de révolution, non pas d’évolution.
-JONAS (HANS) (1903-1993) : penseur français. Sa philosophie condense un
savoir et une sagesse à la taille de grands défis du siècle.
-MARITAIN (Jacques) (1822-1973) : penseur français, il est l’une des figures
connues du thomisme moderne, sa philosophie est un humaniste politique.
-Pierre TEILHARD DE CHARDIN (1881-1955), prêtre français, il cherche à
travers sa philosophie à opérer la réconciliation entre la science et la foi.
FIN DU COURS en Scientifique par le prophète ARTHUR LUMBALA
s

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