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Cours Geochimie

Le cours d'exploration géochimique présente les principes fondamentaux de la géochimie appliquée à la recherche minière, en détaillant les étapes et méthodes d'exploration. Il aborde la formation et la dispersion des éléments, ainsi que les techniques d'échantillonnage et d'analyse nécessaires pour identifier des gisements minéraux. L'objectif est de comprendre les processus géochimiques et d'appliquer des méthodes spécifiques pour évaluer les ressources minérales.

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Cours Geochimie

Le cours d'exploration géochimique présente les principes fondamentaux de la géochimie appliquée à la recherche minière, en détaillant les étapes et méthodes d'exploration. Il aborde la formation et la dispersion des éléments, ainsi que les techniques d'échantillonnage et d'analyse nécessaires pour identifier des gisements minéraux. L'objectif est de comprendre les processus géochimiques et d'appliquer des méthodes spécifiques pour évaluer les ressources minérales.

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COURS

D’EXPLORATION GEOCHIMIQUE

KAFANDO ABOUDOU
71 04 02 31 / 66 72 32 06

[email protected]
COURS D’EXPLORATION GEOCHIMIQUE

INTRODUCTION
I. Notions générales
IV. Les méthodes
1. Définitions
2. Subdivision de la géochimie V. Les étapes de l’exploration
3. Répartition VI. Mise en œuvre d’une exploration
4. Mobilités 1. Echantillonnage
II. Régolithe et dispersion géochimique 2. Analyse
1. Régolithe 3. Traitement des données
2. dispersion géochimique 4. Interprétation
III. Introduction à l’exploration VII. Méthodologie exploration
géochimique géochimique
OBJECTIFS:
❑ comprendre la formation et la dispersion des éléments.
❑ Comprendre les différentes étapes l’exploration géochimiques,
❑ Montrer les méthodes d’exploration géochimiques

PRE-REQUIS:
cartographie, minéralogie , pétrographie
INTRODUCTION
L’exploration minérale regroupe l’ensemble des opérations nécessaires à évaluer
qualitativement et quantitativement une substance minérale dans le but de mettre en évidence
l’existence d’un gisement exploitable.

A cette fin plusieurs étapes sont nécessaires


▪ Sélection préliminaire de zones offrant un potentiel de découverte de gisement
(généralement basée sur des données historiques )
▪ Demande de permis exclusif de recherche sur les zones sélectionnées

Une fois le permis accordé le démarrage des travaux d’exploration débute par des études
scientifiques et techniques
• En surface tout d’abord à l’echelle de la zone du permis (géophysique, échantillonnage et
géochimique : méthodes indirectes
• Puis en profondeur sur des cibles sélectionnés à partir des travaux de surface (tranchées,
forages): méthodes directes
Parmi ces techniques, l’exploration géochimique, ou géochimie appliquée à la recherche
minière, tient une place de choix.
Elle a pour objet de découvrir des gisements métallifères, subaffleurants ou cachés, d'après les
auréoles de dispersion des éléments chimiques qui les constituent.
Elle dispose, à cette fin, de diverses méthodes spécifiques d'investigation et de moyens
analytiques appropriés qui sont sans cesse améliorés.

Dans le détail, les limites de la géochimie n'apparaissent pas toujours de manière très tranchée ;
ainsi le géologue qui identifie une roche contenant en proportions définies des éléments ou de
leurs composés minéralogiques fait déjà œuvre de géochimiste tandis que cette spécialisation
est reconnue sans hésiter à celui qui relève des éléments traces dans une formation géologique.
Sur le plan des processus géochimiques, l’ ambiguïté est moindre.
Ainsi les notions de géochimie des formation superficielles, resteront sans concurrence, tandis
que la géochimie des roches cristallines sera plutôt "pétrologie’’ la géochimie des gites
minéraux sera historiquement précédée par la "métallogénie" ou "gitologie" qu'elle inclut
pourtant.
I – NOTIONS GENERALES
1- DEFINITIONS

La prospection géochimique a pour objectif, dans une région donnée, d'avoir une estimation
aussi précise et exhaustive que possible des contenus métalliques en éléments majeurs et/ou
traces des roches ou horizons pédologiques qui en dérivent de façon à définir au mieux le
fond géochimique naturel et ce qui est concentration anormale d'origine naturelle ou
anthropique.

La géochimie est la discipline qui étudie la répartition des éléments chimiques, de leur
distribution , de leur nature et de leur comportement au cours des processus géologiques.
C’est une Science qui étudie l'histoire et le comportement des éléments chimiques qui
composent les zones profondes et superficielles du globe terrestre à l'aide des méthodes
conjointes de la géologie et de la chimie
Fonds géochimiques
Lorsque les formations naturelles et les sédiments meubles qui les recouvrent, ainsi que les
eaux et la flore, ne sont pas touchés par des phénomènes minéralisateurs endogènes ou
exogènes, il est possible, après un échantillonnage massif et sélectif, de déterminer, à l’aide de
moyens analytiques appropriés, les «fonds géochimiques» régionaux ou locaux, c’est-à-dire
les teneurs représentatives des formations étudiées pour certains éléments, calculées par des
méthodes statistiques.

Teneur : Contenu exact déterminé d’un élément ou d’une substance dans un corps donné.
On l’exprime en g/t, en ppm, %......
Anomalies géochimiques
Lorsque, dans certains secteurs, les phénomènes endogènes ou exogènes sont accompagnés de
l’apport de certains éléments et du départ de certains autres, l’analyse de roches, de sols, de
sédiments pour les éléments en «traces» peut donner des teneurs anormales par rapport aux
teneurs de fond géochimique. Ces teneurs anormales constituent des «anomalies
lithogéochimiques» .
Les anomalies géochimiques peuvent être vraies ou fausses. Les vraies anomalies sont
principalement liées aux gisements métallifères proprement dits, à leurs auréoles de dispersion
primaire et secondaire ainsi qu’à leurs traînées de dispersion, soit suivant la topographie, soit
suivant le réseau hydrographique situé à l’aval de la formation minéralisée. Les fausses
anomalies proviennent généralement de pollutions artificielles, de concentrations des éléments
dispersés par les effets biochimiques, l’évaporation, l’absorption, ou de roches à fond
géochimique élevé, telles que les roches ultrabasiques à forte teneur en nickel.
Il est donc nécessaire, dans l’interprétation de tous résultats géochimiques (fonds et anomalies
géochimiques) de tenir compte de toutes les données géologiques, structurales,
métallogéniques et morphologiques dont on peut disposer sur la région prospectée, ainsi que de
tous les facteurs physico-chimiques pouvant les influencer.
2 - Subdivisions géochimiques
❑ Géochimie Oligo-éléments, pétro, sol, sédiments et géochimie marine:
Examen de la distribution et des mouvements des éléments dans différentes
parties de la terre (croûte, manteau, hydrosphère etc) et dans les minéraux
dans le but de déterminer le système sous-jacent de distribution et de
mouvement .

❑ Géochimie planétaire et géochimie cosmos: Analyse de la distribution des


éléments et de leurs isotopes dans le cosmos.

❑ Biogéochimie: Domaine d'étude portant sur l'effet de la vie sur la chimie de la


terre.
❑ Géochimie organique: Étude du rôle des processus et des composés dérivés
d'organismes vivants ou autrefois vivants.

❑ Géochimie aquatique: Comprendre le rôle de divers éléments dans les bassins


versants.

❑ Géochimie des isotopes: Détermination des concentrations relatives et


absolues des éléments et de leurs isotopes dans la terre et à la surface de la
terre.

❑ Géochimie régionale, environnementale et d'exploration: Applications aux


études d'exploration environnementale, hydrologique et minérale.
3 - REPARTITION GEOCHIMIQUE DES ELEMENTS

La distribution des éléments dans la croute terrestre permet de mettre en


évidence
- La répartition locale des éléments
- l’abondance des éléments en fonction de la lithologie
- Pour permettre de définir le fond géochimique
- Teneur anomale
Tous les éléments connus à la surface de la terre (plus de 80 si l’on omet les gaz rares et les
éléments radioactifs des roches) se repartissent en 4 grandes familles:

▪ La famille lithophile: affinité pour les silicates


▪ La famille siderophile: affinité pour le fer
▪ La famille chalcophile: affinité pour le souffre
▪ La famille atmophile: affinité pour les phases gazeuses.
Les Principaux éléments chimiques de la croûte terrestre d’après
Masson,1966 sont:
4 - MOBILITES DES ELEMENTS CHIMIQUES

Les minéraux et roches sont stables dans des conditions très précises de pression,
de température et d’environnement chimique.

La mobilité des éléments chimiques est ce qui favorise leur enrichissement dans
un second environnement.

Elle peut être induite par des effets physiques, chimiques ou biochimiques. Les
processus supergenes et hydrothermaux engendrent une mobilité sélective de
certains éléments ou groupes d’éléments : notion de dispersion géochimique
II - Régolithe et dispersion géochimique
1- FORMATION DU REGOLITHE
❖ DEFINITIONS
Le régolithe est tout ce qui se trouve entre la roche fraiche et l’air. C’est l’ensemble du
matériel altéré au-dessus de la roche saine. Son épaisseur varie en fonction des tropiques.
C’est sur le régolithe qu’on effectue l’exploration géochimique.
Une connaissance adaptée de la géologie du régolithe permet ainsi de répondre à la plupart
des questions environnementales, qu’il s’agisse de :
• Exploration/production d’eaux souterraines de qualité,
• Potentiel géothermie basse et moyenne énergie,
• Travaux d’infrastructures pour le transport ou l’habitat,
• Inventaire des aléas naturels,
• Exploration/production de matériaux et de minerais,
• Effets du changement climatique,
• érosion des sols,…
❖ Processus de formation
Formation du régolithe = profil d’altération
Altération : Il s’agit d’une interaction eau-roche dont les effets sont de transformer plus ou
moins profondément la nature et la minéralogie de la roche parente.
❖ Différents types de régolithes
Les différents régimes de régolithes sont :

− Le Régime résiduel
− Le Régime érosionnel
Le Régime dépositionnel
- Le Régime ferrugineux
2 - Dispersion géochimique
✓ Mécanisme de dispersion des régolithes

On distingue deux grands mécanismes :


➢ La dispersion mécanique : Erosion
➢ La dispersion chimique et biochimique : Eau

Dans les deux cas la migration se fait suivant les pentes, les phénomènes de concentrations
dans les ruisseaux ou dans les accidents topographiques Locaux , Il est donc important de
tenir compte de lu morphologie des terrains et des phénomènes d'écoulement dans les
recherches.
✓ La traînée de dispersion
La traînée de dispersion d’un gisement est la zone à teneur élevée de ses éléments
chimiques caractéristiques, près de l’auréole de dispersion secondaire ou primaire. Elle se
développe dans les roches et les sols, le long des pentes, par déplacement gravitationnels,
aussi bien sur les solides que sur les liquides.
✓ Types de dispersions

En périphérie des zones minéralisées, les roches fraîches subissent des modifications
chimiques pour ainsi former des bordures de roches altérées appelées halos d'altération.
On distingue 2 types de dispersion:

La dispersion primaire est la dispersion géochimique des éléments par des processus
endogènes. Elle est localisée en profondeur et contemporaine aux processus magmatiques
et métamorphiques. Elle donne des auréoles primaires dans les roches saines.

La dispersion secondaire est la dispersion géochimique par des processus exogènes. Elle est
faite de phénomènes superficiels de transformation des roches : altération, érosion et
sédimentation. Elle donne des auréoles secondaires qui couvrent de vastes étendus. La
prospection géochimique a pour but de mettre en évidence ce type d’auréole par des
prélèvements d’échantillons de sol, de sédiments de ruisseau, matière organique. Cette
dispersion est à la fois mécanique et chimique.
III - Exploration géochimique
Exploration géochimique consiste à analyser les dépôts meubles du mort-terrain pour leur
contenu en divers éléments métalliques et tenter d'isoler des anomalies.

La géochimie d’exploration minière repose sur deux principes :


• Les éléments chimiques ne sont pas aléatoirement repartis, individuellement ou en
association : notion de signature géochimique.
• Les processus supergènes et hydrothermaux engendrent une mobilité sélective de certains
éléments ou groupes d’éléments : notion de dispersion géochimique.
IV- Les principales méthodes géochimiques
a. Méthodes lithogéochimiques

Les méthodes lithogéochimiques sont fondées sur la mise en évidence d’auréoles de


dispersion primaires de gisements ou de corps minéralisés, ainsi que de leurs auréoles
secondaires et traînées de dispersion.
Elle se pratique en surface, dans les tranchées, sondages et galeries afin de délimiter les
corps minéralisés, établir la zonalité géochimique et gîtologie du site minéralisé.

but :
▪ soit la localisation des auréoles de dispersion primaire (dispersion dans les environs
immédiats même du gisement) en étudiant la répartition des éléments chimiques dans les
roches en place (encaissantes) du gisement

▪ soit les auréoles de dispersion dites secondaires et les trainées de dispersions en étudiant la
répartition des éléments dans le sol et les sédiments de ruisseau.
PUITS ET TRANCHEES
Définitions
Les puits d'exploration géochimique sont réalisés en creusant un trou vertical afin de mieux
comprendre la structure du sol, et de prélever des échantillons de diverses couches , horizons,
ou de la roche sous-jacente.
Une tranchée est une excavation longue et étroite pratiquée dans le sol. Les puits et les
tranchées constituent des méthodes d’investigations complémentaires qui viennent confirmer
les résultats des différentes campagnes d’échantillonnage.

Elles permettent de :
✓ Confirmer si la minéralisation est in situ ou transportée (explication si par exemple la
géochimie sol a révélé une anomalie, la tranchée va permettre de savoir si cette anomalie
provient de la roche sur place ou provient d’ailleurs)
✓ Déterminer l’extension horizontale des anomalies détectées par géochimie ou géophysique
✓ La reconnaissance des formations superficielles
✓ d’avoir une meilleure idée de la composition de la roche
Sondages destructifs
Les échantillons sont prélevés normalement par intervalle d’un mettre chacun ou plus, suivant
l’ homogénéité de la minéralisation
Dans tous les cas on se trouve en présence de matériau granulaire qui devront subir une
réduction
b- géochimique de Sol
Les objectifs de la géochimique au sol :
➢ Connaitre la présence d’éléments métalliques dans le sol, au préalable à toute autre
opération,
➢ Permettre d’identifier un fond géochimique naturel dans le sol susceptible de révéler des
indices de minéralisation en profondeur.
Pour cela, on effectue :
− Soit un prélèvement de sol, au moyen d’une petite pelle ou d’une tarière à main.
− Soit la récolte de fragments de roches en « pierres volantes » visible à la surface.
Les échantillons recueillis sont ensuite analysés afin de connaitre la présence d’éléments
métalliques et d'avoir une première idée de leurs teneurs.
Une carte est ensuite établie afin de connaitre un état initial de la chimie du sol (métaux contenus
en quantité suffisante) et de cerner des anomalies qui révèlent des objets minéralisés en
profondeur
•Horizon H : matière organique fortement décomposées qui peut concentrer certains éléments comme (cuivre,
Nikel, Plomb, molybdène) et dans une moindre mesure (cadmium, arsenic, zinc)
•Horizon A : sous l’horizon H, est un ensemble argilo-sableux constitué de quartz fin (minéraux résistant à
l’altération),
•Horizon B : constitué principalement de composé organique lié au Fer, à l’aluminium et au manganèse. Peut
concentrer les métaux mobiles tels que l’arsenic, plomb, zinc, cuivre ; forme des composés avec les oxydes de fer
et les argiles.
•Horizon C : souvent d’origine détritique (roche-mère fragmentée), peut concentrer des éléments peu mobiles
comme l’or et le chrome.
C - Géochimique alluvionnaire
Elles sont appliquées aux sédiments de ruisseaux. Les échantillons alluvionnaires sont prélevés
dans le lit des cours d’eau. Ils sont de deux types : les sédiments de ruisseau (“ stream sediments
”) et les minéraux lourds formant la partie dense des graviers alluvionnaires.
Stream-sediment
Objectif : recherche de métaux de base (Pb, Zn, Cu, Sb…..)
- Se base sur l’analyse chimique des sédiments fins de ruisseaux (argile, dépôt silteux…)
prélevés en aval de cours d’eau. Les éléments chimiques proviennent de l’altération chimique
des roches, puis transportés par les cours d’eau. Ces éléments sont fixés par les argiles, les
oxydes et les hydroxydes de fer….
- Les méthodes alluvionnaires et stream-sediment sont complémentaires.
Échantillonnage ; prélevé en amont de chaque confluent ; dans la partie active du ruisseau,
sous l’eau ; prélevé le plus possible de particule fine (autour des blocs, dans les trous ou l’eau
est plu calme), prélevé à la main avec un gant en plastique (environ 100g), mettre dans un sac
de papier numéroté, décrire les lieux (profondeur, largeur de cours d’eau, vitesse du courant,
granulométrie et couleur du sédiment, pourcentage de matériels organique).
Géochimie alluvionnaire stratégique
La prospection alluvionnaire qui passe parfois pour une méthode archaïque est en fait très
performante si elle est correctement exécutée, c’est-à-dire si les graviers échantillonnés le sont
avec grand soin et par quelqu’un ayant une bonne connaissance des phénomènes généraux
d’alluvionnement. C’est sans doute une méthode de prospection où l’expérience joue un rôle
déterminant dans les résultats
Organisation
- 1 prospecteur ou chef d’équipe,
- 1 ou 2 échantillonneurs-laveurs,
- 2 pelles renforcées à rebord,
- 2 tamis de 5 mm (diamètre 30 cm),
- 2 pans de 8 1 en acier inoxydable,
- Bassines métalliques pour récupération des rejets,
- Tubes, étiquettes.
Technique de prélèvements par puits
Dans certains pays pénéplanés de la zone intertropicale, les remblaiements sableux sont très
épais au point que les lits vifs restent sableux et pauvres en minéraux lourds. Les méandres sont
nombreux et les bede-rocks rarement visibles. La prospection par puits traversant des dépôts
alluviaux anciens souvent épais reposant sur le bed-rock, doit être pratiquée dans ces régions.
La prospection par puits est également recommandée lorsque l’on recherche spécialement le
diamant. Pour la détection de ce minéral, il est souvent nécessaire ; en effet ; de laver 2 à 3 m3
de graviers à chaque point de prélèvement.
Méthode d’exécution
Avant de fixer l’emplacement d’un puits, on s’assure généralement de la présence du
gravier au point choisi au moyen de la canne à sonder que l’on enfonce verticalement dans le
sol et qui permet de s’assurer de la présence d’une couche de gravier, de sa profondeur et de
son épaisseur probable.
Technique de prélèvement par sondage
Les renseignements donnés par les puits étant plus complets on utilisera les sondes que
lorsque des puits ne pourront être foncés ; c’est le cas de flats dont le prolongement se trouve
dans le lit vif de la rivière ;le matériel de sondage utilisé généralement est la sondeuse banka
de 4 ou de 6 pouces. Ces équipements sont utilisés en prospection stratégique pour
l’évaluation des gites.
d- Méthodes hydrogéochimiques
Les méthodes hydrogéochimiques sont fondées sur la mise en évidence d’auréoles et de
traînées de dispersion dans les eaux superficielles ou souterraines.
La formation d’auréoles de dispersion hydrogéochimiques résulte de divers processus physico-
chimiques auxquels est soumis un gîte. Selon la composition du corps minéralisé, la nature de
la formation encaissante et les conditions climatiques.
Pour les gisements essentiellement composés de sulfures (blende, galène, pyrite, chalcopyrite,
etc.), les solutions d’acide sulfurique (formées par l’action de l’oxygène de l’air sur les
sulfures, puis de l’eau sur les produits d’oxydation) jouent un rôle très important dans leur
dégradation progressive. Pour les gîtes à oxydes (cassitérite, wolframite, etc.), l’influence des
phénomènes d’hydrolyse et de solutions aqueuses chargées en acide carbonique provenant de
l’air est prédominante. Si les gîtes à sulfures sont situés à grande profondeur et en présence
d’eaux captives, la solubilisation de minéraux sulfurés par processus électrochimiques permet
la formation d’auréoles hydrogéochimiques.
Les auréoles et les traînées de dispersion hydrogéochimiques ont une zonalité horizontale qui
provient de la concentration de certains éléments dans les eaux baignant le gîte ou proches de
celui-ci, puis de l’abaissement des teneurs, au fur et à mesure de leur éloignement. Le pouvoir
de migration des éléments dans les eaux dépend principalement des propriétés oxydo-
réductrices et acido-basiques du milieu.
La migration verticale, correspondant à la zonalité verticale des éléments d’une nappe à une
autre, peut se faire soit par diffusion ou capillarité, soit par décharge, si la nappe minéralisée est
en charge.
e - Méthodes atmogéochimiques
Les méthodes atmogéochimiques (ou atmochimiques) font partie des méthodes directes pour la
recherche de minéraux radioactifs, de pétrole, de gaz naturel, de charbon ou de mercure (par
les émanations respectivement de radon, d’hydrocarbures et de vapeurs de mercure).
Elles peuvent être « aéroportées » ou employées directement au sol, selon que les éléments
sont analysés dans l’air de l’atmosphère ou qu’ils le sont par pompage, dans l’air contenu dans
le sol ou diffusé en surface.
Ces méthodes demandent des moyens d’analyse extrêmement sensibles et donnent de bons
résultats.

f - Méthodes biogéochimiques
Les méthodes biogéochimiques sont fondées sur le lien entre la composition chimique, la
morphologie des organismes végétaux ou animaux, et leurs associations, et la composition
chimique de leur milieu nourricier.
V - Les étapes de l’exploration géochimique
1 - La reconnaissance régionale

La reconnaissance régionale, consiste à parcourir une région peu connue par des
itinéraires à large maille et vise à recueillir les premières données de caractère :
• Géographique (réseau hydrographique, relief, voies d’accès,)
• Géologique (nature des formations rencontrées : sédimentaire ou socle, etc…)
• Pédologique (type d’altération, nature des sols, présence de sédiments de ruisseaux, etc…).

2 - La Prospection stratégique
C’est une prospection systématique qui doit donner une information continue sur toute
l’étendue de la surface prospectée.
Son rôle est de mette en évidence, dans une région déterminée des zones anomales en
relation probable avec des minéralisations.
Elle est destinée à localiser les cibles minières sans les décrire.
3 - Prospection détaillée ou « tactique»

La prospection détaillée ou « tactique » est aussi une méthode systématique. Elle précise dans
les zones des anomalies stratégiques, l’origine de celles-ci, leur extension superficielle et les
niveaux de teneur atteints.
La prospection détaillée concerne les problèmes les plus particuliers:
✓ Extension de gisements ou de structures minéralisées en surface et en profondeur;
✓ Dispersions primaires ou secondaires dans les travaux miniers, permettant de détecter des
corps minéralisés au voisinage;

Dans certains cas, la géochimie pourra être complétée par des opérations plus ponctuelles de
reconnaissance en surface : géochimie en tarière, analyses en tranchées, etc….
Pour mener à bien un travail de recherche, il est absolument nécessaire de suivre une
démarche rationnelle et efficace fondée sur une bonne connaissance des processus de
dispersion géochimique.
IV- Mise en œuvre d’une prospection géochimique
introduction

Avant d’entamer une prospection


minière :
L’explorateur, ou la compagnie
minière, doit d’abord décider quel
minéral il veut chercher, où il veut
le rechercher et comment faire pour
trouver cette mine.
Il est donc implicite que l’explorateur
doit posséder de prime abord, la
technologie, les moyens financier
et le savoir-faire pour démarrer son
exploration.
Cela suppose également, que les
facteurs de risque socio-
économiques et politiques ont été
préalablement considérer.
L’exploration géochimique nécessite l’emploi d’un certain nombre d’outils, d’instruments et réactifs dont le
maniement ne présente pas de difficultés particulières. Les conditions locales ou une recherche orientée vers une
minéralisation précise nécessitent souvent un matériel complémentaire et un choix doit être fait en fonction du
travail à effectuer. Les travaux de terrain nécessitent du matériel de terrain :

➢ Equipements de sécurité (EPI)


- Botte de sécurité,
- Veste muni de plusieurs poches
- Gant de manutention
- Lunettes de sécurité

➢ Equipements de travail :
- Boussole, Marteau, .GPS (Global positionning system), Clinomètre
- Sac au dos
- Loupe, canif, aimant, acide
- Sac d’échantillonnage, marqueur, ruban orange
- Carnet de note, crayon magnétique, crayon, gomme, règle, rapporteur d’angle
Carte régionale et/ photos aérienne.
1. L’échantillonnage
A. Type de prélèvements (échantillonnage)

Les prélèvements porteront sur des sédiments de ruisseau, des sols ou des roches. Pour ces trois
types, on fait généralement une étude méthodologique préalable pour déterminer la meilleure
tranche granulométrique à analyser ou pour voir s’il existe une phase porteuse privilégiée des
métaux (hydroxydes, oxydes) qui pourrait être isolée et dont l’analyse permettrait d’obtenir des
niveaux de teneurs et des contrastes géochimiques (teneurs anomales/teneurs fond) plus élevés
❖ Prélèvements (échantillonnage) des sédiments
Dans le cas d’une prospection stratégique, on prélève la plupart du temps des sédiments de
ruisseau (Stream sédiments), technique, qui, à l’heure actuelle, paraît la mieux adaptée. On peut
toutefois être conduit pour différentes raisons, à prélever partiellement des échantillons. Il
faudra alors augmenter la densité d’échantillonnage et prélever les sols en zones basses plutôt
qu’en zones de crêtes. Pour certains métaux, particulièrement ceux dont les minéraux sont sous
forme d’oxydes (W, Sn) l’analyse de concentré de batée couplée avec son examen optique
fournit des résultats moins dispersés à des niveaux de teneurs plus élevés.
❖ L’échantillonnage sol
L’échantillonnage sol est fait à l’aide du GPS et consiste à prélever au point programmé, ou
dans un rayon de 10 à 50 m autours, une certaine quantité (2 à 3Kg) de sol. La profondeur des
trous (d’environ 20cm de diamètre) d’échantillonnage varie (entre 5 et 60 cm) selon le régime
de régolithe.
La présence d’une altération particulière, cuirasse latéritique, ou d’un recouvrement plus ou
allochtone peut obliger à l’emploi de techniques spéciales de prélèvement : par exemple
prélèvement des fractions grossières du sol en pays désertique à recouvrements éoliens
possibles, prélèvement dans l’horizon C à la tarière en cas de recouvrements allochtones
caractérisés.
❖Echantillonnage roche.
Plusieurs cas peuvent se présenter :
➢ Si le minerai affleure, prendre plusieurs échantillons pour étude en section polie en
procédant comme pour les échantillons pétrographiques et plusieurs échantillons de
quelques centaines de grammes à quelques kilogrammes pour analyse. Plus le minerai est
hétérogène et plus les échantillons doivent être volumineux. Tous les échantillons seront
aussi représentatifs que possible de l’ensemble de la minéralisation ;
➢ En présence d’un chapeau de fer, prélever 10 à 15 échantillons sur l’ensemble du chapeau et
sur des faciès aussi variés que possibles ; demander une analyse multiélément car les
éléments-traces permettent souvent de préciser si un chapeau de fer dérive ou non de
sulfures utiles.
❖Tranchées
Les tranchées sont utilisées surtout pour les corps minéralisées dont la largeur est la
dimension la plus faible, recouverts par plusieurs mètres de terre et d’éluvions.
Leur creusement peut être effectué manuellement (pelles, pioches, éventuellement marteaux
perforateurs et explosifs) mais on tend de plus en plus à utiliser des engins de terrassement.
Puits.
Il s’agit de petits puits de reconnaissance et d’échantillonnage d’indices et de gisements
tabulaires horizontaux ou subhorizontaux. Ils peuvent être isolés ou déposés suivant un réseau
de maille carrée ou rectangulaire suivant le stade de la prospection. Le plus souvent ces puits
sont foncés à main et leur ouverture est circulaire d’un diamètre de 0,70 à 0,80 m.
L’échantillonnage de ces puits peut se faire par rainurage, soit sur des terres extraites par mètre
d’approfondissement.
Sondages à la moto tarière.
Pour des indices ou des gisements de certaines substances plastiques et tendres, comme le
talc, on utilise des mototarière légères capables de prélever des échantillons à une quinzaine de
mètres de profondeur.
❖ Echantillonnage par prélèvement de cuttings de trous de foration
Quand le terrain s’y prête, c’est-à-dire quand il est très peu accidenté et à couverture végétale clairsemée, cas des
pays du sahel notamment on peut sans difficulté accéder avec un véhicule tout terrain à n’importe quel affleurement
et utiliser un compresseur et un marteau perforateur pour produire les cuttings ;
Quand on est en présence d’un affleurement filonien assez allongé, on se fixe un profil perpendiculaire à
l’affleurement, à des intervalles de 10 à 20 m selon l’allongement du filon. Le long de chaque profil on fore des
trous au marteau perforateur.
2 -Densité de prélèvements
La densité d’échantillonnage varie suivant l’échelle de la prospection et suivant la taille des
cibles recherchées. En prospection stratégique on travaille généralement à une échelle variant
de 1/200 000 à 1/50 000. L’échantillonnage se fait à large maille avec une densité de 1 à
quelques prélèvements au Km2, s’il s’agit de sédiment de ruisseau.
Au stade tactique, les prélèvements étant fait suivant une grille régulière, on ne parlera plus de
densité au Km2, mais de maille. Celle-ci sera variable en fonction du métal recherché. Une
maille carrée 200m x 200m est normalement suffisante pour une première localisation
d’anomalies Pb, Zn ou Cu, mais il faudra choisir une maille 50m x 50m dans le cas
d’anomalies Sb ou W. Un resserrement ultérieur est toujours préférable à un « sur maillage »
Maille d’échantillonnage
Si la direction du corps minéralisé recherché ou l’extension de celui-ci peut être déduite
des observations géologiques, géophysiques, etc., il est recommandé de procéder comme suit :
La ligne de base parallèle à la direction supposée, La ligne d’échantillonnage perpendiculaire à
la direction supposée. En fonction de la direction supposée et de l’espacement entre les lignes,
on peut avoir des grilles carrée, rectangulaire, ou triangulaire.
Numérotage des échantillons et carnets de terrain
Un système de numérotation unique pour chaque échantillon doit être adopté. Ainsi, le même
numéro attribué au moment de la collecte du prélèvement est repris lors de son analyse, de
son traitement et du stockage de l’information qui lui est attachée.
Un carnet de terrain prénuméroté avec des feuillets détachables permet d’éliminer au
maximum les erreurs. Sur ce carnet, on note les observations de terrain faites au prélèvement.
Ces observations servent à affiner l'interprétation des zones anomales.
Carnet d’échantillonnage
L’échantillon final est envoyé au laboratoire d’analyses muni d’une étiquette portant tous les renseignements
nécessaires. Auparavant, cette étiquette a suivi l’échantillon au cours de tous les stades de préparation. Chaque
prospecteur ouvrira un carnet d’échantillonnage sur lequel il notera les échantillons qu’il aura prélevés, selon un
ordre numérique croissant, à quatre chiffres maximums, que ces échantillons donnent lieu à analyse ultérieure ou
non. Le numéro de l’échantillon est composé, par exemple, des initiales du prospecteur suivis de l’année de
prélèvement( deux derniers chiffres seulement) et enfin, séparé par un tiret, du numéro d’ordre proprement dit.
Mais d’autres modes de numérotation existent et elles sont souvent spécifiques à chaque mission ou chaque pays ;
chaque échantillon est noté en double exemplaire. L’original détaché du carnet servant éventuellement d’étiquette
pour l’échantillon et le double restant dans le carnet. Pour tous les échantillons ,les indications suivantes devront
être reportées sur le carnet : numéro de l’échantillon; nom de la localité; localisation aussi précise que possible de
l’échantillon ; éventuellement si la détermination en est possible, la nature de l’échantillon prélevé : En ce qui
concerne les échantillons destinés à l’analyse et donnant lieu à un quartage, on ajoutera les indications suivantes :
• Mode de prélèvement (sur tas, par rainurage etc. ;)
• Poids de l’échantillon primitif si on n’a pas la possibilité de l’obtenir par pesée on l’estimera et on le fera suivre
de l’indication estimée.
Tenue de carnet de terrain.
Toutes les observations seront notées sur le carnet de terrain. Dans le cas d’un carnet à feuilles fixes, il sera bon
de réserver les pages de gauche pour les numéros d’échantillons et les croquis ; Ce sont les observations faites
sur les affleurements qui occupent la plus grande place sur le carnet : description générale de l’affleurement,
mesures, description des roches, , des fractures significatives et des minéralisations.
Mise à jour des documents.
Différentes cartes seront établies :
✓ Carte d’itinéraire avec la désignation des itinéraires, les repères de distances et l’indication d’un numéro
d’observation renvoyant au carnet de terrain ;
✓ carte d’affleurements avec indication à l’aide d’un symbole de la nature des roches, de la direction et du
pendage de la stratification et de la schistosité ; cette carte sera toujours un document très utile aussi bien
pour connaître le contexte des indices que pour être repris par la suite lors d’un lever géologique régulier ;
elle indiquera également, par un signe particulier, les pierres volantes si la région est pauvre en affleurement ;

Les échantillons sont placés dans des sacs en toile ou en plastique. Le numéro de l’échantillon est inscrit
directement sur le sac et également sur une étiquette en plastique glissée dans le sac. Un témoin est toujours
conservé pour parer aux pentes éventuelles pendant le transport.
Pour la préparation de l’échantillon, on aura toujours intérêt à se mettre d’accord avec le laboratoire qui sera
chargé de l’analyse.
2 - Analyses
L'analyse géochimique est une discipline clé de la géologie, qui permet de comprendre les
processus géologiques, les interactions entre la Terre et les êtres vivants, ainsi que les
implications environnementales de ces processus. Les résultats de ces analyses sont utilisés
dans de nombreux domaines, tels que la recherche, l'industrie minière, l'agriculture,
l'environnement et la gestion des ressources naturelle.
En géochimie, les analyses peuvent être réalisées sur différents types d'échantillons, tels que les
roches, les minéraux, les sols, les sédiments, les eaux souterraines, les eaux de surface,
l'atmosphère, les glaciers, etc.
Les informations obtenues à partir de ces analyses peuvent être utilisées pour répondre à des
questions sur l'histoire géologique de la Terre, les cycles géochimiques, la formation et
l'évolution des ressources naturelles, la pollution de l'environnement, la gestion des terres et
des ressources, et bien plus encore.
Ces études peuvent aider les scientifiques à comprendre les processus qui ont conduit à la
formation de ces systèmes géologiques, à identifier les ressources minérales potentielles et à
évaluer les risques géologiques associés à ces systèmes.
Il existe plusieurs techniques d'analyse géochimique, notamment :
La spectroscopie : qui permet d'identifier et de quantifier les éléments chimiques présents dans un échantillon en
utilisant la lumière. Les techniques de spectroscopie comprennent la spectroscopie d'absorption atomique, la
spectroscopie de fluorescence X, la spectroscopie infrarouge, la spectroscopie Raman et la spectroscopie de masse.

La chromatographie : qui permet de séparer les différents composés présents dans un échantillon en utilisant leur
affinité chimique pour une phase stationnaire. Les techniques de chromatographie comprennent la
chromatographie en phase gazeuse, la chromatographie liquide haute performance et la chromatographie d'échange
d'ions.

La microscopie : qui permet d'observer la structure des échantillons géologiques à l'échelle microscopique en
utilisant des techniques telles que la microscopie optique, la microscopie électronique à balayage et la microscopie
électronique à transmission.

La diffraction des rayons X : qui permet de déterminer la structure cristalline des minéraux présents dans un
échantillon en utilisant la diffraction des rayons X.
En combinant différentes techniques d'analyse géochimique, les scientifiques peuvent obtenir des informations
précieuses sur les processus géologiques qui ont façonné notre planète, ainsi que sur les interactions entre la Terre
et les êtres vivants.
❑ Pour les roches altérées consolidées
▪ Analyse multi-élément et carbone organique
▪ Etude de lames minces
▪ Sections polies
▪ Rayons X : diffraction, microsonde électronique sur les échantillons sélectionnés.

❑ Pour les roches altérées meubles et les sols


Analyse multi-éléments et carbone organique sur fraction granulométrique et magnétique :
▪ Contrôle minéralogique
▪ Microsonde

❑ Pour les sols


Analyse en infra-traces (absorption atomique) des principaux cations métalliques, sulfates, carbonates.
La technique utilisée doit être à la fois sensible, reproductible et peu couteuse.

• Les résultats exprimés en ppm, ppb ou %, 1ppm=1g/t, 1000ppb=1ppm=1g/t, 10000ppb=1%=10ppm=10g/t.


Il existe de nombreux laboratoires effectuant commercialement des analyses de type prospection géochimique,
auxquels l’on peut sous-traiter les travaux de dosage. Une précaution essentielle sera néanmoins d’introduire des
étalons à teneur connue, afin de contrôler à la fois la reproductibilité et le niveau des teneurs des analyses
fournies par le laboratoire.
3 - Traitement des données
Traitement des données (gestionnaire de base de données, ou personne compétente) : consiste à organiser les
informations récoltées sur le terrain.
4 - Interprétation et cartes géochimique
Apres analyses les résultats sont interprétés sous forme de cartes de contours correspondants aux différents bassins
versants avec des couleurs indiquant l’importance de l’anomalie.
Une bonne interprétation des résultats avec distinction des bassins versant permet de circonscrire la zone source de
l’anomalie.
Les valeurs sont regroupées et des courbes d’ isoteneurs sont tracées regroupant
dans une même zone les échantillons contenant les valeurs similaires.
• Identification du secteur qui présente le meilleur potentiel pour l’exploration en utilisant
certains facteurs tels que le bruit de fond locale (distribution normale d’un élément dans la
substance analysée) ;
• Déterminer les anomalies et leur origine (contact, fracture et/ou colmatée, zone de
cisaillement…)
Lorsqu'une cible d'exploration a été identifiée, au moyen d’anomalies géochimiques et/ou
géophysiques, il est nécessaire de connaître sa nature (toutes les anomalies géophysiques ne
correspondent pas nécessairement à un gisement caché), et sa dimension en profondeur. Dans
le cas de gisements cachés proches de la surface (1 à 2 m), des tranchées pourront être
réalisées à l’aide d’excavateurs hydrauliques, comme ceux utilisés pour les tranchées de
travaux publics. Des puits d’exploration de 1 à 1,5 m de largeur ou de diamètre et jusqu'à une
dizaine de mètres de profondeur pourront également être réalisés dans le cas de gisements
présentant une faible épaisseur ou extension verticale.
VII- Méthodologie d’exploration géochimique
➢ Sélectionner la zone d'étude du levé géochimique :

L'objectif principal de cette étape est de sélectionner des zones ou des régions qui ont un bon
potentiel minéral et qui peuvent être prospectées efficacement.
La sélection initiale des zones doit être basée sur un examen approfondi de la géologie connue
et des archives des activités minières et de prospection antérieure :
− Pour se faire une idée du contexte d'un domaine d'intérêt, les prospecteurs doivent examiner
les données d'enquête historiques régionales et locales en fonction de leur zone d'intérêt"
− Basé sur la minéralisation enregistrée et sur l'environnement géologique
➢ Caractériser la taille et la géométrie de la cible :
Certaines caractéristiques de l'environnement du minerai, telles que les roches hôtes
favorables, les structures géologiques ou les provinces géochimiques, sont liées à la genèse et
à la localisation.
Chaque caractéristique géologique, géophysique et géochimique de l'environnement du
minerai définit une zone cible de taille, de forme et de relation caractéristiques avec le minerai.
➢ Définir l'échelle du levé géochimique :
− Échelle continentale -> 1 : 500 000 et <1 : 1 000 000 Cartographie de grands blocs crustaux /
assemblages tectoniques
− Échelle régionale -> 1 : 50 000 et <1 : 500 000 Cartographie géologique régionale
− Échelle locale / camp <1 : 50 000 Études à l'échelle d'exploration et cartographie géologique
détaillée

➢ Choisir la technique d'exploration :


Un équilibre optimal doit être trouvé entre les diverses méthodes géologiques, géophysiques et
géochimiques dont on sait qu'elles sont applicables.
Le choix doit être basé sur une expérience antérieure pertinente et des données d'historique de
cas. Ajuster à l'échelle choisie de la zone d'étude.
La sélection des méthodes est également fortement influencée par la taille de la cible et par le
contrôle des propriétés.
➢ Se fier à la méthode d'étude géochimique choisie :
La fiabilité dépend non seulement de l'efficacité de la méthode d'exploration pour localiser
la cible, mais également de la mesure dans laquelle une anomalie est spécifiquement liée au
minerai et de l'abondance d'anomalies non significatives qui peuvent perturber l'interprétation
et nécessiter un relevé de jachère.
➢ Lier le coût de la méthode en fonction de la valeur du minerai attendu :
La valeur attendue du gisement recherché et les chances de succès peuvent avoir une
influence appréciable sur l'applicabilité d'une méthode donnée.
Ainsi, une étude à coût élevé est justifiée car de grands gisements sont attendus et il y a
relativement peu de chances d'oublier un gisement.
Inversement, une enquête à faible coût se justifie dans les zones de petits objectifs.
➢ Assurer un contrôle de haute qualité pour les levés géochimiques :
Les méthodes d'exploration géochimique constituent un outil important dans l'étude des
gisements miniers économiques.
Toute investigation géochimique pour être efficace, doit prendre en considération plusieurs
aspects du gisement de minerai, y compris la genèse et le coût à différentes étapes de
l'exploration.
➢ Justifier le rôle de la géochimie dans un programme d’exploration :
La géochimie est une composante essentielle de la plupart des programmes d'exploration
minière intégrés modernes, pour les raisons suivantes :
- Les gîtes minéraux économiques sont généralement caractérisés par leur faible teneur et
leur grand tonnage. La découverte, l'évaluation et le développement dépendent fortement
des méthodes et analyses géochimiques.
- Les activités d'exploration sont principalement menées dans des environnements tropicaux
et subtropicaux où l'altération chimique a prédominé et où les techniques de prospection
géochimique se sont avérées les plus efficaces.
➢ Choisir les éléments à analyser :
« Cibles principales » : Les éléments métalliques les plus recherchés par les prospecteurs
« Cibles secondaires » : Métaux (sauf le fluor) qui peuvent être recherchés dans des
circonstances géologiques et économiques particulières

Conclusion
En Géochimie plusieurs méthodes et techniques sont appliquées pour l’exploration,
l’échantillonnage afin de procéder à une analyse cohérente. La Géochimie contribue à une
meilleure connaissance des enveloppes minéralisées . La méthode exploration géochimique
apparait aujourd’hui bien établie et complète les autres méthodes, grâce à elle il est possible de
découvrir des indices cachés. Elles sont utilisables dans de nombreux pays.

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