Table des matières
Caroline Gayet 4
Avant-propos : 6
PARTIE I : 10 PLANTES INDISPENSABLES À
VOTRE SANTÉ DIGESTIVE
1. Menthe poivrée 8
2. Les graines de chardon-Marie 11
3. La gentiane 17
5. Le boswellia 28
6. Le bilva ou baël 31
7. La mélisse 33
8. Curcuma 37
9. Les camomilles 39
10. Noyer 43
2
PARTIE II : MES ORDONNANCES PRÉFÉRÉES POUR UNE
BONNE DIGESTION 49
1. APAISER SA DIGESTION 47
1) Le reflux acide 47
2) Les nausées 50
4) Les spasmes et les crampes 53
6) La candidose 56
7) Le manque d’appétit 58
2. RÉGULER SON TRANSIT 60
1. La diarrhée 60
2. La constipation 62
3. L’alternance de transit, la colopathie fonctionnelle,
le syndrome du côlon irritable 65
3. SOUTENIR LA DIGESTION DES ENFANTS ET PETITS
ENFANTS 68
PARTIE III : PERDRE DU POIDS AVEC LES PLANTES 70
1. L’approche globale 71
2. Détoxifier 73
3. Déstocker 75
4. Drainer 77
3
Caroline Gayet
Diététicienne-nutritionniste
diplômée, Caroline Gayet
exerce le métier de
phytothérapeute depuis
plus de 8 ans. D’abord en
tant que conseillère auprès des clients de
l’Herboristerie du Palais Royal, sous la supervision
de Michel Pierre qui l’a formée au pouvoir
thérapeutique des plantes et avec qui elle a co-écrit
plusieurs ouvrages puis en tant que praticienne
libérale dans ses deux cabinets parisiens.
En 2015, elle a fondé son cabinet de conseil,
Diet&Phyt Conseil pour lequel elle intervient en
tant que formulatrice auprès d'entreprises de la
santé naturelle. Auteure et chroniqueuse, Caroline
Gayet intervient régulièrement dans les médias
grand public et spécialisés.
4
Elle est l’auteure de :
« Guide de poche de phytothérapie » aux éditions
Leduc, octobre 2013.
« Ma bible des secrets d’herboriste » aux éditions
Leduc en collaboration avec Michel Pierre, octobre
2016.
« Soulagez enfin vos troubles digestifs » aux
éditions Leduc en collaboration avec Michel Pierre,
août 2017.
« Ma bible de l’herboristerie » aux éditions Leduc
en collaboration avec Michel Pierre, novembre
2018.
« Mes 1000 ordonnances phytothérapie » aux
éditions Leduc en collaboration avec Michel Pierre,
février 2019
« Les secrets de mon herboristerie », avec Michel
Pierre et la collaboration de Viviane Thivent,
InterÉditions/Dunod, octobre 2019
« 365 tisanes qui soignent » avec Dr Patrick Aubé,
éditions Leducs, avril 2020
5
Avant-propos :
Qu’ils soient passagers ou chroniques, les troubles
digestifs sont un frein puissant dans notre
quotidien. Et une personne sur deux serait
concernée !
Pour y remédier et retrouver le confort digestif, les
plantes peuvent être d’un grand secours.
Si la tisane est une méthode connue, il existe de
nombreuses approches pour bénéficier des
propriétés digestives des plantes : la
micronutrition, les bourgeons de plantes, les
champignons, les produits de la ruche ou de la mer,
l’ayurvéda, les huiles essentielles, les hydrolats ou
encore les fleurs de Bach...
Petit tour d’horizon de ces plantes, meilleures
alliées de votre digestion.
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PARTIE I : 10 PLANTES INDISPENSABLES
À VOTRE SANTÉ DIGESTIVE
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1. Menthe poivrée
La menthe poivrée est
indispensable pour tous les
troubles digestifs.
Vous pouvez l’utiliser en
tisane, mais aussi en
aromathérapie.
Elle est digestive et antispasmodique, anti-ulcère et
procure même une bonne haleine.
Il est conseillé de l’utiliser à la demande, plutôt
qu’en cure.
Vous utiliserez l’Huile essentielle de menthe
poivrée (mentha piperita) : 1 goutte dans une
boulette de mie de pain en milieu de repas 3 fois par
jour maximum.
8
Contre-indication : Attention, elle est hypertensive
et donc déconseillée dans un usage au long cours
chez les hypertendus, en cas d’asthme et chez la
femme enceinte et allaitante.
Vous pouvez également l’utiliser sous forme
d’Hydrolat de Menthe poivrée. Il est alors idéal
pour soutenir la digestion.
On lui reconnait des vertus : analgésique, antiacide,
anti-inflammatoire, antiseptique cutanée,
astringente, digestive, stimulante pancréatique,
rafraîchissante, tonifiante circulatoire et virucide.
Posologie
● En vaporisation sur la peau ou en compresses en
cas de spasmes digestifs, mauvaise haleine (dans
la bouche).
● En interne : 2 cuillères à soupe par litre d’eau par
jour en cas de : digestion difficile, trouble
métabolique, avec les hydrolats de cannelle,
bergamote, géranium. Nausées, mal des
9
transports, manque d’appétit, avec les hydrolats
de citron, basilic, cannelle, gingembre.
● En énergétique : 1 cuillère à soupe dans 1L d’eau
par jour, pendant 40 jours, pour : Favoriser la
digestion symbolique des évènements, du passé,
avec la fleur de Bach n°7 Chestnut bud/bourgeon
de marronnier, pour donner naissance à de
nouveaux concepts.
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2. Les graines de chardon-Marie
Les graines de chardon-
Marie ont des
propriétés drainantes
et protectrices du foie.
On qualifie le foie
parfois d’usine centrale
pour notre corps, et pour cause puisqu’il a deux
rôles majeurs : un rôle d’évacuation des déchets et
un rôle digestif. Les graines de chardon-Marie
seront utiles chaque fois qu’un engorgement, un
trouble métabolique ou une souffrance du foie est
présent. La consommation des graines de chardon-
Marie améliore en général toute la digestion.
Prises au coucher, elles font le plus grand bien aux
personnes au tempérament colérique, avec des
réveils précoces dans la nuit (avant 3h du matin).
11
Le chardon-Marie est très complémentaire avec le
desmodium et le chrysanthellum americanum pour
la protection et la réparation du foie en cas de
traitements lourds, d’hépatite, de cirrhose ; avec la
gentiane, la camomille matricaire et l’anis pour
faciliter la digestion dans son ensemble.
Contre-indication : le chardon-Marie est contre-
indiquée en cas de grossesse et d’allaitement.
Le chardon-Marie est de la famille des astéracées,
comme le pissenlit ou les marguerites. On le trouve
au bord des fossés, en lisière des forêts et dans les
prairies du midi de la France. On en trouve sur tous
les continents, en Australie, en Amérique du Nord,
en Europe du Sud, en Afrique du Nord et en Asie
occidentale jusqu’à une altitude de 700 mètres.
C’est une plante bisannuelle, c’est-à-dire que la
première année, elle développe son appareil
végétatif : les racines, les tiges et les feuilles. Puis
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elle entre en dormance pendant les mois froids.
Souvent, la tige reste courte et les feuilles sont
proches du sol et forment une rosette, qui dans le
cas du chardon-Marie sont d’un vert vif, tachetées
de blanc sur les nervures et bordées d’épines dures
et pointues. La légende dit que ces taches blanches
proviennent du lait de la vierge Marie lorsqu’elle
cacha Jésus aux soldats d’Hérode. La tige est
cylindrique, robuste, fibreuse. Le chardon-Marie
donne de jolies fleurs de couleur rose pourpre,
groupées en capitules arrondis et entourées, elles
aussi, de bractées piquantes.
Les deux parties médicinales dans le chardon-Marie
sont les feuilles et les graines, ce sont même ces
dernières qui sont les plus puissantes. On récolte
ses feuilles au printemps et ses graines à la fin de
l’été.
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On peut l’utiliser en cuisine bien que cet usage
semble tombé en désuétude : ainsi il est possible de
consommer les racines comme des salsifis, les
jeunes pousses comme les épinards, la nervure
comme des cardes et la fleur et sa bractée comme
des artichauts ! De quoi surprendre ses convives !
Ses feuilles et ses graines renferment des
flavonoïdes et des flavonolignanes notamment la
silymarine, nom qu’on retrouve dans la
dénomination latine Silybum marianum, bien qu’un
autre nom botanique soit aussi admis, plus littéral,
celui de Cardus marianus.
Grâce à la sylimarine et de la silybine, le chardon-
Marie diminue l’effet des substances toxiques : il
protège et répare les cellules hépatiques des
dégâts d’attaques virales, bactériennes,
alcooliques ou médicamenteuses. Il est donc très
précieux en cas d’hépatite, d’ictère, plus connu
14
sous le nom de jaunisse, de crise de foie, de cirrhose
pu même d’empoisonnement.
Cholagogue, il améliore l’écoulement de la bile,
décongestionne le foie et métabolise mieux le
cholestérol en cas d’hypercholestérolémie.
Apéritif par son amertume, le chardon-Marie
redonne de l’appétit aux convalescents et ceux que
les traitements rendent anorexiques. Il soulage les
effets secondaires des chimiothérapies anticancer,
agit sur les surrénales et permet d’augmenter la
tension artérielle des hypotendus.
Posologie :
● Les cures de chardon-Marie : elles se font
classiquement 3 semaines par mois, suivi d’une
pause de 10 jours et d’une reprise si besoin. De
manière générale on ne draine le foie que deux
fois par an, à l’entrée de l’automne, vers mi-
septembre et à l’entrée du printemps, vers mi-
mars, à la rigueur 4 fois par an chaque saison
15
sauf en cas de cirrhose, d’hépatite ou de
traitements lourds où l’on envisagera un
protocole de fond sur plus de temps.
● En tisane et en décoction : à raison de 2 cuillères
à café de graines ou 2 cuillères à soupe de
feuilles dans 50cl d’eau froide, bouillir 5 minutes
les graines, 2 minutes si ce sont les feuilles et
laisser infuser le tout 10 minutes. Filtrer et boire
dans la journée 25cl matin et soir de préférence
chaude et avant les repas.
● En teinture mère : dans ce cas, mettre
30 gouttes dans un verre d’eau matin et soir
avant les repas.
● En gélule : vous pouvez prendre 500mg le matin
et 500mg le soir en début de repas.
● En poudre : ce sera alors 1 cuillère à café le matin
et le soir dans un peu d’eau ou une compote.
● Enfin en ampoule à raison d’une ampoule diluée
dans un verre d’eau le matin et le soir avant les
repas.
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3. La gentiane
La gentiane est une petite
fleur jaune, solaire, qui
contient des molécules
sensibles, comparables à
celles contenues dans le
millepertuis, pour l’humeur.
On utilise ses racines très amères pour augmenter
l’appétit si nécessaire, et surtout augmenter la
sécrétion des sucs digestifs au niveau de l’estomac,
du duodénum et ainsi améliorer les lenteurs
digestives.
La gentiane se synergise avec le chardon-Marie, la
chicorée, le romarin, le fenugrec, la camomille
romaine pour stimuler l’appétit et améliorer la
digestion.
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La gentiane jaune est la reine pour soigner un RGO.
Amère, mais non irritante pour l’estomac, elle est
très bien tolérée par les personnes dyspeptiques,
ceux qui digèrent mal. Elle n’ a pas de toxicité et
c’est un bon tonique général, un stimulant utile,
notamment pour toutes les personnes affaiblies
par leur digestion. Elle stimule les globules blancs
de l’immunité et améliore l’humeur grâce à ses
xanthones, responsable de sa coloration jaune.
Le jaune est, comme tout le monde le sait, une
couleur solaire donc par analogie, elle amène le
soleil dans la tête et donc plus de chaleur et de joie
de vivre !
C’est une belle plante d’un mètre de haut,
commune des pâturages subalpins des montagnes
de l’est, du centre et du midi de la France. Sur de
hautes tiges robustes et cylindriques, elles portent
de grandes feuilles opposées d’un vert bleuté,
18
qualifiées d’embrassantes et à l’aspect
caoutchouteux au toucher.
De juin à août, de nombreuses fleurs composées de
5 à 9 pétales d’un joli jaune se blottissent en
grappes. Mais c’est la racine qu’on utilise pour ses
propriétés médicinales. Cette racine peut atteindre
1 mètre de longueur et fait plusieurs cm
d’épaisseur. De couleur brune à l’extérieur, elle est
jaune à l’intérieur par ses xanthones, des molécules
colorantes jaunes.
Contre-indication : elle est contre-indiquée en cas
de grossesse et allaitement.
Posologie :
• En tisane : elle est plutôt désagréable en
goût à cause de sa gentiopicrine, un
principe si amer que les papilles savent le
détecter même dilué au 1/1 000 000ème !),
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c’est donc en teinture mère que je vous la
recommande.
• En teinture mère : 30 gouttes dans un demi-
verre d’eau à prendre un quart d’heure
avant le repas et à garder en bouche
quelques secondes pendant 3 semaines par
mois ou 5 jours sur 7. Comme un bain de
bouche, mais que vous avalez ensuite, pour
bien exciter les papilles salivaires de son
amertume. Faites cela, pendant 1 semaine,
midi et soir pour tester son efficacité, si cela
vous convient, au choix, vous pouvez en
faire des cures 3 semaines par mois, ou
jours sur 7, ou alors l’utilisez à la demande
seulement.
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4. Le romarin
Plante aromatique
bien connue, le
romarin est un
stimulant hépato-
biliaire, il relance la
bile, son évacuation et
améliore la digestion.
Tonique général de l’organisme, c’est une boisson
idéale pour se réveiller à la place du café, en
association avec le thym et le gingembre.
Stimulant intellectuel et de la mémoire, il aide les
étudiants et soutient ceux qui ont un travail où le
cerveau est sollicité.
Antioxydant et alcalinisant, c’est l’allié
indispensable des grillades au barbecue pour
compenser les effets délétères de la carbonisation
du charbon.
21
Le romarin se synergise avec le pissenlit, l’artichaut,
la boldo, la fumeterre pour nettoyer le foie ; avec
l’éleuthérocoque et le ginkgo pour la mémoire.
Contre-indication : calculs biliaires.
Le romarin appartient à la famille des lamiacées
comme la menthe ou la lavande. Il bénéficie de
nombreuses appellations comme l’encensier,
l’herbe aux couronnes et la rose marine, qui indique
que le romarin ne s’éloigne jamais des côtes ! Son
nom latin est d’ailleurs Rosmarinus officinalis. C’est
un arbrisseau touffu commun dans le sud de la
France qui aime les sols calcaires et qui peut
dépasser un mètre de hauteur. Il est utilisé comme
plante condimentaire dans les jardins, mais aussi
pour former des haies. Ses tiges ligneuses sont
recouvertes par des feuilles en forme de tiges elles-
aussi, semblables à des aiguilles de sapin ou aux
tiges de prêle. Au sommet de ces rameaux,
apparaissent de jolies fleurs bleues pâles qui
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régalent notre vue. Si vous en avez chez vous, vous
saurez que le romarin se cueille toute l’année bien
que le printemps soit plus propice.
Toute la plante est aromatique et odorante avec
une odeur qui rappelle le camphre et l’encens. Il
donne d’ailleurs une huile essentielle avec plusieurs
chémotypes selon l’endroit d’où il provient : à
camphre, à 1,8 cinéole, à verbénone.
Elles s’utilisent dans des indications variées il faut
donc être pointu quand on l’utilise.
Le romarin était jadis un incontournable de
nombreux remèdes. Il passait pour être une
panacée de jeunesse et de beauté. C’est
notamment le cas avec des eaux de Cologne et
surtout « l’eau de la reine de Hongrie » dont la reine
Isabelle de Hongrie, mais aussi d’autres grandes
personnalités comme la marquise de Sévigné et le
non moins royal Louis XIV firent le succès ! Ils
s’offrirent avec cette eau au romarin une véritable
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cure de jouvence : finis les rhumatismes, les crises
de goutte, la déprime et les signes de l’âge au
niveau du visage.
En interne, le romarin améliore la circulation
sanguine et notamment cérébrale grâce à ses
flavonoïdes, utiles pour les étudiants, les seniors,
les migraineux et ceux qui souffrent de vertiges.
Également apéritif, le romarin stimule la digestion
et redonne du tonus en cas de fatigue physique, de
surmenage intellectuel et de fragilité nerveuse.
Hépatoprotecteur et hypolipémiant, on le
préconise en cas d’excès de cholestérol ou de
triglycérides, et d’athérosclérose. Il augmente lui
aussi le volume de la bile et draine le foie. Il
remonte les petites tensions et soigne les
inflammations du tube digestif. Il est riche en
composés phénoliques, notamment les acides
carnosiques et l’acide rosmarinique, des anti-
24
inflammatoires, utiles dans les douleurs de goutte
et de rhumatismes, mais aussi anticancer et anti-
métastases. Ses flavonoïdes et ses diterpènes
exercent un rôle antioxydant qui freine le
vieillissement cellulaire causé par les radicaux
libres. Pensez-y systématiquement lorsque vous
faites vos barbecues, car il s’oppose aux méfaits
des traces noirâtres du grill sur la viande,
cancérigènes pour notre intestin. Enfin, sachez qu’il
joue un rôle de conservateur dans l’industrie agro-
alimentaire et cosmétique grâce à ses propriétés
antioxydantes et antimicrobiennes. En externe, le
romarin est connu pour son usage en friction
alcoolisée sur le cuir chevelu pour le stimuler et
favoriser la repousse capillaire.
Son infusion raffermit la peau et atténue les rides.
Mesdames pensez-y donc pour vous démaquiller,
sinon utilisez pour plus de praticité l’hydrolat de
romarin. Pour les sportifs, les rhumatisants et
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autres arthritiques, baignez-vous dans des bains de
romarin à raison de 6 cuillères à soupe de romarin
dans deux litres d’eau bouillante, laissez infuser 20
minutes et ajouter à l'eau de votre bain ou
lotionner directement sur les zones douloureuses.
Posologie :
• En tisane, en infusion : à raison de 2 cuillères
à café de feuilles dans 50cl d’eau bouillante
à laisser infuser 10 minutes. Filtrer et boire
dans la journée 25cl matin et soir, plutôt
chaude, avant les repas.
• Sous forme de macérât glycériné : dans ce
cas je préconise 20 gouttes matin et soir
dans un verre d’eau en début de repas.
• En huile essentielle : on trouve plusieurs
huiles essentielles de romarin qui
correspondent chacune à une variété de
romarin : ainsi il existe l’huile essentielle de
romarin à camphre bénéfique pour les
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douleurs articulaires, à cinéole pour les
bronches et à verbénone pour le foie, c’est
donc ce chémotype là que vous
utiliserez pour le drainage du foie et
l’insuffisance hépato-biliaire : le VER-BÉ-NO-
NE. Dans ce cas je vous conseille 2 gouttes
sur un peu de miel le matin au réveil, en cure
de 3 semaines, à faire deux fois par an.
L’association avec l’huile essentielle de
carotte, de menthe poivrée ou l’essence de
citron est judicieuse pour un effet
synergique.
Contre-indication : attention le romarin est contre-
indiqué aux bébés, aux femmes enceintes ou
allaitantes, aux épileptiques.
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5. Le boswellia
Le boswellia est la
résine de l’encens : une
précieuse référence
anti-inflammatoire.
Le boswellia est un
arbre qui mesure
environ 6 mètres de haut. On en trouve dans les
zones désertiques d’Afrique et d’Arabie, mais aussi
dans des zones plus vertes comme l’Inde. Il sait
apprécier la chaleur et résiste bien à la sécheresse.
Attention parmi les arbres du genre boswellia
seulement deux variétés sont médicinales :
Boswellia sacra et Boswellia serrata.
On le reconnaît à son feuillage d’un beau vert, à
grosses folioles qui sont légèrement duveteuses. Et
c’est de son tronc que la résine exsude de l’arbre.
28
Une fois récupérée et séchée, elle donnera ces
petits cailloux de couleur jaune.
Vous connaissez sûrement l’encens qu’on brûle :
effectivement on peut brûler son encens sur un
charbon ardent pour favoriser une meilleure
prédisposition à la spiritualité. Le boswellia
contient des acides boswelliques qui ont des
propriétés anti-inflammatoires en agissant sur
plusieurs enzymes clés, notamment la 5-lipo-
oxygénase qui permet la synthèse des leucotriènes
pro-inflammatoires.
Ces acides boswelliques réduisent ainsi le
gonflement, la rougeur, la chaleur et la douleur
propres au mécanisme inflammatoire.
Concernant le système digestif on l’utilise alors
pour tout ce qui est : colopathie fonctionnelle, MICI
Maladies Inflamatoires Chronqiues de l’Intestin qui
renferme la maladie de Crohn et la Rectocolite
ulcéro-hémorragique.
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Posologie:
• Par voie orale : 3 gélules au petit-déjeuner
pendant 1 mois
Pour la sphère digestive, on peut y ajouter du
curcuma, anti-inflammatoire, de la mélisse
antispasmodique du tube digestif et antistress, du
bilva, une autre plante ayurvédique dont je vous
reparlerai pour ses vertus anti-diarrhéiques et
apaisantes sur l’estomac et l’intestin.
Le curcuma et le bilva seront pris en gélules, car
c’est la forme la plus usuelle et active pour les
consommer. La mélisse, je lui préfère l’hydrolat, en
plus d’être un pur délice à boire, elle détend la tête
et le ventre et harmonise donc les deux cerveaux,
une vraie action deux en un.
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6. Le bilva ou baël
Surnommé le coing du
Bengale, c’est la plante
des colopathes.
Elle est puissamment
apaisante sur tout le
tube digestif.
Elle calme dès l’estomac en cas de reflux d’acidité,
aigreurs, lenteurs digestives puis au niveau de
l’intestin contre les crampes abdominales, les
spasmes, les transits accélérés, les diarrhées et les
douleurs de l’intestin irritable.
Elle est utile aux personnes souffrant de colopathie
fonctionnelle, aux stressés qui somatisent
beaucoup avec leur ventre, aux anxieux et aux
nerveux qui voient leur transit intestinal se modifier
selon leur état émotionnel.
31
Posologie :
800 mg à 2 g/j, à prendre en fin de repas, en cure
d’un mois à renouveler si besoin.
On ne lui connaît aucune contre-indication.
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7. La Mélisse
En apparence très proche
de la menthe, la mélisse est
la plante de référence pour
traiter les troubles nerveux
et soulager les désordres
intestinaux liés au stress.
Loin d’être une plante
dont on suppose qu’elle a
un effet sur la sphère digestive et neurologique,
elle est recommandée par la commission E, en
Allemagne, comité chargé d’évaluer en 1978
l’efficacité et la sécurité de plus de 300 plantes
vendues et consommées sur le territoire allemand.
La mélisse est une plante qui harmonise la relation
intestin-cerveau. Antistress et anti déprime pour la
tête, elle est aussi antispasmodique pour vos
intestins et apaise les tensions du ventre !
33
La mélisse diminue de manière générale les états
de tension : l’effet peut donc être tant nerveux que
digestif. On retrouve en effet dans notre intestin de
nombreuses terminaisons nerveuses du système
nerveux autonome d’où son surnom de « deuxième
cerveau ». Ces très nombreuses terminaisons
(environ 500 millions de neurones distribués le long
du tube digestif) forment ce qu’on appelle le
système nerveux entérique. Il entre en relation
bien évidemment avec tout notre système
nerveux, mais évolue de manière relativement
indépendante.
Pas étonnant alors que cette plante puisse jouer un
rôle sur la partie « cerveau » de l’intestin et sur celui
de notre tête, les deux étant interconnectés.
Quand on se fait du souci, n’avons-nous pas la
boule au ventre ou l’estomac noué ? La mélisse
serait une plante parfaitement adaptée pour faire
34
un pont entre ces deux cerveaux et soulager les
nœuds de l’intestin et de la tête. La Mélisse peut se
prendre sous plusieurs formes. En tisane ou en
teinture mère, mais l’idéal est encore de l’utiliser
sous forme d’hydrolat.
On reconnait à l’hydrolat de mélisse les
vertus suivantes : Apaisante et relaxante du
système nerveux, adoucissante de la peau,
digestive et antispasmodique.
Posologie :
● En interne :
- 1 cuillère à café dans un verre d’eau en fin de
repas pour mieux digérer ou avant le coucher
pour faciliter l’endormissement des enfants et
des adultes.
- 1 cuillère à soupe dans une bouteille de 50cl
d’eau à boire dans la journée en cas de stress
et déprime.
35
- 1 cuillère à soupe pure en cas de crise de
nerfs, attaque de panique, anxiété, crise
d’angoisse.
36
8. Le curcuma
Cette épice provient
d’une racine jaune
originaire de Malaisie et
d'Inde. Elle est utilisée
depuis des millénaires en
médecine ayurvédique
pour ses vertus curatives.
En Europe, l’emploi du curcuma contre les
problèmes de digestion est largement connu.
Pour une bonne santé digestive, vous pouvez
utiliser l’hydrolat de Curcuma.
Contre-indication : Attention celui-ci est contre-
indiqué en cas de crises de calculs biliaires.
Les vertus qui lui sont associées sont : digestives,
détoxiquante et protectrice hépatique,
antibactérienne, antiparasitaire, antifongique,
vermifuge, anti-inflammatoire intestinale,
37
fluidifiante du sang, colorante, anti-pelliculaire,
antioxydante et aromatique dans la nourriture.
Mode d’emploi :
• En interne : 2 cuillères à soupe par litre d’eau
par jour en cas de :
- Digestion difficile avec gaz et ballonnement,
inflammation gastro-intestinale avec les
hydrolats de basilic, estragon, cannelle et
menthe poivrée.
- Métabolisme des graisses perturbé (excès de
cholestérol, de triglycérides, prise de poids)
avec les hydrolats de citron, bergamote,
géranium, romarin.
38
9. Les camomilles
La camomille est une
plante aux bienfaits
multiples. Elle est
connue depuis des
milliers d’années pour
ses vertus
médicinales. Bien que
très différentes, la camomille romaine et la
camomille matricaire sont de grands alliés pour
soulager les troubles digestifs liés à
l’inflammation. Les troubles digestifs étant très
souvent liés au stress, la camomille matricaire
est idéale pour apaiser, soulager et dénouer les
tensions à l’origine des inflammations
intestinales et notamment les troubles de
l’œsophage. La muqueuse de l’œsophage est
39
parfois agressée par des irritants tels que certains
aliments, des boissons trop chaudes, des
médicaments, le tabac… le tout étant très souvent
associé au stress. L’œsophagite est très
douloureuse et très contraignante.
Mais également les brûlures d’estomac et les
gastrites dont l’inflammation se situe
principalement dans la muqueuse de l’estomac.
Il est possible de prendre la camomille sous
forme de tisane, après les repas pour apaiser la
digestion. Mais je leur préfère la forme
d’hydrolat : l’hydrolat de camomille romaine ou
l’hydrolats de camomille matricaire. La
présence d’angélate d’isobutyle dans l’hydrolat
de camomille romaine (ou noble) et d’oxydes
de bisabolol dans l’hydrolat de matricaire (ou
camomille allemande) en font deux hydrolats
très anti-inflammatoires.
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a) Eau florale de camomille matricaire :
Elle est reconnu pour ses vertus analgésique, anti-
allergique, anti-asthmatique, anti-inflammatoire,
calmante, mucolytique et neurotonique.
Posologie :
● En interne : 1 cuillère à soupe dans 50cl d’eau par
jour pour : En synergie avec les hydrolats
d’estragon et basilic pour réduire les inflammations
buccale, intestinale et d’ulcère gastrique.
b) L’eau florale de camomille romaine :
On lui accorde des vertus : calmante et anti-
inflammatoire des yeux, analgésique, anti-
allergique, antidépressive, anti-inflammatoire,
antiparasitaire, antispasmodique, calmante.
Posologie :
● En interne : 1 cuillère à soupe dans 50cl d’eau chaude
par jour, pour calmer les nerfs fragiles, combattre
41
l’anxiété et les soucis, les coliques, les douleurs et
ulcères gastriques, les douleurs menstruelles,
musculaires et articulaires et les migraines de stress.
● En énergétique : 1 cuillère à soupe dans 1L d’eau par
jour, pendant 40 jours :
- Remède anti-Vata par excellence (élément Air ->
dispersion mentale, agitation), dénoue le plexus
solaire, facilite la digestion physique et
énergétique. Pour ceux que la colère rend malade,
empêche de « digérer », apaise les colères et
rancunes de l’enfant et l’adulte. Synergie avec la
fleur de Bach n°15 Holly/houx.
- Pour les enfants qui s’énervent vite, mangent vite.
Synergie avec les fleurs de Bach n°18
Impatiens/impatience, n°31 Vervain/verveine.
42
10. Le noyer
Le noyer est un arbre
originaire de Perse. Réputé
pour être un grand solitaire
son remède, le bourgeon
de noyer, l’est également.
En effet, ce remède se
synergise peu en général, il
se prend seul à distance
des autres, comme dans son milieu naturel. Le
bourgeon de noyer restaure la flore intestinale,
augmente les défenses immunitaires, est utile lors
des maladies auto-immunes. Il restaure le système
digestif !
Le noyer est un excellent régénérant du pancréas
et de la rate. Le pancréas est notamment l’organe
qui sécrète les substances indispensables à la
régulation de la glycémie, le taux de sucre dans le
43
sang. Il active la digestion et le métabolisme
pancréatique en cas de diabète de type 2. Il est
également très adapté pour les situations de
diarrhée, qui nécessitent de régénérer la flore
déséquilibrée. Il est aussi très puissant pour rétablir
un équilibre intestinal face à une dysbiose
notamment si celle-ci est apparue suite à l’usage
d’antibiotiques. Il est conseillé ainsi de l’utiliser
pour une cure annuelle. Il peut aussi être utilisé en
cas d’intoxication médicamenteuse.
Le macérât de bourgeons de noyer est autorisé
pour toute la famille, sauf aux bébés de moins de 3
ans et aux femmes enceintes.
Posologie :
Adultes et adolescents : 5 à 15 gouttes par jour dans
un verre d’eau, 15 minutes avant le repas, pendant
3 semaines. Commencer par 5 gouttes et
augmenter au fur et à mesure. Enfants de + de
44
3 ans : 1 goutte par jour pour 10 kilos. Commencer
par 1 goutte et augmenter progressivement.
45
PARTIE II : MES ORDONNANCES PRÉFÉRÉES
POUR UNE BONNE DIGESTION
46
1. APAISER SA DIGESTION
1) Le reflux acide
Le Reflux gastro-oesophagien (RGO) est cette
désagréable sensation de remontée acide, qui est
d’ailleurs plus ou moins ressentie par les gens. Il
peut survenir à jeun ou après un repas, en journée
ou dans la nuit. Le stress, la grossesse, une hernie
hiatale et une alimentation trop acidifiante
l’aggravent généralement.
Ce terme un peu long de reflux gastro-œsophagien
(RGO) désigne le passage, à travers le sphincter
oesophagien inférieur, dans la zone du cardia,
d’une partie du contenu gastrique dans
l’œsophage, en dehors de tout effort de
vomissement et qui n'est pas forcément acide.
47
C’est un trouble qui touche de nombreuses
personnes. En France, c'est 20 à 40% des adultes qui
en souffrent et parmi eux 10% de façon
hebdomadaire et 5% de façon quotidienne.
Pour lutter contre le RGO, les actifs suivants sont
recommandés :
● Plantes : gentiane, matricaire, verveine, réglisse,
soja fermenté, lapacho, gel d’aloé véra
● Micronutriments : calcium, lithothamne,
probiotiques, enzymes digestives, chlorophylle
● Bourgeons : aulne, figuier
● Huiles essentielles : menthe poivrée
● Hydrolats : mélisse, rose, verveine, camomille
● Ayurvéda : bilva, amalaki, curcuma
● Fleurs de bach : vervain
48
Ma tisane coup de cœur :
Pour un paquet de 90g avec la réglisse ou 100g avec
la mélisse
- 30g de camomille matricaire (fleurs)
- 40g de menthe poivrée (feuilles)
- 20g réglisse (racine) ou 30g de mélisse (feuilles)
pour les hypertendus
Posologie : Mettre 1 cuillère à soupe du mélange
dans 20 cl d’eau bouillante, infuser 10 minutes,
filtrer et boire après le repas.
49
2) Les nausées
Signes d’un foie engorgé, les nausées sont
gênantes et peuvent parfois s’accompagner de
vomissements. Des excès d’alcool, des repas
riches, le début de grossesse, une gastro-entérite
ou certains médicaments peuvent en être à
l’origine. Boire de l’eau, bien respirer, fractionner
les repas, manger froid des aliments peu odorants
aident aussi à les réduire.
Pour atténuer les nausées, les actifs suivants sont
recommandés :
● Plantes : menthe poivrée, matricaire,
marjolaine
● Micronutriments : pré/probiotiques, b6
● Bourgeon : romarin, figuier
● Huiles essentielles : citron, menthe poivrée,
gingembre
● Hydrolats : citron, gingembre, mélisse, rose,
● Ayurvéda : triphala, gingembre
● Fleurs de bach : crab apple, scleranthus
50
3) Les gaz et ballonnements
Ah ce fameux ventre qui gonfle sitôt le repas fini,
qui contraint à détacher discrètement le bouton du
pantalon ou à décaler le cran de ceinture… on s’en
passerait bien !
Déjà le comportement alimentaire est
généralement à revoir : manger assis, dans le
calme, en mastiquant bien, en temporisant la
succession des fourchettes, améliore déjà
nettement le problème. Ensuite, manger dans
l’ordre : le CRU puis le CUIT donc exit les fruits crus
en fin de repas. Éviter le café aussi qui coupe les
sucs digestifs et retarde la vidange gastrique.
Manger à sa juste faim, ne pas se forcer à finir son
assiette pour ne pas dépasser sa satiété.
51
Pour gagner en confort digestif, les actifs suivants
sont recommandés :
● Plantes : badiane, anis, fenouil en graines,
menthe poivrée, mélisse, verveine, papaye,
ananas
● Micronutriments : pré/probiotiques,
enzymes digestives, chlorophylle, charbon
végétal
● Bourgeon : peuplier, sapin pectiné,
genévrier
● Huiles essentielles : menthe poivrée, basilic
tropical, coriandre, basilic
● Hydrolats : gingembre, menthe poivrée,
thym linalol, sarriette, sauge
● Ayurvéda : triphala, gingembre
● Fleurs de bach : crab apple, vervain
52
4) Les spasmes et les crampes
Les spasmes surviennent généralement dans
l’heure qui suit l’ingestion d’un repas. Les intestins
se contractent soit à l’arrivée d’un aliment qu’ils ne
tolèrent pas, soit parce que le contexte de prise
alimentaire était trop stressant ou trop rapide. Ils
peuvent être passagers et peu nombreux ou
successifs et très prégnants.
Les actifs suivants sont recommandés :
● Plantes : mélisse, matricaire, verveine,
angélique, sauge
● Micronutriments : pré/probiotiques
● Bourgeon : figuier, airelle
● Huiles essentielles : basilic tropical,
marjolaine à coquilles, estragon
● Hydrolats : basilic, estragon, camomille,
mélisse, rose, verveine
● Ayurvéda : bilva
● Fleurs de bach : crab apple
53
5) Les intolérances alimentaires
En forte recrudescence ces dernières années, les
intolérances alimentaires empoisonnent la vie de
nombreuses personnes. La solution est à la fois
simple et frustrante : l’éviction.
Facile quand on n’aime pas l’aliment et qu’il est peu
représenté dans notre palette alimentaire, mais
beaucoup moins évident lorsqu’il s’agit des
produits laitiers, du blé ou des œufs.
Pourtant, les intolérances de l’enfant comme de
l’adulte ne sont pas figées et ce qui était indigeste
auparavant peut de nouveau être mangé plus tard,
gardez toujours l’espoir, car il est bien réel.
Le but est de retravailler la perméabilité intestinale,
l’immunité et l’inflammation viscérale, en général
cela fonctionne plutôt bien !
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Pour mieux gérer ses intolérances alimentaires, les
actifs suivants sont recommandés :
● Plantes : lapacho, menthe poivrée,
matricaire, gel d’aloé vera
● Micronutriments : pré/probiotiques, l-
glutamine, omégas 3
● Bourgeons : airelle, figuier, sapin pectiné
● Huiles essentielles : ciste, menthe poivrée,
menthe bergamote
● Hydrolats : ciste, curcuma, mélisse, verveine
● Ayurvéda : triphala, curcuma, gingembre
● Fleurs de bach : crab apple, gorse, gentian
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6) La candidose
Les candidoses sont des affections fongiques,
c’est-à-dire créées par un champignon dont le plus
courant est Candida albicans. Pas toujours bien
diagnostiquée, car très pernicieuse, la candidose
peut se loger dans la sphère digestive, urinaire,
nerveuse, ORL, articulaire ou encore cutanée.
Pourtant une simple prise de sang la détecte.
L’hyperperméabilité intestinale est toujours en
cause ainsi que la prise répétée d’antibiotiques et
une alimentation trop raffinée, riche en sucres,
produits laitiers industriels, blé et levures. C’est
donc avec une alimentation adaptée et une action
sur l’intestin qu’on peut venir à bout de ses
manifestations. Comptez tout de même 3 mois
minimum afin de bien consolider.
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Pour traiter une candidose, les actifs suivants sont
recommandés :
● Plantes : lapacho, ail, noix de coco, réglisse,
berbérine
● Micronutriments : acide caprylique, extrait
de pépins de pamplemousse,
pré/probiotiques, charbon végétal, l-
glutamine
● Bourgeons : peuplier, sapin pectiné, sureau,
airelle
● Huiles essentielles : arbre à thé, thym à
linalol, palmarosa, géranium rosat
● Hydrolats : ciste, curcuma, arbre à thé,
sauge, thym
● Ayurvéda : triphala, neem, curcuma,
gingembre
● Fleurs de bach : crab apple, gorse, gentian
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7) Le manque d’appétit
Nommé « anorexie », le manque d’appétit peut être
consécutif à une maladie, à un stress émotionnel, à
des douleurs. Je ne parle pas ici d’anorexie mentale
qui est une maladie psychiatrique et reste du
ressort des psychiatres.
Les plantes amères sont dites apéritives, c’est-à-
dire qu’elles stimulent les sucs digestifs dans la
bouche, l’estomac et au niveau du duodénum, la
première portion de l’intestin grêle. L’appétit est
augmenté et la digestion meilleure.
Le fractionnement de plusieurs petits repas facilite
aussi la prise alimentaire et sa digestibilité, donc
son assimilation.
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Pour retrouver envie et plaisir de manger, les actifs
suivants sont recommandés :
● Plantes : chicorée, gentiane, artichaut,
boldo, chardon-marie, alfafa
● Micronutriments : pré et probiotiques,
enzymes digestives, calcium, lithothamne
● Bourgeons : sureau, romarin
● Huiles essentielles : citron, romarin
verbénone, carotte, menthe poivrée
● Hydrolats : gingembre, citron, carotte,
romarin
● Ayurvéda : amalaki, ashwagandha, fenugrec
● Fleurs de bach : olive, wild rose, hornbeam,
crab apple, gentian, gorse
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2. RÉGULER SON TRANSIT
1. La diarrhée
La diarrhée peut avoir une origine infectieuse ou
mécanique.
Tant que c’est ponctuel et passager, il n’y a pas
d’inquiétude à avoir.
En revanche, si elle se produit plusieurs fois par jour
et/ou si elle dure plusieurs jours alors le risque de
déshydratation, carence minérale et perte de poids
est important.
Une diarrhée persistante doit toujours être prise au
sérieux et la cause doit être identifiée.
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Pour mettre fin à une diarrhée, les actifs suivants
sont recommandés :
● Plantes : baies de myrtille, thym, sauge,
chêne, salicaire
● Micronutriments : extrait de pépins de
pamplemousse, pré/probiotiques, charbon
végétal, l-glutamine, propolis
● Bourgeons : peuplier, sapin pectiné, airelle,
sureau, orme
● Huiles essentielles : thym à linalol, basilic
tropical, menthe poivrée, girofle, citron
● Hydrolats : basilic, estragon, arbre à thé,
sauge, thym
● Ayurvéda : bilva
● Fleurs de bach : crab apple
61
2. La constipation
La constipation est un ralentissement du transit
intestinal entraînant un retard ou une difficulté à
évacuer les selles. L’évacuation des selles varie
d’une personne à l’autre pouvant aller de 3 x par
jour à 3 x par semaine. Bien sûr, l’idéal est d’aller à
la selle une fois par jour, à la même heure avec une
selle d’expulsion facile et de consistance normale.
Mais moins d’un tiers de la population présente un
transit aussi régulier.
La constipation correspond à moins de 3 selles
émises par semaine, avec gêne et douleur
ressenties à la selle. Elle peut être chronique ou
occasionnelle à l’occasion d’un voyage par
exemple.
L’alimentation, l’hydratation, l’activité physique,
des traitements, l’état émotionnel peuvent
impacter le transit et être à l’origine de la
62
constipation. Trouver la cause pour agir dessus est
primordial afin d’éviter la chronicité de ce
ralentissement du transit.
Classiquement, on distingue deux types de
constipation : la constipation atonique et la
constipation spasmodique. La constipation
atonique se définie par un rythme très lent : 1 selle
tous les 4 à 7 jours, et surtout aucune envie d’aller
à la selle.
La constipation spasmodique est une constipation
différente. L’envie existe, mais on n’arrive pas à
déféquer. L’intestin se contracte de façon
anarchique. Ces contractions désordonnées ne
permettent pas aux selles d’avancer efficacement
vers le rectum.
63
Pour traiter une constipation, les actifs suivants
sont recommandés :
● Plantes : mauve, guimauve, gentiane,
pissenlit, artichaut, psyllium, lin
● Micronutriments : pré/probiotiques
● Bourgeons : genévrier, sureau
● Huiles essentielles : gingembre, menthe
poivrée, basilic, coriandre
● Hydrolats : gingembre, cannelle, menthe
poivrée, basilic
● Ayurvéda : triphala
● Fleurs de bach : crab apple, gorse, gentian
64
3. L’alternance de transit, la colopathie
fonctionnelle, le syndrome du côlon
irritable
L’intestin étant notre deuxième cerveau, la
colopathie fonctionnelle ou syndrome du côlon
irritable est aujourd’hui fréquent dans notre
population stressée. L’inflammation et les troubles
du transit en sont les caractéristiques. Si vous êtes
touché par le syndrome de l’intestin irritable, on
pourra observer :
- des douleurs abdominales de type
« spasmes » ou crampes, qui sont signalées
dans 90 % des cas et expliquent la plus
grande partie des consultations. Elles sont
classiquement aggravées en période de
surmenage ou de stress, à cause du lien
étroit entre l’intestin et le système nerveux ;
65
- des troubles du transit très variables avec de
la diarrhée ou de la constipation, ou même
l’alternance des deux ;
- des ballonnements, des gaz et même des
éructations. Ils sont fréquents et également
un des grands motifs de consultation. Quand
les gaz sont incarcérés, ils sont source de
douleurs parfois importantes. Inversement,
les gaz expulsés soulagent, mais sont une
plainte fréquente;
- on observe parfois des troubles de la
digestion : nausées, lourdeurs, céphalées;
- les patients peuvent se plaindre d’une
satiété précoce, voire d’un dégoût des
aliments ou parfois d’un manque d’envie de
manger par peur des aggravations ;
- la colopathie peut s’accompagner d’une
asthénie physique et intellectuelle ;
66
- d’autres troubles en lien avec le système
nerveux neurovégétatif peuvent être
présents : troubles vasomoteurs,
palpitations ou autres spasmes « nerveux ».
Pour traiter la colopathie, les actifs suivants sont
recommandés :
● Plantes : lapacho, ail, mélisse, réglisse
● Micronutriments :l-glutamine,
pré/probiotiques
● Bourgeons : peuplier, sapin pectiné, airelle,
vigne
● Huiles essentielles : menthe poivrée,
gingembre, basilic
● Hydrolats : curcuma, basilic, gingembre,
sauge, thym
● Ayurvéda : triphala, curcuma, gingembre
● Fleurs de bach : scleranthus, crab apple
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3. SOUTENIR LA DIGESTION
DES ENFANTS ET PETITS
ENFANTS
Beaucoup d’enfants sont sujets à des troubles
digestifs.
Que ce soit de la constipation, des alternances de
transit, de la colopathie, ils ont tôt fait de somatiser
leurs angoisses et leurs non-dits dans le ventre.
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Pour soulager la digestion des enfants, les actifs
suivants sont recommandés :
● Plantes : mélisse, verveine, réglisse,
camomille, menthe douce
● Micronutriments : l-glutamine,
pré/probiotiques
● Bourgeons : figuier, noyer, vigne, sapin
pectiné
● Hydrolats : mélisse
● Ayurvéda : amalaki, triphala, bilva, curcuma
● Fleurs de bach : agrimony, centaury, crab
apple
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PARTIE III : PERDRE DU POIDS
AVEC LES PLANTES
70
1. L’approche globale
Beaucoup d’enfants sont sujets à des troubles
digestifs. Les inconforts digestifs ou intestinaux
sont très fréquents chez l’enfant de 1 à 11 ans.
Que ce soit de la constipation, des alternances de
transit, de la colopathie, ils ont tôt fait de
somatiser leurs angoisses et leurs non-dits dans le
ventre.
Pour les aider, vous pouvez encourager l’enfant à
aller aux toilettes à heures fixes, veillez à ce qu’il
soit bien installé sur la cuvette et surtout assurez-
vous qu’il boit assez d’eau tout au long de la
journée.
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Pour perdre du poids durablement, les actifs
suivants sont recommandés :
● Plantes : pissenlit, queues de cerise,
chardon-marie, guarana, thé vert
● Micronutriments : cétones de framboise, l-
tyrosine, l-tryptophane, l-glutamine
● Bourgeons : bouleau, châtaigne, sureau,
genévrier, tilleul
● Huiles essentielles : citron, cannelle,
pamplemousse, orange douce
● Hydrolats : cannelle, citron, carotte, cassis,
romarin
● Ayurvéda : coleus, garcinia cambodgia
● Fleurs de bach : crab apple, gentian, walnut,
hornbeam
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2. Détoxifier
Ce qu’on cherche à détoxifier ce sont tous les
polluants contenus dans le corps : les additifs
alimentaires, les résidus de pesticides, de métaux
lourds, de médicaments, les toxiques issus de la
pollution qu’on a respirés ou encore de nos
cosmétiques qui sont passés via les pores de notre
peau.
Revoir en profondeur son alimentation afin qu’elle
soit la plus naturelle, brute et exempte de
transformation via l’agro-alimentaire, opérer un tri
dans ses produits d’entretien pour le corps et pour
la maison, arrêter de fumer, bien aérer son lieu de
vie, faire du sport, aller régulièrement s’oxygéner
dans la nature sont fondamentaux pour que la
démarche soit globale et puisse être une réussite.
Allez-y petit à petit, Rome ne s’est pas faite en un
jour ! Dites-vous que des changements minimes
73
menés au quotidien changeront complètement la
donne d’ici 6 mois et un an et que tout cela en
vaudra largement le coup/coût !
Pour détoxifier son corps, les actifs suivants sont
recommandés :
● Plantes : pissenlit, queues de cerise,
chardon-marie, sureau, plantain, hysope,
fumeterre, salsepareille
● Micronutriments : l-taurine, l’acide alpha
lipoïque
● Bourgeons : bouleau, sureau, tilleul
● Huiles essentielles : citron, livèche, carotte,
romarin verbénone, genévrier
● Hydrolats : citron, carotte, cassis, romarin,
sauge
● Ayurvéda : triphala
● Fleurs de bach : crab apple, gentian, walnut,
hornbeam
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3. Déstocker
Ce qu’on cherche à déstocker c’est avant tout
l’excédent de masse grasse.
Agir sur les mauvais gras présents dans son
alimentation (viande rouge, charcuterie, plats
en sauce, fromage, produits industriels,
fritures, viennoiseries…) ; augmenter les bons
gras (huiles d’olive, lin, noix, colza, cameline ;
oléagineux : noix, noisettes, amandes, graines
de lin, de courge, de chia, de sésame, de
chanvre) et pratiquer une activité sportive
sont essentiels.
Certaines plantes sont considérées comme des
« brûle-graisse » car elles favorisent la lipolyse
c’està- dire la diminution des réserves de
graisse dans les cellules adipeuses.
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Pour déstocker sa masse grasse, les actifs suivants
sont recommandés :
● Plantes : chardon-marie, guarana, thé vert,
maté vert
● Micronutriments : cétones de framboise, l-
tyrosine, l-carnitine
● Bourgeons : bouleau, genévrier, romarin
● Huiles essentielles : citron, cèdre de l’atlas,
cyprès, pamplemousse
● Hydrolats : cannelle, citron, cassis, romarin
● Ayurvéda : coleus, garcinia cambodgia
● Fleurs de bach : crab apple, gentian, walnut,
hornbeam
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4. Drainer
Ce qu’on cherche à drainer c’est l’eau retenue
dans les tissus qui génèrent cellulite, œdème,
poches sous les yeux, doigts et chevilles enflés,
peau d’orange disgracieuse.
Améliorer son hygiène de vie alimentaire et
émotionnelle (dire « ça me gonfle » peut
l’inscrire dans votre corps !), l’amplitude et la
qualité du sommeil, l’activité physique sont un
préalable.
Certaines plantes ont une action diurétique,
c’està-dire qu’elles permettent d’augmenter la
circulation de l’eau dans le corps et le volume
des urines, c’est la raison pour laquelle il faut
boire beaucoup d’eau afin de ne pas mettre
son corps en déséquilibre.
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Pour drainer l’eau en excès, les actifs suivants
sont recommandés :
● Plantes : pissenlit, queues de cerise, thé vert,
stigmates de maïs, reine des près, chiendent,
piloselle, orthosiphon, prêle, ortie piquante
● Micronutriments : l-taurine
● Bourgeons : airelle, bouleau, châtaigne,
tilleul
● Huiles essentielles : citron, cyprès, genévrier
● Hydrolats : citron, cassis, cyprès
● Ayurvéda : triphala
● Fleurs de bach : crab apple, gentian, walnut,
hornbeam
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