Var Complexe
Var Complexe
Propriété 1 : Remarque 2 :
Toute fonction holomorphe est continue 1. Supposons que f : U → C est holomorphe et que sa représentation réelle
f = P + iQ est de classe C2 , alors la condition de Cauchy entraine que :
Proposition 1 : Règles de calcul
∂ 2P ∂ 2P ∂ 2Q ∂ 2Q
L’ensemble H (U) des fonctions U → C et holomorphes sur U est une + = + 2 =0
∂ x2 ∂ y2 ∂ x2 ∂y
algèbre et on a :
1. ∀ f , g ∈ H (U), ∀λ ∈ C : ( f + λ g)0 = f 0 + λ g0 , ( f g)0 = f 0 g + f g0 c’est à dire que P et Q sont harmoniques.
1 2. Supposons que f : U → C est holomorphe, posons
2. Si g ne s’annulle pas au voisinage de a alors est dérivable en a et ∂P ∂Q
f a = (z), b = (z), alors la matrice Jacobienne de f en z
1 0 g0 ∂x ∂ x
( ) =− 2 a −b
g g s’écrit : J( f )(z) = , qui est donc une matrice de similitude, le
b a
3. La composée de deux fonctions holomorphes est une fonction holo- 2 2
morphe et on a : Jacobien est : a + b .
3. f : U → C dont la représentation réelle ; f (x, y) = P(x, y) + iQ(x, y) est
(g ◦ f )0 (z) = g0 ( f (z)) ∗ f 0 (z) de classe C1 .
f est holomorphe si et seulement si les formes différentielles Pdx − Qdy
et Qdx + Pdy sont fermés.
Remarque 1 :
De même la composée à droite d’une fonction holomorphe par une fonction
Proposition 2 :
complexe de la variable réelle dérivable est une fonction dérivable :
Si U est connexe par arcs, alors une fonction holomorphe sur U est constante
I un intervalle de R, f : I → C une fonction dérivable telle que
si et seulement si f 0 est nulle.
f (I) ⊂ U, g : U → C une fonction holomorphe, g ◦ f est dérivable et
∀t ∈ I : (g ◦ f )0 (t) = f 0 (t)g0 ( f (t)).
Preuve
Il est clair que si f est constante, alors f 0 = 0.
Exemple 1 : Supposons maintenant que f 0 = 0, la représentation réelle de f est donc de
différentielle nulle et d’après le chapitre de calcul différentiel, U étant connexe par
1. La fonction z → zn est holomorphe sur C pour tout n ∈ N∗ et sa dérivée arcs, f est constante.
est la fonction z → nzn−1 .
z+h−z h
2. z → z̄ n’est dérivable en auccun point, en effet nous avons =
h h
qui n’admet pas de limite en 0 puisque on en obtient deux valeurs dis- Interprétation géométrique :
tincts pour h réel ou imaginaire pur. Soient γ1 : [0, 1] → U, γ2 : [0, 1] → U deux courbes de classe C1 , on
Et on a de même z → ℜe z et z → ℑm z ne sont pas aussi dérivables en suppose qu’elles se coupent en un point z0 = γ1 (t1 ) = γ2 (t2 ) et que
auccun point. u1 = γ10 (t1 ) 6= 0; u2 = γ20 (t2 ) 6= 0, les vecteurs qui porteront respective-
ment les tangentes à γ1 , γ2 au point z0 .
Soit f : U → C une fonction holomorphe et considerons les courbes
images : Γ1 = f (γ1 ), Γ2 = f (γ2 ), les tangentes à Γ1 et Γ2 au point
1.2 Holomorphie et différentiabilité : formules de Cauchy z1 = f (z0 ) seront portées respectivement par les vecteurs v1 = f 0 (z0 )γ 0 (t1 )
\ v2 u2
et v2 = f 0 (z0 )γ 0 (t2 ), quant aux angles, (v1 , v2 ) = arg = arg .
En identifiant C à R2 , on peut supposer que f est une fonction des deux variables v1 u1
(x, y), en écrivant, f (x + iy) = f (x, y). Il y a donc conservation de l’angle des deux courbes et de leurs images.
1
[Link]@[Link] Fonctions holomorphes
Exercice 1 En utlisant les formules de Cauchy, montrer que les fonctions : Montrer que f est holomorphe sur U si, et seulement si, les fonctions A et B sont
z → z̄, z → ℜ(z), z → |z|2 ne sont pas holomorphes. différentiables avec
∂A 1 ∂B ∂B 1 ∂A
= , =−
Exercice 2 Montrer que si f est une fonction holomorphe sur un ouvert connexe U ∂r r ∂θ ∂r r ∂θ
de C et à valeurs réelles, elle est alors nécessairement constante. (expression polaire des conditions de Cauchy-Riemann).
Proposition 3 :
2 Exponentielle et logarithme complexe les fonctions cos et sin sont holomorphes et on a :
Définition 2 : Remarque 4 :
C étant une algèbre normée, la fonction exponentielle complexe est la fonc- Ces définitions de cos et sin complexes sont bien des prolongements du cos
+∞ n
z et sin réelles.
tion : C → C, z → ∑
n! x
n=0 Exercice 6 Soit P : C∗ → R définie par P(z) = P(x+iy) = . Déterminer, si elles
|z|2
∗
Propriétés 2 : existent, toutes les fonctions Q : C → R telles que f = P + iQ soit holomorphe sur
1 C∗ .
1. exp(z + z0 ) = exp(z) exp(z0 ), ∀z, z0 ∈ C, exp(0) = 1, = exp(−z)
exp(z)
∀z ∈ C. 2.4 Primitive d’une fonction complexe
2. Pour z = x + iy, exp(z) = ex (cos(y) + i sin(y))
3. exp est holomorphe sur C et vérifie exp0 (z) = exp(z), ∀z ∈ C Définition 4 :
On appelle primitive de f sur U toute fonction F : U → C dérivable au sens
Preuve complexe telle que F 0 = f
Pour le 1) et le 2), ce sont des résultats qui ont été démontré dans le chapitre des
séries dans une algèbre de Banach.
Pour le 3), ∀(x, y) ∈ R2 , exp(x + iy) = exp(x)(cos(y) + i sin(y)) l’ exponentielle des Exemple 2 :
variables x, y est une fonction de classe C1 , il reste à vérifier la condition de cauchy. 1. La fonction exponentielle est primitive d’elle même.
∂f ∂f
+i = exp(x)(cos(y) + i sin(y)) + i exp(x)(− sin(y) + i cos(y)) = 0 1
∂x ∂y 2. La fonction C\R− :→ C, z → est une primitive de la détermination
z
principale de ln.
Interprétation géométrique : 3. z → cos(z), resp z → sin(z) est une primitive de z → − sin(z), resp
z → cos(z)
1. Considérons la droite D : x = x0 .
Γ = f (D) = {exp(x0 + iy); y ∈ R} = {ex0 exp(iy), y ∈ R} est Théorème 2 :
donc un cercle de centre O et de rayon ex0 , on dit que l’exponen- Si U est étoilé, alors toute fonction holomorphe définie sur U admet une
tielle entoure la droite D en un cercle. primitive.
2. Considérons maintenant la droite δ : y = y0 .
Si f est de classe C1 , alors on peut démontrer le théorème, en utilisant le théorème
f (δ ) = {exp(x) exp(iy0 )} c’est donc une demi droite, d’orine O et
de Poincaré aux formes différentielles fermées de classe C1 , w1 = Qdx + Pdy et
dirigée par le vecteur exp(iy0 ).
w2 = Pdx − Qdy.
Dans le cas de f holomorphe la démonstration relève de la théorie de Cauchy et sort
2.2 La fonction logarithme du cadre du programme CPGE.
Posons U = {z = x + iy = reiθ , r > 0, θ ∈] − π , π [}.
On voit bien que la représentaion réelle de ln est de classe C1 , et puis on n’a qu’à et donc : Z Z Z
vérifier sur cette formule la condition de Cauchy, pour conclure l’holomorphie de f= Pdx − Qdy + i Qdx − Pdy
γ γ γ
ln.
Exemple 3 :
Exercice 5 Soient U un ouvert de C\R− et f = P + iQ : U → C où P et Q sont à Z Z 2π
valeurs réelles. En utilisant l’écriture polaire des nombres complexes, z = reiθ , on Si γ est le cercle C(a, r) alors f (z)dz = f (a + reiθ )rieiθ d θ
peut écrire P(z) = A(r, θ ) et Q(z) = B(r, θ ). γ 0
2
[Link]@[Link] Fonctions holomorphes
Z
Exercice 7 Calculer z2 dz pour les quatres chemins suivants joignant 1 à i. 4.2 Holomorphie et analycité
γ
− Théorème 4 :
i i Le rayon de convergence de convergence de ∑ an zn est le même que
celui de ∑ nan zn−1 et si f est analytique et s’écrit au voisiange de a
+∞
f (z) = ∑ an (z − a)n , alors f est holomorphe et nous avons, au voisinage
| n=0
+∞
1 1 de a : f 0 (z) = ∑ nan (z − a)n−1
n=1
i i
Preuve
D’après le chapitre des séries entières, on a bien
Rcv(∑ an zn ) = Rcv(∑ nan zn−1 ).
Soient a ∈ U et R > 0 tel que : Rcv(∑ an zn ) ≥ R de sorte que sur B(a, R), f s’écrit :
1 1 +∞
f (z) = ∑ an (z − a)n , soit z0 ∈ B(a, R), et ρ > 0 tel que : |z0 − a| < ρ < R
Z n=0
dz Pour z ∈ B(z0 , ρ − |z0 − a|)\{z0 } :
Exercice 8 Calculer .
C(0,1) z
f (z) − f (z0 ) +∞ (z − a)n − (z0 − a)n +∞ n−1
= ∑ an = ∑ an ∑ (z − a)n−k−1 (z0 − a)k
z − z0 z − z0
Théorème 3 : n=0 n=0 k=0
U un ouvert étoilé, si f : U → C est une fonction holomorphe et γ une Considérons alors sur B(z0 , ρ − |z0 − a|)\{z0 } la suite de fonctions définie par :
courbe de classe C1 par morceaux, paramétrée par la donnée d’une appli- n−1
cation ϕ : [a, b] → U, alors on a la formule intégrale de Cauchy : un (z) = ∑ (z − a)n−k−1 (z0 − a)k , nous avons :
Z k=0
f (z)dz = g(ϕ (b)) − g(ϕ (a)) 1. lim an un (z) = nan (z0 − a)n−1 .
γ z→z0
Où g est une primitive de f . En particulier si la courbe est fermée, alors : 2. ∀z ∈ B(z0 , ρ − |z0 − a|)\{z0 }, on a : |z − a| ≤ |z − z0 | + |z0 − a| < ρ et donc
|an un (z)| ≤ n|an |ρ n−1 .
Z
La série ∑ n|an |ρ n−1 converge, d’où la convergence normale de la série
f (z)dz = 0
γ ∑ an un (z)
f (z) − f (z0 )
Preuve D’après le théorème de double limite, lim existe et égale à
Z Z b z→z0 z − z0
f (z)dz = f (ϕ (t))ϕ 0 (t)dt = [g ◦ ϕ (t)]ba +∞
γ a ∑ nan (z0 − a)n−1
n=1
f est donc particuliérement dérivable en a, f est ainsi holomorphe sur U et au voi-
+∞
siange de tout point a de U où f s’écrit f (z) = ∑ an (z − a)n , la dérivée de f s’ex-
4 Les fonctions analytiques de la variable complexe n=0
+∞
prime : f 0 (z) = ∑ nan (z − a)n−1
4.1 Fonction analytique n=1
Corollaire 1 :
Définition 6 : Si f analytique alors f est de classe C∞ (au sens complexe) et nous avons, au
Une fonction f : U → C est dite analytique si elle est développable en série +∞
entière au voisinage de chaccun des points a ∈ U. voisinage de a : f k (z) = ∑ n(n − 1)...(n − k + 1)an (z − a)n−k et en particu-
n=k
f k (a)
Remarque 6 : ler : ak = , c’est à dire l’unicité du développement et son coincidence
k!
avec celui de Taylor en a.
1. f est développable en série entière au voisinage de a ssi la fonction
z → f (a + z) est dévelloppable en série entière au voisinage de 0 et par- Théorème 5 :
conséquent f est analytique sur U ssi ∀a ∈ U : la fonction z → f (a + z) Si f est holomorphe alors f est analytique sur U et nous avons :
est dévelloppable en série entière au voisinage de 0.
+∞
2. Il résulte du cours sur les séries entières que :
∀a ∈ U, ∀R, réalisant D(a, R) ∈ U, ∀z ∈ D(a, R) : f (z) = ∑ cn (z − a)n
La somme et le produit par un scalaire d’une fonction analytique est une n=0
fonction analytique.
Z π
1
Avec : cn = f (a + reiθ )e−inθ d θ , 0 < r < R
2π rn −π
Exemple 4 :
1. Toute fonction polynômiale p est analytique et nous avons : Preuve
Soit a ∈ U, il existe R > 0 tel que B(a, R) ∈ U, (on prend le plus grand
+∞
p(n) (a)
∀a ∈ C : p(z) = ∑ (z − a)n éventuellement infini) B(a, R) est étoilé, donc f admet une primitive sur D(a, R),
n=0 n! cette primitive est de classe C1 sur D(a, R), la dérivée d’une fonction analytique est
une fonction analytique, donc il suffit de montrer le théorème dans le cas où f est
1 de classe C1 (au sens complexe).
2. f : C∗ → C : z → est analytique et nous avons
z R −→ C
Pour r ∈ [a, R[ soit fr : , fr est continue 2π -périodique
θ → f (a + reiθ )
1 +∞ (−1)k 1
∀a ∈ C∗ : ∀z ∈ B(a, |a|) : = ∑ k+1 (z − a)k C PM, d’après le théorème de Dirichlet fr est somme de sa série de Fourier.
z n=0 a
+∞
et par une intégration par partie, sur D(a, R) (même holomorphe) et g(a) = a p 6= 0, donc il existe r, tel que 0 < r < R
Z 2π tel que ∀z ∈ B(a, r), g(z) 6= 0, on a aussi sur B(a, r)\{a}, f n’admet pas de zéros.
1 ∂ f (a + reiθ ) −inθ
rCn0 (r) = e dθ
2iπ 0 ∂θ
2π Z Remarque 9 :
1 1 2π
= f (a + reiθ )e−inθ +n f (a + reiθ )e−inθ d θ On a montré donc que a est un zéro isolé de f d’ordre p, si, et, seulement,
2π 0 2π 0 si, il existe une fonction holomorphe g définie au voisinage de a et ne s’y
= nCn (r) annulant pas telle que f (z) = (z − a) p g(z)
En résolvant cette équation différentielle sur ]0, R[, il existe cn ∈ C tel que Théorème 7 :
∀r ∈]0, R[, Cn (r) = cn rn , et par continuité de Cn en 0, on aura cn = 0, pour n ∈ Z− , Si U est un ouvert connexe par arcs, f : U → C une fonction holomorphe
et Cn (r) = cn rn pour tout n ∈ N, et tout r ∈ [0, R[ non nulle (ou non constante), alors Z f des zéros de f est vide ou formé de
Le développement en série de Fourier devient donc : points isolés, autrement dit si f est nulle sur une boule ouverte, alors f est
+∞ partout nulle.
∀r ∈ [0, R[, ∀θ ∈ R, f (a + reiθ ) = ∑ cn rn einθ
n=0 Preuve
iθ Par l’absurde on suppose que f admet un zéro a non isolé, il existe une boule
Ainsi pour tout z ∈ D(a, R), z va s’écrire z = a + r0 e , donc : B(a, r) ⊂ U tel que f = 0 sur cette boule, f étant non nulle, soit b ∈ U tel que
+∞ f (b) 6= 0. U est connexe par arcs, soit α : [0, 1] → U un chemin continu tel que
f (z) = ∑ cn (z − a)n α (0) = a, α (1) = b.
n=0 Soit C = {t ∈ [0, 1], f (α (u)) = 0, ∀u ∈ [0,t]}, C 6= 0,
/ majoré, dans R, donc admet
Z 2π une borne supérieure, soit T sa borne supérieure.
Cn (r) 1
avec cn = = f (a + reiθ )e−inθ d θ , qui sera par la suite indépendant
rn 2π rn 0 ∃µ > 0, ∀u ∈ [0, µ ] : α (t) ∈ B(a, r)
de r.
Par suite ∀u ∈ [0, µ ], f (α (u)) = 0, par conséquent [0, µ ] ⊂ C, et T ≥ µ > 0.
Remarque 7 : Montrons maintenant que T ∈ C.
Il existe une suite (tn ) d’éléments de CN tel que lim tn = T , par continuité de f ◦ α ,
Ce développement est valable sur tout disque D(a, R) tel que R inférieur à la n→+∞
distance de a au bord de U, en particulier si U = C, alors nous avons f (α (T )) = 0.
Soit 0 ≤ u < T , par caractérisation de la borne supérieure, il existe c ∈ C tel que
+∞ u ≤ c < T et donc en particulier f (α (u)) = 0. T est donc un élément de C et T < 1.
∀z ∈ C : f (z) = ∑ an (z − a)n Posons z0 = α (T ), on a f (z0 ) = 0.
n=0
Montrons maintenant que z0 est un zéro non isolé de f .
Z 2π – Si z0 = a, alors par hypothèse z0 est bien un zéro non isolé de f ( En fait on
1
avec an = f (a + reiθ )e−inθ d θ peut montrer que z0 6= a).
2π rn 0
– Supposons que z0 6= a, on montre que ∀ε > 0, α ([0, T ]) ∩ D(z0 , ε )\{z0 } 6= 0. /
Corollaire 2 : Théorème de Liouville Soit β la borne inférieure de {t ∈ [0, T ], α (t) = α (T ) = z0 }, elle est at-
teinte par compacité de cet ensemble (non vide, fermé borné) et comme
Toute fonction entière bornée est constante.
z0 6= a, alors β > 0, et par continuité de α en T , pour h > 0 assez petit on
a α (T − h) ∈ B(z0 , r) et α (T − h) 6= z0 , d’où α ([0, T ]) ∩ D(z0 , ε )\{z0 } 6= 0.
/
Preuve
Maintenant que z0 est un zéro non isolé de f , il existe V un voisinage de z0 telle
D’après ce qui précéde, toute fonction entière est DSE, avec un rayon de conver-
f est nulle sur ce voisinage, par continuité de α en T , pour t, T < t < 1, et dans
gence infini et un développement valable sur C tout entier et un. le théorème de
un voisiange de T , α (t) va rentrer dans V et donc f (α (u)) = 0, ∀u ∈ [T,t], ce qui
Liouville est maintenant une conséquence des inégalités de Cauchy vues dans le
contredit enfin la maximalité de T .
chapitre des séries entières,
Remarque 8 : Remarque 10 :
1. Une manière pratique de voir le théorème des zéros isolés est la suivante.
Le théorème de Liouville peut être utilisé pour fournir une démonstration
Si U est un ouvert connexe par arcs, f : U → C holomorphe, et si a est
élégante, par l’absurde, du théorème de d’Alembert-Gauss :
zéro de f , telle qu’il existe une suite (zn ) de zéros de f convergeant vers
Tout polynôme complexe non constant admet aux moins une racine com-
a, et dont les termes différent de a pour une infinité de valeurs de n, alors
plexe
f est nulle sur U.
À cet effet, on considère un polynôme P à coefficients complexes, de degré
au moins égal à 1. On suppose qu’il n’a aucune racine : dès lors, la fonction 2. Une autre conséquence du théorème des zéros isolés est la suivante :
rationnelle 1/P est entière et bornée (car elle tend vers 0 à l’infini, d’après Si U est un ouvert connexe par arcs, f , g : U → C deux fonctions holo-
la démonstration précédente) ; du théorème de Liouville, on déduit qu’elle morphes, qui coincident sur une boule, ( ou l’ensemble où elles coinci-
est constante, ce qui contredit l’hypothèse sur le degré, et prouve ainsi par dents admet un point d’accumulation), alors elles coincident partout.
l’absurde l’existence d’au moins une racine de P. C’est un résultat connu sous le nom du théorème du théorème de pro-
longement analytique.
NB : c’est un résultat qui n’est pas explicite dans le programme à utili-
ser avec prudence, ne serait ce qu’en se ramenant au principe des zéros
5 Principe des zéros isolés isolés par le biai de f − g.
f : U → C holomorphe, a ∈ U, par analycité de f , nous avons l’équivalence entre
les assertions suivantes :
1. ∀n ∈ N : f (n) (a) = 0.
2. f s’annulle sur une boule contenant a.
Théorème définition 6 :
f : U → C holomorphe non nulle au voisinage d’un point a qui est un zéro
de f , alors il existe r > 0, tel que sur B(a, r)\{a}, f n’admet pas de zéros.
Dans ce cas on dit que a est un zéro isolé de f , et le plus petit entier p ≥ 1
tel que f (p) (a) 6= 0 s’appelle ordre du zéro a de f .
Preuve
f est holomorphe, donc analytique, il existe R > 0, tel que :
+∞ +∞
f (n) (a)
∀z ∈ B(a, R) ⊂ U, f (z) = ∑ an (z − a)n = ∑ (z − a)n .
n=0 n=0 n!
Comme f est non nulle au voisinage de a, donc il existe p ≥ 1 tel que f (p) (a) 6= 0,
on considère le plus petit vérifiant cette propriété, nous avons alors, sur B(a, R),
+∞ +∞
f (z) = (z − a)(p) ∑ an (z − a)n−p , posons g(z) = ∑ an (z − a)n−p , g est continue
n=p n=p
4