TD Serie Temp
TD Serie Temp
Énoncé de l’exercice
Soit {Xt , t = 1, ..., n} un processus aléatoire ARMA(1,1) dont le terme générique est
donné par :
1
Xt = Xt−1 + εt − 0.3εt−1 , t = 1, ..., n
2
avec {εt , t = 1, ..., n} un bruit blanc centré de variance σε2 . On définit les polynômes Φ et
Θ tels que : Φ(L)Xt = Θ(L)εt , où L représente l’opérateur retard.
1
Xt = Xt−1 + εt − 0.3εt−1
2
1
Xt − Xt−1 = εt − 0.3εt−1
2
En utilisant l’opérateur retard L tel que LXt = Xt−1 et Lεt = εt−1 , nous pouvons réécrire
l’équation sous forme polynomiale :
(1 − 0.5L)Xt = (1 − 0.3L)εt
Réponse
1
Le polynôme caractéristique est Φ(z) = 1 − 0.5z. Nous cherchons la racine en résolvant
Φ(z) = 0 :
1 − 0.5z = 0
1 = 0.5z
1
z= =2
0.5
La seule racine du polynôme est z = 2. Nous vérifions si son module est supérieur à 1 :
Réponse
où Ψ(L) = Φ(L)−1 Θ(L). On peut trouver les coefficients ψj en résolvant l’équation poly-
nomiale Φ(L)Ψ(L) = Θ(L).
(1 − 0.5L)(ψ0 + ψ1 L + ψ2 L2 + ψ3 L3 + . . . ) = 1 − 0.3L
ψ0 + (ψ1 − 0.5ψ0 )L + (ψ2 − 0.5ψ1 )L2 + (ψ3 − 0.5ψ2 )L3 + · · · = 1 − 0.3L + 0L2 + 0L3 + . . .
2
Réponse
Comme le processus est stationnaire, E(Xt ) = E(Xt−1 ) = µ. De plus, le bruit blanc est
centré, donc E(εt ) = E(εt−1 ) = 0.
1
µ= µ+0−0
2
µ − 0.5µ = 0
0.5µ = 0 =⇒ µ = 0
Réponse
γ0 = 0.52 V ar(Xt−1 )+V ar(εt )+(−0.3)2 V ar(εt−1 )+2×0.5Cov(Xt−1 , εt )−2×0.3Cov(εt , εt−1 )−2×0.5×0.3C
3
— V ar(Xt−1 ) = γ0 (stationnarité).
— V ar(εt ) = V ar(εt−1 ) = σε2 (bruit blanc).
— Cov(Xt−1 , εt ) = 0, car Xt−1 ne dépend que des chocs passés (εt−1 , εt−2 , . . . ) et est
donc non corrélé avec le choc futur εt .
— Cov(εt , εt−1 ) = 0 par définition du bruit blanc.
— Cov(Xt−1 , εt−1 ) n’est pas nul. On a Xt−1 = 0.5Xt−2 +εt−1 −0.3εt−2 . Donc, Cov(Xt−1 , εt−1 ) =
Cov(0.5Xt−2 + εt−1 − 0.3εt−2 , εt−1 ) = Cov(εt−1 , εt−1 ) = V ar(εt−1 ) = σε2 .
En substituant ces valeurs dans l’équation de la variance :
Réponse
79 2
La variance du processus est V ar(Xt ) = γ0 = σ .
75 ε
4
WoG
Solution de l’Exercice 6
Énoncé de l’exercice
Soit un processus aléatoire {Xt , t = 1, ..., n} de moyenne E(Xt ) et d’autocovariance
de décalage θ, Cov(Xt , Xt−θ ) définies par :
Réponse
Le processus {Xt , t = 1, ..., n} n’est pas stationnaire. La raison est que son
espérance, E(Xt ) = −t2 , dépend du temps t et n’est donc pas constante, ce qui
viole une des conditions fondamentales de la stationnarité. On dit que ce processus
présente une tendance déterministe dans sa moyenne.
1
Question 2 : Le processus {Yt = ∆2 Xt } est-il stationnaire ?
L’opérateur de différenciation ∆ est défini par ∆Xt = Xt − Xt−1 . L’opérateur de
différenciation d’ordre 2 est donc :
2
Réponse
E(Zt ) = E(1 + t2 + Xt )
= E(1) + E(t2 ) + E(Xt ) (les termes non-aléatoires sont leurs propres espérances)
= 1 + t2 + E(Xt )
= 1 + t2 + (−t2 )
=1
3
Réponse
4
WoG
Solution de l’Exercice 7
Énoncé de l’exercice
Pour chacun des processus aléatoires {X1 , ..., Xn } suivants, donner l’écriture explicite
de son terme générique Xt .
Wt = c + ϕ1 Wt−1 + εt + θ1 εt−1
1
2. Processus aléatoire ARIMA(2,1,0)
Ici, p = 2, d = 1, q = 0. La série différenciée Wt = ∆Xt suit un processus AR(2) :
Wt = c + ϕ1 Wt−1 + ϕ2 Wt−2 + εt
En substituant Wt = Xt − Xt−1 , on a :
En isolant Xt :
∆2 Xt = εt
∆(∆Xt ) = εt
∆(Xt − Xt−1 ) = εt
(Xt − Xt−1 ) − (Xt−1 − Xt−2 ) = εt
Xt − 2Xt−1 + Xt−2 = εt
2
Écriture Explicite du Terme Générique Xt
Un processus intégré d’ordre 2 (I(2)) peut être représenté, dans son cas le plus
simple (ARIMA(0,2,0)), par l’écriture explicite :
Xt = 2Xt−1 − Xt−2 + c + εt
où c est la dérive (souvent nulle). De manière plus générale, un processus I(2) est
de la forme ARIMA(p,2,q).
3
La forme polynomiale est :
Finalement, en isolant Xt :
4
WoG
Solution de l’Exercice 8
Énoncé de l’exercice
Soit {Xt , t = 1, ..., n} un processus aléatoire dont le terme générique Xt est défini de
la manière suivante : q
2
Xt = εt 0.1 + 0.6Xt−1
2
ht = α0 + α1 Xt−1
Réponse
Réponse
Ce processus est adéquat pour représenter des séries chronologiques qui présentent
une hétéroscédasticité conditionnelle, c’est-à-dire une variance qui change au
cours du temps. Il modélise particulièrement bien le phénomène de "volatility
clustering" (regroupement de la volatilité), où les périodes de forte volatilité ont
tendance à être suivies par d’autres périodes de forte volatilité, et inversement
pour les périodes de faible volatilité.
1
3. Quelle est la raison de sa proposition dans la littérature ?
Avant les années 1980, les modèles de séries temporelles standards (comme les modèles
ARMA) supposaient une variance constante (homoscédasticité), ce qui était en contra-
diction flagrante avec les données empiriques des marchés financiers.
Réponse
Le modèle ARCH a été proposé par Robert Engle en 1982 pour combler une lacune
des modèles existants. La raison principale était de fournir un cadre statistique
pour modéliser explicitement la variance conditionnelle non-constante
et ainsi capturer des caractéristiques empiriques clés des séries financières, comme
le regroupement de la volatilité et la leptokurtosis (queues de distribution plus
épaisses que la loi normale).
Réponse
2
Calculons d’abord l’espérance conditionnelle de Xt2 :
2
γ0 = E[ht ] = E[0.1 + 0.6Xt−1 ]
2
γ0 = 0.1 + 0.6E(Xt−1 )
2
Par stationnarité, E(Xt−1 ) = V ar(Xt−1 ) = γ0 .
γ0 = 0.1 + 0.6γ0
γ0 (1 − 0.6) = 0.1
0.1
0.4γ0 = 0.1 =⇒ γ0 = = 0.25
0.4
Réponse
Réponse
— E(Xt |It−1 ) = 0
Donc :
2
V ar(Xt |It−1 ) = (0.1 + 0.6Xt−1 ) − 02 = 0.1 + 0.6Xt−1
2
Réponse
2
La variance conditionnelle du processus est V ar(Xt |It−1 ) = ht = 0.1 + 0.6Xt−1 .
3
8. Calculer ρ(Xt , Xt−h ) (autocorrélation).
Note : L’énoncé contient une typo probable p(X, X140). Nous interprétons la question
comme le calcul de l’autocovariance ou de l’autocorrélation pour un décalage h > 0.
Calculons l’autocovariance Cov(Xt , Xt−h ) pour h > 0. Comme E(Xt ) = 0, on a
Cov(Xt , Xt−h ) = E(Xt Xt−h ).
Cov(Xt ,Xt−h )
L’autocovariance est nulle pour tout h > 0. L’autocorrélation ρ(Xt , Xt−h ) = V ar(Xt )
est donc aussi nulle.
Réponse
L’autocovariance Cov(Xt , Xt−h ) est nulle pour tout h ̸= 0. Par conséquent, l’au-
tocorrélation ρ(Xt , Xt−h ) est également nulle pour tout h ̸= 0. Cela signifie que le
processus Xt lui-même est un bruit blanc en termes de structure de corrélation.
Réponse
Oui, le processus {Xt } est stationnaire (au sens faible). Toutes les conditions
de la stationnarité faible sont remplies, car le paramètre α1 = 0.6 est strictement
inférieur à 1, ce qui garantit une variance non conditionnelle finie et constante.
4
WoG
Solution de l’Exercice 9
Énoncé de l’exercice
Le graphique ci-dessous correspond à une série chronologique de 400 données générées
artificiellement selon l’un des trois processus aléatoires suivants :
a) Xt = 0.7Xt−1 + εt
√ 2
b) Xt = εt ht avec ht = 0.1 + 0.6Xt−1
c) Xt = 0.1εt−1 + εt
Note : Le processus c) est un MA(1), pas un MA(0.1) comme la typo pourrait le suggérer.
Nous l’interpréterons comme Xt = εt + θ1 εt−1 avec θ1 = 0.1.
Les graphiques fournis sont :
1. Le graphique de la chronique temporelle.
2. Le Normal Q-Q Plot.
3. La fonction d’autocorrélation (ACF).
4. La fonction d’autocorrélation partielle (Partial ACF).
1
Comparons ces observations aux trois processus proposés :
a) AR(1) : Xt = 0.7Xt−1 +εt : Ce processus est stationnaire et autocorrélé. Son ACF
devrait décroître de manière exponentielle et son PACF devrait se couper après le
premier lag. Ce n’est clairement pas ce que l’on observe.
p 2
b) ARCH(1) : Xt = εt 0.1 + 0.6Xt−1 : Ce processus est un bruit blanc en niveau
(autocorrélations nulles), mais il est conçu pour modéliser le regroupement de la
volatilité et la leptokurtosis. Ceci correspond parfaitement aux observations des
graphiques.
c) MA(1) : Xt = εt + 0.1εt−1 : Ce processus est stationnaire et autocorrélé. Son ACF
devrait se couper après le premier lag et sa PACF devrait décroître. Ce n’est pas
le cas.
Réponse
√
Le processus qui a vraisemblablement été utilisé est le processus b) : Xt = εt ht
2
avec ht = 0.1 + 0.6Xt−1 , c’est-à-dire un modèle ARCH(1).
Les deux autres processus sont rejetés pour les raisons suivantes :
— Processus a) AR(1) et c) MA(1) : Ces deux processus sont autocor-
rélés en niveau. Leurs fonctions ACF et PACF devraient montrer des
structures de corrélation claires et significatives (décroissance exponen-
tielle pour l’AR(1), coupure pour le MA(1)). Or, les graphiques de l’ACF
et de la PACF de la série générée montrent l’absence de telles corrélations,
ce qui est incompatible avec un modèle ARMA.
— De plus, les modèles ARMA standards supposent une variance constante
(homoscédasticité). Ils ne peuvent donc pas expliquer le regroupement
de la volatilité clairement visible sur le graphique de la chronique, ni la
leptokurtosis mise en évidence par le Q-Q plot.
Seul le modèle ARCH(1) est capable de générer une série qui est à la fois non-
autocorrélée et qui présente une variance conditionnelle non-constante.
2
3. Calculer l’espérance non conditionnelle du processus retenu.
p 2
Le processus retenu est Xt = εt 0.1 + 0.6Xt−1 . L’espérance non conditionnelle a été
calculée dans l’exercice 8. On utilise la loi des espérances itérées :
q
2
E(Xt ) = E[E(Xt |It−1 )] = E[ 0.1 + 0.6Xt−1 E(εt )] = E[· · · × 0] = 0
Réponse
0.1
En résolvant pour γ0 , on trouve γ0 = 1−0.6
= 0.25.
Réponse
Réponse
3
Réponse
Réponse
4
WoG
Solution de l’Exercice 10
Énoncé de l’exercice
Un économètre cherche à modéliser un processus aléatoire {Xt , t = 1, ..., 120}. Il ob-
tient le résultat suivant d’un test de Dickey-Fuller avec le logiciel R.
Coefficients:
Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)
(Intercept) -1.857e-02 2.870e-02 -0.647 0.5189
z.lag.1 -8.158e-01 1.044e-01 -7.812 1.78e-12 ***
tt -1.638e-05 3.685e-04 -0.044 0.9646
z.x.lag 1.466e-01 8.788e-02 1.668 0.0978 .
---
Signif. codes: 0 ’***’ 0.001 ’**’ 0.01 ’*’ 0.05 ’.’ 0.1 ’ ’ 1
1
Réponse
Réponse
2
représente ces retards. La sortie indique z.x.lag 1.466e-01. L’absence d’un chiffre après
"lag" (comme z.x.lag1, z.x.lag2) est une convention dans certaines fonctions R pour
indiquer qu’un critère d’information (comme AIC ou BIC) a été utilisé pour choisir auto-
matiquement le nombre de retards. La présence d’un seul coefficient pour z.x.lag suggère
qu’un seul retard a été jugé nécessaire.
Réponse
Le tableau des coefficients montre un seul terme pour les retards de la différence,
nommé z.x.lag. Cela indique qu’un seul retard (p = 1) a été inclus dans la
régression de test pour blanchir les résidus.
Réponse
3
Le test de Dickey-Fuller a été appliqué sur la série en niveau {Xt }, et nous avons conclu
à la stationnarité (rejet de la racine unitaire).
Réponse
Puisque le test de racine unitaire appliqué sur la série en niveau {Xt } nous amène
à rejeter l’hypothèse de non-stationnarité, nous concluons que la série est déjà
stationnaire. Son ordre d’intégration est donc zéro, et on note le processus I(0).
4
Solution de l’Exercice 11
Énoncé de l’exercice
On estime un modèle de régression de {yt } en fonction de {xt } par la méthode MCO
et on obtient les résultats suivants :
=================================
Régression de yt en fonction de xt
---------------------------------
(Intercept) -87.07 ***
(7.59)
xt 1.01 ***
(0.03)
---------------------------------
R^2 0.94
Adj. R^2 0.94
Num. obs. 100
=================================
Durbin-Watson test
---------------------------------
data: reg
DW = 0.008206, p-value < 2.2e-16
=================================
1
3. Test de Durbin-Watson (DW) : La statistique de Durbin-Watson est très
faible : DW = 0.008206. Une valeur de DW proche de 2 indique l’absence d’auto-
corrélation des résidus. Une valeur proche de 0 indique une forte autocorrélation
positive des résidus. La p-valeur associée (< 2.2e − 16) confirme que cette au-
tocorrélation est statistiquement très significative.
La combinaison d’un R2 très élevé et d’une statistique de Durbin-Watson très faible
est un symptôme classique de la régression fallacieuse.
Réponse
Justification
2
En résumé, nous avons une régression qui semble excellente sur le papier (R2 , significati-
vité) mais dont les résidus violent de manière flagrante les hypothèses de base des MCO
(absence d’autocorrélation), ce qui invalide complètement les inférences statistiques (tests
t, F, etc.).
Réponse
3
Solution de l’Exercice 12
Énoncé de l’exercice
Soient {Xt }, {Yt } et {Zt } trois processus aléatoires de termes génériques :
Xt = δ + Xt−1 + ut
Yt = α 0 + α 1 Xt + η t
Zt = β0 + β1 Xt + εt
Xt − Xt−1 = δ + ut
ou
∆Xt = δ + ut
Le processus différencié ∆Xt est la somme d’une constante δ et d’un bruit blanc ut . Il
est donc stationnaire (son espérance est δ et sa variance est σu2 ). Puisque Xt est non-
stationnaire mais que sa différence première ∆Xt est stationnaire, le processus Xt est
intégré d’ordre 1, noté Xt ∼ I(1). C’est une marche aléatoire avec dérive.
1
Réponse
Le processus {Zt } est une combinaison linéaire d’un processus I(1) (Xt ) et d’un
processus I(0) (εt ). Le terme non-stationnaire Xt domine. Par conséquent, le pro-
cessus {Zt } est intégré d’ordre 1, on note Zt ∼ I(1).
Réponse
De la même manière que pour Zt , le processus {Yt } est une combinaison linéaire
d’un processus I(1) et d’un processus I(0). Par conséquent, le processus {Yt } est
aussi intégré d’ordre 1, on note Yt ∼ I(1).
Deux processus Yt et Zt , tous deux I(1), sont dits cointégrés s’il existe une combinaison
linéaire de ces deux processus qui est stationnaire (I(0)). Autrement dit, s’il existe un
vecteur (λ1 , λ2 ), appelé vecteur de cointégration, tel que :
Wt = λ1 Yt + λ2 Zt ∼ I(0)
Wt = λ1 (α0 + α1 Xt + ηt ) + λ2 (β0 + β1 Xt + εt )
Wt = (λ1 α0 + λ2 β0 ) + (λ1 α1 + λ2 β1 )Xt + (λ1 ηt + λ2 εt )
Pour que Wt soit stationnaire (I(0)), il faut que le terme non-stationnaire Xt disparaisse.
Cela requiert que le coefficient devant Xt soit nul :
λ1 α1 + λ2 β1 = 0
2
Si nous pouvons trouver des λ1 et λ2 non tous nuls qui satisfont cette condition, alors les
processus sont cointégrés. On peut choisir, par exemple :
— λ1 = β1
— λ2 = −α1
Avec ce choix (en supposant α1 , β1 ̸= 0), le coefficient de Xt devient β1 α1 − α1 β1 = 0. La
combinaison linéaire Wt devient :
Wt = (β1 α0 − α1 β0 ) + β1 ηt − α1 εt
Cette nouvelle variable Wt est une somme d’une constante et de deux bruits blancs. Elle
est donc stationnaire (I(0)). Puisqu’il existe une combinaison linéaire de Yt et Zt qui est
stationnaire, les deux processus sont cointégrés.
Réponse
3
Solution de l’Exercice 13
Énoncé de l’exercice
Soit un processus aléatoire bivarié {Xt = (X1t , X2t )′ , t = 1, ..., n} dont le terme géné-
rique s’écrit : ! ! ! !
X1t 0.8 0.5 X1,t−1 ε1t
= +
X2t 0.2 0.5 X2,t−1 ε2t
Ce modèle est un VAR(1) : Xt = ΦXt−1 + εt .
On peut résoudre cette équation quadratique. Une autre méthode consiste à utiliser le
fait que la somme des valeurs propres est égale à la trace de la matrice, et leur produit
est égal au déterminant.
— T r(Φ) = 0.8 + 0.5 = 1.3 = λ1 + λ2
— det(Φ) = (0.8)(0.5) − (0.5)(0.2) = 0.4 − 0.1 = 0.3 = λ1 λ2
Cherchons deux nombres dont la somme est 1.3 et le produit 0.3. Ces nombres sont λ1 = 1
et λ2 = 0.3. L’une des valeurs propres, λ1 = 1, a un module qui n’est pas strictement
inférieur à 1.
1
Réponse
Non, le processus aléatoire {Xt } n’est pas stationnaire. La raison est que la
matrice des coefficients autorégressifs Φ possède une valeur propre égale à 1 (λ1 =
1). La condition de stationnarité, qui exige que toutes les valeurs propres soient
en module strictement inférieures à 1, n’est donc pas respectée. La présence d’une
valeur propre unitaire indique que le système possède une racine unitaire.
Le processus ∆Xt est une combinaison linéaire du processus non-stationnaire Xt−1 et d’un
bruit blanc εt . En tant que tel, ∆Xt n’est pas nécessairement stationnaire. Cependant, la
présence d’une racine unitaire suggère que la différenciation pourrait rendre le processus
stationnaire. Le fait que l’autre valeur propre soit 0.3 (inférieure à 1) est un bon indice.
Si toutes les composantes de Xt sont I(1), alors ∆Xt devrait être I(0) (stationnaire). Le
système VAR(1) avec une racine unitaire et les autres racines stables est la définition d’un
système cointégré, où les variables sont I(1).
Réponse
2
Réponse
Puisque le déterminant est nul, la matrice est singulière et son rang est inférieur à sa
dimension (2). Comme elle n’est pas la matrice nulle, son rang est 1.
Réponse
3
Réponse
Réponse
!
1
Un vecteur de cointégration possible est β = . Cela signifie que la com-
−2.5
binaison linéaire zt = β ′ Xt = X1t − 2.5X!2t est un processus stationnaire (I(0)).
−0.2
Tout vecteur proportionnel, comme , est aussi un vecteur de cointégration
0.5
valide.
4
Solution de l’Exercice 14
Énoncé de l’exercice
Soit un processus aléatoire bivarié {Xt = (X1t , X2t )′ } dont le terme générique s’écrit :
1
Réponse
Réponse
Oui, le processus bivarié {Xt } est stationnaire. Les valeurs propres de la matrice
des coefficients autorégressifs Φ sont approximativement λ1 ≈ 0.97 et λ2 ≈ 0.33.
Comme leurs modules sont tous deux strictement inférieurs à 1, la condition de
stationnarité est respectée.
2
— V ar(u!
1t ) = V ar(ε1t + ε2t ) = V ar(ε1t ) + V ar(ε2t ) + 2Cov(ε1t , ε2t ). Puisque Σε =
2 0
, on a V ar(ε1t ) = 2, V ar(ε2t ) = 1 et Cov(ε1t , ε2t ) = 0. Donc, V ar(u1t ) =
0 1
2 + 1 + 0 = 3.
— V ar(u2t ) = V ar(ε2t ) = 1.
— Cov(u1t , u2t ) = Cov(ε1t +ε2t , ε2t ) = Cov(ε1t , ε2t )+Cov(ε2t , ε2t ) = 0+V ar(ε2t ) = 1.
Réponse
Réponse
3
Réponse
4
Solution de l’Exercice 15
Énoncé de l’exercice
Soit un processus bivarié {Xt = (X1t , X2t )′ } qui suit un VAR(1) :
Xt = ΦXt−1 + εt
On sait que les processus X1t et X2t sont intégrés d’ordre 1 (X1t ∼ I(1), X2t ∼ I(1))
et cointégrés. Il existe donc un vecteur (β1 , β2 ) ∈ R2 tel que la relation de cointégration
zt = β1 X1t + β2 X2t est stationnaire (zt ∼ I(0)).
∆Xt = ΠXt−1 + εt
Réponse
∆Xt = ΠXt−1 + εt
1
— β = (β1 , β2 )′ est le vecteur de cointégration (k ×r, ici 2×1). Il définit la relation
d’équilibre de long terme.
— α = (α1 , α2 )′ est la matrice des coefficients d’ajustement ou de rappel (k × r,
ici 2 × 1). Elle mesure la vitesse à laquelle les variables retournent à l’équilibre
après un choc.
En substituant cette décomposition dans le modèle :
∆Xt = αβ ′ Xt−1 + εt
Réponse
∆Xt = αβ ′ Xt−1 + εt
β ′ Xt = β ′ ΦXt−1 + β ′ εt
zt = β ′ ΦXt−1 + β ′ εt
Cette expression n’est pas directement un processus ARMA simple. Une approche plus
instructive est d’utiliser la forme VECM. Prémultiplions ∆Xt = αzt−1 + εt par β ′ :
β ′ ∆Xt = β ′ αzt−1 + β ′ εt
zt − zt−1 = (β ′ α)zt−1 + β ′ εt
zt = zt−1 + (β ′ α)zt−1 + β ′ εt
zt = (1 + β ′ α)zt−1 + β ′ εt
Le terme β ′ εt est une combinaison linéaire de bruits blancs, donc c’est un bruit blanc. Le
terme d’erreur suit donc un processus AR(1).
2
Réponse
Réponse
3
Solution de l’Exercice 16
Énoncé de l’exercice
Un étudiant souhaite estimer un modèle AutoRégressif à retard échelonné d’ordre
(1,1,0) (en abrégé, ARDL(1,1,0)), à partir des données des processus aléatoires {(Xt , Yt , Zt ), t =
1, ..., n}. Il suppose que Y est la variable dépendante.
Réponse
où :
— c est la constante.
— ϕ1 est le coefficient autorégressif de Yt .
— β1,0 et β1,1 sont les coefficients des retards distribués de Xt .
— β2,0 est le coefficient de la variable contemporaine Zt .
— εt est un terme d’erreur bruit blanc.
1
2. Écrire le modèle à correction d’erreur sans restriction (ARDL-
SR).
Le modèle à correction d’erreur (ECM) est une reparamétrisation du modèle ARDL.
Pour l’obtenir, on exprime le modèle en termes de différences et de niveaux. Le but est
d’arriver à une forme du type :
Regroupons les termes en niveau (retardés) pour former le terme de correction d’erreur :
∆Yt = c + β1,0 ∆Xt + β2,0 ∆Zt + (ϕ1 − 1)Yt−1 + (β1,0 + β1,1 )Xt−1 + β2,0 Zt−1 + εt
Le terme entre parenthèses est le terme de correction d’erreur. C’est le modèle à correction
d’erreur "sans restriction" car les coefficients des variables en niveau ne sont pas contraints.
2
Réponse
où K1 = − β1,0 +β1,1
ϕ1 −1
et K2 = − ϕβ12,0
−1
sont les coefficients de la relation de long terme.
Le terme entre crochets est le terme de correction d’erreur de la période précédente,
ecmt−1 = Yt−1 −K1 Xt−1 −K2 Zt−1 . Il représente le déséquilibre par rapport à la relation de
long terme Y = K1 X + K2 Z. Le coefficient λ = ϕ1 − 1 est le coefficient d’ajustement,
qui mesure la vitesse de retour à l’équilibre.
3
Réponse
où :
— β1,0 ∆Xt + β2,0 ∆Zt représente la dynamique de court terme.
— λ = ϕ1 − 1 est le coefficient d’ajustement. Il doit être négatif et statis-
tiquement significatif pour qu’il y ait correction d’erreur.
— (Yt−1 − K1 Xt−1 − K2 Zt−1 ) est le terme de correction d’erreur, repré-
sentant le déséquilibre de long terme de la période précédente.
4
Solution de l’Exercice 17
Énoncé de l’exercice
Soit un processus bivarié {Xt } = {X1t , X2t }′ écrit sous la forme vectorielle autorégres-
sive suivante :
Xt = ΦXt−1 + εt
!
1/2 1/3
avec Φ = et εt un bruit blanc de matrice de variance-covariance Ω = I2 .
0 1/5
Réponse
Xt − ΦLXt = εt
(I − ΦL)Xt = εt
En identifiant les termes, on a Φ(L) = I − ΦL. Il n’y a pas de vecteur de constantes dans
le modèle initial, donc α = 0.
! ! !
1 0 1/2 1/3 1 − 21 L − 13 L
Φ(L) = − L=
0 1 0 1/5 0 1 − 15 L
Réponse
1
3. Est-ce que le processus est stationnaire ?
La condition de stationnarité pour un VAR est que les valeurs propres de la ma-
! Φ soient toutes en module strictement inférieures à 1. La matrice
trice des coefficients
1/2 1/3
Φ= est une matrice triangulaire. Les valeurs propres d’une matrice trian-
0 1/5
gulaire sont ses éléments diagonaux. Les valeurs propres sont donc λ1 = 1/2 et λ2 = 1/5.
Calculons leurs modules : |λ1 | = 0.5 < 1 et |λ2 | = 0.2 < 1.
Réponse
1
X2t = 0 · X1,t−1 + X2,t−1 + ε2t
5
Le coefficient du terme retardé X1,t−1 dans l’équation de X2t est nul. Cela signifie que le
passé de X1t n’intervient pas dans la prédiction de X2t .
Réponse
Non, X1t ne cause pas X2t au sens de Granger. Le coefficient de X1,t−1 dans la
deuxième équation du système VAR (celle qui explique X2t ) est nul.
1 1
X1t = X1,t−1 + X2,t−1 + ε1t
2 3
Le coefficient du terme retardé X2,t−1 dans l’équation de X1t est 1/3, ce qui est non nul.
Cela signifie que le passé de X2t contient une information utile pour prédire X1t .
2
Réponse
Oui, X2t cause X1t au sens de Granger. Le coefficient de X2,t−1 dans la première
équation du système VAR (celle qui explique X1t ) est de 1/3, ce qui est non nul.
1 1
X1,t+1 = X1t + X2t + ε1,t+1
2 3
À l’instant t, les valeurs X1t et X2t sont connues et font partie de It . Donc E(X1t |It ) = X1t
et E(X2t |It ) = X2t . Le terme d’erreur ε1,t+1 est une innovation future, non corrélée avec
l’information passée. Donc E(ε1,t+1 |It ) = E(ε1,t+1 ) = 0.
Réponse
3
Solution de l’Exercice 18
Énoncé de l’exercice
Un économètre étudie la relation entre 4 variables (k = 4) : Pib, Fbcf, InsPrim, InsSec.
Il effectue un test de cointégration de Johansen et estime un modèle à correction d’erreur
(VECM).
Réponse
1
2. Donner un exemple de valeur de la statistique de test de la trace
pour que les processus soient stationnaires (I(0)) au niveau de 5%.
Si tous les processus étaient stationnaires (I(0)), le système VAR en niveau serait
stationnaire. Dans le formalisme VECM, cela signifie que la matrice d’impact Π serait
de plein rang, soit r = k = 4. Pour conclure que r = 4, il faudrait rejeter toutes les
hypothèses nulles jusqu’à r ≤ 3. Le test de la trace pour H0 : r ≤ 3 compare la statistique
de test à la valeur critique correspondante.
— L’hypothèse testée est H0 : r ≤ 3 vs H1 : r = 4.
— La valeur critique à 5% pour ce test est 12.25.
Pour rejeter H0 et conclure que r = 4 (donc que les processus sont stationnaires), la
statistique de test doit être supérieure à 12.25.
Réponse
Pour que les processus soient stationnaires (I(0)), le rang de cointégration devrait
être r = 4. Cela nécessiterait de rejeter l’hypothèse H0 : r ≤ 3. Un exemple de
valeur de la statistique de test de la trace pour cette hypothèse qui mènerait à
un rejet à 5% serait n’importe quelle valeur supérieure à 12.25. Par exemple,
une valeur de 15.0 aurait permis de conclure à la stationnarité du système.
Réponse
2
— Le vecteur de cointégration normalisé (avec le coefficient de Pib fixé à 1) est
donné dans les parenthèses du terme de correction d’erreur dans chaque équation :
Réponse
Cette matrice est bien de rang 1, car toutes ses colonnes sont des multiples de α̂
et toutes ses lignes sont des multiples de β̂ ′ .
3
Solution de l’Exercice 19
Énoncé de l’exercice
Soit un processus bivarié {Xt } = {(X1t , X2t )′ } dont le terme générique est :
Xt = α + ΦXt−1 + εt
! !
0 1/2 −1/2
avec α = , Φ = et εt un bruit blanc de matrice de variance-
1 −1/2 1/2
covariance Ωε = I2 .
Réponse
Xt − ΦLXt = α + εt
(I − ΦL)Xt = α + εt
Réponse
1
3. Est-ce que le processus a une racine unitaire ? Interpréter.
Pour vérifier la présence d’une racine unitaire, on calcule les valeurs propres de la
matrice des coefficients Φ. Si! une valeur propre est égale à 1, le processus a une racine
1/2 −1/2
unitaire. Φ = . L’équation caractéristique det(Φ − λI) = 0 est :
−1/2 1/2
Réponse
Oui, le processus a une racine unitaire car la matrice Φ a une valeur propre égale
à 1.
Interprétation : La présence d’une racine unitaire signifie que le processus {Xt }
est non-stationnaire. Au moins une de ses composantes est intégrée (typique-
ment I(1)). Cela ouvre la porte à la possibilité de cointégration entre les variables.
Réponse
1 1
X1t = 0 + X1,t−1 − X2,t−1 + ε1t
2 2
Le coefficient de X2,t−1 est −1/2, ce qui est non nul. Le passé de X2t aide à prédire X1t .
2
b) X1t cause-t-il X2t ? On regarde l’équation pour X2t dans le système :
1 1
X2t = 1 − X1,t−1 + X2,t−1 + ε2t
2 2
Le coefficient de X1,t−1 est −1/2, ce qui est non nul. Le passé de X1t aide à prédire X2t .
Réponse
a) Oui, X2t cause X1t au sens de Granger car le coefficient de X2,t−1 dans
l’équation de X1t est non nul (−1/2 ̸= 0).
b) Oui, X1t cause X2t au sens de Granger car le coefficient de X1,t−1 dans
l’équation de X2t est non nul (−1/2 ̸= 0).
Il existe donc une causalité bidirectionnelle (feedback) entre les deux variables.
6. Analyse du VECM.
a) Spécifier la matrice cointégrante Π. La matrice de cointégration est Π = Φ − I.
! ! !
1/2 −1/2 1 0 −1/2 −1/2
Π= − =
−1/2 1/2 0 1 −1/2 −1/2
!
0
L’écriture VECM est ∆Xt = µ + ΠXt−1 + εt , où µ = α = .
1
Réponse
!
−1/2 −1/2
La matrice cointégrante est Π = .
−1/2 −1/2
d) VECM approprié ? Oui. Le VECM est spécifiquement conçu pour les systèmes
de variables non-stationnaires qui sont cointégrées. Il modélise à la fois la dynamique de
3
court terme!(en différences) et! la relation d’équilibre de long terme. Le modèle serait :
0 −1/2 −1/2
∆Xt = + Xt−1 + εt .
1 −1/2 −1/2
Réponse
b) Non, un VAR en niveau n’est pas approprié car le processus est non-
stationnaire.
c) Non, un VAR en différences premières n’est pas approprié car il omettrait
la relation de cointégration (le terme de correction d’erreur).
d) Oui, un VECM est le modèle approprié. Il s’écrit :
! !
0 −1/2 −1/2
∆Xt = + Xt−1 + εt
1 −1/2 −1/2
4
Solution de l’Exercice 20
Énoncé de l’exercice
Un économètre estime un modèle ARDL(2,0,4,1,1,2) pour expliquer le PIB par ha-
bitant (Pib) du Niger en fonction de 5 autres variables (Fbcf, Infla, Export, Import,
Tx.OC).
Réponse
2
X 0
X 4
X 1
X
P ibt = c + ϕi P ibt−i + β1,i F bcft−i + β2,i Inf lat−i + β3,i Exportt−i
i=1 i=0 i=0 i=0
X1 2
X
+ β4,i Importt−i + β5,i T x.OCt−i + εt
i=0 i=0
1
Réponse
Le modèle à correction d’erreur sans restriction (ARDL-SR) est celui estimé dans
le premier tableau. Son écriture est :
∆P ibt = c + γ1 ∆P ibt−1 + δ0 ∆Inf lat + δ1 ∆Inf lat−1 + δ2 ∆Inf lat−2 + δ3 ∆Inf lat−3
+ ζ0 ∆Exportt + η0 ∆Importt + θ0 ∆T x.OCt + θ1 ∆T x.OCt−1
+ λ0 P ibt−1 + λ1 F bcft−1 + λ2 Inf lat−1 + λ3 Exportt−1 + λ4 Importt−1 + λ5 T x.OCt−1 + ut
Réponse
2
4. Que dit le terme de correction d’erreur si Pib est supérieur à sa
valeur d’équilibre ?
Le terme de correction d’erreur est représenté par le coefficient ‘ect‘ dans la première
sortie R. Ce coefficient est λ0 dans l’équation de la question 2 (coefficient de P ibt−1 ),
et il correspond aussi au coefficient d’ajustement. Sa valeur estimée est -0.7056738. Il
est négatif, comme attendu pour une correction d’erreur. Si le Pib de la période précé-
dente (P ibt−1 ) est supérieur à sa valeur d’équilibre de long terme, le terme de correction
d’erreur (P ibt−1 − valeur d’équilibret−1 ) sera positif. Le changement dans le Pib pour
la période suivante, ∆P ibt , sera influencé par ce terme. L’impact sera : (−0.7056) ×
(un nombre positif) = un nombre négatif.
Réponse
3
Réponse
Réponse
Ce tableau présente les résultats du test aux bornes (Bounds Test) de Pe-
saran, Shin et Smith pour la cointégration.
— Hypothèses : Le test évalue si les coefficients des variables en niveau dans
le modèle à correction d’erreur (l’équation de long terme) sont conjointe-
ment nuls (H0 , pas de cointégration) ou non (H1 , cointégration).
— Statistique de test : Une statistique F est calculée, sa valeur est de
14.99.
— Valeurs critiques : Contrairement à un test F standard, les valeurs cri-
tiques dépendent de l’ordre d’intégration (I(0) ou I(1)) des régresseurs. Le
test fournit donc une borne inférieure (si toutes les variables sont I(0))
et une borne supérieure (si toutes les variables sont I(1)).
— Règle de décision :
— Si F > Borne supérieure : On rejette H0 et on conclut à la cointégration.
— Si F < Borne inférieure : On ne rejette pas H0 .
— Si F est entre les deux bornes : Le test est non concluant.
— Conclusion : Au seuil de 5%, on a 14.99 > 5.002 (Borne supérieure). On
rejette donc l’hypothèse nulle d’absence de cointégration de manière non
ambigüe.
4
7. Existe-t-il une relation de cointégration entre les processus ?
La réponse à cette question est une conclusion directe des questions 3 et 6.
Réponse
Oui, il existe une relation de cointégration entre les processus générateurs des
séries chronologiques.
Justification :
— L’hypothèse principale du test est H0 : "Pas de cointégration".
— L’hypothèse alternative est H1 : "Il y a cointégration".
— Le test aux bornes de Pesaran, Shin et Smith a donné une statistique F de
14.99, qui est supérieure à la borne critique supérieure de 5.002 au seuil
de 5%.
— Par conséquent, nous rejetons H0 et concluons en faveur de H1 . Il existe une
relation d’équilibre stable à long terme entre le Pib et les autres variables
économiques.
5
WoG