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com Géométrie
∆S1 , ..., ∆Sn : on désigne également ∆Si par sa surface : Choisissons dans chaque ∆Si
un point ζi . (on dispose ainsi d’une subdivision pointée de D), à chaque fonction Théorème 5 : Formule de Fubini
f : D → C et à chaque subdivision pointée (∆Si , ζi ) de D on lui associe le nombre Soit f une fonction à valeurs complexes continue et intégrable sur I × I 0 . Si,
n
pour Ztout x de I, la fonction y → f (x, y) est intégrable sur I 0 , et si l’application
I(σ ) = ∑ ∆Si f (ζi )
i=1 x→ f (x, y)dy est continue par morceaux et intégrable sur I, on a :
I0
Théorème 1 : ZZ Z Z
Si f : D → C est continue alors lim I(σ ) existe et cette limite est f (x, y)dxdy = f (x, y)dy dx
p(σ )→0 I×I 0 I I0
indépendante
ZZ du découpage choisi, appellée intégrale double de f sur D et notée
f (x, y)dxdy Remarque 1 :
D
Sous les hypothèses du théorème, et si en plus on a pourZtout y de I 0 , la fonction
Cas particulier : Formule de fubini : Soit D = [a, b] × [c, d].
Si f : D → K est continue, alors : x → f (x, y) est intégrable sur I , et si l’application y → f (x, y)dx est continue
I
par morceaux et intégrable sur I 0 , alors :
ZZ Z b Z d Z d Z b
f (x, y)dxdy = f (x, y)dy dx = f (x, y)dx dy ZZ Z Z Z Z
D a c c a f (x, y)dxdy = f (x, y)dx dy = f (x, y)dy dx
I×I 0 I0 I I I0
1
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2 Courbes paramétrées
Définition 5 :
Soit F un espace de dimension finie muni de sa structure affine Soit Γ un arc régulier de classe C1 orienté par le choix de la fonction f : I → F
de classe C1 ,
f 0 (t0 )
Définition 3 : s’appelle vecteur unitaire de la tangente à Γ au point M(t0 ) = f (t0 ), et
k f 0 (t0 )k
On appelle Courbe ou arc paramétée de classe Ck la donnée d’un couple (I, f ) la fonction Z t
où I est un intevalle de R et f : I → F une fonction de classe Ck . S : I → R,t → S(t) = k f 0 (u)kdu s’appelle fonction abscisse curviligne de Γ.
t0
Interprétation cinématique En tout point M(t) ∈ Γ, s = S(t) est la longueur de l’arc M(t0 )M(t).
Définition 4 :
4.2 Courbure, rayon de courbure, centre de courbure
1. Un point M(t) d’une courbe γ au moins de classe C1 est dit régulier si
F plan euclidien orienté.
f 0 (t) 6= 0.
Γ étant un arc régulier de classe C2 dont une paramétrisation normale est donnée par
2. Un point M(t) d’une courbe γ au moins de classe C est dit birégulier si
2
une application g : J → F, s → g(s) de classe C2 .
( f 0 (t), f 00 (t)) est une famille libre. ~ ~ ~
~T = g0 (s), k~T k2 = 1, càd ~T dT = 0, donc dT //~N, posons dT = c~N.
3. Soit M(t ) un point de γ , la droite D = (M(t ), −
0
→
u ) est dite une tangente à
0 ds ds ds
γ si ~
dT ~
dT
−−→ Nous avons c = .~N = [~T , ] = [g0 (s), g00 (s)].
Pour tout t ∈ V (0), ∃u(t) ∈ (M(t0 ), M(t)) tel que ds ds
−−→ − →
lim u(t) = u Définition 6 :
t→t0
~
dT 1 ~
dN 1
p: impaire p: impaire p: paire p: paire = c~N = ~N, = −c~T = − ~T
q: paire q: impaire q: impaire q: paire ds R ds R
Exercice 3 (Centrale 2006). On considère l’arc paramétré Γ défini par :
y = x2 , 0 ≤ x ≤ 1
Exercice 2 (Ccp 98). Etudier, lorsque t est au voisinage de 0, la courbe :
Calculer la longueur de Γ et sa courbure au point courant.
t2 t3
x = et − 1 − t − −
2
2 3 5 Tracé des courbes
y = et − t 2
5.1 Courbe paramétrée
5.1.1 Plan d’étude
4 Etude métrique d’un arc paramétré 1. Intervalle d’étude (péridicité, symétrie, ...).
2. Dérivée, Points stationnaires (non réguliers) eventuels, tangente en des points par-
Dans ce paragraphe F est supposé euclidien orienté. ticuliers.
2
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6 Courbes cartésiennes
5.1.3 Banches infinies
6.1 Définition
. Soit t0 ∈ I¯R̄ , on dit que γ admet une branche infinie au voisinage de t0 , si
lim kM(t)k = ∞, on distingue les situations suivantes : Définition 7 :
t→t0
f : U ⊂ R2 → R de classe Ck , l’ensemble :
1. lim x(t) = x0 , lim y(t) = ∞ : Assymptote verticale x = x0 .
t→t0 t→t0 Γ = {(x, y) ∈ U/ f (x, y) = 0} s’appelle courbe d’équation cartésienne
f (x, y) = 0.
2. lim x(t) = ∞, lim y(t) = y0 : Assymptote horizontale y = y0 . −−→
t→t0 t→t0 On dit qu’un point m0 = (x0 , y0 ) de Γ est régulier si d f (m0 ) ou grad f (m0 ) 6= 0.
3. lim x(t) = ∞, lim y(t) = ∞ :
t→t0 t→t0
6.2 Théorème des fonctions implicites
y(t)
a) lim n’existe pas : branche infinie.
t→t0 x(t) Théorème 6 : Théorème des fonctions implicites
b) lim
y(t)
= 0 : branche parabolique de direction Ox. f : U ∈ R2 → R de classe Ck
t→t0 x(t) Γ = {(x, y) ∈ U/ f (x, y) = 0}
∂f
y(t) Si (x0 , y0 ) ∈ Γ tel que (x0 , y0 ) 6= 0, alors ∃V ∈ V (x0 ),
c) lim = ∞ : branche parabolique de direction Oy. ∂y
t→t0 x(t)
∃W ∈ V (y0 ), ∃ϕ : V → W de classe Ck , tel que
d) lim
y(t)
= a 6= 0 : direction assymptotique de coefficient directeur a. ∀(x, y) ∈ Γ ∩ (V ×W ) : y = ϕ (x)
t→t0 x(t)
• lim y(t) − ax(t) n’existe pas : direction assymptotique de coefficient direc- Remarque 3 :
t→t0
teur a.
• lim y(t) − ax(t) = ∞ : branche parabolique de coefficient directeur a. ∂f
1. De même si (x0 , y0 ) 6= 0, alors il existe
t→t0 ∂x
• lim y(t) − ax(t) = b : la droite d’équation y = ax + b est une assymptote. V ∈ V (x0 ), ∃w ∈ V (y0 ), ∃ψ : W → V tel que
t→t0
∀(x, y) ∈ Γ ∩ (V × W ) : x = ψ (y), et le théorème des fonctions implicites
s’interprete par le fait qu’au voisinage d’un point régulier, on peut exprimer
Exercice 4 y (resp x) en fonction de x (resp y).
x = t − th(t) 2. Avec les notations du théorème nous avons :
1. Etudier la courbe définie par : 1 ∀x ∈ V : f (x, ϕ (x)) = 0, en dérivant on obtient :
y = ∂f ∂f
ch(t) (x, ϕ (x)) + ϕ 0 (x) (x, ϕ (x)) = 0, en particulier la pente de la tangente
∂x ∂y
2. On note A le point d’intersection de l’axe (Ox) avec la tangente au point M de ∂f
paramètre t de la courbe ci-dessus. Préciser la nature du mouvement du point A (x0 , y0 )
ainsi que la valeur de la distance AM . à Γ en (x0 , y0 ) est : ϕ 0 (x0 ) = − ∂ x
∂f
(x0 , y0 )
∂y
x(t) = t 2 + 2
Exercice 5 Etudier et traçer la courbe paramétrée : t
y(t) = t +
1
6.3 Equation de la tangente
t
Une équation cartésienne de la tangente à Γ en le point régulier
5.2 Courbes en polaire ∂f ∂f
m0 = (x0 , y0 ) est (x − x0 ) (x0 , y0 ) + (y − y0 ) (x0 , y0 ) = 0 C’est donc la droite
∂x ∂y
Il s’agit de courbes définies par : M(θ ) = O + r−→u (θ ), où −−→
passant par m0 et orthogonale au vecteur grad f (m0 )
→
− →
− π
r = r(θ ), →
−u (θ ) = cos(θ ) i + sin(θ ) j , on pose : −
→
v (θ ) = − →
u (θ + ).
2
6.4 Coniques ou courbes de second degré
5.2.1 Tangente
Définition 8 :
Si r(θ ) 6= 0 ou r0 (θ ) 6= 0 alors la tangente est dirigée par
−
→0 Soient q : R2 → R; (x, y) → ax2 + 2bxy + cy2 une forme quadratique,
M (θ ) = r0 −→u (θ ) + r−
→v (θ ). ϕ : R2 → R; (x, y) → α x + β y + γ une forme affine et f :
Si r(θ ) = 0, r0 (θ ) = 0, alors la tangente est dirigée par − →
u (θ ). R2 → R; (x, y) → q(x, y) + ϕ (x, y).
La courbe C d’équation f(x,y)=0 s’appelle courbe de second degré ou conique.
5.2.2 Branches infinies Equation réduite d’une conique
La discussion théorique se fait relativement au rang de la matrice A associée à q dans
Il y’a une branche infinie si lim r(θ ) = ∞. la base canonique.
θ →θ0
1. Si rg(A)=2 ; suivant une une BON de vecteurs propres de A et après un changement
1. Si θ0 = ∞, alors on a une branche spirale :
d’origine, l’équation de C dans (Ω, B0 ) est de la forme :
2. Si θ0 6= ∞, alors il y’a droite assymptote ssi
lim r(θ ) sin(θ − θ0 ) = l, et celle-ci est définie par Y = l dans le repère λ X 2 + µY 2 + ε = 0
θ →θ0
(O, →
−u (θ ), −
0
→
v (θ )). 0 On a alors l’une des trois situations suivantes.
3
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X2 Y 2
a) + 2 = 1 : ellipse, ε (q) = (2, 0) ou (0, 2).
a2 b
X 2 Y2 Remarque 6 :
b) 2 + 2 = −1 : 0, / ε (q) = (2, 0) ou (0, 2).
a b La surface définie par une équation de la forme z = ϕ (x, y) est un cas par-
X 2 Y 2 ticulier de courbes d’équation cartésienne f (x, y, z) = z − ϕ (x, y) = 0, et en
c) 2 − 2 = 0 : réunion de deux droites, ε (q) = (1, 1). même temps on peut la regarder comme une nappe paramétrée par l’application
a b
(x, y) → (x, y, ϕ (x, y))
X2 Y 2
d) 2 − 2 = ε : hyperbole, ε (q) = (1, 1).
a b
2. Si rg(A)=1. C de l’une des formes suivantes : Théorème 7 : des fonctions implicites
f : U ∈ R3 → R de classe Ck
a) X − 2pY = 0 : parabole
2
S = {(x, y, z) ∈ U/ f (x, y, z) = 0}
X2 ∂f
b) = ε , ε ∈ {−1, 0, 1} : 0,
/ droite ou la réunion de deux droites. Si m0 = (x0 , y0 ) ∈ S tel que (x0 , y0 , z0 ) 6= 0, alors
a2 ∂z
3. Si rg(A)=0 : c’est une est une droite. ∃V ∈ V (x0 , y0 ), ∃W ∈ V (z0 ), ∃ϕ : V → W de classe Ck , tel que
∀(x, y, z) ∈ S ∩ (V ×W ) : z = ϕ (x, y)
Exercice 8 Etudier et tracer les coniques :
1. {(x, y)/x2 + y2 + xy + x + y − 1 = 0}
Remarque 7 :
2. {(x, y)/x2 + y2 + 2xy − x + y − 1 = 0}
3. {(x, y)/x2 + 2y2 − 3xy + 2x − 3y + 1 = 0} 1. Le théorème des fonctions implicites s’interprete par le fait qu’au voisi-
∂f
nage d’un point régulier, particulierement un point vérifiant (x0 , y0 , z0 )
Exercice 9 Tracer la courbe C = {(x, y) ∈ R2 / x2 − xy + y2 = 1} et donner l’équation ∂z
de la tangente en tout point de la courbe. on peut exprimer z en fonction de x, y.
2. Avec les notations du théorème nous avons ∀(x, y) ∈ V : f (x, ϕ (x, y)) = 0,
en dérivant partiellement on obtient :
Remarque 4 : ∂f ∂ϕ ∂f
Dans les divers cas on remarque que l’origine du nouveau repère est en général (x, y, ϕ (x, y)) + (x, y) (x, y, ϕ (x, y)) = 0
∂x ∂x ∂z
le centre de symétrie de la conique et il est donné par : ∂f ∂ϕ ∂f
(x, y, ϕ (x, y)) + (x, y) (x, y, ϕ (x, y)) = 0
→ ∂y ∂y ∂z
grad( f )(Ω) = 0 Equation du plan tangent
Une équation cartésienne du plan tangent à S en le point régulier
c’est à dire
a b x0 1 α m0 = (x0 , y0 , z0 ) est :
=−
b c y0 2 β ∂f ∂f ∂f
(x − x0 ) (x0 , y0 , z0 ) + (y − y0 ) (x0 , y0 , z0 ) + (z − z0 ) (x0 , y0 , z0 ) = 0 C’est
∂x ∂y ∂z
−−→
donc le plan passant par m0 et orthogonale au vecteur grad f (m0 )
7 Nappes et surfaces de l’espace
( aux points réguliers de la surface Σ : z = xy
3
Exercice 11 Déterminer les plans tangents
7.1 Nappes paramétrées
x=2
qui contiennent la droite d’équations :
y = 3(z + 1)
Définition 9 :
On appelle nappe paramétrée de classe Ck la donnée d’un couple (U, F), où U Intersection de deux surfaces
est un ouvert de R2 et S1 et S2 deux surfaces de classe C 1 d’équations
F : U → R3 : (u, v) → F(u, v) = ( f1 (u, v), f2 (u, v), f3 (u, v)) fonction de classe
Ck , le support de la nappe parametrée est la partie F(U) de R3 .qu’on identifie
F1 (x, y, z) = 0
par abus à la nappe.
∂F ∂F F2 (x, y, z) = 0
Le point M0 = F(u0 , v0 ) est régulier si ( (u0 , v0 ), (u0 , v0 ) est une famille
∂u ∂v
libre de R 3 Soit M0 un point régulier de S1 etS2 , tel que les plans tangents à S1 etS2 en M0
sont distincts. Et enfin : Γ = S1 ∩ S2 . Alors, la tangente à Γ en M0 , si elle existe, est
Remarque 5 : l’intersection des deux plans tangents. Elle est dirigée par
−−−−−−−−→ −−−−−−−−→
F = ( f1 , f2 , f3 ), M0 = F(u0 , v0 ) est régulier ssi la matrice GradF1 (M0 ) ∧ GradF2 (M0 )
∂ f1 ∂ f1
(u , v ) (u0 , v0 )
∂u 0 0 ∂ v
∂ f2 ∂ f2
J = ∂u (u0 , v 0 ) (u0 , v 0 ) qui est la matrice jacobienne de F en
7.3 Quadriques
∂ v
∂ f3 ∂ f3
(u0 , v0 ) (u0 , v0 )
∂u ∂v
(u0 , v0 ) est de rang 2. Définition 12 :
Plan tangent à une nappe régulière Soient q une forme quadratique définie sur R3 , ϕ une forme affine sur R3 , et
f = q + ϕ : l’ensemble S = {(x, y, z) ∈ R3 / f (x, y, z) = 0} s’appelle une qua-
drique.
Définition 10 :
Equation réduite d’une quadrique
Le plan tangent à la nappe (U, F) au point régulier M0 = F(u0 , v0 ) est
∂F ∂F
M0 + vect( (u0 , v0 ), (u0 , v0 )), c’est à dire le plan passant par M0 et di- 1. Si rg(A) = 3 alors il existe un repère orthonormé dans lequel S a pour équation.
∂u ∂v X2 Y 2 Z2
∂F ∂F + 2 + ε1 2 = ε2 où ε1 ∈ {−1, 1}.ε2 ∈ {−1, 0, 1}
rigé par (u0 , v0 ) et (u0 , v0 ) a 2 b C
∂u ∂v
2. Si rg(A) = 2 alors il existe un repère orthonormé dans lequel S a pour équation.
Exercice 10 Donner une paramétrisation de l’ellipsoide d’équation : X2 Y2 Z
+ ε1 2 = ε2 2 où ε1 ∈ {−1, 1}.ε2 ∈ {−1, 1}.
a2 b C
x 2 x2 x2
+ + =1 3. Si rg(A) = 1 alors il existe un repère orthonormé dans lequel S a pour équation.
a2 b2 c2
X 2 = 2pY
et donner une équation paramétrique et cartesienne du plan tangent en tout point.
8 Forme différentielle, intégrale curviligne Exercice 13 Déterminer la surface du domaine délimité par l’ellipse d’équation :
w=0
γ Détermination pratique :
Z On oriente l’axe par le choix d’un vecteur unitaire k, l’angle est défini par :
xdy − ydx
Exemple : Calculons 2 2
où γ est le cercle unité orienté positivement.
γ x +y tr(f) − 1
Rep : γ = ϕ (I) où ϕ : [0, 2π ] → R ,t → (cos(t), sin(t)), d’où
2 θ = + − arccos( )
2
Z Z 2π
xdy − ydx et θ est du signe de [x, r(x), k], ∀x non colinéaire à k.
= dt = 2π
γ x2 + y2 0 Si x est un vecteur unitaire orthogonal à k, alors on a exactement :
Formule de Green-Riemann :
Soit U un domaine compact lisse de R2 et ω = f · dx + g · dy une forme différentielle sin(θ ) = [x, r(x), k]
sur R2 . Alors, la formule de Stokes s’écrit :
Z Z ZZ Exercice 14 Déterminer toutes les droites et plans stables par une rotation d’axe dirigé
∂g ∂ f par le vecteur unitaire ω et d’angle non nul θ .
ω= [ f · dx + g · dy] = − dx dy
∂U ∂U U ∂x ∂y
En particuler la surface de U est donnée par :
Z Z Z
1
S(U) = xdy = −ydx = (xdy − ydx)
∂U ∂U ∂U 2 5