Figure 4.2.
Calcul du bit de parité
Coté récepteur : Pour détecter la présence des erreurs, le récepteur procède comme suite : pour
chaque (7 bits de) caractère, il recalcule la parité et compare le résultat avec la valeur du 8ème bit. Il
n’y aura pas d’erreur si la parité calculé est identique à celle émise.
Remarque : La détection des erreurs peut se faire en calculant la parité associée au 8 bits (y
compris le bit de parité émis) du caractère. Dons ce cas, il y a des erreurs si la parité calculée est 0
et il n'y pas sinon.
Limite de cette méthode : Cette méthode est efficace seulement dans les cas où la probabilité
d’erreurs est jugée faible. Elle ne permet pas de détecter l’erreur si leur nombre est pair.
B. Méthode basée la parité transversale et longitudinale
Coté émetteur : on considère l'information à transmettre comme une matrice (chaque ligne est un
caractère) et on calcule la parité verticalement (longitudinalement) et horizontalement
(transversalement) (figure 4.3).
Figure 4.3. Calcul des bits de parité transversale et longitudinale
Coté récepteur : Pour détecter la présence des erreurs, le récepteur procède comme suite : pour
chaque (7 bits de) ligne et pour (n-1 bits de) chaque colonne, il compare la parité recalculée avec la
parité émise dans le message. Il n’y aura pas d’erreur si la parité calculé est identique à celle émise.
Limite de cette méthode : si cette méthode permet de détecter certaines erreurs non détectables par
la méthode précédente, elle ne permet pas surtout de détecter les erreurs groupées.
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C. Méthode basée sur le code générateur (code à redondance cycliques ou CRC)
Dans le cas des méthodes basées sur la parité, l'information de contrôle est composée des bits de
parité. Cette méthode génère l'information de contrôle en effectuant une division d'un polynôme
extrait de l'information par un autre polynôme dit générateur.
Trouver le polynôme associé à une séquence de bits : Soit une une séquence de bits,
, le polynôme y associé est
Par exemple: si , alors
Coté émetteur : soit la séquence des bits à envoyer, on calcule le reste de la division, soit ,
(qu'on appelle CRC) du polynôme par un polynôme dit générateur de degré . Alors, la
séquence à envoyer est celle correspondant au polynôme .
Coté récepteur : Pour détecter la présence des erreurs, le récepteur procède comme suite : divise
Le polynôme correspondant à la séquence de bits reçus, soit par le polynôme générateur
(celui utilisé par l'émetteur). La séquence reçue est jugée correct si le reste de la division est nul (R=
0). Sinon, elle est jugé erronée.
Cette méthode est jugée efficace pour la détection des erreurs groupées. Elle est largement
utilisée actuellement.
4.2.3. Correction par retransmission
Les méthodes de détection présentées dans la section précédente permettent au récepteur de
détecter l’existence des erreurs sans pouvoir les localiser. Par conséquence, elles ne permettent pas
les corriger.
Pour corriger les erreurs, il y a lieu d’envisager des techniques de retransmission complémentaires. Il
s’agit des méthodes se servant de la retransmission de l’information jugée erronée.
Nous utilisons le terme trame pour désigner un message ou un bloc de bit contenant l’information
utile et l’information de contrôle redondante.
A. Transmission avec arrêt et attente
Est une méthode simple pour gérer la retransmission de l’information erronée. Elle se déroule
comme suite (figure 4.4) :
- l’émetteur de ne peut pas envoyer la trame (le bloc d’information) suivante qu’après s'assurer
(par un acquittement positive de récepteur) que la trame (d’information) émise est bien reçu.
Remarque : le temps d'attente ne doit pas dépasser un délai dit de garde. On garde une copie de
trame émise jusqu’à la réception de l’acquittement correspondant
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A B
T(0)
ACK(0)
T(1)
t
ACK(1)
Figure 4.4. Scénario de Transmission avec arrêt et attente
- récepteur de toujours répondre, par un acquittement (message de contrôle) positif ou négatif. Les
trames erronées et les trames dupliquas doivent être détruites
Cette méthode est basée sur les algorithmes ci-après (figure 4.5).
La trame d’information et l’acquittement doivent être numérotés. Les numéros des trames
permettent au récepteur de détecter la perte, la duplication et l’ordonnancement des trames.
Émetteur Récepteur
n0 n0
Envoyer la trame T(n) Attend la trame T(n)
Armer un DGn
Non une trame ?
Attend l’acquittement de Oui
la trame n Non La trame est T(n) ?
ACKN (n)
N
Oui Oui
ou exp de DG
Oui T(n) est-elle Non
non erronée ?
Non
ACKP(n)
Envoyer Envoyer
Oui ACKP(n)
ACKN(n)
Désarmer un DGn
nn+1 nn+1
Figure 4.5. Organigramme de Transmission avec arrêt et attente
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B. Transmission continue
Dans ce mode de transmission continue, l'émetteur reste inactif lors de l'attente de l'acquittement.
Pour éviter ce problème, une autre solution consiste à exploiter le temps d’attente d’un acquittement
pour envoyer une autre trame d’information (figure 4.6). Il s’agit de la transmission continue.
Figure 4.6. Scénario de Transmission continue
Dans les méthodes de transmission continue, l’émetteur peut envoyer plusieurs trames en attendant
un acquittement. Pour gérer la transmission, l’émetteur garde une copie de chaque trame émise
jusqu’à la réception de l’acquittement correspondant (figure 4.7).
Figure 4.7. Scénario de Transmission continue avec numéros des trames non acquittées
Si certaine trame de l’ensemble des trames émises est perdue ou erronée, l’émetteur va procéder à la
retransmission de cette trame et
- continue la transmission normalement : Retransmission sélective (figure 4.8 (a)) ou
- continue la transmission des trames venant après cette trame: retransmission systématique
(GO-BACK-N) (figure 4.8 (b))
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(a) (b)
Figure 4.8. Scénarios de retransmission. (a) retransmission sélective; (b) retransmission systématique
Comparaison 1 (Retransmission systématique vs Sélective) : la comparaison des deux types de
retransmission est résumée dans le tableau ci-dessous (tableau 4.1).
Critères de comparaison Retransmission systématique Retransmission Sélective
Implémentation simple complexe
Efficacité Peu efficace Plus efficace
Consommation de Pas besoin de Mémorisation des Mémorisation des trames côté
mémoire trames côté récepteur récepteur
Tableau 4.1. Comparaison de Retransmission systématique et Sélective
Transmission bidirectionnelle
Dans un réseau de communication, la transmission est généralement bidirectionnelle. Chaque ETTD
peut envoyer et recevoir des informations. Dans ce cas, un ETTD peut utiliser sa trame d’information
pour acquitter les trames reçues.
Par exemple, si un équipement A envoi une trame d’information à B, et si à la réception de cette
trame, B a aussi une trame d’information à émettre à A, B peut envoyer à A une seule trame qui
inclue l’information et l’acquittement (dans un champ dans trames de d’information).
On appelle cette technique : Technique du « piggyback ».
Comparaison 2 (Transmission avec arrêt et attente vs transmission continue) : la comparaison de
Transmission avec arrêt et attente et celle continue est résumée dans le tableau ci-dessous (tableau
4.2).
Critères de comparaison Transmission avec arrêt et attente transmission continue
Mémoire tampon Presque nul oui
Risque de Saturation Non oui
Baisse de débit oui non
Tableau 4.2. Comparaison de Transmission avec arrêt et attente et celle continue
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