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SUJET: L'aide Au Développement Est-Elle Nuisible Pour L'afrique ? (DARF B 1998)

Le document examine l'impact de l'aide au développement sur l'Afrique, soulignant que malgré les efforts d'aide bilatérale et multilatérale, le continent reste en difficulté économique. Il critique la gestion de l'aide, souvent détournée ou mal ciblée, et appelle à une redéfinition de l'approche pour favoriser l'autonomie des pays africains. L'auteur plaide pour une aide adaptée aux réalités locales et une meilleure gestion des ressources naturelles et humaines de l'Afrique.

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SUJET: L'aide Au Développement Est-Elle Nuisible Pour L'afrique ? (DARF B 1998)

Le document examine l'impact de l'aide au développement sur l'Afrique, soulignant que malgré les efforts d'aide bilatérale et multilatérale, le continent reste en difficulté économique. Il critique la gestion de l'aide, souvent détournée ou mal ciblée, et appelle à une redéfinition de l'approche pour favoriser l'autonomie des pays africains. L'auteur plaide pour une aide adaptée aux réalités locales et une meilleure gestion des ressources naturelles et humaines de l'Afrique.

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SUJET : L’aide au développement est-elle nuisible pour l’Afrique ?

(DARF B 1998)

INTRODUCTION
Aider c’est porter secours à autrui, à quelqu’un qui est dans le manque ou le
besoin. Le développement qualitatif et quantitatif, est l’ensemble des agrégats qui
doivent favoriser et concourir au bien-être de l’homme, dans une société
harmonieuse et équilibrée.
De tous les continents du tiers monde l’Afrique est celui qui est à la traine et
qui a les pays les plus pauvres (PMA pays les moins avancés).
Experts, financiers, politiques, théoriciens et praticiens de tous bords se
sont régulièrement penchés sur son cas tout en proposant des solutions (plan
Brady, PAS…) pour son redressement économique.
Qu’il s’agisse :
- de l’aide bilatérale (entre un pays africain et un pays développé
Ghana/USA par exemple)
- de l’aide multilatérale (entre un pays et/ou un groupe de pays ou
institutions financière, Togo/UE, Cameroun/FMI par exemple), un constat se
dégage : l’Afrique ne décolle toujours pas !
Bien que l’ONU fixe à 1% du PIB des pays développés, l’aide publique au
développement (APD au profit des pays pauvres. Seul le Japon atteint 0,7%. Tous
les autres (USA, France, GB, Allemagne …) n’atteignent difficilement 0,5%. L’on
constate, pour le déployer que le taux de l’APD, tous pays donateur confondus,
diminue en valeur relative d’année en année, au moment où les pays en voie de
développement (PVD) ploient sous le poids d’énormes dettes.

Les annulations partielles ou totales des dettes. Les rééchelonnements


excessifs de celles-ci ne donnent pas toujours les effets escomptés sur le
décollage économique des pays du tiers monde et ceux d’Afrique !
Devant un tableau aussi sombre, des voix se sont élevées pour dénoncer cette
mascarade. Certaines pour la suppression pure et simple de l’aide d’autres pour

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son maintien à des conditions particulières (droits de l’homme, démocratisation,
libéralisation économique, bonne gouvernance, PAS, dégraissement de la fonction
publique…)
Bien que nécessaire (I) l’aide dans le contexte actuel mérite une redéfinition
et des aménagements (II).

PREMIERE PARTIE : L’AIDE, UN MAL NECESSAIRE


L’aide se manifeste de plusieurs manières : - experts et techniciens des
pays développés s’intégrant dans les structures locales des PVD pour mieux servir
et apporter des solutions concrètes et spécifiques à leurs problèmes. Dans le
monde, cette expertise, parce que directe est fort appréciée qu’elle soit l’œuvre
des ONG d’associations caritatives (CARE, Save the Children) religieuses ou
organismes officiels (Corps de la Paix pour les USA, AFVP Association Française
des Volontaires du Progrès pour la France…)
- Transfert de fonds par les voies gouvernementales.
* Détournements à des fins personnelles des fonds par les dirigeants et
structures de gestion.
* Affectation des fonds à des projets autres que ceux pour lesquels ils ont
été obtenus (réalisations partielles et partiales des projets.
- Dons et legs
- Jumelages des villes
- Conséquences : alourdissement du poids de la dette (Club de Paris pour
l’APD, Club de Londres pour la dette privée)
* De l’aide l’on est passé à la recolonisation (Tibor Mende) par le
truchement de la dette (cas de l’annexion de la Tunisie par la France en 1883).
- Dons et legs
* Dette = dépendance, soumission, l’Afrique dépotoir (déchets toxiques,
objets obsolètes, produits inutiles…)
* Aide oui, mais adaptation locale (transfert de technologie au
développement des rudiments techniques locaux).
* Gestion rationnelle de l’aide (éducation et santé, avec accès sur la

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formation générale et professionnelle ; équipements divers ; transformation sur
place des produits locaux…)

DEUXIEME PARTIE : UNE NOUVELLE APPROCHE DE L’AIDE


- Priorité aux populations regroupées en associations (GIC, GAC, ONG…) Le
gouvernement se contente d’orienter et de superviser différentes opérations et
réalisations (foisonnement actuel des ONG au Cameroun).
- Projets viables, correctement ficelés
- Intervention directe, en lieu et place des traditionnels transferts de fonds
(gestion des fonds par les donateurs eux-mêmes ou supervision des travaux par
leurs experts.
- Réduction de tout (projets, micro-projets aux dimensions humaines…)
L’aide n’est nuisible à l’Afrique que lorsque celle-ci est détournée parfois
avec la connivence des pays donateurs (les pauvres financent les riches)
L’Afrique au lieu de choisir l’assistanat doit apprendre à compter sur ses
nombreuses ressources naturelles et humaines (il n’y a point de dignité pour ceux
qui attendent tout des autres. "Au lieu de donner du poisson à un homme, il faut
lui apprendre à pêcher", proverbe chinois).
Mais une aide non assortie de rapports francs entre le Nord et le Sud
ressemblerait étrangement au mythe de Sisyphe.

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