0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
70 vues192 pages

Memo Visuel de Photo - Vincent Burgeon

Le document traite des droits d'auteur selon le code de la propriété intellectuelle, précisant que toute reproduction sans consentement est illégale. Il inclut également des remerciements à des contributeurs et présente un aperçu des chapitres d'un ouvrage sur la photographie, abordant des sujets techniques et pratiques. Enfin, il explique des concepts fondamentaux tels que le spectre électromagnétique et la réfraction de la lumière.

Transféré par

jm
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
70 vues192 pages

Memo Visuel de Photo - Vincent Burgeon

Le document traite des droits d'auteur selon le code de la propriété intellectuelle, précisant que toute reproduction sans consentement est illégale. Il inclut également des remerciements à des contributeurs et présente un aperçu des chapitres d'un ouvrage sur la photographie, abordant des sujets techniques et pratiques. Enfin, il explique des concepts fondamentaux tels que le spectre électromagnétique et la réfraction de la lumière.

Transféré par

jm
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Couverture et

maquette intérieure
réalisées par l’auteur

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5,


2° et 3° a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées
à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre
part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration,
« toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement
de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait
donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de
la propriété intellectuelle.

© Dunod, 2018, 2020


11 rue Paul-Bert, 92240 Malakoff
[Link]

ISBN 978-2-10-081551-7
Vincent Burgeon

Toute la photo
en un clin d’œil
2e ÉDITION
Remerciements

Un livre est comme une pièce de théâtre :


un grand nombre de professionnel(le)s œuvrent
en coulisses avant l’entrée en scène…
Que toutes ces personnes soient ici remerciées.

J’adresse également ma reconnaissance à l’équipe


éditoriale, et surtout à Jean-Baptiste Gugès et
Cécile Rastier qui continuent, livre après livre,
à croire en nos projets. Ce fut, comme à chaque fois,
un véritable plaisir de travailler ensemble.

Je n’oublie pas mes proches – amis et parents –


qui m’ont soutenu et encouragé durant l’écriture
et la (longue) conception graphique de cet ouvrage,
et spécialement (dans l’ordre alphabétique)
Bingjie, Dayna, GoodCo, Jacques, ModZaa, Punny
et Raphaël… Merci à tous !

Enfin, une pensée amicale pour J.-C.,


sans qui tout ceci n’aurait
pas été possible…
« Rien n’est pire que
la reproduction exacte
d’un concept flou »

Ansel Adams, photographe

« Un bon dessin vaut mieux


qu’un mauvais dessin »

Philippe Geluck, dessinateur


#chapiTRe·1

14 ····· Le spectre électromagnétique et la lumière


16 ····· réfraction de la lumière
17 ····· Décomposition de la lumière
18 ····· la chambre noire à travers les âges
19 ····· réflexion et absorption des couleurs
20 ····· synthèse des couleurs additive ou soutractive
22 ····· Le cercle chromatique : le modèle élémentaire
23 ····· teinte, saturation, luminosité : un modèle
complet, intuitif et polyvalent
24 ····· « L’invention » de la photographie,
entre chimie et optique
25 ····· le pixel, particule élémentaire
de l’image numérique
26 ····· résolution n’est pas définition
27 ····· Ce que contient un fichier image
28 ····· principaux formats
d’enregistrement des images
29 ····· affichage vs impression
#chapiTRe·2

32 ····· fonctionnement d’un appareil photo (numérique)


34 ····· ergonomie et commandes des familles
d’appareils photo
36 ····· viseur optique, viseur électronique ou écran arrière ?
37 ····· Cartes mémoire sD et Cf
38 ····· la connectivité des appareils, avec ou sans fil
40 ····· format de plaques, de pellicules et de capteurs
42 ····· Les caractéristiques essentielles des objectifs
45 ····· Niépce et Daguerre, les deux faces
d’une même invention
46 ····· Distance focale, champ angulaire, cercle image
et focale équivalente
48 ····· focale et perspective
50 ····· le même cadrage, à différentes focales
52 ····· la même scène, à différentes focales
54 ····· visée reflex et autofocus à détection de phase
55 ····· visée par l’écran et autofocus
à détection de contraste
56 ····· visée électronique ou par l’écran et autofocus
Dual pixel à détection de phase
57 ····· le collodion humide
#chapiTRe·3

netteté,
exposition,
balance des
blancs…

60 ····· la netteté, le piqué 75 ····· Le bruit : thermique


et le contraste local ou numérique ?
61 ····· Contraste global, impact 76 ····· le lien entre vitesse,
visuel et lisibilité ouverture et sensibilité iso
62 ····· Mesurer la lumière, 78 ····· les modes d’exposition
déterminer l’exposition des appareils photo
80 ····· le gélatino-bromure d’argent,
63 ····· l’histogramme d’une image
l’invention de l’émulsion sèche
64 ····· talbot, ou l’invention de la 81 ····· Le mode tout-automatique a+ :
photographie moderne forces et faiblesses
65 ····· la plage tonale d’une image 82 ····· le mode priorité à
66 ····· plage dynamique la vitesse (s/tv)
vs plage tonale 83 ····· flou, focale et durée
67 ····· verrouiller et corriger d’obturation
l’exposition 84 ····· Le mode priorité à
l’ouverture (a/av)
68 ····· prises de vue HDr
85 ····· flou, diaphragme et bokeh
69 ····· reconnaître et éviter
le mauvais flou 86 ····· Le mode P : programme
d’exposition automatique
70 ····· Diaphragme et ouverture
87 ····· le mode manuel M
71 ····· profondeur de champ
88 ····· Le mode B, pour la
selon la distance, la focale très longue pose
et l’ouverture
89 ····· la température des couleurs
72 ····· obturateur et durée
90 ····· Gestion manuelle de la
d’obturation balance des blancs
73 ····· processeur et sensibilité iso 91 ····· les prémices de la
74 ····· la sensibilité iso et le bruit photo en couleur
#chapiTRe·4

94 ····· lumière continue et 110 ··· réussir ses filés


éclairage au flash 111 ··· Quelle ouverture pour
96 ····· lumière directe, quels sujets ?
lumière diffuse 112 ··· Quelle sensibilité iso pour
97 ····· spectres d’émission quelles circonstances ?
des éclairages 113 ··· la règle du ƒ/16
98 ····· Couverture d’un flash 114 ··· Stabiliser l’appareil :
99 ····· éclairage et loi du choisir un trépied
carré inverse 115 ··· Stabiliser l’appareil :
100 ··· Nombre guide d’un flash choisir une tête
101 ··· flash et synchronisation 116 ··· stabiliser le trépied
102 ··· synchronisation sur le 117 ··· énergie et alimentation
premier ou le second rideau 118 ··· optimiser les performances
103 ··· George eastman et Kodak : des optiques
la photo pour tous 120 ··· les filtres optiques n’ont
104 ··· règle des tiers, nombre d’or pas dit leur dernier mot
et grilles de composition 122 ··· protéger ses optiques
106 ··· exposer à droite 123 ··· protéger son appareil
107 ··· Mieux (main)tenir son avec du gaffer
appareil photo 124 ··· Micro-ajustements
108 ··· Quel mode af pour de l’autofocus
quel sujet ? 125 ··· Déclencher à distance
109 ··· Quelle vitesse pour 126 ··· 12 appareils qui ont
quels sujets ? marqué leur époque
#chapiTRe·5

en
pratique

130 ··· le grand-angle 150 ··· la photo de documents


131 ··· le zoom trans-standard 151 ··· la photo avec un drone
132 ··· le téléobjectif 152 ··· la photo sous l’eau
133 ··· la focale fixe 153 ··· l’astrophotographie
134 ··· l’objectif tilt-shift 154 ··· la photo au smartphone
135 ··· fisheye et catadioptrique 155 ··· Gps et géolocalisation
136 ··· la photo au quotidien 156 ··· la photo au XXie siècle :
137 ··· la photo de voyage nouveautés, évolutions
138 ··· la photo de mariage et curiosités
139 ··· la photo de paysage 158 ··· Labo numérique : quelques
pistes pour mieux s’organiser
140 ··· la photo de nature morte
159 ··· lire et libeller
141 ··· la photo de portrait les informations d’une image
142 ··· la photo de nu 160 ··· modifications de l’image
143 ··· l’atelier du photographe dans l’appareil
au XiXe siècle
161 ··· faut-il redresser les
144 ··· la photo de sport perspectives ?
145 ··· la photo animalière 162 ··· les droits du photographe
146 ··· la photo de concert 163 ··· les atouts du format raW
147 ··· la photo d’architecture 164 ··· la photo panoramique
148 ··· la photo de nuit par assemblage
149 ··· la macrophotographie 165 ··· la photo immersive
#chapiTRe·6

168 ··· monture : accroche, diamètre


et tirage mécanique
169 ··· l’arrivée de l’autofocus
170 ··· limites techniques des objectifs
et aberrations optiques
173 ··· pourquoi y a-t-il des lentilles
dans les objectifs ?
174 ··· Lentilles : formes, verres et traitements
176 ··· Distances minimales de mise
au point et de travail
177 ··· pouvoir séparateur et cercle de confusion
178 ··· les secrets de l’hyperfocale
179 ··· stabilisateur d’image
180 ··· Motorisation ultrasonique
181 ··· les prémices du diaphragme
182 ··· anatomie des optiques
184 ··· filetages et plan focal
185 ··· lire les courbes ftM

186 ··· Glossaire


190 ··· index
#Chapitre·1
Le spectre électromagnétique
et la lumière
la lumière est la partie visible d’un iceberg énergétique beaucoup plus vaste
appelé spectre des rayonnements électromagnétiques.

radiodiffusion, radar, champ magnétique terrestre, au spectre électromagnétique qui constitue un en-
antenne GsM, borne Wi-Fi, flash électronique, détec- semble très vaste. le terme lumière fait référence à
teur à infrarouge, cabine de bronzage à uv, rayons la minuscule zone de ce spectre dont les ondes sont
X, etc. – tous ces termes familiers ont une chose en naturellement perceptibles par l’œil humain (sans
commun : ils impliquent des rayonnements électro- recours à aucun accessoire technologique). pour
magnétiques. Ceux-ci (et bien d’autres) appartiennent caractériser les ondes électromagnétiques, on fait

LUMiÈre
ulTRaVioleT ViSibLe inFRaRouGe
λ = 10 à 380 nm λ = 780 nm à 5 mm
λ = 380 à 780 nm
les infrarouges
ne sont pas visibles
par l’œil humain,
RaYons X mais ils peuvent Wi-Fi
λ = 10 pm à 10 nm être photographiés. λ = 1 à 100 cm
on les perçoit sous
RaYons GaMMa forme de chaleur.
λ = <1 à 10 pm

Longueur d’onde λ très courte

couleuR λ (longueur d’onde) couleuR λ (longueur d’onde)


violet 445 nm vert 525 nm
indigo 455 nm vert-jaune 555 nm
Bleu 480 nm Jaune 577 nm
Bleu-vert 485 nm orangé 590 nm
vert-bleu 500 nm rouge 650 nm

D’aprÈs la NorMe fraNÇaise afNor X080-10

14 MéMo Visuel de phoTo


généralement référence à leur longueur d’onde notée λ nm = nanomètre
(on peut également le faire via leur fréquence ou 1 nm = 10–9 m
l’énergie qu’elles transmettent). en ce qui concerne la
lumière, la plage de référence définie par la Cie com- pm = picomètre
prend les rayonnements dont la longueur d’onde est 1 pm = 10–12 m
située entre 380 et 780 nm.

RadioaMaTeuR, adsl sYsTÈMes de chaMps


liaisons λ = 10 à 100 km RadionaViGaTion MaGnéTiQues
BlueTooTh, λ = 10 à 100 km λ = 100 000 km
MicRo-ondes, RadaR
saTelliTes λ = 1 mm à 100 m ondes phYsioloGiQues
MéTéo huMaines
λ = 10 à 100 cm λ = 1000 à 10 000 km

Très grande longueur d’onde λ

seNsiBilité De l’Œil HuMaiN

l’œil humain est particulièrement


réceptif à certaines longueurs d’onde,
et plus précisément à celles correspondant
au bleu, au vert et au rouge.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 15


réfraction de la lumière

Sur le plan théorique, on considère que la lumière voyage dans le vide, ce qui simplifie
les calculs… Mais en pratique, les matériaux qu’elle traverse influent sur sa trajectoire.

La lumière ne traverse pas tous les environnements l’optique photographique : les lentilles intégrées dans les
à la même vitesse : elle est plus lente dans l’eau ou objectifs des appareils photo sont conçues de manière
le verre que dans l’air. Cette différence engendre un à amener précisément les rayons lumineux jusqu’à la
phénomène appelé réfraction qui varie selon l’angle surface photosensible de l’appareil, tout en conservant
d’incidence des rayons lumineux et l’indice de réfrac- évidemment les qualités de l’image transmise (couleurs,
tion du matériau. La réfraction est à la base de toute contraste, etc.).

Lorsqu’un rayon lumineux Ce changement de La réfraction influe


traverse des matériaux direction dépend de notamment sur la perception
différents, sa direction change. l’angle avec lequel le que l’on a de la position
C’est la réfraction. rayon frappe la surface d’un objet par rapport à sa
séparant les deux matériaux. position réelle.
À 90°, il n’y a aucune réfraction.
Rayon Position Position
lumineux réelle apparente
incident

90°
AIR

VERRE
Rayon
lumineux
réfracté Observateur

Lentille

Objet réel Capteur

Image
projetée

Dans cet exemple, les flux En photographie, les lentilles des objectifs
lumineux émanant de la paille sont exploitent la réfraction afin de diriger les rayons
réfractés différemment selon qu’ils lumineux jusqu’au capteur de l’appareil.
traversent l’air, le verre ou l’eau.

16 MéMo Visuel de phoTo


Décomposition de la lumière

Quel est le point commun entre Pink Floyd et Newton ? Facile : le groupe anglais a
rendu célébrissime le prisme de ce dernier via la pochette de Dark Side of the Moon.

C’est grâce à des expériences menées avec des prismes différentes couleurs en traversant un prisme. Ce phéno-
qu’Isaac Newton a compris, au XVIIIe siècle, que la lumière mène de dispersion joue un rôle important en photo car
blanche se compose de différentes couleurs. L’indice de il constitue une limite optique complexe dans l’élabora-
réfraction d’un prisme varie en effet en fonction de la tion des objectifs, et qui cause notamment des aberra-
longueur d’onde d’un rayon lumineux. C’est ainsi qu’un tions chromatiques.
faisceau de lumière blanche se « décompose » en ses

Lorsqu’un rayon de lumière blanche traverse un prisme de verre sous un certain angle,
ses composantes colorées sont séparées, produisant alors un arc-en-ciel de couleurs.

… est décomposé en une


Un rayon incident de multitude de rayons de
lumière blanche… couleurs différentes

Prisme

Dans Optique, Isaac Newton imagine un


système (ci-dessus) permettant de recombiner
le faisceau initial de lumière blanche à l’aide
d’un second prisme et d’une lentille. Sur
la même page se trouve une illustration
(ci-contre) expliquant le phénomène de l’arc-
en-ciel : ce sont les gouttelettes en suspension
dans l’air humide qui agissent comme autant
de prismes dispersant la lumière solaire.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 17


La chambre noire à travers les âges

Le principe de l’appareil photo moderne trouve sa source dans la chambre noire, un


procédé optique connu depuis l’Antiquité et largement étudié depuis le Moyen-Âge.

Dès l’Antiquité, on observe qu’un trou percé dans la pa- On estime qu’il a été utilisé pendant la Renaissance
roi d’une pièce totalement occultée permet de projeter par certains peintres flamands et italiens pour réaliser
sur la paroi opposée une vue inversée de l’extérieur. Ce des portraits saisissants de réalisme. Au XIXe siècle, la
principe de chambre noire – camera obscura en latin – rencontre de ce procédé et de la chimie photosensible
est amélioré ultérieurement à l’aide d’une lentille conver- donnera naissance aux premiers appareils photo.
gente pour focaliser l’image et gagner en qualité.

principe de la chambre noire


(camera obscura)

Chambre totalement
occultée

Trou

scène extérieure image inversée


de la scène
extérieure projetée
sur le mur
opposé au trou

STÉNOPÉ · Si l’on ajoute une surface photosensible


dans une chambre noire en face du trou, on obtient
un sténopé, l’ancêtre des appareils photo actuels.

18 MéMo Visuel de phoTo


Réflexion et absorption des couleurs

Pourquoi est-il préférable de porter des vêtements blancs lorsqu’on s’expose


au soleil ?

L’apparence d’un objet dépend de la façon dont il réagit longueurs d’onde renvoyées par l’objet – les autres étant
lorsqu’il est éclairé par une lumière blanche. S’il l’absorbe absorbées. C’est la raison pour laquelle un objet noir
totalement, il sera noir ; s’il la renvoie intégralement, il exposé à une source lumineuse chauffe plus rapidement
apparaîtra blanc ; s’il n’en renvoie qu’une partie, il sem- qu’un objet blanc : il absorbe une plus grande quantité
blera coloré. Cette couleur apparente correspond aux d’ondes qui sont converties en chaleur.

Lumière Lumière Lumière


blanche blanche blanche

Corps blanc :
toutes les ondes sont réfléchies Corps noir :
toutes les ondes sont absorbées

Lumière Lumière Lumière Lumière


blanche rouge blanche blanche

Corps translucide
neutre (non teinté) :
Corps coloré : seules certaines une partie de la lumière
longueurs d’onde sont réfléchies, est réfléchie, l’autre partie
les autres sont absorbées transite à travers l’objet

Lumière
blanche

TouTe la phoTo en un clin d'œil 19


Synthèse des couleurs
additive ou soustractive
L’étude des couleurs montre qu’il est possible de recomposer une palette
chromatique plus ou moins large avec seulement quelques couleurs.

Le procédé consistant à recomposer une grande palette blanche. Ce procédé est à l’œuvre dans les systèmes
de couleurs à l’aide de quelques couleurs bien choisies utilisant des lumières projetées : écrans, vidéoprojec-
s’appelle la synthèse des couleurs. On parle de synthèse teurs, éclairage de spectacle, etc. On utilise généralement
additive lorsque différentes sources de lumières colo- trois couleurs qui sont le rouge, le vert et le bleu (modèle
rées s’additionnent pour donner des lumières de plus RVB). La synthèse soustractive, quant à elle, suppose
en plus lumineuses, jusqu’à recomposer une lumière qu’une lumière (généralement blanche) transite à tra-

Synthèse additive
avec les couleurs rouge, vert et bleu. Ce modèle de synthèse est appelé RVB,
il est très largement utilisé en éclairage, en lumières projetées, sur les écrans, etc.

Lumière
rouge

Lumière Lumière
verte bleue

20 MéMo Visuel de phoTo


Synthèse des couleurs
additive ou soustractive

vers une succession de matériaux colorés translucides des supports imprimés. Dans ce cas, on utilise le plus
(autrement dit, des filtres) qui retiennent chacun une souvent sous forme d’encres le cyan, le magenta et le
partie précise du spectre lumineux. La lumière résul- jaune. Comme leur combinaison donne un noir assez
tante est de moins en moins lumineuse, jusqu’à obtenir terne, on leur adjoint une encre noire pour obtenir des
l’absence de lumière (autrement dit, du noir). La syn- noirs bien denses (modèle CMJN).
thèse soustractive est à l’œuvre lorsque l’on travaille avec

Synthèse soustractive
avec les couleurs cyan, magenta et jaune. Ce procédé est utilisé pour l’impression
(imprimantes, presses offset…). Le noir est ajouté pour obtenir un noir dense et uniforme,
car le noir résultant de la combinaison des trois couleurs n’est généralement pas satisfaisant
et charge trop le papier en encres. Ce modèle de synthèse très spécifique est appelé CMJN.

Encre jaune

Encre cyan Encre


magenta

Encre noire
ajoutée

TouTe la phoTo en un clin d'œil 21


Le cercle chromatique :
le modèle élémentaire
Pour travailler avec les couleurs, il faut les nommer, les classer et les représenter…
Cela commence souvent avec le cercle chromatique, un modèle simple et universel.

Qui n’a pas, un jour ou l’autre, eu affaire au cercle les couleurs situées entre le bleu indigo et le rouge ne font
chromatique qui permet, notamment, de comprendre pas partie du spectre lumineux visible (voir page 14) ;
comment mélanger les couleurs en peinture ? Celui leur perception par notre cerveau résulte de l’interpréta-
proposé ci-dessous est un cercle « numérique », dans la tion des stimuli de plusieurs longueurs d’onde bleues et
mesure où il présente les couleurs telles qu’utilisées en gra- rouges sur notre rétine.
phisme, en image numérique et en vidéo. Rappelons que

Rouge
Orange Rouge
rubis

Jaune Magenta

Vert
jaune Violet

Vert Bleu
indigo

Vert Bleu
printemps azur
Cyan

22 MéMo Visuel de phoTo


teinte, saturation, luminosité :
un modèle complet, intuitif et polyvalent
Si l’on ajoute deux dimensions au cercle chromatique, nous obtenons un système complet
et intuitif, largement utilisé dans le monde professionnel de l’image.

Dans les secteurs de la photographie, de la vidéo et de la les logiciels de développement et de catalogage (comme
retouche d’images, on utilise un modèle de représentation Lightroom CC), dans les programmes de montage vidéo
des couleurs très intuitif appelé système tSL ; il permet de (FinalCutPro) ou de retouche photo (Adobe Photoshop),
définir une couleur en fonction de sa luminosité, de sa etc. Il présente l’avantage de faire appel à des notions aisé-
saturation et de sa teinte. Le système TSL est notamment ment compréhensibles, ce qui le rend facile à appréhen-
utilisé dans les réglages des appareils photo et vidéo, dans der pour un novice.

Luminosité de la teinte :
la luminosité correspond à la clarté
de la teinte. Elle va du noir pur au
blanc pur, en passant par toutes les
variantes possibles de cette teinte.

Teinte :
la teinte d’une
couleur correspond
en quelque sorte
à sa « position
angulaire » dans
le modèle 3D.

Saturation
de la teinte :
au fur et à mesure
que l’on s’éloigne du
centre du modèle 3D,
la saturation de la teinte
augmente.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 23


« L’invention » de la photographie,
entre chimie et optique
Daguerre et Niépce en France, Talbot et Wedgwood en Angleterre… Nombreux sont
ceux auxquels on attribue la paternité de la photographie. Qu’en est-il vraiment ?

Si les premiers appareils photo sont inventés entre 1830 système de projection. Ce système, la camera obscura
et 1840, leur conception est le résultat d’observations et (voir page 18), existe également depuis l’Antiquité et
d’expérimentations successives menées depuis l’Anti- connaît des fortunes diverses au Moyen-Âge, puis à la
quité. En effet, c’est l’étude de substances aux proprié- Renaissance. Ainsi, l’invention de la photographie a sur-
tés photosensibles (exposées à la lumière, leur couleur tout consisté à faire converger deux sciences – la chimie
et leur nature changent) qui mèneront aux premières et l’optique – via la combinaison de ces deux phéno-
tentatives de fixation d’une image sur un support via un mènes.

OPTIQUE CHIMIE

Antiquité : on sait grâce Antiquité :


à Aristote que le principe la photosensibilité de
de la camera obscura est certaines substances
déjà connu. est déjà connue.

Moyen-Âge : premiers
À partir du XIVe siècle : écrits relatant la
utilisations de systèmes de photosensibilité du
projection et de machines à sel d’argent.
dessiner par les peintres et
les graveurs.

XVIIIe siècle : chambre claire XVIIIe siècle : premiers


portative – un petit système photogrammes ; bases
à base de prisme placé sous de la sensitométrie
l’œil permet de visualiser la
scène superposée au dessin
en cours d’exécution.

PRÉCURSEURS INVENTEURS DES PREMIERS APPAREILS PHOTO

Thomas John William Hippolyte Joseph Louis-Jacques


Wedgwood Herschel Henry Fox Bayard Nicéphore Mandé
(1771-1805) ( 1792-1871) Talbot (1801-1887) Niépce Daguerre
(1800-1877) (1765-1833) (1787-1851)

24 MéMo Visuel de phoTo


Le pixel, particule élémentaire
de l’image numérique
Unité élémentaire de l’image numérique, le pixel est une information de couleur
et de position.

Contraction de l’anglais PICTure ELement, le pixel est Le pixel est une unité d’information – il n’a pour ainsi dire
une information de couleur et de position qui constitue ni taille ni forme. Cependant, par commodité, on le repré-
l’unité élémentaire et indivisible des images numériques sente généralement carré et on lui assigne une certaine
– ces images sont donc des sortes de grands tableaux taille afin de faciliter la manipulation des images dans les
de nombres que les logiciels de visualisation inter- logiciels de mise en page car on peut dès lors connaître
prètent pour en déduire les couleurs correspondantes. leur résolution.

piXel

COuLeur : POSitiOn :
rouge = 64 x = 1544
Vert = 54 y = 742
Bleu = 127

TouTe la phoTo en un clin d'œil 25


Résolution n’est pas définition

Définition et résolution sont deux notions très proches, souvent confondues


par les non-spécialistes.

La définition d’une image désigne le nombre de pixels désigne la densité spatiale de ses pixels, c’est-à-dire le
qui la constituent – autrement dit, qui la définissent. Elle nombre de pixels qu’elle contient par unité de longueur.
se mesure en nombre de pixels (hauteur) × nombre Elle varie donc selon le support de visualisation (écran,
de pixels (largeur). La définition d’un capteur d’appareil imprimante…). Autrement dit, la résolution est un rap-
correspond au nombre (cette fois en millions de pixels) de port de deux valeurs, et la déterminer revient à résoudre
photosites qui le constituent. La résolution d’une image une équation (astuce mnémotechnique).

Les pixels n’ayant pas


de taille nominale (ce sont
des unités d’information),
c’est la résolution qui
leur en donne une.

1/2 pouce 1 pouce 1 pouce

EXEMPLE 1 EXEMPLE 2 EXEMPLE 3

Définition : Définition : Définition :


10 x 15 pixels 10 x 15 pixels 20 x 30 pixels
= 150 pixels = 150 pixels = 600 pixels

Résolution : Résolution : Résolution :


20 pixels/pouce 10 pixels/pouce 20 pixels/pouce

Dans les exemples 1 et 2, les deux images ont bien la même définition (c’est-à-dire le même nombre
de pixels). Par contre, la seconde image possède une résolution deux fois inférieure à la première.
Sa taille sera donc deux fois plus grande, mais elle sera deux fois moins « détaillée ».
Dans l’exemple 3, la définition et la résolution sont supérieures à celles de l’image 1, l’image est deux
fois plus grande et deux fois plus détaillée ; comparativement, sa définition a été multipliée par 4.

26 MÉMo ViSuel de phoTo


Ce que contient un fichier image

En plus d’une multitude de pixels, un fichier image contient des informations


permettant son traitement, son classement et son identification.

Un fichier image numérique créé avec un appareil photo du photographe, de l’endroit où la prise de vue a été
récent contient, en plus des pixels qui composent réalisée et du sujet visible dans l’image, de la date et de
l’image, un grand nombre d’informations utiles au déve- l’heure de prise de vue, etc. Des versions réduites de
loppement (surtout s’il s’agit d’un RAW) et à la postpro- l’image peuvent également y être intégrées afin de per-
duction, à son classement dans un système de catalo- mettre une prévisualisation rapide sur les ordinateurs
gage (mots clés, métadonnées, etc.), à l’identification ou terminaux mobiles peu puissants.

Un en-tête identifiant le fichier,


l’organisation et le positionnement Optionnel :
des données une version JPEG
réduite de l’image,
Une pour un usage plus
vignette rapide dans certains
Les spécifications du Les métadonnées basse logiciels de
capteur (taille, matrice, EXIF et IPTC définition postproduction
profil de couleurs, etc.)

Les pixels qui composent


l’image proprement dite

La date et l’heure de prise


de vue, le fuseau horaire

Les paramètres de prise de vue


(exposition, ouverture, durée
d’obturation, sensibilité ISO, etc.)

Le matériel utilisé La géolocalisation


(appareil, objectif, etc.) du lieu de prise de vue

Les informations concernant


l’auteur de la photo

Toute la photo en un clin d'œil 27


Principaux formats
d’enregistrement des images
En photo numérique, quatre formats d’image se partagent le marché –
chacun présentant avantages et inconvénients.

Si vous êtes photographe débutant, voire amateur, il y a experts et des professionnels qui prennent le temps de
de fortes chances pour que les seuls formats d’image aux- cataloguer, développer et retoucher leurs images. Il faut
quels vous ayez eu affaire soient le JPEG et le RAW. Ce sont cependant souligner l’existence du DNG, qui est un RAW
effectivement les deux formats majoritairement utilisés en générique, et du tIFF, format d’image historique, qui pré-
photo numérique, ce dernier étant plutôt l’apanage des sente lui aussi quelques sérieux avantages…

JpeG Raw

format léger et largement reconnu. parfait Format propre à chaque constructeur.


pour faire transiter des images via les réseaux. Très lourd (par rapport au JPEG), il contient
Ses principales faiblesses : une qualité d’image énormément d’informations, idéal pour les experts
moindre que le raW (surtout en situation de et les pros. Son traitement nécessite souvent
faible luminosité) et une compression de l’image une machine puissante et des outils appropriés
qui peut écraser les petits détails. (logiciels spécifiques, etc.). Voir page 163.

DnG tIFF

Format d’image de type conteneur, c’est-à-


Format RAW – donc également très lourd – dire capable d’encapsuler un grand nombre de
ouvert et standardisé, alternative aux RAW données différentes. Il intervient dans
propriétaires pour garantir l’accès futur les procédés de retouche complexe et de
aux archives photo. Il est proposé par stockage non destructif d’images haute définition.
quelques constructeurs d’appareils (Leica…) et Une alternative intéressante au RAW pour
des convertisseurs RAW vers DNG existent. la conservation des images.

28 MéMo Visuel de phoTo


Affichage vs impression

Aujourd’hui, une image numérique est soit affichée sur un écran, soit imprimée.
Quelles différences ces deux approches techniques impliquent-elles ?

S’il y a bien un type d’images qui se place au carrefour de cartes postales, catalogues, sites web visibles sur grands
l’écran et du papier, c’est la photographie – et plus parti- écrans ou sur smartphones, etc. Si tout cela nous semble
culièrement la photographie d’art. En effet, peu d’images évident, il existe pourtant des différences fondamentales
se voient déclinées sur autant de supports différents : entre le papier et l’écran, notamment en termes de qua-
grands tirages ultraqualitatifs pour des expositions, lité d’image et de rendu des couleurs.

Affichage écran Impression papier


taille d’affichage : la résolution de l’image taille d’impression : la résolution de l’image
n’a aucune importance – c’est sa définition est importante car elle aide à savoir, lors de
associée à la résolution de l’écran qui condi- la mise en page, si la définition de l’image
tionne sa taille d’affichage finale. est suffisante par rapport à la résolution de
la trame d’impression.

image haute
définition,
écran moyenne
résolution Faible résolution : les pixels sont visibles
car ils ne sont pas « noyés » dans la
trame.

image haute définition,


écran haute résolution

résolution élevée : les pixels se


confondent avec la trame d’impression
image basse et sont, de ce fait, imperceptibles.
définition,
écran moyenne
résolution
Couleurs : le rendu des couleurs est contrôlé
Couleurs : le rendu des couleurs varie selon en amont selon le papier et les encres.
le calibrage de l’écran et l’éclairage environnant. l’éclairage environnant (lors de la lecture)
peut dénaturer le rendu final.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 29


#chapitre·2
Fonctionnement
d’un appareil photo (numérique)
Depuis les origines de la photographie, tous les appareils fonctionnent
peu ou prou de la même façon – indépendamment de leur complexité.

Léonard de Vinci avait déjà établi la comparaison entre sation et la mise au point grâce à l’adaptation d’un élément
la camera obscura et l’œil humain. Cette démarche fait optique, une surface photosensible destinée à capter la
encore sens aujourd’hui, même si les boîtiers se sont lumière et enfin une « unité externe » de traitement de
considérablement complexifiés. Mais quel que soit l’appa- l’information qui va convertir les photons en une image
reil, on retrouve toujours les mêmes fonctions globales : le cohérente – correspondant à la scène visée… ou à une
diaphragme, la gestion de la quantité de lumière, la focali- interprétation plus ou moins libre de celle-ci !

dosage de la lumière Surface photosensible

Le dosage de la quantité de La lumière est réceptionnée


lumière qui pénètre dans sur une surface photosensible
l’appareil se fait au qui enregistre toutes ses
moyen d’un mécanisme variations. Dans le cas d’une
appelé diaphragme. image numérique, cette
surface est un capteur.

mise au point traitement de l’info

L’image projetée passe à Les données captées par


travers un système optique la surface photosensible sont
plus ou moins complexe afin confiées à une « unité externe »
d’en garantir la netteté. qui va se charger de les
interpréter pour en faire une
image lisible.

32 MéMo Visuel de phoTo


Fonctionnement
d’un appareil photo (numérique)

APPAREIL
PHOTO
Boîtier

Lentille Groupes de
frontale Diaphragme lentilles Capteur Processeur

IMAGE PROTECTION DOSAGE DE MISE AU SURFACE TRAITEMENT IMAGE


VISÉE AVANT LA LUMIÈRE POINT PHOTOSENSIBLE DE L’INFO PERÇUE

Cornée Iris Cristallin Rétine Cerveau

ŒIL

Nerf
optique

Corps
vitré

TouTe la phoTo en un clin d'œil 33


ergonomie et commandes
des familles d’appareils photo
Bien que tous les appareils photo fonctionnent selon les mêmes principes,
leur ergonomie et leurs commandes peuvent présenter de grandes différences.

Visée mise au point

verre dépoli viseur Viseur reflex Soufflet Soufflet Bouton et bague


déporté de mise au point

Viseur reflex viseur déporté écran Bouton et bague Bouton de écran tactile
et/ou écran et/ou écran de mise au point mise au point

Déclencheur / temps de pose Surface photosensible

Déclencheur Déclencheur Bouton / plaque pellicule pellicule


souple / bague souple / bague réglage boîtier 60 × 90 mm 36 × 24 mm

Bouton / Bouton / interface / Capteur Capteur Capteur


réglage boîtier automatique automatique

CHAMBRE FOLDING REFLEX


PHOtOGRAPHIQUE ARGENtIQUE

34 MéMo Visuel de phoTo


ergonomie et commandes
des familles d’appareils photo

Zoom Ouverture du diaphragme

pas de zoom pas de zoom Bague de zoom Bague de Bague de Bague de


diaphragme diaphragme diaphragme

Bague de zoom touches de pincement réglage réglage boîtier / automatique


zoom doigts boîtier automatique

Stockage des « données » Consultation des images

plaques rouleau de rouleau de tirages sur tirages tirages


pellicule pellicule supports divers papier papier

Carte Carte Mémoire écran écran écran


mémoire mémoire intégrée

REFLEX OU COMPACT SMARTPHONE


HYBRIDE NUMÉRIQUE
NUMÉRIQUE

TouTe la phoTo en un clin d'œil 35


Viseur optique, viseur électronique
ou écran arrière ?
Lorsqu’on choisit un nouvel appareil, l’organe de visée passe souvent au second plan…
Il joue pourtant un rôle crucial dans la qualité de la prise de vue.

Depuis la naissance de la photographie jusqu’au début du cédents par les peintres et les dessinateurs. Avec l’arrivée
XXIe siècle, la visée optique est restée l’unique méthode dis- de la photo numérique et des photophones, les écrans ont
ponible pour composer une image photographique. Elle progressivement pris le dessus, allant jusqu’à remplacer le
est l’héritière directe des chambres noires et des chambres bon vieux viseur optique de type reflex par des viseurs
claires, où la visée se faisait via des miroirs, des verres électroniques – une greffe qui, si elle prend, modifiera pro-
dépolis ou des prismes, utilisées au cours des siècles pré- fondément l’anatomie des futurs appareils…

Viseur optique reflex Viseur électronique Visée par l’écran


pRISme
VISeuR ÉcRan VISeuR

mIRoIR capteuR capteuR ÉcRan

utilisable en plein soleil Visée orientable, versatile


Image dans le viseur claire et nette, possibilité de superposer à l’image des infos supplémentaires (histogramme,
même sur l’entrée de gamme Zebra, ratio d’aspect, etc.) et d’accéder aux menus de l’appareil
autofocus souvent plus performant Visée plus confortable en faible luminosité
(à détection de phase, voir page 54) car l’image est compensée
mesure de la lumière autofocus très performant si de type Dual pixel (voir page 56)
par une cellule dédiée
Simulation de l’image finale (filtres, sensibilité, etc.)
mise au point possible via une loupe ou un focus peaking
absence de miroir (pas de bruit mécanique)
mise au point et déclenchement
tactile possible

Les pentaprismes (modèles pro) autofocus souvent moins performant (à détection de contraste, voir page 55)
sont chers à fabriquer
qualité d’image du viseur variable, Confort variable (perte de définition
pas de visée pendant la prise de vue notamment au niveau de la chromie de l’image, faible angle de vision,
photo ou vidéo et des fins détails retard d’affichage)
Bruit de miroir Difficilement utilisable
en plein soleil
consomme plus d’énergie que
la visée optique reflex

36 MéMo Visuel de phoTo


Cartes mémoire SD et CF

Autrefois pléthoriques, les formats de cartes mémoire sont aujourdhui grosso modo
au nombre de trois – ce qui est bien plus pratique pour les utilisateurs !

En photo et vidéo numérique, on rencontre trois formats est surtout utilisée dans les gros boîtiers professionnels
de carte mémoire : CompactFlash, Secure Digital (SD) et reflex (qui offrent souvent la double possibilité CF/SD).
microSD. La plus répandue est sans conteste la carte La microSD se rencontre essentiellement dans les smart-
SD qui conjugue un faible encombrement et un coût de phones et les actioncams (petites caméras de sport) qui,
fabrication réduit – on la trouve dans la plupart des appa- d’ailleurs, sont généralement capables de prendre aussi
reils photo numériques récents. La CompactFlash, elle, des photos.

CompactFlash Secure digital microSD


(sD)

15 mm × 11 mm

32 mm × 24 mm

42,8 mm × 36,4 mm

POUR REFLEX AMATEURS, POUR SMARTPHONES,


POUR REFLEX EXPERTS ET PRO HYBRIDES, BRIDGES, COMPACTS TABLETTES, ACTIONCAMS

• Solide, résistante. • format très répandu. • format très répandu.


• Grande, moins de risque • Glissière de sécurité pour • Compatible Sd avec un
de perte ou d’oubli. prévenir l’effacement des images adaptateur spécifique.
• Compatibilité des nouveaux par inadvertance. • Lecteur solide.
modèles avec anciens appareils. • Lecteur solide. • Lecteur assez répandu disponible
• Ajout d’infos personnalisées • Lecteur répandu, disponible en en standard sur certaines tablettes
facilité par la taille. standard sur beaucoup de PC. et smartphones.

• Lecteur dédié fragile (coût en • Différentes versions (SDHC, • Très petite, facile à perdre,
réparation du boîtier élevé). SDXC) non compatibles avec ne convient pas vraiment à des
• Lecteur externe quasiment les vieux appareils. manipulations régulières.
indispensable (rarement présent • Conception légère et assez • Conception légère et assez
en standard sur les PC). fragile. fragile.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 37


La connectivité des appareils,
avec ou sans fil
Les appareils photo numériques sont intrinsèquement connectés : données images,
informations et électricité sont les trois familles qui transitent via leurs ports.

Borne pC (Screw-Lock) USb télécommande


Parfois appelée « prise synchro », Port universel – comme son nom filaire
c’est un standard de connexion l’indique (Universal Serial Bus). Il en Ce port, qui prend la forme d’un
pour les (gros) flashes de studio, existe un bon nombre de versions jack Ø 2,5 mm, se rencontre sur
toutes marques confondues. Les différentes et les usages possibles de nombreux appareils compacts,
boîtiers reflex pro qui en sont varient également beaucoup. bridges, hybrides ou reflex.
pourvus peuvent les piloter sans Sur les appareils photo, on très simple (il permet uniquement
recourir à des accessoires tiers (de rencontre généralement les de faire le point et
type liaison radio), un simple câble versions mini-B et micro-B qui de déclencher), sa standardisation
suffit. Cette borne est une version servent au transfert de données, a encouragé le développement
moderne de l’ancienne borne PC au pilotage des appareils depuis d’un marché diversifié de la
(sans verrouillage à vis) que l’on une interface externe (PC ou télécommande.
rencontre encore sur certains terminal mobile) et, parfois,
flashes. à la recharge des batteries.

GpS Infrarouge wi-Fi


Présent depuis longtemps sur Ce port fut longtemps le C’est l’un des modes de connexion
les smartphones, le récepteur GPS seul moyen d’utiliser une actuels les plus répandus en photo,
commence à se répandre dans télécommande sans fil car il permet des interactions
toutes les gammes d’appareils avec un appareil photo. très complètes avec et depuis
photo. Grâce à lui, les images Il est aujourd’hui largement un appareil – surtout lorsqu’il est
peuvent être géomarquées et, supplanté par les connexions utilisé entre un appareil photo
parfois, les parcours effectués Wi-Fi et Bluetooth qui et un smartphone ou une tablette.
par les utilisateurs peuvent être permettent d’utiliser un On pourra par exemple récupérer
enregistrés. simple smartphone comme des images stockées sur un
déclencheur distant. appareil photo, le configurer, le
piloter à distance, le connecter à
un réseau Wi-Fi, envoyer des
images sur les réseaux sociaux
ou les imprimer, etc.

38 MéMo Visuel de phoTo


La connectivité des appareils,
avec ou sans fil
L’arrivée des capteurs numériques conjuguée à celle depuis quelques années, s’impose un mouvement de
d’Internet et du « tout-connecté » a eu un effet inatten- standardisation, aidé en cela par la généralisation des
du sur les appareils photo : ils se sont transformés en communications sans fil qui autorisent des interac-
machines (très) communicantes. La récente histoire du tions plus riches et variées – via un terminal mobile
numérique a vu passer de nombreux formats de fiches (smartphone ou tablette).
et protocoles de connexion, mais il semblerait que,

HDmI entrée micro et ethernet/RJ45


Il s’agit généralement d’un sortie casque audio Ce port réseau (souvent compatible
port mini HDmI, parfois micro toutes deux au format jack audio gigabit) est réservé aux
HDmI. Il est utilisé pour envoyer Ø 3,5 mm, ces bornes sont connexions rapides sur de
le signal vidéo vers un écran apparues sur les appareils photo longues distances – c’est
externe, par exemple pour cadrer en même temps que la fonction ce type de câblage que l’on
l’image avec plus de précision vidéo. L’entrée micro permet de retrouve dans les réseaux des
lors de la captation de séquences connecter un micro externe entreprises. On ne le rencontre
vidéo. Sur certains boîtiers, ou une mixette, tandis que la que sur certains boîtiers
il peut être utilisé pour récupérer sortie casque autorise un retour professionnels qui nécessitent
un flux vidéo non compressé précis du son enregistré par le de transférer énormément
vers un enregistreur externe – micro (qu’il soit interne ou externe). de fichiers en temps réel.
une fonction qui s’adresse plutôt
aux professionnels.

Bluetooth/ nFC Griffe porte-flash protocoles et ports


Ces deux protocoles, bien que Autre interface héritée de l’ère propriétaires
différents, sont similaires dans pré-numérique, on la rencontre Certains constructeurs
leur philosophie : permettre une sur tous les reflex, la plupart des ont développé des protocoles
connexion de point à point entre hybrides et bridges, et quelques et/ou des ports propriétaires
un appareil photo et un autre compacts haut de gamme. Elle pour la connexion d’accessoires
objet communicant – souvent un combine un support mécanique (GPS, télécommandes…).
smartphone, situé dans un rayon standardisé (qui sert parfois à Citons Canon avec son port
d’action très proche (quelques maintenir des accessoires, comme de télécommande N3 réservé
mètres). Tout comme le Wi-Fi, un micro ou un petit écran) et des aux boîtiers haut de gamme,
ils autorisent de nombreuses connecteurs électriques propres à le port « accessoires » de Nikon
interactions entre les appareils. chaque constructeur (permettant permettant de connecter
le dialogue entre l’appareil et un un récepteur GPS externe,
flash externe). ou encore les connecteurs
propriétaires d’Apple.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 39


Format de plaques, de pellicules
et de capteurs
La photographie, c’est aussi une histoire de formats : grand, petit, minuscule,
carré, panoramique.

6 × 9 cm 24 × 36 mm Minox
Quelques formats de plaques : 8 × 11 mm
24 × 30 cm 9 × 12 cm 135
18 × 24 cm 6 × 9 cm
13 × 18 cm 4,5 × 6 cm pelliCule De
refleX ou CoMpaCt pelliCule De
CoMpaCt

4,5 × 6 cm

plaQues De CHaMBres 120


pHotoGrapHiQues

pelliCule De
MoYeN forMat

6 × 4,5 : 56 × 41 mm

6 × 6 : 56 × 56 mm
28 × 28 mm

126
6 × 7 : 56 × 70 mm
pelliCule De
CoMpaCt

6 × 9 : 56 × 84 mm

40 MéMo Visuel de phoTo


Format de plaques, de pellicules
et de capteurs

C’est au Congrès de paris de 1889 que les


premiers formats de plaques sont normalisés
(en même temps que les durées d’obturation
et les nombres N déterminant l’ouverture du
diaphragme). Depuis, de nombreux autres
formats de plaques, films, bandes et, finale-
Moyen format ment, capteurs sont apparus sur le marché.
37 × 49 mm Certains n’ont connu qu’une gloire éphémère
alors que d’autres ont survécu à leur support
d’origine. Avec le numérique, cette notion de
format est devenue plus complexe, car elle
influe sur la qualité de l’image et sur la profon-
deur de champ.

Capteur De MoYeN forMat NuMériQue (pro)

aps-C Nikon aps-C Canon


± 15,5 × 23,6 mm ± 15 × 23 mm
plein format
24 × 36 mm

Capteurs De refleX aMateur/eXpert,


HYBriDes, CoMpaCts

Capteur De refleX ou HYBriDe


(eXpert/pro)

format micro 4/3” Format 1” Format 2/3” Format 1/3” Format 1/8”
± 17 × 13 mm ± 13 × 8 mm ± 8,8 × 6,6 mm ± 4,8 × 3,6 mm ± 1,6 × 1,2 mm

Capteurs De BriDGes, Capteurs De sMartpHoNes


HYBriDes, CoMpaCts

TouTe la phoTo en un clin d'œil 41


Les caractéristiques essentielles
des objectifs
Qu’il soit amateur, expert ou pro, le photographe sélectionne très soigneusement ses
nouvelles optiques… Mais à quoi faut-il prêter attention au moment du choix ?

Lorsqu’il songe à acquérir une nouvelle optique pour gique, à ne payer qu’une fraction du prix du kit initial) ;
son reflex d’entrée de gamme (bien souvent acheté secundo, après avoir accepté l’idée qu’il va falloir dépen-
en kit avec un objectif trans-standard généraliste), le ser une certaine somme pour une optique digne de ce
photographe amateur a principalement trois réac- nom, il se tournera le plus souvent vers un zoom possé-
tions : primo, il s’étonne du fait que les prix puissent dant une plage focale la plus étendue possible (suivant
grimper assez rapidement (car il s’attend, en toute lo- la logique : « au moins, j’en aurai pour mon argent »).

monture Focale Couverture


avant toute chose, première (champ angulaire du capteur
question : l’optique a-t-elle la et cercle image) Bien que ça ne soit pas une
même monture que le boîtier caractéristique propre à l’objectif,
C’est l’information primordiale. La
de destination ? si ce n’est il est important de se rappeler
focale (et ses corollaires, le champ
pas le cas, l’adjonction d’une que tous les capteurs ne
angulaire et le cercle image) est
bague d’adaptation est parfois « cadrent » pas de la même façon
une caractéristique immuable, liée
envisageable… – selon leur taille réelle. Cela peut
à la formule optique de l’objectif…
À ne pas confondre avec la influer sur le choix d’un objectif
couverture du capteur. (voir page 46).

Ouverture maximale Zoom ou à focale fixe ? mise au point


L’ouverture maximale donne une Pour certains, c’est une question manuelle ou
indication sur les capacités de de budget. D’autres évoquent la autofocus ?
l’objectif en termes de profondeur qualité et le piqué des images…
On pourrait penser que la majorité
de champ, mais aussi de mise au D’autres encore parlent d’une
des optiques récentes sont
point en faible lumière. philosophie photographique…
autofocus, mais il n’en est rien.
Certains constructeurs
proposent aujourd’hui des
objectifs de grande qualité
dépourvus d’AF, ce qui permet
de les vendre à des prix
très intéressants.

42 MéMo Visuel de phoTo


Les caractéristiques essentielles
des objectifs

tertio, après s’être mieux renseigné, il va éventuellement facteurs expliquent cette diversité, qui auront un impact
changer d’approche et opter pour une focale fixe, avec non seulement sur la qualité de l’image finale, mais éga-
grande ouverture… C’est certes un cheminement clas- lement sur l’expérience utilisateur. Il importe donc de
sique, mais qui reste très pertinent pour commencer à bien les connaître pour savoir l’importance qu’on va leur
comprendre pourquoi l’offre en objectifs est si large et accorder au moment de faire un choix… avant de sortir la
si complexe. Il faut néanmoins souligner que d’autres carte bleue. Voir aussi le chapitre 6.

tropicalisation Distances minimales Résolution /


Dans la plupart des cas, on de travail et de mise pouvoir séparateur
parlera plutôt de résistance au point tous les objectifs ne présentent
aux éclaboussures. Certains pas les mêmes capacités de
Adepte du portrait ou de la
boîtiers sont munis de joints résolution des fins détails… Une
macrophotographie ? Ces deux
en caoutchouc pour résister information qui a d’autant plus
caractéristiques sont alors
à l’humidité, à la poussière, d’importance que le capteur de
primordiales ! Rendez-vous
etc. il est assez logique de leur l’appareil est riche en pixels !
page 176.
adjoindre des optiques ayant le À quoi bon avoir un capteur de
même niveau de protection. 50 mégapixels si l’optique ne fait
pas mieux qu’avec un capteur
de 24 megapixels ? Voir aussi
page 177.

Déformation Vignettage Stabilisation


optique et autres optique
la plupart des objectifs – surtout altérations selon les constructeurs,
les grand-angle d’entrée de Perçu tantôt comme un le stabilisateur d’image sera
gamme – déforment optiquement effet esthétique donnant intégré soit à l’optique,
les images. autrement dit, du caractère à l’image, soit au boîtier. un point
les lignes droites se plient, tantôt comme un défaut, à vérifier si vous avez la
gondolent, etc. la correction le vignettage varie très main fébrile…
se fera soit dans l’appareil fort d’un objectif à l’autre.
(souvent, de manière D’autres altérations sont
transparente), soit dans les assez courantes, telles que
logiciels de postproduction. aberrations chromatiques,
images fantômes, etc.
rarement renseignées par
les constructeurs, il faut
se tourner vers des tests
indépendants pour en
avoir connaissance.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 43


Les caractéristiques essentielles
des objectifs

Verres correcteurs Filtres parasoleil


Les optiques d’un certain La majorité des optiques sont Indispensable, le parasoleil
niveau de prix bénéficient souvent dotées d’une monture vissante n’est pourtant pas toujours
de lentilles en verres spéciaux à l’avant destinée à accueillir des livré avec l’objectif –
servant à corriger des défauts filtres. Si l’on en possède déjà, il est surtout dans l’entrée de
optiques, tels que la diffraction, etc. donc bon de vérifier le diamètre gamme. Sur les grand-angle,
Voir page 174. de cette monture. Quelques il est souvent non démontable
objectifs professionnels proposent et sert à protéger la lentille
également un système de porte- frontale saillante.
filtres intégré – ceux-ci se glissant
dans le fût de l’optique, près de
la monture.

Collier de trépied Commandes Repères et indications


Idéalement, à partir d’une certaine supplémentaires Même si, en numérique, beaucoup
longueur focale, il est recommandé Certains objectifs moyen et haut de d’informations sont renseignées
d’utiliser un collier de trépied pour gamme intègrent des commandes dans le viseur de l’appareil, il n’est
mieux équilibrer l’appareil lorsqu’on disponibles sur le fût de l’objectif : pas inutile de savoir lire une échelle
le fixe sur une rotule. Il est bon mise au point préréglée, de profondeur de champ selon
de vérifier sa présence, de voir verrouillage d’orientation, etc. l’ouverture choisie… à condition
quel type de pas de vis est utilisé, Elles peuvent apporter un qu’elle soit fiable. En effet, la
et s’il propose une prise en main supplément de confort ou, qualité et la précision de ces
ergonomique (façon poignée) qui au contraire, rendre l’appareil indications disponibles sur le corps
facilitera le transport de l’ensemble. plus compliqué et intimidant à de l’optique sont tributaires de
manipuler. son niveau de conception. Même
sur les optiques récentes, les
échelles de profondeur ne sont pas
toujours des plus précises…

ƒ/2,8 ƒ/4 ƒ/5,6

44 MéMo Visuel de phoTo


Niépce et Daguerre, les deux
faces d’une même invention OPTIQUE CHIMIE
Bien que ces deux inventeurs français soient
Antiquité mondialement
: On sait grâce à connus,
Antiquité : la photosensibilité
la manière dont leurs destins se sont entrecroisés
Aristote que le principe de
la camera obscura (voir page
est moins
de certainessouvent
substances
est déjà connue.
abordée…
xxx) est déjà connu.

Niépce était indubitablement un chercheur inventif et à l’essor et auMoyen-Âge


rayonnement de la photographie, malgré
: premiers
curieux qui a fait avancer la technologie photographique. son: prix très onéreux
À partir du XIVe siècle écritsàrelatant
l’époque.
la On peut lui reprocher
Il a le mérite d’avoir réalisé ce qui est vu aujourd’hui d’avoir
utilisations de systèmes de minimisé photosensibilité
le rôle de Niépce
du et tout misé sur son
OPTIQUE projection
comme la première photographie de l’histoire. Daguerre, et CHIMIE
de machines à sel d’argent.
propre nom, au point de nommer son invention de son
dessiner par les peintres et
également chercheur-inventeur, mais aussi leshomme graveurs. patronyme… Il a fallu attendre plus d’un siècle pour que
Antiquité
d’affaires avisé: On
et sait
peugrâce à Antiquité
scrupuleux, : la photosensibilité
a surtout contribué l’importance de Niépce soit reconnue.
Aristote que le principe de de certainesXVIIII
substances
e
siècle : chambre claire XVIIIe siècle : premiers
la camera obscura (voir page est portative
déjà connue.– un petit système photogrammes ; bases
xxx) est déjà connu. à base de prisme placé sous de la sensitométrie*

1816 1826 (ou 1827?)


l’œil permet de visualiser la
scène superposée au dessin 1826
en cours
Moyen-Âge d’exécution.
: premiers
Dès 1816, Niépce s’appuie sur Niépce réalise ce qui est considéré Niépce rencontre Daguerre,
À partir du XIVe siècle écrits relatant la
ses connaissances en :chimie et comme la première
photosensibilité du photo peintre, décorateur et homme
utilisations de systèmes de
gravure pour tenter de créer des
projection et de machines à
de l’histoire,
sel d’[Link] point de vue d’affaires, qui s’intéresse de
dessins
dessiner par
paraction de la et
les peintres lumière. du Gras, sur plaque d’étain près à ses travaux. Il utilise lui
Il obtient des images avec des sels
les graveurs. recouverte de bitume de Judée. aussi la chambre noire pour ses
d’argent, mais ne parvient pas à peintures et dioramas.
PRÉCURSEURS INVENTEURS DES PREMIERS APPAREILS PHOTO
lesXVIIII
fixer (les
e
plaques
siècle : chambre finissent
claire par XVIII siècle : premiers
e

portative – un petit
noircir). système photogrammes ; bases
à base de prisme placé sous de la sensitométrie*
OPTIQUE
l’œil permet de visualiser la
CHIMIE
scène superposée au dessin
en cours d’exécution. Antiquité : On sait grâce à Antiquité : la photosensibilité
Aristote que le principe de de certaines substances
la camera
Thomasobscura (voir
Johnpage Williamest déjà connue.
Hippolyte Joseph Louis-Jacques
xxx) est déjà connu.
Wedgwood Herschel Henry Fox Bayard Nicéphore Mandé
1829 (1771-1805) ( 1792-1871)
1829 Talbot
(1800-1877)
(1801-1887) Niépce
(1765-1833)1835 Daguerre
(1787-1851)
Moyen-Âge : premiers
Niépce, en difficultés financières, Décès de Niépce. écrits relatant la Daguerre signe un nouveau
À partir du XIVe siècle :
signe avec Daguerre un contrat
utilisations de systèmes de photosensibilité du contrat avec le fils de Niépce
dans lequel il « abandonne
PRÉCURSEURS son et
INVENTEURS
projection DES
de PREMIERS
machines à APPAREILS PHOTO sel d’argent. pour conserver les droits
invention » à Daguerre. dessiner par les peintres et sur l’invention de son père.
les graveurs.

XVIIIIe siècle : chambre claire XVIIIe siècle : premiers


portative – un petit système photogrammes ; bases
à base de prisme placé sous de la sensitométrie*
l’œil permet de visualiser la
scène superposée au dessin
Thomas John William Hippolyte
en cours d’exécution. Joseph Louis-Jacques
Wedgwood Herschel Henry Fox Bayard Nicéphore Mandé
(1771-1805) ( 1792-1871) Talbot (1801-1887) Niépce Daguerre
(1800-1877) (1765-1833) (1787-1851)

1839 1851
Daguerre a amélioré le procédé, notamment en réduisant le temps de Décès de Daguerre.
pose de plusieurs heures à environ 15 minutes. Sous son impulsion,
PRÉCURSEURS
françois Arago, directeur des observationsINVENTEURS DESde
à l’Observatoire PREMIERS
Paris APPAREILS PHOTO
et membre de l’Académie des Sciences, révèle l’invention et rend
son procédé public. Le retentissement est immédiat, les premiers
appareils photographiques, très
onéreux (l’équivalent de plusieurs mois
de salaire) sont commercialisés sous le
nom de daguerréotype.

Thomas John William Hippolyte Joseph Louis-Jacques


Wedgwood Herschel Henry Fox Bayard Nicéphore Mandé
(1771-1805) ( 1792-1871) Talbot (1801-1887) Niépce Daguerre
(1800-1877) (1765-1833) (1787-1851)

TouTe la phoTo en un clin d'œil 45


Distance focale, champ angulaire,
cercle image et focale équivalente
Ces données, tout autant fondamentales que mystérieuses pour beaucoup, sont liées
et nécessitent bien que l’on s’y attarde un peu.

La distance focale d’un objectif, souvent abrégée en optique. Le cercle image est le diamètre exploitable
focale et donnée en mm, est une caractéristique de de l’image projetée par cette optique. La focale (ou
son système optique – les objectifs zoom étant conçus la plage focale), le champ angulaire et le cercle image
pour faire varier cette distance focale (nommée alors sont immuables et indépendants de l’appareil et/ou
plage focale), contrairement aux focales fixes. Le champ de la surface photosensible avec laquelle ils sont utilisés.
angulaire est l’angle que permet d’embrasser une En revanche, le cadrage effectif, obtenu sur la surface

DIStANCE FOCALE : DISTANCE FOCALE ET CHAMP ANGULAIRE


EXEMPLE AVEC UN TRANS-STANDARD (diagonale d’un capteur plein format 24 x 36 mm)

1 Axe optique
2 Point principal avant
3 Point principal arrière
4 Plan focal (capteur)
5 Distance focale

FOCALES RÉELLES DES ZOOMS


De nombreux zooms à grande plage focale annoncent
des valeurs de focale théoriques qui, selon la distance
de travail utilisée, diffèrent plus ou moins fortement des
focales réellement mesurées. La raison principale tient
dans les compromis optiques nécessaires à la conception
de ces superzooms présentant un encombrement
minimum ; certaines focales intermédiaires sont de fait
« sacrifiées ».

46 MéMo Visuel de phoTo


Distance focale, champ angulaire,
cercle image et focale équivalente

photosensible (généralement un capteur) varie en fonc- capteurs plein format et les pellicules sont loin d’être cou-
tion de celle-ci. C’est ici qu’intervient la notion de focale rants chez les photographes amateurs ou experts !
équivalente qui donne une idée de ce cadrage en le com-
parant à celui qu’on obtiendrait sur un capteur plein for-
mat (ou une pellicule 24 × 36 mm)… Eh oui, c’est là toute
l’incongruité de la chose étant donné que, finalement, les

CERCLE IMAGE : FOCALE ÉQUIVALENtE :


EXEMPLE AVEC UNE OPTIQUE CANON EXEMPLE CHEZ CANON ET NIKON

1 Cercle image d’une optique EF (±43 mm) Selon que l’on place un capteur APS-C 1 ou plein format 2
2 Couverture d’un capteur plein format 24 x 36 mm derrière une optique de 200 mm, le cadrage final obtenu diffère
3 Couverture d’un capteur APS-C et l’APS-C semble cadrer plus serré. Pour obtenir le même cadrage
que l’APS-C avec un capteur plein format, 3 il faut utiliser une
focale 1,6 × (Canon) ou 1,5 × plus longue (Nikon).

1
300 mm (Nikon)
ou 320 mm (Canon)

200 mm 200 mm
2

1 2 3

TouTe la phoTo en un clin d'œil 47


Focale et perspective

Pour quelle raison exactement la focale de l’objectif influence-t-elle


la perspective des images ?

Voici trois bâtiments identiques,


situés dans le même espace et sou-
mis aux mêmes règles de perspective
(perspective dont les lignes de fuite
sont représentées en rouge). Cette
vue correspond à ce que donnerait un
objectif grand-angle de ±17 mm.

48 MéMo Visuel de phoTo


Focale et perspective

Lorsqu’on utilise une longue focale, la perspective est- relatif des éléments d’une scène par rapport à leur taille
elle réellement « écrasée », comme on le lit souvent ? Oui qui modifie leur perspective, car l’angle de champ sous
et non… En fait, la longue focale « recadre » une portion lequel un élément apparaît dans l’image conditionne la
de la scène que l’on aperçoit plus largement avec un façon dont ses lignes de fuite vont apparaître sur le cliché
grand-angle ou un trans-standard. C’est l’éloignement final. Voir également page 50.

1 2 3

Extrayons maintenant les bâtiments de l’image et recadrons-les tous à la même taille. Les cadrages obtenus font
songer à des photos prises avec des focales plus longues. Ainsi, on pourrait estimer que :
- la 1 a été prise avec un grand-angle de ±17 mm,
- la 2 a été prise avec un trans-standard de ±70 mm,
- la 3 a été prise avec un téléobjectif de ±250 mm.
Comment expliquer la grande différence de perspective que l’on observe entre les bâtiments ? C’est l’angle de
champ sous lequel un élément apparaît au photographe (en fonction de la distance qui les sépare) qui conditionne
l’aspect de ses lignes de fuite dans la photo finale, et ce indépendamment de la focale (et donc du champ angulaire)
de l’optique utilisée.

1 2 3

trois exemples de bâtiments pris avec des focales différentes :


- la 1 a été prise avec un grand-angle de ±17 mm,
- la 2 a été prise avec un trans-standard de ±70 mm,
- la 3 a été prise avec un téléobjectif de ±250 mm.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 49


Le même cadrage, à différentes focales

Chaque focale induit une représentation différente d’un sujet, même lorsqu’il est
cadré de manière identique.

CHAMP ANGULAIRE
Comparaison du champ angulaire des optiques utilisées pour
les illustrations ci-contre et sur la page suivante.

Focale : 11 mm

Focale : 28 mm

Dans cet exemple, la même stèle a été photogra-


phiée avec différentes focales, en reculant l’appareil
au fur et à mesure afin de garder constante sa
taille dans l’image. Notez la façon dont les courbes
deviennent droites et se déplacent par rapport aux
repères pointillés. Voyez également comment le
mur du pont (situé à environ 4 m derrière la stèle)
semble se rapprocher. (Les repères rouges ont la
même taille dans les huit images.)

Le choix de la focale est loin d’être anodin : il est par tandis qu’une très longue focale « écrase » les espaces
exemple déconseillé de faire du portrait avec un grand- mais peut rapprocher dans l’image des éléments éloi-
angle, car cela déforme trop les visages. Même problème gnés dans l’espace réel. Il faut donc savoir ce que l’on
pour la photo d’architecture : un grand-angle déforme veut mettre en avant et ce que l’on veut dissimuler, puis
les perspectives mais donne de l’emphase aux volumes, choisir la focale en fonction.

50 MéMo Visuel de phoTo


Le même cadrage, à différentes focales

Focale : 50 mm Focale : 100 mm

Focale : 200 mm Focale : 300 mm

Focale : 500 mm Focale : 1 600 mm (télescope)

Toute la photo en un clin d'œil 51


La même scène, à différentes focales

Selon la focale choisie, un même point de vue produit des scènes différentes
qui racontent chacune une histoire singulière.

ÉCART DE PLAGE FOCALE ENtRE DEUX OPtIQUES

La différence de focale entre deux optiques


n’a pas le même impact selon que l’on parle de
grand-angle, de trans-standard ou de téléobjectif.
En effet, passer du 28 mm au 50 mm induit un
« recadrage » tout aussi serré que lorsque l’on
passe du 300 mm au 500 mm…
Sans entrer dans de savants calculs, on retiendra
que pour un grand-angle, 3 ou 4 mm de différence
dans la longueur focale peuvent réellement
changer les choses tandis que, pour un télézoom,
il faut tout de suite compter sur 50 ou 100 mm
d’écart pour observer un bon resserrement du
cadrage. Autrement dit, l’écart de plage focale Focale : 11 mm
entre un super-trans-standard de 18-270 mm
et un autre de 16-300 mm est totalement
anecdotique (et constitue surtout un argument
marketing…).

18 mm
16 mm

18 mm

300 mm
Focale : 28 mm
270 mm

Les exemples de cette double page confirment ce


qui est évoqué en page 50 : l’usage d’une focale
plus longue revient en quelque sorte à donner un
« coup de zoom » dans une image plus large. Une
Tamron 18-270 mm notion qui permet de relativiser l’intérêt des très
Tamron 16-300 mm longues focales. En effet, en recadrant, on ne perd
que quelques pixels, ce qui, vu la taille et la qualité
des capteurs de reflex récents, ne constitue pas
réellement un problème…

Si l’expérience comparative menée sur les deux pages déplacer avec autant de facilité. Par contre, il arrive fré-
précédentes est instructive et permet d’illustrer la façon quemment que l’on puisse, depuis un point de vue (rela-
dont une focale donnée modifie notre perception d’un tivement) fixe, changer de focale – soit en zoomant, soit
sujet, c’est loin d’être un cas de figure que l’on rencontre en changeant d’optique.
au quotidien, car on n’a pas toujours la possibilité de se

52 MéMo Visuel de phoTo


La même scène, à différentes focales

Focale : 50 mm Focale : 100 mm

Focale : 200 mm Focale : 300 mm

Focale : 500 mm Focale : 1 600 mm (télescope)

Toute la photo en un clin d'œil 53


Visée optique reflex et
autofocus à détection de phase
En numérique, la mise au point via le viseur optique s’appuie sur un module AF dédié
qui permet au photographe d’opérer rapidement et avec précision.

Utilisée sur la majorité des boîtiers reflex, ainsi que sur pentaprismes) indépendants de la visée, qui renvoient
les hybrides et les bridges, la mise au point à détection une partie des rayons captés par l’optique vers un petit
de phase est l’héritière des anciens systèmes des boîtiers module AF qui analyse l’image perçue et, à partir de re-
argentiques. Rapide et précise, elle est généralement pères de référence, détermine si la netteté est optimale
composée d’éléments optiques dédiés (miroirs et/ou ou si elle peut être améliorée.

me
RIS
tap
3
pen

VISeuR
7
capteuR
6
ÉcRan

1 5 2

La lumière 1 pénètre par l’optique et vient frapper les miroirs 2 qui en redirigent l’essentiel vers le
pentaprisme du viseur optique 3 et une petite partie vers le module AF 4. La mise au point est
calculée via le module AF 4 par détection de phase, l’objectif est piloté 5 par l’appareil jusqu’à
obtention de la netteté. La visée se fait via le viseur optique 6 où les collimateurs 7 apparaissent
sous forme de carrés.

a a d d

Courbe Courbe
d’analyse d’analyse

b Repères de référence b b Repères de référence b

Les positions relatives a des paires de Le système a piloté l’autofocus afin


faisceaux lumineux sont comparées à des de placer les faisceaux d en face
référents par le système b ; si elles sont des référents pour faire le point.
décalées, c’est que l’image est floue. L’image est nette.

54 MéMo Visuel de phoTo


Visée par l’écran et
autofocus à détection de contraste
tous les appareils photo numériques récents possèdent un écran principal avec lequel
il est naturel de cadrer et de faire la mise au point.

technologie moins coûteuse et complexe que la détec- d’indiquer à l’AF de l’appareil sur quelle zone de l’image
tion de phase, la mise au point à détection de contraste faire le point. Dans ce système, l’appareil analyse en
est parfaite pour la visée par l’écran. Grâce aux smart- temps réel le microcontraste de l’image reçue par le cap-
phones, la technologie tactile est venue enrichir cette teur et, si nécessaire, pilote l’objectif afin d’améliorer la
interface en permettant, d’une simple pression du doigt, zone de netteté.

me
RIS
tap
pen

VISeuR
7
3
capteuR
ÉcRan

1 4 2
6
5

La lumière 1 pénètre par l’optique et vient frapper directement le capteur 2, rendu accessible
par le relèvement des miroirs 3 (dans le cas d’un boîtier reflex). La mise au point est calculée via
le capteur 2 par détection de contraste, l’objectif est piloté 4 par l’appareil jusqu’à obtention
de la netteté. Le flux vidéo du capteur 5 est envoyé sur l’écran arrière pour permettre la visée 6.
Les zones de mise au point actives 7 se superposent à l’image, sur l’écran arrière. Le viseur optique
est inopérant.

a b

Pour déterminer la netteté, l’appareil Une fois que le contraste local maximal
pilote l’objectif jusqu’à obtenir le a été atteint b, la mise au point est
meilleur contraste local a sur la zone considérée comme effective.
de mise au point.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 55


Visée électronique ou par l’écran et
autofocus Dual Pixel à détection de phase
Depuis quelques années, un nouveau système autofocus développé par Canon permet
d’obtenir une mise au point rapide, quel que soit le mode de visée utilisé.

Apparue en 2013 sur le Canon EOS 70D, la technologie tient dans le fait que chaque photosite du capteur est
Dual Pixel garde le meilleur des deux méthodes évo- doublé, ce qui permet d’utiliser quasiment toute la sur-
quées dans les pages précédentes. Si la recherche de face de celui-ci pour effectuer la recherche de mise au
la netteté par comparaison de deux images fait bien point. En outre, cette technologie présente l’avantage
appel à la technique de détection de phase, la lecture de de fonctionner dans n’importe quel type d’appareils –
l’image en temps réel via le capteur principal est typique boîtiers reflex, hybrides ou bridges, appareils compacts,
de la détection de contraste. L’originalité du procédé smartphones, caméras vidéo professionnelles, etc.

VISeuR
6 7
capteuR

ÉcRan

1 3 2
6

La lumière 1 pénètre par l’optique et vient frapper directement le capteur Dual Pixel 2. La mise
au point est calculée via le capteur Dual Pixel 2 par détection de phase, l’objectif est piloté 3
par l’appareil jusqu’à obtention de la netteté. Le flux vidéo du capteur 4 est envoyé sur l’écran
arrière et/ou dans le viseur électronique 5 pour permettre la visée 6. Les zones de mise au point
actives 7 se superposent à l’image, dans le viseur électronique et/ou sur l’écran arrière.

Sur le capteur Dual Pixel,


1 2 3 4
chaque photosite 1 est
composé de deux photodiodes
A et B qui reçoivent chacune
une certaine quantité de
lumière (2 et 3). Les deux
images résultantes composées
A B A B A B par chaque couple 4 de
photodiodes A et B sont
comparées pour analyser leurs
différences 5, ce qui permet
à l’appareil d’ajuster la mise
5 6
au point. Lorsque l’image est
nette, le signal de l’image A
A B A B et celui de l’image B sont
synchrones 6.

56 MéMo Visuel de phoTo


Le collodion humide

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les procédés photographiques se multiplient…


Le collodion humide se démarque du lot par sa complexité et sa longévité.

Le collodion humide a sans doute été le premier pro- le ferrotype), mais également par sa relative longévité.
cédé a avoir sonné la démocratisation de la photogra- En effet, il faudra attendre 1880 et les procédés au géla-
phie, d’une part grâce aux possibilités de tirages positifs tinobromure d’argent, plus souples et modernes, pour
multiples qu’il offrait (notamment grâce à son dérivé, qu’il cède sa place après quarante années de règne.

1846 1847 1850


Louis Ménard, chimiste français, Abel niépce met au point un Gustave Le Gray reprend l’idée
découvre le collodion, un liquide procédé pour obtenir un négatif d’Abel Niépce mais remplace
visqueux composé de nitrate à base d’albumine (blanc d’œuf) l’albumine par le collodion.
de cellulose dissous dans un et de sels d’argent sur une Malgré des résultats encoura-
mélange d’alcool et d’éther. plaque de verre. Les détails de geants, il ne continue pas dans
Conservé dans un récipient l’image sont aussi fins qu’avec un cette direction et se concentre
hermétique, il reste liquide mais, daguerréotype, mais les temps de plutôt sur le développement
une fois étalé, il prend la forme pose restent longs (10 à 20 min). de négatifs papier.
d’un film solide et transparent.

1851 tuniques bleues brevets


Frederick Scott archer, qui a Le procédé a connu une Curieusement, ni le Gray,
également travaillé de son côté adaptation avec du vernis noir ni scott archer n’ont souhaité
sur un procédé au collodion, et une plaque métallique : déposer de brevet pour protéger
publie ses résultats en 1851 ; il est le ferrotype. Ce procédé, une invention qui a pourtant
vu aujourd’hui comme l’inventeur populaire et robuste, pouvait être connu un grand succès…
du procédé. facilement transporté. Il a connu
un grand succès auprès
des soldats américains, pendant
la guerre de Sécession.

Un procédé complexe
La première étape consiste à préparer la plaque de verre, d’abord enduite
de collodion puis trempée dans un bain sensibilisateur (sels d’argent).
Une fois traitée, la plaque reste photosensible tant que l’éther ne s’est pas
évaporé (d’où son nom de collodion humide), il faut donc l’utiliser dans les
minutes qui suivent pour obtenir un cliché, puis la développer tout aussi
rapidement – l’ensemble des opérations devant être menées dans le quart
d’heure.
Ces contraintes techniques et matérielles obligeaient les photographes
à réaliser leurs prises de vue dans un atelier équipé d’un laboratoire,
où à se déplacer avec un chariot-laboratoire.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 57


#chapitre·3

netteté,
exposition,
balance des
blancs…
La netteté, le piqué
et le contraste local
En photo, la notion de netteté est primordiale. Elle est fortement liée à la qualité
des pixels… mais pas uniquement.

La netteté est une sensation qui peut trouver son origine vable entre les pixels. Un contraste local élevé augmente
dans deux phénomènes distincts, souvent combinés : l’impact visuel des zones de transition et donc la sensation
le piqué et le contraste local (ou microcontraste). Le piqué de netteté. Lorsqu’on améliore la netteté d’une image en
désigne la « finesse d’écriture » d’un appareil, autrement postproduction, c’est quasiment toujours sur le contraste
dit sa capacité à transcrire en pixels de fins détails. Le local que l’on intervient, et non pas en « inventant » de nou-
contraste local concerne la différence de contraste obser- veaux détails…

DEUX POSSIBILITÉS POUR OBTENIR


UNE SENSATION DE NETTETÉ

Un bon piqué, c’est-à-dire de nombreux Un fort contraste local, c’est-à-dire un


détails bien différenciés au niveau des pixels. contraste important (voire augmenté) entre
les pixels adjacents, afin de rendre plus visibles
les détails.

À gauche, une photo prise avec un objectif de Contraste local Contraste local
qualité : elle est plus précise et présente moins normal (image renforcé après
d’artefacts. À droite, une photo telle que sortie passage dans un
prise avec un objectif de mauvaise qualité : de l’appareil) logiciel de retouche
le piqué est nettement en retrait et la définition
dans les détails est moindre.

Le piqué à l’échelle du pixel Renforcement du contraste local

La définition d’une image ne présente aucun Lorsqu’on augmente le contraste local, le logiciel
intérêt si la netteté (ou le piqué) n’est pas bonne. augmente le contraste entre les pixels de
À gauche : une image dont les détails sont nets, luminosité et/ou de teinte différentes, accentuant
bien dessinés. À droite : une image dont ainsi les détails. À gauche, sans renforcement ;
le piqué est faible et les détails peu nombreux. à droite, avec renforcement.

60 MéMo Visuel de phoTo


Contraste global,
impact visuel et lisibilité
Pour améliorer l’impact visuel d’une image, l’une des recettes les plus courantes
est d’intervenir sur le contraste global… au risque parfois de perdre en subtilité.

Si le contraste local intervient à l’échelle du pixel pour pixels de l’image sur l’échelle de la luminosité. Autrement
augmenter la sensation de netteté de l’image (voir page dit, les pixels les plus sombres seront tirés vers le noir,
précédente), un bon contraste global contribue quant et les plus clairs vers le blanc… Cependant, si cette aug-
à lui à améliorer la lisibilité des différentes zones de la mentation du contraste global est excessive, la netteté
scène et fait ressortir certains détails. Augmenter le de l’image peut s’en trouver réduite, surtout dans les
contraste local consiste à répartir plus largement les ombres et les hautes lumières.

Cette photo souffre d’un manque de contraste global En tirant les zones sombres vers le noir et les zones
dû à une atmosphère chargée en humidité. claires vers le blanc, on augmente le contraste global,
ce qui a pour effet d’améliorer l’impact visuel de l’image.

Amélioration du contraste global Renforcement du contraste global :


risque de destruction des fins détails
Les pixels les Les pixels les
plus sombres plus clairs
de l’image… de l’image…

… sont tirés … sont tirés


vers le noir vers le blanc
Lorsqu’on augmente le contraste global, on
modifie la valeur de luminosité des pixels.
Certains détails subtils peuvent être perdus,
Les pixels de valeurs intermédiaires comme ici dans les zones claires – à droite, des
sont équitablement répartis nuances de gris ont disparu.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 61


Mesurer la lumière,
déterminer l’exposition
La mesure de la lumière et le calcul de l’exposition sont les premières opérations
effectuées par l’appareil. Voici les quelques points importants à retenir.

Déterminer l’exposition, c’est faire en sorte que la une cellule intégrée à l’appareil. Une fois cette mesure
gamme des teintes (de la plus sombre à la plus claire) effectuée, l’appareil peut soit proposer des réglages
présentes dans la scène à photographier puisse s’ins- adéquats pour prendre la photo (c’est le mode « vert»
crire dans la gamme des teintes que le support (l’écran, tout-automatique), soit laisser le photographe décider
le papier) est capable de restituer. Pour ce faire, on lui-même de ces réglages (les modes Av, tv, M…).
procède à une mesure de la lumière, généralement via

Cellule mesure de l’exposition


la plupart des appareils
numériques sont
équipés d’une cellule dédiée Intensité de la source lumineuse
qui sert à mesurer l’exposition Source
mesurée en candelas (cd)
de la scène visée à travers lumineuse
l’objectif – certains utilisent Cellule de
simplement leur capteur pour Flux lumineux de l’appareil
cette opération. mesuré en lumens (lm) photo

Éclairement reçu par la scène


(peut être une combinaison de
plusieurs flux) mesuré en lux (lx) Luminance :
Argentique lumière réfléchie
Avant le numérique et la par la scène vers
généralisation des cellules l’appareil photo,
embarquées, on avait recours mesurée en
à un posemètre (aussi appelé candelas par mètre
cellule à main). carré (cd/m2)
Scène
visée

Lumière réfléchie Gris 18 % Correction


la cellule d’un appareil mesure les cellules sont généralement Il est possible de rattraper
la lumière réfléchie par la scène calibrées pour rechercher un en postproduction une
à photographier – la source gris « moyen » de 18 % afin de sur- ou sous-exposition.
a donc autant d’importance déterminer l’exposition correcte Plus le capteur de l’appareil
que l’objet à photographier. de l’image, et les réglages est grand, plus grande est
nécessaires pour l’obtenir. cette marge de manœuvre.

18 %

62 MéMo Visuel de phoTo


L’histogramme d’une image

Pour faciliter l’interprétation technique des images ainsi que leur manipulation
dans les logiciels graphiques, on utilise un histogramme des pixels.

Un histogramme est une représentation graphique parfois CMJN). En abscisse (axe vertical), l’histogramme
de la plage tonale d’une image et de la répartition des indique la valeur de luminosité des pixels sur une échelle
pixels dans celle-ci. Il peut soit prendre en compte uni- de 0 à 255 ; en ordonnée (axe horizontal) sont représen-
quement la luminosité, soit représenter les différents tées les quantités relatives de pixels composant l’image.
canaux constituant cette image (généralement RVB,

Noirs Lumières

Ombres Blancs

Si l’histogramme est fortement


décalé au point de toucher
l’un des bords, la photo est
probablement sous-exposée
(bord gauche) ou surexposée
(bord droit).

Si l’histogramme est peu


étalé, c’est que l’image est peu
contrastée. Dans ce cas, l’idéal est
d’exposer de manière à obtenir
des tons les plus clairs possibles
(sans pour autant les surexposer).

Les reflets spéculaires et les


sources directes de lumière (soleil,
spot…) sont (en général) toujours
d’un blanc pur, ce qui implique
que l’histogramme contienne
des valeurs calées à droite.

La hauteur et la forme de la
La faible plage tonale de cette Le soleil accentuant les ombres,
courbe de l’histogramme
image crée un histogramme peu la plage tonale de cette image
dépendent de l’ensemble de
étendu, et plutôt concentré sur les est très large, ce qui donne un
l’image, car il s’agit d’un affichage
gris moyens et les gris clairs. histogramme s’étendant du noir
des pixels en quantité relative,
profond au blanc pur.
difficile à interpréter dans l’absolu.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 63


PRÉCURSEURS

Talbot, ou l’invention
de la photographie moderne
William Henry Fox talbot compte parmi les inventeurs les plus
originaux dans l’histoire de la photographie. Thomas John William Hippolyte
Wedgwood Herschel Henry Fox Bayard
L’apport de talbot à la photographie est crucial : il a non (1771-1805) ( 1792-1871)
pas autant de succès que le daguerréotypeTalbot
qui n’était (1801-1887)
seulement inventé le négatif souple à base de papier, pas soumis à des brevets et était soutenu(1800-1877)
par l’État fran-
également appelé calotype, mais surtout conceptualisé çais – mais talbot aura néanmoins jeté les bases de la
la reproductibilité technique de la photo – c’est-à-dire la photographie argentique moderne.
multiplication des épreuves. Le calotype ne rencontrera

1834 1839
L’Anglais talbot utilise le principe En France, Arago révèle l’invention
de la chambre noire et de la du daguerréotype. talbot fait
chambre claire pour dessiner. part de ses propres travaux à
Ignorant les recherches menées la Royal Society de Londres et à
notamment par Niépce, il met au l’Académie des Sciences de Paris.
point un procédé à base de papier Il est le premier à utiliser le terme
imprégné de nitrate d’argent et fixé de photographie.
au sel de cuisine et arrive, en une Photographie
OPTIQUE
dizaine de minutes, à obtenir des CHIMIE
images à la plage tonale inversée :
c’est l’ancêtre du négatif. Antiquité : On sait grâce à Antiquité : la photosensibilité
Aristote que le principe de de certaines substances
la camera obscura (voir page est déjà connue.
xxx) est déjà connu.

1840 1841 1844


Moyen-Âge : premiers
il met au point le développement À partir dutalbot dépose
XIVe siècle : des brevets il la
écrits relatant sort le premier livre
de l’image latente, réduisant utilisationspour protéger
de systèmes illustré
de l’invention photosensibilité du de photographies,
ainsi le temps de pose à une du calotype.
projection et de machines à sel d’argent.
Pencil of Nature (le Crayon
dizaine de secondes… ! il baptise dessiner par les peintres et de la nature).
son procédé calotype. les graveurs.

XVIIIIe siècle : chambre claire XVIIIe siècle : premiers


portative – un petit système photogrammes ; bases
à base de prisme placé sous de la sensitométrie*
l’œil permet de visualiser la
scène superposée au dessin
en cours d’exécution.

1852-1858 1877 1976


Talbot poursuit ses recherches Décès de Talbot. L’Union astronomique
concernant la reproductibilité internationale lui rend hommage
PRÉCURSEURS
des images photographiques, INVENTEURS DES PREMIERS APPAREILS PHOTO
en donnant son nom
notamment en imprimerie, et à un cratère lunaire.
dépose plusieurs brevets pour ce
qui deviendra la photogravure
moderne.

Thomas John William Hippolyte Joseph Louis-Jacques


Wedgwood Herschel Henry Fox Bayard Nicéphore Mandé
(1771-1805) ( 1792-1871) Talbot (1801-1887) Niépce Daguerre
(1800-1877) (1765-1833) (1787-1851)

64 MéMo Visuel de phoTo


La plage tonale d’une image

La notion de plage tonale est essentielle pour qui souhaite travailler ses photos
en postproduction, notamment développer ses fichiers RAW.

La plage tonale d’une image désigne l’étendue des varia- hender des outils plus abstraits, tels que les histo-
tions de teinte et de luminosité des pixels qui la composent – grammes ou les courbes de luminosité, très présents
étant entendu qu’elle peut être limitée par l’appareil servant dans tous les logiciels de développement et de retouche
à enregistrer les informations de lumière, mais également d’images. Il ne faut pas la confondre avec la plage dyna-
par le support sur lequel l’image est projetée ou imprimée. mique, notion très proche (voir page suivante).
Comprendre le concept de plage tonale permet d’appré-

La plage tonale de cette image est très réduite : La plage tonale de cette version est plus large,
autant les couleurs les plus sombres que les plus les teintes sont mieux distribuées, entre des noirs
claires semblent grises. profonds et des teintes claires proches du blanc.

Les teintes de cette image sont cantonnées Les teintes de cette image occupent tout
au centre du spectre de luminosité le spectre de luminosité disponible

Les conditions atmosphériques sont déterminantes pour la qualité de la lumière.


Dans les photos ci-dessus, on voit que le brouillard a tendance à réduire la plage tonale,
ce qui ramène toutes les teintes vers un gris moyen. À l’inverse, le soleil accentue les ombres
et les hautes lumières, générant une image plus contrastée, à la plage tonale plus étendue.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 65


Plage dynamique vs plage tonale

Souvent confondues, la plage tonale et la plage dynamique sont complémentaires


et désignent en fait la même chose… mais d’un point de vue différent !

Nous avons vu que la plage tonale d’une image désigne tution s’appelle la plage dynamique. En effet, une image
l’ensemble des variations de teinte et de luminosité des numérique riche d’informations sera mal restituée sur
pixels qui la composent. Dans la réalité, cette notion un écran médiocre. De même, une scène colorée et
vient se télescoper avec les capacités des matériels contrastée sera pauvrement enregistrée par un mau-
d’enregistrement de l’image et celles des supports de vais appareil photo au capteur indigent.
restitution. Cette capacité d’enregistrement et de resti-

Plage dynamique d’un reflex numérique :


Détails bouchés gamme de tons, du noir pur au blanc pur, Détails brûlés
sur la photo, qu’il est capable d’enregistrer sur la photo,
mais visibles au mais visibles au
moment de moment de
la prise de vue la prise de vue

Plage dynamique perçue par un œil


humain moyen : gamme de tons, du noir
pur au blanc pur, qu’il est capable de
Détails visibles sur percevoir en conditions normales Détails visibles sur
la photo HDR, mais la photo HDR, mais
invisibles à l’œil du invisibles à l’œil
photographe du photographe

Exemple de plage dynamique


étendue obtenue avec le procédé
HDR (High Dynamic Range)

Détails visibles sur la photo HDR, mais invisibles Détails visibles sur la photo HDR, mais invisibles
(trop sombres) pour l’appareil sans HDR (trop clairs) pour l’appareil sans HDR

Notre œil perçoit une scène avec sa plage dynamique propre… mais la plupart des reflex
numériques de qualité moyenne ne peuvent pas enregistrer une gamme de tons aussi large.
Le choix de l’exposition revient donc à choisir aussi judicieusement que possible la plage dynamique
du capteur afin que les parties « exclues » ne soient pas trop choquantes pour notre œil.

Avec une image HDR, la plage tonale de l’image est artificiellement plus large que celle
de notre œil, faisant apparaître des détails là où, naturellement, nous ne devrions pas en percevoir…
ce qui explique le rendu parfois étrange de certaines images HDR (voir également page 68).

66 Mémo Visuel de PHoto


Verrouiller et corriger l’exposition

Lorsqu’on s’attaque à des sujets plus complexes ou à des cadrages moins convenus,
on se trouve vite confronté aux limites de l’exposition automatique.

Différents appareils donnent accès à une grande palette de la scène visée, ou de lui appliquer une correction en
de réglages concernant l’exposition de l’image – à com- forçant la surexposition ou la sous-exposition. Ces deux
mencer par le paramétrage de l’ouverture, du temps de fonctions, souvent faciles à mettre en œuvre, permettent
pose et de la sensibilité ISO. Pour arriver à des résultats de s’affranchir rapidement de certains automatismes de
fins et subtils, beaucoup offrent aussi la possibilité de l’appareil.
­verrouiller l’exposition en fonction d’une zone spécifique

Verrouiller l’exposition Corriger l’exposition

On vise la zone de l’image qui doit être correcte- Si l’exposition proposée par l’appareil
ment exposée, puis on verrouille l’exposition avec ne convient pas, il est souvent possible
la touche idoine. Ensuite, on recompose le cadrage d’appliquer une correction permanente
selon le résultat souhaité. Dans l’exemple ci-dessus, (permanence qui varie selon
cela permet d’obtenir de belles silhouettes noires en les appareils et les marques).
contre-jour et d’éviter que le ciel ne soit surexposé. De la sorte, l’appareil sur- ou sous-
exposera systématiquement toutes
les photos suivantes.

Sur la plupart des appareils qui proposent Généralement, ce réglage se fait soit
cette fonction, la touche permettant de via un menu accessible sur l’écran arrière,
verrouiller l’exposition s’appelle AE-L ou AEL. soit via une molette dédiée située
Chez Canon, elle est symbolisée par l’icône u. sur le capot supérieur de l’appareil.
Elle est souvent disposée à l’arrière du boîtier, Le réglage est souvent visible dans
au niveau du pouce droit. le viseur.

Toute la photo en un clin d'œil 67


Prises de vue HDR

Cette fonction assez répandue permet d’améliorer sensiblement les images,


mais comment fonctionne-t-elle vraiment ?

Autrefois réservée aux spécialistes de la retouche pho- cipe, très simple, consiste à combiner plusieurs images
to et autres assembleurs de pixels, le procédé HDR (généralement trois) réalisées avec des paramètres d’ex-
(High Dynamic Range) est désormais implanté dans la position décalés afin d’obtenir une image finale bénéfi-
plupart des appareils photo – du smartphone au reflex ciant d’une plage tonale plus étendue que ce que permet
professionnel – et ne nécessite donc plus aucune com- l’appareil photo utilisé.
pétence technique spécifique pour en tirer parti. Le prin-

Image exposée pour Image exposée pour Image exposée pour


les ombres les tons moyens les lumières

Assemblage
automatique
dans l’appareil

L’appareil prend plusieurs


photos (deux, trois ou plus, c’est
Contraintes
parfois paramétrable) dans un Il vaut mieux éviter les sujets
laps de temps très resserré. mobiles, sinon des flous
Il les assemble pour en faire une apparaîtront.
nouvelle image qui tire parti des Cette fonction est moins
ombres détaillées de l’une, des efficace en basse lumière, ou
tons moyens de l’autre et des quand le temps de pose est
hautes lumières de la troisième. court. Sur certains appareils,
Enfin, il efface ces trois images elle est incompatible
et ne conserve que l’image avec d’autres fonctions
finale. d’optimisation de l’image.

68 Mémo Visuel de PHoto


reconnaître et éviter le mauvais flou

En photo, le flou est essentiel : il conditionne l’esthétique de l’image et dévoile les


intentions du photographe. Mais il n’est pas toujours prévu au programme…

Faire une photo, c’est, entre autres, gérer le flou présent plusieurs origines : une optique de qualité médiocre qui
dans l’image – sa quantité et sa qualité. Ce flou peut être crée un manque de netteté généralisé, un autofocus mal
intentionnel, pour suggérer le mouvement ou isoler un réglé qui fait le point en deçà ou au-delà de la zone vou-
sujet (en réduisant la profondeur de champ), ou malen- lue, la diffraction générée par un diaphragme trop fermé,
contreux, si le photographe a fait une erreur d’apprécia- un micromouvement du photographe au moment du dé-
tion technique ou esthétique. Ce mauvais flou peut avoir clenchement, ou encore une sensibilité ISO trop élevée.
PRINCIPALES CAUSES POSSIBLES DE MAUVAIS FLOU

Optique de qualité Mise au point Système autofocus


médiocre incorrecte mal calibré
19

FOCUS OK FOCUS OK
84

Diaphragme trop Micromouvement Sensibilité ISO


fermé créant de du photographe trop élevée causant
la diffraction une perte de détails

TouTe la phoTo en un clin d'œil 69


Diaphragme et ouverture

Le diaphragme est la partie mécanique de l’objectif qui contrôle la quantité de lumière


qui atteint le capteur pendant un laps de temps donné.

Intégré au cœur de chaque optique se trouve un méca- plupart des cas, il est d’ailleurs réglé automatique-
nisme en forme d’iris appelé diaphragme. Son rôle ment (c’est notamment le cas pour les smartphones).
est de réguler la quantité de lumière qui transite dans Pour définir son ouverture, on utilise la notation ƒ/N,
l’optique jusqu’au capteur. Aujourd’hui, on le règle où N est un nombre appartenant à une suite standar-
via l’appareil – alors qu’auparavant, il fallait manipu- disée, valable pour tous les appareils photo, du smart-
ler une bague dédiée sur le fût de l’optique. Dans la phone au moyen-format professionnel !

ƒ/1 ƒ/1,4 ƒ/2 ƒ/2,8

ƒ/4 ƒ/5,6 ƒ/8 ƒ/11

Toutes les optiques sont donc conçues afin de pouvoir utiliser les mêmes valeurs d’ouverture :
ƒ/1 – ƒ/1,4 – ƒ/2 – ƒ/2,8 – ƒ/4 – ƒ/5,6 – ƒ/8 – ƒ/11 – ƒ/16 – ƒ/22 – ƒ/32
Des incréments intermédiaires de 1/2 ou de 1/3 sont également proposés et il n’est pas rare de rencontrer
des optiques indiquant ƒ/1,8, ƒ/3,5, ƒ/6,3…

Cette suite de nombres a été pensée pour que chaque ouverture de diaphragme laisse passer deux fois
plus de lumière que l’ouverture précédente – le but étant évidemment de faciliter les réglages des
appareils photo… à une époque où tout cela se faisait manuellement ! C’est au Congrès de Paris de 1889
que les ouvertures des objectifs sont normalisées.

70 MéMo Visuel de phoTo


profondeur de champ
selon la distance, la focale et l’ouverture
C’est entendu : pour faire varier la profondeur de champ, il faut modifier l’ouverture.
Mais n’y a-t-il pas d’autres moyens d’y parvenir ?

La profondeur de champ et, surtout, la sensation de flou combinaisons de ces trois facteurs donnent des résultats
qu’elle engendre dans l’image finale, ne sont pas unique- très différents ou, au contraire, très similaires en termes
ment tributaires de l’ouverture maximale de l’optique. d’étendue de la zone de netteté (évidemment, il subsis-
Deux autres paramètres entrent en ligne de compte : la tera toujours des différences esthétiques imputables à
focale utilisée et la distance appareil-sujet. Les multiples la focale, etc.).

Modification de l’ouverture : à focale et distance égales, augmenter l’ouverture de l’optique


diminue la profondeur de champ (indiquée en rouge).

70 mm – f/22

70 mm – f/8

70 mm – f/2,8

1m 5m 10 m 15 m 20 m

Modification de la distance au sujet : à focale et ouverture égales, on constate que l’étendue de la


profondeur de champ (indiquée en rouge) diminue au fur et à mesure que le sujet se rapproche.

70 mm – f/8

70 mm – f/8

70 mm – f/8

1m 5m 10 m 15 m 20 m

Modification de la focale de l’objectif : à ouverture et distance égales, augmenter la focale induit


une réduction de la profondeur de champ (indiquée en rouge).

28 mm – f/8

70 mm – f/8

200 mm – f/8

1m 5m 10 m 15 m 20 m

TouTe la phoTo en un clin d'œil 71


Obturateur et durée d’obturation

L’obturateur est la partie mécanique de l’appareil qui contrôle le laps de temps durant
lequel une quantité de lumière donnée atteint le capteur.

Devant le capteur se trouve un mécanisme constitué envoie de la lumière jusqu’au capteur, de quelques
d’une paire de rideaux appelé obturateur (sur les smart- microsecondes à plusieurs heures ! Les appareils pro-
phones et certains compacts, il s’agit d’un obturateur posant des modes de prise de vue avancés permettent
électronique) – il fut une époque où il était placé dans de contrôler ce paramètre, mais les smartphones et la
l’objectif et prenait la forme d’un iris. L’obturateur per- plupart des compacts s’en chargent automatiquement.
met de contrôler le laps de temps durant lequel l’optique

preMier riDeau
preMier riDeau

seCoND riDeau
seCoND riDeau

1/250 s 1/500 s 1/1000 s

Pour les temps de pose très courts, le deuxième rideau se ferme avant que le premier n’arrive en bout de course.

1/2 000 s 1/4 000 s 1/8 000 s

preMier riDeau preMier riDeau preMier riDeau

seCoND riDeau seCoND riDeau seCoND riDeau


1/2 000 s 1/4 000 s 1/8 000 s

L’obturateur est composé de deux rideaux : un premier qui découvre le capteur, un second qui le recouvre.
La variation du temps de pose est obtenue en modifiant le laps de temps entre ces deux mouvements, mais
aussi l’espace entre les deux rideaux – la vitesse de déplacement des rideaux restant constante. Cela permet
d’obtenir une échelle de temps de pose que tous les appareils modernes utilisent :
30 s – 15 s – 8 s – 4 s – 2 s– 1 s – 1/2 s –1/4 s … 1/1 000 s – 1/2 000 s – 1/4 000 s – 1/8 000 s
Des incréments intermédiaires de 1/2 ou de 1/3 peuvent être proposés.

Comme pour l’ouverture (voir page 70) chaque valeur du temps de pose laisse passer deux fois plus
(ou deux fois moins) de lumière que la précédente. C’est également au Congrès de Paris de 1889
que les temps de pose des appareils photo ont été normalisés.

72 MéMo Visuel de phoTo


Processeur et sensibilité ISO

Le processeur est le troisième organe de l’appareil photo qui influe sur l’exposition,
via la sensibilité ISO.

La modification de la sensibilité ISO consiste en l’amplifi- avoir lieu dans la partie numérique. La qualité de l’image
cation des signaux analogiques reçus depuis le capteur finale varie selon le niveau de sensibilité ISO utilisé…
avant leur conversion en signaux numériques (qui seront De même que l’ouverture et le temps de pose, les valeurs
ensuite traités par le processeur de l’appareil en vue de de sensibilité ISO sont standardisées afin d’être utilisées
la création d’une image). Pour des valeurs extrêmes de à l’identique dans tous les appareils photo.
sensibilité ISO, une amplification supplémentaire peut

Conversion de l’image analogique vers l’image numérique

Capteur Amplificateur convertisseur Processeur carte


analogique analogique/ mémoire
numérique

Comparaison de la qualité d’image suivant la sensibilité ISO

Sensibilité Boîtier reflex


Smartphone
ISO professionnel
50 ISO (L) Qualité excellente
100 ISO Qualité bonne
200 ISO Léger bruit numérique
Qualité excellente
400 ISO Qualité moyenne
800 ISO Bruit numérique assez présent
1 600 ISO Qualité faible
3 200 ISO Bruit numérique très présent Qualité bonne
6 400 ISO Léger bruit numérique
12 800 ISO
Qualité moyenne
25 600 ISO
Non disponible Bruit numérique assez présent
32 000 ISO
51 200 ISO Qualité faible
102 400 ISO Bruit numérique très présent

Toute la photo en un clin d'œil 73


La sensibilité iSO et le bruit

Le grand public connaît peu la notion de sensibilité ISO… Pourtant, son usage
a grandement contribué à démocratiser la photo numérique.

Le capteur de l’appareil transforme la lumière en signaux On peut soit la régler manuellement, soit laisser l’appa-
électriques qui sont, à leur tour, convertis en données reil s’en charger automatiquement. Malheureusement,
numériques puis restitués sous la forme d’une image. Si la à partir d’un certain niveau d’amplification, des artefacts
quantité de lumière reçue est trop faible, l’appareil amplifie visuels dégradent les détails de l’image : c’est le bruit
artificiellement les signaux électriques. Le niveau d’ampli- numérique.
fication appliqué à ces signaux s’appelle la sensibilité ISO.

Image bien exposée


Sensibilité ISO normale
(pas d’amplification)
Les signaux enregistrés sont bons, la qualité
des informations enregistrées est excellente,
l’image est détaillée.

Image sous-exposée
Sensibilité ISO normale
(pas d’amplification)
Les signaux enregistrés sont trop faibles,
la qualité des informations enregistrées est
insuffisante, l’image est trop sombre.

Image sous-exposée
Sensibilité ISO renforcée
(signaux amplifiés)
Les signaux enregistrés sont trop faibles,
mais ils sont amplifiés par l’appareil.
Le rapport signal/bruit se dégrade et
du bruit numérique apparaît dans l’image,
affectant les petits détails.

74 MéMo Visuel de phoTo


Le bruit : thermique ou numérique ?

Le « bruit » visible dans une image altère les détails et les couleurs …
Mais saviez-vous qu’il peut provenir de deux causes totalement différentes ?

Lorsqu’on photographie avec un appareil photo de quali- tances similaires, on peut aussi observer l’apparition de
té moyenne (compact, smartphone…) et dans des condi- bruit thermique. Ce phénomène, bien connu des astro­
tions de faible luminosité, on observe une inexorable photographes et des vidéastes, apparaît quand le cap-
montée du bruit dans l’image : c’est le bruit numérique teur chauffe… autrement dit, quand on utilise l’appareil
(voir aussi page 74) causé par l’amplification du signal pour de très longues poses, ou tout simplement pour
analogique en sortie de capteur. Mais dans des circons- filmer.

Bruit numérique : Bruit thermique :


dû à une sensibilité ISO dû à une utilisation
élevée (amplification prolongée du capteur
importante du signal) (pose longue)

Comment éviter (ou éliminer) Poids des fichiers


le bruit thermique ? On observe parfois que, pour
Le bruit thermique augmente au fur et à mesure que le capteur chauffe. deux vues identiques enregistrées
Il faut donc tout simplement éviter les poses trop longues, en JPEG, la version montrant
ou trouver une méthode permettant de garder l’appareil « au frais ». plus de bruit est plus lourde en
Les astrophotographes utilisent une technique appelée la soustraction mégaoctets (alors qu’elle est
du dark qui consiste à prendre une photo de durée équivalente, « moins bonne »).Cela s’explique
mais avec l’optique bouchée, de manière à n’enregistrer que le par le fait que la compression JPEG
bruit thermique du capteur – l’image résultante est le dark. Il est ensuite est moins efficace compte tenu
soustrait de l’image bruitée grâce à un logiciel spécifique… de l’absence de grands aplats (car
ceux-ci sont « perturbés » par le
bruit).

Toute la photo en un clin d'œil 75


Le lien entre vitesse, ouverture
et sensibilité iSO
Instinctivement, on comprend assez rapidement que la vitesse, l’ouverture et
la sensibilité ISO sont liées… mais comment exactement ?

Comprendre la façon dont les trois paramètres vitesse, d’exposition intégrée, il sera facile d’assimiler les autres
ouverture et sensibilité ISO interagissent est certainement fonctions et commencer à utiliser les modes avancés
la chose la plus importante en technique photographique A/Av, S/tv et M – mais également de manipuler (souvent
– a fortiori parce que tout le reste (à peu de chose près) de manière assez instinctive) n’importe quel type d’appa-
s’y rattache d’une manière ou d’une autre… à commencer reil, qu’il soit ancien ou moderne.
par l’histoire de la photographie. Une fois cette notion

trois paramètres d’exposition Comparaison lumière/eau


Deux paramètres clés permettent de Pour comprendre le rôle de chacun de ces
modifier la quantité de lumière arrivant sur le trois paramètres, comparons le flux de lumière
capteur de l’appareil : ce sont l’ouverture qui frappe le capteur à l’eau qui s’écoule
du diaphragme et la durée d’obturation d’un robinet ouvert pour remplir un seau d’eau.
(la vitesse). Un troisième réglage, la sensibilité La durée d’obturation correspondrait alors au
ISO, n’est pas stricto sensu un paramètre laps de temps durant lequel le robinet reste ouvert,
d’exposition vu qu’il intervient après l’exposition, l’ouverture du diaphragme au diamètre
en amplifiant les signaux analogiques provenant du robinet, et la sensibilité ISO à la pression
du capteur. de l’eau.

1 L’ouverture du diaphragme correspond à la


largeur du conduit qui laisse passer le flux.

2 La durée d’obturation correspond au laps de


temps durant lequel le robinet reste ouvert.
2
3 La sensibilité ISO équivaut à la pression de l’eau.
1

Suites standardisées et IL
Nous avons évoqué en pages 70 et 72
les suites standardisées de nombres n
et de temps de pose – la quantité de lumière
doublant ou diminuant de moitié lorsqu’on passe
d’une valeur à l’autre. Dans le langage
photographique, on parle alors d’augmenter
ou de diminuer de 1 IL (indice de luminance),
sans forcément préciser si c’est l’ouverture
ou le temps de pose qui est modifié. Les termes
« cran » et « stop » sont également utilisés.

76 MéMo Visuel de phoTo


1/500

Le lien entre vitesse, ouverture


et sensibilité iSO 1/1000

1/2000

1/4000

1/8000

Mouvements nets
1/250

1/500
Grande profondeur de champ

mouvements flous
1/1000

2 Augmentation
faible profondeur de champ de la durée d’obtu-
ration : augmenta- 1/2000
tion de la quantité de
lumière.
1 Augmentation
1s
de l’ouverture 1/4000

du diaphragme : 1/4
s
,4 1/15
augmentation de la f/1 f/2 ,8 s
quantité de lumière. f/2 1/60
f/4 ,6 s
f/5
1/8000
1/25
f/8 1 0s Bruit numérique inexistant,
f/1 f/16 2 1/1 détails, tons et couleurs
f/2 000
s préservés
1/8
000
100 ISO s

200 ISO
400 ISO
800 ISO
1600 ISO
3 200 ISO
6 400 ISO
Le lien entre
12 800 ISO
ces paramètres
25 600 ISO
si l’on augmente de 1 il l’un des paramètres,
on double la quantité de lumière envoyée
sur le capteur ; mais en réduisant de 1 iL l’un Bruit numérique
des deux autres paramètres, on garde identique très présent, détails,
cette quantité de lumière. Dès lors, la seule tons et couleurs
3 Augmentation altérés
modification apportée à l’image est esthétique : de la sensibilité ISO :
variation de la profondeur de champ, du flou amplification du signal
de bougé ou de la quantité de bruit numérique lumineux.
selon les réglages choisis.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 77


Les modes d’exposition
des appareils photo
Il n’y a pas de secret : pour améliorer sa pratique photo, il faut oser s’aventurer
au-delà du « tout-automatique » et apprivoiser les autres modes…

MOLEttE dES MOdES MOLEttE dES MOdES MOLEttE dES MOdES


CanOn (ici, un EOS 80D) SOnY (ici, un Alpha 7) nIKOn (ici, un D7500)

0 9 8 7
!¡ 9 8

0 9 1
6 8 7

6 0 2
6 7 1

5 1 4 6 4
5
4 2 !™ 6
3 !£ 6

1 Mode tout-automatique (mode « vert »).


2 Mode automatique avec flash désactivé (pour les musées…).
3 Mode automatique amélioré (accès à certaines fonctions basiques).
4 Modes destinés à des scènes spécifiques (Nuit, Portrait, Sports…).
5 Modes permettant d’appliquer des filtres ou effets, à la façon des smartphones.
6 Modes permettant de sauvegarder une configuration spécifique (concerne les modes P, S/tv, A/Av, M).
7 Mode P (programme), à mi-chemin entre le tout-automatique et les modes S/tv, A/Av, M.
8 Mode S/tv, priorité à la vitesse/durée d’obturation.
9 Mode A/Av, priorité à l’ouverture.
0 Mode M, manuel ; réglage de l’ouverture et de la durée d’obturation.
!¡ Mode B (Bulb), temps d'ouverture géré « en externe » par l’utilisateur (pour les poses très longues).
!™ Mode assemblage de panorama, que l’on retrouve sur de nombreux smartphones.
!£ Mode vidéo, présent sur la majorité des appareils, mais pas forcément accessible
via la molette des modes.

78 MéMo Visuel de phoTo


Les modes d’exposition
des appareils photo
Les modes d’exposition sont tributaires des systèmes proposent grosso modo les mêmes modes d’exposi-
de mesure de la lumière et de calcul de l’exposition tion même si les appellations varient légèrement d’une
embarqués – sans eux, impossible de suggérer à l’utili- marque à l’autre. On observe par ailleurs que, sur les boî-
sateur comment il devrait paramétrer son appareil ! Pour tiers reflex récents, les modes « Scènes » et « Filtres » se
cette raison, les premiers appareils n’en étaient évidem- multiplient, en réaction à la diversité créative qu’offrent
ment pas pourvus. Aujourd’hui, les principaux fabricants les smartphones…

Les appareils destinés au grand public tels que compacts et smartphones proposent rarement autre chose que le
mode tout-automatique… Mais on trouvera facilement des applications qui donnent accès aux paramètres avancés,
transformant le smartphone en appareil « expert ».
Les appareils destinés aux amateurs avertis, aux « experts » et, bien sûr, aux professionnels embarquent tous des
modes avancés autorisant un accès total aux paramètres de l’appareil. Curieusement, les appareils pro ne sont pas
les plus difficiles à utiliser dans la mesure où leur ergonomie est débarrassée des modes et fonctions « grand public »,
ce qui rend leur manipulation plus directe et rapide.

auto- priorité
auto- effets priorité manueL
MoDes MatiQues ouver-
MatiQues et reNDus vitesse /B
DéBriDéS ture

123 4 5 !™ 7 69 68 60 !¡

automatique automa-
Mise au point (souvent sur tique / utilisateur
l’avant-plan) utilisateur

le plus
Mesure et correction de souvent,
automatique utilisateur
l’exposition automa-
tique

automa-
automatique/
sensibilité iso tique / utilisateur
utilisateur
utilisateur

ouverture automatique automatique / utilisateur automatique utilisateur


automa- utilisateur
vitesse/durée tique (décalage automa-
utilisateur utilisateur
d’obturation possible) tique

amélioration de l’image
automa-
(réduction du bruit et automatique /
tique / utilisateur
du vignettage, améliora- utilisateur
utilisateur
tion du contraste, etc.)

TouTe la phoTo en un clin d'œil 79


Le gélatino-bromure d’argent,
l’invention de l’émulsion sèche
La fin du XIXe siècle est marquée par des évolutions technologiques décisives
qui démocratisent la photographie et redessinent son marché…

Vers 1880, la photographie connaît un essor important, impacts profonds sur la société de l’époque, car la photo-
principalement grâce à des évolutions technologiques graphie apportait un nouveau regard sur le monde, mais
qui la rendent plus accessible au grand public – plaques également sur les autres formes d’art, à commencer par
plus sensibles, travail à main levée possible, procédés la peinture dont elle a redéfini le rôle, ouvrant d’une cer-
moins laborieux, etc. Cette évolution rapide a eu des taine façon la voie à une peinture moins figurative…

1871 1878 Main levée


richard Leach Maddox, alors Charles Harper Bennett Ces nouvelles plaques permettent
qu’il utilise des plaques au découvre fortuitement que aux photographes de travailler à
collodion pour réaliser des photos la sensibilité des plaques main levée quand les conditions
au microscope, imagine l’utilisation traitées à la gélatine s’améliore s’y prêtent. À cette époque, le
de la gélatine, moins nocive et considérablement après collodion humide a quasiment été
moins complexe à manipuler. Il une macération prolongée abandonné au profit du bromure
publie sa découverte en 1871. de l’émulsion à 32 °C. d’argent qui a donné un coup
Le principe de l’émulsion sèche, de fouet technologique
avec tous ses avantages et sa à l’industrie photographique.
facilité d’utilisation, est prêt à
conquérir le monde…

1889 pellicules révolution


Le Congrès de Paris décide Les nouveautés techniques du argentique
de normaliser les formats gélatino-bromure d’argent vont L’ampleur des évolutions de
de plaques, les nombres N amener d’autres améliorations, la technologie photographique
d’ouverture et les temps de pose dont les supports souples au tournant des années
(vitesses). transparents – notamment en 1880 pourrait être comparée
celluloïd. Les premières pellicules à l’essor de la photographie
souples sont vendues en 1888 numérique survenu au début
par George Eastman, l’année des années 2000 (toutes
où il crée la marque Kodak. proportions gardées, bien
entendu).

80 MéMo Visuel de phoTo


Le mode tout-automatique A+ :
forces et faiblesses
Le mode « vert » est (probablement) utilisé par 99 % des possesseurs d’appareils
photo numériques… Mais quels sont ses avantages et ses inconvénients ?

Même si le mode « vert » est assez récent, l’idée d’avoir volonté de simplicité a bien entendu contribué à l’expan-
un appareil quasi-automatique, facile à utiliser et pour le- sion rapide de la photographie, durant tout le XXe siècle.
quel l’utilisateur n’aura qu’à appuyer sur le déclencheur, L’arrivée du numérique, puis des smartphones – adossés
est presque aussi vieille que la photographie elle-même ! à des technologies toujours plus communicantes, plus
En effet, dès la fin du XIXe siècle, Kodak ne déclarait-il pas : pointues – a renforcé ce besoin d’ergonomie… parfois au
« Appuyez sur le bouton, nous ferons le reste » ? Cette prix de certains compromis.

L’exposition, les couleurs et la mise au point


sont automatiquement prises en charge :

Ouverture Temps Sensibilité ISO, Balance des blancs, profil


du diaphragme de pose réduction du bruit colorimétrique, etc.

Sujets faciles Laisse la main sur certains paramètres


Le mode « vert » est idéal pour Certains paramètres restent souvent accessibles, tels que la
les sujets familiaux, touristiques, cadence de prise de vue (rafale), le retardateur, l’activation volontaire
faciles à appréhender et bien du flash, etc. – et bien sûr, tous les réglages non concernés par la prise
éclairés. de vue (réseau, etc.).

premier plan net pas de Raw Scènes spécifiques


La mise au point se fait Dans la plupart des cas, Les scènes qui demandent
le plus souvent sur l’objet ce mode ne propose pas une attention ou des
le plus proche de l’appareil. le format raW. paramètres particuliers ne
sont pas toujours bien gérées.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 81


Le mode priorité à la vitesse (S/tv)

Ce mode dédié au contrôle de la vitesse/durée d’obturation permet deux approches :


figer des sujets véloces, ou matérialiser un mouvement en le floutant.

Appelé tv (pour Time Value) chez Canon et S (pour Speed) paramètre de vitesse et l’appareil ajuste automatique-
chez la plupart des autres constructeurs, ce mode donne ment l’ouverture du diaphragme (et parfois, la sensibilité
généralement accès à l’ensemble des paramètres de ISO) de manière à avoir une image correctement expo-
l’appareil… sauf à l’ouverture du diaphragme. L’idée sous- sée. Un mode somme toute assez simple à utiliser, pour-
jacente est simple : l’utilisateur ne se préoccupe que du vu que l’on soit capable… de l’activer au bon moment !

Sujets véloces Vitesse ou durée ?


Ce mode conviendra bien pour les sujets mobiles dont on si certains parlent de durée
souhaite figer le mouvement – lors d’un concert ou d’une d’obturation (le terme
manifestation sportive, par exemple. Le choix d’une vitesse techniquement le plus correct),
élevée allié à un réglage automatique de la sensibilité ISO d’autres préfèrent dire vitesse
garantira des images bien nettes (peut-être un peu bruitées (sous l’influence du terme anglais
si l’appareil est monté trop haut dans les ISO). Speed utilisé par la plupart des
constructeurs pour désigner ce
mode). Quoi qu’il en soit, les deux
expressions sont équivalentes.

Synchro flash
Lors de l’utilisation d’un flash
Concerts, spectacles, Prises de vue externe, la durée d’obturation doit
Longues
événements sportifs… à main levée être adaptée… En effet, si elle est
focales
inférieure à 1/200 s (ou 1/250 s,
selon les appareils), une bande
sombre risque d’apparaître
Matérialiser un mouvement sur l’image (voir page 101).
Ce mode peut également convenir pour réaliser des poses longues,
dans le but de flouter un sujet mobile ou un mouvement (une cascade,
la course des étoiles, etc.). Dans ce cas, un support stable (trépied, etc.)
sera indispensable.

flous de bougé
Pour éviter les flous de bougé
imputables aux mouvements
du photographe, on utilisera
Prises de vue le mode S/tv (voir page ci-contre).
Trépied Matérialiser les
conseillé mouvements très longues

82 MéMo Visuel de phoTo


Flou, focale et durée d’obturation

Le mode priorité à l’obturation (à la vitesse) est souvent utilisé avec les très longues
focales, pour des raisons techniques assez simples.

L’un des défauts des modes entièrement automatisés, vient de s’offrir un nouveau super-télézoom… En effet,
c’est que lorsqu’un problème de qualité d’image survient, la manipulation des grandes optiques n’est pas chose
on ne sait absolument pas quelle peut en être la raison ! aisée ; si l’appareil est mal réglé, la déception est inévi-
Cas de figure assez courant : les flous de bougé récur- table… alors qu’il n’est pourtant pas difficile d’éviter ce
rents auxquels se trouve confronté le photographe qui problème en choisissant la bonne vitesse.

90° ±1°
4° ±1°

photo photo

Vitesse, longueur focale Choisir la vitesse,


et champ angulaire c’est choisir la sécurité
Pour un téléobjectif dont le champ angulaire Pour résoudre ce problème, il faut :
est très étroit, le moindre mouvement du travailler en mode priorité vitesse (S/tv),
photographe pendant la prise de vue (en pointillé et adapter la vitesse en fonction de l’objectif.
rouge) crée un décalage important. On estime qu’il faut choisir une vitesse
Pour un objectif grand-angle dont le champ correspondant à l’inverse de la focale.
angulaire est très large, le même mouvement Pour une focale de 200 mm, on choisira donc une
se ressent à peine sur la photo. Il est donc vitesse minimale de 1/200 s, voire 1/300 s
nécessaire d’adapter les paramètres de l’appareil (cela peut augmenter selon la taille du capteur).
selon le type d’objectif.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 83


Le mode priorité à l’ouverture (A/Av)

C’est le mode parfait si l’on fait du portrait, que l’on joue avec la profondeur de champ
ou que l’on shoote en conditions de très faible luminosité.

Appelé Av (pour Aperture Value) chez Canon et A (pour automatiquement la vitesse (et parfois, la sensibilité ISO).
Aperture) ailleurs, ce mode donne accès à l’ensemble Il va sans dire que ce mode trouve toute sa force expres-
des paramètres de l’appareil, sauf à la durée d’obtura- sive avec les objectifs possédant une grande ouverture
tion pour permettre à l’utilisateur de ne se focaliser que (ƒ/2,8, ƒ/1,8…), qui autorise une profondeur de champ
sur l’ouverture de l’optique tandis que l’appareil règle très réduite.

Profondeur de champ Ouverture et profondeur de champ


La profondeur de champ 2
augmente quand l’ouverture
diminue. La zone nette 1
est répartie pour 1/3 devant
et 2/3 derrière le plan de
mise au point 2.
1
ƒ/2

Ouverture d’une
optique ƒ/5,6
1
Chaque optique possède une
ouverture maximale, indiquée
souvent comme ceci sur l’avant : 2
f/4, F:4 ou F4.
Les zooms possèdent parfois
une ouverture glissante,
c’est-à-dire qui varie selon
la focale choisie.
Par exemple : ƒ/4–ƒ/5,6 1
ƒ/16

Ouverture optimale
Chaque objectif possède une ouverture spécifique où l’image est optimale et les défauts optiques le moins
visibles. En effet, à pleine ouverture, l’image est généralement un peu « molle » et le piqué est loin d’être
remarquable. En fermant d’un cran ou deux, on observe une augmentation progressive du piqué qui atteint
un sommet avant de chuter de nouveau à cause des effets de la diffraction qui commencent à se faire sentir.

84 Mémo Visuel de PHoto


Flou, diaphragme et bokeh

Lorsqu’on parle d’esthétique en photographie, le mot bokeh revient souvent.


Il trouve son origine dans le japonais boke – – qui signifie « flou ».

Le bokeh désigne les parties d’une photo situées hors verture au moment de la prise de vue et du nombre
du plan de netteté, sur lesquelles la mise au point n’a de lamelles qui le composent. Une grande ouver-
pas été faite (donc on ne parle pas ici des flous dus ture produit un beau bokeh franc et circulaire, alors
aux mouvements) ; la notion de qualité et d’esthé- qu’une petite ouverture laisse deviner le nombre de
tique est sous-entendue. Le bokeh varie d’un objectif lamelles du diaphragme et donne souvent à voir des
à l’autre et est tributaire du diaphragme, de son ou- pentagones, hexagones, octogones, etc.

1 2

3 4

1 Bokeh circulaire classique obtenu avec Contrôle du bokeh


une optique moderne. Pour optimiser la visée et la mise au point, la plupart
2 Bokeh en forme d’anneau, typique des objectifs des appareils utilisent l’ouverture maximale. De ce
à miroirs. fait, l’image dans le viseur ou sur l’écran arrière (si l’on
3 La forme du diaphragme conditionne le bokeh : vise par l’écran) ne présente pas forcément la vraie
exemple avec un papier découpé placé sur la profondeur de champ indiquée par l’appareil. Pour la
lentille frontale. visualiser, certains appareils proposent un bouton de
4 Bokeh décagonal formé par un diaphragme contrôle de la profondeur de champ, souvent situé
à 10 lamelles. près de la monture de l’objectif.

Toute la photo en un clin d'œil 85


Le mode P : programme d’exposition
automatique
Souvent méconnu, le mode P mérite qu’on s’y attarde car il offre une grande
souplesse de paramétrages conjuguée à une gestion automatique de l’exposition.

Également appelé mode décalage programme, le mode P utilisée ; ils sont calculés pour assurer une bonne netteté
permet en général d’intervenir sur les mêmes para- de l’image, éviter tout risque de flou de bougé et mini-
mètres qu’avec les modes S/tv, A/Av et M. Seuls les para- miser le bruit numérique. Ce mode constitue donc une
mètres d’ouverture, de vitesse et parfois de sensibilité excellente étape transitoire entre les modes tout-auto-
ISO restent pris en charge par l’appareil, en fonction de matiques (mode « vert » et modes Scène) et les modes
l’ouverture maximale et de la longueur focale de l’optique plus avancés S/tv, A/Av et M.

principe du mode p Un mode familial


Si votre appareil passe de
main en main, le mode P peut
Tous les paramètres et réglages de l’appareil s’avérer être un bon compromis
sont accessibles… qui garantira des images
réussies, quel que soit le
photographe, tout en vous
laissant la main sur la plupart
FoRmat RaW geStIon DeS BaLance DeS des réglages.
coLLImateuRS aF couLeuRS

BRacKetIng geStIon etc.


Courbe
Du FLaSH d’apprentissage
Dans votre apprentissage de
la photographie, ce mode peut
… à l’exception de l’ouverture, de la vitesse servir d’étape de transition
et (parfois) de la sensibilité ISO. entre le mode « vert » tout
automatique et les modes
avancés qui donnent accès à
des paramètres plus pointus.

ouVeRtuRe VIteSSe SenSIBILItÉ ISo

décalage rapide
Le mode P permet (normalement)
de décaler les réglages
d’exposition d’un simple petite ouverture grande ouverture
coup de molette afin de modifier grande profondeur de champ faible profondeur de champ
rapidement la profondeur de
champ ou le temps de pose, Vitesse lente Vitesse rapide
selon le sujet visé. Ce système mouvements flous mouvements nets
simple permet de comprendre
le lien entre ouverture et vitesse.

86 MéMo Visuel de phoTo


Le mode manuel M

Le mode « tout manuel » semble être pour certains le Saint-Graal du savoir-faire


photographique… Pourtant, il n’est vraiment utile que dans quelques cas précis…

Si beaucoup de photographes amateurs s’aventurent beaucoup plus importantes (notamment en termes de


volontiers dans les modes A/Av ou S/tv, ils sont moins sensibilité de pellicule), et ils obtenaient d’excellents
nombreux à franchir le cap du mode M, préférant résultats. Aujourd’hui, le mode M reste incontournable
continuer à bénéficier des automatismes de l’appareil. dans certaines situations où les automatismes de l’appa-
Pourtant, leurs prédécesseurs ont travaillé pendant des reil atteignent leurs limites et où le photographe doit
décennies en mode manuel, parfois avec des contraintes alors reprendre la main.

prises de vue avec prises de vue


un couple vitesse- homogènes
ouverture donné Dans un environnement
Le mode M permet d’obtenir homogène et contrôlé (éclairage
un rendu esthétique très précis et fond constants), le mode M
en contrôlant finement ces permet d’éviter que les réglages
deux paramètres – l’ajustement ne bougent à chaque fois que
de la sensibilité ISO ou l’usage le sujet change.
d’un flash externe compensant
éventuellement le manque de
lumière…

prises de vue
pour assemblage
ultérieur
Pour une série de photos
destinées à un panorama ou à un prises de vue avec
montage, le mode M va empêcher
la modification aléatoire de une cellule à main
l’exposition suivant la position des Un dernier usage très spécifique,
sources de lumière ou du soleil, et réservé aux professionnels qui
donc les éventuels problèmes de n’ont probablement pas besoin…
raccord entre les images. de lire ces lignes !

Sensibilité ISO auto Verrouillage du miroir


sur les appareils récents, la La plupart des boîtiers reflex
sensibilité iso peut être ajustée proposent une fonction de
automatiquement, ce qui relevage/verrouillage du miroir
permet de régler finement les qui atténue les vibrations
paramètres d’ouverture et causées par son mouvement
Pour cette suite de photos de vitesse tout en étant certain au moment de la prise de vue.
prises au cours d’une éclipse que l’exposition de l’image Utile si vous voulez obtenir
lunaire, le mode M a été restera correcte. une netteté maximale.
privilégié afin de maîtriser Voir schéma page 54.
l’exposition pendant toute la
durée du phénomène.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 87


Le mode B, pour la très longue pose

Ce mode, parfois accessible comme simple option du mode M, a la particularité


d’externaliser la gestion… de la durée d’obturation !

Le mode B (pour bulb) – parfois une simple fonction du ment l’obturateur, pour ensuite noter scrupuleusement
mode M – est une sorte de vestige de l’histoire de la le nombre de minutes, heures et parfois jours néces-
photographie argentique, qui fait écho à l’époque où la saires à l’obtention d’une image correctement exposée.
durée d’exposition n’était pas paramétrée sur l’appareil Aujourd’hui, cette « externalisation » de l’obturation est le
mais bien laissée à la discrétion de l’utilisateur. Celui-ci, plus souvent gérée avec une télécommande ou un inter-
armé d’un chronomètre, ouvrait puis refermait manuelle- vallomètre… Mais le principe demeure.

temps de pose très longs… externalisation


Habituellement, les appareils photo permettent de programmer de la durée de
des temps de pose jusqu’à 30 secondes. Pour aller au-delà,
certains proposent le mode B. En pratique, un premier l’obturation
déclenchement ouvre l’obturateur, un second le ferme. Même si l’on peut utiliser le
déclencheur, on aura plutôt
recours à une télécommande
pour éviter les vibrations, voire
un intervallomètre (télécommande
programmable)… afin de pouvoir
s’absenter durant la prise de vue.

Premier déclenchement : plusieurs Second déclenchement : pas d’exposition


le premier rideau s’ouvre,
découvrant le capteur.
minutes
s’écoulent…
le second rideau se ferme,
recouvrant le capteur.
précalculée
Comme la durée d’obturation est
a priori inconnue de l’appareil
(puisque c’est l’utilisateur qui
s’en occupe), celui-ci est incapable
de calculer l’exposition.
… ou très courts ! En cela, c’est le mode qui
une autre application peu connue du mode B est la photo haute se rapproche le plus du
vitesse : la scène est placée dans le noir total et l’obturateur est fonctionnement des premiers
maintenu ouvert. un éclair de flash illumine brièvement la scène, appareils photographiques.
saisissant au vol une action (souvent grâce à un détecteur de
mouvement). puis l’obturateur est refermé. le même procédé peut
s’appliquer aux éclairs d’orage…

éclair du flash :
de l’ordre
de 1/20 000 s
Bruit thermique
Rappelons que, lorsqu’on travaille
en poses longues, le capteur
chauffe, ce qui cause l’apparition
de bruit thermique dans l’image
(voir page 75).
obturateur ouvert

88 MéMo Visuel de phoTo


La température des couleurs

Notre perception des couleurs est influencée par la teinte de la lumière ambiante,
et notre œil effectue spontanément la correction. Qu’en est-il des appareils photo ?

« La balance des blancs sert à rendre blanches les zones de couleur, c’est-à-dire par la dominante colorée qu’elle
blanches » explique très sérieusement Canon, dans les induit sur les objets qu’elle éclaire. Certaines ont une do-
modes d’emploi de ses reflex pro. En réalité, le blanc est minante orangée (chaude) alors que d’autres tirent plutôt
rarement « blanc », sa perception dépend de la source vers le bleu (froide). Tout comme l’œil humain, l’appareil
lumineuse qui l’éclaire. En effet, chaque source lumi- photo peut, dans une certaine mesure, compenser cette
neuse est déterminée (entre autres) par sa température dominante via un procédé appelé la balance des blancs.

1 000 K

2 000 K

3 000 K

Températures de couleur types


4 000 K
correspondant à des sujets
que l’on rencontre tous les jours :

1 Soleil au crépuscule 2 000 K


2 Lampe au sodium 2 200 K
5 000 K 3 Lampe à incandescence 2 400 K
à 2 700 K
4 Lampe fluorescente blanc chaud
2 700 à 3 000 K
5 Lampe halogène 3 000 à 3 200 K
6 000 K 6 Lampe fluorescente blanc neutre
3 900 à 4 200 K
7 Lampe fluorescente lumière du jour
5 400 à 6 100 K
8 Soleil au zénith 5 800 K
7 000 K 9 Lumière naturelle normée 5 000 K (D50)
ou 6 500 K (D65)

Toute la photo en un clin d'œil 89


Gestion manuelle
de la balance des blancs
tous les appareils photo numériques intègrent une fonction de balance des blancs
automatique. Seuls les modèles avancés permettent de la modifier…

La balance des blancs est une correction chromatique lité car notre œil compense… La majorité des appareils
d’une image (photo ou vidéo) destinée à réduire (voire reconnaissent et compensent automatiquement ces
neutraliser) la dominante de couleur induite par l’éclai- dominantes de couleur – avec plus ou moins d’efficacité…
rage ambiant de la scène au moment de la prise de vue. Les modèles avancés permettent à l’utilisateur d’interve-
Cas typique : un éclairage par ampoule à incandescence nir finement sur cette fonction, notamment pour travailler
(avec filament) paraîtra beaucoup plus jaune qu’en réa- en studio, ou obtenir des effets d’ambiance particuliers…

auto : le réglage par défaut Lumière du jour : pour les Ombre : lorsque le sujet
qui laisse l’appareil décider scènes éclairées directement se trouve à l’ombre, mais
de la correction à appliquer. par le soleil. par temps ensoleillé.

nuageux : à privilégier tungstène : convient aux Lumière fluo : si présence


pour les extérieurs avec intérieurs éclairés avec des d’ampoules fluocompactes, de
un ciel couvert. ampoules à incandescence. tubes lumineux (« néons »), etc.

température de couleur : personnalisé : très pratique


Flash : si l’on souhaite utiliser le de la source de lumière, puisqu’il permet d’utiliser une
flash intégré ou un flash externe. un réglage très pointu… photo comme référent de blanc.

90 MéMo Visuel de phoTo


Les prémices de la photo en couleur

Il a fallu attendre 30 ans après la présentation officielle du daguerréotype pour


qu’un procédé de photographie en couleur soit à son tour proposé… deux fois.

Dès les premiers instants où la photographie s’est dé- pratique – l’aspect théorique étant compris depuis long-
veloppée, l’intérêt pour la couleur s’est fait sentir et de temps. On soulignera que, du premier brevet en 1869
nombreux inventeurs ont cherché un moyen de l’enre- jusqu’à l’explosion du numérique dans les années 2000,
gistrer et de la reproduire. Les travaux sur l’optique et la le traitement de la couleur aura toujours été plus délicat
synthèse des couleurs ont tracé la voie à suivre, la ques- et plus complexe que celui du noir et blanc, et ce quelle
tion centrale étant surtout de parvenir à une méthode que soit la technique utilisée.

1816 1861 1869


Alors qu’il réalisait ses premières thomas Sutton réalise la Charles Cros et Louis ducos
expériences pour tenter de créer première prise de vue en couleur du Hauron présentent chacun un
des dessins par action de la en se basant sur la synthèse procédé similaire de photographie
lumière, niépce se demandait additive des couleurs (voir p. 20-21), et tirage en couleur utilisant la
déjà, dans une lettre adressée mais il ne parvient pas à fixer synthèse soustractive (voir p. 20-21) –
à son frère, comment parvenir l’image sur un support – assez semblable à celui déjà utilisé
à capturer la couleur… seule une projection permet en imprimerie. L’antériorité de l’un
de recréer l’image. sur l’autre n’étant pas vraiment
démontrée, les deux hommes
évitent d’entrer en rivalité.

1903 1907 Albert Kahn


Une méthode de photographie en L’autochrome connaît un vrai Albert Kahn est un riche banquier
couleur industrielle s’impose enfin succès et, à compter de 1907, philanthrope et pacifiste qui de
en décembre 1903. Les Frères les usines Lumière sortent 6 000 1909 à 1931, a missionné des
Lumière déposent le brevet de plaques d’autochrome par jour, photographes pour parcourir
l’autochrome, un procédé par 50 millions au total, avant l’arrêt le monde et capturer tous
synthèse additive sur plaque de la production. « les aspects, les pratiques et
de verre utilisant… la fécule de Il faudra attendre les années 1930 les modes de l’activité humaine
pomme de terre ! pour que de nouvelles solutions dont la disparition fatale n’est
plus modernes le détrônent. plus qu’une question de temps ».
Environ 72 000 plaques
autochromes ont été réalisées,
aujourd’hui rassemblées dans
la collection Les Archives
de la planète conservée au
musée Albert-Kahn (également
consultable en ligne sur le site
du musée).

TouTe la phoTo en un clin d'œil 91


#chapitre·4
Lumière continue et éclairage au flash

En photographie, on peut avoir recours aux lumières continues ou aux flashes,


deux types d’éclairage qui présentent chacun des avantages et des inconvénients.

Lumière continue : avantages

prévisualisation Rafales Longues expositions


Possibilité de Photographier en La lumière continue
prévisualiser sur la rafale est possible convient mieux
scène ou le sujet l’effet (contrairement à aux très longues
de la lumière. l’éclairage au flash). expositions.

Lumière continue : inconvénients

100 % 5 000 K

25 % 2 500 K

Chaleur Chaleur dangereuse température de couleur


incommodante Des lampes trop La température de couleur
L’éclairage continu chaudes posent des des lampes varie selon
chauffe souvent, ce problèmes pour fixer leur puissance,
qui peut incommoder des gélatines ou des ce qui s’avère très délicat
le sujet. diffuseurs, mais aussi à régler.
pour être manipulées.

94 MéMo Visuel de phoTo


Lumière continue et éclairage au flash

Lorsqu’on commence à mettre en place son studio (ama- et permanent qui permet d’en anticiper les effets sur
teur ou pro), le choix du type d’éclairage se pose notam- le sujet, mais il est lourd et compliqué à déplacer. Les
ment sous cette forme : lumière continue, ou flash ? C’est flashes produisent une lumière sous forme d’éclairs, plus
un choix important qui influence les méthodes de travail, compliquée à exploiter et modeler, mais provenant de
l’équipement, les accessoires, le traitement des sujets, matériels plus légers et faciles à transporter et à installer
etc. L’éclairage continu offre un flux lumineux stable en extérieur.

flash : avantages

Modelage et façonnage transport photographie


Les flashes ne chauffent Légers, les flashes high speed
pas. Ils peuvent donc s’emportent Pour des photos high
accueillir tout type de facilement à l’extérieur speed (à très grande
matériel servant à modeler pour photographier vitesse), le recours au flash
la lumière. sur le vif. est indispensable.

flash : inconvénients

temps de recyclage pas de prévisualisation moins intuitif


Après chaque éclair, un Impossible de La lumière continue
flash nécessite un certain « prévisualiser » la est plus simple à
laps de temps pour lumière avec un flash, appréhender car
se « ressourcer» et il faut procéder par nous baignons dedans.
être prêt à émettre un essais successifs. Utiliser un flash demande
nouvel éclair. un stade d’apprentissage.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 95


Lumière directe, lumière diffuse

La nature fait bien les choses : quelles que soient les conditions météorologiques,
il y a une leçon d’éclairage à en tirer !

En photo, toutes les lumières ne se valent pas, loin s’en diffuse (comme celle tombant d’un ciel nuageux) adoucit
faut. Une source ponctuelle et directe (comme le soleil de les ombres, améliore le modelé et ravive la palette des
midi) génère des ombres dures et des lumières franches, couleurs. Cette différence est fondamentale, car elle per-
renforçant le contraste au détriment des couleurs. Cela met non seulement de choisir le meilleur angle quand on
tend à vieillir les personnes en accentuant les imperfec- photographie à l’extérieur, mais aussi d’utiliser ses acces-
tions de la peau. A contrario, une lumière indirecte et soires d’éclairage à bon escient.

Lumière directe
Lorsque la source de lumière
est très ponctuelle et/ou très
éloignée du sujet, la différence
ombre/lumière est très marquée.
Dans le cas du soleil, c’est
lorsqu’il est haut dans le ciel que
ce contraste est le plus fort. En
effet, à l’aube ou au crépuscule,
les rayons solaires traversent
une couche atmosphérique
plus importante qui réduit leur
intensité.

Lumière diffuse
Lorsque la source de lumière
est grande et/ou très proche du
sujet, la lumière est très diffuse
et la différence entre ombres
et lumières tend à s’estomper.
Une couche nuageuse blanche
agit comme un diffuseur géant
en projetant sa lumière tamisée
dans toutes les directions. La
lumière est alors très douce et
les ombres, diffuses. Cet effet
peut être obtenu artificiellement
à l’aide d’un diffuseur, ou en
réfléchissant la source de lumière
sur un grand réflecteur.

96 MéMo Visuel de phoTo


Spectres d’émission des éclairages

On aurait tendance à croire que, hormis pour leur teinte, tous les éclairages se valent.
Dans les faits, c’est loin d’être le cas.

Chaque type d’éclairage présente un spectre lumineux incapables de faire ressortir certaines couleurs, ce qui
spécifique et, dans bien des cas, il comporte des som- provoquera quelques surprises visuelles, mais aussi,
mets, des vallées, des plateaux, des canyons, voire des dans certains cas, perturbera la mesure de l’exposition.
gouffres… En pratique, cela signifie que ces éclairages
qui possédent de vraies « carences lumineuses » sont

Lampe tungstène
Voici le spectre d’émission d’une ampoule incandescente classique au tungstène. La lumière qu’elle projette
est très chaude : pas de bleu ni d’indigo, assez peu de vert, mais beaucoup d’orange, de jaune et surtout de
rouge. Un spectre continu, sans aucun trou dans la courbe, garantit une bonne restitution des couleurs de
la scène ou du sujet, bien que certaines (les verts et les bleus dans le cas de la lampe tungstène) paraissent
plus sombres qu’en lumière du jour.

Intensité
relative
0,1

0
300 400 500 600 700 800 Longueur d’onde (nm)

Lampe fluocompacte
Voici le spectre d’émission d’une ampoule fluocompacte. Même si l’ensemble du spectre est couvert du bleu
indigo au rouge, la répartition est très inégale. La courbe présente de nombreux pics, ce qui signifie que,
potentiellement, certaines nuances de couleurs seront mal reproduites. Cette ampoule conviendra sans
doute pour un éclairage domestique, mais elle est déconseillée pour un usage photographique.

Intensité
relative
0,1

0
300 400 500 600 700 800 Longueur d’onde (nm)

Toute la photo en un clin d'œil 97


Couverture d’un flash

Alors que les flashes intégrés sont munis d’un simple réflecteur, les modèles externes
sont souvent équipés d’un système permettant d’adapter leur flux selon la focale utilisée.

Le champ angulaire couvert par le flux lumineux d’un En envoyant la même quantité de lumière suivant un
flash est appelé couverture. Les modèles externes évo- champ angulaire plus resserré, celle-ci est plus concen-
lués de type « cobra » sont souvent équipés d’une tête trée et la portée du flash s’en trouve augmentée – l’im-
dite « zoom » pouvant adapter automatiquement la pact de cette variation de la couverture sur la puissance
position d’un réflecteur afin de modifier le champ angu- étant généralement indiqué dans des tableaux fournis
laire de leur flux lumineux selon la focale de l’objectif. par le fabricant dans le mode d’emploi du flash.

avec un grand-angle, le flash couvre un champ angulaire très


étendu (traits bleus). sa puissance étant diffusée très largement,
sa portée est raccourcie et l’arrière-plan, même proche, se trouve
rapidement hors de sa portée.

avec un télézoom, la couverture du flash se resserre et sa portée


augmente (traits bleus). À partir d’une certaine distance, les plans
proches sont éclairés faiblement, mais de manière homogène.

98 MéMo Visuel de phoTo


Éclairage et loi du carré inverse

On se doute que la portée d’un éclairage n’est pas infinie… À mesure que l’on s’éloigne
de son sujet, elle diminue. Mais dans quelle mesure ?

La loi du carré inverse (qui s’applique à toutes les l’intensité de la lumière vaut 100 %, il suffit de reculer
ondes) est bien connue des physiciens… et des éclai- de 1 m pour qu’elle ne valle plus que 25 % ! Ensuite,
ragistes. Son principe est simple : à chaque fois que la la perte de lumière est beaucoup plus progres-
distance entre la source d’éclairage et le sujet éclairé sive : à 3 m, on tombe à environ 11 % et à partir de
est doublée, la quantité de lumière est divisée par 4. 5 m, on ne trouve plus qu’un petit pourcentage de la
Si l’on considère qu’à une distance de 1 m du flash, puissance initiale.

Distance
entre le flash 1m 2m 3m 4m 5m 6m
et le sujet

Quantité de 100 % 25 % 11,1 % ±6 % ±4 % ±2,7 %


lumière reçue
par le sujet
1/1 1/4 1/9 1/16 1/25 1/36

TouTe la phoTo en un clin d'œil 99


Nombre guide d’un flash

Comment évaluer la puissance potentielle d’un flash, alors que la quantité de lumière
varie en fonction de la focale et de la distance d’utilisation ?

Pour quantifier la puissance des flashes, un système de des matériels, lors de tests effectués par la presse spé-
nombres guides (NG) a été imaginé. Chaque flash, qu’il soit cialisée, etc. En fait, si l’on creuse un peu, on réalise qu’il
intégré ou externe, s’en voit attribué un qui correspond y a pour chaque flash plusieurs nombres guides, chacun
à sa puissance – cela permet de les comparer entre eux, étant calculé pour une focale différente – des données
quelle que soit leur marque. De ce fait, cette information que les constructeurs fournissent souvent sous forme de
est souvent renseignée dans les spécifications techniques tableaux dans la documentation technique.

L’essentiel Pourquoi plusieurs NG ?


Le nombre guide (NG) de référence Si chaque flash a un NG de référence
des flashes est toujours donné pour correspondant à une focale donnée (souvent
des paramètres précis afin de faciliter 100 mm), les NG correspondant à d’autres focales
les comparaisons : sont également renseignés par les constructeurs
de flashes (mode d’emploi ou site web).

Exemple : nombres guides du


Canon Speedlite 600EX

Focale 14 mm 50 mm 105 mm 200 mm


Longueur Durée Sensibilité iso : couverte
focale : d’obturation : 100 iso
souvent 100 mm 1 seconde
(dépend aussi NG 15 45 58 60
de la puissance
du flash)

Comment s’en sert-on ? Cas pratique


Le NG de chaque focale permet d’établir Pour doubler la portée utile d’un flash,
un rapport entre la distance de travail on prend en compte la loi du carré inverse
et l’ouverture : (voir page 99) :

D = distance de travail
NG = nombre guide
N = nombre d’ouverture

La portée réelle d’un flash dépend Soit on ouvre  Soit on multiplie Soit on multiplie
donc de la focale utilisée mais aussi le diaphragme par quatre par quatre
des paramètres d’expo­sition que sont de deux incréments la durée la sensibilité ISO
l’ouverture, la durée d’obturation et la d’obturation
sensibilité ISO.

100 Mémo Visuel de PHoto


Flash et synchronisation

Le flash évoque forcément la rapidité, l’instantanéité… Et pourtant, beaucoup


d’appareils photo ne permettent pas de l’utiliser avec les vitesses les plus rapides !

Lorsqu’on utilise un flash avec certains appareils photo, capteur (voir page 72). Pour s’en affranchir, il est pos-
une contrainte un peu étrange survient : la durée d’obtu- sible de procéder à une synchronisation haute vitesse
ration utilisable semble limitée à environ 1/200 s (c’est – c’est-à-dire une modulation différente de l’éclair du
variable selon l’appareil) ; on l’appelle vitesse de synchro- flash… L’inconvénient étant que cela diminue fortement
nisation (ou synchro-X). Cette limite provient de la façon sa portée.
dont fonctionne l’obturateur à rideaux placé devant le

Lorsque la vitesse d’obturation est plus élevée que la vitesse de synchronisation du flash,
une partie seulement du capteur est découverte au moment où l’éclair principal illumine la scène,
ce qui provoque un phénomène de bande sombre sur la photo (la partie exposée au flash se résumant
à une fente entre les deux rideaux).

pré-éclair éclair
de mesure principal temps

Éclairage ambiant Éclairage Éclairage ambiant


au flash

riDeau 1
riDeau 1
Capteur
riDeau 1
riDeau 1 Capteur riDeau 2

Capteur riDeau 2 riDeau 2

Rideaux fermés ouverture du Début de la fermeture Le premier rideau achève Second rideau fermé
premier rideau du second rideau de s’ouvrir, suivi du second
rideau qui se ferme

Synchro haute vitesse : des micro-éclairs sont modulés de manière à éclairer la scène pendant toute la
durée de l’exposition du capteur avec la même intensité totale que l’éclair principal de l’exemple ci-dessus.

pré-éclair
de mesure éclairs principaux temps

Éclairage Micro-éclairs Éclairage


ambiant ambiant

riDeau 1
riDeau 1
Capteur
riDeau 1
riDeau 1 Capteur riDeau 2

Capteur riDeau 2 riDeau 2

TouTe la phoTo en un clin d'œil 101


Synchronisation sur le premier
ou le second rideau
Comment photographier un sujet en mouvement de manière à ce qu’il soit net,
mais que le mouvement apparaisse flou… et dans la bonne direction ?

Lorsqu’on photographie un sujet en mouvement, il peut blème : il faut idéalement que le coup de flash se place
être tentant de vouloir à la fois obtenir le sujet net tout à la fin du mouvement, et non pas au début… sans quoi
en gardant une sensation de flou pour suggérer le dépla- ce mouvement semblera être effectué dans la direction
cement… On obtient cet effet en utilisant une pose assez inverse ! C’est ici qu’intervient la fonction de synchronisa-
longue pour flouter le mouvement, tout en donnant un tion sur le premier ou le second rideau.
coup de flash qui figera le sujet à un moment précis. Pro-

La synchronisation sur le premier ou le second rideau est un réglage assez pointu,


en général non disponible dans les appareils photo grand public. il est spécifiquement
conçu pour le cas où l’on souhaite combiner une vitesse lente et un coup de flash
afin de figer le mouvement d’un sujet en déplacement.

Synchronisation sur le premier rideau : le véhicule semble reculer, car l’appareil


enregistre d’abord le véhicule net (coup de flash), puis la traînée floue (vitesse lente).

1er coup 2e FLou cRÉÉ paR Le


De FLaSH Long tempS De poSe

Synchronisation sur le second rideau : le véhicule semble bien avancer, car l’appareil
enregistre d’abord la traînée floue (vitesse lente), puis le véhicule net (coup de flash).

1er FLou cRÉÉ paR Le 2e coup


Long tempS De poSe De FLaSH

102 MéMo Visuel de phoTo


George eastman et Kodak :
la photo pour tous
Si, dès ses débuts, la photo a connu un rapide succès, il a fallu attendre l’arrivée de
Kodak pour qu’elle essaime dans toutes les strates de la société.

Bien que le nom de George Eastman ne soit pas appareils photo simples et efficaces, techniquement
vraiment connu du grand public en dehors des et financièrement accessibles au plus grand nombre.
États-Unis, son influence dans l’histoire de la photo- En cela, on peut dire qu’il a sorti la photographie du
graphie fut décisive. En effet, dès la fondation de l’en- cercle des experts techniciens et fortunés pour la
treprise qui deviendra Kodak, il cherche à produire des rendre accessible à tous.

1881 1885 1888


George Eastman, alors banquier, En 1881, david houston dépose pour sa future gamme
fonde avec Henry A. Strong la le premier brevet de pellicule d’appareils photo, eastman veut
eastman Dry plate Company à émulsion sèche en bobine. créer un nom de marque facile
à Rochester (NY), afin de Eastman lui rachète ce brevet à retenir et dont la prononciation
prendre pied dans l’industrie en 1885. est similaire dans la plupart
photographique naissante. des langues. Ça sera Kodak.
Il y démarre la fabrication et la la marque rencontre un tel
commercialisation de plaques succès que la compagnie devient
à émulsion sèche. la eastman Kodak Company.

1888 À partir de 1890 philanthrope


Sortie du Kodak n° 1, premier Kodak développe plusieurs George Eastman est également
appareil de l’entreprise. Il est appareils photo très simples à un grand philanthrope. Tout au
préchargé en usine avec utiliser pour le grand public : le long de sa carrière, il a consacré
une bobine de pellicule de Vest pocket (1895), le Brownie une bonne partie de sa fortune
100 vues. Le prix (25 $) inclut (1900), les premiers appareils au financement d’institutions
son développement par le repliables (connus sous le nom (collèges, universités, écoles de
laboratoire Kodak ainsi de folding), etc. L’entreprise met musique…) et d’associations –
qu’une recharge de 100 vues. également au point des films dans sa ville de Rochester, ailleurs
pouvant être changés à aux États-Unis, et même en
la lumière du jour (et non plus Europe. À la fin de sa vie,
dans l’obscurité d’une chambre il s’est entièrement consacré à
noire), ce qui rend cette opération ses activités philanthropiques.
beaucoup plus commode. Décédé en 1932, George Eastman
s’est vu attribuer deux étoiles
sur le Hollywood Walk of Fame.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 103


règle des tiers, nombre d’or
et grilles de composition
« Cadrer, déclencher. » C’est ce que nous faisons tous, parfois plusieurs fois par jour.
Et si l’on y ajoutait une étape un peu plus créative ? Voyons comment « composer ».

règle des tiers : idéale pour de nombreux capteurs nombre d’or (ratio 1,618) : pas forcément le
photo au format 3:2 car elle dessine une zone meilleur choix comme aide à la composition car
parfaitement carrée (jaune clair), intéressante à il ne coïncide pas avec les formats des capteurs
exploiter. Beaucoup d’appareils proposent d’afficher d’appareil photo (qui sont souvent au format 3:2,
cette grille dans le viseur ou sur l’écran arrière. c’est-à-dire de ratio 1,5).

Division par quarts


Règle des tiers
Nombre d’or

Centre

division par moitiés et quarts : parfaite pour diagonales de l’image : particulièrement fortes
jouer sur les symétries, elle est souvent proposée pour guider le regard du spectateur, elles alignent
en aide à la composition sur les appareils photo. les points directeurs des tiers, des quarts et du
nombre d’or. Les hauteurs des triangles ainsi créés
peuvent aussi servir de repères.

104 MéMo Visuel de phoTo


règle des tiers, nombre d’or
et grilles de composition
Lorsqu’on débute en photographie, la composition de goût – certains trouveront par exemple qu’une
est souvent négligée au profit de la technique ou image est déséquilibrée, quand d’autres loueront son
de l’attention portée au choix des sujets. C’est com- dynamisme. Difficile, dès lors, d’arrêter une énon-
préhensible, car composer est moins facile à appré- ciation de règles précises. Pour autant, il n’est pas
hender et ne se résume pas aux quelques grilles inutile de connaître quelques grilles de composition
proposées sur ces deux pages ; c’est avant tout une classiques et principes de structuration de l’image afin
affaire d’équilibre, de pleins et de vides, de sensi- de pouvoir, quand l’occasion se présente, s’en inspi-
bilité, etc. C’est aussi une question de culture et rer… ou mieux s’en affranchir.

À partir de la règle des tiers ou de celle du nombre La spirale (construction d’après le nombre d’or)
d’or, il est possible de créer des diagonales constitue une forme puissante et efficace qu’il
intermédiaires qui constituent autant de lignes de est toujours intéressant de placer dans une
force. Pratiques pour photographier l’architecture composition.
ou en street photo, pour aligner une bande de
couleur, une route, un mouvement, etc.

Les formes courbes, et plus particulièrement La mise en évidence de formes géométriques


la forme en « S », sont très efficaces pour guider complètes est souvent garante d’images efficaces
naturellement l’œil du spectateur à travers une et saisissantes. Chaque forme géométrique
composition, sans à-coups ni rupture brutale. possède son propre « champ sémantique » qui
influe sur l’atmosphère de l’image : harmonie,
équilibre, dynamisme, plénitude, etc.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 105


Exposer à droite

Beaucoup d’appareils photo permettent de décaler l’exposition en forçant


une sur- ou une sous-exposition. Comment choisir ?

Sur la plupart des appareils, il est possible de visuali- l’histogramme se trouve le plus « à droite » possible, sans
ser l’histogramme (voir page 63) pendant la prise de pour autant surexposer l’image. La raison ? Il est moins
vue ; une fonction qui permet de moduler facilement problématique de récupérer de la matière dans les
l’exposition de l’image pour éviter de boucher les zones teintes très claires à la limite du blanc, que de remonter
d’ombres ou de brûler les hautes lumières. En général, des ombres bouchées, dans lesquelles le bruit apparaî-
on conseille de régler l’appareil afin que la courbe de tra plus rapidement.

Exposition à gauche exposition à droite


Lorsqu’on expose « à gauche » on a tendance En exposant « à droite » on préserve les ombres
à sous-exposer l’image. Les ombres risquent d’être du bruit numérique tout en évitant de brûler les
trop sombres pour être pleinement exploitées. hautes lumières.

Histogramme Histogramme

Avant correction : les zones claires sont normales et Avant correction : les zones claires sont à la limite
détaillées, les ombres sont à la limite d’être bouchées d’être brûlées, les ombres sont normales et détaillées.

Histogramme Histogramme

Après correction : les ombres ont été débouchées, Après correction : les zones claires ont été
mais l’opération fait ressortir le bruit numérique. assombries pour retrouver des détails sans que
l’opération ne détériore l’image.

106 MéMo Visuel de phoTo


Mieux (main)tenir son appareil photo

La majorité des photos sont prises à main levée, sans l’aide de support annexe…
Et c’est bien là la cause de nombreuses images floues.

Que l’on utilise un smartphone, un hybride ou un reflex ou un bon paramétrage de l’appareil peuvent, dans une
pro, certaines contraintes physiques et optiques sont certaine mesure, atténuer le problème (voir page 179),
toujours présentes et les risques de flous liés aux légers la première chose à faire est de veiller à optimiser la sta-
mouvements non contrôlés du photographe restent bilisation de l’appareil photo – c’est-à-dire la vôtre, dans
réels. Même si la présence d’un stabilisateur d’image la plupart des cas !

Si l’on vise par l’écran arrière, on


veillera à maintenir les bras près du buste.
Les pieds sont ici aussi bien écartés.

En cadrage horizontal, la main gauche se place sous


l’objectif et contrôle les bagues de zoom et de mise
au point. La main droite contrôle, elle, le déclencheur
et les différentes commandes.
En cadrage vertical, la main gauche reste en position
et la main droite remonte au-dessus de la tête.
Les pieds sont écartés pour maximiser l’appui au sol.

Autant que possible, on


valorisera tous les appuis
disponibles en tirant
parti de l’environnement
immédiat.

Toute la photo en un clin d'œil 107


Quel mode AF pour quel sujet ?

Saviez-vous que votre appareil gère la mise au point différemment selon que votre
sujet pilote un cerf-volant ou un dragster ?

Lors de la mise au point, l’appareil photo peut adopter tements en tentant de déterminer si le sujet bouge ou
trois comportements différents : 1 il effectue la mise au pas. C’est ce dernier qui est adopté dans les modes de
point et n’en change plus jusqu’au déclenchement, 2 il prise de vue automatiques, mais les modes « experts »
conserve en permanence le point sur le sujet (présumé laissent généralement l’utilisateur décider lui-même quel
ou sélectionné) et laisse le déclenchement se produire à mode AF utiliser.
n’importe quel moment, 3 il combine les deux compor-

1 autofocus ponctuel aF-S (Nikon, Pentax et Sony) / One-Shot (Canon)

Déclencheur enfoncé Déclencheur maintenu déclencheur enfoncé à fond :


à mi-course : l’appareil à mi-course : l’appareil conserve la l’appareil déclenche, mais seulement
fait la mise au point. mise au point, même si le sujet bouge. si la mise au point est faite.

2 autofocus continu aF-C (Nikon, Pentax et Sony) / AI Servo (Canon)

déclencheur maintenu à mi-course : déclencheur enfoncé à fond :


l’appareil refait sans cesse la mise au point l’appareil déclenche (même
et s’ajuste au sujet si il bouge. si la mise au point n’est pas faite).

3 autofocus automatique aF-a (Nikon, Pentax et Sony) / aI Focus (Canon)

Déclencheur enfoncé déclencheur maintenu à mi-course : Déclencheur enfoncé


à mi-course : l’appareil l’appareil conserve la mise au point. Si le à fond : l’appareil déclenche
fait la mise au point. sujet bouge, il passe en autofocus continu. selon le mode AF utilisé.

108 MéMo Visuel de phoTo


Quelle vitesse pour quels sujets ?

La vitesse (ou durée d’obturation) influe énormément sur l’esthétique de l’image…


Encore faut-il savoir la choisir et éviter les pièges des automatismes.

Pour photographier le mouvement, vous devez prendre se résume pas à choisir l’un ou l’autre et, quelquefois,
le contrôle de la durée d’obturation. Se pose alors la il faut savoir trouver l’équilibre entre les deux. Certains
question de ce que vous souhaitez obtenir : flou ou net ? appareils proposent même, via la fonction de bracke-
Le flou renforce l’impression de vitesse et de déplace- ting d’exposition, de prendre plusieurs vues de la même
ment, tandis que le net souligne l’instant et donne à scène avec des vitesses différentes.
voir l’action dans ses plus infimes détails. Mais tout ne

1/4 000 s 1/2 000 s 1/1 000 s 1/500 s


Figer les mouvements Figer les oiseaux Figer les véhicules en Figer les cyclistes, les
très rapides (gouttes en plein vol déplacement (voitures, coureurs, les athlètes…
d’eau, etc.) motos…)

1/250 s 1/125 s 1/60 s 1/15 s


Figer la marche Filé de véhicules Filé de cyclistes, de Filé de personnes ou
(personnes et animaux) rapides (courses…) coureurs, d’athlètes… d’animaux marchant

1/4 s 1s 5s 10 s et plus
Flouter des gens en Flouter de l’eau Traînées lumineuses de Traînées lumineuses
marche ou exécutant des (fontaine, cascade…) phares de voiture, etc. des étoiles (photo
mouvements normaux circumpolaire)

TouTe la phoTo en un clin d'œil 109


réussir ses filés

Bien connu des amateurs de sports mécaniques, l’effet de « filé » est délicat
à réaliser et nécessite une certaine habitude.

Le filé (aussi appelé « panoramique de mouvement ») est vement de telle sorte que l’on puisse utiliser une vitesse
un effet de prise de vue qui consiste à faire l’inverse de ce relativement lente – du moins plus lente que ce qui aurait
qui est normalement recommandé : bouger pendant le été nécessaire pour figer l’action sans déplacer l’appareil.
déclenchement. Mais pas n’importe comment ! L’idée est En procédant de la sorte, le sujet reste net tandis que le
de conserver un cadrage constant sur un sujet en mou- fond semble défiler derrière lui.

pourquoi faire un filé ?

Renforcer Isoler le sujet Rendre plus esthétique


le dynamisme par rapport un arrière-plan banal
de la scène à l’arrière-plan

Comment faire un filé ?


Sens du
déplacement Cadrage
constant

Rotation
de l’appareil

Vue dégagée Les longues focales


(pour anticiper sont plus adaptées
l’arrivée du sujet)

Vitesse et focale Main levée Roues et hélices


Avec une vitesse égale ou travailler si possible à main levée Pour conserver une impression
inférieure à la focale, on peut ou avec une tête pendulaire de mouvement, choisir une
difficilement se tromper (Gimbal) pour les très longues vitesse qui garde floues les roues
Exemple : avec un 300 mm, focales et les hélices
ne pas utiliser une vitesse plus
rapide que 1/300 s

1
vitesse ≤
focale

110 MéMo Visuel de phoTo


Quelle ouverture pour quels sujets ?

L’ouverture maximale d’un appareil photo joue un rôle essentiel dans sa capacité
à capter certains types de scènes et conditionne en partie sa versatilité.

Le choix de l’ouverture dépend beaucoup des condi- se rappeler que le piqué s’améliore lorsqu’on ferme le
tions de prise de vue (lumière, distance au sujet, etc.), du diaphragme de 2 ou 3 crans. Ainsi, une optique ouvrant
capteur de l’appareil et de la focale utilisée. Cela dit, à jusqu’à ƒ/1,4 offrira un très bon piqué à ƒ/2,8, tandis
focale équivalente, on peut dégager quelques grandes qu’une optique n’ouvrant qu’à ƒ/2,8 devra probablement
tendances selon les types de sujets. La question de l’inté- descendre à ƒ/5,6 pour un piqué optimal !
rêt d’une grande ouverture peut être posée, mais il faut

ƒ/1 – ƒ/1,2 ƒ/1,4 – ƒ/1,8 – ƒ/2


Ouvertures rares, chères et difficiles à utiliser. Ouvertures assez courantes, même sur des optiques
Magnifiques bokeh, mais la profondeur de bon marché. Idéales pour une courte profondeur
champ est tellement restreinte que le sujet est de champ (portraits) ou en faible luminosité.
hors focus au moindre mouvement.

portraits recherches abstraites portraits Intérieur (musées,


et esthétiques spectacles vivants…)

ƒ/2,8 – ƒ/4 ƒ/5,6 – ƒ/8


Ouvertures permettant de combiner vitesse rapide, Plage d’ouverture polyvalente, pour les scènes bien
bonne profondeur de champ et beau flou d’arrière- éclairées. Parfait pour les grand-angle qui autorisent
plan. Idéales pour les sujets en mouvement au des vitesses assez basses.
téléobjectif (sport, animalier, concert, avions, etc.)

portraits, Sports, concerts, Groupes, fêtes, tourisme, voyage,


groupes meetings aériens, safaris manifestations architecture

ƒ/11 – ƒ/16 ƒ/22 – …


Pour obtenir une grande profondeur de champ dans Au-delà de ƒ/22, la diffraction fait son apparition
une scène assez proche : paysage, architecture, et le piqué baisse. On utilise ces ouvertures en
packshot, macro, etc. Un trépied est préférable si dernier recours, par temps très ensoleillé ou si l’on
la luminosité est faible. est contraint par la vitesse – mais aussi en macro.

Macrophotographie, architecture, Macrophotographie architecture,


packshot paysage paysage

TouTe la phoTo en un clin d'œil 111


Quelle sensibilité iSO
pour quelles circonstances ?
Dans quelles situations le bruit numérique engendré par une sensibilité ISO élevée
pourra être contenu, diminué, voire supprimé ?

il va de soi que, si les circonstances le permettent, ne soient pas réunies et qu’il faille composer avec
on préférera toujours utiliser la sensibilité iso la plus une sensibilité élevée et la montée du bruit qu’elle
faible, celle qui fournira la meilleure qualité d’image, engendre. il existe toutefois des situations où il est
généralement 100 iSO (qui s’approche souvent de la possible de réduire le bruit ou d’en atténuer les effets
sensibilité nominale du capteur). Mais il arrive fré- sur l’image.
quemment que les conditions de luminosité ambiante

Mouvement ? éclairage sur le sujet bruit acceptable ?


Sujet statique ? Stabilisez la mesure de lumière est souvent Le bruit numérique est moins
l’appareil. Sujet dynamique ? faite sur l’ensemble de la scène et problématique dans certains
Tentez un filé. s’il fait très sombre, l’appareil tend cas : avec un grand sujet
Dans les deux cas, cela à surexposer. Corrigez l’exposition principal, une faible profondeur
permet de réduire la vitesse pour que seul le sujet principal de champ, des couleurs peu
et la sensibilité ISO. soit bien exposé. contrastées, peu de petits
détails…

postproduction noir & blanc Usages ?


en postproduction, le bruit le bruit paraît souvent moins Si l’image est destinée à être
numérique qui apparaît dans les gênant dans les images en noir utilisée en petite taille (réseaux
grands aplats (ciel, etc.) est plus & blanc car il est assimilé sociaux, etc.), le bruit numérique
facile à éliminer que celui visible à du grain argentique. est peu gênant. Par contre, pour
dans les zones très détaillées. des impressions de grande taille,
il faut être plus vigilant.

pour visualiser l’influence de la montée en ISO sur les détails selon les appareils photo et le type
de scène, rendez-vous sur le comparateur de dpreview (en anglais) : [Link]

112 MéMo Visuel de phoTo


La règle du ƒ/16

Comment, du premier coup d’œil, savoir si les paramètres d’ouverture, de vitesse et


de sensibilité ISO donneront une image correctement exposée ?

Pour évaluer la pertinence des paramètres choisis, 1/200 s à 200 ISO… Une fois que l’on a bien mémo-
on peut s’appuyer sur la règle du ƒ/16, une méthode risé ces valeurs, on finit par savoir les extrapoler selon
simple et facile à appliquer qui énonce qu’« en plein le type de lumière disponible (soleil, temps nuageux,
soleil et à l’ouverture de ƒ/16, la vitesse choisie cor- crépuscule…) jusqu’à deviner d’instinct et en toutes
respond à l’inverse de la valeur de sensibilité ISO ». circonstances quels paramètres pourraient convenir.
On choisira donc 1/800 s à 800 ISO, 1/400 s à 400 ISO,

Règle du ƒ/16 En cas de changement En cas de changement


d’ouverture de luminosité
En plein soleil et à
l’ouverture de ƒ/16, la vitesse Si l’on change l’ouverture, Si la luminosité change,
choisie correspond à les autres paramètres s’adaptent : l’ouverture de référence change :
l’inverse de la valeur de
sensibilité ISO :

Plein soleil ƒ/8 (+ 2 IL) Nuageux ƒ/8 (+ 2 IL)

Plein soleil ƒ/16

1/200 s 50 ISO 1/200 s 200 ISO


1/800 s 200 ISO 1/800 s 800 ISO

1/50 s 50 ISO 1/1 600 s 400 ISO 1/1 600 s 1 600 ISO

1/100 s 100 ISO


Plein soleil ƒ/4 (+ 4 IL) Crépuscule ƒ/4 (+ 4 IL)

1/200 s 200 ISO


1/200 s 12,5 ISO 1/200 s 200 ISO
1/800 s 50 ISO 1/800 s 800 ISO
1/1 600 s 100 ISO 1/1 600 s 1 600 ISO

Si la sensibilité disponible Pour conserver l’équivalence


1/800 s 800 ISO n’est pas assez basse, on peut entre les valeurs de la vitesse
utiliser un filtre gris neutre et de la sensibilité ISO, il faut
pour réduire la luminosité. adapter l’ouverture.

Toute la photo en un clin d'œil 113


Stabiliser l’appareil : choisir un trépied

Objet simple en apparence, le trépied présente énormément de variantes et de


possibilités techniques parmi lesquelles il est parfois difficile de s’y retrouver.

Choisir un trépied n’est pas si simple et, faute d’infor- prendre en compte au moment du choix. Attention, cela
mations, on est tenté de se focaliser sur l’étiquette de ne concerne que la partie trépied (les têtes sont traitées
prix. D’ailleurs, les photographes professionnels ont à la page suivante). Il vaut donc mieux éviter ceux dont
souvent plusieurs trépieds pour répondre à toutes la tête est inamovible, car leur capacité à évoluer est dès
les situations de prise de vue. Nous avons réuni ici les lors proche de zéro.
principales caractéristiques techniques qu’il est bon de

poids du trépied poids supporté Encombrement


Important en cas de portage du Donne un ordre d’idée du matériel Important pour son transport
matériel sur de longues distances pour lequel le trépied est prévu (sac à dos, moto…)

Hauteur déployée Versatilité Colonne


L’appareil doit arriver à hauteur Spécialisé vs polyvalent ? À voir Longue, courte, démontable,
d’œil en cas de longues sessions selon les usages envisagés… avec crochet, à crémaillère…
de prise de vue

matériau nombre de sections pas de vis


Trois matériaux possibles qui Plus les jambes ont de sections, Kodak ou Congrès, le pas de vis
influent sur le prix et le poids moins rigide est l’ensemble influe sur la compatibilité des têtes

aLumInIum KoDaK congRèS


une SectIon
FIBReS De
BaSaLte
tRoIS SectIonS
FIBReS De
caRBone

114 MéMo Visuel de phoTo


Stabiliser l’appareil : choisir une tête

Fondamentale, la rotule du trépied doit permettre de modifier le cadrage facilement et


avec précision, tout en assurant la rigidité de l’ensemble.

Également appelée tête, la rotule est un élément signi- quemment rencontré est celui du trépied costaud asso-
ficatif dans la composition d’un trépied car, si elle est cié à une rotule trop faible pour supporter le poids du
sous-dimensionnée ou que ses fonctions sont mal choi- matériel utilisé… le tout devenant relativement instable
sies, elle complique l’utilisation de celui-ci et peut même et rendant difficiles les cadrages précis.
annuler certaines de ses qualités. L’exemple le plus fré-

tête boule tête pendulaire tête panoramique 360°


Modèle très courant, souvent Aussi appelée Gimbal, elle facilite Composée de plateaux
présent sur les trépieds d’entrée l’usage des longues focales coulissants, elle facilite les vues
de gamme. Très rapide, seule la et sécurise leur équilibre (en destinées à être assemblées
version avec poignée offre une empêchant le basculement sous forme de panoramas
bonne précision. involontaire). Encombrante, immersifs 360°.
mais efficace.

tête 3 directions tête 2 directions tête 1 direction


Équipée d’axes vissants sur Permet des mouvements souples Mouvement de haut en bas
les trois directions. Un bon de haut en bas et de gauche à uniquement, convient pour les
compromis entre rapidité et droite. Utilisée en vidéo. monopodes.
précision. Certains modèles
micrométriques offrent
un ajustement très précis.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 115


Stabiliser le trépied

Pour s’assurer qu’un trépied est en équilibre stable, il suffit de savoir identifier son
centre de gravité et sa base de sustentation.

Le centre de gravité d’un objet est un point symbolique forme virtuelle contenant tous les points de contact d’un
et virtuel situé dans l’espace et sur lequel on considère objet avec la surface sur laquelle il repose. Pour que cet
par convention que s’applique le poids. Son emplace- objet soit en équilibre stable, la verticale de gravité qui
ment varie selon la forme de l’objet et la répartition des descend depuis le centre de gravité doit passer par cette
masses qui le constituent. La base de sustentation est la base. Si elle est en dehors, il y a chute.

trépied en équilibre stable


La verticale de gravité passe par la base de sustentation

centRe De
gRaVItÉ

VeRtIcaLe
De gRaVItÉ

BaSe De
SuStentatIon

trépied en équilibre précaire trépied en déséquilibre


La verticale de gravité passe près du bord La verticale de gravité est en dehors
de la base de sustentation de la base de sustentation

cHute cHute

116 MéMo Visuel de phoTo


Énergie et alimentation

Les appareils photo modernes sont gourmands en énergie et leurs batteries


requièrent une attention particulière afin qu’elles donnent le meilleur d’elles-mêmes.

Elles paraissent simples, solides et faciles à manipuler… par le constructeur et utiliser les batteries avec un maxi-
En réalité, les batteries d’appareils photo sont des mum de précautions. Pour optimiser leur énergie et
objets délicats car elles contiennent des éléments éviter la panne, il y a quelques précautions à prendre et
chimiques et sont conçues pour dégager de l’énergie. astuces à connaître…
Il faut donc bien lire les consignes de sécurité fournies

taille de la Seconde poignée-grip température


batterie batterie La poignée Le froid diminue
Les reflex bénéficient Une seconde batterie supplémentaire qui l’autonomie des
souvent d’une offrira une autonomie se fixe sous certains batteries ; il convient de
autonomie plus supplémentaire et peut appareils permet les transporter au
importante que les sauver la mise. d’utiliser conjointement chaud dans ses poches
compacts car leur deux batteries. lorsqu’on shoote
batterie est plus en hiver.
volumineuse.

Consommation Quand Stockage Contrefaçon


L’écran arrière est recharger ? prolongé Les batteries sont parmi
certainement l’élément L’idéal est de recharger En cas de stockage les produits photo
le plus gourmand une batterie juste prolongé, retirez la les plus contrefaits.
en énergie, suivi de avant de l’utiliser, batterie de l’appareil Compte tenu des
l’autofocus Servo… car elle se décharge et gardez-la dans risques encourus,
Pour améliorer progressivement avec le un endroit frais, il est fortement
l’autonomie, on peut temps, même lorsqu’elle sec et bien ventilé. conseillé de n’acheter
éviter d’utiliser ces n’est pas utilisée. que des batteries
deux fonctions. « constructeur » dans
une enseigne sérieuse.

IÉ e
c e R t IF

TouTe la phoTo en un clin d'œil 117


Optimiser les performances des optiques

Quelques accessoires bien choisis augmentent les capacités d’une optique ou la


rendent plus adaptée à des circonstances spécifiques.

parasoleil tube-allonge, soufflet


Le parasoleil est avant tout conçu pour protéger Un tube-allonge est une bague d’épaisseur
l’optique des rayons lumineux obliques qui génèrent fixe que l’on insère entre le boîtier et l’optique
du flare (voir page 170). Il est utile en toutes afin de réduire la distance minimale de mise au
circonstances : en plein soleil, mais aussi face à des point de l’optique et de focaliser sur des sujets très
spots, etc. Chaque couple capteur-optique nécessite proches. L’inconvénient, c’est que l’on perd
un parasoleil spécifique (adapté au champ angulaire). la possibilité de faire la mise au point à l’infini.
Le soufflet fonctionne sur le même principe,
sauf qu’il est plus épais et extensible.

multiplicateur de focale Flash annulaire


Cet accessoire qui se place entre le boîtier et Pour apporter un surcroît de lumière lorsqu’on
l’optique permet d’en multiplier la longueur utilise un flash macro, il existe des flashes
focale (x1,4, x1,5 ou x2). Seules certaines annulaires qui se montent à l’avant de l’optique
optiques (longues focales) sont compatibles pour fournir une lumière homogène.
avec les multiplicateurs.

×2

118 MéMo Visuel de phoTo


Optimiser les performances des optiques

Dans un système photographique construit autour d’un leurs performances ou d’étendre leurs fonctions et ce,
boîtier reflex ou hybride, les objectifs occupent une part pour une fraction de leur valeur. De plus, ces accessoires
importante, voire centrale, et pour cette raison, leur ne prenant pas beaucoup de place, on pourra facilement
achat représente souvent l’essentiel du budget. Pour les emmener en excursion ou en balade, pour augmen-
autant, il est possible, à l’aide d’accessoires, d’améliorer ter la versatilité d’un appareil sans trop s’encombrer.

Bonnette bague step-up Filtres optiques


Les bonnettes sont des lentilles Beaucoup d’optiques partagent Conseillés en outre pour protéger
vissantes à placer sur l’avant des le même diamètre de filetage les optiques, les filtres peuvent
optiques, comme des filtres. Leur de filtre, ce qui en facilite l’achat. contribuer à l’amélioration
pouvoir grossissant permet de Mais on peut vouloir utiliser des images. Voir pages 120-121
transformer une optique normale un filtre de diamètre supérieur : pour plus d’informations.
en optique macro jusqu’à des une bague step-up permet alors
grossissements de 50 %. de compenser cette différence
de diamètre.

bague d’inversion Bean bag Collier de trépied


Une bague d’inversion permet Le bean bag est un simple sac Certaines longues focales ne
de monter l’optique à l’envers rempli… de haricots (ou de toute sont pas fournies avec un collier
sur le boîtier, ce qui donne la autre matière similaire, tel que du de trépied, accessoire pourtant
possibilité de faire de la macro à riz). Il permet de caler l’appareil et fort utile. Il améliore la stabilité
peu de frais. L’optique fonctionne l’objectif sur une surface inégale de l’ensemble et facilite la
complètement en mode manuel, afin de travailler en pose longue. manipulation de l’appareil.
à moins d’utiliser un système avec On en trouve même qui s’adapte
report des contacts. aux portières de voiture.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 119


Les filtres optiques n’ont pas dit
leur dernier mot
Les filtres optiques ont perdu de leur pertinence avec l’arrivée de la retouche
numérique, mais quelques-uns apportent encore un vrai plus aux images.

Filtre neutre de protection Filtre polarisant


Certains constructeurs d’optiques proposent Le filtre polarisant a pour effet d’éliminer la lumière
des filtres de protection neutres polarisée, c’est-à-dire les reflets de la lumière du
qui n’affectent aucunement la qualité de l’image jour sur les objets qui nous entourent et celle émise
mais protègent la lentille frontale de l’optique. par certains éclairages. Ces reflets ont tendance
à atténuer la couleur naturelle. Exemple le plus
courant : la végétation. La lumière reflétée sur son
feuillage lui donne une teinte bleutée. Avec un filtre
polarisant, la végétation retrouve une teinte verte
plus vive. Notez que le filtre polarisant assombrit
sensiblement l’image – à prendre en compte
dans les environnements mal éclairés.

filtre UV et Skylight
Ces deux filtres absorbent les UV et permettent
ainsi de réduire le voile atmosphérique. Si le simple
filtre UV est généralement incolore, le Skylight
présente une teinte ambrée ou rosée qui réchauffe
légèrement les couleurs. Nombreux sont les
photographes qui laissent l’un ou l’autre monté
en permanence sur l’objectif.

Sans filtre polarisant Avec filtre polarisant

120 MéMo Visuel de phoTo


Les filtres optiques n’ont pas dit
leur dernier mot
Les appareils numériques et les outils de postproduction de l’image qui ne sauraient être reproduites numérique-
ont rendu complètement caducs de nombreux filtres ment. On évitera cependant les modèles trop anciens,
photo qui étaient couramment utilisés en argentique, peu adaptés aux capteurs et aux optiques modernes. La
notamment les filtres colorés et les filtres d’effets visuels plupart des filtres sont de forme circulaire vissante, mais
ou de floutage. Plusieurs filtres restent néanmoins utiles il en existe au format carré à glisser dans un porte-filtre
car proposant des améliorations ou des modifications vissé sur l'avant de l'optique.

filtre gris neutre filtre gris neutre dégradé


Le filtre gris neutre est un « retardateur de lumière », Lorsqu’on photographie une scène avec de forts
il diminue de manière homogène la quantité de écarts de lumière, typiquement un paysage dont
lumière transitant par l’objectif. Son intérêt ? Allonger le ciel est très lumineux, il arrive fréquemment
le temps de pose, tout simplement. Ces filtres sont que celui-ci soit complètement surexposé. Le
référencés par les deux lettres ND (Neutral Density) filtre neutre dégradé permet d’agir sur une partie
suivies du nombre par lequel le temps de pose est de l’image (généralement le haut) pour diminuer
multiplié. Par exemple, un filtre ND 400 multiplie le artificiellement la quantité de lumière reçue :
temps de pose par 400 : une pose de 1 s sans filtre il empêche les hautes lumières d’être brûlées.
durera 6 min 40 s avec filtre.

Filtres couleurs Filtres pour la photo


Très utilisés en argentique noir et blanc, les astronomique
filtres colorés sont devenus moins fréquents L’observation et la photographie astronomique
en numérique car les outils de postproduction ont recours à de nombreux filtres : pour éliminer
permettent de reproduire facilement leur rendu. des lumières parasites (pollution lumineuse), pour
enregistrer des longueurs d’onde spécifiques et
mettre en avant certains objets célestes (galaxies,
nuages de poussières, etc.), ou encore pour réduire
fortement la quantité de lumière qui pénètre
dans l’optique (dans le cas des éclipses solaires,
par exemple).

Un filtre Baader
Astrosolar conçu pour
photographier les
éclipses solaires ne
laisse passer que
1/10 000 de la lumière
solaire, évitant de
brûler l’œil ou le capteur.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 121


protéger ses optiques

Sur un appareil photo, l’objectif est certainement la partie la plus exposée… et l’une
des plus onéreuses à faire réparer. Voyons comment le protéger efficacement.

Pour protéger l’optique d’un appareil photo, on peut il faut veiller à bien le choisir afin qu’il ne détériore pas la
se tourner vers trois solutions : le parasoleil, le filtre et qualité de l’image. Enfin, si l’optique est interchangeable,
la pochette. Le parasoleil, en plus de son influence sur une pochette peut servir pour le stockage et le transport.
la qualité de l’image, protège la lentille avant des chocs Notons aussi l’existence de protections anti-pluie, de
malencontreux. Le filtre joue grosso modo le même rôle housses en néoprène et de l’incontournable gaffer.
et constitue un excellent complément au parasoleil –

parasoleil Filtre pochette et fourre-tout


Certains constructeurs font En plus de sa fonction optique, Si la plupart des petites optiques
l’économie du parasoleil pour le filtre est un bon complément trouveront leur place dans les
les optiques d’entrée de gamme, au parasoleil car il protège la sacs photo, les optiques de taille
et on le trouve rarement avec lentille frontale des chocs et des moyenne et plus gagneront
des appareils compacts, bridges projections (cailloux, etc.). à disposer d’une pochette dédiée
ou hybrides. Pourtant, son double Il faut le choisir de bonne qualité – ainsi elles pourront
rôle de protection (soleil afin qu’il ne réduise pas la qualité être transportées sans encourir
et choc) est essentiel. des images. Voir pages 120-121 de risque.
pour plus de détails concernant
les filtres.

protection anti-pluie Housse en néoprène Gaffer


Ces housses souples et larges Très utilisées en photo animalière, Le gaffer permet de protéger
recouvrent complètement les housses en néoprène sont l’optique de manière sélective
l’appareil photo et son optique conçues pour des modèles en ne recouvrant que quelques
afin de permettre la prise de vue spécifiques car elles s’ajustent zones (parasoleil, bagues…).
sous la pluie ou la neige. Elles ne au plus près de l’optique, laissant Il existe en noir (assez passe-
protègent pas des chocs. libre accès aux commandes. partout) ou avec motif
Souvent à motif camouflage, elles camouflage (utilisé par les
protègent de la poussière, de photographes animaliers).
l’humidité et des chocs.

122 MéMo Visuel de phoTo


protéger son appareil avec du gaffer

Pour protéger un appareil photo, on se tourne souvent vers des pochettes ou des
sacoches plus ou moins onéreuses… alors qu’un simple bout de gaffer suffit parfois !

Le gaffer est un ruban adhésif multi-usages, souvent de Il préserve de l’usure naturelle, des rayures ou des petits
couleur noire, que l’on utilise sur les plateaux de tour- chocs, et empêche l’accumulation de saletés dans les
nage et dans les studios pour ajuster des équipements, interstices difficiles à nettoyer. Légèrement extensible,
fixer des câbles, indiquer des emplacements au sol, etc. il s’adapte facilement aux courbes de l’appareil photo
De nombreux photographes ont pris l’habitude d’en cou- et peut être enlevé facilement sans laisser de traces. Il
vrir leur matériel (boîtier et objectif) pour le protéger. existe en version camouflage.

profil bas éclaboussures parties exposées


Le gaffer masque la marque et Le gaffer constitue une couche de Il n’est pas indispensable de
le modèle de l’appareil photo, le protection contre les projections recouvrir intégralement l’appareil,
rendant moins identifiable. De d’eau et les éclaboussures. seules les parties les plus
loin, l’appareil peut même donner exposées peuvent être traitées.
l’impression d’avoir subi une
réparation de fortune…

Finition Grosse chaleur Où l’acheter ?


Pour un résultat propre Le gaffer n’est pas idéal pour On en trouve dans les boutiques
et durable, faire les découpes les climats chauds (> 30 °C) de photo/vidéo, chez les
avec un outil tranchant car la colle tend à se ramollir loueurs de matériel de cinéma
(ciseaux, cutter…) et à coller aux doigts. et sur Internet.

pHoto·VIDeo

TouTe la phoTo en un clin d'œil 123


Micro-ajustements de l’autofocus

Certains boîtiers haut de gamme permettent de contrôler et, si besoin, de corriger


finement le réglage de l’autofocus en fonction de l’optique utilisée.

Aujourd’hui, les capteurs des boîtiers haut de gamme une fonction de micro-réglage de l’autofocus qui agira
sont tellement définis qu’il arrive d’observer un petit globalement sur l’appareil, ou bien spécifiquement à
décalage entre le plan sur lequel l’autofocus fait la mise chaque objectif. La procédure est trop longue et com-
au point et celui sur lequel l’image est réellement nette. plexe pour être décrite ici en détail, mais en voici néan-
Pour pallier ce problème, certains appareils intègrent moins un aperçu…

Identification protocole
S'assurer qu'il existe bien Pour évaluer ce décalage, il faudra réaliser une série de photos test
un décalage de l'autofocus. en décalant progressivement la mise au point afin d’évaluer l’ampleur
On parle de front focus quand de la correction à apporter, en respectant quelques consignes :
la mise au point se fait
systématiquement devant
le plan visé, et de back focus
quand elle se fait derrière.

Qualité Chasser notes et


optimale les biais documents
Choisir les Éviter autant Lire la partie du manuel
meilleurs que possible consacrée à cette fonction,
paramètres, les biais de compléter avec des infos
Plan net à Plan net à mais privilégier méthode qui glanées sur le Web et
l’avant : l’arrière : le JPEG pour pourraient prendre des notes pendant
front focus back focus plus de facilité. fausser les le processus pour identifier
Plan sur lequel résultats. les prises de vue.
est fait le point

type d’installation
Il faut mettre en place un ensemble bien éclairé et très stable, qui ne souffrira pas de vibrations
ou de manque de lumière, afin d’obtenir la meilleure qualité d’image possible.

1 1
Le plan du capteur et celui de la mire
3 (en orange) doivent être 1 parallèles et
2 2 alignés. 3 Une règle graduée et
inclinée à environ 45° (en vert) permet
de déterminer plus rapidement si le
décalage se fait en avant ou en arrière
4 4 du plan de mise au point. 4 L’appa-
reil et la mire doivent être placés sur
des supports rigides pour éviter toute
transmission de vibrations qui pour-
rait invalider les mesures effectuées.

124 MéMo Visuel de phoTo


Déclencher à distance

Prendre de la distance par rapport à l’appareil a toujours été l’une des principales
préoccupations des photographes qui ont inventé une myriade d’outils pour y parvenir.

Voici des accessoires qui ont certainement évolué à la tance, via l’écran tactile de son smartphone, et presque
même vitesse que les reflex qu’ils pilotent ! Il y a une gratuitement ! Bien sûr, tout le monde n’a pas l’envie ou
quinzaine d’années, le choix de télécommandes dispo- la possibilité d’utiliser un tel accessoire pour contrôler
nibles se réduisait à cinq ou six modèles et était souvent son appareil photo, et les télécommandes plus tradition-
limité à la gamme proposée par chaque constructeur. nelles conservent quelques atouts.
Aujourd’hui, on peut piloter son reflex d’un doigt, à dis-

télécommande filaire télécommande sans fil


Le déclencheur mécanique à bouton-poussoir ou La plupart des appareils proposent le déclenchement
à poire des anciens appareils argentiques est en via Wi-Fi ou Bluetooth, avec une télécommande ou
quelque sorte l’ancêtre de la télécommande filaire. un smartphone. La connexion radio, plus robuste, est
Ses fonctions sont similaires : éviter un flou de bougé utilisée par les pros pour placer un appareil à bonne
au déclenchement et permettre au photographe de distance dans un lieu encombré et activer la prise
figurer sur son propre cliché… de vue sans coup faillir (par exemple en football, on
voit souvent derrière les buts une rangée d’appareils
pilotés par radio).

pièges et barrières prise de contrôle distant


Les pièges et barrières optiques sont très utilisés En plus du déclenchement, certains appareils
en chasse photographique pour pouvoir shooter acceptent une prise de contrôle avancée offrant
automatiquement le passage d’animaux, sans l'accès à de nombreux paramètres – via un
qu’une présence humaine soit nécessaire. smartphone, une tablette ou un ordinateur,
par câble ou par réseau sans fil… Voire par Internet.

un pc peut piloter
un télescope et
son appareil photo
via Internet

télécommande DIY
Une télécommande filaire agit comme un simple interrupteur fermant un circuit électrique dont
l'appareil est la source d'énergie. Dès lors, il est assez facile d'en fabriquer une soi-même. On trouve
des plans de circuits sur le Net…

TouTe la phoTo en un clin d'œil 125


12 appareils qui ont marqué leur époque
Certains appareils ou série d’appareils sont restés dans les esprits – qui ont joué
parfois un rôle historique… ou anecdotique.

Brownie Speed Graphic Ermanox


(Kodak, 1900) (Folmer & Schwing, 1912) (Erneman, 1924)
Brownie est le nom générique Le look iconique de cet appareil, Ermanox fut le premier à utiliser
d’une longue lignée d’appareils flanqué de son gros flash, nous une optique très lumineuse
pratiques et bon marché qui expédie immédiatement dans (ƒ/2, puis ƒ/1,8 en 1925) dans
ont popularisé la photographie. un polar des années 1930… un format de poche (plaques de
Le Brownie 1, premier modèle De fait, les Speed Graphic 4,5 × 6 cm). Cela lui permettait
sorti en 1900 et vendu 1 $ ne ont connu une telle popularité de travailler en faible luminosité,
disposait d’aucun réglage et auprès des photojournalistes – à des vitesses qui autorisaient
pouvait recevoir un rouleau de profession alors émergente – une tenue à main levée. Il
6 poses. Son succès fut tel qu’il que ce nom a fini par désigner est rapidement devenu l’outil
permit à Kodak de s’imposer tous les appareils de presse préféré de ce qui deviendra
comme le principal acteur de la de ce style. le photojournalisme, en street
photographie grand public. photography.

Calypso phot Module photo Hasselblad 500 EL


(Hasselblad, 1969)
(Spirotechnique, 1961) Lunar Orbiter
Premier appareil de photo (Kodak, 1967) À l’occasion des premiers pas de
subaquatique (sans caisson) mis l’Homme sur la Lune en 1969,
Au début des années 1960, l’Hasselblad 500 EL a été conçu
sur le marché, le Calypso Phot la NASA met en place Lunar
a été conçu par le commandant afin de supporter les conditions
Orbiter, un programme visant à extrêmes sur la surface lunaire et
J.-Y. Cousteau et l’ingénieur cartographier la Lune. Kodak est
J. de Wouters. Il n’a connu qu’une être manipulable par un astronaute
chargé de concevoir un système en combinaison spatiale. Seuls
version avant d’être revendu à photo destiné à être embarqué
Nikon, qui s’en est inspiré pour les magasins contenant les films
dans les sondes lunaires : étaient ramenés sur Terre et une
développer sa gamme Nikonos, bi-objectif, résistant au froid
des appareils argentiques douzaine d’Hasselblad ont été
spatial, développant, scannant abandonnés sur la Lune (un seul
appréciés des plongeurs et transmettant les images à la
photographes. en est revenu).
Terre au fur et à mesure des
prises de vue.

126 Mémo Visuel de PHoto


12 appareils qui ont marqué leur époque

LEICA rOLLEIfLEx nIKOn F


(LEITZ, 1925) (ROLLEIFLEX, 1929) (NIKON, 1959)
Le Leica est né vers 1913 Immédiatement reconnaissable, Après avoir bien étudié la
d’un souhait d’Oskar Barnack, le rolleiflex fut le premier concurrence, nikon lança le F, son
ingénieur chez Leitz, de pouvoir appareil bi-objectif moyen premier reflex à pellicule 35 mm,
emporter un petit appareil photo format (6 × 6 cm) dont le boîtier dans le but de se positionner
léger et solide en randonnée. était en métal (et non plus sur ce marché émergent. Ce fut
Pour son prototype, il utilisa du en bois), ce qui lui conférait un coup de maître : l’appareil
film cinéma de 35 mm plutôt solidité et compacité – des synthétisait plusieurs bonnes
que les films plus larges alors en qualités qui en ont fait pendant idées développées çà et là et
vogue. Les qualités mécaniques longtemps l’appareil favori des s’accompagnait d’une belle gamme
et optiques de l’appareil, produit photographes professionnels d’optiques et d’accessoires. Il fut
en série à partir de 1925, eurent puisque la dernière mouture est rapidement considéré comme le
un succès immédiat qui ne s’est sortie en 1987 ! premier système reflex moderne.
jamais démenti.

prEMIEr nUMérIQUE CanOn ae-1 dyCAM MOdEL 1


(KODAK, 1975) (CANON, 1976) (LOGItECH FOtOMAN, 1990)
Cet étrange assemblage est le En 1976, le Canon ae-1 (pour Le Fotoman/Dycam fut le
premier prototype d’appareil Automatic Exposure) fut le premier premier appareil numérique à
photo numérique. Conçu par appareil embarquant une unité être mondialement distribué.
Steven Sasson, alors ingénieur centrale (dédiée au calcul de Destiné au grand public, il
chez Kodak, il capturait la lumière l’exposition). Autre innovation : était très simple d’utilisation
via une optique de caméra l’utilisation de plastique (à la place (on pouvait le brancher sur un
Super 8 et un nouveau type de de métal) pour réduire le coût, « micro-ordinateur ») mais ne
capteur CCD. Ses photos de 100 afin de rendre accessibles au produisait que des images n&b
× 100 pixels étaient enregistrées grand public des performances de 284 × 376 pixels, de qualité
sur une cassette de type audio, le jusque là réservées aux médiocre. Il a ouvert la voie aux
tout alimenté par 16 batteries. professionnels. appareils numériques.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 127


#chapitre·5

En
pratique
Le grand-angle

Le grand-angle est une optique plutôt bienveillante : facile à utiliser, il délivre assez
vite de bons résultats et piège rarement son utilisateur.

La focale type du grand-angle démarre à quelques milli- cendant pas sous 1/50 s, on est quasiment assuré de
mètres et peut monter jusqu’à ± 35 mm. Sa caractéris- produire une image nette – ce qui en fait un bon choix
tique première est qu’il englobe un champ de vision très pour photographier en conditions de faible luminosité.
large, jusqu’à 180° (voire plus) pour certains fisheye (voir Leur principal défaut reste leur prix souvent assez élevé,
page 135). Les grand-angle sont moins sujets aux flous comparativement aux autres optiques.
de bougé (grâce à leur très courte focale) et, en ne des-

Effets sur l’image


Coupe d’un grand-angle En augmentant la sensation de profondeur, en
allongeant les distances et en éloignant l’arrière-
plan, le grand-angle favorise les effets dramatiques
– comme la mise en valeur d’un élément situé au
premier plan, tout en laissant voir au second plan la
scène dans laquelle il s’inscrit. La plupart des grand-
angle sont orthoscopiques : ils reproduisent à peu
près correctement les lignes droites (mais ils sont
souvent sujets aux distorsions en barillet). A contrario,
les fisheye génèrent des images très caractéristiques
où toutes les droites, sauf celles passant par le centre
de l’image, sont fortement incurvées.

24 mm ƒ/1,4

Usages et sujets

paysage Groupes de personnes

reportage, architecture
musée

130 MéMo Visuel de phoTo


Le zoom trans-standard

Passage obligé de tout photographe, le trans-standard est présent sur la majorité des
compacts et bridges, et est souvent utilisé comme première optique sur un nouveau reflex.

Les trans-standards sont des focales dont la plage de les photographes de mariage, les voyageurs, etc., car ils
zoom s’étend de ±20 mm à ±100 mm, même si quelques- permettent de traiter beaucoup de sujets différents avec
uns commencent plus bas et montent (nettement) plus un matériel à l’encombrement réduit. Ce sont des op-
haut. On retrouve sous ce vocable des optiques plutôt tiques très courantes et il en existe à tous les prix ; les mo-
généralistes, permettant d’aborder à peu près tous les dèles fournis dans les kits d’entrée de gamme sont d’ail-
sujets. Ils sont souvent utilisés par les reporters de terrain, leurs souvent des trans-standards de qualité honorable.

Effets sur l’image


Coupe d’un trans-standard La popularité de cette famille d’optiques a largement
banalisé leur rendu visuel (en termes de focale
et d’ouverture), tandis que le confort apporté par
le zoom peut conduire à une certaine « paresse »
visuelle qui n’incite pas à la recherche d’un point de
vue original. Pour ces deux raisons, il faut vraiment
redoubler de créativité quand on utilise un trans-
standard, si l’on souhaite faire sortir ses photos du lot.

24-105 mm ƒ/4

Usages et sujets

paysage portrait, vie familiale

reportage, tourisme, voyages


street photography

TouTe la phoTo en un clin d'œil 131


Le téléobjectif

Qu’il soit en zoom ou en focale fixe, le téléobjectif est l’optique de tous les superlatifs,
tant sur le plan technique et ergonomique que financier.

En termes de longueur focale, les téléobjectifs com- nels. Leurs usages sont très variés, leurs caractéristiques
plètent par le haut la catégorie des trans-standards, et et leurs fonctions peuvent être très pointues et leur prix,
leur plage focale commence souvent vers 50 ou 70 mm, atteindre des sommets. Attention : plus on monte dans la
pour se terminer entre 200 et 600 mm. On les rencontre focale, plus leur utilisation devient exigeante et demande
aussi bien sur certains compacts grand public surgonflés du doigté.
que dans le fourre-tout des photographes profession-

Effets sur l’image


Coupe d’un téléobjectif Plus la focale est longue, plus l’effet de compression
de la perspective se fera sentir, conférant à l’image
cette esthétique si spécifique. Certains modèles
tablent plutôt sur la polyvalence (55-200 mm), d’autres
proposent de grandes ouvertures très piquées
(70-200 mm à ƒ/2,8, 200 mm à ƒ/2…) ou des focales
énormes (600 mm, 800 mm…). Beaucoup sont par
ailleurs munis d’un stabilisateur d’image qui facilitera
la prise de vue à main levée, mais dans bien des cas, le
trépied est quasi indispensable. En effet, la principale
difficulté, avec une longue focale, est la gestion des
vitesses pour éviter les risques de bougé dus au
mauvais maintien de l’appareil.

600 mm ƒ/4

Usages et sujets

sport animaux

reportage tourisme, voyages

132 MéMo Visuel de phoTo


La focale fixe

Contraignante ou libératoire – selon les points de vue – la focale fixe présente un seul
inconvénient (sa focale… fixe) et de multiples avantages.

Pendant longtemps, les photographes ont utilisé des prix inférieur à celui d’un zoom de qualité équivalente.
focales fixes et, aujourd’hui encore, ils sont nombreux Par ailleurs, beaucoup de photographes considèrent que
à les préférer aux zooms. La raison est simple : la for- photographier à la focale fixe constitue un choix délibéré
mule optique de ce type d’objectif est optimisée pour vers la sobriété et l’excellence, une sorte de contrainte
une seule focale, ce qui permet une plus grande simpli- forcée à laquelle l’œil se doit de répondre au mieux – un
cité mécanique et un excellent résultat, le tout pour un exercice de style, en quelque sorte.

Effets sur l’image


Coupe d’une focale fixe Comme elles possèdent de bonnes qualités optiques,
les focales fixes sont surtout utilisées pour faire
de belles images : en studio pour le portrait, en
macrophotographie, en nature morte et en packshot
(photos d’objets) – mais les photographes de sport ou
d’animaux ne les dédaignent pas ; c’est pourquoi on
trouve quasiment toutes les focales, de 8 à 800 mm…
Leur incroyable qualité optique se conjugue souvent
avec une ouverture très importante, ce qui en fait des
optiques idéales pour photographier en conditions
de basses lumières (musées, salles de concert),
à très haute vitesse (sport) ou avec une profondeur
de champ très réduite (portrait).

50 mm ƒ/1,8

Usages et sujets

Concert, sport portrait

reportage, Macro
street photography

TouTe la phoTo en un clin d'œil 133


L’objectif tilt-shift

Si la majorité des optiques sont conçues pour un seul type de mouvement (d’avant en
arrière, selon l’axe optique), il en existe quelques-unes beaucoup plus libres…

À l’instar de certaines chambres photographiques, les fier la perspective. Pour cela, ces optiques sont équipées
objectifs à bascule et décentrement (tilt-shift en anglais) de mécanismes modifiant la position de certains groupes
sont conçus pour modifier l’alignement du plan photo- optiques, transformant ainsi le rendu de l’image. Ce sont
sensible et de l’axe optique de l’objectif – par bascule ou généralement des focales fixes assez onéreuses, réser-
par décentrement. Cela permet soit d’incliner le plan sur vées à des usages bien spécifiques et utilisées par des
lequel s’applique la profondeur de champ, soit de modi- professionnels ou des amateurs éclairés.

Bascule (shift)
La bascule est une rotation horizontale ou verticale
du corps avant de l’objectif par rapport à l’axe
optique. Elle permet de modifier l’inclinaison du plan
de mise au point (qui est habituellement parallèle
au plan photosensible) afin d’augmenter ou de
diminuer la profondeur de champ, indépendamment
de l’ouverture du diaphragme (selon la loi de
Scheimpflug) – ce qui a servi d’inspiration pour l’effet
« Miniature » proposé par de nombreux appareils
Bascule sur l’axe Bascule sur
photo et smartphones. Ce mouvement modifie
horizontal l’axe vertical
également le rendu de la perspective et est souvent
(ici, vers le haut) (ici, vers la droite)
utilisé pour « redresser » des bâtiments.

Décentrement (tilt)
Le décentrement est une translation de l’objectif
par rapport à l’axe optique. Ce mouvement peut lui
aussi se faire à la verticale ou à l’horizontale et
permet de décaler légèrement le cadrage de l’image.
Son intérêt est relativement anecdotique : par
exemple photographier un miroir en laissant l’appareil
hors champ, ou prendre trois vues destinées à
être assemblées dans un panorama sans déplacer
l’appareil, ou encore éviter un élément qui aurait Décentrement Décentrement
été présent dans le champ de vision d’une optique vertical horizontal
normale (comme un poteau). (ici, vers le bas) (ici, vers la gauche)

Usages et sujets

Paysage Portrait Packshot Architecture

134 Mémo Visuel de PHoto


Fisheye et catadioptrique

Zoom sur les deux familles d’objectifs qui ouvrent et ferment le spectre des focales
utilisables en photo. Assez singulières, elles délivrent des résultats hors du commun…

Le fisheye est un objectif ultra-grand-angle dont la focale À l’autre bout de la famille des plages focales, on
ne dépasse pas quelques millimètres – c’est d’ailleurs l’un trouve les catadioptriques qui, à l’instar des télescopes,
des rares objectifs pour lequel on évoquera volontiers contiennent des miroirs incurvés. Cela permet à leur
le champ angulaire, souvent proche de 180°. Sa parti- focale de tutoyer le mètre (1000 mm !). Ces deux familles
cularité tient dans le fait qu’il n’est pas orthoscopique ouvrent la porte à de nouvelles expériences photo-
et que la plupart des droites de l’image sont incurvées. graphiques… tout en restant abordables.

Fisheye Catadioptrique / à miroir


assez peu utilisé en photographie traditionnelle L’originalité de ce système optique tient dans les
car son usage est plutôt restreint, il a fait deux miroirs qui permettent d’obtenir de très
un retour sous forme de filtre d’effet (au longues focales (dépassant souvent les 1000 mm)
résultat douteux) dans certains appareils et dans un volume relativement restreint, mais
smartphones, et est également utilisé dans souvent au prix d’un diamètre assez important
toutes les caméras de type actioncam qui filment et d’une ouverture fixe plutôt modeste (pas de
et photographient à 360° (il s’agit généralement diaphragme). De plus, la mise au point se fait
de deux objectifs fisheye circulaires dont les à la main, et le bokeh n’est pas des plus élégants
images sont fusionnées automatiquement par (voir page 85). Enfin, les catadioptriques à
l’appareil). monture photo datant pour la plupart des années
1980 et 1990, leurs performances optiques restent
assez modestes et il y a peu de chance d’obtenir
des résultats à la hauteur des capteurs récents.

LumIèRe
mIRoIR

Les fisheye disposent d’une très grande mIRoIR


lentille frontale permettant d’aller mIRoIR capteuR
chercher la lumière latérale afin de
couvrir un large champ angulaire

Usages et sujets Usages et sujets

tous types de sujets Caméras 360° astrophotographie paysages


naturels/urbains

TouTe la phoTo en un clin d'œil 135


La photo au quotidien

Certains photographes pensent que, pour faire de bonnes photos, il faut partir loin…
Pourtant, la vie quotidienne, les amis et les proches font aussi d’excellents sujets.

La règle n° 1 de la photographie pratiquée dans un cadre que se soucier de la définition des images, de la dyna-
quotidien et familial pourrait certainement être : « le mique du capteur ou de la focale de l’objectif. Pour cela,
meilleur appareil est celui qui se trouve dans ta poche »… il faut être un observateur réactif et avoir toujours à por-
Car ce qui compte avant tout, c’est saisir ce petit évé- tée de main un appareil que l’on maîtrise, ni trop encom-
nement amusant ou cette visite inattendue, bien plus brant, ni trop intimidant pour vos modèles d’un jour.

Matériel : liste-type Ouvrez l’œil

hybride avec un zoom Essayez de porter un N’hésitez pas à choisir Sollicitez vos
trans-standard et une regard original et décalé des angles de vue proches : un beau
focale fixe lumineuse sur les gens et originaux et à tester souvenir vaut bien
sur les événements. des cadrages farfelus. quelques minutes de
leur temps.

Si la lumière est faible…


Smartphone avec
un bon module photo ;
appareil photo/
caméra 360°

Ne shootez pas Utilisez un flash Utilisez une focale


à main levée, ou un trépied. fixe lumineuse.
posez l’appareil.
petit trépied de type
Gorillapod

Filtre polarisant paramétrages


On trouve des filtres Ici, point de paramétrages
perche à selfie polarisants pour quasiment compliqués, car le but est avant
tous les appareils… même les tout de saisir LE moment.
smartphones et les drones. Rappelez-vous que, en bonnes
Cet accessoire améliorera vos conditions de luminosité, le mode
couleurs et protégera votre tout-automatique fera souvent
optique. l’affaire (en vous souvenant qu’il
fait plutôt le point sur le premier
Batterie de secours pour plan). Quoi qu’il en soit, la règle
appareil, ou batterie est d’être toujours prêt à
externe pour smartphone déclencher.

136 MéMo Visuel de phoTo


La photo de voyage

Voyage et photographie sont deux activités à la fois complémentaires et antinomiques,


qui forment un cocktail des plus appréciés…

Si voyager est l’occasion rêvée pour réaliser des images profiter sereinement de l’instant présent… Sans oublier
originales, on ne peut évidemment pas emmener énor- le fait que les coutumes locales ne sont pas toujours
mément de matériel photo dans ses bagages et encore compatibles avec la présence peu discrète de touristes
moins avec soi, sur le terrain. De plus, on est vite tiraillé bardés d’appareils photo et de perches à selfie…
entre l’envie de shooter à tout va et la peur de ne pas

Matériel : liste-type favorisez les petits accessoires

Mini-trépied
Tube-
allonge

Filtres
Multiplicateur
de focale

Un petit boîtier reflex


ou hybride

Sur place

Un trans-standard
et/ou une focale fixe
lumineuse

Gardez un Documentez Soyez original, Respectez


œil de les choses adoptez un les coutumes
reporter. anodines. point de vue locales et les
personnel. interdictions.

portage paramétrages
Un carnet de notes afin de Soignez votre dos, Ce n’est pas le moment de
documenter vos photos optimisez le portage. « gâcher de la pellicule » !
On jouera donc la sécurité en
utilisant les modes connus – voire
en ayant recours au mode tout-
automatique – afin de ramener
les précieux souvenirs… D’un
autre côté, c’est aussi l’occasion
de consacrer un peu de temps
Des cartes mémoire
à de nouvelles approches
et batteries en
photographiques … Un équilibre
suffisance
à trouver !

TouTe la phoTo en un clin d'œil 137


La photo de mariage

La photo de mariage est un passage obligé pour tout photographe amateur… À la fois
excitant et stressant, c’est un exercice plus délicat et périlleux qu’il n’y paraît !

Ça ne rate pas : dès que l’on s’équipe d’un reflex et que de personnages et de scènes qui sont autant de bons su-
l’on possède plus de deux objectifs, on est estampillé jets photographiques, mais également exigeant car étalé
« photographe » par son entourage. Arrive alors forcé- sur une journée complète. Pour le réussir, il faut soigneu-
ment la requête que l’on espère et que l’on redoute : sement le préparer, en essayant par exemple d’anticiper
jouer le photographe « officiel » au mariage d’un proche ! au maximum les actions, et en restant en alerte tout au
C’est un exercice enrichissant car les mariages regorgent long de la journée…

Matériel : liste-type Check-list des moments-clés


Listez à l’avance les photos que vous ne voulez pas oublier
de faire avant, pendant et après la cérémonie…

e invité
riés - Mariés avec chaqu
- Préparatifs des ma - Repas, gâtea u
- Groupe com ple t
- Salle & décoration s
Un premier appareil - Anneaux, baiser - Animations, musicien
avec un grand-angle - Sortie mairie - Départ mariés
- Calèche - Soirée
- Familles

Anticipez matériel de secours


Un second avec une la signature, le baiser, la Si vous êtes le photographe
focale fixe (85 mm) sortie des mariés, le repas, le officiel, prévoyez du matériel
très lumineuse gâteau, etc. un mariage est une de secours afin de pouvoir
succession de moments-clés. continuer à opérer en cas de
renseignez-vous à l’avance problème technique.
sur le déroulé de la cérémonie
pour être certain de ne rien rater.

Une ou deux optiques


supplémentaires

paramétrages de l’appareil

Un flash cobra

Pour l’intérieur et les Pour les photos Veillez à conserver


portraits avec des focales d’ambiance et de pour chaque
lumineuses, restez attentif groupe prises appareil le réglage
Des cartes mémoire à la vitesse (pour éviter au grand-angle, adéquat en fonction
et batteries en les flous de bougé) et à la favorisez une bonne de l’optique utilisée,
suffisance sensibilité ISO (pour éviter la profondeur de afin de rester très
montée du bruit). champ. réactif.

138 MéMo Visuel de phoTo


La photo de paysage

Photographier un paysage peut sembler anodin, presque banal. Pourtant, quelques


grands noms de la photographie y ont consacré toute une vie…

Historiquement, le paysage se place parmi les premiers temps. Sur le plan pratique, la photo de paysage et la
sujets traités par les photographes, avec le portrait. C’est photo de voyage ont en commun une dimension itiné-
assez logique : le paysage est toujours disponible, (rela- rante qui nécessite souvent de transporter le matériel à
tivement) immobile, et changeant (lentement) selon l’ins- dos d’homme – ce qui entraîne certaines contraintes en
tant de la journée, la lumière, les saisons… et au fil du termes de poids et d’encombrement du matériel…

Avant de partir… Matériel : liste-type

Repérez à l’avance Pensez autonomie : Vérifiez la météo et la


les sujets et les nourriture, eau, position du soleil pour
points de vue batteries, cartes obtenir les meilleures
possibles. mémoire… lumières. Un bon boîtier reflex
ou hybride

Sur place

Un grand-angle et/ou
une longue focale

Utilisez un GPS Pensez à capturer Les meilleures lumières


pour noter des panoramas apparaissent à l’aube
l’emplacement (à assembler et au crépuscule…
des photos. ultérieurement). même lorsque le temps
est nuageux.

Filtres paramétrages
En paysage, les filtres jouent les éléments à prendre en Un sac à dos spécial
un rôle très important, notamment compte sont la sensibilité iso photo confortable
les filtres polarisants, neutre que l’on essaie de toujours
homogène et neutre dégradé. conserver au plus bas (mais
qui peut monter si on shoote
à l’aube ou au crépuscule), la
vitesse si le vent fait bouger la
végétation, et l’ouverture pour
avoir la meilleure profondeur de
champ possible – comprendre Un trépied léger
l’hyperfocale est ici un vrai atout et rigide
(voir page 178).

TouTe la phoTo en un clin d'œil 139


La photo de nature morte

Lorsqu’on débute, pratiquer la photo de nature morte est une étape très formatrice
au cours de laquelle on s’exerce et progresse librement.

La photo de nature morte a ceci d’avantageux qu’elle peut concentrer longuement sur certains aspects techniques
être facilement pratiquée à domicile – en effet, impro- (cadrages, réglages, lumières, etc.) sans contraintes exté-
viser un studio chez soi ne demande pas énormément rieures (météo, événement…). La proximité d’un ordina-
de matériel (on commence généralement par détourner teur permet en outre de contrôler le résultat et de corri-
des objets domestiques de leur fonction première). De ger la mise en place dans la foulée.
plus, c’est une étape très formatrice qui permet de se

Exemple de configuration paramétrages


de l’appareil
Éclairage naturel :
fenêtre, verrière… Fond : mur homogène,
drap, grande feuille de papier,
carton, etc.

Exit les modes


automatiques : pour
un meilleur contrôle
de l’appareil, les modes
avancés sont requis
(A/Av, S/Tv, M)…
surtout si on travaille
avec un trépied.

Éclairage
Réflecteur artificiel
Trépied
clair (spot, flash)

Diffuseur
ISO auto… mais pas trop
Réflecteur Si on shoote à main levée,
sombre Filtres colorés on peut utiliser la sensibilité
automatique… Mais il
faut être attentif à ne pas
monter trop haut.

Flash pC et connexion
C’est le moment de se mettre Certains appareils peuvent être
au flash et d’apprendre à pilotés par un PC, les images sont
le paramétrer manuellement – alors récupérées à la volée, puis
voire à en utiliser plusieurs contrôlées sur écran. Au besoin,
balance des blancs
à la fois. les paramètres sont ajustés.
Pour réduire les retouches
De quoi progresser très vite sur
en postproduction, on
le plan technique et esthétique !
évite la balance des blancs
automatique et on utilise
un réglage spécifique.
Mieux : on utilise la balance
des blancs personnalisée.

140 MéMo Visuel de phoTo


La photo de portrait

Autrefois réservé aux classes aisées, le portrait photographique est devenu


l’un des types de photo les plus pratiqués et les plus partagés.

Avec la déferlante du désormais célèbre selfie et la se poser de question… Pour autant, réaliser un beau
connexion permanente aux réseaux sociaux, « se tirer portrait demande une certaine habileté et quelques
le portrait » (ou plutôt, l’autoportrait) est devenu un acte connaissances techniques. Heureusement, il n’est pas
d’une banalité telle que certaines personnes le font plu- nécessaire de disposer d’un studio professionnel pour
sieurs fois par jour, puis diffusent ces images sans même obtenir des résultats convaincants.

Conseils de base Matériel : liste-type

Laissez de l’espace vide Ne faites pas de


devant le sujet afin portrait en plein soleil :
qu’il puisse respirer et la lumière trop dure hybride avec un zoom
que la direction de son n’avantage pas les trans-standard et une
regard ne rencontre pas visages. focale fixe lumineuse
d’obstacle.

Objectif à très grande


Faites toujours le point Pour amincir une personne, ouverture entre 50
sur un œil. Pour cela, placez-la de profil et décollez et 100 mm de focale
utilisez le collimateur AF ses bras du corps. Pour (équivalent plein format)
correspondant (évitez accentuer sa présence,
de recadrer avec le placez-la de face.
collimateur central).

ne déformez pas paramétrages


En portrait, les grand-angle Une grande ouverture étant ici réflecteur ou diffuseur,
incitent à se rapprocher recommandée, il faudra donc pour moduler la lumière
du sujet, ce qui engendre régler l’appareil en fonction.
une déformation disgracieuse Attention à la précision de la mise
du visage : le nez et la bouche au point, car la profondeur de
grossissent, le front fuit, champ sera volontairement très
les oreilles rapetissent… étroite. Idéalement, il faudrait
Il vaut mieux éviter de vérifier cela en cours de séance
descendre sous ± 50 mm sur un écran d’ordinateur pour, le
Ustensiles de coiffure
(ou l’équivalent plein format). cas échéant, faire les ajustements
et de maquillage
nécessaires.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 141


La photo de nu

Art difficile, le nu est une étape intéressante dans la pratique photographique,


car il nécessite un grand sens esthétique doublé d’une bonne dose de psychologie…

Le nu est l’une des pratiques photographiques les mer deux spots pour faire une photo intéressante
plus délicates car les rapports entre le modèle, le et pertinente ; le « pourquoi ? » du nu doit être posé
photographe et le spectateur doivent être antici- car, évidemment, ce n’est pas un choix anodin et – plus
pés et réfléchis. Autrement dit, il ne suffit pas de pla- que pour toute autre pratique photographique – la
cer une personne nue devant un fond uni et d’allu- superficialité de la démarche est vite perçue.

Matériel : liste-type Style & esthétique

Avant de commencer la Sélectionnez les Si vous prévoyez de


séance, il faut convenir accessoires à développer vos images
avec le modèle du l’avance et gardez- en noir et blanc,
résultat auquel les à portée de soignez les lumières
vous souhaitez arriver. main. et les matières (grain
Un boîtier reflex de la peau, etc.).
ou hybride

Avant la séance

Un zoom trans-standard
et/ou une focale fixe
lumineuse
Pensez au confort du Pour une première Faites des essais
modèle : température séance, travaillez d’éclairage et de
ambiante, (in)visibilité dans un lieu réglages, préparez
(fenêtre), lieu pour confortable, à l’abri les accessoires
se changer, etc. des dérangements. nécessaires.
Un trépied

accord moral et écrit paramétrages


lorsque le modèle marque son Vu que le modèle est
désaccord sur certaines photos, généralement immobile et/ou que
son avis doit absolument être l’on travaille sur trépied, il faudra
pris en compte. si les photos avant tout porter son attention
réflecteurs, éclairage sont destinées à être publiées, sur la qualité de la profondeur de
il est nécessaire d’avoir son champ (en jouant sur l’ouverture)
accord écrit (même si la séance et favoriser les sensibilités ISO
est gratuite). les plus faibles. Si on amène de
la lumière sous forme de flash,
il faudra doser finement
la puissance des éclairs.
Accessoires divers

142 MéMo Visuel de phoTo


L’atelier du photographe
au XiXe siècle
Oublions le romantique photographe trimballant sa chambre à soufflet ! À la fin du
XIXe siècle, il est homme d’affaires et emploie souvent plusieurs salariés.

L’activité principale d’un photographe de l’époque se plaques et son papier, développer les plaques, effectuer
cantonne souvent à des portraits. Il a donc besoin de dif- des tirages, stocker ses matériaux et ses produits, faire
férents espaces (souvent répartis dans plusieurs pièces) de menues réparations… Sans oublier les espaces réser-
où il pourra accueillir ses clients, discuter avec eux puis vés à la retouche, un travail de précision qui demande du
réaliser et tirer leur portrait, mais aussi préparer ses calme et de la lumière.

Discussion Atelier de prise de vue plaques de verre


La première étape consiste la prise de vue proprement Les plaques de verre qui servent
à définir avec le client ce qu’il dite est réalisée dans une pièce de supports photographiques
souhaite obtenir comme résultat : spécifique disposant souvent d’un demandent plusieurs
décor, mise en scène, taille du bon éclairage naturel (verrière) manipulations avant et après
tirage… Pour cela, le photographe et parfois équipée de décors et la prise de vue. Ces opérations
dispose d’’exemples qu’il peut lui d’accessoires. l’appareil utilisé est sont effectuées dans une pièce
soumettre. une chambre d’atelier. spécifique, où les plaques sont
aussi stockées.

retouche des négatifs tirage finition sur tirage


après leur développement, les Une fois le négatif retouché et enfin intervient le retoucheur
plaques de négatifs sont ensuite amélioré, il est tiré sur un papier des positifs qui, armé de son
retouchées par peinture et qui a été préparé dans une autre pinceau, rattrape les dernières
grattage. partie de l’atelier. Le tirage se fait petites imperfections et ajoute
par contact avec la plaque de éventuellement des éléments
verre, à la lumière naturelle. Une décoratifs et de la couleur.
fois le positif obtenu, il est lavé
puis fixé, et éventuellement passé
dans un bain de virage.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 143


La photo de sport

Un marathon, un championnat régional, le passage du Tour de France… Toutes les


occasions sont bonnes pour s’improviser reporter et shooter les athlètes !

La photo de sport est diverse et variée… Pour cette raison, généralités : le placement est primordial (il faut donc
il est difficile d’en parler succinctement. En effet, on trouve l’anticiper) ; il est souvent nécessaire de pouvoir alterner
peu de points communs entre une course de chiens de rapidement grand-angle et longue focale ; des grandes
traîneau dans les Alpes, un match de sumo au Ryōgoku ouvertures sont préférables pour cause de haute vitesse
Kokugikan de tokyo et le départ du Vendée Globe aux (pour figer les mouvements) et de faible luminosité (pour
Sables-d’Olonne… On peut quand même énoncer trois les intérieurs et le sport en salle).

Matériel : liste-type Emportez deux appareils

Afin de rester réactif et d’éviter L’appareil dédié grand-angle


de changer sans cesse d’objectif, peut être un compact expert.
emportez deux appareils : l’un L’appareil dédié longue focale
équipé d’un grand-angle, l’autre doit avoir un AF performant et
boîtier(s) reflex d’un téléobjectif. offrir une rafale soutenue.
ou hybride(s)

Sur place

Un zoom trans-standard
ou un grand-angle

Contactez l’organisateur Documentez Restez courtois,


afin de savoir si l’ambiance, les évitez de déranger
une autorisation spectateurs, les spectateurs et
est nécessaire pour l’organisation, les les sportifs.
Une (très) longue focale, prendre des photos. petits détails…
la plus lumineuse possible

placement et paramétrages
repérage Utilisez la priorité vitesse ou
en sport, le placement est le mode M. Si vous utilisez
trépied ou monopode primordial. Venez tôt pour des très longues focales,
(plus maniable) repérer les meilleurs spots, choisissez une vitesse
avoir une bonne place et faire suffisamment rapide pour éviter
quelques tests durant les les flous et figer les mouvements
éventuels échauffements. – pour des vitesses plus lentes,
activez le stabilisateur
et/ou recourrez au monopode.
Des cartes mémoire Surveillez la sensibilité ISO si
et des batteries en l’événement est en intérieur.
suffisance

144 MéMo Visuel de phoTo


La photo animalière

Malgré sa difficulté, la photo animalière en milieu naturel est sans aucun doute
l’une des pratiques photo les plus gratifiantes et apaisantes qui soit.

Billebaude et affût sont les deux techniques possibles d’un individu ou d’un groupe d’animaux à un endroit
pour photographier la nature. La billebaude consiste à précis, on se place à « portée de tir » en prenant soin de
se balader en milieu naturel pour photographier ce que se soustraire à leur vue, leur ouïe ou leur odorat (selon
l’on rencontre, en effectuant éventuellement de petites l’espèce). Selon l’approche choisie et le sujet convoité, le
approches. Alors que la billebaude est itinérante, l’affût matériel et les techniques utilisées seront évidemment
est statique : après avoir identifié la présence récurrente adaptés…

Astuces et réglages Matériel : liste-type

Les animaux ne
Documentez-vous voient pas les Il ne faut pas craindre
sur les animaux : couleurs comme de s’asseoir ou se
mœurs, périodes nous. Renseignez- coucher au sol pour
d’activité quotidienne vous pour optimiser se mettre au niveau
et annuelle, votre « camouflage ». de l’animal.
prédateurs…
Un bon boîtier
(reflex, hybride…),
un grand-angle, un
téléobjectif

Favorisez le Tout comme pour Soignez l’arrière-plan


collimateur AF les humains, visez les qui peut isoler le
central, souvent le yeux des animaux. sujet, mais aussi
plus sensible et le brouiller la lecture.
plus réactif.
Un sac à dos spécial photo
confortable

Aube ou crépuscule paramétrages


C’est au moment où les lumières Utilisez la priorité vitesse ou
sont les plus intéressantes que le mode M. Si vous utilisez
les animaux sont souvent le plus des très longues focales,
actifs… il est donc impératif de choisissez une vitesse Un trépied robuste avec
se lever très tôt ! suffisamment rapide pour éviter tête pendulaire (Gimbal)
les flous et figer les mouvements
– pour des vitesses plus lentes,
activez le stabilisateur
et/ou recourrez au monopode.
Surveillez la sensibilité ISO si Des cartes mémoire
l’événement est en intérieur. et des batteries en
suffisance

TouTe la phoTo en un clin d'œil 145


La photo de concert

Festival de musique régionale, récital donné par un ami d’enfance, bœuf d’un célèbre
jazzman… Toutes les occasions de documenter de la musique live sont bonnes à prendre !

À moins d’être professionnel ou de connaître personnel- pliquant votre démarche. Quelquefois, on vous deman-
lement l’artiste, vous pouvez probablement oublier l’idée dera simplement de partager des photos sur Facebook,
de photographier dans une grande salle de concert. Par voire de permettre à l’organisateur ou à l’artiste de les
contre, dans les petites salles (clubs de jazz, théâtres…), réutiliser à sa guise… À vous de voir ce que vous êtes
l’organisateur est souvent plus conciliant, tant que l’on ne disposé à négocier en échange d’un accès privilégié…
gêne personne. Le plus simple est de le contacter en ex-

Matériel : liste-type Sur place

Changez d’endroit Faites des vues larges Cherchez les


autant que possible, et en incluant le public, détails qui font la
Un ou deux boîtiers
méfiez-vous des micros surtout lors des spécificité de l’artiste
reflex ou hybride
qui sont toujours dans moments forts ou du groupe
le champ de vision ! (rappels, etc.). (instruments, tenues…).

Oï ! … … Chttt !
Dans certains concerts ou Si, à l’inverse, vous photographiez
festivals, votre matériel risque un événement demandant
fort de souffrir un peu (chocs, une certaine retenue (récital
des objectifs très projections de liquides divers…). de clavecin, chant grégorien…),
lumineux, une longue pensez-y à l’avance en le pensez à rendre votre matériel
focale (± 200 mm) protégeant au mieux : housse, le plus discret possible en
gaffer, filtre de protection, désactivant le son et en
parasoleil, sangle de main, choisissant un mode silencieux.
marquage nominatif, etc.

paramétrages Be prepared *
Les éclairages et la luminosité
Un sac à dos ou d’épaule disponible étant très variables, la
confortable, sécurisé balance des blancs automatique
et facile d’accès sera peu fiable, et on préférera
travailler en RAW. On favorisera
le collimateur AF central,
généralement plus sensible.
Documentez-vous : si vous
L‘AF continu peut être utile,
connaissez le(s) musicien(s),
mais seulement si la lumière
* Soyez prêt

demandez-leur la setlist.
Des cartes mémoire est suffisante.
Procurez-vous un plan de
et des batteries en l’endroit pour repérer les
suffisance meilleurs spots.

146 MéMo Visuel de phoTo


La photo d’architecture

Pratiquée surtout par les professionnels, la photo d’architecture (et urbaine) suppose
de porter un œil neuf et différent sur des choses parfois très communes.

La toute première photo de l’histoire (le Point de vue du la photo d’architecture se pratique surtout dans un
Gras, par Niépce en 1926 – voir page 45) était déjà cadre professionnel, pour illustrer le travail d’architectes
une photo d’architecture… Et c’est logique : vu les durées ou de promoteurs immobiliers. Mais certains amateurs
d’obturation nécessaires à l’époque, les seuls sujets pos- se prennent aussi au jeu et font de l’architecture et de
sibles étaient ceux parfaitement immobiles. Aujourd’hui, l’urbanisme un sujet d’expression artistique.

Choisissez votre focale Matériel : liste-type

Le grand-angle La moyenne focale La longue focale


orthoscopique à grande ouverture écrase la perspective
(avec le moins de isole les détails et met en relation
déformation possible) architecturaux. des éléments
sublime les espaces éloignés.
et les perspectives.
Un reflex ou un hybride
avec un grand-angle,
Sur place une focale moyenne
lumineuse et/ou une
longue focale

Jouez avec les lignes, N’oubliez pas En intérieur, soyez Un bridge ou un compact
les courbes, cherchez l’humain, voyez attentif à la lumière avec un zoom trans-
l’abstraction, la comment mettre des et aux volumes. standard lumineux
symétrie, les vides et gens en relation avec Utilisez un trépied
les pleins… l’architecture. si nécessaire.

paramétrages par tous les temps


pour ce type de photo, on Un bâtiment se fiche de la météo
recherchera avant tout une et est toujours disponible pour Un trépied léger
grande profondeur de champ une séance photo. La pluie le rend et rigide
et un bon piqué, afin de rendre brillant, les nuages modifient la
justice aux couleurs et matériaux lumière, l’aube le pare de reflets
des bâtiments. Cela implique dorés…
d’utiliser des petites ouvertures
avec des sensibilités iso assez
basses, donc de travailler
Des cartes mémoire
sur trépied – a fortiori si l’on
et des batteries en
choisit une lumière matinale ou
suffisance
vespérale.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 147


La photo de nuit

La photo nocturne n’est pas tant liée à un sujet précis qu’à un état d’esprit. La nuit, les
choses apparaissent différemment et l’objet le plus simple se nimbe de mystère…

La photo de nuit peut s’accommoder de tous types de su- très lumineux, ce qui a un impact direct sur l’esthétique
jets : portrait, bâtiment, animalier… Mais ses contraintes de l’image. La deuxième spécificité est que la nuit, l’œil
procurent une ambiance particulière qui amène cer- humain ne perçoit plus les mêmes couleurs qu’un cap-
tains photographes à en faire un genre en soi. La pre- teur d’appareil photo, ce qui offre évidemment son lot de
mière spécificité est le manque de lumière qui impose surprises, mais demande aussi d’anticiper les choix de
l’usage d’un trépied, de poses longues et/ou d’objectifs cadrage et de prise de vue.

Matériel : liste-type Astuces et réglages

Un petit reflex, un hybride, Un trépied est utile Une télécommande- Optez autant que
un compact expert pour obtenir des intervallomètre permet possible pour une
images avec une au photographe de faible sensibilité ISO
grande profondeur s’incruster dans la scène, et privilégiez
de champ. mais aussi d’effectuer un l’utilisation du trépied.
time-lapse.

raw
des objectifs très
lumineux, une longue
focale (± 200 mm)

Si la mise au point Temps de pose et Balance des blancs :


est capricieuse, focale : souvenez- vu la diversité des
Une télécommande visez des éléments vous qu’à main levée, éclairages auxquels
contrastés ou plus la focale est vous serez confronté,
utilisez une lumière courte, plus le temps mieux vaut travailler
d’appoint (flash, de pose peut être en RAW.
lampe). bref.

Un trépied léger Flash ou lampe L’heure bleue


et rigide pourquoi ne pas éclairer Ce que l’on appelle « heure
ponctuellement votre sujet avec bleue » désigne les instants qui
un flash ou une lampe torche ? suivent le coucher du soleil,
Cela permet de créer des lorsque le ciel encore très
ambiances lumineuses très lumineux procure une lumière
spécifiques… diffuse et constitue un fond
très esthétique.

De la monnaie pour
prendre un café ; un ticket
de métro pour rentrer

148 MéMo Visuel de phoTo


La macrophotographie

La macrophotographie a ceci de formidable qu’elle permet de porter un regard


différent et – souvent – émerveillé sur les choses infimes qui nous entourent…

Assez technique, la macrophotographie peut être pra- pratiquer la macro chez soi, dans son studio, dans son
tiquée à toutes les époques de l’année, quelles que jardin, dans le parc du quartier, ou en pleine nature, dans
soient les conditions météo… Revers de la médaille, elle un endroit spécifique – le terrain de jeu est très vaste. Un
demande un certain investissement matériel pour des simple jardin de pavillon de banlieue suffira à s’occuper
résultats concluants. Mais, en bricolant un peu, il est déjà pendant… plusieurs années !
possible d’obtenir des résultats honnêtes. On pourra

astuces Matériel : liste-type

Un reflex ou un hybride
Placez-vous à hauteur du Utilisez un petit réflecteur
sujet, afin d’éviter de l’écraser. doré pour amener un
supplément de lumière sur
le sujet.

Stabilité des objectifs macro

Il faut trouver le bon Le vent est votre ennemi


compromis entre stabilité car il rend la mise au point Un flash
(trépied) et mobilité (main imprécise, voire impossible.
levée), selon le type de sujets S’il souffle trop fort, il faudra
que l’on shoote (insectes, envisager de se rabattre sur
fleurs…). un autre sujet photo…

paramétrages Insectes du matin Un trépied léger


en macro, la profondeur de Les insectes sont moins et rigide et une
champ est très faible… il faut actifs le matin, surtout s’il fait rotule-poignée avec
donc utiliser des ouvertures frais et qu’il y a de la rosée. rail micrométrique
assez petites et être vigilant C’est donc le moment idéal
quant à la mise au point. les pros pour sortir les photographier.
passent en manuel et gèrent
la profondeur de champ avec
un rail micrométrique lorsqu’ils
travaillent sur trépied.

Un réflecteur

TouTe la phoTo en un clin d'œil 149


La photo de documents

Reproduire des documents fragiles de manière exacte et détaillée n’est probablement


pas un hobby très prisé, mais cela peut s’avérer utile, même pour un particulier.

Si les scanners modernes permettent de reproduire pour les photographier dans les meilleures conditions
facilement la plupart des documents plats (comme possibles de conservation et de lumière. On trouve des
des tirages argentiques), d’autres ne s’y prêtent pas bancs de repro en occasion… mais il est assez facile de
du tout en raison de leurs dimensions ou de leur bricoler soi-même une installation équivalente, pour un
fragilité (livres anciens, albums photo, peintures…). usage ponctuel.
Dans ce cas, on aura recours à un banc de reproduction

Matériel : liste-type Mise en place d’un banc improvisé

Ouverture fermée pour


obtenir de la netteté sur
l’ensemble du document
Lumières à ±45°
pour éviter les
Mise au point reflets
Un petit reflex, un hybride
manuelle

Une focale moyenne


(± 50 mm) sans distorsion

Diffuseurs Vitre antireflet


pour une lumière non teintée pour
douce et uniforme maintenir l’objet

Un banc de reproduction
(ou un bricolage Gamme de couleurs et charte
approchant) de gris pour la postproduction

paramétrages pC et connexion
lorsqu’on photographie des Certains appareils peuvent
séries, l’erreur classique est de être pilotés par un PC, les images
Deux sources de lumière laisser actifs les automatismes sont alors récupérées à la volée,
de l’appareil qui, du coup, varient puis contrôlées sur écran.
selon l’objet présenté. il faut tout Au besoin, les paramètres sont
caler en début de séance (mise ajustés.
au point, balance des blancs…),
puis passer en mode manuel.

Une plaque en verre aF awb

150 MéMo Visuel de phoTo


La photo avec un drone

Le drone a vu son marché exploser, passant du statut de jouet à celui d’outil


d’imagerie utilisé dans de nombreux domaines professionnels.

Aujourd’hui, les drones photo sont, à tous points de vue, fonction return to home, protection des hélices, mode dé-
arrivés à maturité : définition des images, fonctions et butant, etc.). Dès lors, il n’est pas incongru d’investir dans
réglages de prise de vue (RAW, mode M, etc.), support un de ces appareils photo volants ultralégers (quelques
de la vidéo 4K et 8K, fonctions de prise de vue enrichies centaines de grammes) qui viendra compléter un équi-
(travelling automatique, fonction de suivi, photo pano- pement plus classique et permettra de varier les points
ramique, etc.) et sécurité renforcée (capteurs multiples, de vue, même en randonnée ou en voyage.

Choix d’un drone : quelques conseils Vol et législation

Choisissez selon la taille Choisissez un modèle avec


du capteur et les des arceaux de protection
performances photo des hélices, des détecteurs
et vidéo. de collision et une fonction
« débutant » – cela permet de
démarrer progressivement
sans risquer un accident.
800 g
Finies les années
d’incertitude ! De nombreux
pays ont légiféré et les
drones de loisirs ne sont
La loi française stipule plus dans un vide juridique.
que pour piloter un Que ce soit en France ou à
drone d’un poids l’étranger, renseignez-vous
supérieur à 800 g, il avant de voler, car la loi est
faut l’avoir déclaré Vérifiez que vous pouvez parfois précise… et souvent
auprès des autorités monter un filtre polarisant complexe !
et avoir suivi une ou gris neutre sur l’objectif
formation en ligne. du drone.

Batteries panorama
supplémentaires Certains modèles intègrent une
les drones sont très gourmands fonction panorama : ils prennent
en énergie et l’autonomie plusieurs photos en tournant
sur eux-mêmes, puis assemblent Vérifiez sur le site IGN
d’une batterie se situe entre 15 que le vol est autorisé
et 25 minutes. automatiquement les images.
([Link]
Repérez éventuellement
l’emplacement via Google
Maps et StreetView.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 151


La photo sous l’eau

La généralisation des actioncams a banalisé les prises de vues sous l’eau…


Mais les appareils photo classiques n’ont pas dit leur dernier mot.

Pour photographier en milieu subaquatique (lac et gamme et choisir l’optique – idéal pour celui qui cherche
rivière) ou sous-marin (mer et océan), il y a deux ap- avant tout la qualité. La seconde approche passe par
proches techniques possibles. La première consiste à l’acquisition d’un appareil étanche de type compact ou
placer un appareil numérique classique dans un caisson actioncam – un choix qui conviendra plutôt à celui qui
étanche dédié qui duplique les commandes à l’extérieur, envisage la photo sous l’eau comme un complément
l’avantage étant que l’on peut utiliser un appareil haut de ludique à des activités sportives ou récréatives.

Matériel : liste-type Caisson étanche, actioncam


ou appareil étanche ?

ACTIONCAM CoMpaCt refleX +


pHoto -viDéo étaNCHe CaissoN

Un compact étanche

ou Très léger Léger Intéressant si l’on


Beaucoup Souvent antichoc possède déjà un reflex
d’accessoires Autres usages Interface et
Nombreux usages possibles réglages connus
possibles Accès à beaucoup Accès à beaucoup
de paramètres de paramètres
Une actioncam et commandes
et commandes
(qui fait aussi
Qualité d’image
appareil photo)
Accès limités aux supérieure
paramétrages
ou
Faible autonomie Limites propres à
Limites tous les compacts
comparables (qualité d’image, Lourd, encombrant
à celles des focale…) Onéreux
compacts (qualité Usage limité à la
d’image, focale, plongée
etc.)

profondeur ? Couleurs
la profondeur supportée par L’eau modifie la perception
le caisson ou l’appareil est des couleurs. plus on est éloigné
à prendre en compte selon d’un élément, moins ses couleurs
Un appareil numérique l’usage envisagé. pour un usage seront perceptibles. C’est l’une des
+ familial, 2 m suffisent ; pour du raisons de l’usage des objectifs
le caisson étanche snorkeling, compter quelques grand-angle : ils permettent
correspondant mètres ; pour de la plongée de photographier un sujet entier
+ accompagnée en scaphandre de très près.
un grand-angle autonome (niveau 1), prévoyez
compatible avec le jusqu’à 20-25 m…
caisson

152 MéMo Visuel de phoTo


L’astrophotographie

L’astrophotographie impressionne, car ses moyens techniques peuvent vite devenir


démesurés… Mais elle peut facilement se pratiquer à domicile, avec du matériel basique.

On distingue trois types de photographie astronomique : d’une configuration photographique classique avec un
le grand champ (de grandes portions du ciel), le ciel pro- simple grand-angle. L’essentiel est d’être vigilant quant
fond (des constellations), le planétaire (des planètes, le aux paramètres techniques et, surtout, de s’installer
soleil…). Les deux derniers nécessitent une optique as- dans un lieu exempt de pollution lumineuse (c’est à la
tronomique (télescope ou lunette) ou un téléobjectif très montagne qu’on trouve les ciels les plus purs).
lumineux, alors que le grand champ peut s’accommoder

Avant de partir Matériel : liste-type

Vérifiez la météo et le si vous n’êtes pas familier Un reflex ou un hybride


niveau de pollution des étoiles et n’avez pas de
lumineuse du site monture go-to, utilisez une
où vous comptez application simulant la voûte
photographier. étoilée pour vous repérer.

Un grand-angle,
Sur place une longue focale

aF Une télécommande
N’augmentez pas Pour améliorer leurs Faites la mise au point
trop la sensibilité résultats, les astro- manuellement, de
car le bruit photographes font préférence en plein jour,
numérique altère de nombreuses la mise au point la nuit,
les détails des images similaires qu’ils sur les étoiles, est quasi
étoiles. « empilent » en impossible. Une lunette ou un
postproduction. télescope le plus lumineux
possible

Rotation Éphémérides
la terre tourne, les étoiles Pour tout savoir des prochains
bougent. pour compenser cette événements astronomiques,
rotation et garder les étoiles fixes consultez les éphémérides de
pendant la prise de vue, on utilise l’IMCCE ([Link]). Retenez aussi
une monture motorisée… un qu’en hiver, si les nuits sont plus
matériel qui nécessite un réglage longues, le ciel est souvent bouché
précis et quelques bonnes (en été, c’est l’inverse…).
notions d’astronomie.
Un trépied et une rotule
stable ou une
monture astronomique

TouTe la phoTo en un clin d'œil 153


La photo au smartphone

Depuis quelques années, la photographie est devenue le nouveau champ de bataille


sur lequel s’affrontent les principaux constructeurs de smartphones.

Les contraintes physiques de l’intégration d’un appa- cielle embarquée (analyse de l’image et de son contexte,
reil photo dans un smartphone (petites lentilles, très identification et optimisation ciblée des éléments consti-
petit capteur…) limitent de facto les avancées technico- tutifs de l’image, etc.) ; secundo, par la multiplication des
optiques. Dès lors, les constructeurs recourent à deux capteurs et des objectifs afin d’offrir une plage focale
approches pour continuer à progresser : primo, par un plus étendue et améliorer l’image finale en combinant
traitement poussé de l’image via une intelligence artifi- des données de différents capteurs.

Matériel : liste-type Astuces et réglages

Smartphone avec
un bon module photo L’appareil est léger : Le smartphone Les repères affichés
idéal pour tester de produisant des sur l’écran améliorent
nouveaux points de photos où l’arrière- la composition de vos
vue (au ras du sol, plan est souvent net… images.
sur une chaise, en soyez attentif à ce qui
Batterie externe pointant vers le ciel, s’y trouve !
pour smartphone etc.).

LOCK
Souvent méconnue, Afin d’obtenir des Même le petit
la fonction de cadrages et des flash intégré des
Film de protection
verrouillage de compositions plus smartphones peut
de l’écran
l’exposition est travaillés, utilisez déboucher un sujet
facilement accessible un format d’image placé à contrejour
sur la plupart des différent, ou recadrez ou créer des éclats
smartphones… vos photos après brillants dans la scène
À tester d’urgence ! la prise de vue. photographiée.
perche à selfie

polyvalent Comme un pro ! De la vraie photo ?


N’oubliez pas que le smartphone Tirez parti des nombreuses l’usage maintenant très répandu
peut également piloter applications qui offrent l’accès du smartphone comme appareil
à distance d’autres appareils complet aux paramètres photo photo pose (une fois de plus)
plus sophistiqués (reflex, du smartphone (ouverture, certaines questions : qu’est-ce
compacts, drones, actioncams, vitesse, ISO…), ou optez pour que la photographie ?
appareils 360°, etc.) celles qui intègrent des outils de exige-t-elle que l’on utilise un
retouche avancée des images. matériel spécifique ?
le matériel et ses contraintes
brident-ils notre créativité ou,
au contraire, la stimulent-ils ?
l’art naît-il toujours sous
la contrainte ? …

154 MéMo Visuel de phoTo


GpS et géolocalisation

Le géomarquage via GPS est une conséquence un peu inattendue de


l’hyperconnexion contemporaine… Mais comment cela fonctionne-t-il ?

La majorité des appareils équipés d’une « fonction GPS » graphiques de l’endroit où l’on se trouve. Il n’est donc pas
disposent en fait d’un récepteur GPS qui leur permet possible d’envoyer des informations de localisation aux
de capter les signaux envoyés en permanence par un satellites GPS – ils ne sont pas prévus pour cela ; pour
essaim de satellites placés en orbite autour du globe ce type d’échanges on doit passer par un canal de com-
terrestre. C’est en recoupant les signaux de plusieurs munication bidirectionnel (Wi-Fi ou réseau téléphonique
d’entre eux que l’on peut déduire les coordonnées géo- type 4G).

Le système GPS est composé de Tous les satellites émettent en continu des signaux
30 satellites évoluant à environ d’identification qui sont captés par les récepteurs GPS ;
20 000 km d’altitude et placés en analysant les signaux d’au moins quatre satellites,
sur 6 orbites différentes. Chaque un récepteur peut connaître les distances qui le
satellite fait le tour du globe terrestre séparent de ceux-ci et extrapoler sa propre position
en ± 1/2 journée. en trois dimensions (latitude, longitude et altitude).
Ces informations sont renseignées dans les métadatas
de chaque image.

PÔLE NORD

5 6 La latitude 1 d’un point X correspond à la


OE mesure angulaire comprise entre l’Équateur 2
et le parallèle 3 qui passe par ce point. La
X longitude 4 du même point X correspond
3 1 à la mesure angulaire séparant le méridien de
Greenwich 5 du méridien 6 passant par ce
N point. La latitude est notée N (Nord) ou S (Sud)
4
S2 selon sa position par rapport à l’Équateur. La
longitude est notée E (Est) ou O (Ouest) selon sa
position par rapport au méridien de Greenwich.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 155


La photo au XXie siècle :
nouveautés, évolutions et curiosités
En ce début de XXIe siècle, les technologies numériques et la généralisation d’Internet
et du tout-connecté ont profondément redessiné le paysage de la photographie.

DROne pHOtO LytrO ACTIONCAMS


Même si elle n’est pas seule sur Cet étrange objet est un Créée en 2004, la société Go
le marché, c’est bien l’entreprise appareil photo plénoptique. Pro a contribué à populariser
DJI qui a popularisé le drone Sa particularité est de pouvoir les caméras d’action (ou
comme outil de prise de déterminer la mise au point actioncams) – à tel point qu’elles
vue photo et vidéo auprès après la prise de vue, lors du ont été adoptées par
du grand public, mais aussi des post-traitement, grâce à un de nombreux professionnels
professionnels. Aujourd’hui, le logiciel spécifique. Autrement de l’image (notamment les
drone de loisir typique possède dit, à partir d’une photo, il est reporters et les documentaristes).
un capteur photo de 12 à possible de générer plusieurs Cette adoption massive a
20 mégapixels, filme en 4K, est images possédant des mises généralisé une nouvelle
équipé de détecteurs d’obstacles au point différentes. Bien que esthétique de type « image
et peut voler automatiquement, promettteuse, cette technologie embarquée » à laquelle nous
selon des trajectoires prédéfinies n’a pas rencontré de succès sommes aujourd’hui habitués.
ou en suivant un sujet… et Lytro a fermé boutique en
mars 2018.

AppArEIL 360° pHOtOGRammÉtRIe PHOTO-FINISH


Depuis quelques années, La photogrammétrie est une Utilisé pour départager des
existent de petites caméras technique de reconstitution concurrents sur une ligne
inspirées des actioncams 3D qui s’appuie sur des séries d’arrivée, le photo-finish est en
qui permettent de réaliser de photos prises depuis des fait une succession d’images
facilement des images points de vue légèrement très étroites (seulement
immersives (photo ou vidéo). décalés (en exploitant la quelques pixels de large) mises
Elles embarquent plusieurs parallaxe). Assez ancien, ce bout à bout et montrant ce
objectifs fisheye (généralement procédé a connu une seconde qui passe devant la caméra
deux) dont la combinaison jeunesse grâce aux appareils (généralement placée pile-poil
des champs angulaires couvre numériques, à l’informatique et sur une ligne d’arrivée).
absolument tout ce qui les aux drones photographiques C’est donc une représentation
entoure, produisant une image (qui, en survolant par exemple un temporelle ultraprécise – de
sphérique. Voir également bâtiment, peuvent facilement le l’ordre du millième de seconde
page 165. prendre en photo sous tous les – d’une zone de l’espace très
angles). réduite.

156 MéMo Visuel de phoTo


Imagerie Photographie Hubble
satellite subatomique Bien qu’il ait été lancé au siècle
L’imagerie satellite existe Même si les particules passé, le télescope spatial Hubble
depuis la fin des années atomiques sont invisibles mérite sa place dans ce palmarès
1950, mais elle a connu à l’œil nu, il existe des car il restera en service au moins
un essor sans précédent techniques photographiques jusqu’en 2021. Contrairement
avec Internet et, surtout, les qui permettent d’enregistrer à l’imagerie satellite, Hubble
services de cartographie en leur activité et l’énergie qu’elles est tourné vers l’espace. Depuis
ligne dont Google Maps. Elle dégagent. En février 2018, le son orbite à 590 km d’altitude,
est aujourd’hui massivement physicien quantique David il photographie les planètes,
utilisée pour des dizaines Nadlinger a même réussi les nébuleuses, les galaxies
d’applications, allant de la à photographier un seul et les constellations.
surveillance militaire à la atome de Strontium éclairé Très polyvalent, il offre un
cartographie, en passant par avec un laser (en réalité, c’est complément idéal aux gros
la géologie, etc. l’énergie dégagée par l’atome télescopes terrestres.
qui est visible).

Les deux premières décennies du XXIe siècle n’ont pas réseaux sociaux – Facebook, Twitter et Instagram en
ralenti le rythme des innovations de la photographie, tête – sur lesquels s’échangent chaque jour des mil-
bien au contraire. L’an 2000 a salué l’arrivée progres- lions d’images, tandis que les éditeurs de logiciels ont
sive des appareils numériques dans le quotidien des développé des outils de plus en plus performants et
consommateurs, et c’est vers 2004-2005 que sont ergonomiques pour gérer et développer les images
apparus les premiers reflex destinés au grand public. (Lightroom, DxO PhotoLab, Affinity Photo, Capture
En 2007 est annoncé le premier iPhone (muni d’un One…). En 2014 et 2015, le marché des drones photo­
appareil photo), préfigurant la déferlante de smart- graphiques a connu une percée spectaculaire, obli-
phones qui a rapidement suivi. Les années 2010 ont geant certains États à légiférer rapidement pour limiter
connu l’explosion du marché des actioncams et des les abus et les risques d’accidents.

Toute la photo en un clin d'œil 157


Labo numérique : quelques pistes
pour mieux s’organiser
Les photographes se divisent en deux catégories : ceux qui sont assis devant leur
ordinateur, et ceux qui font des photos. Dans laquelle êtes-vous ?

Bien entendu, chaque photographe a sa propre méthode n’est pas consacré à la prise de vue. Pour optimiser le flux
pour ranger (plus ou moins) efficacement ses fichiers, de production numérique, on peut néanmoins énoncer
selon ses besoins et la quantité de clichés qu’il produit. quelques grands principes de base qui s’appliqueront à
Mais la gestion d’une photothèque peut vite devenir tous – amateurs comme professionnels.
complexe et chronophage, ce qui rebute souvent l’utili-
sateur qui aura tendance à procrastiner : le temps passé

ranger, mais pas trop nomenclature Catalogue


Entre tout copier en vrac et Il est impératif de renommer ses Utiliser un catalogue, même très
nommer chaque image une par images pour éviter les fichiers simple, permet de retrouver
une, il y a un juste milieu. Créez homonymes. Mais quel nom rapidement des images et, surtout,
par exemple une arborescence choisir ? Nous suggérons de s’en d’automatiser des opérations
par année, par mois et, tenir aux informations techniques simples comme le nommage
éventuellement, par appareil si telles que date (AAAAMMJJ) + heure de fichiers, l’export en basse
vous en possédez plusieurs. Les (HHMMSS) + modèle d’appareil + définition (pour envoyer aux
gros événements peuvent faire vos initiales… Le but étant d’avoir un amis), etc.
l’objet d’un dossier spécifique. nom unique et automatisable.
Tout ce qui touche au sujet de
la photo sera renseigné dans le
catalogue.
2020
2020-01-JaNvier
eosrp
ipHoNe 11

ExIf et IptC mots-clés et thésaurus Sauvegardes


Les informations EXIF et IPtC sont Évitez de vous lancer dans un Plus que pour tout autre fichier,
des champs de données attachés travail fastidieux et tenez-vous en sauvegardez vos images !
à chaque image (voir page à une courte liste de mots-clés. Et surtout, multipliez les
suivante). Certains sont complétés Sinon, utilisez les thésaurus, des sauvegardes… En plus d’un disque
dès la prise de vue (ouverture, groupes de mots-clés décrivant dur à votre domicile, placez un
vitesse, sensibilité…), d’autres le des ensembles et sous-ensembles deuxième disque chez un proche,
seront par le photographe au hiérarchisés (zoologie, botanique, optez pour une sauvegarde en
moment du catalogage (lieu, pays, géographie, etc.). D’un seul clic, ligne dans le Cloud ou, pourquoi
copyright, etc.). Elles permettent on peut attribuer plusieurs mots- pas, pour un coffre à la banque.
de rechercher facilement des clés à une photo, de manière Des photos perdues ne se
images dans un catalogue. cohérente et reproductible. retrouvent jamais…

158 MéMo Visuel de phoTo


Lire et libeller
les informations d’une image
« Perdre un peu de temps maintenant pour en gagner beaucoup plus tard » – telle est
la devise du photographe qui renseigne soigneusement les informations EXIF et IPtC.

Des informations complémentaires sont inscrites dans mètres techniques de la prise de vue. Les métadonnées
chaque image : ce sont les métadonnées. Elles sont IPTC contiennent quant à elles le nom de l’auteur ou du
générées par l’appareil ou renseignées par l’utilisateur photographe, des informations sur le copyright et des
via un logiciel dédié. EXIF est un standard de métadon- descriptions de l’image, du lieu, des conditions de prise
nées supporté par certains formats de fichiers (RAW, de vue, etc.
TIFF, JPEG, WAV, etc.), qui sert à répertorier tous les para-

ExIf Liste complète : [Link]/28JM5Lp


Les EXIF (Exchangeable image file format)
peuvent contenir les informations suivantes :

modèle de l’appareil modèle et focale mode de prise Date et heure de


de l’optique de vue, flash prise de vue

Ouverture et vitesse Sensibilité ISO Coordonnées GpS Copyright

IptC Liste complète : [Link]/2mItJiW


Les IPtC (International Press Telecommunications Council)
peuvent contenir les informations suivantes :

Identité du Description Identité du Lieu (pays, région,


photographe de l’image modèle ville, quartier…)

w O rLD iNC.

Conditions type d’événement type de projet Commanditaire


de prise de vue (festival, compétition…) (reportage, portrait…)

TouTe la phoTo en un clin d'œil 159


Modifications de l’image dans l’appareil

Du capteur de l’appareil à l’écran de l’ordinateur, une photo subit plusieurs


modifications esthétiques – automatiques ou volontaires.

À l’instar des nombreux filtres que l’on trouve sur les rapidement d’une image exploitable et, surtout, diffu-
smartphones, les appareils photo récents intègrent des sable – avant même son éventuel transfert vers un ordi-
fonctions de modification des images plus ou moins nateur. Entre le RAW issu du capteur et le JPEG sortant
puissantes qui sont, pour certaines, complètement de l’appareil, des ajustements bienvenus et des effets
automatisées et, pour d’autres, laissées au jugement visuels plus ou moins appuyés entrent en lice.
de l’utilisateur. Le but ici est bien de pouvoir disposer

raw
issu du capteur

Amélioration de l’image Effets esthétiques


Le RAW initial étant assez terne, ces Ces ajouts et effets esthétiques
modifications ont souvent pour but tendent à imiter certains rendus
de rendre l’image nette et éclatante. jugés plus séduisants.

netteté : Contraste : noir et blanc : Vignettage :


le microcontraste le contraste global l’image est désaturée, les bords sont
est renforcé. est renforcé. parfois contrastée. assombris.

Effet fisheye : flou artistique :


Saturation : teinte couleur : l’image est distordue floutage partiel à la
la saturation des certaines teintes sont pour évoquer le Sarah Moon.
couleurs est renforcée. modifiées. rendu d’un objectif
fisheye.

protection hautes Effet miniature : Effet vintage :


lumières : les teintes hdr : plusieurs flou appliqué à une traitement imitant
les plus claires sont images sont partie de l’image une image ancienne,
« protégées ». combinées. pour donner un effet de qualité moyenne.
« maquette ».

JpeG
prêt à être diffusé

160 MéMo Visuel de phoTo


Faut-il redresser les perspectives ?

La perspective d’une photo dépend entre autres du point de vue dont on dispose
pour shooter… Mais parfois, elle n’est pas exactement celle qu’on aurait souhaitée.

On observe chez quelques photographes une certaine L’arrivée, dans les logiciels de développement, de fonc-
obsession concernant le « redressement des perspec- tions dédiées à cette opération de redressement n’a
tives » qui fait parfois l’objet d’âpres discussions sur les pas calmé le débat, tant s’en faut. Qu’en est-il exacte-
forums. Ils déplorent que, sur une photo de bâtiment ment ? Pourquoi a-t-on cette sensation que les bâti-
prise depuis le sol, les verticales ont tendance à fuir vers ments tombent, et qu’est-ce que cela implique de les
le haut (on lit souvent que les bâtiments « tombent »). redresser ?

1 Idéalement, pour que les verticales d’une façade d’immeuble restent parallèles, le capteur
de l’appareil devrait être placé parallèlement à cette façade, plus ou moins à mi-hauteur.
2 En réalité, on a rarement cette possibilité et on est souvent contraint de photographier
les immeubles à partir du sol. Du coup, le capteur n’est plus parallèle à la façade et celle-ci
apparaît en perspective sur la photo.

1 2

3 4

3 Si l’on tente de placer le capteur parallèlement à la façade, il n’est plus possible de cadrer
l’intégralité de l’immeuble. 4 En optant pour le cadrage 2 avec un redressement
ultérieur des perspectives par voie logicielle, on retrouve des verticales parallèles, mais l’image
est déformée : en la comparant avec la vue 1 (qui est la vue « idéale »), on constate que les
proportions sont différentes (notamment le rapport entre le ciel et le sol) : le sommet du bâtiment
a gagné en importance, les fenêtres et la porte ont changé de proportions, etc.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 161


Les droits du photographe

Avec Internet, trouver, copier et diffuser une image n’a jamais semblé aussi simple
et naturel… jusqu’à ce que se pose la question de la rémunération de l’auteur.

Même si vous n’êtes pas professionnel et que vous même si vous n’êtes pas pro, à partir du moment où vous
n’envisagez pas de vendre vos photos, il est bon d’avoir faites des photos, le droit d’auteur s’applique à vos images.
quelques notions de droit d’auteur pour savoir à quoi Si certaines questions sont trop complexes pour être
vous en tenir, car il arrive trop fréquemment que des développées ici, voici quelques points intéressants de la
commanditaires sans scrupule abusent de la bonne foi législation française qui méritent d’être connus.
et de l’ignorance de photographes amateurs. Sachez-le :

Droits des auteurs droits inaliénables L’original


les droits d’auteur se divisent les droits moraux sont posséder l’original d’une œuvre
en droits moraux et droits perpétuels, inaliénables et (par exemple, un négatif)
patrimoniaux. les droits moraux imprescriptibles. on ne peut s’en n’autorise pas son exploitation
concernent le nom, la qualité et défaire (ils ne peuvent donc pas commerciale. A contrario, acquérir
le respect de l’œuvre. les droits être cédés ou vendus). les droits d’exploitation d’une
patrimoniaux concernent son photo ne signifie pas que son
exploitation (représentation et original est automatiquement
reproduction). cédé (si un négatif a été prêté
pour être scanné, il doit être
rendu à l’auteur).

Signature retouche et montage Libre ?


une photo doit toujours être une photo ne peut pas être La notion de « photo libre
signée ou légendée du nom de dénaturée (recadrage, etc.) sans de droits » n’existe pas dans
son auteur. l’utilisation de la le consentement de son auteur. le Code pénal français.
mention Dr (droits réservés),
très courante en presse, est
considérée comme litigieuse et
les photographes professionnels
s’y opposent.

162 MéMo Visuel de phoTo


Les atouts du format raw

RAW et JPEG sont les deux principaux formats utilisés en photo. Si le JPEG est conçu
pour être léger, accessible et rapidement utilisable, qu’en est-il du RAW ?

Pour plusieurs raisons, le fichier RAW (« brut », en anglais) données doivent être développées via un logiciel spéci-
est souvent tenu comme l’équivalent numérique du né- fique, puis enregistrées dans un nouveau fichier distinct
gatif argentique. Il contient en effet des données images (généralement au format PNG). Outre les données qui
issues du capteur, riches en informations et n’ayant pas constituent l’image, le fichier RAW contient beaucoup
subi d’altération contrairement au fichier JPEG ; il n’est d’autres d’informations (voir page 27).
d’ailleurs pas modifiable. Pour pouvoir en tirer parti, ses

Avantages du format rAW Inconvénients

raw
Jp e G

La rafale d’un appareil sature


Le développement du fichier Le RAW contient plus de
beaucoup plus rapidement
RAW peut être réalisé avec données que le JPEG, il est
en RAW qu’en JPEG.
un grand nombre d’outils plus riche en informations

J p e Gw
(logiciels de développement), (codage sur 14 bits).

+r a
alors que le JPEG dépend du
logiciel et du processeur de
l’appareil.
Les RAW ne sont pas
immédiatement disponibles
(par exemple pour les réseaux
sociaux). Pour cette raison,
Il est impossible de modifier on conseille de shooter
un fichier RAW (on ne peut en RAW + JPEG.
que l’interpréter), ce qui
garantit (dans une certaine
L’espace de couleur de mesure) son authenticité.
l’image peut également être Contrairement au JPEG,
modifié pendant la phase de le RAW ne subit pas de
développement du RAW. compression avec pertes.
Les RAW ne sont pas
standardisés ; il faut disposer
du logiciel adéquat pour les
Marge de manœuvre Usages exploiter.
le raW permet de revenir Le RAW est utile si l’on se place
sur des réglages qui, avec le dans une démarche visant
JPeG, sont définitifs : luminosité, à obtenir le maximum de son
balance des blancs, espace boîtier et que l’on est prêt à
colorimétrique, style d’image/ attendre avant de pouvoir raw
picture Control, corrections exploiter ses images.
automatiques diverses (réduction Jp e G
de bruit, vignettage, distorsion,
aberration chromatique), En termes d’espace mémoire,
etc. le fichier RAW est 3 à 4 fois
plus lourd que le JPEG.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 163


La photo panoramique par assemblage

Le geste est devenu banal : sortir son smartphone et faire un pano. Mais savez-vous
que des panoramas de meilleure qualité sont par ailleurs réalisables ?

Avant le mode pano des smartphones, les photographes Les images se superposeront alors parfaitement, sans
réalisaient déjà d’excellents panoramas avec des outils décalage, et l’assemblage sera très qualitatif. Ensuite, il
plus spécialisés (rotules pano, etc.). Le secret d’un bon faut utiliser un logiciel d’assemblage dédié capable de
panorama réside d’abord dans une bonne prise de vue : retrouver les points communs des deux images, les dé-
il faut que l’appareil pivote sur lui-même, autour d’un former et ajuster leurs couleurs pour enfin générer une
point virtuel situé dans la pupille d’entrée de l’objectif. grande image finale.

Rotule panoramique Fantômes


Pour faciliter les mouvements, Les bons logiciels d’assemblage de
on a recours à une rotule panorama sont capables d’effacer
panoramique qui, une fois réglée, les éléments en double (qui se sont
permet de pivoter l’appareil dans déplacés d’une image à l’autre) et
tous les sens autour de la pupille d’harmoniser les fins détails.
d’entrée de son objectif.

homogénéisation distance de travail


Si les photos ont été bien prises, le Si un panorama constitué d’objets distants
logiciel d’assemblage peut procéder peut s’accommoder d’imprécision (c’est
à l’harmonisation des couleurs et ainsi que les smartphones arrivent à
du contraste afin que les soudures réaliser de bons panoramas à main levée),
restent invisibles. les objets proches nécessitent quant à eux
une grande précision dans le pivotement
de l’appareil.

164 MéMo Visuel de phoTo


La photo immersive

Souvent appelée « photo 360° », la photo immersive permet de créer une sphère
photographique à l’intérieur de laquelle se place le spectateur.

La photo immersive ne date pas d’hier, puisqu’Apple teur, et qu’il pourra explorer dans toutes les directions.
proposait déjà en 1994 la technologie Quicktime VR Si la puissance du matériel (appareils, ordinateurs et
qui permettait de réaliser des photos et vidéos à 360°. smartphones) est aujourd’hui suffisante pour traiter ce
Vingt-cinq ans plus tard, les outils ont beaucoup évo- type de fichiers très lourds, ce sont les outils logiciels qui
lué, mais le principe reste identique : créer une sphère font parfois défaut ou qui présentent des difficultés en
photo virtuelle au centre de laquelle se place le specta- termes d’apprentissage.

Comment ça fonctionne ?
Il faut prendre une série de photos qui couvre une sphère virtuelle – le nombre dépendant évidemment
du champ angulaire de l’objectif utilisé. Avec un grand-angle, on arrive en général à une vingtaine
d’images, en comptant le zénith et le nadir. Puis on applique la technique de la photo panoramique (voir
ci-contre) en respectant la rotation autour de la pupille d’entrée de l’objectif. L’assemblage se fait dans un
logiciel dédié, comme Autopano ou Lightroom.

appareils dédiés Utilisation et montage


Une méthode beaucoup plus simple consiste à acquérir l’application la plus célèbre de photos immersives
un appareil dédié à ce type d’images. Il existe un est sans aucun doute Google streetview,
choix assez vaste de petites caméras de type actioncam qui permet de se balader en immersion dans
qui filment et photographient en 180° × 360°. tous les coins du monde. pour autant, ces photos
Elles combinent plusieurs mini-appareils photo et vidéos immersives ne sont pas standardisées
possédant chacun une optique ultra-grand-angle ; et peu de logiciels et sites web les supportent
tous ces appareils sont réunis dans une seule coque nativement – il faut souvent en passer par des
et pilotés simultanément via une interface unique. logiciels dédiés ou des bricolages…
Les images résultantes sont assemblées dans la foulée
par un logiciel interne.

Une optique
de plus de 180°
de champ angulaire
de chaque côté

TouTe la phoTo en un clin d'œil 165


#chapitre·6
Monture : accroche, diamètre
et tirage mécanique
A priori, la monture est l’un des organes les plus simples de l’appareil photo…
Mais que savez-vous exactement à son propos ?

Par monture, on entend le système d’interface méca- ce qui implique que la compatibilité entre optiques et
nique ou électro-mécanique qui permet de fixer ferme- boîtiers de marques différentes est loin d’être évidente.
ment un objectif sur le corps d’un boîtier photo. toute Quelques montures de renom ont réussi à s’imposer
monture photo se caractérise par trois éléments : son comme des standards multi-marques, parfois pendant
diamètre, son système d’accroche et son tirage méca- des décennies…
nique. Leur combinaison rend chaque monture unique,

Diamètre Système d’accroche tirage mécanique


Le diamètre de la monture est Il en existe de trois types : Le tirage mécanique est la distance
généralement corrélé à la taille du Le Breech-Lock combine une séparant la monture du capteur.
capteur… mais pas toujours. Ainsi, baïonnette avec une bague rotative Son ajustement correct permet
les montures EF et EF-S de Canon, de serrage. trop complexe, il fut notamment de faire la mise au
très similaires, présentent le même abandonné au profit de l’accroche point à l’infini (indispensable en
diamètre extérieur alors qu’elles à baïonnette moderne. astrophotographie, par exemple).
sont conçues pour des capteurs Cette distance est principalement
de format différent (plein format et imposée par le va-et-vient du miroir
APS-C). La plupart des diamètres dans le système reflex.
de monture actuellement sur C’est la raison pour laquelle
le marché sont compris entre La monture à pas de vis, très certains hybrides (dépourvus de
40 et 54 mm. simple à construire, a contribué miroir) peuvent recourir à des
à populariser la norme M42 objectifs de tirage très réduit (entre
(Ø 42 mm) qui a été utilisée 15 et 20 mm).
m
40 mm 54 m sur énormément de matériels
soviétiques et japonais.

mIRoIR
La monture à baïonnette est le
système utilisé sur la majorité des optIque capteuR
appareils à objectif interchangeable
en vente aujourd’hui.

tIRage
mÉcanIque

Montures célèbres Solidité


m39 – À vis. Premiers Leica. Si l’on travaille avec une grosse
m42 – À vis. très répandue en son temps car utilisée sur des matériels optique, il faut rester vigilant car il
d’origines très variées (soviétiques, allemands, japonais…). Certains peut arriver qu’elle fasse office de
constructeurs ont encore quelques références en M42 à leur catalogue. « bras de levier », abîmant alors la
monture de l’appareil. On conseille
eF/eF-S – À baïonnette. Reflex et caméras Canon. par ailleurs de retirer les objectifs
nikon F – À baïonnette. Reflex Nikon. pendant les longs voyages, pour
micro 4/3 – À baïonnette. Format de capteur et de monture multi- éviter que les vibrations répétées
marques destiné aux appareils hybrides. ne finissent par engendrer du jeu
au niveau de la monture.

168 MéMo Visuel de phoTo


L’arrivée de l’autofocus

Les écrans tactiles ont rendu simple et banal le fait de réaliser une mise au point…
mais il n’en a pas toujours été ainsi, bien au contraire !

L’autofocus est une combinaison complexe de technolo- la netteté, un système d’affichage des collimateurs à
gies et de mécanismes permettant d’obtenir une image l’écran ou dans le viseur, une connexion intelligente aux
nette (souvent le plus rapidement possible). On y trouve moteurs intégrés aux objectifs qui permet de modifier
des éléments optiques (miroirs, prismes, lentilles…), un l’emplacement des lentilles pour obtenir la focalisation
capteur, un système d’analyse d’image pour déterminer de l’image… Bref, une part essentielle de l’appareil.

1960–1976 1977 1978


1960 : Leica dépose des brevets Konica sort le C35 aF, premier Assez prisée d’un certain public
pour des technologies liées aux appareil photo au monde vendu iconomécanophile, la gamme
systèmes autofocus. En 1976, avec un système autofocus polaroid Sx-70 s’enrichit en 1978
la firme présente à la Photokina (le Visitronic). Il s’agit d’un appareil du premier reflex autofocus à
de Cologne le Correfot, un compact avec focale fixe de objectif unique : le Polaroid Sx-70
prototype intégrant un autofocus 38 mm ƒ/2,8. En à peine Sonar OneStep. Certes, un peu
opérationnel. Hélas, le système quelques années, Konica estime moins vintage que son célèbre
est trop imposant, notamment en avoir vendu près d’un prédécesseur gainé de cuir
au niveau des batteries. Leica million d’exemplaires. marron, mais d’un intérêt
le juge inadapté à son marché, tout aussi… historique.
abandonne l’idée et vend les
brevets à minolta.

1981 1985 motorisation


pentax sort le me F, premier S’appuyant sur les brevets Dans les premiers reflex avec
reflex à optique interchangeable rachetés à Leica, minolta a système AF, le moteur autofocus
intégrant un système autofocus. développé le maxxum 7000, était souvent intégré au boîtier
Hélas, le système fonctionne considéré comme le premier plutôt qu’aux objectifs…
mal et avec une seule optique système reflex à optique C’est logique : il était difficilement
contenant de volumineux accus… interchangeable avec AF concevable de mettre au
Mais si l’appareil est un échec réellement fonctionnel. rebut toute une gamme
commercial, il montre la voie à L’appareil est un succès, a fortiori d’optiques (parfois fort chères).
suivre pour ce type de système. parce qu’il fonctionne avec Canon est le premier, avec
onze optiques différentes. son système eOS apparu en 1987,
à systématiser la motorisation
de ses optiques.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 169


Limites techniques des objectifs
et aberrations optiques
Pour concevoir un objectif photo, les ingénieurs doivent prendre en compte de
nombreuses contraintes, l’une des principales étant… les limites de l’optique.

Sensibilité au flare Aberration diffraction


Le flare est causé par des rayons chromatique La diffraction est un phénomène
lumineux non désirés qui L’aberration chromatique est un physique propre aux ondes :
pénètrent dans l’objectif par la défaut optique majeur qui affecte lorsqu’elles passent par une
lentille frontale et qui proviennent la qualité des images. Elle est due ouverture, celles qui touchent
en général d’une source directe à un défaut de convergence des les bords de cette ouverture ont
et intense (le soleil, une lampe, composantes de la lumière qui tendance à changer de direction.
un projecteur de studio). Il se transitent au travers des lentilles : Lorsque l’ouverture est grande
caractérise par un alignement de comme les longueurs d’onde ne se (diaphragme très ouvert), cette
polygones colorés et une chute réfractent pas toutes de la même diffraction est négligeable. Par
localisée de contraste dans l’image. façon, cela entraîne la focalisation contre, lorsque le diaphragme
Les systèmes optiques complexes des rayons lumineux de différentes est fermé, la quantité d’ondes
sont nettement plus sensibles au couleurs à des endroits différents. diffractées est plus importante,
flare que les objectifs compacts. Ce phénomène est plutôt observé causant une perte de netteté dans
On évite le flare en utilisant sur le bord des images et se l’image.
un parasoleil (de toute façon manifeste par des décalages de
conseillé), ou en masquant la couleurs très visibles.
source lumineuse (une main,
un cache, un comparse faisant Diffraction
office d’écran) ou en la déplaçant. légère

onde onde
incidente diaphragmée

Diffraction
légère

Diffraction légère

Diffraction
importante

onde onde
incidente diaphragmée

Diffraction
importante

c’est face au soleil que se manifestent Aberration chromatique : on distingue Diffraction importante
généralement les artefacts lumineux et la nettement des franges bleues et rouges
baisse de contraste générés par le flare. le long des lignes contrastées.

170 MéMo Visuel de phoTo


Limites techniques des objectifs
et aberrations optiques
Sur les appareils grand public et dans les modes auto- tier hybride ou reflex, on découvre que l’on dispose de
matiques, de nombreuses aberrations optiques sont nombreux paramètres pour rattraper ces erreurs… Heu-
(discrètement) corrigées de manière automatique, sans reusement, la plupart des logiciels de développement
même en aviser l’utilisateur, afin de produire un fichier proposent des corrections précalibrées, souvent basées
JPEG immédiatement exploitable. Par contre, dès que sur des profils prenant en compte l’appareil et l’optique
l’on commence à travailler en format RAW avec un boî- utilisés…

Distorsion en coussinet Distorsion en barillet Vignettage

Distorsion Vignettage Images fantômes


La distorsion désigne la courbure Le vignettage – qui se manifeste Causée par une forte source
des lignes droites présentes dans par l’assombrissement des coins lumineuse reflétée sur le capteur
la scène photographiée. Les deux de l’image – est l’un des défauts qui puis renvoyée dans l’objectif,
principaux types sont la distorsion gêne le moins les photographes l’image fantôme se caractérise
en coussinet et la distorsion en car, étant naturellement présent par une zone blanchie marquée
barillet (la distorsion en moustache sur les photos anciennes, il est par des motifs qui viennent
étant une combinaison des deux plus assimilé à un effet esthétique en surimpression du sujet
précédentes). Généralement, les qu’à un défaut optique. Il est photographié, évoquant une
objectifs grand-angle sont sujets d’ailleurs intégré comme effet présence fantomatique. Comme
à la première et les téléobjectifs dans de nombreux logiciels de pour le flare, la solution consiste
à la seconde. La distorsion peut développement et de retouche à écarter la source lumineuse
être gênante pour les photos d’images. Il se manifeste plutôt incriminée, ou à changer soi-
où la géométrie joue un rôle avec les objectifs grand-angle et, même de place…
important (reproduction d’œuvres pour une même optique, sera
d’art, architecture) et tout à plus prononcé avec un capteur
fait insignifiante pour d’autres plein format qu’avec un capteur
(paysage, portrait, reportage) ; APS-C (ou plus petit). Lui aussi
elle peut être corrigée directement peut être corrigé directement dans
dans les appareils, mais aussi lors les appareils, ou lors du post-
du post-traitement. traitement.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 171


Limites techniques des objectifs
et aberrations optiques

Coma moiré Astigmatisme


La coma est une aberration Il s’agit d’un phénomène L’astigmatisme est une aberration
sphérique des faisceaux obliques d’interférences spatiales qui géométrique générée par une
qui se produit en raison de survient lorsqu’on superpose deux dissymétrie de révolution du
l’imperfection d’un composant motifs ou trames. Les effets de système optique de l’objectif.
dans un système optique. On la moiré sont notamment visibles à Elle se traduit par l’apparition
rencontre dans les objectifs photo, la télévision ou lorsqu’on scanne de deux foyers distincts (au lieu
mais aussi et surtout dans les un document issu d’un magazine d’un seul), ce qui diminue la
instruments optiques d’astronomie. (interférence entre la trame netteté des détails. La plupart
Elle engendre une déformation imprimée et la résolution du des objectifs modernes sont
optique typique qui allonge les scanner) et peuvent apparaître en exempts d’astigmatisme (ils
points, les faisant ressembler à des photo, sur un sujet possédant des sont anastigmats), mais le
comètes (d’où son nom). motifs géométriques qui interfèrent décentrement d’une lentille (à la
avec le design de la matrice de suite d’un choc violent) peut aussi
Bayer du capteur. Invisibles dans en être la source.
le viseur, c’est à l’écran et/ou à
Rayons incidents l’impression qu’ils apparaîtront.
Ce n’est pas à proprement parler
un défaut d’objectif, mais il est bon
de connaître son existence.

Lentille
axe optique

capteur moiré provoqué par des interférences Moiré sur un filet, visible à l’écran (capture)
colorées survenant au niveau du grillage de et variant selon le niveau de zoom dans l’image.
La coma apparaît dans l’image la rambarde d’un pont.
sous forme de taches allongées
rappelant des comètes.

172 MéMo Visuel de phoTo


pourquoi y a-t-il des lentilles
dans les objectifs ?
L’un des gros défauts des premières chambres noires, c’est que la netteté de l’image
projetée est directement corrélée à la taille du trou par lequel passe la lumière…

Dans une chambre noire, la taille du trou par lequel et une meilleure netteté. Le concept d’objectif est né,
passent les rayons influe directement sur la netteté de et toutes les optiques actuelles dérivent de cette idée.
l’image : plus il est grand, plus large sera la tache proje- Par la suite, on ajoutera plusieurs lentilles pour affiner la
tée. On peut certes le réduire, mais la diffraction finit par mise au point, réduire les aberrations optiques et, enfin,
apparaître. Une lentille permet de rassembler plusieurs agrandir l’image.
rayons en un point. Le gain est double : plus de lumière,

Si la chambre noire est simplement constituée d’une chambre fermée et d’un trou d’entrée
des rayons, la projection de n’importe quel point de la scène se traduit par une tache, et la
scène apparaît floue.

Pour pallier ce problème, la méthode la plus évidente voudrait que l’on diminue le diamètre
du trou d’entrée. Cela fonctionne jusqu’à un certain point mais, lorsque le phénomène de
diffraction commence à apparaître (voir page 170), la netteté de l’image diminue.
Le procédé permet néanmoins d’obtenir une meilleure image.

La solution consiste à placer une lentille convergente dans le trou d’entrée afin de
focaliser les rayons. Le gain est double : davantage de lumière et davantage de netteté.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 173


Lentilles : formes, verres et traitements

Si la forme des lentilles permet de diriger les rayons lumineux vers le capteur, leur
matériau et leur structure contribuent à éviter ou corriger certaines aberrations optiques.

1 Lentille biconvexe
Lentilles asphériques Lentilles diffringentes
2 Lentille convexe-plan L’aberration sphérique est un Les lentilles diffringentes exploitent
3 Ménisque convergent
décalage des rayons causé par la la diffraction pour corriger
forme traditionnelle des lentilles l’aberration chromatique.
4 Lentille biconcave
qui réduit le contraste et la qualité Elles possèdent, gravés sur leur
5 Lentille plan-concave des détails dans l’image. Les surface, de minuscules réseaux
6 Ménisque divergent lentilles asphériques neutralisent de diffraction – de fines striures
ce problème grâce à leur surface parallèles – qui dévient la lumière
non sphérique. Elles sont utilisées et résolvent ce problème. De plus,
dans la plupart des objectifs et elles permettent de créer des
sont très utiles pour les grandes formules optiques plus courtes,
ouvertures, les grand-angle et les donc des objectifs plus légers.
zooms compacts.

Une lentille diffringente vue


3 de face présente des striures.

traditionnellement, les lentilles sont


4 des sections de sphère, ce qui induit
de l’aberration sphérique.

Les lentilles diffringentes présentent


généralement deux et parfois trois
6 Dans les optiques modernes, couches. Les striures permettent de
les lentilles asphériques compenser les aberrations chromatiques
neutralisent ce problème. créées par d’autres lentilles.

174 MéMo Visuel de phoTo


Lentilles : formes, verres et traitements

Les lentilles qui constituent le système optique d’un ob- d’euros) intègrent souvent des lentilles taillées dans des
jectif sont l’un des principaux éléments qui conditionne verres spéciaux ayant bénéficié d’un traitement de sur-
son prix : alors que les modèles d’entrée de gamme face spécifique et présentant un diamètre important… Le
sont généralement conçus avec des lentilles simples et poids assez élevé de certains objectifs s’expliquent d’ail-
des formules optiques éprouvées, les modèles profes- leurs en grande partie par celui… des lentilles !
sionnels (dont le prix peut atteindre plusieurs milliers

Fluorine et verre Lentilles br Lentilles flottantes


à faible dispersion Les lentilles BR (Blue Spectrum Pour éliminer certaines aberrations
La fluorine (CaF2) synthétique est Refractive Optics lens, lentille avec optiques, les constructeurs ont
un cristal de fluorure de calcium réfringence du bleu spectral) mis au point des objectifs
qui a la capacité de limiter les comportent en leur sein un verre intégrant des groupes de lentilles
aberrations chromatiques. Les spécial organique développé « flottants » permettant d’ajuster
lentilles en fluorine sont souvent par Canon, le BR Optics, qui finement l’écart qui les sépare,
associées aux lentilles en verre possède des propriétés optiques spécialement lorsque la distance
à dispersion ultra-faible pour permettant de fortement réduire de focalisation est proche de
concevoir des optiques haut de les aberrations chromatiques. la limite minimale autorisée par
gamme. Cette technologie est encore très l’optique.
chère et réservée, pour le moment,
aux optiques de haut vol.

Mise au point à l’infini


sur un objectif canon
EF 85 mm f/1,2 L USM.

Lentille Lentille
concave convexe

Lentille BR

exemple de montage
avec une lentille BR (canon).
Mise au point à 0,95 m
sur un objectif canon
EF 85 mm f/1,2 L USM :
Différents cristaux naturels de la lentille arrière (en rouge)
fluorine surmontés d’un cristal s’est déplacée.
artificiel de fluorine.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 175


Distances minimales de mise au point
et de travail
Argentique ou numérique, vintage ou dernier cri, tous les appareils partagent quelques
contraintes immuables… dont la distance minimale d’utilisation.

« Si ta photographie n’est pas bonne, c’est que tu n’étais exploitable. Cette distance minimale dépend évidem-
pas assez près » disait Robert Capa… Certes, mais ment du système optique utilisé, et donc de l’objectif
jusqu’où peut-on approcher de son sujet ? Car pour monté sur l’appareil. Pour certaines pratiques photo,
chaque appareil, quel qu’il soit, il y a une (voire deux) cette donnée technique est anecdotique (paysage…) tan-
distance(s) minimale(s) en deçà de laquelle le sujet dis que pour d’autres, elle est essentielle (par exemple,
se trouvera invariablement hors de la zone de netteté la macrophotographie).

La distance minimale de mise au point correspond


à la distance entre le sujet et le capteur en deçà de laquelle
la mise au point n’est plus possible. Cela permet de savoir
jusqu’où approcher un sujet avec une optique donnée. Certaines
focales longues ont une distance minimale de mise au point assez
grande (plusieurs mètres) alors que d’autres, équivalentes, per-
mettent de s’approcher beaucoup plus près (de l’ordre du mètre).
Ces dernières offrent donc la possibilité de cadrer
beaucoup plus serré, ce qui, dans certaines situations, constitue
un atout indéniable.

capteuR

La distance minimale de travail d’une optique correspond à la


distance entre le sujet et la lentille frontale de l’objectif en deçà
de laquelle la mise au point n’est plus possible. La plupart du temps,
elle n’est que peu différente de la distance minimale de mise au point,
et c’est surtout pour la macrophotographie que cette différence
importe, dans la mesure où ces distances sont très courtes car on
tend à s’approcher le plus possible de son sujet.

176 MéMo Visuel de phoTo


Pouvoir séparateur et cercle de confusion

Les détails d’une image numérique sont surtout liés à la définition du capteur, mais
il ne faut pas oublier qu’ils dépendent aussi des performances optiques de l’objectif.

C’est entendu : la capacité d’un appareil photo numé- pour cela, il arrive qu’ils soient en retrait par rapport aux
rique à distinguer les fins détails dépend de la définition performances des capteurs. Des notions complexes
de son capteur… Mais assez logiquement, il faudra que comme le pouvoir séparateur et le cercle de confusion
ces détails puissent atteindre le capteur ! Si la plupart permettent de quantifier cette capacité à discriminer les
des objectifs disposent de capacités optiques suffisantes fins détails.

Le pouvoir séparateur d’un objectif désigne sa capacité à


distinguer les fins détails. Il est donné en paires de lignes par
millimètre (pl/mm), 1 pl/mm correspondant à deux points visible-
ment différents. Les optiques de qualité moyenne, satisfaisantes il
y a encore une quinzaine d’années sur les premiers capteurs peu
définis, ne possèdent pas un pouvoir séparateur suffisant pour
fournir autant de détails que l’exigent les capteurs des appareils
récents. Résultat : des images moins piquées, moins « croustil-
lantes ». Certes, ces détails ne sont pas visibles en deçà d’une
certaine taille d’impression, mais si l’on souhaite faire de grands
tirages ou recadrer fortement ses images, utiliser une optique avec
un bon pouvoir séparateur est impératif.

capteur

optique

Le cercle de confusion est une notion dont on entend parfois parler


(notamment pour le calcul de l’hyperfocale et de la profondeur de
champ). Plutôt lié à l’ensemble boîtier-optique, il désigne le diamètre
de l’image d’un détail sur le capteur à partir duquel celle-ci sera consi-
dérée comme nette… Évidemment, cela dépend des conditions
de lecture de l’image (format et distance au support) : planche-contact ?
Tirage A3 ? Diapo ? C’est une notion très subjective et assez symbo-
lique… Sa valeur se situerait aux alentours de 30 µm pour les capteurs
plein format et 18 µm pour les APS-C, mais cela dépend aussi de la
définition du capteur utilisé.

Toute la photo en un clin d'œil 177


Les secrets de l’hyperfocale

Notion technique aussi ancienne que la photographie elle-même, l’hyperfocale est


probablement le réglage de mise au point le plus couramment utilisé aujourd’hui.

Tous les jours, des millions de personnes utilisent la l’hyperfocale (sur ce point perçu comme net, donc), on
distance hyperfocale. En effet, la majorité des appareils aura une zone de netteté allant de la moitié de cette
compacts et des smartphones ont un objectif calé sur distance à l’infini. Son intérêt est donc de pouvoir obte-
l’hyperfocale, c’est-à-dire sur la distance minimale à nir, pour une focale et une ouverture données, la plus
laquelle un sujet sera perçu comme net lorsqu’on fait grande zone de netteté possible.
la mise au point à l’infini. Si l’on fait la mise au point à

Comment la calcule-t-on ? Usages


Calculer la distance hyperfocale n’est pas trop
complexe ; nous avons besoin de la focale,
de l’ouverture et du cercle de confusion
de l’optique utilisée :

photo documentaire
(architecture, paysage, etc.)

H = distance hyperfocale
= longueur focale de l’optique
c = cercle de confusion photo d’action / déclenchement « au jugé »
N = nombre d’ouverture (manifestations, concerts, foules, terrains
un peu « chauds », etc.)

Mise au point à l’infini (∞) :


3 1 ∞
principe de l’hyperfocale
pour une ouverture donnée :
la mise au point est faite sur l’infini 1,
on obtient une profondeur de champ 2
4 2 ∞ qui va de l’infini jusqu’au plan de netteté
avant 3 qui se trouve à la distance
Mise au point à l’hyperfocale : hyperfocale 4.

6 5 Si on fait la mise au point à l’hyperfocale 5,


on obtient une profondeur de
champ maximale allant d’un plan
de netteté 6 situé plus en avant jusqu’à
l’infini 7.


7

178 MéMo Visuel de phoTo


Stabilisateur d’image

Pour compenser les mouvements incontrôlés de l’utilisateur, les constructeurs ont mis
au point deux techniques : la stabilisation du capteur et la stabilisation de l’optique.

Les mouvements involontaires du photographe travail- lisateurs d’image : certains ont choisi de l’intégrer au boî-
lant à main levée avec des temps de pose relativement tier (Nikon, Pentax, Sony) alors que d’autres ont préféré
longs sont certainement l’une des principales causes de stabiliser leurs optiques (Canon) ou même proposer une
flou. Pourtant, il est parfois difficile de les éviter. Pour combinaison des deux solutions (Panasonic) – chacune
cette raison, les constructeurs ont mis au point des stabi- présentant des avantages et des inconvénients.

Stabilisation dans le boîtier : le capteur est Stabilisation dans l’optique : un groupe optique
monté sur un support mobile à plusieurs axes qui mobile sur plusieurs axes compense les mouve-
compense les mouvements involontaires détectés ments involontaires détectés par l’appareil. Chaque
par l’appareil. Le principal avantage de ce système stabilisation étant optimisée pour la formule optique
tient dans le fait que n’importe quelle optique peut de l’objectif, l’effet obtenu est maximal. De plus,
en bénéficier. Par contre, il est sensiblement moins l’image arrive stabilisée dans le viseur, ce qui est plus
performant que ceux intégrés aux objectifs et ne agréable lorsqu’on vise avec de longues focales. En
permettra pas de descendre aussi bas en termes revanche, ce système alourdit le coût et le poids de
de durée d’obturation. chaque optique.

1. Appareil immobile 1. Appareil immobile

Capteur monté Groupe optique


sur une structure mobile
mobile

2. Mouvement de l’appareil 2. Mouvement de l’appareil

Du flou apparaît sur Du flou apparaît


l’image à cause du sur l’image à cause
mouvement du mouvement

3. Compensation du mouvement au sein de l’optique


3. Compensation du mouvement par le capteur

Le capteur se Le trajet du rayon


déplace pour lumineux est corrigé,
compenser le flou disparaît.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 179


Motorisation ultrasonique

Plusieurs méthodes et systèmes de mise au point se sont succédé, pour aboutir aux
moteurs autofocus ultrasoniques que nous utilisons aujourd’hui.

Pendant près de 150 ans, la mise au point était faite à des objectifs à mise au point exclusivement manuelle
la main (lorsque l’appareil le permettait). Ce n’est qu’à (souvent pour des usages spécifiques). En termes d’effi-
la fin des années 1970 que sont apparus les premiers cacité, le nec plus ultra du moteur autofocus est le moteur
systèmes autofocus pour les compacts, puis dans les ultrasonique, mis au point par Canon à la fin des années
années 1980 pour les reflex. Ils équipent la plupart des 1980 – c’est celui que l’on retrouve aujourd’hui sur la plu-
appareils photo, même s’il existe sur le marché du neuf part des optiques de qualité.

Fonctionnement de l’autofocus ultrasonique


Si l’on ne pouvait qu’apprécier la précision de la mise au point des premiers autofocus, leurs défauts se sont
vite fait sentir : bruyants, lents, peu réactifs, encombrants. C’est en 1987 que Canon propose le premier objectif
équipé d’un moteur ultrasonique. À l’époque, le système étonne par ses performances, son silence et sa
rapidité. Assez simple, mais révolutionnaire dans sa conception : utiliser non pas la force électromagnétique
comme on le fait habituellement pour déplacer les lentilles dans l’objectif, mais une énergie de vibration. Le
premier moteur USM (Ultrasonic Motor) était de type annulaire, c’est-à-dire composé de deux corps principaux
en forme d’anneaux : un stator et un rotor. Le stator est la partie fixe qui donne l’impulsion vibratoire ; le rotor
est la partie mobile qui, recevant cette impulsion, est mise en mouvement. La fréquence de l’impulsion étant
supérieure aux fréquences du son audible, elle a donné son nom au moteur ultrasonique. Dès les années 1990,
Canon a développé d’autres versions de son moteur plus petites et moins coûteuses, afin de l’implémenter dans
un maximum d’optiques de sa gamme.

RotoR

StatoR

RotoR : sens du
déplacement 3 RotoR

StatoR : sens du 2
déplacement de l’onde 1 1
1 1 StatoR

Des éléments piézo-électriques 1 modifient la forme du stator à fréquence


ultrasonique, ce qui engendre une onde 2 qui, par frottement, déplace 3
le rotor qui, à son tour, déplace les lentilles responsables de la mise au point.

180 MéMo Visuel de phoTo


Les prémices du diaphragme

Mécanisme essentiel de l’appareil photo, le diaphragme a connu quelques variantes


avant de voir s’imposer le modèle à iris qui prédomine aujourd’hui.

De nos jours, pour modifier l’ouverture, le photographe ne qui équipaient les premiers appareils photo étaient sou-
manipule pas directement le mécanisme du diaphragme vent constitués de plaquettes coulissantes ou interchan-
– c’est un petit moteur situé dans l’optique et commandé geables permettant de choisir un nombre assez limité
par l’appareil qui s’en charge. Il n’en a pas toujours été d’ouvertures. C’est la généralisation du diaphragme à iris
ainsi et, jusqu’à récemment, le diaphragme était ajusté à la suivie de son électrification, qui a permis à ce mécanisme
main sur l’optique, via une bague dédiée. Les diaphragmes de gagner en subtilité et en confort d’utilisation.

Les premiers diaphragmes étaient souvent de


simples plaques trouées, que le photographe
plaçait lui-même dans l’appareil. Certains se
présentaient sous forme de jeu de plaquettes
(systèmes à vannes, également appelé waterhouse),
d’autres sous forme de bandes ou de barillets Diaphragme à vannes (waterhouse)
comportant plusieurs trous. Vu que l’ensemble du
processus photographique nécessitait un temps
assez long (préparation, transport et installation
du matériel, temps de pose, développement,
tirage, etc.), cette manipulation – qui peut nous Diaphragme à bande
sembler anti-ergonomique aujourd’hui – n’était pas
particulièrement rédhibitoire, car on ne changeait
pas forcément de diaphragme à chaque prise de
vue.

Diaphragme à barillet

Le diaphragme à iris est apparu très tôt dans


l’histoire de la photographie. On ne sait pas avec
certitude qui, de Niépce ou Daguerre, a songé le
premier à l’utiliser, mais il est présent sur certaines
de leurs premières chambres photographiques.
Son principal avantage réside dans la facilité avec
×5 × 12
laquelle on peut le manipuler (généralement, via
une bague rotative). La forme des lamelles et La forme et le nombre de lamelles de l’iris influent sur
leur nombre influent sur la forme de l’ouverture la forme de l’ouverture et, partant, sur le bokeh.
(polygonale ou circulaire) qui elle-même conditionne
la forme des taches floues apparaissant dans les
zones situées hors du champ de netteté (le bokeh).
×5 × 10

TouTe la phoTo en un clin d'œil 181


anatomie des optiques
Les optiques modernes ont de nombreux !¢ 0!¡ 7 8
points communs et organes similaires –
les différences étant, la plupart du temps,
liées à des fonctions très spécifiques.
Voici quelques exemples qui reprennent 9
les grands types d’optiques que l’on peut 1
rencontrer.
9
PARTIES COMMUNES TÉLÉOBJECTIFS PRO
1 monture à baïonnettes @¶ Sélecteur de plage de mise
2 contacts électroniques au point !£ 2
de la monture @• Bague d’annulation de préréglage Zoom grand-angle
3 Joint en caoutchouc de la monture @ª Bouton d’arrêt d’aF (17-85 mm) 4
(anti-ruissellement) #º Sélecteur de mode du stabilisateur
4 Repère de montage de l’objectif d’image
5 Bague du diaphragme (ouverture) #¡ commande de stabilisateur !¢ 7
6 plage des ouvertures d’image
7 Bague de mise au point #™ Bouton de mise au point préréglée
8 plage des distances #£ Sélecteur de mise au point
9 Sélecteur du mode de mise préréglée
au point (manuel/autofocus) #¢ monture de bandoulière
0 Bague de zoom #∞ molette de verrouillage
!¡ plage des focales d’orientation
!™ Verrouillage de la bague de zoom #§ Fente de sécurité
!£ commutateur du stabilisateur #¶ Verrou de sélection du 1
d’image (on/off) multiplicateur de focale
#• Levier de sélection du 6
!¢ parasoleil/monture du parasoleil 2
multiplicateur de focale
!∞ Filetage de montage du filtre avant
#ª Porte-filtre drop-in pour !§
!§ Support de filtre gélatine (arrière) filtre gélatine
$º monture de trépied
OPTIQUES À BASCULE $¡ Écrou de trépied
ET DÉCENTREMENT
!¶ Échelle de bascule OPTIQUES MACRO 98 5
!• molette de bascule focale fixe
$™ Fixation du flash macro
!ª Échelle de décentrement grand-angle (14 mm)
$£ grossissement
@º molette de décentrement $¢ Distance de travail
@¡ Levier rotatif
@™ Bouton de fermeture du
diaphragme !¢ !¢ 0 !¡ 8 7

MULTIPLICATEUR
!∞
DE FOCALE
@£ monture côté objectif
@¢ monture côté boîtier
4 3
@∞ Levier de déverrouillage
de l’objectif 2
@§ Facteur de multiplication
de la focale 9 1

Zoom trans-standard
(24-120 mm)

182 MéMo Visuel de phoTo


8 @• !¢ !∞ 4 5 #∞ #¶ #• #ª


@ª #¡ 1
3

#™


télézoom 200-400 mm 2
(avec multiplicateur !¡
de focale 1,4 × intégré)

6 @¶
!∞ !¢ 8 7 56 !• !¶

$¡ $£ $¢
@™
3
2 $™ 4
9
1
!ª 1
3
@º $º

focale fixe à 2
bascule et décentrement
focale fixe 65 mm
(24 mm)
(spéciale macro)
@§ 3 #∞

échelle de profondeur de champ visible sur certaines optiques


@£ @∞ 4 @¢
La profondeur du champ net
est indiquée par la zone entre
les lignes du repère correspondant à
2 l’ouverture. par exemple, si la distance
de prise de vue est de 0,5 m et
multiplicateur l’ouverture de ƒ/16, la zone de netteté
de focale 2 × ira de 0,3 m à l’infini.

TouTe la phoTo en un clin d'œil 183


Filetages et plan focal

Afin de pouvoir être fixés sur un trépied ou un monopode, tous les appareils photo
comportent un petit pas de vis standardisé, ou presque.

Les deux filetages les plus répandus aujourd’hui dans un trépied professionnel ou une grosse rotule conçue
le monde de l’image (photographie, mais aussi vidéo et pour supporter quelques kilos… En effet, à partir d’une
cinéma) sont standardisés selon la norme ISO1222:2010, certaine charge, les constructeurs de trépieds et rotules
mais il n’en a pas toujours été ainsi – prudence, donc, utilisent généralement le filetage Congrès, réservant le
avec le matériel très ancien. L’amateur est familier du filetage Kodak pour le matériel relativement léger.
bien connu filetage Kodak, jusqu’au jour où il acquiert

Terminologie Kodak vs Congrès


La plupart du temps, le terme « pas de vis » En photo, on utilise deux filetages standardisés :
est incorrectement utilisé : il faudrait plutôt le filetage Kodak (nommé d’après la firme du même
parler de filetage (propre à la vis) et de taraudage nom) et le filetage Congrès (nommé d’après le fameux
(propre à l’écrou ou au trou). congrès de 1889 déjà évoqué à plusieurs reprises).

Pas de vis : Kodak Congrès


la distance
parcourue par
Filetage la vis en un
tour complet.

Taraudage
Ø 1/4 de pouce (6,35 mm) Ø 3/8 de pouce (9,5 mm)
avec 20 filets par pouce. avec 16 filets par pouce.
Présent sur le matériel Présent sur le matériel
léger : appareils photo, lourd, souvent pro :
petites caméras, caméras, trépieds, rotules,
monopodes, rotules, dollies, etc.
trépieds, pinces…

Précautions Plan focal


Il est préférable de n’utiliser qu’un seul type de Le filetage de trépied se trouve à l’intersection du plan
filetage dans son système photographique afin vertical passant par l’axe optique de l’objectif
d’éviter le recours aux adaptateurs Congrès- et du plan focal, qui correspond au plan de la surface
Kodak, qui ont trop souvent tendance à se coincer. photosensible (le capteur, ou la pellicule). Ce plan
Cependant, en avoir un ou deux dans son fourre-tout focal est matérialisé sur la plupart des appareils
peut toujours s’avérer utile. Une pièce de 50 centimes par le pictogramme . Cette notion de plan focal
ou un petit couteau suisse avec tournevis plat seront trouve son utilité pour certains types de photos
utiles pour décoincer rapidement toutes les vis de précision (par exemple, pour calculer la distance
munies d’une encoche. de mise au point minimale en macro).

Plan focal
Taraudage
Adaptateur Congrès-Kodak
Pictogramme du
plan focal

capteur

184 Mémo Visuel de PHoto


Lire les courbes FTM

Fournies par les constructeurs ou établies en laboratoire, les courbes FTM


sont en quelque sorte les cartes d’identité des objectifs.

Les courbes FTM (pour fonction de transfert de modula- radiales ou tangentielles. En connaissant la taille du
tion) sont conçues d’après une série de mesures visant capteur, on peut déterminer le comportement d’une
à établir la résolution et le contraste d’une optique, du optique et ses performances au centre (gauche du gra-
centre au bord de l’image, à son ouverture maximale et phique) et sur les bords (droite du graphique). Pour les
à ƒ/8. Ces courbes montrent la capacité de l’optique à zooms, deux graphiques sont fournis (focales maximale
reproduire des mires composées de très fines lignes et minimale).

1 Chaque graphique comprend 8 courbes :


Contraste / Résolution

0,9 • 4 courbes en trait continu correspondant aux


mesures faites sur les mires radiales,
0,8
• 4 courbes en trait discontinu correspondant aux
0,7 mesures faites sur les mires tangentielles.
0,6 Chacun de ces deux groupes comprend des courbes
0,5 noires pour les mesures faites à pleine ouverture et
Capteur 24 × 36 mm

des courbes bleues pour les mesures faites à ƒ/8.


Capteur APS-C

0,4 Centre de Bords de Les courbes en trait épais représentent la mesure


l’optique l’optique du contraste (sur des mires de 10 lignes par mm),
0,3
celles en trait fin représentent la mesure de la
0,2
résolution (sur des mires de 30 lignes par mm).
0,1
L’axe horizontal donne la distance en mm à partir
0 du centre du plan image vers les bords, l’axe vertical
0 mm 5 mm 10 mm 15 mm 20 mm indique la valeur de contraste ou de résolution
mesurée sur ce plan. 100 % correspond à 1 (qui est
Distance depuis le centre optique donc une valeur excellente).

N max. ƒ/8
de l’optique
Mire radiale tangent. radiale tangent. Centre optique, mires et capteur

Contraste
1 Cer
(10 l/mm) cle
0,9 im
Résolution a
ge

(30 l/mm)
0,8
0,7
Distance depuis
0,6 Analyse : plus les courbes sont le centre optique Mire tangentielle

0,5 planes et situées dans le haut du


Capteur 24 × 36 mm

graphique, meilleure sera la qualité Centre


optique
Capteur APS-C

0,4 de l’optique. Une valeur comprise

0,3 entre 0,6 et 0,8 est considérée


comme satisfaisante et supérieure Mire radiale
0,2 à 0,8, comme excellente. Plus les
Cadrage du capteur
0,1 courbes radiales et tangentielles
sont alignées, meilleur sera le flou.
0
0 mm 5 mm 10 mm 15 mm 20 mm

Toute la photo en un clin d'œil 185


Glossaire

a Bonnette : lentille de très bonne qualité qui se visse


sur l’avant des optiques, comme un filtre. Les bon-
nettes ont un pouvoir grossissant qui permet de trans-
Aberrations optiques : anomalies dans une image former une optique normale en optique macro.
se traduisant par une altération locale de la netteté,
des formes ou des couleurs. Bracketing : technique d’acquisition de prise de vue
consistant à multiplier automatiquement les clichés
Algorithme : méthode de calcul dont les étapes sont (généralement trois) en faisant varier légèrement un
précisément déterminées et doivent être scrupuleu- paramètre. On peut faire un bracketing de l’exposition,
sement suivies en vue d’obtenir un résultat. Utilisé en de la balance des blancs, de l’exposition au flash…
informatique pour l’encodage, la compression, le cryp- Bruit : informations parasites générées par le capteur
tage, etc. d’un boîtier (bruit thermique) lors de poses longues ou
par son processeur lorsqu’on utilise des ISO élevés et
Arrière-plan : espace qui s’étend derrière le plan sur que le signal est amplifié (bruit numérique). Il appa-
lequel on a effectué la mise au point. Peut être net ou raît sous forme de pixels indésirables qui altèrent les
flou selon les réglages d’ouverture sélectionnés. détails, de points colorés dans les ombres et d’amas
ASA : acronyme d’American Standard Association. de pixels formant un « moutonnement » dans la trame
de l’image.
­Ancienne norme servant à déterminer la sensibilité
des films, aujourd’hui remplacée par la norme ISO.
Autofocus : système de mise au point automatique
intégré dans la majorité des appareils photo récents. c
Avant-plan (premier plan) : espace qui s’étend de- Cellule : dispositif intégré aux appareils photo mo-
vant le plan sur lequel on a effectué la mise au point. dernes permettant de mesurer la lumière afin de
déterminer l’exposition correcte.
Peut être net ou flou selon les réglages d’ouverture
sélectionnés. Champ : partie de l’espace filmé ou photographié.
Champ angulaire : angle du champ visuel embrassé
par un objectif monté sur un appareil photo. Le champ
b angulaire dépend de la distance focale de l’objectif,
mais également de la taille de la surface photosensible
sur laquelle l’optique projette l’image qu’elle capte.
Back focus : défaut du module autofocus d’un appa-
reil photo causant un décalage du plan de netteté Charte de gris : support rigide sur lequel est imprimé
(éloignement) par rapport à l’endroit sur lequel la mise selon les cas une gamme de gris neutres ou simple-
au point a été faite. Voir également Front focus. ment un gris neutre associé à un blanc et un noir.
Placée par le photographe dans le champ de prise de
Balance de blancs : paramètre chromatique servant vue, la charte de gris sert de référent au cours du post-
à étalonner la température de couleur d’une image traitement afin de vérifier et éventuellement corriger
dans le but soit d’homogénéiser la chromie par rap- la température de couleur de la photo. Voir Tempéra-
port à d’autres prises de vue effectuées sous des ture de couleur.
conditions différentes d’éclairage, soit de neutraliser CIE (Commission Internationale de l’Éclairage) :
une dominante de couleur ou, à l’inverse, d’en ajouter commission chargée d’étudier la lumière, l’éclairage, la
une pour obtenir une ambiance particulière. couleur et les espaces de couleur, et leur perception
par le cerveau humain, dans le but de les caractériser
Banding : effet de bandes affectant les nuances d’un et de proposer des standards industriels.
dégradé, celui-ci n’apparaissant plus comme continu
mais constitué d’une succession de bandes juxtapo- Compression : allégement au moyen d’algorithmes
par suppression des structures redondantes d’un fi-
sées.
chier image ou son dans le but de faciliter son enregis-
Bokeh : du japonais boke – – qui signifie flou, ce trement, son traitement au montage, ou sa diffusion.
terme désigne les parties d’une photo situées hors du Une compression trop forte peut être responsable de
plan de netteté, sur lesquelles la mise au point n’a pas pertes irréversibles de données dans un fichier.
été faite : cela ne prend donc pas en compte les flous Contraste : écart de luminance entre les valeurs les
dus au mouvement. plus claires et les plus sombres d’une image.

186 Mémo Visuel de PHoto


Glossaire

Contre-jour : scène comportant une importante


source de lumière située derrière le sujet principal. e
Contre-plongée : prise de vue dirigée de bas en haut, Editing : étape du flux de production où un tri sélectif
où l’appareil (ou la caméra) se trouve généralement des photos est effectué.
situé plus bas que le sujet.
Espace de couleur (ou gamut) : 1° ensemble des cou-
Couche alpha : image (ou suite d’images) en niveaux leurs perceptibles par un élément photosensible (œil,
de gris associée à une photo généralement destinée scanner, capteur d’appareil photo, etc.) ; 2° ensemble
à un détourage amélioré pour une incrustation ou un des couleurs reproductibles par un périphérique
montage. (écran, imprimante, moniteur vidéo, presse offset…) ;
3° ensemble virtuel de couleurs servant de référence
Coupe-flux : système composé de quatre volets
pour assurer la traduction des couleurs lorsqu’on
métalliques permettant d’orienter le faisceau d’un
passe d’un espace à un autre.
projecteur.
EXIF : standard de métadonnées supporté par cer-
Courbe sensitométrique : voir Sensitométrie.
tains formats de fichiers et répertoriant tous les para-
Cran : dans un système optique, « ouvrir » ou « fer- mètres techniques de la prise de vue.
mer d’un cran » consiste à passer d’une valeur entière
normalisée la plus proche à la suivante dans le but de
gagner ou perdre 1 IL (ce qui revient à diviser ou multi­
plier par deux la quantité de lumière admise dans ce F
système). Voir aussi Indice de luminance.
Fill-in : utilisation particulière d’un flash dans le but
Crop : terme anglais signifiant « recadrage ». d’équilibrer la lumière générale de la scène, qui sert en
Cyclorama (ou cyclo) : fond uni ou texturé, peint ou général à déboucher les ombres trop dures causées
constitué de papier ou de tissu, permettant d’obtenir par une lumière zénithale ou un contre-jour.
des fonds homogènes lors d’une séance de prise de Firmware : logiciel intégré à un matériel électronique et
vue. indispensable au fonctionnement de celui-ci. Sa parti-
cularité est qu’il n’est pas directement accessible à l’uti-
lisateur, si ce n’est à travers les fonctions offertes par le

d matériel électronique. Il propose des évolutions et des


mises à jour pour améliorer certaines fonctionnalités
de l’appareil, corriger des incompatibilités ou des dys-
Délai de latence : délai entre l’instant où le déclen-
fonctionnements.
cheur est actionné et celui où l’obturateur entre en
action (et où la photo est prise). Ce délai dépend entre Flare : défaut d’une image causé par des rayons lumi-
autres de la réactivité du système de mise au point et neux non désirés qui pénètrent dans l’objectif par la
peut être très variable suivant les appareils photo (en lentille frontale. Il crée des alignements de polygones
général assez long sur les compacts et inexistant sur colorés ainsi qu’une chute localisée de contraste dans
les reflex). l’image.
Diffraction : changement de direction d’un train d’ondes Focus peaking : aide à la mise au point s’affichant sur
passant par une ouverture, au niveau des bords de cette un écran ou dans un viseur électronique, générale-
ouverture. En photo, ce phénomène provoque une altéra- ment sous forme d’aplats colorés se superposant aux
tion plus ou moins importante du piqué de l’image. zones les plus nettes de l’image.
Diffuseur : accessoire de studio constitué d’un ma- Focus stacking : technique permettant d’obtenir une
tériau translucide (calque ou spun) placé entre une image pourvue d’une profondeur de champ très éten-
source lumineuse et la scène qu’elle éclaire. Il sert due grâce à l’assemblage de plusieurs images cadrées
à répartir la lumière de manière à créer une source identiquement mais dont la mise au point a été légè-
lumineuse plus diffuse et adoucir ainsi les lumières, les rement décalée par bracketing de la profondeur de
ombres et les reflets. champ.
Distorsion : défaut des optiques se traduisant par la Front focus : défaut du module autofocus d’un appa-
courbure des lignes droites du sujet photographié. On reil photo causant un décalage du plan de netteté
distingue deux types : la distorsion en coussinet et la (rapprochement) par rapport à l’endroit sur lequel la
distorsion en barillet. mise au point a été faite. Voir également Back focus.

Toute la photo en un clin d'œil 187


Glossaire

parentes. Ces cristaux sont sensibles au courant élec-


H trique, ce qui permet de modifier leur disposition, les
rendant ou non visibles.
istogramme : représentation graphique de la pro-
portion relative des pixels qui composent une image. Loi de Scheimpflug : voir Scheimpflug.
Il peut soit prendre en compte uniquement la lumino-
sité, soit représenter les différentes couches couleurs Lumière incidente : lumière provenant directement
qui composent l’image. d’une source lumineuse sur un sujet.

Hyperfocale (distance) : la distance hyperfocale, Lumière réfléchie : lumière provenant indirecte-


abrégée en « hyper­focale », est la distance minimale à ment d’une source lumineuse sur un sujet, réfléchie
laquelle un sujet sera perçu comme net lorsqu’on fait par une surface intermédiaire.
la mise au point à l’infini. Si l’on fait la mise au point à Luminance : quantité de lumière réfléchie par
l’hyperfocale (sur ce point perçu comme net, donc), on chaque élément d’une scène vers un appareil photo.
aura une zone de netteté allant de la moitié de cette Elle est mesurée en candelas par mètre carré (cd/m2).
distance à l’infini.
Méga-octet (Mo) : 1 024 kilo-octets.
Mégapixel (Mpix) : 1 million de pixels.
i-J-K Nombre guide (NG) : unité de mesure donnant la
puissance d’un flash.
Iconomécanophilie : passion pour la collection d’ap-
pareils photographiques.
Indice de luminance (IL) : échelle logarithmique en
base 2 permettant d’indiquer rapidement la luminance O-P
(quantité de lumière) reçue par l’appareil –chaque in-
Octet : unité de mesure des données numériques
crément de 1 IL correspondant à un doublement de
valant 8 bits.
celle-ci. Voir aussi Luminance.
Interpolation : technique visant à augmenter artifi- Parallaxe : sur un appareil photo, décalage entre les
ciellement et par calcul la définiton d’une image. axes optiques du viseur et de l’objectif se traduisant
par une différence de cadrage sur les photos. Typique
IPTC : standard de métadonnées supporté par cer- des appareils compacts.
tains formats de fichiers et répertoriant toutes les in-
formations concernant le copyright et les descriptions Photosensible (surface) : surface située à l’intérieur
de l’image, du lieu, des conditions de prise de vue, etc. d’un appareil photo sur laquelle la lumière est focali-
sée par le système optique de l’objectif et qui permet-
ISO : acronyme d’International Orga­nization for Stan- tra d’enregistrer l’image. Sur les appareils photo analo-
dardization. Système international de standardisation giques, cette surface est la pellicule tandis que sur les
visant à établir des normes de référence dans un appareils photo numériques, c’est le capteur.
grand nombre de domaines. En photo, désigne la
norme utilisée pour mesurer la sensibilité de la sur- Photosite : partie d’un capteur d’appareil photo sen-
face photosensible d’un appareil photo, et par exten- sible à la lumière et chargée de transformer celle-ci
sion la valeur de cette sensibilité (100 ISO, 200 ISO…). en signal électrique. On considère qu’à un photosite
Anciennement ASA. correspond un pixel.
Joule (J) : unité de mesure de la puissance d’un flash Piqué : qualité d’une photo qui comporte de nom-
de studio. breux détails fins et lisibles. À considérer par rapport
à la définition de l’image et au système optique qui l’a
Kelvin (K) : unité pour mesurer la température de
conçue.
couleur.
Plage dynamique : étendue des tonalités, des plus
Kilo-octet (Ko) : 1 024 octets.
sombres aux plus claires, qu’un appareil photo est
capable d’enregistrer sans perte de détails.

L-M-N Plan focal : plan imaginaire matérialisé par le film ou


le capteur sur lequel l’objectif focalise l’image.
LCD : acronyme de Liquid Crytal Display (ACL en fran- Plongée : prise de vue dirigée de haut en bas, où
çais). Système d’affichage composé d’une solution de l’appareil (ou la caméra) se trouve généralement situé
cristaux liquides maintenue entre deux feuilles trans- plus haut que le sujet.

188 Mémo Visuel de PHoto


Glossaire

Posemètre : appareil servant à mesurer la quan- Stabilisateur : dispositif intégré aux optiques ou aux
tité de lumière réfléchie par une scène vers l’appareil boîtiers photo, permettant de compenser les mou­ve­
photo afin de calculer l’exposition requise pour photo­ ments involontaires du photographe.
graphier cette scène.
Surexposition : exposition excessive d’une photo ou
Pouce : mesure anglaise de longueur équivalente à d’une séquence filmée qui se traduit par des zones
2,54 cm. trop claires engendrant des pertes de détails. Voir
Sous-exposition.
Profondeur de champ : par rapport au photo-
graphe, distance séparant dans une scène le point net

t
le plus proche du point net le plus éloigné.

r Température de couleur : teinte dominante d’une


photo dépendant du type d’éclairage utilisé. Elle
peut être chaude (jaune, orangée), neutre (blanche)
Rapport signal/bruit : lors de la transmission d’une ou froide (bleutée). Selon les cas, une température
information, comparaison entre la quantité de don- de couleur particulière sera recherchée pour créer
nées relevant de l’information et la quantité de don- une ambiance ou au contraire sera neutralisée pour
nées provenant d’un bruit de fond. Détermine la qua- respecter la couleur des éléments photographiés.
lité de cette transmission. L’usage d’une charte de gris permet de gérer précisé-
Réflecteur : accessoire servant à réfléchir une source ment la température de couleur. Voir Charte de gris.
lumineuse afin d’adoucir la lumière ou de créer une Tropicalisation : action de rendre un mécanisme
source lumineuse d’appoint. ou un appareil insensible aux conditions climatiques
Reflex (visée) : dispositif de visée se faisant à travers tropicales (humidité et chaleur). En photo, désigne
l’objectif du système de prise de vue et rendu possible l’ensemble des protections d’un appareil (matériaux,
grâce à un système de prisme et de miroir basculant joints, etc.) qui lui confère une certaine résistance aux
permettant de diriger les rayons lumineux soit vers éclaboussures et à la poussière.
l’oculaire (pour la visée), soit vers la surface photo­ TSL : modèle colorimétrique basé sur le caractérisa-
sensible (pour la prise de vue). Par extension : appareil tion d’une couleur via sa teinte, sa saturation et sa
photo utilisant ce type de visée. luminosité.

s v-w-Z
Saturation : définit la pureté d’une couleur, c’est-à- Vignettage : phénomène se traduisant par une ré-
dire l’absence de gris et de tons intermédiaires. duction progressive de la luminosité du centre vers les
Scheimpflug (loi de) : loi optique stipulant que si le bords d’une image.
plan photosensible (de l’image) et le plan de l’objec- WB : acronyme de White Balance, expression anglaise
tif sont parallèles, le plan de mise au point leur sera pour « balance des blancs ».
parallèle et que, dans le cas contraire, les trois plans
se rencontreront sur la même intersection. Zone system : procédé d’analyse de la luminance
d’une scène mis au point par Ansel Adams et Fred
Sensitométrie : technique utilisée en photographie ­Archer vers 1940 dont le but était d’obtenir de façon
pour étudier des échantillons de pellicules de manière prévisible la meilleure exposition possible compte
normalisée dans le but d’établir des courbes de réfé- tenu des émulsions disponibles et des traitements
rences appelées courbes sensitométriques. Chaque connus.
courbe informe quant à la sensibilité et au contraste
de la pellicule qui lui est associée, ce qui simplifie
le choix des paramètres d’exposition (ouverture et
vitesse) lorsqu’on l’utilise.
Sous-exposition : exposition insuffisante d’une ­photo
qui se traduit par des zones trop sombres engendrant
des pertes de détails. Voir Surexposition.

Toute la photo en un clin d'œil 189


Index

A carré inverse (loi du)


Cartes mémoire
99
37
document (reproduction de) 150
Droits 162
aberrations (objectif) 170 casque audio 39 drone151, 156
absorption19 catadioptrique (objectif) 135 Dual Pixel (capteur) 56
actioncam 37, 152, 156 Catalogue 158 Ducos du Hauron, Louis 91
alimentation117 cellule 62, 87 durée d’obturation 72, 82, 83, 88
angle de vue 46, 50 centre de gravité 116 Dycam model 1 (appareil) 127
animalière (photo) 145 Centre optique 185
cercle chromatique 22
E
Arago, François 45
Archer, Frederick Scott 57 cercle de confusion 177
Architecture 147, 161 cercle image 42, 46
Astigmatisme172 CF (CompactFlash) 37 Eastman, George 80, 103
astrophotographie 121, 153 chambre noire 18 Éclairage99
atelier du photographe 143 champ angulaire 42, 46, 50, 83 Éclairement 62
autochrome91 champ magnétique terrestre 14 Écran 34
autofocus 42, 54, 108, 124, 169 CMJN 21 Écrou de trépied 182
Collier de trépied 44, 119 émulsion sèche 80
Énergie117
B
collimateurs 54-56
collodion humide 57 Entrée micro 39
Coma172 EOS 169
Bague de mise au point 182 commandes (appareil) 34 équilibre 116
Bague d’inversion 119 Concert 146 Ergonomie 34
Bague step-up119 Congrès (pas de vis) 184 Ermanox (appareil) 126
balance des blancs 89, 90 Congrès de Paris 41, 80, 184 Ethernet39
bandoulière 182
connectivité 38 EXIF 158, 159
barrière optique 125
Contraste global 61, 160 Exposer à droite 106
Bascule 134, 182
contraste local 60 exposition 62, 67, 81, 106
base de sustentation 116
couleur 14, 19, 20, 22,
batterie117  81, 91, 160
Bayard, Hippolyte
Bean bag119
24 Couverture d’un flash
Cros, Charles
98
91
F
Bennett, Charles Harper 80 ƒ/16 (règle du) 113
bluetooth15, 39
D
Ferrotype57
Bokeh 85, 181 filé 109, 110, 112
Bonnette119 Filetage 184
Borne PC 38 Daguerre, Louis-Jacques Mandé
Filtre 44, 122, 182
bridge (appareil) 37  24, 45
Filtre optique 119, 120-121
Brownie (appareil) 126 daguerréotype 45, 57, 64, 91
fisheye 130, 135, 160
bruit numérique 73-75, 112 décentrement 134, 182
Déclencheur souple 34 flare 170
bruit thermique 75
définition 26 flash 82, 88, 95, 98, 100,
 101, 118
diaphragme 32, 70, 181
C Diffraction 170
Distance de travail 43, 100, 176, 182
flash macro
flou
182
69, 82, 85
cadrage 50-51 Fluorine175
Distance focale 46
Calypso Phot (appareil) 126 Distance minimale de mise au point flux lumineux 62
camera obscura 18  43, 176 focale 42, 50, 52, 71, 83
candela 62 Distance minimale de travail 43, 176 focale équivalente 46
Canon AE-1 127 Distorsion171 focale fixe 42, 133
capteur32, 40, 73-75 DNG 28 Focale réelle 46

190 Mémo Visuel de PHoto


Index

Folding (appareil)
Format
34
40
Kodak
Konica
80, 103, 127, 184
169 N
format d’enregistrement 28 nature morte 140

L
fourre-tout122 netteté 60, 160
FTM (courbes) 185 Newton, Isaac 17
NFC39
Lampes 89, 97
G Le Gray, Gustave
Leica127, 169
57
Niépce, Joseph Nicéphore

24,
45, 91
Nikon F (appareil) 127
Gaffer 122, 123 lentilles (objectif) 173, 174 nombre d’or 104
gélatine 182 longueur d’onde 14 Nombre guide 100
gélatino-bromure d’argent 80 Lumière, frères 91 Nomenclature 158
géolocalisation155 lumière 14, 16, 17, 62, 94, 96, 113 nu 142
GPS 38, 155 Lumière naturelle normée (5000 K) 89 nuit 148
grand-angle 130 Luminance 62
Griffe porte-flash 39
O
luminosité23
grille de composition 104 Lunar Orbiter (module photo) 126
grip (poignée) 117 Lytro (appareil) 156
Grossissement 182 objectif 42, 118, 122, 130-135,
GSM 14  168-185

M objectif à bascule et
décentrement 134
H macrophotographie 149
objectif orthoscopique
Obturateur72
130
Maddox, Richard Leach 80
Hasselblad 500 EL (appareil) 126 œil15, 32
mariage 138
HDMI39 ombre 96
Maxxum 7000 (appareil) 169
HDR 66, 68, 160 ouverture 42, 70, 71, 74,
métadonnées27, 159  84, 86, 111
Herschel, John 24
micro39
Histogramme 63
micro-ondes15
Houston, David
Hubble (satellite)
103
157 MicroSD (carte)
Minolta
37
169
P
hybride (appareil) 35 palette chromatique 20
hyperfocale 178 miroir 87, 135
Panoramique 164
mise au point 42, 81
Parasoleil 44, 118, 122, 182
mise au point préréglée 182
I Modes AF
modes d’exposition
108
78
paysage139
Pellicule 34, 40
Image fantôme 171 Pentax ME F (appareil) 169
mode B 88
impression29 perspective 48, 161
mode manuel M 87 Photo-finish 156
infini 183 mode P 86
infrarouge 14, 38 Photogrammétrie 156
mode priorité à la vitesse (S/Tv) 82 photogravure 64
intensité de la lumière 62 mode priorité à l’ouverture (A/Av)84
IPTC 158, 159 photo immersive 156, 165
mode tout-automatique A+ 81 Photo sous-marine 152
Moiré172 Photo subaquatique 152
J-K Monture (objectif) 42, 168, 182
Monture (trépied) 182
Photo subatomique
Photo urbaine
157
147
Joint anti-ruissellement 182 Motorisation ultrasonique 180 Piège photographique 125
JPEG 28, 75, 159, 160 Mots-clés 158 piqué 60, 84
Kahn, Albert 91 Multiplicateur de focale 118, 182 pixel25, 60, 61

Toute la photo en un clin d'œil 191


Index

Plage dynamique
plage focale
66
52 S téléobjectif
température des couleurs
132
89
plage tonale 63, 65, 66 satellite15, 157 tête (trépied) 115
plan focal 184 saturation23 thésaurus 158
plaques 34, 40, 80, 91 Sauvegarde 158 TIFF 28, 159
Plein format (capteur) 41 Screw-Lock 38 tilt-shift (objectif) 134
Pochette122 second rideau 102 trans-standard (zoom) 131
Poignée (grip) 117 Secure Digital 37 trépied 114-116
point principal avant et arrière 46
sensibilité ISO 73, 74, 76, Tropicalisation 43
Polarisant (filtre) 136  86, 112, 113 TSL (modèle) 23
Polaroid SX-70 (appareil) 169 smartphone35, 37, 156 Tube-allonge 118
Porte-filtre drop-in 182 Soleil 89
portrait 141
sortie casque 39
postproduction
pouvoir séparateur
112, 158
43, 177
Soufflet
Spectacle
34, 118
146
U-V
premier rideau 102 USB 38
Spectre d’émission 97
prise synchro 38 UV 14
Spectre électromagnétique 14
prisme17 verre à faible dispersion 175
Speed Graphic (appareil) 126
processeur 32, 73 Verre dépoli 34
sport 144
Profondeur de champ 71 verrouillage d’exposition 67
stabilisateur d’image 179, 182
Protection122
Stabilisation 114-116 verrouillage d’orientation 182
Stabilisation optique 43 verrouillage du miroir 87
R surface photosensible
Sutton, Thomas
32
91
Vie quotidienne
Vignettage
136
43, 160, 171
radar 14 SX-70 Sonar OneStep (appareil) 169 Visée par l’écran 36, 55, 56
Radiodiffusion 14 synchronisation 101, 102 Visée reflex 34, 36, 54
RAW27, 28, 81, 159, 160, 163 synchro-X (vitesse) 101 Viseur électronique 55, 56
Réflexion 19 Synthèse des couleurs 20 vitesse 76, 83, 86, 109
Réfraction 16 voyage137
Règle des tiers 104
Résolution 26, 43 T
rideau72, 88, 101, 102
RJ45 39 tablette37
W-Z
Rolleiflex (appareil) 127 Talbot, William Henry Fox 24, 64 Wedgwood, Thomas 24
rotule115 Teinte23 Wi-Fi 14, 38
RVB 20 Télécommande 38, 125 Zoom 42, 131

Vous aimerez peut-être aussi