Cours 7 : Ethique professionnelle et
déontologie
I. Introduction :
Avec le regroupement des sociétés à
travers le monde, l’homme a créé des
droits et des devoirs à travers des lois pour
mieux contrôler la société. Cependant, ces
lois n’ont pas suffi à réguler les
comportements individuels, ce qui a
conduit à l’émergence de l’éthique et de la
déontologie pour mieux maîtriser la société.
II. Définitions :
[Link] :
L’éthique est la science de la morale et des
mœurs. Elle réfléchit sur les valeurs de
l’existence, les conditions d’une vie heureuse, et
les principes moraux guidant la conduite
humaine. Elle vise à adopter la meilleure solution
en s’appuyant sur des valeurs apprises et
intégrées.
Exemples :
- Respect de la dignité du patient.
- Confidentialité des informations médicales.
- Principe de bienfaisance.
Bioéthique : Ensemble des mesures liées à la
transplantation d’organes, au don de sang, à
l’assistance médicale à la procréation et à la
recherche biomédicale.
2.Déontologie :
La déontologie se situe entre la morale et le droit.
Elle est l’ensemble des règles ou des devoirs
régissant la conduite des membres d’une
profession.
Exemples :
- Refus de la maltraitance et de l’exploitation.
- Principe de bienfaisance.
- Obligation de formation continue.
3.Mœurs :
Les mœurs sont les habitudes de conduite ou de
manière de vivre d’un individu, d’un groupe ou
d’une société.
Exemples :
- Prise en compte des croyances
traditionnelles.
- Comportements attendus envers les
personnes âgées.
- Salutations respectueuses.
[Link] :
La morale permet de différencier le bien du mal,
le juste de l’injuste. Elle se réfère aux mœurs, aux
habitudes et aux règles de conduite admises par
la société.
Exemples :
- Respect de la vie.
- Honnêteté dans la communication.
- Respect des croyances et valeurs du patient.
[Link] normes :
Les normes sont des règles de conduite propres à
un groupe ou à une société. Elles définissent le
comportement approprié ou attendu dans la vie
sociale.
Exemples :
- Norme de sécurité des patients.
- Normes d’hygiène et de stérilisation.
- Normes de documentation médicale.
[Link] déviance :
La déviance désigne les comportements qui
s’écartent de la norme, créant des
dysfonctionnements et donnant lieu à des
sanctions.
Exemples :
- Fraude ou manipulation des dossiers
médicaux.
- Manquement aux normes de confidentialité.
- Comportement inapproprié envers les
patients.
[Link] valeurs :
Les valeurs sont des principes qui définissent les
grandes orientations de l’action. Elles orientent et
légitiment les règles sociales.
Exemples :
- Respect de la vie humaine.
- Collaboration en équipe.
- Empathie envers les collègues.
Les valeurs humaines dans la santé :**
- Respect, acceptation, reconnaissance,
considération, écoute, ouverture, civisme,
honnêteté, partage, entraide, solidarité,
fraternité, empathie.
[Link] religion :
La religion met l’Homme en contact avec l’infini à
travers des croyances et des pratiques. Elle
englobe les croyances et pratiques spirituelles
des patients.
Exemples :
- Accommodement des pratiques religieuses.
- Régimes alimentaires religieux.
- Facilitation des pratiques de fin de vie.
[Link] culture :
La culture est ce qui est commun à un groupe
d’individus et ce qui les soude. Elle englobe les
valeurs, les croyances, les normes et les
pratiques partagées.
Exemples :
- Traductions et interprétation culturelle.
- Sensibilité aux préférences vestimentaires.
- Formation culturelle du personnel.
III. Distinction entre Ethique et Déontologie
- Déontologie :Ensemble des devoirs et
obligations imposés aux membres d’un ordre
professionnel. Les règles s’appliquent de
manière identique à tous les membres.
- Éthique : Invite le professionnel à réfléchir sur
les valeurs qui motivent son action et à
choisir la conduite la plus appropriée.
L’éthique professionnelle :repose sur la
dimension morale et éthique, tandis que la
déontologie professionnelle ;est un code de
conduite applicable à tous les professionnels.
Cours 08 : Le respect de la vie et de la
mort
1. La vie humaine
- Début de la vie : Pour le biologiste, la vie
commence avec le zygote. Pour le juriste, une
personne doit être née, vivante et viable.
- Valeur de la vie : La vie humaine est précieuse
car elle est biologique, sociale, mentale et
spirituelle. Elle est le fondement des services de
santé et des codes de déontologie.
- Respect de la vie : Depuis Hippocrate, le respect
de la vie est central, interdisant des actes comme
l’administration de poison. Les progrès en
réanimation ont renforcé cette valeur.
2. La mort
- Définition : La mort est l’état irréversible d’un
organisme ayant cessé de vivre, caractérisé par
la rupture des processus vitaux.
- Mort cérébrale :L’OMS définit la mort comme la
disparition irréversible de l’activité cérébrale,
distinguée de la mort clinique (arrêt
cardiorespiratoire).
I. Respect de la vie humaine
- Multiformité du respect : Le respect peut être
admiratif ou lié à l’acceptation des différences et
à l’empathie. C’est un devoir social qui précède la
protection.
- Respect de la personne : Le respect se traduit
par la civilité, la politesse, et la compréhension. Il
inclut le respect de l’intégrité physique et morale
du patient.
- Respect de la dignité : La dignité humaine est
inaliénable et constitue un principe d’ordre
public, particulièrement important dans les
professions médicales et paramédicales.
3. Respect général
- Interdiction de tuer : Nul n’a le droit de tuer un
autre homme, surtout pour le personnel soignant
qui a la responsabilité de la vie du patient.
- Ne pas mettre en danger :Les risques des soins
ne doivent pas dépasser ceux de la maladie
traitée.
- Information du patient : Le patient a le droit
d’être informé de manière loyale et transparente
sur son état et les traitements.
4. Respect de la mort
- Reconnaître la fin de la vie : Respecter la mort
est complémentaire au respect de la vie. Il s’agit
de respecter les conditions de la mort,
notamment à travers les soins palliatifs.
- Fin digne et paisible :Chacun souhaite une fin de
vie digne et paisible, ce qui nécessite de parler
de la mort et de respecter les volontés du
mourant.
- Soins palliatifs : Les soins palliatifs et
l’accompagnement du malade sont essentiels
pour une fin de vie supportable.
Cours n° 09 : Le secret professionnel.
« Celui à qui vous dites votre secret devient
maître de votre liberté ».
I. Définition
Le secret professionnel est un devoir éthique et
légal qui impose aux professionnels, notamment
de la santé, de ne pas divulguer les informations
confidentielles obtenues dans l’exercice de leurs
fonctions. Ce principe est universellement
reconnu et trouve son origine dans le serment
d’Hippocrate : « Quoi que je voie ou entende
dans la société, je tairai ce qui n’a pas à être
divulgué ».
II. Principes
Le secret professionnel concerne tous les
professionnels de santé impliqués dans la prise
en charge du patient, y compris les étudiants en
santé. Il couvre toutes les informations confiées
par le patient ou son entourage, ainsi que les
faits observés ou compris par le professionnel.
Principes fondamentaux :
- Confidentialité : Garantir la confidentialité des
informations médicales.
- Consentement : Obtenir le consentement éclairé
du patient avant de partager des informations,
sauf exceptions légales.
- Intérêt du patient : Prioriser le bien-être du
patient en évitant toute divulgation non
autorisée.
III. Fondement du secret médical
- Confiance patient-soignant :Le secret médical
repose sur la confiance mutuelle entre le patient
et le professionnel de santé.
- Protection de la vie privée : Il vise à protéger la
vie privée du patient.
- Respect des droits du patient : Il s’aligne sur les
droits fondamentaux du patient, comme le droit à
la vie privée et à la confidentialité.
IV. Personnes tenues au secret médical
Le secret médical s’applique au personnel
médical et non médical en contact avec le patient
ou son dossier.
1. Personnel médical :
- Médecins, étudiants en médecine, chirurgiens-
dentistes, pharmaciens, sages-femmes,
infirmiers, psychologues, assistants sociaux,
laborantins, etc.
- Le service hospitalier dans son ensemble.
2. **Personnel non médical :
- Assistantes médicales, agents hospitaliers,
médecins conseils, médecins du travail, médecins
experts, etc.
V. Dérogations légales à l’obligation au secret
Dérogations absolues (déclarations obligatoires) :
- Révélations dans l’intérêt de la sécurité
publique.
- Dénonciation de crimes ou de sévices sur
mineurs.
- Déclarations de naissances non enregistrées,
maladies contagieuses, certificats d’internement,
etc.
Dérogations relatives (permission légale de
dénoncer) :
- Signalement des toxicomanes, dénonciation
de l’avortement criminel.
Cas particuliers :
- Informatique et secret : protection des dossiers
médicaux par des codes d’accès.
- Médecin devant la justice : le secret peut être
levé dans certains cas légaux.
VI. Sanctions
Le secret médical est protégé par plusieurs textes
légaux :
- Serment d’Hippocrate : Le secret médical est un
principe ancien visant à préserver la confiance
entre médecin et patient.
- Constitution algérienne : Garantit l’inviolabilité
de la personne humaine.
- Code pénal algérien : Sanctionne la divulgation
de secrets professionnels.
- Loi sanitaire (18-11 du 02/07/2018) :Protège le
secret médical, sauf exceptions légales.
-Code de déontologie : Impose le secret
professionnel aux médecins, même après la mort
du patient.
VII. Conclusion
Le secret médical est un élément fondamental de
la relation entre le soignant et le soigné,
garantissant la confiance et le respect de la vie
privée du patient.
Cour n° 10 :Les droits de l’homme
I. Introduction
Les droits de l’homme sont des droits inaliénables
que possède chaque individu, visant à protéger la
dignité humaine contre l’arbitraire des États. Ils
sont garantis par des traités internationaux et
des textes non contraignants, comme la
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
(DUDH), adoptée le 10 décembre 1948.
II. Définition
Les droits de l’homme sont des normes
fondamentales et universelles qui garantissent la
dignité, la liberté et l’égalitéde tous les individus,
indépendamment de leur race, religion, sexe,
nationalité ou statut social. Ils incluent des
libertés civiles et politiques (droit à la vie, liberté
d’expression) ainsi que des droits économiques,
sociaux et culturels (droit à l’éducation, à la
santé). Ces droits sont protégés par le droit
international et sont considérés comme
inaliénables et interdépendants.
III. Évolution historique
Les droits de l’homme trouvent leurs racines dans
des civilisations anciennes, mais leur formulation
moderne émerge lors des Lumières en Europe,
avec des philosophes comme John Locke, Voltaire
et Jean-Jacques Rousseau. La Déclaration des
droits de l’homme et du citoyen de 1789 (France)
et la Déclaration d’indépendance américaine de
1776 ont posé les bases des droits de l’homme
modernes.
Déclaration universelle des droits de l’homme
(DUDH)
Adoptée en 1948, la DUDH énonce 30 articles
couvrant un large éventail de droits civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels.
Pactes internationaux sur les droits de l’homme
- Pacte international relatif aux droits civils et
politiques (PIDCP).
- Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels (PIDESC).
Ces pactes, entrés en vigueur en 1976,
élargissent la portée des droits de l’homme en
reconnaissant des droits comme
l’autodétermination, le travail, la sécurité sociale,
la santé et l’éducation.
Organes de surveillance des droits de l’homme
Des organes comme le Haut-Commissariat des
Nations unies aux droits de l’homme (HCDH)
surveillent la mise en œuvre des obligations des
États en matière de droits de l’homme.
Protection des groupes vulnérables
Les droits de l’homme s’appliquent à tous, mais
certains groupes (femmes, enfants, personnes
handicapées, minorités, migrants, réfugiés) sont
particulièrement vulnérables. Des instruments
spécifiques ont été adoptés pour protéger leurs
droits.
IV. Principes fondamentaux des droits de
l’homme
1. Universalité : Les droits de l’homme
s’appliquent à tous, sans distinction.
2. Inaliénabilité : Ces droits sont intrinsèquement
liés à la personne et ne peuvent être enlevés.
3. Indivisibilités: Les droits de l’homme sont
interdépendants ; le respect d’un droit renforce
souvent la réalisation d’autres droits.
V. Catégories de droits de l’homme
1. Les droits civils et politiques (1ère génération)
Ces droits, issus des déclarations de la fin du
XVIIIe siècle, visent à protéger l’individu contre
les abus de l’État. Ils incluent :
- Protection de l’intégrité corporelle(droit à la vie,
interdiction de la torture).
- Protection de la liberté personnelle**
(interdiction de l’esclavage, détention arbitraire).
- Libertés individuelles (liberté d’opinion,
d’expression, de religion, d’association).
- Droits procéduraux (droit à un procès équitable,
personnalité juridique).
- Droits de participation (droit de participer aux
affaires publiques).
- Interdiction des discriminations et droits des
minorités.
2. Les droits économiques, sociaux et culturels
(2ème génération)
Apparus au XIXe siècle, ces droits visent à assurer
les besoins matériels de base et
l’épanouissement personnel. Ils incluent :
- Droit au travail et à des conditions de travail
équitables.
- Droit de s’organiser en syndicats.
- Droit à la sécurité sociale.
- Protection de la famille, de la maternité et des
enfants.
- Droit à un niveau de vie convenable.
- Droit à la santé et à la formation.
3. Les droits collectifs ou solidaires (3ème
génération)
Apparus dans les années 1970, ces droits
incluent :
- Droit au développement, à la paix et à un
environnement sain.
- Droit des peuples à l’autodétermination.
Cours n° 10 : Les droits de l’enfant
I. Définition d’un enfant
- Origine du terme: Le mot « enfant » vient du
latin INFANS, signifiant « celui qui ne parle pas ».
- Définition moderne : Selon la Convention
internationale des droits de l’enfant (1989), un
enfant est tout être humain de moins de 18 ans,
sauf si la majorité est atteinte plus tôt selon la
législation nationale.
- Caractéristiques : L’enfant est un être en
croissance, vulnérable, et doit être protégé. Il a
des droits et une dignité.
II. Les principes fondamentaux de la Convention
1. Non-discrimination(article 2) : Tous les enfants
ont les mêmes droits, sans distinction.
2. Intérêt supérieur de l’enfant (article 3) : Toute
décision concernant un enfant doit prendre en
compte son bien-être.
3. Droit à la vie, à la survie et au développement
(article 6).
4. Droit à la participation(article 12) : L’enfant a
le droit d’exprimer son opinion sur les questions
qui le concernent.
5. Droit à la vie familiale, à la protection et aux
soins (articles 5 et 9).
III. Explication de certains articles de la
convention
1. Principes généraux des droits de l’enfant
- Non-discrimination: Les droits s’appliquent à
tous les enfants, sans exception. L’État doit
protéger l’enfant contre toute forme de
discrimination.
- Enfants de minorités: Les enfants appartenant à
des minorités ont le droit de pratiquer leur
culture, religion et langue (article 30).
- Intérêt supérieur de l’enfant: Toute décision doit
tenir compte de l’intérêt de l’enfant (article 3).
- Survie et développement : L’État doit assurer la
survie et le développement de l’enfant (article 6).
2. Droit à une identité
- Nom et nationalité: L’enfant a droit à un nom et
à une nationalité dès la naissance (article 7).
- Protection de l’identité: L’État doit protéger
l’identité de l’enfant (article 8).
3. Droit à l’éducation
- Éducation : L’enfant a droit à une éducation
gratuite et obligatoire. La discipline scolaire
doit respecter ses droits et sa dignité (article
28).
- 4. Droit à la santé
- Santé et services médicaux: L’enfant a droit à
des soins de santé de qualité, avec un accent
sur la prévention et la réduction de la
mortalité infantile (article 24).
5. Droit à la protection contre toutes formes
d’exploitation
- Protection contre les mauvais traitements:
L’État doit protéger l’enfant contre toute forme
de violence ou d’exploitation (article 19).
- Exploitation sexuelle : L’enfant doit être protégé
contre l’exploitation sexuelle (article 34).
- Travail des enfants : L’enfant doit être protégé
contre le travail qui met en danger sa santé ou
son éducation (article 32).
- Vente, traite et enlèvement : L’État doit
empêcher la vente ou la traite d’enfants (article
35).
6. Droit à la protection sociale
-Protection de l’enfant privé de son milieu
familial : L’État doit assurer une protection
spéciale à ces enfants, notamment par des
solutions de placement familial (article 20).
- Enfants réfugiés : Les enfants réfugiés ont droit
à une protection spéciale (article 22).
- Enfants handicapés : Les enfants handicapés
ont droit à des soins spéciaux et à une éducation
adaptée (article 23).
7. Droits sociaux
- Responsabilité des parents : Les parents ont la
responsabilité principale d’élever l’enfant, avec
l’aide de l’État (article 18).
- Séparation d’avec les parents : L’enfant a le
droit de vivre avec ses parents, sauf si cela va à
l’encontre de son intérêt supérieur (article 9).
8. Droits aux loisirs et au repos
- Loisirs et activités culturelles : L’enfant a droit
aux loisirs, au jeu et à la participation à des
activités culturelles (article 31).
- 9. Droits civiques
- Opinion de l’enfant : L’enfant a le droit
d’exprimer son opinion et de la voir prise en
compte (article 12).
- Liberté d’expression : L’enfant a le droit
d’exprimer ses idées et d’obtenir des
informations (article 13).
10. Droit à la protection judiciaire
- Torture et privation de liberté : Aucun enfant ne
doit être soumis à la torture ou à des peines
cruelles. La peine de mort et l’emprisonnement à
vie sont interdits pour les mineurs (article 37).
- Conflits armés : Les enfants de moins de 15 ans
ne doivent pas participer aux hostilités (article
38). Cour n°11 : Hospitalisation :
I. Introduction :
L’hospitalisation consiste à être admis dans un
hôpital pour recevoir des soins médicaux, que ce
soit pour des interventions planifiées ou des
urgences. Elle peut être de courte durée
(chirurgie ambulatoire) ou prolongée (soins
complexes).
II. Définition :
L’hospitalisation est un processus clé dans le
système de santé où les patients reçoivent des
soins médicaux dans un environnement
hospitalier.
III. Types d’hospitalisation :
1. Hospitalisation standard: Séjour à l’hôpital pour
des traitements médicaux ou chirurgicaux.
2. Chirurgie ambulatoire: Intervention chirurgicale
sans nuitée à l’hôpital.
3. Soins de courte durée : Surveillance médicale
pour quelques jours à quelques semaines.
4. Soins de longue durée : Prise en charge
prolongée pour maladies chroniques ou
réadaptation.
5. Soins intensifs: Surveillance étroite pour
patients en état grave.
6. Maternité : Soins pour les femmes enceintes,
de la grossesse à l’accouchement.
7. Psychiatrie : Traitement des troubles mentaux.
8. Soins gériatriques: Soins pour les personnes
âgées.
IV. Différence entre secteur public et privé :
- Secteur public: Soins accessibles à tous, mais
avec des délais d’attente et des ressources
limitées.
- Secteur privé : Accès plus rapide et services
personnalisés, mais coûts élevés.
L’extra- hospitalier :
Les soins ambulatoires sont dispensés en dehors
de l’hôpital, comme les consultations, les
traitements mineurs, et les soins à domicile. Ils
sont privilégiés pour réduire les coûts et libérer
des lits hospitaliers.
Résumé en une phrase :
L’hospitalisation, qu’elle soit publique ou privée,
offre différents types de soins (standard,
ambulatoire, intensifs, etc.), tandis que les soins
extrahospitaliers permettent des traitements
sans hospitalisation, réduisant les coûts et offrant
plus de flexibilité.
Cour n°12 : La responsabilité
I. Définition :
La responsabilité consiste à assumer les
conséquences de ses actes lorsqu’ils causent un
préjudice à autrui. Cela implique l’obligation de
réparer le dommage causé.
II. Les responsabilités : Il y a 04 types de
responsabilité:
1. La responsabilité civile :
- Définition : Obligation de réparer un dommage
causé à autrui, basée sur une faute, un préjudice
et un lien de causalité.
- Éléments nécessaires:
- La faute : Peut être volontaire ou involontaire,
mais doit être prouvée.
- Le préjudice : Décès, blessure, aggravation de
la maladie, etc.
- Le lien de causalité : Lien entre la faute et le
dommage.
- Exemples de fautes :
- Faute médicale : Erreur dans les soins.
- Faute non médicale : Problèmes d’organisation
ou de fonctionnement du service.
2. La responsabilité pénale:
- Définition : Engagée lorsque les actes
constituent une infraction au droit commun,
entraînant une peine (amende, emprisonnement).
- Conditions :
- Élément moral : L’intention de nuire.
- Élément matériel : L’acte commis ou omis.
- Élément légal: La présence d’une loi qui
interdit l’acte.
- Exemples d’infractions :
- Faux certificats médicaux (Art. 226 du CPA).
- Violation du secret médical (Art. 59 bis du
CPA).
- Homicide involontaire (Art. 253 et 260 du CPA).
- Coups et blessures involontaires (Art. 289 du
CPA).
- Classification des infractions:
- Crimes : Les plus graves.
- Délits: Moins graves que les crimes.
- Contraventions : Les moins graves.
Qu’est-ce qu’une peine ?:
- Une peine est une sanction prononcée par un
tribunal en réponse à une infraction (crime,
délit ou contravention). Elle peut prendre la
forme d’une amende, d’une peine
d’emprisonnement (avec ou sans sursis), ou
des deux à la fois.
- La punition est prononcée au nom de la
société par le tribunal :
- La punition est décidée par le tribunal au nom
de la société. Elle vise à sanctionner l’auteur
de l’infraction et peut inclure une amende,
une peine d’emprisonnement, ou les deux.
3. La responsabilité disciplinaire :
- Définition : Sanctions professionnelles pour
manquement aux obligations.
- Sanctions (classées en 4 degrés selon la
gravité) :
- 1er degré : Rappel à l’ordre, avertissement,
blâme.
- 2ème degré: Mise à pied de 1 à 3 jours, radiation
du tableau d’avancement.
- 3ème degré : Mise à pied de 4 à 8 jours,
abaissement d’échelon, déplacement d’office.
- 4ème degré: Rétrogradation, licenciement.
4. La responsabilité administrative :
- Définition : Obligation pour l’administration de
réparer les dommages causés à autrui.
- Application: L’administration doit indemniser la
victime en cas de faute de service.
III. Dommages-intérêts dans la responsabilité
civile et administrative:
- Dans le secteur public : L’établissement
employeur prend en charge les dommages-
intérêts en cas de faute de service.
- Dans le secteur privé : L’employeur assume les
dommages-intérêts, sauf en cas de faute
volontaire.
- Dans le secteur libéral: Les professionnels
doivent souscrire une assurance responsabilité
civile pour couvrir leurs fautes.
IV. Conclusion :
Pour éviter les poursuites judiciaires, les
professionnels de santé doivent :
- Connaître les lois et les textes en vigueur.
- Suivre une formation médicale et paramédicale
continue.
- Exercer leur pratique avec prudence et
vigilance.
Résumé en une phrase :
La responsabilité, qu’elle soit civile, pénale,
disciplinaire ou administrative, oblige à réparer
les dommages causés à autrui et nécessite une pratique
prudente et informée pour éviter les sanctions.