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Traduction

La traduction est le processus de synthèse des protéines à partir de l'ARN messager, impliquant des ribosomes et des ARNt. Le code génétique est non chevauchant, à triplet et redondant, permettant la production de protéines spécifiques. La régulation de l'expression génétique se fait à différents niveaux, incluant la transcription, la maturation de l'ARN et la traduction.

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Traduction

La traduction est le processus de synthèse des protéines à partir de l'ARN messager, impliquant des ribosomes et des ARNt. Le code génétique est non chevauchant, à triplet et redondant, permettant la production de protéines spécifiques. La régulation de l'expression génétique se fait à différents niveaux, incluant la transcription, la maturation de l'ARN et la traduction.

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BIOLOGIE MOLÉCULAIRE

Prise de notes

TRADUCTION

a) Définition

Traduction : Processus biologique


qui permet la synthèse d’une protéine
à partir de la lecture d’un ARN
messager

Protéine : Classe de molécules


formées d'une suite d’AA reliés par
liaison peptidique et qui a de
nombreux rôles dans la cellule

La traduction implique des :


ARN messager = matrice
Ribosomes = association entre des ARN ribosomiques et des protéines
ARNt = ARN de transfert chargés d’acides aminés

Les ARNm sont les seuls à être traduits en protéine. Les autres bossent pour le mécanisme de traduction mais ne sont
pas traduits eux-mêmes.

Les ARN les plus nombreux produits dans la cellule sont les ARNr (80%)

b) Compréhension du CG

1961 : « Code non chevauchant »


WITTMANN, TSUGITA et FRAENKEL-CONRAT

Hypothèse de travail :
Dans un code génétique à triplet chevauchant,
l’altération d’une base devrait provoquer un changement
de 3 acides aminé dans le polypeptide

Expérience :
Mutagenèse du virus de la mosaïque du tabac (ARN) par
l’acide nitreux et analyse de la composition en acide
aminé d’une protéine virale

Résultats :
Changement d’un seul acide aminé (comme tous les mutants
de l’hémoglobine étudiés jusqu’alors qui ne montraient qu’un
seul changement d’acide aminés)

1961 : Code à triplet


F. CRICK, S. BRENNER
Hypothèse de travail :
Si le code génétique n’est pas chevauchant, il doit exister un arrangement pour sélectionner les triplets corrects tout au
long de la séquence de base =
- présence d’une virgule après tous les triplets
- certains triplets ont un sens d’autre non
- le choix est fait à partir d’un point fixe

Expérience : Mutagenèse locus rII du phage T4 par la proflavine qui induit des délétions ou des insertions d’un seul
nucléotide

Le code génétique est à triplet, non chevauchant, et redondant ou dégénéré (avec un code à 3 lettres, on a 64
possibilités de codons alors qu'on a que 20 AA : plusieurs codons codent pour un seul AA).
c) La mécanistique de traduction

L’ARNt possède une structure tige-boucle.


L’anticodon est sur l’ARNt, le codon est sur
l’ARNm. Entre le codon et l’anticodon se fait une
liaison de complémentarité anti parallèle (ARNm
5’3’ et anti codon 3’5’). Il porte à son extrémité 3’
l’AA qui correspond à l’anticodon.

Les AA sont chargés spécifiquement avec le bon


AA grâce à des amino acyls tRNA synthétase qui
reconnaissent l’anticodon et collent le codon
dessus ?

Au niveau de l’anticodon, on se retrouve avec des ARNt


mais pas forcément ceux qu'on attendait.

Deux premières bases entre anticodon et codon


s’associe bien mais dernière un peu à la one again mais
pg ça suffit

La machine à traduction s’appelle le ribosome, constitué de


deux sous unités (procaryotes comme eucaryotes). Chaque
sous unité est composée d’une association d’ARNr et de
protéines ribosomiques

La traduction est composée de trois phases : initiation,


élongation, terminaison.

1/ Recrutement de la petite sous unité qui scanne le 5’ non


traduit et se positionne au niveau du codon initiateur AUG.

2/ Arrivée du premier ARNt : ARNt initiateur.

3/ Elle est rejointe par la grosse sous-unité.

4/ Arrivée d’un deuxième ARNt dans la poche P

5/ Transfert du premier AA qui était dans la poche P sur


l’AA porté par l’ARNt dans la poche A
Une fois que le ribosome a avancé de trois codons, la poche P est remplie avec l’ARNt chargé du peptide d’information.

d) Organisation d’un ARNm et traduction

INITIATION

1/ Arrivée petite sous unité sur le 5’ qu'on traduit,


scanne et se fixe au codon initiateur
2/ Arrivée de l’ARNt initiateur qui porte la
méthionine
3/ Arrivée de la grande sous unité (P et A) ⇒
ribosome occupe deux codons quand il est fixé

ÉLONGATION

4/ Arrivée de l’ARNt correspondant au deuxième


codon (proline)

5/ Liaison peptidique catalysée par le ribosome


entre la MET et la PRO : 1er AA transféré sur le
2e (entre COOH du 1er et NH2 du 2e)

6/ ARNt vide est libéré et ribosome avance d’un codon

7/ Arrivée d’un nouvel ARNt portant l’anticodon complémentaire du codon sur le site A

TERMINAISON

8/ Le ribosome arrive au site A sur le codon stop. Il n’y a pas d’ARNt qui contient l’anticodon complémentaire au
codon stop. A la place, arrive un facteur protéique appelé facteur de terminaison de la traduction qui va
provoquer la rupture entre la chaîne peptidique et le dernier ARNt, ainsi que la dissociation des deux sous unités.

9/ Extrémité se termine par une liaison COOH (libre du coup)

Remarques :
- Un AA est synthétisé de son extrémité NH2 jusqu’à son extrémité COOH et donc la protéine aussi
- ARNt qui se cassent sont recyclés : aminoacyl TRNA synthétase les recycle et leur remet un AA dessus (si
vraiment trop vieux non mais voilà)

Polysomes : Plusieurs ribosomes associés à un même ARNm et qui le traduisent en même temps
Plutôt dans le cytoplasme
e) Localisation de la traduction

EUCARYOTES

Noyau cloisonne les mécanistiques (sépare)


ADN transcrit en ARN pré mess puis mess
Ajout de la coiffe, queue poly A et épissage
Traduction de l’ARNm mature dans le cytoplasme

PROCARYOTES

Pas de noyau : Un seul compartiment


Traduction comme transcription dans cytoplasme de la bactérie
Permet un couplage entre transcription et traduction : ont lieu en même temps, l’ARNm n’est même pas encore
terminé qu’il est déjà en train d’être traduit
Permet une expression génique très rapide (30 min)
C) Régulation de l’expression génétique

Mécanismes de contrôles pendant la transcription, la


maturation de l’ARN, de la traduction et de l’activité
protéique.

Ici Eucaryote car enveloppe nucléaire

1/ La régulation de la transcription d’un gène, ex : l’EPO

EPO : Érythropoïétine ⇒ Augmente le transport du dioxygène car fait fabriquer + de globules rouges donc + de
transport possible

Trop de globules rouges = sang trop visqueux = thromboses donc pas ouf

TATA box = promoteur minimal

Promoteur Eucaryote mais quand même TATA box

En amont (très loin, 300pb avant) du promoteur, on


trouve des séquences régulatrices différentes du
promoteur.
Proche du point +1 on trouve le promoteur,
nécessaires pour la transcription, et en amont (et aval
du gène) on trouve des séquences régulatrices.

Sur ces séquences régulatrices, peuvent venir se


fixer des protéines régulatrices qui sont soit
activatrices de la protéine (booster) ou
inhibitrices (frein) de la transcription

Pour rappel, chez les eucaryotes ce sont les GTF


qui se fixent au niveau du promoteur pour
ramener l'ARN polymérase, et sur les séquences
régulatrices on retrouve les protéines régulatrices
appelées facteurs de transcription
spécifiques.
Donc GÉNÉRAUX pour le PROMOTEUR et SPÉCIFIQUE pour SÉQUENCE DE RÉGULATION

En temps normal, nos cellules


sont en normoxie : elles reçoivent
en quantité suffisante du
dioxygène.

Ici, pour le gène de l’EPO, le


promoteur avec la TATA est actif,
les GTF sont là, l’ARN polymérase
est la.

On a une transcription basale


(basique)

GR meurent au bout de 120 jours


donc on fait toujours un peu d’EPO.

En hypoxie (altitude, saturation d’hémoglobines


qui va baisser en dessous du seuil), tout sera
détecté et la protéine HIF (hypoxia inductible
factor) qui est un facteur de transcription, va venir
se fixer au niveau de sa séquence régulatrice en
amont (bleu) HRE (HIF responsive element) et va
stimuler la transcription, l'activité du promoteur
du gène de l’EPO, ainsi on aura une transcription
forte du gène de l’EPO donc beaucoup d’EPO qui
va être produite. Elle va ensuite provoquer la
vascularisation de GR ce qui va réduire l’hypoxie.

2/ La régulation de la maturation de l’ARN

a) Régulation de l’épissage alternatif, ex : récepteur à l’hormone de croissance

Épissage alternatif : dans les gènes des


eucaryotes, on a un pré ARN messager qui
est composé d’exons (boîtes de couleurs)
et d’introns.

Épissage alternatif : Combinatoire de


différents exons
Donc on se débarrasse des introns.
Ici deux ARNm différents car dans un des
deux le E4 a dégagé
L’hormone de croissance va pouvoir se
lier à deux récepteurs. Soit il existe un
récepteur membranaire, soit un
soluble.

Le RCP membranaire est un piégeur : c’est


celui qui va signaler l’hormone de
croissance.
(Ex : insuline + rcp à l’insuline)
⇒ Transmet l’information

Le RCP soluble se lit à l’hormone de


croissance mais n’induit aucun effet.

Les deux existent : l’équilibre entre les


deux permet la bonne croissance de
l’organisme ! Cet équilibre est géré par un
épissage alternatif.

D’où les cas de nanisme et gigantisme…

Chez la souris on a découvert :

On a un ARN pré messager, composé de plusieurs exons, et dans l’ARN


mature on retrouve E1-6, 7, 8, 9, 10 : on fabrique l’ARN messager qui
fabrique le RCP membranaire à l’hormone de croissance.

Si on a le 1-6, le 7, le 8A, le 8 le 9 et le 10, on fabrique un ARN messager


qui donnera le RCP soluble

Gère l’équilibre entre RCP membranaire et RCP soluble

b) Régulation de la stabilité d’un ARN messager, ex : récepteur de la transferrine

Dans une cellule : la concentration en fer est


finement régulée

D’abord par une protéine qui permet


l’entrée du fer dans la cellule et qui s’appelle
la transferrine

On a aussi une protéine qui permet de


piéger le fer dans la cellule, qui s’appelle la
ferritine.

On va voir la régulation de cette protéine la


a la membrane (+ de transporteurs = + de
fer rentre et vice versa)
Si on a trop de fer dans le cytoplasme de la cellule, on aura une production de pleins de récepteurs à la ferritine, pour
que le fer soit trop piégé et ne rentre pas dans la cellule.
En 3’ de l’ARN messager de la transferrine, on remarque des structures en tige-boucle qui vont faire que l’ARN
messager va être déstabilisé et partir à la poubelle : on aura moins ou pas de traduction de cet ARN messager donc peu
de RCP à la transferrine donc peu de protéine transferrine ⇒ fer non importé

Si on a pas assez de fer dans le cytoplasme de la cellule, on a IRP (iron responsible protein) qui a la capacité de se lier
au fer. Quand plus de fer, IRP est solo, quand est solo, va se fixer sur les tiges boucles et en se fixant dessus ça stabilise
l’ARN messager qui reste présent et est donc traduit. ARN messager donc traduit en RCP à la transferrine, qui vont
donc pouvoir accueillir + de transferrine pour faire entrer + de fer (cool parce que à la base on avait plus assez de fer)

3/ La régulation au niveau traductionnel

a) La régulation de la réduction d'un ARN messager, ex : la ferritine

Trop de fer : beaucoup de ferritine produite


IRP liée au fer donc structure en 5’ de tige boucle
est libre, on fabrique bcp de ferritine qui va
piéger le fer

Pas assez de fer : peu de ferritine produite


IRP est solo, donc va se lier à la tige boucle en 5’,
et va du coup bloquer la traduction de la ferritine
donc fer moins piégé

Régulation de la traduction de l’ARN


messager qui code la ferritine

Tige boucle en 5’ ici

Les deux mécanismes se passent en même temps : augmenter les transporteurs et diminuer les séquestreurs et vice
versa

b) La régulation de la stabilité d’une protéine

HIF est en permanence produit…


puis dégradé. Vu qu'on a pas besoin
de lui.

Quand on a besoin de lui (hypoxie) la


protéine qui le dézingue s’arrête et il
est stabilisé. Il passe dans le noyau
(est un facteur de transcription
spécifique), va se fixer sur ses
séquences régulatrices (HRE) et
activer des gènes comme celui de
l’EPO.

La boucle est bouclée :)

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