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Introduction Expose Macro 2

Le document souligne l'importance des institutions dans la croissance économique et le développement, en mettant en avant les travaux de Douglass North et d'autres économistes sur le rôle des institutions formelles et informelles. Il décrit différents types d'institutions, telles que celles garantissant les droits de propriété, favorisant la stabilité macroéconomique, et promouvant la concurrence, tout en insistant sur leur impact sur la productivité et l'innovation. Enfin, il évoque le rôle des institutions internationales, comme le FMI, dans le soutien aux pays en développement.

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Introduction Expose Macro 2

Le document souligne l'importance des institutions dans la croissance économique et le développement, en mettant en avant les travaux de Douglass North et d'autres économistes sur le rôle des institutions formelles et informelles. Il décrit différents types d'institutions, telles que celles garantissant les droits de propriété, favorisant la stabilité macroéconomique, et promouvant la concurrence, tout en insistant sur leur impact sur la productivité et l'innovation. Enfin, il évoque le rôle des institutions internationales, comme le FMI, dans le soutien aux pays en développement.

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1

I. INTRODUCTION
« Les théories de la croissance négligent souvent les conditions
concrètes du Développement économique. Il existe des déterminants qui ont permis à
certaines sociétés de progresser, et dont l’absence conduit d’autres pays à la stagnation
et au déclin.» (DOUGLAS, 2005).

Les institutions solides sont l’un des facteurs déterminants de la


croissance économique, de la réduction des inégalités de revenus et de la réduction de
la pauvreté. Si aujourd’hui la grande majorité des économistes s’accorde sur le rôle
prépondérant des institutions, les types d’institutions qui doivent être priorisées créent
de divergence.

North priorise les institutions économiques et politiques incitatives,


notamment la mise en place des droits de propriété et d’un système juridique faisant
respecter l’exécution des contrats et des accords. (ACEMOGLU, 2012) Mette en avant
l’importance des institutions politiques notamment la démocratie. Pour North, il faut
pour chaque nation, des institutions formelles (constitution, droit de propriétés,
règlementations, etc.) qui tiennent comptent des institutions informelles (cultures,
traditions, tabous, croyances religieuses).

Sala-i-Martin suggère que les mesures des institutions devraient tenir


compte de l'exécution des contrats, de la protection des droits de propriété, de la
perception que le système judiciaire est prévisible et efficace, de la transparence de
l'administration publique, du contrôle de corruption et des réglementations favorables
au marché. Rodrik (2000) et, (RODRIK, juin 2003) insistent d’une part sur la mise en
place des institutions qui favorisent le bon fonctionnement du marché qu’ils appellent
institutions de marché. A cet effet, Ils citent les institutions qui protègent les droits de
propriété, assurent l’exécution des contrats et luttent contre la corruption. D’autre part,
ils évoquent l’instauration des institutions non marchandes ou institutions hors marché
qui soutiennent celles du marché.
2

Il s’agit des institutions de réglementation des marchés (celles qui


luttent contre les externalités), des institutions de stabilisation des marchés (le budget,
la Banque Centrale) et des institutions de légitimation des marchés.

Les institutions sont l’un des facteurs déterminants de la croissance


et du développement économique. Dans la littérature, le rôle des institutions a été
pendant longtemps sous-estimé par les économistes. La conception des institutions
comme éléments clés de la croissance et du développement réapparait tout récemment
avec North est appuyé par Acemoglu et Chavance.

Douglass North, un auteur significatif de la nouvelle économie


institutionnelle, prix Nobel d’économie en 1993 et spécialiste des institutions, montre
que l’accumulation du capital physique et du capital public ; l’investissement dans le
progrès technique et dans le capital humain ne sont pas les seules sources de la
croissance et du développement économique comme le soutiennent les néoclassiques et
les économistes de la croissance endogène. Pour lui, des agents rationnels voudront
toujours et partout, investir et acquérir des connaissances et aptitudes pour accroitre leur
richesse, en repoussant la contrainte technologique pour étendre leurs échanges. Mais
les échanges sont contraints aussi bien par la contrainte technologique que par les
contraintes institutionnelles informelles (sanctions, tabous, coutumes, traditions, codes
de conduites) et formelles (constitutions, lois, droit de propriété).
3

II. Types d’institution et leur rôle


1I.1. Définition
North définit les institutions comme « les contraintes qui, résultant de
l’action des individus, structurent les interactions humaines ». Il aperçoit les institutions comme
des règles du jeu. «Les institutions, c’est les règles et la mise en application de ces règles »
(North, 1990).

En d’autre terme les institutions sont des cadres qui donnent forme aux
interactions humaines dans les domaines politique, économique et social. Elles façonnent les
choix individuels et collectifs, en particulier dans le domaine économique, en influençant le
fonctionnement des marchés et de la croissance économique.

II.2. Types d’institution économiques


North distingue deux sortes d’institutions : les règles formelles (les règles
constitutionnelles, les règles des droits de la propriété, et les contrats) et les règles informelles
(les normes et les habitudes). Les institutions formelles se classent en des institutions
économiques et institutions politiques. Les institutions économiques sont le droit de propriété
et le droit des contrats. Les institutions politiques déterminent la structure de l’État et les
procédures de décision politique. Il trouve que les institutions sont nécessaires à la productivité
et donc à la croissance économique. Il estime qu’il doit y avoir un système politique qui mette
en place un système juridique et judiciaire, faisant respecter à faible coût, l’exécution des
contrats et des accords. Pour lui, non seulement il faut être productif, mais aussi avoir un cadre
institutionnel qui permette de tirer profit de cette productivité.

North affirme que le rythme des innovations est fondamentalement lié aux
incitations à la recherche, et notamment à l’existence d’une protection des droits de propriété
intellectuelle et que le retard du progrès technique dans les effets des institutions sur le
développement économique. Certaines nations jusqu’aux temps modernes serait lié à la
faiblesse de la protection des innovateurs par rapport aux imitateurs.

Il approuve que c’est à partir du moment où des institutions qui protègent


les droits de propriété intellectuelle ont été installées que la révolution industrielle a été
effective, afin que les inventeurs puissent bénéficier tout ou partie des gains liés à leurs
ingéniosité.

Dans la même logique, North et Thomas montrent que les pays ayant de
meilleures institutions, des droits de propriété plus sûrs et moins de distorsion politiques
4

investissent davantage dans le capital physique et humain et utilisent ces facteurs plus
efficacement pour atteindre un plus haut niveau de revenu. Plusieurs autres théoriciens ont mis
l’accent sur le rôle capital des institutions. Schmoller stipule que l’analyse comparative de
l’économie politique des différentes nations et des différentes époques doit se concentrer
sur les institutions et les organes, à côté des conditions naturelles et techniques. Pour lui,
les institutions représentent pour le corps social, ce que représente l’anatomie pour le
corps physique.

Rodrik, Hall et Jones et Knach et Keefer soutiennent qu’il existe,


partout dans le monde, une corrélation entre les mesures des droits de propriété et le
développement économique. Rodrik et Subramanian remarquent que les pays qui ont
réussi dans la mise en marche de la croissance sont ceux qui ont combiné les institutions
de marché et institutions hors marché notamment les hérésies locales avec les pratiques
de la bonne gouvernance liées au respect des droits de propriété, à l'absence de
corruption, etc.

Pour Chavance, s’il est vrai que le progrès historique de l’économie


se définit par une abondance de biens économiques, il reste qu’il ne se produit qu’avec
de bonnes institutions. Il faut noter que, de nombreux travaux ont été réalisés par des
économistes théoriciens comme Akerlof, Spence, Stiglitz et pleins d’autres qui portent
sur les questions institutionnelles.

L’idée qui gouverne leur école, est que les institutions comptent et
qu’elles peuvent être analysées par les outils de la théorie standard. Donc, la prise en
compte des institutions représente un progrès capital de la théorie néoclassique. C’est
ainsi qu’émerge la Nouvelle Economie Institutionnelle, prenant ses distances (d’un
point de vue méthodologique) avec la théorie néoclassique sur le plan des hypothèses et
signalant l’importance d’institutions comme les droits de propriété et les modes de
gouvernance alternatifs tels que le marché et la hiérarchie des firmes. De plus, même les
néoclassiques les plus radicaux, devant la montée en puissance de l’approche
institutionnelle renouvelée, tentent à étendre leur méthode et leurs concepts aux
questions institutionnelles. Il en est ainsi de la théorie du « public choice », de la théorie
de l’agence, et de la théorie des droits de propriété.
5

II.3. Rôle des institutions

II.3.1. Institutions garantissant les droits de propriété et l'application des contrats

a. Rôle du Système Judiciaire Indépendant et Efficace :


 Sécuriser les transactions

Il est le garant que les accords économiques (contrats de vente, de


location, de service) seront respectés. Si une partie ne respecte pas son engagement, l'autre
partie peut faire appel à la justice pour obtenir réparation. Cette certitude encourage les
échanges et réduit la méfiance.

 Protéger les investissements

En assurant que la propriété (terrains, bâtiments, machines, brevets, etc.)


est protégée contre la confiscation arbitraire, le vol ou la fraude, il donne aux entrepreneurs la
confiance nécessaire pour investir à long terme. Si un investisseur craint de perdre son bien ou
les profits de son investissement, il ne s'engagera pas.

 Résoudre les litiges

Il offre un mécanisme équitable et rapide pour résoudre les désaccords.


Des litiges non résolus peuvent paralyser l'activité économique et décourager de nouvelles
initiatives.

Renforcer l'état de droit : Il assure que chacun est soumis aux mêmes lois, créant un
environnement prévisible et juste pour tous les acteurs économiques.

b. Rôle du Cadre Légal des Droits de Propriété (lois, codes)


 Définir la propriété

Il établit clairement ce qui peut être possédé, par qui, et comment (par
exemple, les titres de propriété foncière, les enregistrements d'entreprise, les brevets pour les
inventions).

Faciliter les transferts : Il encadre les processus de vente, d'achat, de location, de succession de
biens, rendant ces transactions plus sûres et moins coûteuses.

c. Rôle des Agences d'Enregistrement et de Cadastre


 Garantir la traçabilité et la preuve
6

Elles tiennent des registres publics et fiables des titres de propriété, des créations d'entreprises,
des brevets. Cela permet de prouver la propriété et de vérifier l'existence légale des entités,
réduisant les risques de fraude et les litiges.

Sécuriser les transactions immobilières : Le cadastre, en particulier, est essentiel pour


l'enregistrement et la délimitation précise des terrains, facilitant leur utilisation comme garantie
pour des prêts (crédit) ou leur vente.

II.3.2. Institutions Favorisant la Stabilité Macroéconomique


a. Rôle de la Banque Centrale Indépendante :

Maintenir la stabilité des prix (lutter contre l'inflation) : C'est sa mission


principale. En contrôlant la masse monétaire et en ajustant les taux d'intérêt, elle s'assure que la
monnaie conserve son pouvoir d'achat. Une inflation élevée et imprévisible érode la confiance,
décourage l'épargne et l'investissement, et rend la planification économique impossible.

Assurer la stabilité financière : Elle agit comme "prêteur en dernier ressort"


pour les banques en difficulté, prévenant les paniques bancaires et les crises financières qui
peuvent paralyser l'économie. Elle régule et supervise le système bancaire.

Gérer la politique monétaire : Elle utilise des outils comme les taux
d'intérêt directeurs, les opérations de marché ouvert et les exigences de réserves pour influencer
le coût et la disponibilité du crédit dans l'économie, ce qui impacte l'investissement et la
consommation.

b. Rôle du Ministère des Finances / de l'Économie :

Gérer le budget de l'État : Il élabore la politique fiscale (impôts) et la


politique de dépenses publiques. Une gestion saine des finances publiques (déficits et dettes
maîtrisés) est essentielle pour la confiance des marchés et des investisseurs.

Allouer les ressources publiques : Il décide comment les fonds publics


seront dépensés (infrastructures, éducation, santé, sécurité), ce qui influence directement la
capacité de production future de l'économie.

Assurer la transparence budgétaire : Des comptes publics clairs et


vérifiables renforcent la confiance des citoyens et des investisseurs.

d. Rôle des Agences de Régulation Financière :


7

Protéger les investisseurs et les épargnants : Elles établissent des règles pour les banques, les
compagnies d'assurance, les fonds d'investissement et les marchés boursiers afin d'éviter les
fraudes, les abus et les prises de risque excessives.

Maintenir l'intégrité des marchés : Elles surveillent les marchés pour détecter et sanctionner la
manipulation des prix, le délit d'initié et d'autres pratiques illégales qui pourraient éroder la
confiance.

II.3.3. Institutions Promouvant la Concurrence et l'Efficacité des Marchés


a. Rôle des Autorités de la Concurrence (Anti-Monopole) :

Empêcher les abus de position dominante : Elles luttent contre les


pratiques anticoncurrentielles (ententes illicites, cartels, abus de position dominante) qui
limitent le choix des consommateurs, augmentent les prix et freinent l'innovation.

Contrôler les fusions et acquisitions : Elles examinent les opérations de


concentration entre entreprises pour s'assurer qu'elles ne mènent pas à une réduction excessive
de la concurrence sur un marché.

b. Promouvoir l'efficacité

La concurrence force les entreprises à être plus efficaces, à innover et à


offrir de meilleurs produits à des prix plus bas, ce qui bénéficie directement aux consommateurs
et à l'économie globale.

Rôle des Marchés Organisés et Réglementés (Bourses, Marchés de Matières Premières) :

c. Faciliter le financement

Les bourses permettent aux entreprises de lever des capitaux en émettant


des actions ou des obligations, finançant ainsi leurs investissements et leur expansion.

Déterminer les prix de manière transparente : Elles fournissent des


mécanismes transparents pour la découverte des prix des actifs et des matières premières, ce
qui aide les entreprises à prendre des décisions éclairées.

e. Faciliter l'allocation du capital

En permettant aux investisseurs d'acheter et de vendre facilement des


titres, elles dirigent le capital vers les entreprises les plus prometteuses.
8

II.3.4. Institutions de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption


a. Rôle des Agences Anti-Corruption :

Prévenir et réprimer la corruption : Elles enquêtent sur les allégations de


corruption, poursuivent les coupables et mettent en place des mesures préventives pour rendre
la corruption plus difficile.

Améliorer le climat des affaires : La corruption est un coût caché pour les
entreprises et un frein à l'investissement. En la réduisant, ces agences améliorent la prévisibilité
et la justice des interactions économiques.

b. Renforcer la confiance : Elles contribuent à restaurer la confiance du public et des


investisseurs dans l'intégrité du système économique et politique.

Rôle des Institutions de Transparence et de Responsabilité (Audits, Lois sur l'information) :

c. Garantir l'accès à l'information : Elles permettent aux citoyens et aux entreprises d'accéder
aux informations sur les décisions gouvernementales et les finances publiques, ce qui favorise
la recevabilité.

Prévenir les abus : Des audits externes des dépenses publiques et des comptes des entreprises
limitent les opportunités de détournement de fonds ou de fraude.

Rôle des Services Publics Compétents et Impartiaux :

d. Mettre en œuvre les politiques

Une administration efficace est cruciale pour l'exécution des lois, la délivrance des permis, la
collecte des impôts et la prestation des services essentiels (éducation, santé, infrastructures).

e. Réduire les obstacles

Une bureaucratie simple, rapide et exempte de corruption réduit les "frottements" pour les
entreprises et les citoyens, facilitant l'activité économique.

II.3.5. Institutions Internationales (pour les pays en développement)


a. Rôle du Fonds Monétaire International (FMI) :

Stabiliser les balances des paiements : Il fournit des prêts aux pays qui
rencontrent des difficultés financières majeures (manque de devises pour payer les importations
ou le service de la dette), souvent en échange de réformes économiques structurelles.
9

Conseil en politique économique : Il offre une expertise technique et des


conseils sur la politique monétaire, budgétaire et les réformes structurelles pour aider les pays
à atteindre la stabilité et la croissance durables.

Surveillance de l'économie mondiale : Il surveille les économies de ses


pays membres pour identifier les risques et promouvoir des politiques saines.

b. Rôle de la Banque Mondiale :

b.1. Financer le développement : Elle accorde des prêts à long terme à faible taux d'intérêt et
des subventions aux pays en développement pour des projets visant à réduire la pauvreté et à
stimuler la croissance (infrastructures, éducation, santé, agriculture).

b.2 Assistance technique et savoir-faire : Elle fournit une expertise et des conseils aux
gouvernements sur les meilleures pratiques en matière de développement économique et de
gouvernance.

b.3 Recherche et analyse : Elle produit des analyses et des données économiques qui aident
les pays à comprendre leurs défis et à formuler des politiques efficaces.

Ces institutions, en travaillant ensemble, créent l'échafaudage sur lequel


une économie moderne et dynamique peut se construire et prospérer. Leur absence ou leur
faiblesse est un frein majeur au développement économique.

L'impact des institutions économiques solides sur la croissance


économique est profond et systémique. Elles ne sont pas seulement un facteur parmi d'autres,
mais le cadre fondamental qui détermine l'efficacité avec laquelle tous les autres facteurs de
production (capital, travail, technologie) peuvent être utilisés et accumulés.
10

III. Impact des institutions solides sur la croissance


III.1. Augmentation de l'investissement (physique et humain)
Sécurisation des investissements : L'impact le plus direct. Lorsque
les droits de propriété sont garantis et les contrats respectés par un système judiciaire
impartial, les investisseurs (nationaux et étrangers) ont la confiance nécessaire pour
engager du capital. Ils savent que leurs usines, leurs équipements et leurs profits ne
seront pas arbitrairement saisis ou soumis à des taxes imprévisibles. Cela conduit à une
augmentation du stock de capital physique, un moteur essentiel de la croissance.

Encouragement de l'investissement humain : Des institutions solides,


notamment celles qui garantissent la stabilité et la prévisibilité, incitent les individus à
investir dans leur éducation et leur formation. Si les récompenses du travail et de
l'innovation sont protégées, les gens sont plus motivés à acquérir des compétences, ce
qui augmente le capital humain et la productivité globale.

III.2. Stimulation de l'innovation et du progrès technologique


Protection de la propriété intellectuelle : Des systèmes efficaces de
brevets et de droits d'auteur (partie du cadre juridique) garantissent aux inventeurs et
aux créateurs qu'ils pourront bénéficier de leurs innovations. Cette protection est une
incitation puissante à la recherche et au développement, menant à de nouvelles
technologies, de nouveaux produits et de nouveaux processus. Le progrès technologique
est la principale source de croissance à long terme.

Réduction des risques : Un cadre institutionnel stable réduit


l'incertitude. L'innovation est par nature risquée. Moins de risques institutionnels
(corruption, instabilité politique) libèrent les entrepreneurs pour prendre des risques liés
à l'innovation elle-même.

III.3. Amélioration de l'efficacité et de la productivité


Réduction des coûts de transaction : Des institutions efficaces
réduisent les "frottements" dans l'économie. Par exemple, un système judiciaire rapide
et fiable rend les négociations contractuelles moins coûteuses et plus sûres. Des
procédures administratives transparentes réduisent les délais et les coûts liés à
11

l'obtention de permis ou de licences. Moins de coûts de transaction signifient une


allocation plus efficace des ressources.

Promotion de la concurrence : Les autorités de la concurrence


veillent à ce que les marchés soient ouverts et compétitifs. Cela force les entreprises à
innover, à réduire leurs coûts et à améliorer la qualité pour survivre, augmentant ainsi la
productivité globale de l'économie.

Allocation optimale du capital : Des institutions financières bien


régulées et transparentes (banques, marchés boursiers) garantissent que l'épargne est
dirigée vers les investissements les plus productifs, maximisant le rendement du capital.

III.4. Renforcement de la stabilité macroéconomique


Maîtrise de l'inflation : Une banque centrale indépendante et efficace
assure la stabilité des prix. Une inflation maîtrisée est cruciale pour la planification à
long terme, l'épargne et l'investissement, et pour éviter les distorsions qui peuvent nuire
à la croissance.

Gestion saine des finances publiques : Des institutions budgétaires


robustes garantissent une gestion responsable de la dette publique et des déficits. Cela
prévient les crises de la dette qui peuvent paralyser l'économie, décourager les
investisseurs étrangers et réduire l'accès au financement.

III.5. Lutte contre la corruption et promotion de la confiance


Libération des ressources : La corruption est un impôt caché et
imprévisible qui détourne des ressources de la production vers des activités rentières.
Des institutions anti-corruption efficaces permettent de rediriger ces ressources vers des
investissements productifs.

Attraction des investissements directs étrangers (IDE) : Les


investisseurs étrangers sont particulièrement sensibles à la qualité des institutions. Un
pays perçu comme ayant une bonne gouvernance et peu de corruption attire plus
facilement les IDE, qui apportent non seulement du capital mais aussi des technologies
et du savoir-faire.
12

Augmentation de la participation : La confiance dans les institutions


encourage les entreprises informelles à se formaliser et les citoyens à participer
pleinement à l'économie, élargissant ainsi la base fiscale et le potentiel de croissance.
13

D’où vient la croissance ?


14
15

Exemple :

1. Du Corée du Sud vs. Corée du Nord

L'exemple le plus frappant de l'impact des institutions. Séparées


après la guerre, avec des cultures et des ressources naturelles similaires au départ, leurs
trajectoires économiques ont divergé radicalement en raison de leurs institutions
diamétralement opposées (institutions inclusives et orientées vers le marché au Sud,
institutions extractives et contrôlées par l'État au Nord).

2. Des Pays d'Europe de l'Est après la chute du communisme

Ceux qui ont réussi à mettre en place rapidement des institutions de


marché (droits de propriété, systèmes judiciaires, banques centrales indépendantes) ont
connu une croissance économique bien plus rapide que ceux qui ont tardé dans ces
réformes.

3. De La RDC elle-même

Bien que le secteur minier ait pu soutenir une croissance élevée par
moments, les défis persistants en matière de gouvernance, de corruption, de droits de
propriété et d'application de la loi sont fréquemment cités par le FMI et la Banque
Mondiale comme des freins majeurs à la diversification économique, à l'attraction
d'investissements non miniers et à une croissance plus inclusive et durable.
L'amélioration de ces institutions est vue comme essentielle pour que la RDC puisse
pleinement réaliser son immense potentiel.

L'impact des institutions économiques solides est de créer un


environnement propice à la prospérité. Elles réduisent les frictions, encouragent la prise
de risque productive, protègent les gains de l'activité économique et garantissent une
allocation plus efficace des ressources. Sans ce cadre, même des pays riches en
ressources naturelles ou en main-d'œuvre risquent de ne pas pouvoir transformer leur
potentiel en croissance économique durable et inclusive
16

IV. Théorie économique expliquant l’impact des institutions


économiques solides sur la croissance

1. La théorie de la croissance endogène


La théorie de la croissance endogène met l’accent sur le rôle des
institutions dans la promotion de l’accumulation du capital humain et progrès technique
qui sont deux facteurs clés de la croissance à long terme.

2. Théorie des coûts de transaction


Les institutions réduisent les coûts de transaction en assurant
l’exécution des contrats, la protection des droits de propriété et la stabilité des règles du
jeu. Cela encourage les échanges commerciaux, les investissements et la spécialisation,
stimulant ainsi la croissance économique.

3. Théorie des choix institutionnels


Cette théorie analyse comment les institutions sont créées, évoluent
et affectent les résultats économiques. Elle souligne que les institutions bien conçues
peuvent créer des incitations positives pour les agents économiques, les encourageant à
investir, innover et travailler plus efficacement.

4. Théorie néo-institutionnaliste
Cette théorie met en lumière l’importance des institutions formelles
et informelles dans la détermination des performances économiques. Elle montre que la
qualité des institutions, telles que la protection des droits de propriété et de la lutte contre
la corruption, est un facteur clé de la croissance à long terme.
17

V. Conclusion
En définitive, les institutions qui sont des contraintes que les hommes
ont mise en place pour structurer les interactions (transactions) humaines.

Ces institutions peuvent être formelles, comme lois et les


constitutions, ou informelles, comme les normes sociales et les coutumes. Elles jouent
un rôle crucial dans l’organisation de la société, en définissant les incitations
économiques et en influençant le fonctionnement des marchés et de la croissance
économique. L'impact le plus direct.

Lorsque les droits de propriété sont garantis et les contrats respectés


par un système judiciaire impartial, les investisseurs (nationaux et étrangers) ont la
confiance nécessaire pour engager du capital. Ils savent que leurs usines, leurs
équipements et leurs profits ne seront pas arbitrairement saisis ou soumis à des taxes
imprévisibles. Cela conduit à une augmentation du stock de capital physique, un moteur
essentiel de la croissance.

Des systèmes efficaces de brevets et de droits d'auteur (partie du


cadre juridique) garantissent aux inventeurs et aux créateurs qu'ils pourront bénéficier
de leurs innovations. Cette protection est une incitation puissante à la recherche et au
développement, menant à de nouvelles technologies, de nouveaux produits et de
nouveaux processus. Le progrès technologique est la principale source de croissance à
long terme.

Réduction des risques : Un cadre institutionnel stable réduit


l'incertitude. L'innovation est par nature risquée. Moins de risques institutionnels
(corruption, instabilité politique) libèrent les entrepreneurs pour prendre des risques liés
à l'innovation elle-même.

Des institutions solides, qui garantissent la stabilité et la prévisibilité,


incitent les individus à investir dans leur éducation et leur formation. Si les récompenses
du travail et de l'innovation sont protégées, les gens sont plus motivés à acquérir des
compétences, ce qui augmente le capital humain et la productivité globale.

L'impact des institutions économiques solides est de créer un


environnement propice à la prospérité. Elles réduisent les frictions, encouragent la prise
18

de risque productive, protègent les gains de l'activité économique et garantissent une


allocation plus efficace des ressources. Sans ce cadre, même des pays riches en
ressources naturelles ou en main-d'œuvre risquent de ne pas pouvoir transformer leur
potentiel en croissance économique durable et inclusive
19

Bibliographie
ACEMOGLU. (2012). Why nations fail: the origins of power, prosperity and povety . New york : Crown.

DOUGLAS, N. (2005). le processus du développement économique. éditions d'Organisation .

RODRIK. (juin 2003). La primauté des institutions,finance et développement .


20

Table des matières


I. INTRODUCTION ......................................................................................................................... 1
II. Types d’institution et leur rôle ................................................................................................. 3
1I.1. Définition ................................................................................................................................... 3
II.2. Types d’institution économiques.............................................................................................. 3
II.3. Rôle des institutions .................................................................................................................. 5
II.3.1. Institutions garantissant les droits de propriété et l'application des contrats .............. 5
II.3.2. Institutions Favorisant la Stabilité Macroéconomique ................................................... 6
II.3.3. Institutions Promouvant la Concurrence et l'Efficacité des Marchés ........................... 7
II.3.4. Institutions de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption .......................... 8
II.3.5. Institutions Internationales (pour les pays en développement) ...................................... 8
III. Impact des institutions solides sur la croissance ................................................................... 10
III.1. Augmentation de l'investissement (physique et humain) ................................................... 10
III.2. Stimulation de l'innovation et du progrès technologique ................................................... 10
III.3. Amélioration de l'efficacité et de la productivité ................................................................ 10
III.4. Renforcement de la stabilité macroéconomique ................................................................. 11
III.5. Lutte contre la corruption et promotion de la confiance ................................................... 11
IV. Théorie économique expliquant l’impact des institutions économiques solides sur la
croissance ............................................................................................................................................. 16
V. Conclusion .................................................................................................................................... 17
Bibliographie.......................................................................................................................................... 19

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