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Le Bonheur

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LE BONHEUR

Introduction
L’homme est depuis toujours en quête permanente du bonheur. Il fait de cette quête une véritable nécessité
de son existence. C’est en ce sens que la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique (4 juillet
1776) en fait un postulat, en ces termes : « Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le
Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouve la vie, la liberté et la recherche du
bonheur. » Ici, on voit que la nation la plus puissante au monde, cet Etat continent érige la recherche du
bonheur au rang de droit, de droit inaliénable. Seulement, on peut se rendre compte, à juste titre, de ce
que cette quête soit infinie et sans succès tangible et définitif. Car s’il y avait potentielle satisfaction
concluante, la recherche s’estomperait. De ce contraste nait la volonté de nous interroger sur notre
capacité à accéder noblement et conséquemment au bonheur ? Mieux, la recherche du bonheur est-elle une
recherche sans fin ou ne l’est-elle pas? Mieux encore, le bonheur est-il réellement atteignable ? Si l’on
considère l’homme comme étant un être doué de logique et de bon sens, son abnégation dans la
recherche permanente du bonheur n’est-elle pas fondée en raison ? Toutefois la quête continue du
bonheur qui, parallèlement s’avère sans succès conséquent en général, n’est-elle pas la preuve de
l’utopisme dudit bonheur ?

I/. De la quête logique du bonheur


Nous pouvons entendre par bonheur un état de fait qui implique la jouissance et/ou la réjouissance d’un
individu. Une jouissance causée par une satisfaction complète en quelque chose. Cette approche permet de
comprendre la nécessité de la cherche du bonheur. Nécessité relevant du fait qu’il semble qu’il soit bien
quelque part ce bonheur. En ce sens qu’il réside dans la satisfaction totale des désirs. Or, il apparait que
cette satisfaction des désirs est ce qui régit même l’existence individuelle. Ceci pour poursuivre en disant
que la recherche du bonheur est une chose logique, sachant que l’homme est un être de désirs
(SPINOZA, Ethique, IIIe partie, 1999, p 219-221) qui nécessitent d’être comblés pour que ce dernier
(l’homme) atteigne une satisfaction potentiellement totale. Mieux, pour qu’il atteigne le bonheur
escompté. En effet, comme le dira Epicure dans Lettre à Ménécée, (trad P. Pénisson, Hatier, Coll « les
classiques de la philosophie », 1999, P.10-12) « Parmi les désirs nécessaires, les uns le sont pour le
bonheur ». Ce qui revient à dire que le bonheur est certainement accessible. Seulement, cette accessibilité
réside dans la distinction et l’appréhension des désirs qui peuvent être satisfaits dans leur totalité pour
advenir à l’effectivité dudit bonheur.
Ce qui précède sous-entend clairement que tous les désirs ne sont pas nécessaires et que même ceux qui le
sont ne conduisent pas tous au bonheur. Une complexité qui fait que les individus, les associations ou les
corporations ne vivent pas le bonheur pareillement. C’est dire que quand beaucoup arrivent à se satisfaire
dans le « mangeons, buvons car demain ne nous appartient pas », d’autres y arrivent dans l’ « Ataraxie
et l’aponie », et d’autres encore dans la paix civile, le calme, la tranquillité, la satiété, la joie,
l’euphorie, etc. Sans occulter le fait que certains (les sadiques, par exemple) trouvent leur joie, leur paix,
le bonheur dans la souffrance des autres. Comme quoi, le bonheur ne saurait être homogène. D’ailleurs, ne
dit-on pas que : « le malheur des uns fait le bonheur des autres » ? Cependant, la paix, la satiété et
même le sadisme suffisent-ils pour parler de bonheur ? Le bonheur n’est-il pas un peu plus que cela ?
II/. Du leurre derrière la quête du bonheur
« Augurium », telle est la désignation étymologique latine du vocable « bonheur ». En français, cette
référence latine signifie précisément : « augure », « chance », « hasard ». Si l’on s’en tient à ce qui vient
d’être dit, on peut comprendre par suite que le bonheur est une question de chance, de hasard, de
circonstance, de conjoncture, d’accident et donc pas une réalité logico-déductive, planifiable,
programmable et probable. Au regard de cette origine linguistique, de l’essence de ce mot, l’on comprend
que le bonheur renvoie à quelque chose d’improbable, d’inattendu. Ce qui revient à dire que sa recherche,
sa quête serait incertaine, illusoire, utopique, illogique, irrationnelle et irréalisable parce que ne dépendant
pas des normes et des activités relevant de l’homme. Pour ainsi dire, le bonheur ne saurait être vraiment
atteignable. Il ne se programme pas logiquement, il est loin de la raison, car loin de toute certitude
rationnelle. Pour E. KANT, le bonheur est « un idéal, non de la raison, mais de l’imagination ». Le
bonheur serait donc utopique, une rêverie. En ce sens, quand bien même certaines gens pouvaient penser
que leur bonheur pourrait être fait en ayant un peu ou assez de monnaie, l’artiste Alpha BLONDI fera vite
d’arguer sans détour aucun que « l’argent ne fait pas le bonheur ». Ainsi il est à comprendre qu’aucune
programmation, aucun élément humain ne saurait logiquement et systématiquement ne conduire qu’au
bonheur. En clair, le bonheur est continu et ne se comble pas. Car il est « toujours désirable en soi-
même » (Aristote, Ethique à Nicomaque, Livre I, Chap5).
Aussi, si « malgré le désir qu’a tout homme d’être heureux, personne ne peut dire en termes précis
et cohérents ce que véritablement il désir et il veut », E. KANT (Fondements de la métaphysique des
mœurs, 1785), n’est-ce pas parce que ce bonheur ne relèverait que d’une imagination débordante ? Ne
peut-on pas dire que le bonheur est une construction de cette débordante imagination qui essaierait a
fortiori de palier à une chose redoutée en l’homme ? Nous voulons parler ici du « malheur » en fait. C’est
comme si tout cet acharnement dans la quête du bonheur relèverait de la peur intrinsèque du malheur. Ce
dernier étant l’opposé du bonheur et de tout ce qui y a trait, implique donc la souffrance. Or à entendre
Arthur SCHOPENHAUER au sujet des désirs : « Le désir, par nature, est souffrance » et pour
« leurs satisfaction s’écoule toute une vie » (Le monde comme volonté et comme représentation). Pour
ainsi dire l’homme ne devrait poursuivre le bonheur car il (l’homme) est par nature un être de désirs et les
désirs à leur tour sont par nature souffrance. Ainsi, la souffrance, la douleur, le labeur, le malheur ne
saurait quitter l’homme même quand il arrive à subvenir à quelque besoin que ce soit. C’est pourquoi
B.PASCAL dira que la raison de l’impossibilité de l’homme à accéder au bonheur est dans un « malheur
naturel de notre condition faible, mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque
nous y pensons de près. » (Pensées).

Conclusion
Pour finir, il convient de retenir que la nature de l’homme le prive de l’idée même qu’il a du bonheur. Et
au regard de l’état de ce monde, de « tous ces cadavres, et toutes ces ruines, et ces folles dépenses, et
ces offensives de précaution », tout cela, « sont l’œuvre d’hommes qui n’ont jamais su être
heureux » (Alain, Propos). Ainsi il sied de savourer chaque instant de la vie dans le respect de la dignité
humaine. Car il s’avère que « le vrai bonheur ne s’apprécie que quand on l’a perdu ». (Félix
HOUPHOUËT BOIGNY).

Sujet 1: L’homme peut-il s’approprier le bonheur ?

Sujet2 : « …………………………………………………………………………… » Expliquez et discutez

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